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00:00Et alors, priorité au direct, on va écouter le ministre de l'Intérieur sur le dispositif demain.
00:05Notamment le directeur général de la police nationale, le directeur général de la gendarmerie nationale,
00:10le préfet de police et les préfets de zone, on a fait un point pour préparer,
00:13suite aux instructions que j'ai adressées hier soir, préparer la journée de demain,
00:18nouvelle journée de mobilisation en ce samedi 7 novembre.
00:23D'abord, je voudrais profiter de ce petit point presse pour revenir sur la journée d'hier,
00:28qui, je vous le rappelle, a réuni 575 000 manifestants dans toute la France
00:37et qui nous a permis de constater que les cortèges qui ont en grande partie été organisés,
00:43déclarés par les organisations syndicales, se sont globalement bien passés.
00:48Ils ont tous pu aller à leur terme.
00:50Le plus souvent, dans le cadre d'itinéraires qui avaient été convenus entre les organisations syndicales
00:55et les préfets, parfois, dans quelques cas limités, ceux-ci ont dû prendre des arrêtés pour imposer ces tracés.
01:05Arrêtés qui, dans la plupart des cas, d'ailleurs, ont été validés par les tribunaux administratifs compétents.
01:10Et il faut évidemment, sans féliciter, la liberté d'expression et de manifester à pu s'exprimer tout à fait
01:16normalement.
01:17Et normalement. En revanche, je tiens à redire à nouveau qu'évidemment, un certain nombre d'individus appartenant notamment aux
01:25mouvances ultra-gauches,
01:26d'extrême-gauche radicalisée, de militants radicalisés, ont cherché à de nombreux endroits à faire dégénérer ces cortèges,
01:35soit en provoquant les forces de l'ordre, en tentant de commettre des dégradations,
01:39et plus souvent, en réalité, en essayant d'aller sur les itinéraires qui avaient été interdits,
01:44itinéraires qui concernaient pour beaucoup les centres-villes ou pour lesquels des dispositifs de protection,
01:49notamment des commerces, avaient été mis en place.
01:52Je pense notamment à ce qui s'est passé à Lyon, ce qui s'est passé à Rennes, à Bordeaux,
01:56à Nantes, à Nancy, à Marseille,
01:58et dans bien d'autres villes.
02:00Une mention peut-être particulière pour Toulouse, où là, de manière assez surprenante,
02:04c'est la seule ville où ça s'est produit, l'intersyndical n'a pas respecté l'itinéraire
02:08qui avait été arrêté par le préfet et qui avait été validé par le tribunal administratif.
02:15Et dans un premier temps, donc, l'intersyndical a refusé de se plier à cette décision,
02:19ce qui a entraîné un certain nombre de heurts.
02:22Donc le fait qu'un certain nombre de militants des mouvances radicalisées
02:26aient tenté de faire dégénérer ces cortèges, nous a conduit évidemment à intervenir systématiquement,
02:31conformément aux instructions que j'avais passées, évidemment pour contenir des troubles graves à l'ordre public,
02:36mais aussi, et je veux le rappeler, pour faire en sorte que les cortèges puissent se dérouler
02:41dans la sécurité et la sérénité, ce qui a été le cas systématiquement.
02:46On a eu 642 interpellations hier dans le cadre de cette journée,
02:51et je déplore malheureusement 112 blessés parmi les forces de sécurité intérieure
02:55qui, une nouvelle fois, se sont totalement engagées pour sécuriser ces cortèges,
02:59mettre un terme aux exactions commises par les fauteurs de troubles,
03:03et je les en remercie.
03:06Un mot, je voudrais dire un mot, avant de parler de la journée de demain,
03:10je voudrais dire un mot sur le mouvement des lycéens,
03:13qui a redémarré ce matin, de manière bien plus limitée qu'hier,
03:18on avait la moitié moins d'établissements qui étaient concernés.
03:21Ce que je voudrais dire quand même aujourd'hui,
03:23c'est qu'on a assisté devant les établissements scolaires,
03:27pour ceux qui étaient bloqués, je vous dis, c'était moitié moins qu'hier,
03:31on est de nombre, 41 établissements scolaires bloqués ce matin,
03:35c'était deux fois plus hier,
03:36mais ce qu'on déplore, c'est des phénomènes de violence extrêmement durs.
03:41On a des prises à partie systématiques des forces de sécurité intérieure
03:44quand elles interviennent,
03:45et en plusieurs endroits, on a eu ce matin,
03:48devant des établissements scolaires, des incidents très graves.
03:51Je veux le dire, parce que les forces de l'ordre sont intervenues,
03:53évidemment, systématiquement pour y mettre un terme,
03:56pour procéder à des interpellations,
03:58mais la violence à laquelle ils ont eu à faire face
04:01m'oblige ce soir à le signaler,
04:02et à signaler les incidents qu'il y a eu notamment à Lyon,
04:05devant le lycée Édouard-Hériot,
04:08où un incendie a été allumé,
04:09à Pessac, à Cugnot, dans le 31,
04:12où là encore, on a eu un début de mise à feu,
04:14notamment dans le hall de l'établissement scolaire,
04:16à Saint-Jean-de-Braille, à Saint-Denis,
04:19pour le lycée Sugère,
04:20ou encore à Limoges,
04:21où on a assisté à des tirs venant de l'extérieur,
04:24de mortiers, sur des élèves qui étaient à l'intérieur,
04:26et on déplore dans ces trois cas que je viens de citer,
04:30des élèves qui ont été blessés.
04:33Et puis on a eu à Lyon,
04:35au moment où les effectifs de police
04:37allaient procéder à l'interpellation
04:38d'un individu qui s'était rendu coupable,
04:42donc de jet de mortier,
04:43on a eu à Lyon un commandant de police
04:46qui a été isolé, projeté au sol,
04:48et qui a été violemment agressé,
04:51j'emploie même le mot terme de lynchage,
04:52par une dizaine d'individus.
04:55Donc on a assisté,
04:57et d'ailleurs il a été transporté à l'hôpital,
04:59et donc il va mieux,
05:01et je lui adresse évidemment
05:04mes pensées, mes mots de prompt rétablissement.
05:07Et donc ce matin,
05:07on a eu devant les lycées
05:08des événements extrêmement graves
05:10qui ont conduit les forces de l'ordre à intervenir,
05:1216 d'entre elles ont été blessées,
05:14et il a été procédé à 154 interpellations.
05:18Évidemment, on continuera,
05:20je veux redire ici,
05:21que les forces de l'ordre interviennent
05:22quand il y a des violences,
05:23quand il y a des exactions,
05:24pour protéger les établissements scolaires,
05:27protéger les élèves qui se rendent
05:28dans ces établissements,
05:29qui la plupart d'ailleurs assistent aux cours,
05:31et protéger les personnels
05:33de l'éducation nationale.
05:34Concernant la journée de demain,
05:36j'en viens au cœur du sujet,
05:39pour demain.
05:40La situation est un peu différente
05:41de celle qu'on a connue hier,
05:42dans la mesure où nous avons moins
05:44de déclarations d'organisations syndicales
05:47représentatives.
05:48Hier, pour la plupart,
05:49on avait des déclarations de la CGT,
05:51de la CFDT, de la FSU.
05:52Enfin, en fonction de la ville,
05:54le déclarant pouvait être différent,
05:56mais on avait une intersyndicale.
05:57Ce ne sera pas le cas demain, samedi.
06:00On a un certain nombre de cortèges
06:02qui sont déclarés,
06:03notamment par des unions départementales
06:04de la CGT ou d'autres organisations syndicales.
06:07Mais pour la plupart,
06:08ce sont des appels à rassemblement.
06:10On n'a pas forcément de déclarations.
06:12Je vous donne cette précision.
06:13Pourquoi ?
06:14Parce que ça veut dire que
06:14l'encadrement de ces cortèges,
06:16on n'a pas forcément
06:17d'organisateurs structurés,
06:19ce qui, évidemment,
06:21est un peu plus porteur de risques.
06:24On l'a vu hier,
06:24quand les syndicats sont là,
06:26quand les cortèges sont encadrés,
06:27évidemment moins de risques.
06:28Là, demain,
06:29dans la plupart des cas,
06:31on ne sera pas dans cette situation.
06:34Évidemment,
06:35les centres-villes, demain,
06:35seront protégés systématiquement.
06:37Les préfets ont pris des arrêtés
06:38d'interdiction de manifestations
06:40dans les centres-villes,
06:41de sorte qu'il ne puisse pas y avoir
06:42de rassemblement spontané
06:44dans les centres-villes.
06:45Et pour les manifestations
06:47qui ont été déclarées,
06:48les quelques manifestations
06:49qui ont été déclarées,
06:50des accords ont été trouvés
06:51avec les organisateurs
06:52pour que les manifestations
06:53n'aient pas lieu dans les centres-villes.
06:54Donc on maintient, évidemment,
06:55cette ligne de protéger
06:57à tout prix les centres-villes,
06:58les commerçants.
06:59Et il y aura des dispositifs
07:00de protection de ces centres-villes.
07:03Concernant le risque,
07:05on a de nouveau enregistré,
07:06évidemment, sur les réseaux sociaux,
07:08des appels à la violence,
07:09demain, donc violence
07:11contre les forces de sécurité intérieure,
07:13violence contre les bâtiments publics,
07:15violence contre les commerces,
07:16et naturellement,
07:17essentiellement, des pillages.
07:18On enregistre également,
07:20en matinée,
07:20des appels à blocage,
07:21blocage d'axes de circulation,
07:24d'axes structurants.
07:26Et puis, donc,
07:28toujours ces appels
07:29qui sont toujours présents,
07:31d'appels à la révolution,
07:32à l'insurrection,
07:33des mouvements ultra-gauches
07:34ou d'extrême-gauche radicales.
07:36Donc, le risque est exactement le même
07:38que pour les samedis précédents.
07:40D'ailleurs, il est exactement le même
07:41que ce que nous avons enregistré hier,
07:44risque qui a été largement contenu.
07:46Le dispositif de demain
07:48est reconduit en volume
07:50et en doctrine opérationnelle.
07:52En volume, ça veut dire
07:53qu'on mobilise le même nombre
07:54de forces mobiles.
07:55On aura 110 forces mobiles
07:56qui seront mobilisées
07:58pour la gestion de la journée de demain.
07:59Ça correspond grosso modo
08:01à l'ensemble des forces disponibles actuellement.
08:03Les autres sont essentiellement engagées
08:05en outre-mer.
08:07Et puis, on engage à nouveau,
08:09je veux vraiment les en remercier,
08:11les policiers et les gendarmes territoriaux,
08:14les locaux,
08:14qui seront également engagés
08:16sur ce dispositif
08:17qui sera de nouveau,
08:18qui va de nouveau mobiliser
08:1970 000 effectifs.
08:22On mobilise également nos centaures,
08:24les 25 centaures de la gendarmerie,
08:26les 15 engendres le sardot
08:27qui sont mobilisés
08:29et qui ont été répartis
08:30sur l'ensemble du territoire national
08:32puisque, comme je vous le disais,
08:33je viens de tenir une réunion
08:34avec les préfets de zone
08:35où on a fait un dernier passage en revue
08:37à la fois de la répartition
08:38des forces mobiles dans les territoires
08:40et des moyens spéciaux
08:41que sont les engins blindés
08:43ou les engins lanceurs d'eau,
08:45les hélicoptères, évidemment,
08:46les drones.
08:47Et chaque préfet a pris par ailleurs
08:48les mesures de police administrative importantes,
08:51comme je vous le disais tout à l'heure,
08:52notamment les interdictions
08:53de manifester dans les centres-villes.
08:56Concernant la doctrine opérationnelle,
08:58elle reste exactement la même,
09:00c'est-à-dire que c'est une doctrine opérationnelle
09:01où on va procéder
09:03à des nombreux contrôles en amont
09:05sur les flux routiers,
09:07sur les axes ferroviaires
09:09et dans les gares.
09:10Partout, donc, il y aura des contrôles.
09:12Je vous rappelle qu'il y a,
09:13pour le samedi 31 octobre,
09:14on a réalisé 40 000 contrôles
09:16sur l'ensemble du territoire national,
09:18dont 15 000 pour la proximité,
09:21enfin, la région parisienne
09:21et notamment les axes qui conduisaient
09:24vers la capitale.
09:26J'ai demandé aux préfets,
09:27préfets de police et aux préfets de zone,
09:29de reproduire exactement
09:30le même volume de contrôles.
09:31Donc, on sera partout sur les contrôles
09:35et extrêmement mobiles et réactifs.
09:37Vous voyez bien que demain,
09:38il y a moins de déclarations,
09:39de manifestations.
09:40On s'attend peut-être
09:41à un peu plus d'actions spontanées,
09:43non déclarées.
09:43Et donc, la clé du succès
09:45sera la mobilité,
09:47la réactivité
09:47des forces de sécurité intérieure,
09:49comme elles l'ont démontré
09:50le 24, le 31
09:51et comme elles l'ont démontré
09:52encore hier jeudi 5 novembre.
09:56Voilà en quelques mots
09:57ce que je voulais vous dire.
09:58Je repasse évidemment un message
10:00qui est un message
10:01de grande fermeté,
10:02de grande fermeté républicaine.
10:05Et évidemment,
10:06s'il devait y avoir
10:07des casseurs et des pilleurs,
10:09des casseurs et des pilleurs,
10:11je redis ce que j'ai dit
10:11il y a encore la semaine dernière,
10:13on les attendra de pied ferme.
10:14On les attendra de pied ferme.
10:15Et pour ceux qui veulent
10:16manifester paisiblement,
10:17en toute sécurité,
10:18on les encadrera
10:19et on fera en sorte
10:20que la liberté de manifester
10:21puisse s'exprimer normalement,
10:24comme ça a été le cas
10:25ces dernières journées
10:27de mobilisation
10:27pour ceux qui se sont rendus
10:29à des manifestations
10:30sans vouloir créer des troubles,
10:31des nuisances
10:32ou commettre des pillages
10:33ou des dégradations.
10:35Voilà ce que je voulais vous dire
10:36en quelques mots,
10:36mais en résumé,
10:37vous l'avez compris,
10:38on reconduit exactement
10:39le même dispositif qu'hier
10:40et que le 24 octobre
10:42et le 31 octobre.
10:43Voilà,
10:43si vous avez quelques questions,
10:45puisque je dois aller rejoindre
10:46les directeurs généraux.
10:52Bonjour,
10:53M. le ministre,
10:53Aurore Mésange
10:54pour l'AFP.
10:55J'ai deux questions.
10:57Hier,
10:57à l'arrivée de la manifestation
10:58Place de la Nation,
11:01en l'occurrence
11:01à l'angle
11:02de la rue du Faubourg-Saint-Antoine,
11:03des policiers demandaient
11:04aux personnes
11:05qui voulaient quitter la place
11:06des manifestants
11:07de retirer tout signe visuel
11:10de protestation,
11:11stickers,
11:11pancartes,
11:12chasuble
11:13aux couleurs des syndicats.
11:14Avez-vous donné des consignes
11:16à ce sujet ?
11:17Et la suite de ma question
11:19aussi sur les consignes,
11:21c'est plusieurs de mes collègues
11:23hier ont été frappés
11:25par des policiers
11:27à Lyon et à Paris
11:29à des moments
11:29où ils essayaient de filmer
11:31et où ils étaient identifiés
11:32en tant que journalistes
11:33avec des brassards
11:34et du matériel de presse.
11:36Quelles sont les consignes ?
11:40Mes consignes,
11:41je n'ai pas de...
11:43D'abord,
11:43à Paris,
11:44ça s'est bien passé hier.
11:46À Paris,
11:46la manifestation s'est bien passée.
11:48Elle est partie
11:48de la Place de la République.
11:49Elle est allée à la Nation.
11:50Il y a eu quelques difficultés
11:51dans un scénario
11:52assez classique
11:53puisqu'il y a eu
11:54un pré-cortège
11:54devant le carré syndical
11:56d'environ 3 000 à 4 000 personnes
11:58où il y avait
11:58des éléments à risque
11:59qui ont été contenus
12:00par les forces
12:00de sécurité intérieure.
12:02Qui ont été contenus
12:02par les forces
12:03de sécurité intérieure.
12:04Je vous parle
12:04de mes collègues.
12:05que c'était à l'arrivée
12:06de la manifestation
12:07de la Nation.
12:07J'ai parfaitement compris
12:09votre question.
12:09Je vais y venir.
12:11Sur les pancartes
12:14et qui ont été retirées,
12:16moi,
12:16je ne passe pas d'instructions.
12:18Chaque fonctionnaire
12:18de police,
12:19chaque militaire
12:19de la gendarmerie
12:20apprécie les pancartes
12:21qui doivent être retirées
12:22ou pas.
12:22Quand vous faites
12:23des contrôles
12:23de personnes
12:24qui se rendent
12:24à une manifestation
12:25et que vous avez
12:26des pancartes
12:27qui comportent
12:28des mentions
12:30qui sont contraires
12:30à la loi,
12:31ça peut être
12:32des propos apologiques,
12:33ça peut être
12:33des propos qui tombent
12:34sous le cou
12:34de certaines législations,
12:37ça peut être
12:37des propos insultants.
12:39La liberté d'expression,
12:40ce n'est pas
12:40d'insulter les gens,
12:41ce n'est pas
12:41d'être dans la diffamation.
12:42Vous avez des possibilités,
12:45effectivement,
12:46que les fonctionnaires
12:46de police
12:47et militaires
12:47de la gendarmerie
12:48peuvent,
12:49effectivement,
12:49prélever un certain
12:50nombre de pancartes
12:51qui sont constitutives
12:52d'une infraction.
12:53Au départ,
12:54moi,
12:54j'ai bien compris
12:55votre question,
12:55au départ,
12:56moi,
12:56du cortège,
12:56je n'ai pas connaissance
12:57qu'on ait demandé
12:58de retirer
12:59des pancartes,
13:00des panneaux.
13:01Après,
13:02l'endroit
13:03que vous venez de citer,
13:05c'est l'endroit
13:06où on avait
13:07les individus à risque.
13:08C'est l'endroit
13:09où il y avait
13:09300 à 400 individus
13:11qui avaient été
13:11identifiés
13:11par la préfecture
13:12de police
13:12comme étant
13:13des individus à risque.
13:14Vous venez d'entendre
13:15le point du ministre
13:17de l'Intérieur,
13:18Laurent Nunez,
13:19sur le dispositif
13:20de sécurité
13:21prévu demain
13:22pour cette nouvelle
13:22journée de mobilisation.
13:23Même dispositif,
13:24Maxime Brandstetter,
13:25que jeudi,
13:26hier et samedi d'avant.
13:27Oui,
13:2870 000 policiers,
13:3025 centaures,
13:3115 lanceurs d'eau,
13:32des drones,
13:32des hélicoptères.
13:33C'est le même dispositif
13:34jour après jour
13:35qui sont mobilisés
13:36avec les mêmes consignes,
13:37être réactif,
13:38mobile,
13:38faire beaucoup de contrôles
13:39en amont
13:39pour éviter que des objets
13:41dangereux rentrent.
13:42La seule différence
13:43par rapport à hier
13:44qu'a souligné le ministre,
13:45c'est que visiblement,
13:45il assure qu'il y a moins
13:46de manifestations déclarées
13:48par des syndicats,
13:49donc plus d'appels
13:50au rassemblement,
13:51ce qui, dit-il,
13:52présente plus de risques.
13:53Plus risqué
13:54parce que le risque
13:55potentiel de manifestations
13:56un peu sauvages.
13:58Thomas Vacheron,
13:59secrétaire confédéral
13:59de la CGT,
14:00je vous voyais faire
14:01les gros yeux
14:01quand il disait
14:02il n'y a pas
14:03d'intersyndicale demain,
14:05il n'y a moins
14:06de déclarations
14:06d'organisations syndicales.
14:07C'est le cas, non ?
14:08Demain, pour un samedi,
14:10il y a plus d'organisations
14:11syndicales qui appellent.
14:12Par exemple,
14:12en Ile-de-France,
14:13il y a la totalité
14:14des syndicats
14:15dont la CFDT
14:15qui n'était pas là
14:16la semaine dernière
14:17tout simplement.
14:18Et on a fait la démonstration
14:19que dans toutes
14:20nos manifestations,
14:21elles sont pacifiques
14:22mais déterminées,
14:23extrêmement nombreuses.
14:24Il n'y a qu'à regarder
14:25les images qui sont
14:26derrière vous
14:26qu'a priori
14:28les auditeurs,
14:28enfin les téléspectateurs
14:29ne voient pas,
14:30mais qui montrent
14:31quand même
14:31cette puissance gigantesque
14:33où 1 600 000 personnes,
14:35près d'1 600 000 personnes
14:36ont participé
14:36à un des rassemblements
14:38encore cette fois-ci
14:38et cette fois-ci
14:39par la grève.
14:40C'est-à-dire qu'en plus
14:41de la force du nombre,
14:43ce qui est extrêmement important
14:44c'est que les gens,
14:45leur priorité
14:46c'est les salaires.
14:47Ça coûte cher.
14:47Ça coûte cher de faire grève.
14:48Et alors qu'ils ont fait grève
14:51donc en perdant encore plus
14:52de salaire,
14:53c'est dire la détermination
14:54de celles et ceux
14:54qui étaient en manifestation.
14:56Il faut maintenant
14:56que le gouvernement
14:57nous entende
14:58et en attendant
14:59ils peuvent participer
15:00aux participations.
15:00Vous confirmez demain
15:01votre cortège ira
15:02de la place de la République
15:02à la place de la Nation ?
15:04Ça a été accepté
15:04par la préfecture de Paris ?
15:05C'est le cortège intersyndical.
15:06En fait, on revient,
15:08on contraint de fait
15:09le gouvernement
15:10à revenir à la raison
15:11et au respect
15:11des droits de la République,
15:13du droit d'expression,
15:14de manifestation
15:14et du droit syndical.
15:16C'est ce qui différencie
15:17une démocratie
15:18d'un système autoritaire.
15:19Et la question
15:20que je voulais vous poser,
15:21c'est qu'au départ,
15:21j'ai senti qu'il y a eu
15:22un changement de stratégie.
15:23Au départ, vous aviez dit
15:24on attend la conférence sociale
15:26lundi
15:26où Matignon doit nous apporter
15:28quelques réponses
15:29pour décider de la suite
15:30de la mobilisation.
15:31Et aujourd'hui,
15:31vous annoncez finalement
15:32que vous participerez
15:34à des manifestations.
15:35Demain, il y a eu
15:35un changement de pied ?
15:36Non, non, pas du tout.
15:37En fait, il y a deux choses.
15:39Les samedis,
15:39les gens sont en colère
15:41et ce ne sont pas
15:41que les syndicats,
15:42c'est les citoyens
15:43et citoyennes
15:44qui participent très massivement
15:45y compris
15:45les organisations de jeunesse.
15:47Donc, dans l'ordre,
15:48il y a des Gilets jaunes,
15:49les organisations syndicales
15:50de jeunesse,
15:51notamment l'intersyndicale
15:52jeune,
15:52union étudiante,
15:53UNEF,
15:54FAGE et USL,
15:55les dix propositions
15:56pour la jeunesse.
15:57Et nous,
15:58on accompagne
15:59partout où c'est possible,
16:01partout où les conditions
16:01sont réunies,
16:02les manifestations demain
16:03dont on dit
16:05il y aura des dizaines
16:06de milliers,
16:06des centaines de milliers.
16:07Elles seront,
16:08de notre point de vue,
16:09et je ne crois rien
16:11à insulter en disant ça,
16:12un peu moins fortes
16:13qu'hier
16:13parce que ce n'est pas
16:14le même périmètre d'appel
16:16mais qu'elles seront
16:17encore consistantes,
16:18encore importantes
16:18et elles préparent la suite
16:20toutes et tous.
16:21On attend des vraies réponses
16:22lundi.
16:23Sinon,
16:23et je vous l'annonce aussi,
16:25l'intersyndicale complète
16:26qui a aujourd'hui
16:27fait une déclaration
16:28qui a été envoyée ce matin
16:30qui dit
16:30si lundi
16:31nous n'avons pas de réponse,
16:32il y a une intersyndicale
16:33lundi soir
16:33et évidemment
16:35on invitera
16:35les travailleuses et travailleurs
16:36à remettre ça
16:37parce que ce n'est pas
16:38une poignée d'euros
16:38qui suffira
16:39à coller la colère populaire.
16:41On veut juste une chose,
16:43de pension de retraite.
16:44David Ibenskian,
16:45vous êtes avocat
16:45de la coordination
16:46des Gilets jaunes.
16:47Il y aura aussi
16:47des Gilets jaunes
16:48présents demain
16:49mais côté place de la Concorde,
16:51vous ne rejoindrez pas
16:52le cortège des syndicats ?
16:55Alors,
16:55en fait,
16:56nous avions déclaré
16:57un rassemblement statique
16:59à la place de la Concorde.
17:01La préfecture a refusé
17:03donc après un arrêté
17:04d'interdiction
17:05de ce rassemblement.
17:07Donc,
17:07la coordination des Gilets jaunes
17:09appelle à une désobiscence civique
17:11c'est-à-dire
17:11à se rendre quand même
17:13place de la Concorde
17:14et chacun fait ce qu'il veut
17:15en fait.
17:16Soit il y en a
17:16qui vont se rendre
17:17à la place de la Concorde
17:18malgré l'interdiction
17:19ou soit ils iront
17:20à la manifestation
17:22organisée par les syndicats.
17:23Chacun est libre.
17:24C'est vrai davantage
17:24place de la Concorde.
17:25Il y a des pavés magnifiques
17:26qu'on peut prendre
17:27pour envoyer
17:29sur les forces de l'ordre.
17:38Non mais arrêtez ce discours
17:40d'extrême droite
17:41si vous voulez
17:41on va être clair.
17:42Je crois que vous ne comprenez pas.
17:44C'est quoi l'extrême droite ?
17:45Si vous voulez
17:45la coordination des Gilets jaunes
17:46demande en fait
17:47et d'ailleurs même
17:49la CGT
17:49le 17 octobre
17:50m'ont demandé
17:51à avoir des parcours
17:52corrects
17:52dans l'ouest de Paris
17:54qu'elle allait jusqu'à
17:56Excusez-moi.
17:56Excusez-moi.
17:57Excusez-moi.
17:58Excusez-moi.
17:59Mais comme vous me traitez
17:59d'extrême droite
18:00excusez-moi monsieur
18:01vous pourriez peut-être
18:01vous excuser.
18:03Mais même
18:03vous pouvez vous excuser quand même.
18:04Est-ce que je peux m'exprimer ?
18:05Oui mais d'abord
18:06vous vous excusez.
18:07Je vous remercie.
18:08C'est un discours d'extrême droite
18:09je ne vais pas excuser un discours.
18:11Alors pour finir
18:11attendez
18:12je termine s'il vous plaît.
18:13Commencez fort pardon.
18:14Je termine.
18:15Nous on demandait
18:15en fin de compte
18:16un trajet
18:17dans l'ouest de Paris
18:18mais la préfecture
18:19refuse systématiquement
18:20ce type de trajet.
18:21Elle préfère soit
18:22les trajets au port de Paris
18:23ou soit les trajets
18:24à la publicitation.
18:25Et pour nous
18:26c'est une atteinte
18:27à la liberté de manifester.
18:28Il y a une plainte
18:28qui a été déposée
18:29contre le préfet de police
18:31hier soir
18:32de la part de la coordination
18:33de gilets jaunes
18:33et nous verrons
18:34ce que ça donnera.
18:35Je voulais qu'on s'arrête
18:36sur un point intéressant
18:38qu'a souligné quand même
18:39Laurent Nunez tout à l'heure.
18:41Il parle du phénomène
18:42d'extrême violence
18:44du côté des lycées.
18:46Il cite l'exemple
18:47de Lyon
18:48un incendie devant
18:49le lycée de Lyon
18:50de Pessac
18:51un policier
18:53lynché par
18:53dix individus
18:56du côté de Lyon
18:59Il y a une radicalisation
19:00du mouvement lycéen ?
19:01On a vu dès le départ
19:03ce n'est pas une radicalisation
19:04il y a un certain type
19:06d'expression
19:07d'une partie de la jeunesse
19:08qui est effectivement
19:10relativement violent
19:11et moi autant je soutiens
19:13totalement les revendications
19:14des lycéens
19:15autant je ne soutiens pas
19:16ce qui s'est passé hier
19:17j'entendais mon ami
19:19Kamel Chibli
19:20vice-président
19:20de la région Occitanie
19:22enfin
19:22madame Delgave
19:23met des moyens
19:23très importants
19:24dans les lycées
19:26justement dans une logique
19:27de rattrapage social
19:28y compris dans les quartiers
19:29difficiles
19:30ce n'est pas pour se trouver
19:32brûler le lycée
19:33et moi je considère
19:34que
19:34quand on brûle
19:36des équipements publics
19:37quand on brûle
19:37des bibliothèques
19:38c'était un centre
19:39d'information
19:40et d'orientation
19:41qu'on a brûlé
19:41et bien je pense que
19:43quel que soit l'âge
19:44il doit y avoir
19:45une réponse judiciaire
19:46je reviens un peu
19:47à l'instant au débat
19:48la place de la Concorde
19:49etc.
19:50moi je trouve ça
19:51très heureux
19:52j'étais là
19:52à une manifestation
19:54bien sûr une manifestation
19:55c'est pas non plus
19:56une promenade
19:57que de santé
19:58donc des fois
19:59ça frotte un peu
19:59mais globalement
20:00je trouve que
20:01c'est très bien
20:02que les syndicats
20:02prennent la main
20:04et nous n'en serions pas là
20:06si ce gouvernement
20:08n'avait pas
20:08pendant 4 semaines
20:095 semaines
20:106 semaines
20:10pas entendu les lycéens
20:12c'est très bien
20:13ils ont apporté
20:13pardon
20:14une réponse
20:15ils ont apporté
20:16une réponse
20:16d'accord
20:16mais enfin
20:17je veux dire
20:18dire qu'il fallait
20:19faire en sorte
20:20qu'il y ait du papier
20:20dans les toilettes
20:21dire qu'il fallait
20:22faire en sorte
20:23que les élèves
20:25trouvent un remplaçant
20:26quand le professeur
20:26est absent
20:284 milliards
20:28sur la rénovation
20:29du bâti
20:30c'est de la monnaie
20:31de singe
20:31de vous à moi
20:32on va se le dire
20:33entre nous
20:33les régions
20:34c'est des emprunts
20:34donc en tout cas
20:35vous n'êtes pas de ceux
20:36vous n'êtes pas de ceux
20:37qui disent
20:37bon les lycéens
20:38c'est bon
20:39maintenant
20:39vous avez fait passer
20:41votre message
20:41il est l'heure
20:42de retourner en cours
20:43moi je suis de ceux
20:44qui disent
20:44liberté de manifestation
20:45liberté d'expression
20:46et comme je ne suis pas
20:48pour les syndicats
20:49mais pas pour les autres
20:50c'est ce que je voulais dire
20:51en fait
20:51moi je suis pour
20:53les corps intermédiaires
20:53je suis pour la démocratie sociale
20:55mais la démocratie
20:56il n'y a pas
20:56monsieur il n'y a pas
20:57que les syndicats
20:57les citoyens
20:58ont le droit de manifester
21:01c'est pas la CGT
21:03qui a décidé
21:03toute seule
21:04dans son coin
21:04d'être représentative
21:05il y a des élections
21:06professionnelles
21:07il y a des élections
21:09professionnelles
21:10il y a des luttes
21:11au sein des entreprises
21:12par lesquelles
21:13les organisations syndicales
21:15ou au sein de l'administration
21:17gagnent leur légitimité
21:18et moi je respecte ça
21:19je ne veux pas
21:20comme pendant 10 ans
21:21de macronisme
21:22où on a marché
21:23sur ces gens là
21:24et la vérité
21:24c'est qu'après
21:25on a des désaccords
21:26il y a des gens
21:26qui sont plus radicaux
21:27la vérité c'est que
21:28comme par hasard
21:29dès qu'ils reprennent la main
21:31vous avez de la masse
21:32paisible
21:32les gens viennent
21:34c'est paisible
21:34pardonnez-moi
21:35maintenant jeudi
21:36c'est pas la même chose