00:00Tout pour investir, l'événement sur BFM Business.
00:04Ce sera le 18 novembre prochain, ça approche au pavillon Cambon en plein cœur de Paris.
00:09On vous y attend nombreux, professionnels d'investissement, où vous soyez CGP, Family, Office, Asset Managers.
00:14Beaucoup de conférences, d'ateliers, des one-to-one, nos émissions délocalisées.
00:18Des rendez-vous aussi avec des sportifs, des champions mondiaux même qui seront présents.
00:23Ces champions mondiaux parfois s'intéressent aussi au monde de l'investissement.
00:26Ils viendront nous parler d'adaptation et de performance.
00:27Vous pourrez dialoguer avec eux, ce sera très intéressant effectivement, ces moments qu'on va vivre ensemble.
00:32Parce que c'est vrai qu'on est dans une phase d'adaptation nécessaire.
00:35On va en parler aussi avec les experts de Montpensier-Arbevel qui nous accompagnent à nouveau cette année.
00:40Ils seront à nos côtés, Boris Mlatat. Bonjour Boris.
00:43On va parler dans ces grands enjeux de transformation et d'adaptation de la transition énergétique.
00:49Les taux sont au plus haut depuis 2002 quand même, en Europe, aux Etats-Unis surtout.
00:53Est-ce que ça remet en cause la thématique de la transition énergétique ?
00:56Oui, c'est clairement légitime de penser ça, surtout vu les derniers épisodes de hausse des taux d'intérêt et
01:02de l'impact que ça a pu avoir sur la thématique.
01:05Alors maintenant, il faut quand même garder en tête qu'on se focalise sur un pan bien particulier de la
01:10transition énergétique.
01:11Les renouvelables, ce sont les sociétés les plus endettées qui sont le plus à risque dans ce contexte de taux
01:16d'intérêt.
01:16Il y a peut-être trois caractéristiques à mettre en avant là-dessus.
01:20C'est déjà la maturité moyenne de la dette de ces sociétés, c'est 8 ans.
01:25Autrement dit, il va falloir attendre en moyenne 8 ans pour que ces dettes soient renouvelées.
01:29On a un peu de temps avant de voir venir.
01:31Deuxièmement, 75% de la dette est à coût fixe, donc une partie infime est à coût variable et donc
01:38exposée à cette hausse des taux.
01:39Et enfin, c'est plus la structure de revenus.
01:41La majeure partie de ces revenus sont sur des contrats long terme, les fameux pipillés,
01:46ce qui donne une capacité de ces sociétés à répercuter la hausse des taux d'intérêt.
01:50Effectivement. Pourtant, les valeurs du secteur ont nettement baissé en bourse.
01:53Est-ce que le marché a déjà intégré la hausse des taux désormais ?
01:56Oui, alors clairement, l'impact de la hausse des taux d'intérêt, c'est un impact de valorisation.
02:01Le ratio prix sur bénéfice est passé de 19 à 16 fois en cinq mois.
02:06On est au plus bas sur un an avec un positionnement qui est totalement délesté.
02:10Alors, on aime bien regarder les différentes corrélations qu'on a pu avoir dans le passé,
02:14de combien baisse la thématique quand les taux d'intérêt augmentent.
02:18Donc, si les taux d'intérêt devaient baisser, dans ce contexte-là,
02:25les valorisations auraient dû baisser de 10%, on est au-delà de 15%,
02:28donc clairement, la crainte est exagérée.
02:30Maintenant, ce qui est plus intéressant, c'est qu'est-ce qui se passe après ?
02:33Et là aussi, l'histoire nous montre que ce sont les sociétés qui ont des bénéfices les plus résilients
02:37qui performent le mieux en bourse après cette phase de hausse des taux d'intérêt.
02:41Et la thématique a eu une révision de séquences bénéficiaires qui est double par rapport au marché.
02:47Et justement, il y a pas mal de paradoxes, c'est très différent de 2022, ce qu'on est en
02:51train de vivre.
02:51Là, 2022, où il y avait eu aussi des remontées taux, on a un impact des taux,
02:54mais des bénéfices par action en hausse très paradoxales, là, ce qu'on vit.
02:57Oui, alors déjà, en 2022, on n'était pas du tout dans le même schéma.
03:01Les fondamentaux des sociétés étaient impactés.
03:03Souvenez-vous, le Covid, toute la chaîne de valeur qui était disruptée, la hausse des composants,
03:09puis ensuite, l'entrée de la Russie en Ukraine, qui a ajouté encore plus de complexité à d'où cet
03:15ensemble.
03:15Non, là, aujourd'hui, ce n'est pas ça.
03:18Parallèlement à ça, on a un moteur qui est structurel,
03:22qui, bien sûr, peut être altéré par ces événements que j'estime être conjoncturels,
03:26la hausse des taux d'intérêt, c'est l'électrification.
03:29L'électrification, on est sur une phase, une demande de l'électricité qui est sans commune mesure.
03:37Alors, 1 000 TWh, c'est ce qu'on va ajouter par an, c'est l'équivalent de la consommation
03:41du Japon.
03:421 TWh, 1 Japon cette année, 1 Japon l'année prochaine, 1 Japon l'année suivante.
03:47Donc, en fait, tous ces éléments ne peuvent pas altérer cette demande qui est structurelle.
03:53Mais il y a quand même toutes ces questions qu'on se pose,
03:55parce que la hausse des cours du pétrole, par exemple, le conflit en Iran,
03:57il fait monter clairement avec Hormuz, les difficultés.
04:00Les cours du pétrole, on est sur le baril de Brent, aujourd'hui, encore à largement plus de 100 dollars.
04:04C'est une bonne nouvelle pour la transition énergétique,
04:07parce que du coup, on va vouloir moins dépendre du pétrole,
04:08ou c'en est une mauvaise parce que ça fait monter les taux,
04:10et donc compliqué de financer tout ça ?
04:12Oui, c'est vrai que la complexité n'est pas évidente.
04:15En réalité, on parle beaucoup de hausse des taux d'intérêt,
04:18mais la source, vous l'avez bien dit, c'est le conflit iranien.
04:21Et ça, c'est un choc géopolitique, mais aussi un choc énergétique.
04:25On a la hausse des prix du baril, mais également la hausse des prix du gaz.
04:28On sait que l'électricité est indexée à la hausse des prix du gaz.
04:32En revanche, une éolienne n'a pas besoin de gaz pour produire,
04:35et du coup, elle vend son électricité à un prix plus élevé.
04:38Ça, c'est un premier point.
04:39Le vrai moteur qui est intéressant, et qui nous intéresse, nous, gérants climat,
04:43c'est que ce conflit iranien a ravivé ce besoin
04:47et cette envie d'indépendance énergétique et de souveraineté.
04:50Et là, on part d'un constat qui est assez flagrant.
04:5460% de notre énergie est pour l'instant importée via du combustible fossile.
04:59L'avantage des renouvelables, c'est que c'est produit localement.
05:02On n'a pas besoin de l'éolienne qu'elle passe par le détroit d'Hormuz
05:06pour pouvoir s'en servir.
05:08Et si on fait un petit calcul de coin de table,
05:09on se rend compte que si on arrive à électrifier un quart supplémentaire
05:13de la consommation finale, on réduit notre dépendance par deux.
05:17Autrement dit, électrifier, c'est rapatrier notre énergie.
05:20Oui, d'accord, mais enfin, l'électricité, c'est des panneaux, des batteries chinoises.
05:25C'est-à-dire que remplacer le gaz par des panneaux solaires ou des batteries chinoises,
05:29est-ce que ce n'est pas troquer une dépendance pour une autre, en l'occurrence ?
05:32Alors, déjà, le gaz, on l'achète tous les jours.
05:34Un panneau solaire, on l'achète une fois.
05:36Et ensuite, il va produire pendant 25 à 30 ans.
05:39Après, se passer de la Chine, ce n'est quand même pas évident dans la transition énergétique.
05:43C'est quand même une région qui est capable de produire en un an
05:47ce que les États-Unis produisent en 10 ans.
05:49En parc éolien, par exemple ?
05:51Non, en électricité ?
05:52En panneau solaire.
05:53En panneau solaire, oui.
05:55Et parallèlement à ça, c'est des champions sur toute la partie fabrication de voitures électriques,
06:00de batteries pour panneaux solaires et le stockage.
06:04Cela dit, on a quand même aussi des champions européens,
06:06notamment dans la fabrication de turbines, il ne faut pas l'oublier,
06:09dans l'électrification en sens large,
06:10dans la fabrication de câbles à haute tension pour l'interconnexion et l'éolien.
06:15Du coup, on se met dans la peau des investisseurs,
06:17et ce sera aussi l'un des objets des débats à tout pour investir à l'événement le 18 novembre.
06:21Où sont aujourd'hui les opportunités si on veut investir dans la transition énergétique
06:25que beaucoup ont déjà adressé depuis des années ?
06:26Et comment on fait pour se positionner de façon efficace là en 2026, fin 2026 ?
06:30Oui.
06:31Alors, si on reprend tout ce qu'on a dit,
06:32on favorise la croissance à l'endettement,
06:35on va se positionner sur les fabricants de turbines,
06:38sur l'électrification au sens large.
06:40Après, si on sort de l'Europe,
06:42on a bien sûr toute la chaîne solaire aux États-Unis
06:44qui a eu un sentiment assez négatif,
06:47et ces fameux acteurs champions chinois.
06:50Maintenant, quels sont les prochains catalyseurs sur la thématique ?
06:52Alors, le premier, c'est les publications de résultats du troisième trimestre,
06:55où on s'attend encore à des publications très solides
06:58qui montrent toute la tendance qu'on vient de mentionner.
07:01Premier point.
07:02Deuxième point, c'est également les mid-terms
07:04qui pourraient être favorables à notre thématique.
07:06Et enfin, tout un lot de capital market day
07:09qu'on va avoir sur nos grands champions européens
07:11qui vont confirmer que cette tendance se diffuse
07:15dans les carnet de commandes,
07:16dans le chiffre d'affaires et dans la croissance bénéficiaire.
07:19Merci beaucoup, Boris.
07:20L'attaque pour Montpensier Arbevel.
07:22Vous serez à nos côtés.
07:23Montpensier Arbevel, une nouvelle fois,
07:24pour cette édition de Tout pour investir l'événement,
07:26ce sera le 18 novembre.
07:27Merci de nous avoir accompagnés.
07:28Si vous souhaitez, vous aussi, prendre la parole
07:31et surtout échanger, progresser collectivement
07:33dans vos métiers professionnels de l'investissement,
07:36les inscriptions sont ouvertes.
07:37Si vous souhaitez donc venir,
07:38le QR code disponible,
07:39celui que vous voyez s'afficher à l'écran.
07:41Vous retrouvez, si vous nous suivez à la radio aussi,
07:42tous nos QR codes dans nos différents replays.
07:45Bien sûr, Tout pour investir l'événement.
07:47Rendez-vous dans un peu plus,
07:48à peine un peu plus d'un mois.