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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00Également dans l'actualité, cette question, le SMIC va-t-il augmenter ?
00:04Et de combien le ministre du Travail prévient, il ne proposera pas de hausse qui pourrait nuire à l'emploi
00:10?
00:10Demain, c'est une journée stratégique pour le gouvernement.
00:13Conférence sociale organisée à Matignon avec les syndicats et le patronat.
00:17Écoutez Manuel Bompard, c'était ce midi sur BFMTV.
00:19Lui le martèle, il faut une hausse à 1700 euros net. On l'écoute.
00:27Augmenter le SMIC, augmenter les salaires, c'est bon pour l'économie.
00:30C'est bon pour nos restaurateurs, c'est bon pour nos artisans, c'est bon pour nos coiffeurs.
00:34Parce que les gens, ils consomment.
00:36Parce que quand vous augmentez le SMIC, ce n'est pas de l'argent qui part en épargne.
00:39C'est de l'argent qui retourne immédiatement dans l'économie et qui fait tourner la machine économique.
00:44Et on en parle avec nos invités ce dimanche.
00:46Nicolas Domenac, éditorialiste politique à Challenge.
00:49Bonjour Nicolas.
00:50Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, candidate à l'élection présidentielle.
00:54Bonjour et bienvenue.
00:55A votre côté, Ilyes Djaouti, étudiant et militant antiraciste.
00:59Bonjour et bienvenue.
01:00On est avec Patrick Vignal, conseiller politique de Gabriel Attal, ancien député Renaissance.
01:05Avec Arnaud Péricard, porte-parole du parti Horizon.
01:09Bonjour à vous également.
01:10Et Alexandre Nicolich, porte-parole du RN, député européen.
01:14Patrick Vignal, vous l'avez entendu Manuel Bompard.
01:171 700 euros net, le SMIC, ça serait bon pour l'économie ?
01:21Oui, ça pourrait être bon pour l'économie.
01:22Le problème, c'est qu'a priori, ce que dit le ministère du Travail, c'est que ça pourrait aussi
01:26détruire 250 000 emplois.
01:28Il dit 230 000, précisément.
01:30Cela dit, franchement, il faut augmenter le SMIC.
01:32Je pense qu'il y a une colère dans la rue.
01:34Je fais confiance au gouvernement.
01:35Je crois que le CGT demandait 120 euros, la CFDT 100 euros.
01:40Je crois que le gouvernement...
01:41La CGT demande 150, la CFDT 100.
01:43Voilà, c'est ça.
01:44Et je pense qu'il va falloir faire un effort parce qu'il y a une grande colère et qu
01:48'avec le prix du logement,
01:50vous vous rendez compte qu'il y a 20 ans, le logement, c'était 10 %.
01:53Aujourd'hui, c'est 30 %, voire 40 %.
01:55Donc, oui, le gouvernement va faire un effort.
01:58J'en suis convaincu.
01:59On ne peut pas...
01:59Oui, mais la question, c'est un effort de combien ?
02:01Puisqu'effectivement, je vous lis ce que dit le ministre du Travail aujourd'hui dans la tribune dimanche.
02:07Si une revalorisation devait être décidée demain, ce serait important qu'elle puisse franchir la barre des 1 500 euros
02:12net.
02:12On rappelle que le SMIC, aujourd'hui, il est de 1 477.
02:15Donc, on table sur une augmentation d'environ 22 euros.
02:20Et il dit, effectivement, à la suite, sur le montant de l'augmentation du SMIC,
02:23je ne proposerai pas de mesures qui nuiraient à l'emploi.
02:25Le porter à 1 700 euros net détruirait plus de 230 000 emplois.
02:31Vous l'entendez aussi, cette crainte, notamment du patronat qui dit
02:37si on augmente le SMIC, on ne pourra plus embaucher.
02:39Et au contraire, on devra licencier.
02:40Non, moi, ce que j'entends, c'est la situation insupportable de millions de travailleuses et de travailleurs dans ce
02:48pays.
02:48Ceux, bien sûr, qui touchent le SMIC, qui sont autour de 2 200 000, mais aussi tous les autres.
02:55Parce que je peux vous dire que même à 1 600, à 1 700 et même, en fait, en dessous
03:00de 2 000,
03:01on vit la peur au ventre.
03:02Vous vous rendez compte ?
03:03C'est des femmes et des hommes qui triment du matin au soir.
03:05Ils ne savent pas comment ils vont réussir à remplir l'assiette de leurs enfants,
03:10se chauffer, parce que là, c'est le gros problème, en plus de remplir le réservoir.
03:14Donc, moi, quand j'entends le gouvernement nous dire qu'il va faire un geste royal
03:18en faisant passer le SMIC à 1 500 euros, je trouve que c'est du foutage de gueule.
03:27Voilà, très clairement.
03:28Je pense que c'est indigne, en fait.
03:30C'est indigne.
03:32C'est des femmes et des hommes qui vont rester dans la galère, dans la galère.
03:35Et moi, je ne dis pas que c'est bon pour l'économie.
03:37Je dis que c'est une nécessité absolue et qu'on doit ce respect minimum aux femmes
03:42et aux hommes qui portent la société, qui font les boulots les plus durs.
03:46Il faudrait, selon vous, une augmentation de combien ?
03:48Vous êtes sur la même calafie.
03:49Vous savez, en discutant avec les gens, quand on discute librement de qu'est-ce qu'il
03:55nous faut pour vivre, sans avoir peur du lendemain, en fait, on arrive à un minimum
04:01de 2 200 euros net.
04:04Voilà.
04:04Ce qu'ils nous font pour vivre...
04:06On va faire les gros yeux autour du plateau.
04:07Ils peuvent faire les gros yeux, mais est-ce qu'ils peuvent vivre avec moins ?
04:12Je ne dis pas qui vit avec moins de 2 000 euros ici sur ce plateau, mais en tout
04:17cas, quand vous payez 600 euros de loyer, quand vous avez 200 euros d'essence, quand
04:22vous avez 100 euros de téléphonie, d'électricité, etc., je peux vous dire qu'il reste quasiment
04:29rien.
04:291 500 euros net, avant le Périca, c'est du foutage de gueule, dit Nathalie Artaud.
04:34Je crois qu'il y a un dénominateur commun entre nous, c'est qu'il y a un problème du
04:38pouvoir d'achat en France qui est plus marqué depuis 2024.
04:41C'est une réalité, c'est un constat et ça met nos concitoyens en difficulté.
04:45Pour augmenter les salaires, il faut qu'on crée davantage de richesses.
04:48Et ça, ça ne se décrète pas, ça se génère.
04:50Il faut effectivement qu'on crée plus de richesses et qu'on la partage plus entre
04:54nous et entre les travailleurs et on est tous d'accord là-dessus.
04:58Et puis, moi, ce que je voulais vous dire, c'est au nom de quoi ça serait une décision
05:02du gouvernement ? Pourquoi, Mme Artaud, ne pas faire confiance aux partenaires sociaux,
05:06aux syndicats, aux patronats, aux syndicats des salariés également, pour décider,
05:10branche par branche, par accord de branche, quelles sont peut-être les augmentations
05:15qui peuvent, le cas échéant, être possibles dans le contexte compliqué dans lequel nous
05:19sommes aujourd'hui ? Moi, je fais confiance aux acteurs sociaux, aux acteurs patronaux
05:23pour dégager ensemble un consensus pour éventuellement augmenter...
05:26Vous y croyez, vous, un compromis ?
05:27Ça se fait dans le passé, ça se fait sur des tas de branches collectives, ça le fait
05:31dans le cadre de la négociation salariale et paritaire.
05:33Pourquoi ne pas faire confiance ? Tout simplement parce qu'à chaque fois que les travailleuses
05:37et les travailleurs ont arraché des augmentations de salaire qui leur permettaient un peu
05:41de respirer, et bien ils ont été obligés de se battre, ils ont été obligés de faire
05:45grève, ils ont été obligés même parfois d'occuper les entreprises, c'est souvent
05:48ça qui a d'ailleurs le mieux marché.
05:50Donc en réalité, ce qu'on voit, c'est qu'il y a une société où ceux qui trônent
05:54à son sommet veulent accaparer tout le cycle, et c'est d'ailleurs la raison pour
05:58laquelle il y a de plus en plus de riches et de plus en plus de riches, de plus en
06:03plus
06:03de grandes fortunes qui mettent effectivement dans la misère la plus noire et la plus absolue
06:07des millions de familles d'hommes.
06:08Alors vous savez quoi, on va marquer une très courte pause, on poursuit le débat,
06:11il y a plein de choses à dire, et on entendra notamment la réaction de Jordan Bardella.
06:15Aujourd'hui, pas trop pour une augmentation du SMIC, Jordan Bardella.
06:18Je vais vous expliquer.
06:19Dans un instant, on vous expliquerez.
06:20A tout de suite.
06:22Le SMIC va-t-il augmenter ? Et combien Sébastien Lecornu doit apporter des réponses
06:26demain lors de sa conférence sociale à Matignon en présence des syndicats et du patronat ?
06:31Écoutez la réaction de Jordan Bardella tout à l'heure, lui il n'est pas trop pour.
06:35La difficulté avec l'augmentation du SMIC, c'est d'abord qu'elle ne concerne que 2 millions
06:39de salariés en France.
06:40Elle ne concerne par définition que les salariés qui sont aujourd'hui au SMIC.
06:44On sait qu'il y a beaucoup de très petites et moyennes entreprises qui sont dans des
06:47situations particulièrement difficiles.
06:48Nous avons passé cette semaine la barre des 71 000 faillites d'entreprises, notamment
06:55de TPE, PME et d'ETI, qui est un record en France depuis plusieurs années.
07:00Et il y a beaucoup de petites entreprises qui ne peuvent pas se permettre d'augmenter
07:03les salaires parce que les charges sont trop importantes.
07:06Donc pas de hausse du SMIC pour préserver les PME, c'est ça la logique du RN ?
07:11Non, mais la logique c'est à la fois qu'effectivement ça ne coûte pas trop aux petites entreprises,
07:16aux entreprises qui aujourd'hui sont en grande difficulté et il faut redégager des marges
07:20pour les entreprises parce qu'il y a plus de 70 000 entreprises qui ont fermé effectivement
07:23sur les 12 derniers mois.
07:24C'est du jamais vu dans notre pays depuis qu'on fait ce type d'évaluation, c'est
07:28pire qu'au moment de la crise de 2008.
07:30Mais ce qu'il faut faire évidemment, c'est sortir les gens du SMIC parce qu'aujourd'hui
07:34vous avez près de 12% des Français effectivement qui sont au SMIC.
07:38Et si vous comparez à d'autres pays, c'est à l'Allemagne, c'est deux fois plus de gens
07:42qui sont au SMIC par rapport au nombre de salariés, c'est quatre fois plus qu'aux
07:44Pays-Bas.
07:46Donc on est dans un système aujourd'hui qui favorise les gens au SMIC avec des exonérations
07:50de cotisations patronales plus élevées quand vous êtes au SMIC et plus vous augmentez
07:53les salaires, moins il y a d'exonérations de cotisations patronales.
07:56Et bien nous, ce qu'on dit, c'est que les exonérations de cotisations patronales, elles
07:59doivent être sur les augmentations de salaires, pas inciter les entreprises à donner un SMIC
08:03pour qu'on reste bloqué.
08:04Le SMIC, ça doit être quand on commence sa vie professionnelle, quand on est jeune.
08:08Mais aujourd'hui, quand on est un peu plus âgé, quand on construit sa vie, quand on
08:12veut acheter, quand on a une famille, on ne peut pas vivre avec un SMIC.
08:16Donc il faut dé-smicardiser le pays et il faut faire en sorte que ce soit tous les salariés
08:20jusqu'à trois fois le SMIC qui peuvent bénéficier, sans que ça pénalise trop les boîtes,
08:24d'une exonération de cotisations patronales sur une augmentation des salaires, de 10%
08:28donc des salaires, pour qu'à la fois vous avez cette augmentation sans que les boîtes...
08:31Et derrière, ça fait une baisse d'argent aussi pour l'État ? Comment on finance...
08:35Non, sur l'augmentation, madame.
08:36Sur l'augmentation, je n'ai pas dit qu'il fallait diminuer toutes les cotisations patronales.
08:39J'ai dit qu'il faut diminuer sur l'augmentation des salaires pour inciter les entreprises
08:42à donner des meilleurs salaires parce qu'elles ne seraient pas pénalisées par un brut
08:47qui augmenterait trop, puisque si vous augmentez et qu'en plus vous avez des cotisations patronales
08:52qui augmentent considérablement, personne ne le fera.
08:54Donc il faut permettre que la seule augmentation, ce soit sur le salaire, pour que ce soit juste
08:58dans la poche du salarié, qui va pouvoir ensuite consommer et faire en sorte que, à la fois,
09:03comme le disait M.
09:04M. Bompard, tout à l'heure, je reprends ces termes, les gens consomment plus, ça favorise
09:07tout le monde, mais pas que pour les SMICAR.
09:10Ça doit inciter tous ceux qui gagnent dans ces entreprises à donner beaucoup plus.
09:14On a un vrai débat de justice fiscale.
09:17Il y a 20 ans, la transmission de patrimoine, d'héritage, c'était 30%.
09:21Aujourd'hui, c'est 60%.
09:24Dans 10 ans, ça sera 80%.
09:26On a cette histoire d'héritage.
09:28Moi, je pense qu'il peut y avoir de l'argent.
09:29Le second point, quand même, il y a 66 millions de Français.
09:33Il y a 28 millions de Français qui travaillent.
09:36Les autres, c'est des étudiants, des retraités, des enfants.
09:39Je pense qu'il faut poser le débat.
09:40Qui doit travailler plus longtemps dans la vie ?
09:42Quand vous êtes senior, passez 50 ans, on vous dégage.
09:45Et 20% des gamins n'ont pas de boulot.
09:47Donc, moi, je ne dis pas, madame, que le maçon doit travailler jusqu'à 70 ans.
09:51Je vous dis qu'on doit travailler plus tout au long de la vie pour qu'on puisse vivre mieux.
09:54Mais donc, le SMIC doit servir à rentrer dans la vie propre, justement.
09:56Et c'est tout le sujet.
09:57C'est qu'aujourd'hui, on a normalisé, pour beaucoup de salariés, même plus âgés, de gagner un SMIC.
10:01Et donc, il faut les sortir de ça. C'est ce qu'ont fait les autres pays.
10:04Donc, il faut sortir des avantages fiscaux sur le SMIC.
10:07Et il faut, encore une fois, donner des avantages.
10:10Arnaud Perica.
10:11Nous, notre position, c'est pour gagner plus, il faut travailler plus.
10:14Et à partir du moment où vous travaillez plus, il faut qu'on puisse...
10:17Oui, Sarkozy.
10:18Mais c'était une bonne idée.
10:19Avant que François Hollande ne revienne, malheureusement, dessus.
10:22Ça veut dire qu'on défiscalise, on désocialise,
10:25sur les cotisations patronales et les cotisations sociales,
10:28dans le cadre des discussions et des accords de branche qu'on peut avoir.
10:30Vous êtes à 35 heures.
10:32Ça, c'est la durée légale.
10:33Ce n'est pas la durée moyenne.
10:34Parce que la durée moyenne du travail, en France, on est plus vers,
10:36on contredirait si je dis des bêtises, 38 heures, 39 heures, la plupart du temps.
10:40Mais vous êtes à 35 heures.
10:42Vous travaillez 37 heures.
10:43Ces deux heures-là, elles ne sont pas assujetties,
10:45non seulement à l'impôt sur le revenu, et non seulement à la cotisation sociale.
10:48N'est-ce que j'ai outil ?
10:49Franchement, je ne sais pas si les messieurs qu'on a en face de nous,
10:52du RN à horizon, en passant par Renaissance,
10:54ils sont sortis de chez eux ces derniers jours.
10:55Parce que je n'ai pas l'impression que les 1,6 million de personnes
10:58qui étaient dans la rue il y a quelques jours demandaient ce qu'ils demandent.
11:01Là, ils sont totalement à côté de la plaque,
11:02des revendications à la fois des gens, mais aussi de la jeunesse.
11:06Aujourd'hui, on se retrouve face à un gouvernement qui est totalement déconnecté.
11:10On parle donc d'augmenter le SMIC, 22 euros ou 23 euros,
11:13je crois que c'est deux menus dans un snack.
11:15Ça n'a pas changé grand-chose pour tous les gens, même pour les étudiants.
11:17Je pense que tout le monde voit ça comme une proposition assez ridicule.
11:21Et je pense que c'est d'ailleurs pour ça que les gens plébiscitent largement,
11:25en tout cas dans les sondages que vous partagez, il me semble élab,
11:28les revendications que nous partageons.
11:31Et on a l'intention d'aller jusqu'au bout, dans le but que le gouvernement...
11:34Non mais monsieur, si je peux me permettre, les manifestants qu'on voit.
11:37Donc vous parlez d'un million et quelques, un million et demi,
11:40c'est des chiffres officiels.
11:42Un million et six.
11:43D'accord, personne ne dit ça au ministère de l'Intérieur,
11:45on parle plutôt de...
11:46Oui, c'est normalement le ministre de l'Intérieur.
11:47D'accord.
11:47Mais même si, je vais prendre vos chiffres refelus,
11:50même ces chiffres-là, on parle de 3%.
11:52Il y a toujours un décalage entre la politique du ministère et les syndicats.
11:55Je crois qu'on parle encore.
11:56Vous êtes mon émé, vous êtes un élu, donc vous êtes un politicien,
12:00vous êtes un professionnel de la politique,
12:01vous savez très bien que la CGT partage des chiffres, je ne vais pas vous l'apprendre à vous.
12:04Alexandre Nikolic, au-delà de la bataille des chiffres, c'était un succès.
12:09Oui, je parle des modifications qui sont largement majoritaires au sein de la population, monsieur.
12:12Même si on parle de ces chiffres-là, ça représente 3% aujourd'hui des actifs,
12:17des majeurs, les un million et demi.
12:19Même si on prend vos chiffres.
12:20De quoi vous parlez, là ?
12:21Un million et demi par rapport à combien de personnes travaillent dans ce pays.
12:25On parle de 3% des travailleurs qui manifestent.
12:27Mais là, vous découvrez que tout le monde ne peut pas manifester.
12:29Bien sûr.
12:29Mais donc, je veux dire, ce ne sont pas, ce n'est pas...
12:32Ceux qui manifestent ne représentent pas tous les travailleurs.
12:34Vous êtes en train de découvrir le fait que des gens...
12:36Attendez, pas que c'est en même temps.
12:37Alors, terminez avec Alexandre Nikolic, je vous donne le micro.
12:39Oui, tout le monde ne peut pas manifester.
12:40Vous ne pouvez pas parler au nom de tous les travailleurs,
12:42parce que vous avez ces manifestants.
12:44Vous parlez des sondages Elab, d'autres sondages.
12:47Prenez le dernier sondage Elab.
12:4863% des ouvriers disent qu'ils veulent voter pour Marine Le Pen
12:51quand vous avez 9% qui veulent voter Jean-Luc Mélenchon.
12:54Donc, excusez-moi de prendre à ce que vous parlez des sondages.
12:56Eh bien, excusez-moi, je pense que nos mesures, aujourd'hui,
12:59sont aussi plébiscitées par la France qui travaille.
13:01La preuve en est, les sondages vous donnaient gagnant en 2024,
13:03vous avez perdu les élections.
13:05À 63% chez les ouvriers.
13:07Les sondages nous ont donné...
13:10Pourtant, vous vous donnez gagnant, vous avez perdu les élections.
13:13Non, c'est faux, monsieur.
13:13Attendez, pas en même temps, s'il vous plaît.
13:15Les insondages, je ne suis pas trompé, vous êtes complotiste.
13:17Donc, par rapport aux revendications,
13:18on voit bien qu'il y a une dynamique en termes de manifestants,
13:21que ça grandit à chaque semaine et que aujourd'hui...
13:23Petite et souple-moyère, quand même.
13:25C'est normal.
13:25On voyait les images en même temps, monsieur.
13:28Vous conviendrez qu'encore voyiez les images, regardez, systématiquement.
13:32Moi, je ne vois pas la parole du RN comme crédible.
13:34C'est-à-dire que là, c'est une force politique
13:35qui n'a rien proposé dans toute la séquence.
13:38Mais je viens de vous faire...
13:39Vous n'avez servi à rien depuis le début.
13:42Vous n'avez rien pour les gens, sincèrement, monsieur.
13:44En termes de proposition, il n'y a aucune proposition.
13:46Vous pouvez me laisser une minute.
13:47Donc, ce que je veux dire, c'est que par exemple,
13:48en termes de mobilisation, on peut quand même constater une dynamique
13:52en termes de manifestants.
13:54Souvenez-vous quand même que le gouvernement nous avait fait la bataille
13:56sur la guerre de l'opinion, c'est-à-dire qu'il avait essayé
13:58de nous décrédibiliser.
13:59Il a vu qu'il y avait quand même, je pense, une majorité de Français
14:02qui soutenaient nos revendications.
14:03Aujourd'hui, il utilise la répression pour essayer de calmer le mouvement.
14:06Je pense qu'il est en train d'échouer.
14:08La répression, vous allez voir ?
14:09Absolument, je pense.
14:10Écoutez, je ne sais pas comment vous l'avez dit.
14:12Le fait de voir des gamins perdre leurs mains, perdre leurs yeux, perdre...
14:15Il y a...
14:16Pardon, alors pardon, sur ce sujet, il y a des violences des deux côtés.
14:19Il y a aussi des forces de l'ordre qui ont été blessées.
14:21Et il y a effectivement des violences inacceptables
14:23du côté de certains policiers.
14:24Absolument, mais du coup, les violences contre des mineurs, madame,
14:26vous n'êtes particulièrement dérangée.
14:28Mais restons sur les revendications salariales, notamment,
14:31si vous le voulez bien, peut-être un mot avec Nicolas Domenac.
14:35Justement, qu'est-ce qui peut être annoncé ?
14:37On entend donc Jean-Pierre Farandou dire
14:38« Ok, il faut dépasser la barre du 1 500 euros net ».
14:41Est-ce que réellement, il n'ira pas plus haut ?
14:43C'est une immense difficulté qui est devant nous ce lundi-là,
14:47parce que nous avons la situation qui a été évoquée,
14:50effectivement, d'une pauvreté qui s'est accrue,
14:52d'une souffrance par rapport à une inflation dramatique,
14:57des caisses vides,
14:58un gouvernement qui n'est plus respecté,
15:01une autorité qui n'existe plus,
15:03et des désaccords entre les politiques.
15:06Alors, on sait que quand il y a une volonté, il y a un chemin.
15:11Mais il n'y a pas une volonté, on l'entend très bien.
15:13Il y a des volontés multiples
15:14qui ne répondent pas à une situation dramatique.
15:18Donc, moi, je suis très inquiet pour la réunion de demain.
15:21Je suis d'autant plus inquiet que ce pouvoir, depuis 10 ans,
15:23a méprisé le dialogue social avec une intensité
15:27qui est difficilement compensable
15:30avec des efforts de dernière minute dans les 3-6 derniers mois.
15:34Il y a eu du mépris, Arnaud Perica ?
15:37Je ne crois pas que de 2017 à 2020,
15:38quand Édouard Philippe était à la tête du gouvernement,
15:41il y a eu du mépris.
15:42Non, mais je ne crois pas que ça a été une phase...
15:45On n'est pas d'accord, mais je ne crois pas qu'on soit d'accord.
15:47C'était il y a longtemps, c'était il y a un siècle,
15:49c'était il y a un septennat.
15:51Bon, si on peut revenir sur les augmentations...
15:53Non, non, moi, je ne crois pas qu'il n'y a jamais eu de mépris.
15:55En tout cas, chez nous, le dialogue social,
15:57ça fait partie de l'ADN de notre mouvement politique.
16:00On est pour la discussion, on est pour le paritarisme,
16:02et je crois qu'on ne résout pas des problèmes aussi importants
16:05et de la partage de la valeur.
16:07Pardon, je ne suis pas macroniste, moi.
16:08Je suis philippiste.
16:10Non, non, je suis philippiste, mais vous savez,
16:12être macroniste, ça ne définit pas un programme politique.
16:15Être anti-macron, ce n'est pas un programme politique.
16:18Exactement.
16:19Exactement.
16:20Ce qui compte, c'est ce qu'on va faire demain.
16:21Je trouve que le dialogue social, le paritarisme,
16:24pour moi, et pour nous, ce sont des valeurs importantes.
16:27Et il appartient aux partenaires sociaux
16:28de dégager ensemble le consensus.
16:30C'est possible, ils discutent tous les jours ensemble.
16:32Et je pense que cette conférence sociale
16:34qui va se tenir demain, je pense qu'elle est utile.
16:36Je n'en attends pas grand-chose,
16:37parce que Nicolas Domenech l'a rappelé.
16:39Les caisses sont vides,
16:40les marges de manœuvre sont inexistantes
16:42dans un contexte en plus d'élaboration budgétaire
16:44qui est plus que crispant.
16:46Donc, c'est plus de l'ordre du symbole, demain.
16:48Et c'est important de se parler de toutes les manières.
16:50Non, mais c'est...
16:52Alors, attendez.
16:53Alexandre Nicolich, derrière, vous donne le micro.
16:55Parce qu'on parle des salaires.
16:57J'ai évoqué tout à l'heure comment donner des meilleurs salaires.
16:59Comment on peut aussi faire en sorte
17:00que les entreprises se portent mieux.
17:02On peut en parler.
17:02Les impôts de production,
17:03baisser la pression sur les boîtes
17:04pour qu'elles dégagent plus de marge pour payer les gens.
17:06Mais il y a aussi ce sujet, évidemment,
17:08de l'inflation et des dépenses contraintes.
17:10Et là, on a deux interlocuteurs
17:11qui ont évoqué ces deux sujets.
17:13Monsieur Vignal, vous avez évoqué le logement.
17:14On ne peut pas éluder ça.
17:16Aujourd'hui, si vous avez les prix des loyers
17:18qui ont tant augmenté
17:19et le prix au mètre carré qui a tant augmenté,
17:21c'est parce que la loi SRU
17:22a fait que le marché s'est restreint.
17:25La loi ZAN sur l'impossibilité de construire
17:29dans beaucoup d'endroits
17:29fait que le marché se restreint.
17:31Et donc, vous avez...
17:33Et le DPE de plus en plus exigeant,
17:34alors que nous, on prône pour qu'ils soient indicatifs,
17:36fait que vous avez de moins en moins
17:37de logements disponibles
17:38et donc les prix augmentent.
17:39Vous avez évoqué l'énergie, Mme Arthaud, par ailleurs.
17:42On a commis une erreur historique
17:44dans ce pays il y a 25 ans
17:45en voulant diminuer la part du nucléaire.
17:47Et là, il y a une part de responsabilité collective.
17:49Et donc, ce qui a fait que,
17:51entre 2005 et 2025,
17:52le prix de l'électricité a augmenté de 105 %.
17:55Parce que oui, le nucléaire,
17:57ça coûte 43 % de moins
17:58que l'éolien,
18:00sans prendre en compte l'intermittence,
18:01sans prendre en compte les coûts
18:02sur les réseaux de distribution.
18:04Tout ça, il faut en parler sérieusement.
18:05Et aujourd'hui, quand je vois
18:06ce qui est envisagé par certains,
18:08il n'y a pas de prise en compte, justement,
18:10à la fois de comment on va faire
18:11pour baisser la pression sur les logements
18:13en permettant qu'on construise des logements,
18:15en augmentant le nombre de logements,
18:17et comment on va faire
18:17pour produire une énergie qui est moins chère
18:19en soutenant massivement le nucléaire
18:22au détriment du renouvelable,
18:23qui est une aberration,
18:24et on peut le constater depuis 25 %.
18:25Nathalie Arthaud,
18:26sur la diminution des dépenses contraintes
18:29qui pèsent lourd dans...
18:30En attendant que ces dépenses contraintes diminuent,
18:34il faut augmenter le SMIC
18:36et tous les salaires.
18:37Et de façon considérable,
18:39une augmentation de 300 à 400 euros,
18:42et il faut les indexer sur l'inflation.
18:44Et moi, j'ai entendu Marine Le Pen
18:46dire qu'elle était opposée
18:48à la hausse du SMIC
18:49en rendez-compte de 22 euros,
18:52mais ce n'est même pas une baguette par jour.
18:5522 euros, ce n'est pas possible.
18:57Et qu'est-ce qu'elle nous dit ?
18:58Et moi, c'est là-dessus que je voudrais discuter.
19:00Elle nous explique que cela causerait
19:02des difficultés aux entreprises.
19:05Alors, dites-moi,
19:06quelles difficultés ça peut poser
19:07à Toyota, Amazon,
19:10à la BNP Paribas,
19:12à Stellantis, à Renault ?
19:14Oui, je parle de ces grandes entreprises.
19:16Parce que, figurez-vous que ces grandes entreprises,
19:19c'est aussi le royaume des petits salaires.
19:21Ce n'est pas parce que vous êtes
19:22une très grande entreprise
19:23qui fait des super profits
19:24que vous payez bien vos salariés.
19:26Et même Total Energy,
19:27qui se vante de payer mieux
19:30ses salariés que bien d'autres,
19:32combien de sous-traitants
19:34étranglent cette multinationale ?
19:36C'est sous-traitants qui, eux-mêmes,
19:38payent à coups de lance-pierre
19:39leurs ouvriers, leurs employés.
19:41Non, je n'ai pas terminé.
19:41Vous avez beaucoup parlé.
19:42Je développe ce que j'ai envie de dire.
19:44Et par ailleurs, j'avoue
19:45que je ne supporte plus cette idée de dire
19:48« Ah, mais ça va poser des difficultés
19:50aux petites entreprises. »
19:51Donc, vous, travailleurs, vous, ouvriers,
19:53mettez vos difficultés dans votre poche,
19:55fermez votre bouche
19:56et, finalement, prenez votre mal en place.
19:58Je ne supporte plus ça.
20:00Parce que vous savez, en fait,
20:01les petites entreprises,
20:02c'est une loi de cette société,
20:04de ce système,
20:05qu'elles se fassent écrabouiller par les gros.
20:07Aujourd'hui, combien il y a d'agriculteurs,
20:09combien il y a de petits artisans
20:10qui payent, finalement,
20:12leurs contributions à Total ?
20:14En fait, une partie de leurs bénéfices
20:16vont grossir, aujourd'hui,
20:19les profits de Total.
20:19Mais ils paient des impôts, surtout,
20:20ces PME.
20:20Ce que je suis en train de dire,
20:24c'est que,
20:25qu'on travaille serveuse dans une boulangerie,
20:27qu'on travaille dans une petite entreprise,
20:29qu'on travaille comme enseignante,
20:30comme moi,
20:31finalement, tout ce qu'on fait,
20:32les richesses qu'on produit,
20:33la contribution qu'on donne à la société
20:35pour la faire fonctionner,
20:36on travaille aussi pour les profits
20:38de ces grandes entreprises.
20:40Il faut regarder les profits
20:42qu'il y a en haut
20:43et dire,
20:43on doit prendre tous ces profits
20:45pour faire mettre...
20:45Attendez,
20:46on peut tourner le micro un peu.
20:47Alexandre Nikolic.
20:49Non, mais vous savez,
20:50sur ceux, en réalité,
20:51qui paient moins d'impôts,
20:52qui ont des holdings,
20:52qui font de la fraude fiscale,
20:54évidemment, c'est un sujet
20:54et il faut lutter contre.
20:56Il faut aussi taxer,
20:57de manière plus importante,
20:58des rachats d'actions,
20:59par exemple.
20:59C'est ce qu'on peut proposer.
21:00Mais, par ailleurs,
21:02par ailleurs,
21:03vouloir augmenter,
21:04pour tout le monde,
21:05justement,
21:05encore plus la fiscalité,
21:07dans un pays,
21:08vous savez,
21:08dans un pays,
21:09dans un pays.
21:10Moi, mon problème,
21:11c'est effectivement...
21:12Ce sont les travailleuses
21:12et les travailleurs,
21:13mais pas pour l'ERN.
21:14L'ERN, vous dites,
21:15écoutez, attendez,
21:16finalement,
21:17vous êtes ouvrier,
21:18vous êtes employé,
21:18vous passerez après les actionnaires,
21:20vous passerez après les banquiers,
21:21vous passerez après les petits commerçants.
21:23Mais contrairement à vous,
21:24j'ai été pompier,
21:24je n'ai pas été prof toute ma vie
21:26et à y avoir...
21:27Parce que prof,
21:28c'est...
21:30Qu'est-ce que c'est être prof ?
21:31Être prof,
21:31c'est travailler pour l'avenir,
21:32justement.
21:33Oui, justement.
21:34Mais je pense que c'est un métier
21:34où on est confronté au réel
21:36de manière aussi importante,
21:37Madame Arthaud.
21:40Juste, je vais répondre sur la visite.
21:42Voilà, le mépris.
21:43Vous voulez bien le vote des travailleurs
21:45et le vote des ouvriers,
21:47mais en réalité...
21:47Je ne veux pas de vote,
21:48je parle de comment on va faire
21:49pour que je gagne mieux leur vie.
21:50Je pense qu'aujourd'hui,
21:51le patronat,
21:52il peut vous dire merci.
21:53Madame Arthaud,
21:54le sujet qu'on a,
21:55c'est qu'aujourd'hui,
21:55on est passé à 10%,
21:57en dessous les 10%
21:58de la part de l'industrie
21:59dans le PIB,
21:59quand vous parlez des ouvriers.
22:00Pourquoi ?
22:01Parce que nos industries,
22:02elles sont parties, en fait.
22:03Et justement,
22:04c'est les décisions des actionnaires,
22:08c'est les décisions du grand patronat
22:10pour s'en foutre,
22:10pour plein la poche.
22:11Parce que eux,
22:12je peux vous dire
22:12qu'ils s'enrichissent
22:13de façon monumentale,
22:15mais ça,
22:15vous ne le direz jamais.
22:16Comment ils se gavent aujourd'hui ?
22:18Parce que parler de profit,
22:19parler d'exploitation,
22:20ça n'existe pas pour vous.
22:21Madame Arthaud,
22:22le problème qu'on a,
22:23effectivement,
22:24c'est ce que je vous dis,
22:25c'est qu'on a une pression fiscale
22:26qui est trop importante
22:26pour l'ensemble de la population,
22:28d'accord,
22:29et qui fait qu'aujourd'hui,
22:3046% de prélèvement obligatoire dans le PIB,
22:32il n'y a pas un pays de l'OCDE
22:32qui est à ce niveau-là,
22:33et 57% de dépenses publiques dans le PIB,
22:35c'est plus que le Venezuela de Chavez,
22:38c'est plus que la Roumanie de Ceausescu,
22:41on a beaucoup trop de dépenses publiques.
22:43On va poursuivre le débat.
22:46Les gens ne puissent pas
22:49avoir des holdings,
22:50faire de la fraude fiscale,
22:51mais il faut diminuer la pression fiscale
22:53pour l'ensemble de la population,
22:53notamment pour l'industrie.
22:54Tout le monde n'est pas joué
22:55dans notre pays.
22:56Non, mais on parlait des ultra...
22:58Attention, ça suffit.
22:59avec les doigts les gens
23:00en se disant
23:00« D'accord, mais c'est le pays
23:02qui est le pays qui est le pays efficace. »
23:05Allez, merci à tous.
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