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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:01Place à présent à nos duilistes du vendredi.
00:05Tugue du Haldenis est déjà installée face à vous Raquel Garrido.
00:09Je suis ravie de vous retrouver tous les deux.
00:10Je vous laisse vous installer tranquillement.
00:12On va regarder...
00:12Depuis hier, moi, en fait.
00:13Vous n'avez pas remarqué, mais je suis le filière.
00:15On va regarder mon chernet de campagne.
00:18Si vous le voulez bien, réalisé par les équipes de Ligne Rouge, le 20-27, c'est tout de suite.
00:27Au salon de l'aéronaval, hier, c'était à droite toute.
00:32Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Le Pen ou encore Éric Zemmour,
00:37tous sont venus découvrir le fleuron de la défense française, comme le France Libre.
00:44Et pour certains, nous réciter leurs leçons.
00:47Richelieu disait, les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu'ils ont ignoré.
00:52Les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu'ils ont oublié.
00:58Marine Le Pen et Bruno Retailleau auraient-ils les mêmes professeurs ?
01:03En tout cas, ces deux-là ont poussé le mimétisme un peu plus loin,
01:08se disputant chacun leur tour les manettes de ce nouvel hélicoptère de combat.
01:13Est-ce qu'on peut monter si vous voulez ?
01:16Je précise que c'est la maquette, c'est pas le vrai, mais pour la photo, n'hésitez pas.
01:21Et vous pourriez piloter cette hélico, parce que c'est mon pilote automatique.
01:25Tellement, voilà, sauf si vous pilotez déjà.
01:27Pour peut-être piloter le pays, rendez-vous dans moins de 6 mois.
01:32En attendant, Marine Le Pen adore habiller l'actuel commandant de bord.
01:37Emmanuel Macron, il aura vraiment enregistré tous les records, y compris le record de voir un budget rejeté sans une
01:45seule voix pour, même pas ses propres députés.
01:48Je vais me permettre que c'est quand même une fin de règne qui est un peu pathétique.
01:52Du côté de Bruno Retailleau, avant d'espérer prendre les commandes, il faut d'abord se séparer de copilotes embarrassants.
02:02Les héritiers du macronisme, les anciens premiers ministres, ne pourront pas gagner cette primaire.
02:06Parce que le bilan d'Emmanuel Macron est tellement désastreux qu'il les irradie et qu'ils n'arriveront pas
02:12à s'en séparer.
02:13On n'oubliera pas quand même qu'il n'y a pas si longtemps, vous étiez encore ministre de l
02:18'Intérieur dans un gouvernement macroniste.
02:26La gauche aussi avait son rassemblement hier.
02:29Dans les cortèges de la manifestation nationale, on a vu Raphaël Glucksmann pour la première fois dans la rue depuis
02:36le début du mouvement.
02:38Raphaël, président ! Raphaël, président !
02:41Un accueil rapidement parasité.
03:01Pour la camaraderie, on repassera tant partis socialistes et LFI n'ont franchement plus grand chose à se dire.
03:10Il a fallu d'ailleurs aller à l'autre bout de la place de la République pour trouver trace d
03:16'un Jean-Luc Mélenchon comme chez lui.
03:19Mélenchon ! Mélenchon ! Mélenchon ! Mélenchon c'est qui ? C'est Mélenchon ! C'est qui ? C
03:26'est Mélenchon !
03:28Ici, ce n'est pas une pancarte, mais le nouveau programme de LFI que l'on brandit.
03:35Arrêtez de me récupérer !
03:40Soyez de bonne foi, monsieur Mélenchon.
03:42Ces déambulations dans les cortèges, n'est-ce pas une façon de faire un meeting de campagne à moindre coût
03:47?
03:53Voilà, une campagne, vous l'avez compris, marquée par la colère sociale et les manifestations qui vont se poursuivre encore
03:58demain.
03:59Plusieurs syndicats qui vont défouiller de la place de la République à la place de la Nation demain à 14h.
04:03Les gilets jaunes qui comptent eux aussi se mobiliser.
04:06Est-ce qu'ils ont raison de le faire alors que le gouvernement doit apporter une réponse ?
04:11Grâce à une conférence sociale, lundi ?
04:14Bien sûr, la mobilisation paye. Il n'y a que la mobilisation qui paye, d'ailleurs.
04:19Alors que, normalement, les urnes auraient déjà dû donner un résultat, notamment depuis juin 2024.
04:25Déjà, époque où la gauche a obtenu 9 millions de voix et 192 députés.
04:30Déjà, à cette époque-là, le président Macron aurait dû nommer quelqu'un de gauche. Il n'a pas voulu
04:34le faire.
04:34Ensuite, quand Bayrou a perdu son vote de confiance, encore une fois, le président aurait dû nommer quelqu'un de
04:40gauche.
04:41Il ne l'a pas fait. Bon, là, maintenant, soit le corps nu, vraiment, dans les heures qui viennent,
04:48livre cette forte augmentation du salaire minimum qui est revendiquée.
04:52Soit on va se retrouver au même endroit, au même point où on était après Bayrou.
04:55Vous avez vu qu'en l'état, vous avez dû entendre...
04:57Il faut que le président nomme un nouveau Premier ministre.
04:59Il faut que le président nomme un nouveau Premier ministre.
05:00Si le corps nu n'est pas capable de livrer ce qui est demandé...
05:04Il reste quelques mois, là.
05:05Oui, mais sauf que les gens, ils ne vont pas attendre quelques mois.
05:07Parce qu'après, on leur dira, c'est encore quelques mois, il y a encore quelques semaines, il y a
05:10encore quelques heures.
05:11Et un nouveau Premier ministre, ce serait qui ? Qui avez-vous en tête ?
05:13N'importe qui du nouveau Front populaire me convient. N'importe qui.
05:18Parce que la seule chose qui m'intéresse, c'est qu'on prenne les mesures d'urgence salariales qui sont
05:24requises.
05:24Je ne crois absolument pas à la possibilité de mettre en place tout le programme du nouveau Front populaire.
05:28Enfin, je veux dire, il y a 192 députés de gauche, donc ça ne fait pas la maille.
05:31En revanche, il est possible, à partir de ce bloc-là, qui est un bloc important, d'obtenir des concessions
05:36de la part, notamment des mochronistes et de la droite,
05:40sous la pression du mouvement populaire.
05:43Oui, après, eux vont noter qu'ils ne revendiquent pas Matignon.
05:46Parce qu'ils sont dans une logique d'écurie présidentielle.
05:49Et eux, ils disent aux gens, en gros, attendez avril ou rejoignez la campagne Mélenchon-Gluxmane.
05:55Il est un peu sur la même ligne de dire, en gros, les manifs, c'est sympa, mais rejoignez ma
05:59campagne.
06:00Mais il se trouve que le peuple devrait me mobiliser.
06:02Lui, il veut des réponses tout de suite.
06:04Bon, tu veux que du Haldenis, vous avez entendu la proposition de Raquel, un nouveau Premier ministre du NFP.
06:08Ça vous fait rêver, ça ?
06:09Oui, ça me fait vraiment rêver.
06:10Je ne suis pas sûr, de toute façon, en tout cas, sur l'application de l'entièreté, effectivement, du programme
06:14du NFP,
06:16où Raquel, grande princesse, accorde qu'elle ne demande pas l'application de l'entièreté du programme.
06:22Je ne suis pas sûr que, de toute façon, à Bercy et ceux qui gèrent les cordons de la Bourse
06:25en France,
06:26effectivement, pensent qu'on ait les moyens d'appliquer ce programme.
06:29C'est pour ça qu'il faut changer le gouvernement et que ce ne s'en pu eux qu'ils
06:31soient à Bercy.
06:32En revanche, j'aime beaucoup les gens comme Raquel qui utilisent souvent l'argument de la dissolution
06:38et de ce qui s'est passé à ce moment-là avec les nouvelles élections législatives
06:42pour dire que ça a été un rapte démocratique, on aurait dû mettre un Premier ministre issu du nouveau Front
06:48populaire.
06:48Non, vous oubliez qu'il y a eu une falsification, quoi qu'on pense, du Rassemblement national de cette élection
06:53avec le Front républicain et qu'on est passé d'une élection européenne
06:57où les scores additionnés de Mario Maréchal, de Jordan Bardella et de François-Xavier Bellamy,
07:01vous avez plus de 50% des Français, à effectivement la reconduction du macronisme
07:05avec l'aide de...
07:07Alors, on ne va pas revenir sur ce qui s'est passé en 2024.
07:10Ça, c'est assez important.
07:11Je voudrais qu'on aille jusqu'au bout parce que je vous l'entends dire tous les jours à la
07:14télé, ça, Tugdual.
07:15Je suis moins souvent que vous.
07:16Le score...
07:17Moi, je suis le vendredi et le mercredi, mais...
07:21Le score, pardon.
07:22Le Front populaire, vous vous nourrissez...
07:23Le Front républicain, pardon.
07:25Vous nourrissez que vous le vieillez ou non.
07:26Une frustration démocratique qui fait qu'ensuite, vous avez des gens dans la rue
07:30ou des gens qui pètent des câbles.
07:33Ok, Tugdual, sauf que, pardonnez-moi, le résultat en voie du nouveau Front populaire,
07:39du premier tour, c'est un résultat en propre qui ne doit rien au Front républicain.
07:46Le Front républicain...
07:47C'est vous qui avez permis à...
07:48Oh, pardon, on ne va pas revenir sur ce qui s'est passé en 2024.
07:51Raquel parle d'un nouveau Premier ministre.
07:53Moi, je suis...
07:54Elle, elle est vraiment très modérée.
07:56Moi, je pense qu'il faut carrément un nouveau président de la République.
07:58C'est-à-dire que je ne vois pas comment le 18 avril, qui est le premier tour de l
08:02'élection présidentielle,
08:03c'est une date très lointaine.
08:05Si on la met au regard de la convergence des luttes...
08:09Vous parlez de crise sociale tout à l'heure, Julie.
08:12Moi, je pense qu'on peut parler de chaos social.
08:15On parle aussi de propositions.
08:17Alors, hier, c'était les propositions du ministre de l'Éducation nationale aux lycéens.
08:21Bien, aujourd'hui, c'est les propositions du Premier ministre à l'égard des travailleurs.
08:26Mais je crois que les gens font semblant de ne pas comprendre dans ce pays
08:31que c'est beaucoup plus que ça.
08:33C'est une espèce d'angoisse généralisée qui s'exprime
08:35et que ce n'est pas en réformant Parcoursup ou en augmentant le SMIC
08:39que vous arriverez à calmer la colère des gens.
08:40Alors, justement, venons-en au SMIC.
08:42Attendez, attendez, attendez.
08:43Alors, le SMIC, justement, vous avez dû entendre Jean-Pierre Farandou ce matin,
08:46le ministre du Travail, lui dire, oui, il y aura un coup de pouce.
08:49En l'État, le SMIC, je le rappelle, il est à 1 477 euros net.
08:52Il propose de le passer à 1 500 euros net.
08:56Qu'en pensez-vous, Raquel ?
08:57D'abord, c'est une première concession qui est faite sous la pression de ce mouvement
09:02qui est massif et qui prend des allures de mouvements des sous-préfectures
09:05comme on l'a vu pendant le mouvement des retraites.
09:07J'ai vu des images, notamment dans des tout petites villes,
09:11comme Bédarieux, par exemple.
09:13En gros, avec 260 points de mobilisation, on dépasse largement les préfectures.
09:18Et s'il annonce ça lundi, vous saluez un premier geste ?
09:21Alors, mais ce sera largement insuffisant.
09:23Vous savez très bien que ce sera largement insuffisant.
09:25Il faut combien ?
09:252 000 euros brut.
09:272 000 euros brut.
09:27Donc, il faut 2 000 euros net, c'est ça ?
09:29Vous êtes sur la même ligne que la France en commune.
09:31Mais c'est l'État qui paye en allègement de charges sociales ?
09:33Alors, on va faire, pardon, j'ai une petite leçon d'économie.
09:37Qui paye les salaires dans l'entreprise privée ?
09:40Les clients, le business.
09:42D'accord ?
09:43La France, c'est quand même les patrons, mais...
09:44Non, je suis désolée.
09:47Le patron, il ne peut pas payer des salaires dans une entreprise
09:49où il n'y a pas de clientèle, où il n'y a pas de business.
09:51Ça, c'est le capitalisme.
09:52Je suis désolée.
09:53C'est votre bord qui a inventé ça.
09:57Une entreprise qui n'a pas de marché, qui n'a pas de débouchés,
10:00qui n'a pas de raison d'être économique,
10:02de toute façon, elle a zéro argent pour payer zéro salaire.
10:05Donc, de toute façon, en toute hypothèse,
10:07c'est le carnet de commandes qui paye les salaires
10:09sur la base du travail des salariés.
10:11Mais le carnet de commandes, vous savez bien qu'il n'est pas extensible.
10:13Sauf que le carnet de commandes pour les entreprises françaises
10:17qui sont assises sur la consommation nationale
10:20repose beaucoup sur la capacité d'acheter des Français.
10:24Donc, si vous faites une augmentation substantielle des salaires des Français,
10:28vous allez remettre tout de suite de la consommation dans les entreprises.
10:32Alors, est-ce que ça permettra aux petits patrons,
10:34notamment dans les petites entreprises,
10:35de payer tout de suite, là, tout de suite,
10:38et l'augmentation de salaire et les cotisations patronales
10:41afférentes à cette augmentation ?
10:42Là, c'est là que, nous, au Nouveau Front Populaire,
10:45on l'avait dit déjà en juin 2024,
10:46que c'était trop tôt et qu'il fallait attendre un petit peu.
10:48Ce qui est bien avec les Nouveau Front Populaire, c'est jamais assez.
10:50De toute façon, c'est comme...
10:51Comment ça, c'est pas assez ?
10:51Il en va de l'augmentation des salaires comme de la baisse du prix de l'essence, si vous voulez.
10:54On leur dit 15 centimes de...
10:56Mais vous dites combien, vous ?
10:58C'est quoi le bon salaire pour le travailleur français ?
11:01Non, mais je pense qu'effectivement, le travail ne paie pas assez en France.
11:04Mais contrairement à vous, je pense que c'est plus parce qu'on est écrasé
11:07par les cotisations patronales et les charges sociales
11:12que le prix, le coût du travail est beaucoup trop élevé.
11:15On parle des salaires, là.
11:16Oui, d'accord.
11:16Les salaires, vous vous doutez bien que si on avait des cotisations patronales
11:19beaucoup moins élevées, on pourrait avoir des salaires plus hauts, non ?
11:21Ça serait potentiellement logique ?
11:24Pas du tout, parce que vous savez très très bien que quand un patron,
11:28il a la possibilité de soit se payer un dividende, soit remettre de l'argent dans l'industrie,
11:36soit payer un salaire supplémentaire, et c'est ce qu'il fait en dernier.
11:40Il y a beaucoup de patrons qui aimeraient que le bruit net soit plus proche.
11:43Mais, pardon, le bruit et le net, ils ne sont pas proches.
11:46Pourquoi ? Parce qu'il y a un système de cotisation...
11:50Et qui permet l'existence de certaines caisses de solidarité entre salariés.
11:55Oui, on a un modèle social qu'on peut permettre dans les grandes glorieuses
11:57et qu'on ne peut plus se permettre aujourd'hui.
11:58Mais aussi, entre patrons, tu duales.
12:02Non, mais c'est très important.
12:03C'est-à-dire, aujourd'hui, dans la colère que vous observiez tout à l'heure,
12:07c'est-à-dire cette espèce de dégoût des Français parce que rien ne marche.
12:10Il y a aussi le fait qu'on n'arrive pas à se faire soigner correctement.
12:13Il y a aussi le fait qu'on n'arrive pas...
12:14On n'arrive pas à se faire soigner correctement parce que justement,
12:16notre modèle social est complètement dépassé.
12:17Mais parce qu'il y a aussi des gens qui n'arrêtent pas de dire
12:19qu'il faut moins de cotisations dans les caisses de la Sécu.
12:23D'accord.
12:23Je regardais en tout cas...
12:24Vous ne pouvez pas avoir le valeur de vos propres turpitudes.
12:26Vous vous dites, il faudrait atteindre 2 000 brut.
12:28Je regardais, c'est entre 1 560 euros net et 6 000 net.
12:33Vous dites, ça c'est...
12:35Qu'est-ce que j'ai dit, pardon ?
12:36Oui, entre 1 560 et 1 6 net, évidemment, par mois.
12:40Vous dites, ça c'est le niveau qui vous semblerait...
12:44Non, c'est un petit peu plus parce que là, vous avez compté...
12:46Parce qu'en vérité, aujourd'hui, dans les bas salaires au SMIC,
12:50il y a des exonérations, etc.
12:51Donc en fait, c'est plus en net.
12:54Mais c'est important de parler en brut.
12:56Parce que si vous ne parlez pas en brut,
12:58vous êtes en train de laisser la porte ouverte
13:00à ce que la part de nos cotisations...
13:02Déjà, nos cotisations salariales.
13:03Je rappelle que quand vous avez votre salaire brut,
13:07il y a dans votre salaire brut des cotisations que nous,
13:09les salariés, on va mettre pour la sécurité sociale, la santé,
13:12on va mettre pour la retraite, on va mettre pour les allocations familiales, etc.,
13:16pour le chômage.
13:16Et puis, il y a aussi des cotisations patronales sur ce tarif-là.
13:20Bon, si vous me dites qu'on va supprimer les cotisations soit salariales,
13:24soit patronales, soit les deux,
13:25comme le propose souvent l'extrême droite, souvent par exemple,
13:27c'est leur façon d'obtenir des hausses de salaire net,
13:30et bien en fait, vous détruisez, vous nous baissez le salaire brut, concrètement.
13:35On verra en tout cas ce qui annonce Sébastien Lecornu
13:38lors de la fameuse conférence sociale, ce sera lundi.
13:41Je ne peux pas m'empêcher de souligner que depuis le début,
13:43vous nous reparlez du nouveau front populaire,
13:45comme s'il existait encore.
13:47Est-ce que j'ai une faute y voir ?
13:49Je rappelle que vous vous êtes séparé de Jean-Luc Mélenchon il y a près de deux ans.
13:54Voilà, vous avez été répudié, exactement.
13:58Mais on sent, alors maintenant vous avez votre mouvement l'après,
14:01mais on sent quand même qu'il y a des petits mouvements.
14:02Alors là, on voit que la majorité du groupe communiste à l'Assemblée
14:05annonce soutenir Jean-Luc Mélenchon aux grandes dames de Fabien Roussel.
14:08Est-ce que votre mouvement pourrait venir renforcer les soutiens à Jean-Luc Mélenchon ?
14:14Alors l'après, contrairement à la France insoumise,
14:18est un parti où il y a des adhérents, des cotisations, des votes,
14:21et un système démocratique.
14:22Donc il va y avoir, en temps voulu, des votes, des débats,
14:27des délibérations approfondues à l'après.
14:28Mais les militants de l'après détermineront ce qu'ils feront.
14:34Mais une chose est certaine,
14:35c'est que le rôle historique des militants de l'après,
14:39que vous retrouvez dans tout l'espace bagneux,
14:41c'est-à-dire François Ruffin, Marine Tondelier,
14:44même Olivier Forge le met dans cette famille-là,
14:46c'est l'idée de dire depuis le début,
14:48en fait, on est tous un bloc,
14:51et on se vit en tant que bloc,
14:52et c'est parce qu'on est un bloc, la gauche,
14:54qu'on est légitime.
14:55Mais ça, c'est quand même intéressant.
14:56On est légitime à demander le pouvoir,
14:58et y compris à le demander demain matin.
15:00Parce que moi, ce qui me frappe,
15:01c'est qu'entre les liens,
15:02vous n'êtes pas...
15:03Ce qui me frappe, c'est que...
15:04Ce qui me frappe, c'est que...
15:04Non, mais Primo, vous êtes...
15:06Je vous parle, je vous parle.
15:08Je vous fais maltraiter un par un,
15:10quand on voit ce que Jean-Luc Mélenchon a pu dire
15:12sur Marine Tondelier,
15:12sur vous, sur Alexis Corbière,
15:14ou même sur Olivier Faure, d'ailleurs.
15:16Je ne vois pas du tout ce que je dis,
15:18ce qui vous donne l'impression
15:18que je suis en train d'appeler à voter Jean-Luc Mélenchon,
15:20je dois mal m'exprimer, mais...
15:24Vous êtes, entre guillemets, un peu amnésique.
15:28La déviance politique de Jean-Luc Mélenchon
15:30de ces dernières années,
15:31que vous avez commenté parmi d'autres,
15:34à la fois le resserrement clannique,
15:36à la fois une certaine des fractures idéologiques
15:40qui paraissaient absolument majeures entre vous et lui,
15:42et notamment sur, par exemple, la question de...
15:44Mais vous n'avez pas la peine de me faire l'article.
15:46Je comprends, je ne suis pas en train de plaider
15:48de la laïcité.
15:49Pour qu'on voit que Jean-Luc Mélenchon,
15:50j'ai même dit exactement le contraire, je pense...
15:52On a l'impression que la constance des bons sondages
15:54de Jean-Luc Mélenchon,
15:55et d'une certaine manière,
15:56l'espèce d'emprise qu'il a sur la gauche de la gauche,
15:59fait que...
16:00Je réfléchis...
16:00Bon, vous seriez prêts à peut-être déconcercer...
16:02Alors, moi, je ne réfléchis pas du tout
16:03sur la base des sondages,
16:04et d'ailleurs, ma préoccupation immédiate
16:07n'est pas d'intégrer telle ou telle écurie présidentielle.
16:12Ma préoccupation immédiate,
16:14c'est que le mouvement populaire, social et de la jeunesse
16:17ait un débouché réel, là, tout de suite.
16:19Est-ce que Jean-Luc Mélenchon,
16:20le leader naturel de la gauche aujourd'hui ?
16:22Évidemment, parce qu'il ne propose même pas
16:24de...
16:24Il ne se propose même pas pour Matignon aujourd'hui.
16:26Est-ce que vous en rendez-vous à la présidente ?
16:29Donc, il dit autre chose.
16:30Donc, pardon.
16:30Est-ce que, pour vous, c'est le leader naturel de la gauche,
16:34Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui ?
16:34Évidemment que non.
16:35D'accord.
16:35Parce que s'il l'était, le problème serait réglé.
16:38On serait tous derrière lui.
16:39La preuve, c'est qu'il y a eu mille candidats en plus de lui.
16:42D'accord ?
16:42Parce que lui-même, il a créé les conditions
16:44pour ne pas incarner le centre de gravité
16:47dans le peuple du Nouveau Frontier.
16:48Est-ce que les blessures...
16:49Avec l'aide de Gluck, d'ailleurs,
16:52est-ce que les blessures et les fractures
16:54qu'il y a eu entre vous et lui sont irréversibles ?
16:57Moi, pardonnez-moi, je me pose...
16:58Déjà, ce n'est pas la télé-novella, ce truc-là.
17:02Moi, ce qui m'intéresse, encore une fois,
17:04c'est là, demain matin...
17:05Mais vous ne répondez pas à la question.
17:07Demain matin...
17:07Non, mais attendez.
17:08Est-ce qu'il y a une porte ouverte ?
17:10Moi, je ne suis pas candidate à la présidentielle.
17:13Le jour où je serai candidate à la présidentielle,
17:15je parlerai gentiment aux gens
17:17à qui j'ai fait beaucoup de mal.
17:19Donc, je vous invite à demander à Jean-Luc Mélenchon
17:21s'il a l'intention de parler gentiment
17:24aux gens dont il a dit pique-pendre
17:26et qu'il a très, très mal traité.
17:29C'est lui qui est en campagne.
17:30C'est lui qui veut obtenir des voix.
17:32Ça, c'est son problème.
17:33Ce n'est pas le mien.
17:34Moi, mon sujet aujourd'hui, c'est...
17:37Où sont ces figures de la gauche ?
17:40Celles qui peuvent parler au nom d'un bloc qui existe
17:43parce qu'il a existé dans les urnes.
17:44C'est le bloc du NFP.
17:45Pour demander Matignon demain matin
17:48pour faire ce gouvernement d'urgence salariale.
17:51Moi, c'est ça qui m'intéresse.
17:52Parce que si la gauche...
17:53Pourquoi vous voulez aller à Matignon
17:54et pas directement à l'Élysée ?
17:55Pourquoi vous n'avez pas la distinction
17:56du président de la République
17:57et des élections présidentielles anticipées ?
18:00Qui peut le moins ?
18:01Je ne vois pas bien votre raisonnement
18:02qui consiste à dire
18:03qu'on peut plus facilement
18:04obtenir la démission de Macron
18:06que d'obtenir le fait
18:07que Macron nomme un Premier ministre de gauche.
18:09Dans les deux cas,
18:10il s'agit du volonté d'unilatéral du président.
18:12Question.
18:12Est-ce que c'est réaliste,
18:13ça, à six mois de la présidentielle ?
18:15Est-ce que réellement,
18:15il pourrait décider
18:16de nommer un nouveau Premier ministre
18:18et de gausser ?
18:19Je n'y crois pas du tout.
18:20Et je pense que le seul Sénat possible,
18:21c'est qu'il soit contraint lui-même
18:22à la démission.
18:23Moi, je ne veux pas de mal
18:25spécifiquement.
18:25Ça, c'est plus plausible
18:26que Macron démissionne
18:28que le fait qu'il remplace
18:29le cornu par quelqu'un de gauche.
18:30Parce que s'il démissionne,
18:31il le fera sous la contrainte de la rue.
18:32Mais il changeait de gouvernement aussi.
18:34Sous l'urgence.
18:34Mais il changeait de gouvernement aussi.
18:36Vous savez, le cornu,
18:37il a obtenu zéro voix son budget.
18:39Zéro.
18:40A-t-on déjà vu ça ?
18:41Zéro voix.
18:42Donc, franchement,
18:43le fait qu'il soit encore là
18:46est une espèce de dégénérescence
18:48de notre système politique.
18:49Donc là,
18:50il a encore quelques heures
18:51devant lui, le cornu,
18:52pour délivrer cette hausse de salaire
18:54qui doit être une hausse importante
18:55dans tous les secteurs.
18:57S'il ne le fait pas,
18:58il doit plouf dégager.
18:59Et à la place,
19:00ce sera la bonne chose intelligente à faire.
19:02C'est la gauche.
19:03Et quand je dis la gauche,
19:04je pense spécifiquement...
19:05Dans un pays où la droite est majoritaire,
19:06par ailleurs.
19:07Non, mais...
19:08Je vous le dis juste...
19:09La droite,
19:10elle revendique Matignon,
19:11Tugdual ?
19:12Est-ce que la droite revendique Matignon ?
19:13La droite Retailleau,
19:15elle a participé au gouvernement Macron
19:16et il n'y est plus.
19:17La droite, elle revendique le pouvoir,
19:18tout le coup.
19:19Non, mais là,
19:20qui revendique Matignon dans ce pays ?
19:21On n'a plus le temps.
19:22Merci beaucoup, Raquel Garrido.
19:24Merci, Tugdual.
19:26Merci, Tugdual.