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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:00Qui arrivera en tête de la primaire de la gauche ? Le vote est finalement prolongé jusqu'à ce soir,
00:0618h, en raison de cette cyberattaque qui a visé la plateforme.
00:09140 000 votants pour départager les 5 candidats. Les premiers résultats, on les aura, allez, aux alentours de 18h15.
00:17Vous les voyez, nos reporters, mobilisés pour vous faire vivre cette soirée très politique.
00:25On va tout de suite aller retrouver Milane Argelas. Vous êtes dans le 20e arrondissement de Paris. C'est là
00:29que seront annoncés les résultats dans tout pile une heure.
00:33Est-ce qu'on a une idée, Milane, du taux de participation à l'heure où l'on parle ?
00:39Écoutez, Julie, le dernier chiffre que l'on connaît, il était de 116 000 participants. À 14h, on le rappelle,
00:45sur 140 000 inscrits.
00:46Les organisateurs de la primaire nous disent qu'il serait possible potentiellement d'atteindre un taux de participation supérieur à
00:5290%.
00:53Cette participation totale, en tout cas, elle sera évidemment un des enjeux de cette soirée car elle permettra potentiellement de
00:59légitimer le candidat qui sortira vainqueur de ce scrutin total de cette primaire.
01:04En tout cas, ce chiffre de participation, il sera annoncé définitivement à 18h15 par Patrick Menucci, le président de l
01:11'organisation de cette primaire.
01:12Juste ici, sur cette scène, fermeture des votes, on le rappelle, à 18h.
01:16Alors, ouverture de l'urne électronique dans la foulée et ensuite, Patrick Menucci viendra sur cette scène annoncer dans l
01:21'ordre le nombre d'inscrits à cette primaire.
01:24Ensuite, le nombre de votants pour enfin annoncer les résultats, les pourcentages des candidats, candidats par candidat.
01:31Nous sommes ici pour vous poser un petit peu le contexte dans cette salle là où va se dérouler la
01:35majeure partie de la soirée.
01:37Il n'y aura pas de militants, déjà beaucoup de journalistes. Les candidats devraient arriver, eux.
01:42Jérôme Gage, Emmanuel Morel devraient être présents au moment de l'annonce des résultats accompagnés de leur soutien pour ce
01:50qui est des autres candidats.
01:51Olivier Faure, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal devraient, eux, arriver un peu plus tard dans la soirée. C'est ce
01:56qui est prévu pour l'instant.
01:58Merci beaucoup, Mylène Argelas. Donc un peu plus de 115 000 participants à l'heure où l'on parle. Il
02:04reste encore une heure.
02:06C'est correct sur les 140 000 inscrits ?
02:09Oui, c'est plutôt un bon score sur les 140 000 inscrits. Et de toute façon, dans la mesure où
02:14cette primaire, hors adhérent aux trois parties qu'il organise, est payante à 15 euros,
02:19on ne pouvait pas s'attendre à des chiffres de participation incroyables. C'est-à-dire qu'on ne peut
02:23pas être sur, par exemple, les 2 millions de votants qu'il y avait eu dans une primaire.
02:27Voilà, 2011, même pour la primaire qui avait désigné François Hollande. Donc celui qui va gagner aujourd'hui ne sera
02:34pas porté par un élan massif populaire de la même sorte.
02:39Mais on ne peut pas comparer, encore une fois, ce qui n'est pas comparable, primaire payante fermée ou bien
02:43primaire ouverte.
02:45Ensuite vont se poser de toute façon mille problèmes pour le gagnant de cette primaire, que ce soit aujourd'hui,
02:53dès le premier tour ou avec un second tour la semaine prochaine.
02:56D'abord, est-ce qu'il va être soutenu vraiment par les perdants et soutenu par son parti ?
03:02Ça, on ne sait toujours pas ? Personne ne s'est totalement engagé à suivre le vainqueur de cette primaire
03:08?
03:08Non, les réponses sont souvent vaguées. Flou, si vous écoutez, par exemple, Ségolène Royal, il n'y a aucun engagement
03:12concret à soutenir le vainqueur de cette primaire.
03:14Et souvenez-vous de Benoît Hamon, vainqueur de sa primaire à l'époque, lâché par à peu près tout le
03:20parti socialiste.
03:22Deuxième problème, parce que je ne vais pas faire toute la liste, c'est François Hollande qui attend qu'il
03:26y ait en embuscade, notamment lui aussi, pour peut-être y aller.
03:29Et donc le vainqueur de cette primaire devra prouver qu'il peut mieux faire dans les sondages que François Hollande,
03:35par exemple, qui attend son tour.
03:36Et qui pourrait potentiellement changer. Je vous voyais réagir, vous aviez l'air surpris quand Amandine disait, c'est pas
03:41sûr que tout le monde, tous les participants à cette primaire suivent et se rangent derrière le vainqueur.
03:48C'est même certain. Madame Ségolène Royal, qui était venue nous faire une psychanalyse grand public, elle ne sera pas
03:54derrière le vainqueur.
03:56Ah oui, vous vous êtes certain que ce ne sera pas le cas. Elle se rangera derrière qui, derrière Jean
04:01-Luc Mélenchon ?
04:01Elle a besoin d'exister. Elle dénote un peu. Elle est d'une méchanceté incroyable.
04:07Pourquoi d'une méchanceté incroyable ?
04:09Des attaques personnelles. Des attaques personnelles de traité Raphaël Luxman, de stagiaire. C'était que des attaques personnelles.
04:16Et pendant des dizaines de minutes, elle n'a pas digéré sa défaite de 2007.
04:2220 ans après, la rédigestion aurait dû se faire. Et elle est venue grand public nous faire sa psychanalyse.
04:27Donc elle est là et après, elle aime mettre le bordel.
04:31Donc chez eux, elle continuera à mettre le bordel.
04:33Et puis ça me faisait sourire parce que, sur ces plateaux-là, ça fait plus de 6 mois que je
04:38raconte que François Hollande attend ça en surplomb.
04:43Et qu'il est en train de regarder ça. Si c'est Olivier Faure ou Raphaël Glucksmann, il verra que
04:49dans les sondages, il est mieux placé.
04:50Et il dira, c'est moi bébel, c'est moi que voilà. C'est moi qui vais vous prendre la
04:54place.
04:55Mais je pense qu'il fait une erreur, François Hollande, parce que je pense que, malgré ça, le gagnant de
05:01cette primaire-là, personne n'arrivera à le débrancher.
05:04Parce que la présidentielle, c'est une psyché particulière.
05:06Vous êtes pris dans une dynamique de présidentielle.
05:08Vous pensez que François Hollande n'aurait pas tellement de chance, finalement, par rapport aux vainqueurs de cette primaire-là
05:12?
05:12Si c'est Olivier Faure, qui a combattu en interne au Parti Socialiste le président de la République, avec tous
05:21les modérés du Parti Socialiste,
05:23ils ne leur feront pas ce cadeau-là.
05:25Et Olivier, qui est robuste, moi je le connais au Parlement, on ne le débranchera pas.
05:29Et Raphaël, qui lui, a un espace politique, qui s'est senti, je dirais, existé par le score aux Européennes,
05:36ils ne le débrancheront pas.
05:37Donc, François Hollande, comme il l'a fait, c'est comme ça qu'il est devenu président de la République,
05:42il ne se détermine pas comme candidat, mais comme recours.
05:45Et il pense que, finalement, c'est qu'en tant que recours qu'il pourrait arriver.
05:49Ça veut dire janvier-février.
05:51Mais je pense qu'il n'arrivera pas à débrancher celui ou celle, même si je pense que Mme Ségolène
05:56Royal va faire un petit score.
05:59Ah, alors, Nicolas Domenac est moins sûr que vous.
06:03C'est possible, d'ailleurs, je pense que ce sera Raphaël Glucksmann.
06:07Mais quand même, je veux dire, sa méchanceté a été sur une ligne politique
06:11qui était peut-être celle d'une partie importante de votants qui se partageaient entre Olivier Faurel
06:17sur, notamment, l'alliance avec LFI, qui n'a pas été tranchée, contrairement à ce qu'on a dit.
06:21Parce qu'effectivement, Raphaël Glucksmann a dit que, pas question d'alliance avec LFI,
06:26mais pour la présidentielle et pour les législatives, comment ils vont faire ?
06:29Je veux dire, ça, vraiment, il n'y a aucun engagement clair qui a été pris,
06:32qui peut être pris, d'ailleurs, parce que si vous avez Marine Le Pen d'un côté
06:35et le reste de la gauche de l'autre, comment ils vont faire ?
06:38Ah, la rupture, pour vous, n'est pas actée ?
06:41Ah, c'est pas actée.
06:42Même pour Raphaël Glucksmann, concernant l'églisative ?
06:45Non, mais pour Glucksmann, oui, mais pour la présidentielle, le problème, c'est...
06:47Non, l'églisative aussi.
06:48Après, je veux dire, comment...
06:49Il était plus ambitieux ensuite.
06:51Mais ce qui était le plus frappant, moi, j'ai trouvé, c'est qu'au fond,
06:55ils n'y croyaient pas eux-mêmes, à part Raphaël Glucksmann qui a dit
06:57« je me bats pour gagner », tous les autres, ils ne se battaient pas pour gagner,
07:02mais pour la suite, pour être bien placés, etc.
07:04Et c'était le plus affligeant.
07:06Alors, cela dit, même les électeurs, quand ils étaient électeurs socialistes,
07:09quand ils étaient sondés, ils disaient à 70% qu'ils n'y croyaient pas à la victoire possible.
07:13Mais pour autant, si vous n'y croyez pas, vous êtes sûr d'avoir la défaite.
07:16Alors, on va tout de suite aller retrouver Hugo Capelli,
07:20qui est du côté du QG, entre guillemets, d'Olivier Faure.
07:25Bonsoir, Hugo.
07:28Comment ça va du côté d'Olivier Faure ?
07:31Et qu'est-ce qui est prévu ?
07:32La fête aura lieu derrière vous, c'est ça ?
07:34Enfin, la fête ou...
07:37Je ne sais pas comment dire.
07:39La soirée de la déprime.
07:40Ou la défaite.
07:46Oui, les partisans d'Olivier Faure qui sont en train d'arriver petit à petit dans ce QG.
07:50Donc, c'est un bar qui est dans le 20e arrondissement de Paris.
07:53C'est là que les porte-parole, notamment d'Olivier Faure,
07:56durant cette campagne de la primaire PS Place Publique,
08:00vont découvrir les résultats.
08:01Olivier Faure, lui, il est chez lui, au moment où je vous parle.
08:04Il va découvrir les résultats chez lui.
08:06Et donc, tout à l'heure, il va venir pas très loin d'ici, au Solaris.
08:09C'est là où les résultats seront connus.
08:11Il devrait faire un passage là-bas dans un premier temps.
08:13Et puis ensuite, peut-être, venir ici, voir ses soutiens.
08:17Peut-être faire un discours aussi, répondre aux questions des médias.
08:19Ça dépendra évidemment des résultats.
08:22On l'a entendu, Olivier Faure, durant cette campagne.
08:24Il s'est démarqué notamment de Raphaël Glucksmann,
08:27en rappelant son bilan à la tête du Parti Socialiste.
08:30C'est l'homme qui est ouvert aux alliances avec les autres partis de gauche,
08:33et notamment la France Insoumise.
08:34Il a fait la NUPES en 2022.
08:36Il a fait le nouveau Front Populaire en 2024.
08:39Et il n'est pas fermé à d'autres alliances à l'avenir, contrairement donc à Raphaël Glucksmann.
08:43Est-ce que c'est cette ligne, ce soir, qui va susciter l'engouement des militants,
08:49des adhérents à cette primaire PS Place Publique ?
08:51On va le savoir dans quelques instants.
08:53On le rappelle, Olivier Faure, il est déjà inscrit dans les différents sondages.
08:57Il est crédité de 3 à 5% s'il se présentait au premier tour de la présidentielle.
09:01Mais avant d'être le candidat du PS, premier obstacle donc cette primaire
09:04et les résultats de ce premier tour dans quelques instants maintenant.
09:08Merci beaucoup, Hugo Capelli.
09:11Évidemment, on va suivre ça en direct sur BFM TV.
09:13Tiens, j'aimerais avoir un peu le regard de l'écologiste et du communiste sur le plateau.
09:18Quand on voit ces cinq visages, nourdures en rochers,
09:21quel est celui qui vous inspire le plus ?
09:23Alors moi, je ne vais pas vous dire que ce n'est pas à moi de choisir pour les socialistes.
09:26Ils ont décidé de faire une primaire fermée au PS Place Publique.
09:29Grand bien leur face.
09:30Moi, je pense qu'il fallait une primaire beaucoup plus large.
09:32Ils l'ont refusé très bien.
09:34Moi, ce que je leur demande surtout, c'est derrière d'avoir bien la sensation
09:38qu'ils sont de gauche et qu'ils vont s'affirmer de gauche.
09:40Je vous entendais tout à l'heure dire...
09:41Vous avez un doute ?
09:42Vous avez un doute ?
09:43En fait, il y a une vraie attente du Bloc central
09:46d'espérer que le Parti socialiste glisse vers le centre
09:49et en réalité délaisse la gauche.
09:52Et ça, c'est sous aucun prétexte.
09:54Je pense que notre seul moyen d'être fort,
09:56c'est d'avoir un projet qui soit un projet ambitieux
09:59pour les Françaises et les Français
10:00et que ce projet doit être vraiment ancré à gauche,
10:04un projet écologiste ancré à gauche de transformation.
10:08Qui selon vous ?
10:10Avec Mélenchon.
10:11Pour moi, l'alliance, elle doit être la plus large possible.
10:15Avec ne signifie pas derrière, on est bien d'accord.
10:17D'accord, mais avec Mélenchon.
10:17Moi, l'alliance, pour moi, doit être la plus large possible.
10:19Nous n'avons pas le choix, Jean-Luc Mélenchon.
10:21Le péril de l'extrême droite est trop important.
10:23Pourquoi vous n'avez pas le mot Mélenchon ?
10:25Je peux dire le mot Mélenchon, je ne sais jamais si c'est ça que vous dites.
10:27Je ne comprends pas.
10:28Je suis un garçon de sable de la campagne, moi.
10:30Je vous demande avec Mélenchon et vous tournez autour du pot.
10:32Parce que je ne crois pas que ce soit vous, mon interlocuteur.
10:34Avec Mélenchon.
10:35Je vous repose la question, alors.
10:37Avec Jean-Luc Mélenchon.
10:38Moi, je veux que ce soit ancré à gauche
10:39et qu'à la fin, toute la gauche soit rassemblée.
10:41Dans tous les cas, au second tour, on aura besoin de toute la gauche.
10:43Donc de la gauche, de Mélenchon, jusqu'à l'aile droite du Parti Socialiste.
10:49Ce qui n'est pas ce que dit M. Jadot chez vous.
10:50Il nous faut énormément.
10:51Ce qui ne dit pas M. Jadot chez vous.
10:52Mais qui soutient, qui soutient, appelle l'UX.
10:54Je pense que pour avoir un vrai projet de transformation,
10:58un vrai projet écologiste exigeant,
11:00et avoir un vrai projet qui correspond aux attentes des Français,
11:03par exemple sur les services publics,
11:04comme on l'a vu sur le service public de l'éducation,
11:06il faut changer de politique.
11:07Et je pense que la politique dont on souffre depuis maintenant 20 ans
11:10est une politique qui nous a emmenés collectivement dans le mur.
11:13Donc, l'antisémitisme, vous le mettez, hop, ça, sur la table.
11:17Moi, j'ai toujours été très clair sur le fait que l'antisémitisme est inacceptable.
11:23Mais ce que je vois, c'est qu'encore aujourd'hui,
11:24le plus grand péril sur l'antisémitisme reste à l'extrême droite
11:27et que les personnes qui ont été condamnées pour antisémitisme
11:30et incitation à l'aide raciale sont tous à l'extrême droite.
11:33Et j'en ai toujours pas pu chez les insoumis.
11:34Il peut être aussi bien à l'extrême droite qu'à l'extrême gauche.
11:35Sauf que, dans les partis politiques, je n'ai vu personne condamné.
11:39Et je suis désolé, je ne mettrai jamais de signe égal.
11:41Je pense qu'il faut combattre l'antisémitisme absolument partout,
11:44mais que le péril que représente l'extrême droite
11:46est un péril absolument majeur pour une grande partie des Français.
11:50Et je parle même des binationaux ou de ceux qui sont nés étrangers.
11:53C'est-à-dire pas seulement des Noirs, des Arabes ou des Juifs.
11:56Donc, le vrai candidat de la gauche, si on vient entre les lignes,
11:59c'est Jean-Luc Mélenchon.
12:02Je crois honnêtement, quand on regarde...
12:05Moi, sans surprendre personne, je ne vote pas la primaire de tout à l'heure.
12:09En revanche, moi, je pense que pour gagner du temps
12:11et que les choses soient plus simples,
12:13toute la gauche devrait s'unir dès maintenant derrière Jean-Luc Mélenchon,
12:16gagner du temps pour vous aux législatives,
12:18et vous assurer de garder vos postes.
12:19Parce qu'en réalité, les écologistes, le Parti Socialiste,
12:22mais aussi le Parti Communiste,
12:24ont besoin de la France insoumise
12:26pour conserver des postes à l'Assemblée nationale.
12:28Donc là, tout ça, c'est une grande mascarade.
12:29Cette primaire-là, elle a deux objectifs.
12:32Soit le gagnant se ralliera au bloc central,
12:34si c'est Raphaël Guzman,
12:35et si c'est Olivier Faure ou Madame Royal,
12:37ils finiront par travailler avec M. Mélenchon
12:39et son parti, qui est la France insoumise.
12:42Et basta !
12:43En 2022, on nous avait dit, Mélenchon,
12:46jamais on travaille avec lui,
12:47ils ont fini par bosser avec lui.
12:48En 2024, pendant toutes les européennes, je m'en souviens,
12:51le PS et LV nous expliquaient,
12:54jamais Mélenchon.
12:55Et puis, ils ont vu les sondages,
12:57ils ont vu que dans leur circonscription,
12:58ils allaient perdre.
12:59En 2024, c'est absolument pas ça qui s'est passé.
13:01On a vu que l'extrême-droite pouvait gagner.
13:03Et à ce moment-là...
13:03L'extrême-droite qui peut gagner,
13:05ça fait des années qu'on dit que Marine Le Pen peut gagner.
13:06Il n'empêche qu'en 2024, heureusement qu'il y a eu l'ENFP.
13:08Et je finis juste sur un point,
13:09vous n'avez pas eu la majorité non plus,
13:11et je finis juste sur un point,
13:12c'est qu'entre-temps, il y a eu le 7 octobre,
13:14entre-temps, il y a eu des militants
13:15d'extrême-douche qui ont tué quelqu'un,
13:17entre-temps, il y a des lycées qui ont brûlé,
13:19entre-temps, il y a Balguéoco,
13:29insoumise pas trop,
13:30ils finiront par être main dans la main,
13:31il y aura l'ANUPES bis,
13:33ou je ne sais pas quoi,
13:34un truc comme ça,
13:34ils se donneront la main,
13:35il sera très sympa.
13:36Et ce soir, vous le confirmez ?
13:38Non, je ne vous le confirme pas du tout,
13:40puisque nous, au départ,
13:41quand nous avions prévu de faire une primaire collective
13:44qui allait de l'après au Parti Socialiste,
13:46avec François Ruffin,
13:48le pôle que nous voulions,
13:49qui devait être un pôle majoritaire,
13:51c'était un pôle où à la fois Glucksmann et Mélenchon
13:53ne voulaient pas participer.
13:55Et c'était de leur choix.
13:56Mais à ce moment-là,
13:56je pense que ce pôle-là,
13:58il a une vraie chance de gagner
13:59et d'offrir une possibilité aux Français.
14:02Après, nous sommes réalistes
14:03et nous avons besoin de politiques écologistes,
14:05nous avons besoin de défendre nos services publics,
14:08nous avons besoin de tourner la page de gouvernements
14:10qui n'ont pas servi l'intérêt général
14:12et l'intérêt des Françaises et des Français,
14:13et qui ont été beaucoup trop aux ordres
14:16et à l'écoute d'intérêts financiers
14:18qui n'étaient pas l'intérêt des Français.
14:19Et donc, tant que l'extrême droite
14:21est aux portes du pouvoir,
14:22moi, je le dirai toujours,
14:23je m'allierai à quiconque fera face à l'extrême droite
14:26et y compris en ouvrant vers le centre.
14:28La question n'est pas celle-là.
14:29La question est celle d'empêcher l'extrême droite
14:32d'arriver au pouvoir.
14:32Vous avez toujours eu le candidat, ou pas, d'ailleurs ?
14:35On a toujours eu le candidat, je vous le confirme,
14:36ça a été même réaffirmé une seconde fois.
14:39Réaffirmé.
14:40On va aller retrouver Edgar Bequet.
14:42Vous suivez Raphaël Glucksmann.
14:45Edgar, Raphaël Glucksmann,
14:47qui fait figure de favori
14:48et qui espère même être élu dès le premier tour.
14:53Oui, et le suspense reste total
14:55parce qu'on le rappelle,
14:56un peu plus de 140 000 personnes
14:57peuvent participer à cette primaire,
15:00peuvent voter essentiellement des militants socialistes
15:02et des militants de place publique,
15:04le parti de Raphaël Glucksmann.
15:06Mais il y a des sympathisants qui peuvent voter,
15:09des sympathisants de gauche
15:10qui ne sont affiliés à aucun parti.
15:12Et ça va être ça, la grande inconnue de ce scrutin.
15:15C'est ça qui rend cette primaire très incertaine.
15:18Raphaël Glucksmann, c'est le favori
15:20de cette primaire socialiste.
15:22Il a réussi à amener derrière lui
15:24des barons du PS,
15:25comme Boris Vallaud,
15:26c'est le président du groupe socialiste
15:28à l'Assemblée Nationale,
15:28ou encore Patrick Cannaire,
15:29lui, c'est le président du groupe socialiste au Sénat.
15:32Raphaël Glucksmann,
15:33qui lui, doit arriver au Solaris,
15:35la salle qui se trouve juste derrière moi,
15:36aux alentours de 18h30,
15:38au moment de la proclamation des résultats.
15:40Et il ira ensuite dans un bar
15:42situé non loin de là
15:43pour retrouver ses militants,
15:45soit pour fêter sa victoire.
15:47sa désignation dès le premier tour,
15:49c'est ce que certains...
15:50...beaucoup, Edgar Becket,
15:52Amandine Attalaya,
15:54grands favoris au point
15:55où potentiellement,
15:56il n'y a pas de deuxième tour
15:56les 16 et 17 octobre.
15:57Bon, c'est pas si sûr, non.
15:59Franchement,
16:00même dans le camp de Raphaël Glucksmann,
16:02ils ne sont pas certains,
16:03ce soir,
16:03d'arriver à passer au premier tour.
16:06Le grand point fort de Raphaël Glucksmann,
16:08en fait,
16:08ce sont les sondages aujourd'hui.
16:10C'est-à-dire que c'est le seul
16:11qui dépasse les 10%
16:12pour l'élection présidentielle
16:14et qui donc est parti
16:15pour faire un score honorable,
16:16même si aujourd'hui en l'État,
16:18il n'y a aucune configuration
16:19où les socialistes
16:21se qualifient au second tour.
16:22Ils sont complètement écrasés
16:24par Jean-Luc Mélenchon
16:25qui fait des scores extrêmement hauts
16:27pour l'instant,
16:28là aussi,
16:28dans les sondages.
16:30Certains envisagent
16:31un second tour,
16:32pourquoi pas,
16:33entre Olivier Faure
16:34et Raphaël Glucksmann.
16:35Olivier Faure qui,
16:36lui,
16:37si on parle des sondages,
16:38plafonne à 3 ou 5%
16:39pour la présidentielle,
16:40donc c'est quand même
16:41pas extrêmement enthousiasmant
16:42dans la perspective
16:43d'une qualification.
16:45D'autres se demandent,
16:46c'est un peu la question aujourd'hui,
16:47quel score pourrait faire
16:48Ségolène Royal ?
16:49Est-ce que plus de 20 ans
16:52après sa victoire
16:53à la primaire socialiste de 2006,
16:55est-ce qu'elle est capable
16:56de faire un score aujourd'hui ?
16:57Elle n'a pas été excellente
16:59dans les débats,
17:00loin de là,
17:00elle est même parfois
17:01passée complètement à côté,
17:02mais tout est possible
17:03parce qu'on connaît très mal,
17:05en effet,
17:05le corps électoral aujourd'hui.
17:07Bastien Bonargent,
17:08je vous pose la même question.
17:09En tant que secrétaire général
17:10des jeunes communistes,
17:12quand on voit
17:13ces cinq visages-là,
17:14qui vous semble
17:14le plus convaincant ?
17:16Est-ce que vous suivez
17:16cette primaire de la gauche
17:17avec intérêt ?
17:19On la suit de loin,
17:20on va dire.
17:21Vous n'êtes pas sans savoir
17:22qu'au Parti communiste
17:23et comme chez les jeunes communistes,
17:25la démarche qui est celle
17:26de la primaire collective
17:28qui était engagée déjà cet été,
17:30ce n'était pas la nôtre.
17:31Cette primaire socialiste,
17:32ce n'est pas non plus la nôtre
17:33et aucun de ces cinq candidats
17:35n'est le nôtre.
17:35Mais les dynamiques
17:36vont être très intéressantes
17:37à observer néanmoins.
17:38Moi, pour tout vous dire,
17:41on a un candidat
17:42qui s'appelle Fabien Roussel,
17:43donc on va tenir avec lui
17:44la campagne
17:45qui sera celle du Parti communiste,
17:46très engagée
17:47sur les luttes sociales
17:48qui aujourd'hui structurent le pays.
17:50Et puis, pour tout vous dire,
17:51je venais,
17:52en arrivant ici,
17:53en lisant un sondage
17:54sur l'intérêt des Français
17:56vis-à-vis de cette primaire.
17:57et j'ai cru voir
17:59que près de 75% des ouvriers
18:03ne se disaient pas du tout intéressés
18:05par cette primaire
18:06et cet espace politique
18:07et près de 58% des employés aujourd'hui.
18:09Donc, je pense que ça dit aussi
18:11quelque chose de l'intérêt
18:12que les Françaises et les Français
18:13ont de cette primaire.
18:14Et nous, notre démarche,
18:16elle est ailleurs,
18:16c'est-à-dire essayer de rassembler
18:17au-delà des gens
18:18qui sont déjà convaincus à gauche
18:20dans un électorat
18:21qui aujourd'hui s'abstient pour beaucoup
18:22ou vote pour d'autres candidats,
18:26y compris aujourd'hui
18:27au Rassemblement National
18:28et entamer un grand rassemblement
18:30aujourd'hui du monde du travail
18:31des jeunes de ce pays
18:32derrière la candidature
18:33de Fabien Roussel.
18:34Fabien Roussel qui reste,
18:35pardon de le dire,
18:36mais très bas dans les sondages.
18:37Oui, mais ce n'est pas une raison
18:39pour...
18:40On peut accepter
18:42que les partis que disent
18:43même bas dans les sondages.
18:44On a le droit de participer
18:45pour faire des idées.
18:47Au Parlement,
18:47il y a un endroit que j'aime bien,
18:48c'est la buvette.
18:50Parce que c'est là
18:50où on discute
18:51avec les autres partis politiques.
18:52Pourquoi ça ne me surprend pas,
18:53Issa Ramos ?
18:54Et à la buvette,
18:55les communistes et les écolos,
18:57c'est à peu près la même chose.
18:58Ils sont divisés en deux.
18:59Vous avez des députés communistes
19:00qui pensent que
19:02pour sauver un peu des places
19:03et donc une pensée,
19:05il faut aller avec Jean-Luc Mélenchon.
19:06Et puis vous avez des communistes
19:08qui disent
19:08mais ce n'est pas le score
19:09qui est important.
19:10On va faire un programme,
19:11on va défendre les travailleurs
19:12et on va mettre le programme.
19:14Et chez les écolos,
19:15c'est la même chose.
19:16Vous en avez qui disent
19:16je ne pourrais plus être élu
19:18si je n'ai pas la France insoumise.
19:21et d'autres qui sont plus modérés
19:23et qui n'ont pas envie
19:25d'aller avec Mélenchon.
19:26Je suis désolé,
19:27c'est une vision de la politique
19:28à laquelle j'ai beaucoup de mal.
19:29C'est ce que disent les gens que j'ai voulu.
19:30C'est une chose qu'on ne peut pas nous reprocher,
19:33c'est de passer notre temps
19:34à aller à la soupe.
19:35Quand Cécile Duflo
19:36quitte le gouvernement,
19:49c'est...
19:50Nous avons des élus
19:52qui prennent le risque
19:53de se représenter
19:54dans des conditions difficiles
19:55pour leur conviction.
19:56Et effectivement,
19:57il y a un vrai problème
19:58de personnes
19:58qui vont courir
19:59derrière leur propre réélection.
20:01Mais ce n'est rarement
20:02le cas des écologistes
20:03et je trouve que
20:04mettre les écologistes
20:04dans ce panier-là
20:05est particulièrement désagréable
20:07et particulièrement inadapté
20:08parce que ce n'est pas...
20:09Mais je peux me mettre
20:10nous-dedans pareil,
20:11mais c'est quand même la réalité.
20:15Eh bien, je pense
20:16que c'est beaucoup moins
20:17la réalité
20:17que dans les autres parties.
20:18Et je pense que c'est normal
20:20que vous défendez le groupe.
20:21Si vous permettez,
20:22justement,
20:22mais on ne reparlera plus après,
20:23c'est peut-être un mot
20:24de vieux schnock,
20:25si j'ose dire,
20:25mais je suis très attristé
20:28du vote électronique.
20:29Je trouve que la procédure,
20:32elle prend tout son sens
20:33quand vous allez
20:33dans un bureau de vote
20:34que vous vous retrouvez
20:35au côte à côte
20:36avec des gens
20:37qui sont d'avis différents
20:38que vous
20:38et vous vous confrontez
20:40et puis vous allez
20:41vous isoler
20:41et vous votez.
20:42Je veux dire,
20:43c'est vraiment
20:43un processus démocratique.
20:45Je veux dire,
20:45l'abandonner au profit
20:47d'une démocratie
20:48du pyjama,
20:49c'est-à-dire
20:49vous faites ça de chez vous.
20:50Et puis il y a une réflexion.
20:50Oui, mais en même temps,
20:51est-ce que c'est pas...
20:52Oui, mais est-ce que ça...
20:54Alors,
20:55et d'un autre côté,
20:55on pourrait dire
20:56que ça incite aussi
20:56les gens à voter plus facilement,
20:58pas besoin de se déplacer.
20:59Alors, pas tant visiblement.
21:00Et il y a quand même
21:01tout un processus
21:01quand on rentre dans l'isoloir
21:02et de réflexion
21:03qui est intéressant
21:04quand on versus,
21:05il y a un peu
21:06le tinder de la politique.
21:08D'ailleurs,
21:08là-dessus quand même,
21:09Patrick Menucci,
21:11qui est le président
21:11de la commission
21:12d'organisation de la primaire,
21:13a affirmé aujourd'hui
21:14à nouveau
21:15dans la tribune dimanche
21:16qu'il avait la garantie
21:17qu'aucun bot,
21:18aucun robot
21:19n'avait pu voter
21:21à ce scrutin.
21:22C'était une vraie interrogation
21:23puisqu'il y a eu
21:24cette cyberattaque,
21:24on ne sait toujours pas
21:25qui est derrière,
21:27de savoir
21:27si ça allait vraiment
21:28perturber les résultats.
21:30A priori,
21:30il est plutôt optimiste.
21:31Oui, tout à fait,
21:32mais quand même,
21:33ça a plus que troublé
21:35cette primaire
21:36puisqu'on devait normalement
21:37avoir la fin du scrutin hier
21:39et les résultats hier samedi.
21:40Ils l'ont prolongé d'un jour
21:42et il y a un grand mystère
21:44sur qui est à l'origine
21:45de cette attaque de bot,
21:46au pluriel.
21:48On ne sait pas très bien
21:49ce qui s'est passé,
21:51ça a en tout cas
21:52largement retardé
21:53et puis il y en a certains
21:54qui ont été bloqués aussi,
21:55c'est-à-dire qu'il fallait
21:56parfois patienter beaucoup
21:58sur Internet
21:58pour réussir à voter,
22:00donc ça peut être décourageant.
22:01Pourtant,
22:02ils ont fait appel
22:03aux meilleurs prestataires
22:04aujourd'hui connus en France
22:05à peu près pour organiser ça.
22:07Donc,
22:08bon,
22:09c'est l'époque
22:11que voulez-vous
22:11qui fait qu'il est très difficile
22:13aujourd'hui
22:13d'encadrer un vote
22:15en effet sur Internet.
22:18On suivra donc en direct
22:19les résultats.
22:20La fin du vote,
22:21c'est dans 20 minutes
22:21et puis les résultats
22:23suivront très vite derrière.
22:24Donc,
22:25sur les coups de 18h15,
22:26on les suivra avec vous,
22:27notamment Amandine Atalaya
22:29en direct.
22:32sur le fond,
22:34ces deux stratégies,
22:35on disait qu'ils s'opposent,
22:36Nicolas Domenac,
22:37c'est l'opposition radicale ou non,
22:40la rupture radicale ou non
22:41avec la France insoumise.
22:42La stratégie de Raphaël
22:43Lusmane le favori,
22:44c'est de dire rupture
22:45absolument totale,
22:47ce qui,
22:47à en croire les sondages,
22:49est plutôt une stratégie gagnante
22:51pour cette primaire.
22:52Mais est-ce que ce n'est pas
22:53un pari extrêmement risqué
22:54pour accéder au second tour ?
22:57Pas pour accéder au second tour,
22:58pour la suite.
22:59Mais toute la question
23:00est de savoir
23:00s'il est capable
23:01d'entraîner une dynamique
23:02ou pas.
23:02c'est ce qu'on attendait de lui
23:05à la vérité,
23:06je dois dire qu'on l'attendait
23:06de lui depuis un bout de temps,
23:08depuis les européennes notamment,
23:10où il avait fait
23:10un excellent score,
23:11on attendait un guerrier
23:12et il a pris le train
23:14pour Bruxelles.
23:15Si vous voulez,
23:15depuis,
23:16on espère toujours
23:17le voir ressurgir
23:18et cette primaire
23:19n'a pas été le théâtre
23:21de ce retour gagnant,
23:23victorieux,
23:23etc.
23:24Il n'a pas satisfait
23:25complètement,
23:25même s'il n'était pas
23:27si mauvais que ça,
23:28mais il n'a pas été guerrier.
23:29C'est toujours l'interrogation
23:30qu'on a en face de lui
23:32sur cette capacité
23:33à créer une dynamique.
23:34D'où l'importance
23:35du vote.
23:36Est-ce qu'il aura
23:37suffisamment d'avance
23:38qui peut lui donner
23:39ce souffle,
23:40en tout cas ce trampoline
23:43nécessaire,
23:43à vraiment ensuite
23:44emporter,
23:45et peu importe
23:45s'il est abandonné
23:46parce qu'il sera abandonné
23:47par Olivier Faure
23:48qui continuera ses bagouilles
23:49comme d'habitude.
23:50Ce n'est pas important.
23:52Ce n'est pas important
23:53s'il existe.
23:54Mais pour l'instant,
23:55il reste à en apporter
23:57la démonstration.
23:58La qualification
23:59du deuxième tour
23:59pour la présidentielle,
24:01elle est située
24:02à peu près
24:03par les spécialistes
24:04aux alentours
24:04de 24%.
24:05Le calcul
24:06de Raphaël Guzman,
24:07c'est de dire
24:08que la radicalisation
24:09de Jean-Luc Mélenchon
24:10va faire qu'à gauche,
24:12si Mme Le Pen
24:13en est sûr
24:13qu'elle est au deuxième tour,
24:15Mélenchon ne pourra
24:16pas la battre.
24:17Et que lui,
24:17finalement,
24:18l'écart qu'il a
24:19à 14 points
24:20avec M. Mélenchon
24:21à 20 points
24:22va se réduire
24:24parce que
24:25les gens de gauche
24:25vont se dire
24:26mais c'est que lui
24:27qui pourra battre
24:28Mme Le Pen.
24:29Et donc,
24:29le calcul de Raphaël Guzman,
24:31c'est de rattraper Mélenchon
24:32dans une espèce
24:33de vote utile à gauche.
24:35Voilà.
24:35C'est possible.
24:36C'est pour ça que moi,
24:37je pense que Raphaël
24:38n'est pas encore,
24:40personnellement,
24:40je trouve,
24:41il n'incarne pas encore
24:42la fonction dans sa personne,
24:44dans la profondeur
24:44de nos territoires,
24:45dans la ruralité,
24:46mais il a un espace politique.
24:47Et donc,
24:48c'est peut-être là
24:49que lui jouera sa carte
24:50et en sachant que
24:51le deuxième tour,
24:52que ce soit pour M. Attal,
24:55que ce soit pour Édouard Philippe
24:56ou pour quelqu'un
24:57d'une gauche modérée,
24:58ce sera 24%.
24:59On le connaît à peu près,
25:00le plafond sur lequel
25:01il faudra aller
25:02et on voit bien M. Mélenchon
25:04qui ira faire
25:05comme il l'a fait d'habitude,
25:0722%,
25:07mais sa radicalité,
25:08elle va lui permettre
25:09de faire un bon score
25:11de premier tour,
25:11mais elle va l'empêcher
25:12à coup sûr.
25:13Ça plafonnera.
25:14Et donc,
25:15la gauche modérée
25:16peut se saisir de ça.
25:17Je vous donnerai le micro
25:18dans un instant,
25:19Stanislas Rigaud,
25:20vous souhaitiez réagir,
25:20mais juste avant,
25:21Milana Arjunas nous attend.
25:23Vous êtes sur les lieux
25:24de l'annonce des résultats.
25:26C'est dans...
25:28Allez,
25:28une petite demi-heure maintenant,
25:29les choses se précisent.
25:33Absolument, Julie.
25:34Pour être complet sur le programme,
25:36les votes doivent être clôturés
25:37à partir de 18h.
25:39Ils seront annoncés
25:39à partir de 18h15.
25:41Juste ici,
25:41on va vous montrer
25:42cette scène,
25:43cette salle du 20e arrondissement
25:44avec Laura Champion.
25:46C'est donc sur cette scène
25:47que les résultats
25:48seront annoncés
25:48à partir de 18h15
25:50par Patrick Menucci,
25:51le président de l'organisation
25:52de cette primaire.
25:53Dans un premier temps,
25:54ce sera le nombre d'inscrits
25:56qui sera annoncé.
25:57On le rappelle,
25:58il est d'un peu plus
25:58de 140 000.
26:00Et puis,
26:00il y aura ensuite
26:00le nombre de votants,
26:01le dernier chiffre
26:02de votants
26:03dont nous disposons.
26:04Il était à 17h
26:05d'un peu plus
26:06de 119 000 votants
26:07pour cette primaire
26:08du Parti Socialiste.
26:09Un des organisateurs
26:10de cette primaire socialiste
26:13et de place publique
26:13m'expliquait
26:14qu'il pensait
26:15peut-être arriver
26:16à plus de 90%
26:18pour la participation totale.
26:20Pour l'instant,
26:20dans cette salle
26:21du 20e arrondissement,
26:22beaucoup de journalistes,
26:23pas de candidats
26:24encore arrivés.
26:25On le rappelle,
26:26Jérôme Gage
26:27et Emmanuel Morel
26:28devraient être présents
26:29au moment de l'annonce
26:30des résultats.
26:30Ce qui ne sera pas le cas
26:31d'Olivier Fort,
26:33Ségolène Royal
26:33et Raphaël Glucksmann.
26:35Vous voyez ici
26:36beaucoup de journalistes
26:37surtout.
26:38Des soutiens
26:38devraient arriver aussi.
26:39Des soutiens
26:40de chaque candidat
26:40devraient arriver
26:41dans un second temps.
26:42Pour l'instant,
26:43on voit par exemple
26:43Arthur Delaporte,
26:45porte-parole
26:45de la campagne
26:46d'Olivier Fort.
26:47Voilà les premiers soutiens
26:48qui commencent donc
26:49à arriver ici
26:50dans cette salle
26:50du 20e arrondissement.
26:52Merci beaucoup
26:53Milan Argelas.
26:54Fin du vote
26:54d'ici un petit quart d'heure
26:56et les résultats
26:57suivront dans la foulée.
26:58Stanislas Rigaud,
26:58je vous donne le micro.
26:59Vous souhaitiez réagir
27:00sur l'hypothèse Glucksmann.
27:01Oui, tout à fait.
27:02J'entends bien le point
27:03et la stratégie
27:04de Raphaël Glucksmann
27:04de vouloir faire
27:05un vote utile
27:05mais le problème
27:07majeur aujourd'hui
27:07de Glucksmann
27:08c'est que lui-même
27:09au second tour
27:09est donné perdant
27:10face à Marine Le Pen.
27:12Et donc cet argument-là
27:13est caduque
27:14et le problème qu'il a
27:15c'est que contrairement
27:15à Jean-Luc Mélenchon,
27:16il ne semble pas
27:17en tout cas
27:18être en capacité
27:19à faire la même campagne
27:20ou avoir autant de soutien
27:21autant de force
27:22et être aussi bon débatteur.
27:23Le problème de Glucksmann
27:24c'est qu'honnêtement
27:25ça fait 10 ans
27:26que c'est l'éternel espoir
27:26de la gauche
27:27et ça fait 10 ans
27:28qu'on est déçu.
27:29Ça fait 10 ans
27:29qu'on nous explique
27:30que c'est et l'intellectuel
27:31et le stratège.
27:32Vous vous êtes pas déçu
27:33vous êtes pas de gauche.
27:35Pour la beauté de la politique.
27:36Pour la beauté de la politique.
27:38On est déçu à gauche
27:39donc j'ai eu peur.
27:40Je ne suis pas d'accord avec vous
27:41mais au moins avec vous
27:41en Platon
27:42on s'amuse un peu
27:42avec Glucksmann.
27:43Vous êtes un ancien
27:44de la génération Zemmour.
27:46Exactement
27:46et on s'ennuie profondément
27:47quand on écoute Raphaël Glucksmann
27:49et cette primaire-là
27:49d'ailleurs
27:50pardon mais
27:51tout le monde s'en fiche
27:53malheureusement.
27:54Enfin vous voyez
27:54j'ai pas...
27:55Ah bah non mais dites pas ça
27:56nous ça nous passionne.
27:57Sauf sur BFM
27:57les gens sont passionnés
27:58parce que c'est sur BFM
27:59mais M. Morel
28:00je le connaissais pas
28:00il y a une semaine
28:01par exemple.
28:01Mais c'est bien.
28:02C'est bien ?
28:03Moi je l'ai découvert.
28:06C'est nouveau visage.
28:07Je l'ai découvert.
28:12Il sait qu'il va pas gagner.
28:13C'était intéressant
28:14d'avoir pu poser une pensée.
28:16Les autres
28:16ils étaient dans des calculs
28:17c'est comme ça
28:18il faut qu'il gagne
28:19donc c'est plein de calculs politiques.
28:21Lui il est arrivé tranquille
28:22et j'ai trouvé
28:22que c'était pas inintéressant.
28:24C'est la social démographie.
28:26C'est la social démographie.
28:27C'est un socialiste
28:28comme il en existe encore.
28:32Conviction laïque républicaine.
28:33Un peu cheminementiste.
28:35Un peu de cette mouvance
28:36sur la suite des choses
28:38et il nous reste quelques secondes
28:39avant de passer la main
28:40mais vous avez vu
28:41que Gabriel Attal
28:41propose une primaire XXL
28:44allant de Raphaël Glucksmann
28:45à Bruno Retailleau.
28:46Est-ce que c'est une hypothèse ?
28:47Pour l'instant
28:48Raphaël Glucksmann le rejette.
28:49Il est concentré
28:50sur sa primaire là à gauche
28:51mais est-ce que c'est une hypothèse
28:54plausible qu'ensuite
28:55pour désigner un candidat
28:57du centre droit
28:59Raphaël Glucksmann y aille ?
29:01C'est comme la primaire
29:03fantasmatique
29:04de nos amis
29:04de la gauche extrême.
29:06La petite primaire
29:07comme disait Hollande
29:07ça n'a aucune chance
29:09de voir le jour.
29:11aucune réalité
29:12aucune dynamique
29:13aucun leader porteur
29:15aucune appétence
29:17pour ça
29:17je pense que
29:19il ne faut pas rêver.
29:20Il faut de l'argent
29:21en plus à force de faire des primaires
29:22ça coûte cher
29:23que toutes ces bêtises.
29:24Allez merci beaucoup
29:25merci messieurs
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