Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Une question dans l'actualité ce vendredi. D'où viennent les 3000 enseignants remplaçants annoncés par le ministre ?
00:07Que faisait-il jusque-là ? Et surtout, est-ce que cela va permettre de calmer la colère alors que
00:11les lycéens se donnent à nouveau rendez-vous mardi prochain ?
00:14Écoutez les précisions du ministre de l'Éducation aujourd'hui.
00:18J'ai demandé à ce qu'on identifie l'ensemble des professeurs remplaçants, ce qu'on appelle les titulaires de
00:24zone de remplacement dans notre jargon,
00:25donc les professeurs remplaçants, qui n'étaient pas affectés devant élèves. Et il y en a très précisément 3024.
00:31Il y a plusieurs centaines de recrutements supplémentaires. Donc oui, on avoisinera probablement au total, avec tout ce qu'on
00:37libère,
00:37on avoisinera probablement, on tutoiera probablement les 4000 équivalents temps plein.
00:42On va en parler avec nos invités. On est avec Mathieu Vallée, député européen du Rassemblement national.
00:48Bonsoir et bienvenue à vos côtés. Jennifer Haas, vous êtes vice-présidente des Jeunes Républicains.
00:54Bonsoir. Bérénice Levey, vous êtes philosophe et professeure à l'IPC. Bonsoir et bienvenue.
01:00On est avec Elsa Marcel. Vous êtes conseillère municipale Révolution Permanente à Saint-Denis-Pierre-Fitte.
01:06Et vous êtes aussi l'avocate d'Éden, un lycéen blessé au visage à Saint-Ouen-Lomone.
01:11On en parlera également aussi. Évidemment, on est avec Nusri Mefta.
01:17Vous êtes élève en première générale au lycée Berthelot à Pantin. Bonsoir et bienvenue.
01:21Et Antoine Oberdorf est toujours avec nous. Mathieu Vallée, 3000 enseignants qui vont donc venir en renfort.
01:30Est-ce que c'est un premier pas ? Est-ce que vous saluez la décision du gouvernement ?
01:35Bon, je pense qu'on nous prend pour des imbéciles.
01:37Ça fait 15 jours qu'il y a des revendications des lycéens et des étudiants, même de certains collèges.
01:42Et on a un ministre de l'éducation qui sort de son chapeau.
01:453000 enseignants dont on ne sait d'où, dont on ne sait comment.
01:48Et donc ces 3000 enseignants n'auraient pas pu mettre à disposition des établissements scolaires qui manquent cruellement d'enseignants.
01:539% d'absentéisme sur les matchers principales dans l'enseignement.
01:5711% en zone d'éducation prioritaire.
01:59Donc il aurait fallu mettre ses enseignants avant et pas attendre la crise pour prendre une décision.
02:02Bon, mais mieux vaut tard que jamais.
02:04D'accord, mais il a fallu attendre qu'il y ait des violences de la casse et finalement un gouvernement
02:09sous pression pour qu'il puisse prendre des décisions.
02:11Je trouve que là, le macronisme, le gouvernement macroniste Emmanuel Macron, explique qu'en fait, il faut casser, il faut
02:16être violent pour se faire entendre.
02:17Il l'avait démontré lors des Gilets jaunes, il le démontre à nouveau lors de ce mouvement.
02:21C'est pas tout à fait ce qu'ils sont en train de dire.
02:22Ils sont quand même en train de dire.
02:24C'est sûr qu'ils vont pas dire ça.
02:25Ça fait partie des 10 mesures que vous nous demandez de mettre en place et on coche une case.
02:31Il est complètement aberrant qu'il faille attendre que cette jeunesse soit dans la rue pour qu'une telle mesure
02:38soit prise.
02:39Mais ça prouve quand même l'inconséquence de ce gouvernement.
02:43C'est presque une plus-value en définitive.
02:46Ils ont eu raison alors de descendre.
02:49Effectivement, que voulez-vous qu'on leur réplique à ce moment-là ?
02:52Pourquoi ne l'ont-ils pas fait plus tôt aussi ?
02:54Parce qu'ils savent pertinemment les critiques auxquelles ils vont s'exposer immédiatement.
02:58Parce que ça donne tout ça un sentiment d'improvisation totale.
03:01Nous avons affaire à des personnels qui étaient là en remplacement et qu'on va flécher indistinctement
03:08sans savoir s'ils vont pouvoir pallier aux filières qui sont en tension.
03:11Résultat des courses, vous allez vous retrouver avec des professeurs, pourquoi pas d'arc plastique, pourquoi pas de musique,
03:16qui vont se retrouver devant des classes à pallier des remplacements de professeurs de mathématiques ou de français.
03:21Mais pardon, ça c'est vrai ou pas ?
03:22Il y aura vraiment des professeurs d'arc plastique qui vont remplacer des professeurs de mathématiques ?
03:26Vous avez d'ores et déjà des premiers témoignages de professeurs qui sont affectés parfois d'ailleurs très loin
03:32de leur académie de rattachement initial parce que c'est plus large, c'est même les bassins de vie.
03:37Donc vous avez des témoignages non seulement de professeurs qui vous disent le nombre d'heures,
03:40de kilomètres qu'ils vont faire pour se rendre jusqu'à l'établissement où on les envoie à compter de
03:44la semaine prochaine
03:45et qui vous disent, qui témoignent du fait que la discipline qu'on leur demande d'enseigner n'est pas
03:50la leur.
03:51Ce à quoi Édouard Jeffrey dit, ils peuvent toujours aider, éduyer dans l'émission d'orientation, c'est du gardiennage.
03:56Et oui, oui, mais ce qui est devenu l'école depuis des décennies, c'est-à-dire un grand centre
04:01d'animation
04:02où en définitive nous avons des professeurs qui ont de moins en moins de compétences.
04:07Et là, on est exactement exposé à cela.
04:10Donc c'est la défaite de l'école.
04:13Je pense que la discussion est un peu en décalage avec la réalité,
04:16qu'il faut peut-être remettre un petit peu les points sur les nés et savoir de quoi on parle.
04:19C'est-à-dire qu'on est face à un mouvement et à une colère populaire extrêmement profonde qui s
04:24'étend.
04:24Qui s'étend parce que les facs rentrent dans la danse, les lycées continuent d'être bloqués
04:28et que le plan du gouvernement, qui était celle d'une répression sanglante qui se poursuit,
04:31et j'espère qu'on y reviendra, puisque ce sont des enfants mutilés,
04:38Vous allez me laisser terminer, madame, et j'en viens.
04:41Je viens à vous pour vous répondre de manière assez précise, vous verrez.
04:44Je disais une répression sanglante, puisqu'on parle effectivement d'enfants éborgnés, d'enfants mutilés.
04:49Le plan du gouvernement a échoué.
04:53La répression a échoué de ce point de vue.
04:54Donc il se retrouve à faire quoi ?
04:55À devoir apporter des miettes, des mesurettes qui ne correspondent en rien aux revendications des lycéens.
05:00Pourquoi ?
05:00Non seulement parce que c'est des précaires...
05:02Ça me fait partie des dix mesures demandées par les lycéens.
05:04Si vous voulez, le minimum, c'est d'annuler les suppressions de postes qui sont prévues dans le budget,
05:11depuis la rentrée, qui sont prévues dans le budget.
05:14Des postes précaires, comme l'a expliqué monsieur, pour faire du bricolage,
05:18évidemment que ça ne correspond à rien, d'autant que les revendications des lycéens ne s'arrêtent pas là,
05:21et s'étendent à l'abrogation de Parcoursup, à la fin du 8h, 18h.
05:25Et c'est plus que ça, c'est des critiques de manque de perspectives d'avenir.
05:29Et si vous voulez, madame, vous, j'ai envie de vous dire une chose, vous devriez remercier le mouvement lycéen,
05:32vous permettre d'avoir autant de temps d'antenne, parce qu'ils sont en train de faire les fonds de
05:35tiroir,
05:36pour chercher tous les gens qui sont prêts à cracher sur le mouvement lycéen,
05:39à trouver des réactionnaires qui ont envie de dire qu'en revient.
05:42Aujourd'hui, les élèves, soyez respectueuses aussi, Elsa Marcelle.
05:46Il y a peut-être une certaine idée du métier de professeur, de l'école et de l'institution scolaire
05:50que vous n'allez pas m'apprendre.
05:53Si, parce que vous, si on vous écoute, pour revenir au Martinet,
05:56et les enfants, vous voulez les agenouiller sur des règles de bois.
05:58Demandez à mes étudiants et à mes lycéens.
06:00Elsa Marcelle, pardonnez-moi, attendez, je m'arrête un instant sur ce que vous dites.
06:03Bérenice Levet est professeur, elle a sa place sur ce plateau.
06:06Je vais vous dire quelque chose de très simple.
06:08Vous savez que ce mouvement, il est soutenu par 3 Français sur 4.
06:11Aujourd'hui, sur ce plateau, on va voir combien ils le soutiennent.
06:14Vous vous retrouvez majoritaire à avoir en face 3 personnes de droit
06:17qui vous nous expliquaient que les lycéens, c'est des délinquants et des casseurs.
06:19Et je voudrais finir par une chose, j'ai entendu le Rassemblement National expliquer qu'aujourd'hui...
06:23J'avais peur que vous m'avez oublié, madame Marcelle.
06:24Aujourd'hui, ils comprenaient les revendications des lycéens,
06:28mais je pense qu'en fait, c'est complètement en décalage.
06:30Parce que la réalité, c'est qu'aujourd'hui, c'est une jeunesse qui est en train de faire une
06:33démonstration de force
06:33qu'on entend partout sur les blocus, la jeunesse emmerde le Rassemblement National.
06:38Et ils ont raison de le faire, vous savez pour ça ?
06:40C'est d'un haut niveau, c'est vraiment des revendications des lycéens.
06:43Effectivement, il vaut mieux qu'ils rentrent à l'école et qu'on les...
06:45Attendez, attendez, attendez.
06:46J'écoute, j'écoute ma Marcelle. J'écoute, après je vous réponds.
06:49On découvre aujourd'hui que Mathieu Vallée, visiblement, comprend les revendications des lycéens,
06:53mais de une, le programme du Rassemblement National, c'est d'instaurer la sélection au collège,
06:59les imposer à des enfants de CN2.
07:01C'est le tri social, et empêcher les enfants d'ouvriers d'accéder à l'enseignement supérieur.
07:05Mais ce n'est pas que ça, c'est de revendiquer, de les tabasser, de les mutiler.
07:09Aujourd'hui, moi vous l'avez évoqué, je suis l'avocate d'Eden.
07:13Eden, c'est un jeune qui aurait pu mourir.
07:15Eden, c'est un jeune à qui on a tiré à l'arme de guerre à 1,50 m du
07:18visage,
07:18alors qu'il y a des rapports du défenseur des droits qui expliquent que ce sont des hommes mortels.
07:22Et il y a, et il y a, et d'ailleurs je vous donne, pardon, et on va y revenir
07:26dans un instant,
07:27mais ce dernier chiffre qui vient de tomber, il y a 24 enquêtes ouvertes par l'IGPN.
07:32Exactement, et vous savez qu'il y a quasiment 7000 interpellations en deux semaines, 86% de mineurs.
07:37La manière dont le gouvernement traite sa jeunesse, c'est de remettre les violences.
07:40Et il y a aussi eu des violences du côté des lycéens, toutes les violences sont condamnables.
07:45Mathieu Vallée souhaite répondre déjà à vos commentaires.
07:51Marcel, votre mouvement, on ne devrait pas l'appeler révolution par contre,
07:54mais l'indignation honteuse pour...
07:57Alors là, il est difficile.
07:59Madame Marcel, est-ce que je peux terminer ?
08:00Oui, mais vous êtes en train de vous perdre.
08:01Est-ce que vous avez quand même dans votre mouvement de la politesse ?
08:03Indignation, c'est un coup de révolution.
08:05Quand c'est pas vous, quand c'est pas vous, non mais vous êtes une indignité pour la France, votre
08:09mouvement.
08:09Parce que quand vous expliquez que les actes terroristes du Hamas, c'est des actes de résistance,
08:14ça a été les déclarations de votre parti,
08:16Madame Ahmed, précisez, l'ARCOM oblige à ce que vous dites aux téléspectateurs qui ont en vue.
08:20C'est le sujet des lycées, s'il vous plaît.
08:22Mais c'est le sujet, c'est le sujet, je n'ai pas de mouvement, je n'ai pas de
08:24leçon.
08:25On est très très fiers de défendre les lycées.
08:27On n'entend rien, s'il vous plaît, c'est inaudible.
08:29Non mais je ne vais pas le laisser dire l'instant.
08:30C'est inaudible.
08:31Mathieu Vallée, la démocratie, ce n'est pas le régime bolchevique que vous défendez,
08:35c'est laisser parler les adversaires.
08:36Vous donnez des leçons de démocratie à tout le monde,
08:38mais que ce soit vous, monsieur Duré, qui fait tous les plateaux et qui vous êtes des fous furieux,
08:41vous laissez jamais finir les gens.
08:42Alors, on est sur le fond.
08:44Vous manquez d'éducation, de politique, je comprends que vous vous en rappelez.
08:48Je vais faire un cours de soutenance que, visiblement,
08:49ses parents ne l'ont jamais fait.
08:51Mais j'en ai marre de faire l'éducation nationale.
08:53Surtout que vous avez la chance de continuer à être invité,
08:54parce que vous ne vous représentez rien.
08:55Elsa Marcel et Mathieu Vallée, on n'entend rien.
08:59Oui, mais il faut que chacun s'écoute.
09:02Je ne vous laisse parler.
09:03Je n'ai pas écouté la Marcel, madame la maître.
09:04Il faut que chacun allonce sur le fond du sujet.
09:07On parle des lycéens.
09:08Là, vous faites des attaques personnelles.
09:11Mais madame Marcel, on représente très-vous ce par exemple.
09:13Je rappelle juste les bonnes œuvres, qui sont celui de son mouvement.
09:16Ça, la gêne, elle crie, elle hurle.
09:18Madame, mais soyez un peu sérieuse et soyez respectueuse.
09:23Madame, vous parlez de répression sanglante, vous appeliez...
09:27Écoutez-moi, madame, vous avez un vrai problème d'éducation.
09:29Au lieu de dire aux gamins comment il faut se comporter,
09:30apprenez-vous à vous comporter correctement en Révolution Permanente.
09:33Et je représente plus de gens que vous.
09:35On est le premier parti de France et le premier parti de l'opposition.
09:37Donc, quand vous aurez le même score, vous la ramènera avec moi.
09:40Madame, il y a eu 800 policiers et gendarmes.
09:43Ils ne sont pas blessés par l'opération du Saint-Esprit.
09:45Hier, il y a des gens, visiblement, qui ne vous choquent pas,
09:47et à défaut peut-être que vous les défendez,
09:49qui ont lancé des morceaux de cheminée sur des compagnies d'intervention.
09:52On a eu une policière tabassée.
09:53On a eu un commande de police qui a été victime d'une tentative de meurtre.
09:55Donc, vos leçons, non merci et sans façon.
09:58Ensuite, madame, pourquoi je rappelle les bonnes œuvres,
10:01en étant ironique de votre parti,
10:02lorsqu'il y a eu l'attaque de la voiture de police qui est de vanille
10:04par des militants d'ultra-gauche,
10:06vous avez dit que c'était un procès politique
10:07et vous avez dit que c'était des camarades.
10:09Donc, je n'ai pas de soi recevoir de quelqu'un
10:10qui défend dans un mouvement des condamnés
10:13pour avoir agressé, attaqué une voiture de police.
10:15Et le policier, rappelez-vous, ce policier
10:17qui était dans cette voiture de police,
10:19qui était lâchement agressé par deux individus.
10:21On voit bien le courage de l'extrême-gauche.
10:23Quand ils sont à plusieurs soins, on avait déjà eu tant adhérent qu'à l'autre.
10:26Pardon, pardon, mais...
10:27Marcel, ça vous gêne ? Je vais répondre vos oreilles.
10:29On fait tourner la parole, Mathieu Vallée, quand même.
10:31Oui, je rappelle toutes vos bonnes œuvres
10:34qui, visiblement, vous ne les assumez pas et ça vous gêne.
10:36C'est surtout que vous avez du mal à parler du mouvement lycéen, monsieur.
10:38Oui, le mouvement lycéen, madame.
10:40Moi, je soutiens.
10:42Leurs revendications, elles sont contraires à votre programme.
10:45Vos collègues, ils sont en train de les émeler.
10:46Allez, s'il vous plaît.
10:47C'est quoi ?
10:48Pourquoi vous souriez, madame ?
10:49Vous parlez tranquillement.
10:50La démocratie, c'est certain.
10:51Vous levez la voix chaque fois.
10:53Et votre copain du Ré, il fait pareil.
10:54Parce que comme ce n'est pas pareil, il est éduqué.
10:55Je voulais vous montrer une séquence.
10:57Non, avant de montrer la séquence, je termine.
10:59Donc, je dis simplement à Marcel
11:00que vous n'êtes pas le monopole de l'éducation nationale.
11:07Mais, madame Marcel, moi, je défends les gens qui revendiquent.
11:11Honnêtement, je ne défends pas les casseurs, les voyous.
11:13Et oui, ça vous offusquait, j'en termine là.
11:15Si nous sommes aux responsabilités,
11:16nous procéderons à la dissolution de votre groupe
11:19parce que vous êtes un groupuscule d'ultra-gauche
11:21vu vos positions, vos déclarations et vos méthodes d'action.
11:24Là, si vous voulez, il va falloir quand même que je réponde à ça.
11:26Oui, mais d'un mot, je vous laisse.
11:31Le sujet n'est pas le groupe auquel vous appartenez.
11:34Le sujet, c'est l'élication nationale.
11:37Non, mais là, il va falloir...
11:38La réalité, si vous voulez, c'est que je pense que M. Vallée
11:42est très, très, très à la défensive.
11:44Il est en difficulté, vous l'avez remarqué,
11:45pour discuter du mouvement lycéen.
11:47Je le disais déjà parce que la jeunesse...
11:48Ah, pas du tout, vous êtes en difficulté pour condamner les violences.
11:50Déjà, la jeunesse le déteste.
11:52C'est ce que l'ensemble des bloquus
11:54sont en train d'exprimer.
11:55Et ensuite, je vais arrêter de parler en nom de la jeunesse.
11:58Est-ce que je peux répondre ?
11:59Sinon, je ne vais pas pouvoir terminer.
12:00Ensuite...
12:01Vous parlez beaucoup.
12:02Mathieu Vallée, s'il vous plaît,
12:02qu'est-ce que j'ai dit avant ?
12:03Je savais que ce serait un bâton animé.
12:06Oui, mais je suis obligée.
12:08Vous m'y obligez.
12:09Avec Mme Marcel, il monopolise la parole
12:10et qu'il sera dans la meeting.
12:11Écoutons-nous les uns, les uns, les uns.
12:13Mais si vous voulez...
12:14Des phrases plus courtes, Mme Marcel.
12:15Je suis obligée de lui répondre.
12:16Non, mais vraiment...
12:16La jeunesse ne déteste pas, ça c'est votre vision.
12:18Si vous voulez, M. Vallée, il a un problème.
12:20Il est très en difficulté aujourd'hui.
12:22Pourquoi ?
12:23Tellement que je tremble.
12:25Parce que le programme des lycéens,
12:26il est radicalement opposé à celui
12:28qui défend le Rassemblement National.
12:29Et surtout que Mathieu Vallée, il vient ici.
12:31Pourquoi ?
12:31Pour défendre ses collègues dont aujourd'hui,
12:33tout le monde sait qu'ils sont en train
12:34d'épargner et d'utiliser des gens.
12:36Vous dites que tous les policiers
12:37sont des bambars, mais ils sont bien réalisés.
12:39Je finis sur ça.
12:41C'est que tant les syndicats de police
12:43que le Rassemblement National
12:44que le gouvernement
12:46sont tellement à la défensive
12:48qu'ils sont obligés de développer une rhétorique
12:50et celle du complotisme d'État
12:51qui ferait comme si ce serait l'ultra-gauche,
12:53l'ultra-gauche qui manipulaient les liens.
12:55Et je termine sur une chose
12:57puisque j'ai un élément important.
12:59Aujourd'hui, M. Vallée,
13:00il prononce des menaces de dissolution
13:01de notre organisation.
13:02Vous êtes un groupuscule
13:03qui prononce des menaces de dissolution
13:04de notre organisation.
13:06Et nous, ce qu'on tient à dire aujourd'hui,
13:07c'est que oui, on est une organisation
13:09qui accorde donc beaucoup d'importance
13:10pour le mouvement de masse.
13:12Les blocus
13:13et qui ne condamnait pas les violences.
13:14Donc que vous n'êtes pas en République.
13:16J'aimerais bien entendre Jennifer Askel.
13:17La réalité, c'est...
13:19Ils sont tellement à la défensive
13:21qu'ils n'ont rien à dire sur la République.
13:22Je suis d'accord avec vous.
13:24Madame Marcel, je suis d'accord avec vous.
13:26Sur un point, indignation,
13:27c'est trop faible pour parler de vous.
13:28C'est violence permanente, tout simplement.
13:30Donc là, vous parlez des jeunes
13:32qui cassent et qui violentent,
13:34qui pillent des commerces
13:35comme étant des enfants.
13:37J'ai une question à vous poser.
13:37Vous êtes encore pour le droit de vote à 16 ans ?
13:40Pour l'abaissement du droit de vote à 16 ans ?
13:42Évidemment, oui.
13:42Alors, nous nous proposons le rétablissement,
13:45l'abaissement de la majorité pénale à 15 ans.
13:47Parce que quand on voit des violences de ce type,
13:49qu'on a l'extrême gauche qui instrumentalise ça,
13:52qui nous dit simplement
13:53que ce sont des enfants,
13:55ce n'est pas grave.
13:56Non, c'est très grave.
13:57Et ce n'est pas parce qu'on a 16 ans
13:59qu'on a le droit,
14:00qu'on peut se permettre,
14:02qu'on peut se permettre
14:03de tels actes et de telles dégradations.
14:06Ce n'est pas normal.
14:07Je vous rappelle, il y a des victimes.
14:09Il va falloir condamner ces violences
14:12et que ces personnes
14:14qui sont condamnées
14:15à ces tels actes
14:17répondent leur acte.
14:17Alors, je vous donne un chiffre, s'il vous plaît.
14:19La Marcelle, elle ne va jamais condamner les violences.
14:22Elle ne va jamais condamner les policiers violentés.
14:23Elle dit pire que tous les policiers sont violents.
14:26Ça, c'est la diffamation.
14:26J'aimerais vous rappeler un chiffre, Antoine Auberdon.
14:29Alors, vous poursuivrez pour ces diffamations.
14:30Un chiffre, s'il vous plaît.
14:32Mathieu Vallée, s'il vous plaît.
14:34Non, non, non, mais c'est moi qui dirige ce plateau.
14:36Je suis désolée, Mathieu Vallée, vous m'écoutez.
14:37Parce qu'on ne peut pas laisser dire sur votre plateau qu'on a des policiers
14:40qui mutilent qu'ils ont avancé.
14:42Allez, Antoine Auberdon, vous devriez vous contester
14:44et être choqué par des propos.
14:48Un chiffre, revenons-en aux faits, s'il vous plaît.
14:51Avec Antoine Auberdon,
14:54ce chiffre, 6 877 gardes à vue,
14:5721 placements en détention provisoire.
14:59Ce chiffre-là, il est inédit.
15:02Oui, objectivement, c'est du jamais vu.
15:04Et c'est en réalité à la hauteur de l'antagonisme
15:07que l'on voit s'exprimer sur ce plateau
15:10et qui rejaillit immanquablement dans la rue.
15:12Avec, de part et d'autre, des gens
15:14qui, pour l'heure, comptent leur mutiler,
15:17côté manifestants, côté policiers,
15:19et dont on espère qu'ils n'auront pas demain
15:21à compter leur mort.
15:21Parce que c'est quand même de ça dont on parle.
15:24Moi, ce qui m'intéresse à ce stade du mouvement,
15:25c'est de voir tout simplement
15:26quel va en être le débouché.
15:29Avec, très clairement, un débouché
15:33jusqu'au boutiste, quasi insurrectionnel,
15:36puisqu'on parlait tout à l'heure
15:37d'une marche sur Matignon,
15:39avec des demandes qui finiront par se dissoudre,
15:42quand même, qu'on le veuille ou non,
15:43dans la violence,
15:44quitte à se couper d'une opinion majoritaire
15:46des Français qui sont en soutien
15:47des revendications de l'hyssaïen,
15:48ou alors un débouché de nature politique.
15:51Avec des avancées sur Parcoursup,
15:56avec des avancées autres que celles
15:58qu'on a évoquées en tout début d'émission
16:00sur les remplacements de professeurs,
16:03avec des vrais professeurs formés
16:05devant les enseignants.
16:06Et c'est des avancées qui paraîtront
16:07à certains pour des miettes.
16:09Mais simplement, quand on parle de la jeunesse,
16:11parce que j'entends tout le monde,
16:12évidemment, venir en soutien d'une jeunesse.
16:17Une jeunesse qui chante les berreriers noirs
16:19et qui chante tout le monde,
16:21déteste le rassemblement national.
16:22La jeunesse mobilisée.
16:24Je vous parle de la jeunesse.
16:25C'est Antoine Bordor.
16:26Je n'en avais rien à dire.
16:27Je suis sûre que vous adorez Bourdieu.
16:30C'est même de connaître.
16:31Moi, je préfère Marx.
16:32Je vais rester un moment avec le bernet Pierre Bourdieu.
16:35La jeunesse n'est qu'un mot.
16:37Et les jeunes qui sont dans la rue,
16:39aujourd'hui, mobilisés,
16:40qui, effectivement, se sentent pour beaucoup,
16:43disons les choses,
16:44proches plutôt des trotskistes de révolution permanente,
16:46du NPA ou de la France insoumise,
16:48ne sont qu'un fragment.
16:49De la jeunesse de ce pays.
16:51Merci.
16:51Il y a toute une autre partie de la jeunesse
16:53qui aspire à un autre débouché.
16:55Ces deux Frances existent.
16:56Il faut juste le rappeler.
16:57Vous regrettez, Yusri Mefta,
16:59les violences qu'il y a de part et d'autre
17:02depuis maintenant deux semaines ?
17:03Alors, il y a des violences,
17:04comme par exemple à Nantes,
17:05où un lycée a brûlé,
17:07des violences contre le personnel.
17:09Ceux-là, je les regrette.
17:12Maintenant, les violences telles que
17:14les poubelles brûlées,
17:15qui sont à l'extérieur de l'établissement,
17:18qui ne causent pas de dégâts à l'établissement,
17:20notamment dans mon lycée,
17:21où le personnel n'est pas touché,
17:24où le personnel est avec nous.
17:27Les professeurs sont avec nous.
17:28On est tous ensemble, du coup.
17:30Les poubelles brûlées,
17:31c'est le seul moyen qu'on a trouvé
17:33pour se faire écouter.
17:34Parfois, les dégâts vont un peu plus loin que ça.
17:35Quand on regarde les images du lycée,
17:37leur nom qu'on vous a ressortie.
17:39C'est juste à côté de Bordeaux.
17:43Les dégâts ont été chiffrés
17:44à environ des centaines de milliers d'euros
17:47après le saccage de ce lycée.
17:49Ça, vous le regrettez.
17:50D'autant que ça n'a pas d'embouche.
17:51Il y a des violences comme ça qu'on regrette.
17:55Attaquer le bâti alors qu'il est déjà
17:57en très mauvais état,
17:58ça, je le regrette.
17:59Maintenant, les poubelles brûlées
18:01ou les violences, du coup...
18:03Ça ne coûte rien du tout à la sorte.
18:04Il n'y a rien à dégrader.
18:06Laissez-moi parler.
18:07Je ne vous ai pas coupé la parole
18:08quand vous avez parlé.
18:08Laissez-moi parler.
18:09Ça fait dix ans, du coup, à Berthelot
18:10que pacifiquement,
18:11on fait remonter les informations,
18:13notamment au rectorat et à la région.
18:16La région ferme les yeux sur la situation.
18:18Je ne peux pas vous laisser dire ça.
18:19Franchement.
18:19Mais est-ce que vous avez conscience ?
18:22Monsieur Mathieu, j'ai une question.
18:23Je vous écoute.
18:23Vous savez quand même que brûler une poubelle,
18:25c'est un délit.
18:26Est-ce que le professeur
18:27près du lycée Baggio,
18:29Ali...
18:29Pardon, je vais faire un cours de Côte-Pénard
18:30quand j'aurai tant, Marcel.
18:32Au lieu de crier tout le temps,
18:32écoutez les gens qui sont...
18:34Moi, je l'ai pratiqué un peu mieux que vous.
18:35Je pense qu'elle est à votre partie préqueuse.
18:37Oui, tant mieux.
18:38J'étais policier, donc vous voyez.
18:39Allez, au bout de votre question.
18:39Moi, je défendais les honnêtes gens.
18:40Et ce que je veux dire, monsieur Mefta,
18:43c'est que...
18:43C'est parce que je sors de la police, personnellement.
18:45Monsieur Mefta,
18:46c'est que le professeur au lycée Baggio
18:47qui a été pour...
18:48Non, mais pardon, écoutez-vous les autres.
18:49Je vous écoute, écoutez-moi.
18:50Allez-y, les gens, je vous ai gentils.
18:52Mathieu Mefta, il est en train de parler.
18:53Parce que je suis en train de parler,
18:54Marcel, mais je vous dis,
18:55vous avez problème avec la politesse.
18:56Mais monsieur Mefta,
18:57ce que je voulais vous dire,
18:57c'est que le professeur au lycée Baggio Alive,
19:00près de chez moi,
19:00qui a été pourchassé,
19:01qui a pris un chassé,
19:02un coup de pied dans le dos,
19:03vous croyez que lui,
19:03il soutenait un mouvement ?
19:04Le proviseur principal, pardon,
19:06à la Ciotat,
19:06qui a été à se perdé de l'essence,
19:07vous trouvez que ça, c'est normal ?
19:08Vous ne m'écoutez pas, monsieur.
19:09Vous ne m'écoutez pas.
19:10J'ai bien dit que ces violences-là,
19:11je les regrette.
19:22Mais vous condamnez les violences
19:23au corps enseignant, monsieur Mefta ?
19:24Les violences envers le corps enseignant,
19:26je les regrette.
19:26Et les policiers, le gendarme aussi ?
19:27Je les regrette.
19:28Et vous regrettez aussi
19:29les violences contre les policiers ?
19:30Les violences policières,
19:32elles sont regrettées,
19:33mais les violences contre les policiers,
19:35mais les violences policières aussi.
19:37Mais les violences,
19:38pour votre information,
19:38je suis apolitique.
19:39Les violences policières,
19:40c'est un terme d'extrême gauche,
19:41je peux te mettre ça ?
19:41Je ne me place ni à gauche,
19:42ni à droite.
19:43Je constate ce qui se passe
19:44avec mes camarades.
19:45Je voulais quand même
19:47qu'on revienne.
19:48Alors, il y a des violences
19:50qui ont été commises,
19:51effectivement,
19:52contre les policiers,
19:53contre le corps enseignant.
19:55Il y a aussi ces enquêtes
19:57dont on vient de donner le chiffre.
19:5924 enquêtes ouvertes
20:00par la police des polices.
20:02On évoquait ce coup de genou
20:04dans le visage d'un manifestant
20:06hier, place de la Bastille.
20:07Il y a aussi cette séquence.
20:09Vous la voyez là à l'écran.
20:10À Dunkerque,
20:11la voiture d'un policier
20:13qui a foncé sur la foule
20:14en percutant une adolescente.
20:17Jusque-là,
20:17on croyait qu'il n'avait pas de blessés.
20:19Finalement,
20:20c'est une information BFM TV.
20:22Une adolescente
20:24légèrement blessée
20:26accompagnée à l'hôpital
20:27va déposer plainte
20:28cet après-midi.
20:29Je vous propose
20:29de regarder les images,
20:31regarder la séquence.
20:48Mathieu Vallée,
20:48est-ce que de votre côté,
20:50vous aussi,
20:50vous dénoncez
20:52les actes,
20:53l'enquête en l'occurrence
20:54est en cours,
20:54mais il y a eu aussi
20:56des dérapages,
20:57des violences
20:57côté policier ?
20:58D'abord,
20:59il y a des enquêtes en cours,
21:00Madame Ahmed.
21:01Je suis étonné que,
21:02pour la seule journée d'hier,
21:03c'était 48 policiers blessés
21:05sur la place de la Bastille
21:06où c'était un véritable champ de bataille.
21:07Je suis étonné que vous retenez
21:08qu'un 4x4 à Dunkerque...
21:10Non, mais ça a aussi existé.
21:12Écoutez,
21:12ce n'était pas...
21:13Hier,
21:13quand j'ai vu les images,
21:15je pense qu'il était quand même
21:17important d'évoquer
21:18ces policiers
21:18qui protègent les gens.
21:19J'ai l'impression
21:19que vous faites un narratif
21:20qui vise à dire
21:20que Mme Marcel,
21:22comme elle le dit à son compte...
21:23Je vous montre une autre image,
21:24Mathieu Vallée.
21:24Ce coup de genou...
21:25Attendez,
21:25on a une autre image.
21:26Allez-y, allez-y alors.
21:27Sur Dunkerque...
21:28Oui,
21:28parce que je ne vous réponds pas
21:29comme vous voulez
21:29qu'il faut me couper.
21:30Sur Dunkerque,
21:31ces policiers ont sûrement été...
21:33Je n'y étais pas.
21:34Prêt à partie
21:34et par réaction rapide
21:36ont peut-être voulu quitter les lieux.
21:37Je n'en sais rien.
21:38J'ai mis une hypothèse
21:38parce que j'ai été policier
21:39et j'ai exercé ce métier
21:40avec fierté passion
21:41dans des places
21:41à Mme Marcel
21:42qui est une extrémiste gauchiste
21:44qui n'aime pas la police.
21:44Mais la réalité,
21:46c'est qu'il y a des enquêtes en cours
21:47et pour le client
21:49que défend Mme Marcel,
21:51notamment de Saint-Hôme-la-Monde
21:52parce qu'elle en a fait référence,
21:53là j'espère qu'elle aime bien l'IGPN
21:54puisque quand l'IGPN
21:55va dans son sens
21:56et qu'elle défère des policiers
21:57à la justice
21:57qui mènent des enquêtes indépendantes,
21:59on ne l'entend pas râler
22:00et critiquer cette institution
22:02et quand ça n'a pas dans son sens,
22:04je crois que je vous écoute
22:05même beaucoup trop
22:05parce que mes oreilles sifflent
22:07à force d'autant
22:07les décibels de votre voix.
22:09Et sur ce coup de genou,
22:10Adam,
22:10vous avez vu
22:11et j'en termine.
22:12On va voir les images
22:12de la violence
22:13à laquelle on fait face
22:14des policiers.
22:15Vous savez,
22:15c'est facile de refaire le match
22:16sur un plateau télé.
22:18Attendez,
22:18on va aller voir
22:19les images du coup de genou.
22:20Je vais bien revoir
22:20les images
22:21parce que je n'ai pas...
22:21On va les revoir justement.
22:23On va revoir
22:24ces images du coup de genou.
22:24C'était hier
22:26place de la Bastille.
22:27Voilà,
22:27vous les voyez là
22:28les images.
22:29On sait que cette enquête
22:30a été confiée à l'IGPN,
22:31la police des polices.
22:33Donc,
22:33un coup de genou
22:34donné à un manifestant
22:36donc hier
22:37au moment
22:37où les forces de l'ordre
22:39tentaient
22:40de disperser
22:42la foule.
22:42Moi,
22:43je vais bien dire
22:43un mot de ça quand même
22:44et essayer de faire
22:44avant de me centrer sur ça,
22:47faire un petit retour
22:47et recentrer
22:48sur ce qu'on discutait
22:49parce que si vous voulez,
22:50non seulement il y a
22:50une colère lycéenne
22:51extrêmement profonde
22:52on l'a dit
22:52et qui ressemble très peu
22:54à la réalité
22:54de ce que sont en train
22:55de décrire
22:55ces trois personnes
22:56et notamment vous
22:57madame de LR
22:58dans la mesure où
23:00Bruno Rotaillot
23:01il défend un concours
23:02d'entrée pour la sixième.
23:03Donc si vous voulez,
23:04les revendications
23:05que porte la droite
23:05elles sont aux antipodes
23:06de tout le mérite
23:08et d'excellence.
23:08Mais de quel mérite
23:09et d'excellence ?
23:10La réalité,
23:11c'est que ce qui se passe
23:12aujourd'hui,
23:12c'est évidemment
23:13que ce sont les enfants
23:13d'immigrés,
23:14les enfants d'ouvriers
23:15qui ne peuvent pas accéder
23:16à l'enseignement supérieur.
23:18Donc tout ce que cette jeunesse
23:19est en train de crier,
23:19c'est ça.
23:21Vous parliez des enseignants
23:22et du personnel,
23:23vous parliez des enseignants
23:24et du personnel,
23:25la réalité c'est que
23:26les enseignants et le personnel
23:27ils sont en grève,
23:27ils soutiennent leurs lycéens,
23:29non seulement ils sont en grève
23:30mais en plus ils se battent
23:30contre la répression,
23:31ils font des chaînes
23:32pour résister aux charges
23:33de la police.
23:33On a vu ces images
23:34qui ont été coups possibles,
23:35Elsa Martel.
23:36Vous avez vu la manifestation
23:38hier à Bastille,
23:38elle était massive,
23:39tout le monde est surpris
23:40et la réalité aujourd'hui
23:41de ces violences-là,
23:43c'est parce que le gouvernement
23:44a cru pouvoir éteindre
23:45cette mobilisation
23:46avec des interpellations massives,
23:48des placements en garde à vue,
23:49des mutilations
23:50et la question que j'ai envie
23:50de poser aujourd'hui
23:51c'est est-ce qu'il va falloir un mort ?
23:53Vous avez évoqué le cas d'Éden,
23:55moi évidemment je critique l'IGPN
23:58blessée aux visageurs.
23:58Pourquoi ?
23:59Parce que l'IGPN a ouvert une enquête
24:00pour violences aggravées,
24:02ça a été transmis
24:03à un juge d'instruction
24:04puisqu'il y a une enquête
24:05ouverte pour violences aggravées
24:06et entraîner une infirmité permanente
24:07donc des faits de nature criminelle
24:08mais nous on a déposé plainte,
24:09vous savez pourquoi ?
24:10Pour tentative d'homicide volontaire
24:12parce que quand vous tirez
24:13à l'arme de guerre
24:14attendez,
24:14quand vous tirez à l'arme de guerre
24:16dans le visage
24:17d'un enfant de 14 ans,
24:18vous pouvez le tuer
24:19et Éden,
24:21c'est un miraculé aujourd'hui.
24:23Donc oui évidemment
24:24que nous notre position
24:25avec Révolution Permanente
24:27c'est de soutenir
24:28les revendications
24:29de la jeunesse
24:29et aujourd'hui je terminerai sur ça.
24:31Vous allez vous taire,
24:32je termine ma phrase.
24:32Non, non, je ne vais pas me taire
24:33parce qu'on veut dire...
24:36et personne ne peut dire l'inverse aujourd'hui
24:38c'est que ce mouvement
24:39il est ultra majoritaire
24:40au sein de la population.
24:41Mais ce qui m'a pardon,
24:41ce qui m'a pardon,
24:42pardonnez-moi Mathieu Vallée,
24:43non, non, non, deux secondes.
24:44Et vous êtes obligés
24:45et vous êtes obligés
24:47de trouver des réactionnaires
24:48qui vont cracher
24:49sur cette jeunesse,
24:49qui vont cracher sur cette jeunesse.
24:51Vous n'êtes pas dans un meeting
24:51de Révolution Permanente ici.
24:52Mais écoutez,
24:53vous êtes complètement frustrés
24:55parce que la réalité
24:56c'est que vous
24:57vous devriez avoir honte monsieur.
24:59Vous le savez,
25:00vous le savez,
25:02les policiers partout
25:02ils sont fraqués à des jeunes.
25:04S'il vous plaît.
25:05C'est bon.
25:05Et on n'est pas dans la rue ici.
25:06Bon, mais ce qui m'intéresse quand même,
25:08j'aimerais entendre
25:09Bérénice Levet.
25:10On comprend pourquoi ça dégénère.
25:11Madame Marcel,
25:12il y a une enquête,
25:13il y a une attitudine.
25:14Oui, parce que je suis lue,
25:15vous êtes complètement députée.
25:16Non, mais est-ce que s'il vous plaît,
25:18voilà,
25:18et regardez,
25:19Bérénice Levet quitte le plateau.
25:21Pardon, mais...
25:22J'ai décrit pas tout,
25:23je peux m'exprimer.
25:24Oui, mais regardez,
25:24Bérénice Levet quitte le plateau
25:25parce que vous ne m'autorisez pas
25:27à lui donner la parole.
25:28C'est de ma faute maintenant.
25:29Ah bah oui,
25:29je n'y arrive même pas.
25:30Mais qui vient de parler pendant rien ?
25:31Mais attendez,
25:31mais c'est un truc de fou.
25:33Non, mais c'est de ma faute.
25:34Ah bah oui,
25:34ça fait dix fois que je vous demande.
25:36Je vais vous demander de la démission,
25:36pas de problème.
25:37Je ne suis pas dans la rue de tribune
25:38et que nous,
25:38nous sommes illégitimes.
25:40Bérénice Levet,
25:41revenez sur le plateau.
25:42On ne vous en parle pas.
25:43Revenez sur le plateau,
25:44je vous donne le micro.
25:45Ce qui m'interroge quand même,
25:46ce qui m'interroge quand même,
25:48Bérénice Levet...
25:50Non, mais c'est pareil,
25:54elle nous étiquette
25:56avant même qu'on ait eu le droit
25:57de prendre la parole.
25:59Moi, je n'appartiens à aucun mouvement.
26:00Mais vous êtes prête de valoir un peu de calme,
26:02s'il vous plaît.
26:03Vous n'êtes pas à la jeunesse vous-même.
26:04Qu'est-ce que ça ?
26:05En quoi ça me disqualifie
26:06d'avoir publié
26:07qu'un article dans Valeurs Actuelles ?
26:09Mais c'est juste que vous défendez
26:10une position politique.
26:11Non, je ne défend pas
26:12une position politique.
26:13Bon, je vais entendre
26:14ce que vous avez.
26:15Antoine Auberdor,
26:15s'il vous plaît.
26:17Ce qui m'interroge,
26:18on voit à quel point
26:21Antoine Auberdor,
26:22on voit à quel point.
26:24Donc, je n'avais aucun a priori
26:26contre vous, vous voyez.
26:27Mais ce n'est pas le problème, madame.
26:28Je suis en désaccord
26:29avec ce que vous dites.
26:30C'est très compliqué.
26:31Mais la tête a du targant.
26:32Vous ne pouvez pas vous défendre.
26:34S'il vous plaît.
26:35Est-ce qu'on peut tous m'écouter ?
26:37Je suis en désaccord avec moi
26:37que c'est telle de moi.
26:39J'ai entendu votre attention.
26:40Après, il faut s'endurcir
26:41un petit coup.
26:41Est-ce qu'on peut tous se calmer ?
26:43Il est essentiel
26:45qu'on puisse débattre.
26:46Il est essentiel
26:47qu'on puisse débattre
26:49dans le calme.
26:49Et oui, je le redis,
26:50Mathieu Vallet,
26:51il est parfois difficile.
26:52Il est parfois difficile.
26:57Pardon, Mathieu Vallet.
26:58C'est compliqué, parfois,
27:00d'en caser une.
27:02Alors, ce qui m'interroge...
27:05Parce que madame dit
27:06que je ne représente pas la jeunesse,
27:07que je ne représente personne.
27:08Donc, j'aimerais quand même
27:08pouvoir lui répondre 5 minutes.
27:10Parce que, excusez-moi,
27:11mais moi, je n'entends pas du tout
27:12les revendications éducatives
27:13quand vous parlez.
27:14Vous m'avez parlé de crise sociale.
27:16Vous êtes pour l'abrogation
27:17de Parcoursup, madame ?
27:18Mais Parcoursup n'a rien à voir
27:19avec les moyens
27:20de l'éducation nationale.
27:22Ça n'a rien à voir
27:22avec les moyens de l'école.
27:23Ça n'empêche pas
27:24des élèves d'aller en cours
27:26Parcoursup.
27:26Ça n'empêche pas
27:27des élèves d'aller étudier.
27:29Ça ne justifie en rien
27:31le blocage,
27:32le saccage des lycées
27:33Parcoursup.
27:33Madame, vous savez
27:34que les lycéens,
27:34ils bloquent leurs lycées
27:35depuis l'histoire
27:36des mouvements sociaux
27:37de ce pays ?
27:37Je suis au courant.
27:38C'est une revendication
27:39démocratique élémentaire.
27:40Je suis au courant
27:40et vous avez décidé
27:41que vous avez décidé
27:42d'aller bloquer les universités.
27:47Ils ont le droit
27:48de bloquer leurs lycées.
27:495 minutes.
27:49Et par ailleurs,
27:505 minutes.
27:51L'avocation Parcoursup,
27:52c'est au cœur de ce mouvement.
27:53OK, Parcoursup,
27:54vous savez très bien,
27:55vous savez pertinemment,
27:56regardons nos droits
27:56dans les yeux,
27:57à 6 mois de la présidentielle,
27:58ce ne sera pas abrogé.
27:59Vous le savez pertinemment.
28:00Vous le savez pertinemment
28:01parce que ce n'est pas,
28:02c'est une ligne politique
28:03que vous défendez,
28:04c'est un projet politique
28:05que vous défendez.
28:05Oui, vous vous défendez l'inverse,
28:06vous voulez exclure
28:06les autres de la CIM.
28:08Contre le mérite
28:09pour que tout le monde
28:09aille à l'université
28:10et que tout le monde
28:10échoue à l'université.
28:11On voit en tout cas
28:13à quel point
28:16en sachant pertinemment
28:19que cette revendication
28:20n'ira pas loin.
28:22Mais pourquoi ?
28:22Il n'ira pas loin.
28:24En sachant pertinemment ça,
28:25votre responsabilité à vous,
28:26c'est d'appeler au calme.
28:27C'est d'appeler au calme.
28:29Ça dit quand même quelque chose.
28:31Vous dénoncez des violences.
28:32Appelez au calme, madame.
28:33Appelez au retour, au calme, à l'ordre.
28:36Ça dit quand même quelque chose,
28:38Antoine Oberdor, s'il vous plaît.
28:40Ça dit quand même quelque chose
28:41de ce qu'on est en train de vivre.
28:44Et du côté explosif,
28:48de cette colère qui couve
28:49et qui explose même en ce moment.
28:52Et c'est ce qu'on est en train de dire.
28:53Mais ce faisant,
28:53on passe au travers
28:54d'un certain nombre de sujets.
28:55Par exemple,
28:57j'entends dans les revendications
28:58des lycéens,
28:59parce que j'ai pris le temps
29:00de consulter religieusement
29:02leur site,
29:03qu'il y a cette demande
29:03d'un chiffre de 10 milliards d'euros
29:05d'investissement
29:06dans l'éducation nationale.
29:07Il s'avère qu'aujourd'hui,
29:10la moyenne d'investissement
29:11dans la scolarité d'un lycéen
29:13en France
29:14est de 14 000 euros par an.
29:15C'est 24 points
29:17au-dessus de la moyenne
29:18de l'OCDE.
29:18Moi, j'aimerais qu'on interroge
29:20pourquoi...
29:20Sans compter les collectivités territoriales.
29:21Pardon de transposer ce terme.
29:22Sans compter les investissements
29:23des collectivités.
29:23Là, je parle de l'État.
29:25Pardon de transposer ce terme,
29:27mais je voudrais comprendre
29:28pourquoi le rapport qualité-prix
29:30de notre enseignement en France,
29:31de l'éducation nationale,
29:32est si mauvais.
29:33De ça, on ne dit rien.
29:34Mais ça, la vraie question.
29:35De ça, on ne dit rien.
29:36Pourquoi ?
29:36Parce que vous avez, d'une part,
29:40à la droite, à l'extrême droite
29:41et dans le corps policier,
29:43des gens qui s'évertuent
29:44à faire la démonstration
29:45de ce que les bavures policières
29:48sont minoritaires.
29:49Et de fait, le nombre
29:51de 24 procédures ouvertes
29:53à l'IGPN enquête, pardon,
29:55au regard du nombre
29:56d'interpellations,
29:56est en réalité non pas anecdotique.
29:59Jamais, je n'ai rien à dire ça.
30:00Mais faible.
30:01Et de l'autre côté,
30:03à gauche, à l'extrême gauche,
30:05d'autres qui s'évertuent
30:06à démontrer que, précisément,
30:07les faits de violence
30:09sont minoritaires,
30:10qu'au fond, on peut relativiser
30:11les faits de poubelle,
30:12pourquoi pas les incendies de lycée,
30:13dans la mesure où la violence
30:14est une constante
30:15de notre histoire politique,
30:16en passant par 68
30:17et par Devaquet.
30:18Ce n'est quand même pas acceptable.
30:19Il n'y a aucun point
30:20de jonction possible.
30:21Et le point de jonction,
30:23c'était le gouvernement aussi
30:24qui avait la responsabilité
30:25de le faire.
30:25En identifiant, d'entrée de jeu,
30:28qu'elles étaient d'une part
30:28les interlocuteurs
30:29dans le monde syndical lycéen
30:31sur lesquels ils allaient
30:32pouvoir s'appuyer,
30:33primo,
30:34et deuxiaux,
30:36en cristallisant des objets
30:37qui allaient pouvoir être
30:39après des gains politiques,
30:40des trophées à donner
30:41à cette jeunesse
30:42qui a besoin d'autre chose
30:44que des miettes
30:45et d'un peu d'écoute
30:45et d'empathie.
30:46Monsieur Verdop,
30:47moi je ne mineure rien du tout.
30:49Je dis qu'il y a des enquêtes
30:49en cours
30:50et qu'il faut respecter la justice.
30:51Et un lycéen, pardon,
30:52qui perd une main
30:53ou un enfant
30:54qui perd un oeil,
30:55c'est un drame.
30:57Il y a une difficulté quand même.
30:58Vous êtes crédité en disant
30:59des bavures.
31:00Quand il y a une erreur médicale,
31:01vous dites bavure médicale.
31:01Il peut y avoir des erreurs.
31:04Certains policiers,
31:04mais je ne vous entends pas
31:05condamner les violences
31:06sur les forces de l'ordre,
31:07au même titre
31:08qui sont 800
31:08et blessés.
31:09Je dis Mathieu Vallée
31:10que le corporatisme,
31:13d'ailleurs pour les policiers
31:14comme pour les médecins,
31:14ne rend jamais service
31:15à une profession.
31:16C'est tout ce que je dis.
31:16Le corporatisme qui déclenche

Recommandations