- il y a 4 minutes
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00:00Nouvelle journée de mobilisation demain donc, gilets jaunes, lycéens, étudiants et syndicats appellent à manifester ce samedi encore contre la
00:07vie chère.
00:09Le ministre de l'Intérieur prévient le risque de troubles à l'ordre public et très élevé, d'où ce
00:14dispositif policier impressionnant.
00:1670 000 policiers et gendarmes et cette difficulté supplémentaire, des appels à venir manifester masqués pour Halloween.
00:23On va en parler avec nos invités, on est avec Dominique Rizet.
00:26Bonjour Dominique, consultant poli-justice à BFM TV.
00:30On est avec Richard Caminade, ancien général de gendarmerie.
00:33Bonjour à vos côtés.
00:34Cédric Laurent, vous gérez un magasin de vélo, Cycle Laurent, boulevard Voltaire à Paris.
00:40Donc vous êtes là où ça se passe si je puis dire.
00:43Antoine Auberdor vient de nous rejoindre, journaliste politique à l'Opinion.
00:46Bonsoir.
00:47On est avec Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT.
00:50Bonsoir à vous.
00:51Et avec Riyad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne.
00:55Je voulais commencer par faire le point avec vous, Dominique Rizet.
00:58Les parcours de la CGT et des Gilets jaunes ont été interdits, remplacés par un parcours moins à risque.
01:05Alors on parle de Paris, juillet, oui.
01:07Les manifestants avaient demandé, l'intersyndicale qui réunit CGT, FO, Solidaires, FSU, l'UNEF, l'Union étudiante,
01:14avait demandé à manifester de Bastille vers Nation.
01:17La préfecture de police leur a proposé un autre trajet.
01:20Donc la police ne veut pas que la manifestation passe dans les rues, dans le centre-ville.
01:26Ils défileront donc entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton.
01:29Voilà ce qu'on leur a proposé.
01:30Et eux ont déjà l'intersyndicale pour qu'elles ne se reproduisent pas ce qui s'est passé la semaine
01:35dernière.
01:36Puisqu'elles disent, on nous a prévenus au dernier moment, on n'a pas pu faire de référé devant le
01:40tribunal administratif.
01:41Donc ils ont déjà déposé une demande à référer devant le tribunal administratif.
01:47Et la décision va tomber à 17h.
01:48C'est-à-dire que pour ne pas être piégés comme la semaine dernière, s'ils sont pris en avance.
01:52Donc potentiellement, dans quelques minutes, Thomas Vacheron, le tribunal va aller dans votre sens.
01:56C'est ce que vous espérez, j'imagine ?
01:58On espère que le droit de manifester, qui est un droit démocratique, comme tous les droits,
02:02parce qu'il faut quand même remettre dans le contexte où on en est.
02:05Qu'est-ce qui différencie, en théorie, une dictature d'une démocratie ?
02:09C'est le droit de manifester, c'est le droit d'expression, c'est les droits syndicaux.
02:13Et quand on voit dans l'État où est le pays, où tout a été entamé,
02:16on voit bien comment la République est abîmée.
02:19Mais nous, on ne voudrait pas passer tout le plateau sur la question des lieux de manifestation.
02:22Mais en l'occurrence, pardon, ils ne sont pas en train d'interdire votre manifestation.
02:25Ils la déplacent pour que vous puissiez effectivement manifester,
02:30mais qu'il n'y ait pas de dégâts sur le parcours.
02:32Ils définissent si on a le droit de manifester ou pas.
02:34Vous noterez quand même que la semaine dernière, on avait un parcours qui avait été autorisé
02:38de Bastille à Nation, le même qu'on a déposé cette fois-ci,
02:41qui avait été autorisé par le préfet de police,
02:43puis qui a été contesté ensuite par le ministère de l'Intérieur et par le président de la République.
02:46Ça dit quand même quelque chose de leur volonté de perturber,
02:49puisque leur seul choix, c'est la division.
02:51M. Macron a commencé son quinquennat avec les ordonnances Macron-Pénicaud
02:54qui ont affaibli les syndicats.
02:56Et pour diviser la population, il a dit que c'était aux syndicats d'organiser les manifestations.
03:00On voit bien qu'il n'y a rien de cohérent, sauf une chose,
03:01c'est qu'ils n'entendent pas la colère populaire.
03:04Ça fait des mois qu'on alerte.
03:06Les lycéens, les étudiants ont manifesté par centaines de milliers.
03:10Les travailleuses et travailleuses vont le faire demain à nouveau par centaines de milliers.
03:14Et la grande grève intersyndicale du 5 novembre...
03:17Vous attendez combien de personnes demain ?
03:19Il y aura des centaines de milliers de personnes à nouveau demain dans toute la France,
03:22tellement la colère populaire est importante.
03:23Vous pensez qu'il y aura à peu près le même volume de participants que la semaine dernière ?
03:28Moi, je pense que demain, c'est une étape.
03:30C'est-à-dire 400 000 selon le ministre de l'Intérieur ?
03:32Oui, 800 000 selon toutes les organisations syndicales, lycéennes et étudiantes.
03:36Mais il y a quand même quelque chose de très important.
03:38On ne parle que des 1% de violence.
03:42Systématiquement, le gouvernement, d'un côté, il s'attaque aux manifestants
03:46et il ne protège pas ni les commerçants ni les bâtiments publics
03:49parce que finalement, c'est ce qui s'est passé jusqu'à présent quand on regarde ce qui a été
03:52fait.
03:52Et surtout, maintenant, il faut sortir de la crise.
03:54L'année dernière, justement, parce qu'ils ont pris des précautions, les commerçants ont plutôt été épargnés.
04:00Cédric Laurent, est-ce que vous, vous vous réjouissez de la décision de la préfecture
04:04d'interdire les manifestations dans le centre-ville de Paris, en l'occurrence ?
04:07Me réjouir, pas spécialement, parce qu'il y aura quand même des commerces sur le lieu où ils vont manifester.
04:12Donc, je ne voudrais pas ce qui arrive à ces commerces qui m'est arrivé à nous.
04:15Mais il y en aura moins, a priori ?
04:16Je l'espère, on ne peut pas savoir, personne ne le sait.
04:20Tout était imprévisible le samedi où on s'est fait attaquer.
04:24Je ne pense pas que personne puisse avoir appréhendé les meutes qui sont arrivées chez nous.
04:29Donc, si jamais ça venait à se reproduire demain,
04:33je ne vois pas comment ils peuvent déterminer où et quand ça va se reproduire.
04:36Votre commerce, à vous, a été particulièrement touché ?
04:39Toute la structure extérieure a été touchée, oui.
04:41Tout à fait.
04:42Ils n'ont pas réussi à rentrer, et peut-être qu'ici, ils sont moins intéressés, on était dedans.
04:47que certains de mes collègues, mais oui, on a eu de forts dégâts à l'extérieur.
04:52Comment vous voyez les choses demain ? Est-ce que vous avez pris des précautions ?
04:56J'ai le même discours que j'avais avant.
04:58Les précautions, on a fait le maximum.
04:59Après, si ça doit arriver, ça va arriver.
05:01On ne peut pas faire plus.
05:02On baisse les cris, on sort le stock,
05:05et après, on met la tête dans un trou et on attend que ça se passe.
05:10Richard Caminade, à l'instant, l'entourage de Laurent Nunez prévient,
05:15je cite, des épisodes de violences comparables à ceux du 17 octobre sont attendus.
05:21Comment c'est possible avec un tel dispositif de sécurité ?
05:24Alors, les prévisions sont prises en compte parce qu'en fait,
05:28il y a des remontées d'informations via les réseaux sociaux
05:31qui laissent à penser qu'il y a des appels.
05:34Ils ne laissent même pas à penser, c'est la vérité.
05:36Il y a des appels à la violence, il y a des appels à la casse.
05:39Donc, au regard de ces informations-là, il convient d'anticiper.
05:42Donc, le ministère de l'Intérieur va donner des instructions
05:47pour que les forces de l'ordre se déploient en conséquence,
05:50à la fois pour protéger le cortège sur l'itinéraire qui a été prévu.
05:55Enfin, on ne sait pas encore quel sera le véritable itinéraire
05:58puisqu'il y a un référé liberté qui est en cours.
06:00Réponse dans trois minutes.
06:02On va attendre trois minutes avant de se prononcer.
06:04Mais quoi qu'il en soit, l'idée, c'est de permettre aux organisations syndicales
06:07de manifester en sécurité et dans le calme pour exprimer leurs revendications.
06:12Et tout en étant capable de protéger l'ensemble de la cité,
06:15l'intérieur de la ville, pour éviter qu'il y ait de la casse et du pillage,
06:18comme ce fut le cas il y a 15 jours.
06:20Donc, à ce stade, tous les moyens sont mis en œuvre,
06:24au même niveau de mobilisation que la semaine dernière,
06:26à savoir 70 000 personnes.
06:28On va même engager des centaures en plus.
06:30Je crois qu'il y a plus de 400 torts, 26 centaures au total,
06:33répartis sur l'ensemble du territoire.
06:36Et comme la semaine dernière, la BRI, le RAID, le GIGN,
06:40les drones, les hélicoptères, les brigades équestres,
06:42les unités cynophiles.
06:44Et effectivement, ces 26 centaures.
06:45Tous les moyens disponibles qui peuvent être engagés
06:48dans des opérations de maintien de l'ordre,
06:49voire de rétablissement de l'ordre,
06:51et même au-delà, violences urbaines,
06:53seront engagés, seront mobilisés.
06:54Il y a même les pelotons de surveillance et intervention gendarmerie
06:57qui seront déplacés pour assurer la protection des commerces
07:00en zone police.
07:01Donc, à ce stade, tous les moyens sont mis en œuvre.
07:04La difficulté, et on l'a déjà évoqué,
07:06ça sera le niveau de mobilisation,
07:07mais pas forcément le niveau de mobilisation des manifestants,
07:10parce qu'eux, ils sont légitimés à manifester.
07:12Je rappelle que le droit de manifester est un droit constitutionnel.
07:16En revanche...
07:16Pourquoi vous mettez les guillemets ?
07:18Alors oui, parce que certains disent qu'il a été constitutionnalisé.
07:22Mais en fait, c'est le Conseil constitutionnel
07:24qui veille à ce que ce droit soit respecté.
07:27En revanche, ce qui est important de dire,
07:30c'est que cela n'induit pas que les manifestations
07:34se fassent toujours sur le même itinéraire.
07:35Après, c'est le préfet de police,
07:37non le président de la République,
07:38qui décide, en fonction des éléments d'information
07:40sur les renseignements d'ordre public qui lui remontent,
07:43qui décide de l'endroit de l'itinéraire
07:45où ce sera le plus facile de manifester
07:47et à la fois de sécuriser les manifestations.
07:49Des épisodes de violences comparables
07:52à ceux du 17 octobre qui sont attendus.
07:54Déclaration à l'instant de l'entourage de Laurent Nunes,
07:57est-ce qu'il évoque, Raphaël Grabli,
07:59des appels très violents à manifester sur les réseaux sociaux ?
08:04Oui, bonsoir Julie,
08:04des craintes qui, justement, ont été détaillées hier soir
08:07pendant une conférence de presse
08:08par Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur,
08:11notamment sur des appels particulièrement radicaux
08:14sur les réseaux sociaux.
08:15Écoutez-le.
08:16Sur les réseaux sociaux, nous avons de nombreux appels
08:19à rassemblements qui émanent donc de la mouvance
08:22d'ultra-gauche, de l'extrême-gauche radicalisée,
08:25de certains sites de gilets jaunes radicalisés,
08:27avec des messages qui appellent à faire la révolution,
08:30à mettre en place l'insurrection.
08:32Et donc, on est très loin de messages revendicatifs
08:35ou à caractère festif, mais bien sûr des messages
08:38qui incitent très clairement à la commission
08:40de troubles graves à l'ordre public.
08:43Et donc, à quoi fait-il référence précisément ?
08:45À certains comptes, notamment assez influents
08:48sur les réseaux sociaux, par exemple,
08:50cerveau non disponible, 1,3 million d'abonnés
08:53rien que sur Facebook et Instagram,
08:55un média considéré comme de gauche radical
08:57qui diffuse des visuels comme celui-ci,
08:58un des jeunes hommes masqués,
09:01bouteilles de champagne à la main
09:02devant des voitures qu'ils brûlent.
09:03Avec ce commentaire, je les cite,
09:05un délacte 3, on passe la seconde.
09:07Alors, ce compte, il a aussi publié une vidéo
09:09en prévision de ce 31 octobre.
09:11Elle évoque, je cite, une nuit des ténèbres
09:13pour Halloween avec des appels à se masquer.
09:16Mais aussi, il faut le dire,
09:17une forme de glorification.
09:18On le voit à l'écran, des tirs de mortiers,
09:21voire carrément des pillages.
09:23La séquence se termine par le saccage
09:25d'un caviste.
09:26Et cette vidéo, elle a été extrêmement vue.
09:28400 000 vues, rien que sur Instagram.
09:31Elle a été relayée par un autre mouvement
09:33d'ultra-gauche qui s'appelle
09:35Contre-attaque anciennement Nantes révoltés,
09:37qui avait d'ailleurs cherché à faire,
09:38à dissoudre, qui devait être dissous
09:41par Gérald Darmanin, en 2022.
09:44Et avec notamment ce commentaire
09:45à coller à la vidéo, je les cite,
09:47c'est l'occasion de réinventer
09:48une forme festive, audacieuse
09:50et insaisissable pour poursuivre
09:52ce grand mouvement, je les cite,
09:54de joie insurrectionnelle.
09:55On ne sait pas si le gouvernement
09:57a réclamé la suppression
09:58de ce type de contenu sur Instagram.
09:59Mais ce que je sais, en revanche,
10:00c'est qu'ils sont toujours en ligne.
10:01Je viens de vérifier encore.
10:02Ils sont toujours disponibles.
10:05Antoine Oberdorff, le gouvernement,
10:07on le sait, souhaite, dans ce contexte-là,
10:09pouvoir bloquer, non pas les réseaux sociaux,
10:11mais les contenus, certains contenus
10:14qu'ils estiment particulièrement violents
10:16et qui appellent à la violence.
10:19Ça, on est où ?
10:20Avec un certain délai.
10:21Il serait donné au fond aux plateformes
10:23pour retirer les contenus,
10:25appelant notamment à l'insurrection.
10:27Et s'il n'y avait pas une célérité suffisante
10:31dans le retrait des contenus
10:32de la part des plateformes,
10:33ça pourrait aller jusqu'au bannissement
10:34de certains comptes
10:36pour réduire, tout simplement,
10:38la viralité de ces contenus
10:40sur les réseaux sociaux.
10:41Ce qu'il faut tout de suite rappeler,
10:42c'est qu'on a tendance à l'oublier,
10:43mais l'interdiction de certains réseaux sociaux,
10:45en l'occurrence de TikTok,
10:47ça a été pratiqué en France,
10:48en Nouvelle-Calédonie.
10:50Et ça a fait l'objet ensuite
10:51d'une décision du Conseil d'État
10:53qui a cassé cette décision.
10:54De la même manière,
10:55au moment des émeutes de l'été 2023,
10:57après la mort de Naël,
10:59on se souvient que l'une des fonctionnalités
11:01de Snapchat, notamment la géolocalisation,
11:04avait pu permettre une coordination
11:05d'un certain nombre de pillards
11:07ou de jeunes qui voulaient se livrer
11:09à des exactions.
11:11Ensuite, une fois que je vous ai dit ça,
11:12cette mesure de la part du gouvernement,
11:15au fond, de jouer sur le robinet
11:17des réseaux sociaux,
11:19elle est loin de faire l'unanimité,
11:21y compris dans le camp présidentiel.
11:22Y compris au sein même du camp présidentiel.
11:24J'ai fait cette semaine l'interview
11:24d'un député du camp présidentiel
11:26qui est spécialisé sur ces sujets numériques,
11:29Éric Bottorel,
11:29qui dit que c'est une pente
11:31qui lui apparaît dangereuse
11:33et que l'appréciation même d'un contenu
11:34qui prêterait ou non à l'insurrection
11:36ne se fait souvent qu'a posteriori.
11:38C'est après coup que vous vous dites
11:40oui, effectivement,
11:41tel ou tel contenu a pu inspirer
11:43des méfaits et des exactions.
11:45Riyad Rani,
11:47quand vous voyez ce genre de message,
11:50ces appels à la violence,
11:52quand on entend l'entourage
11:53du ministre de l'Intérieur dire
11:55que malheureusement,
11:56on attend des épisodes
11:57de violences comparables
11:59à celles qu'on a pu voir
12:00il y a deux semaines,
12:02est-ce que vous,
12:03ça vous fait peur ?
12:04Non, parce que, écoutez,
12:05nous, nos méthodes
12:06de nos organisations,
12:07c'est la non-violence.
12:08Aujourd'hui,
12:08on peut poser une autre question,
12:10c'est qui légitime cette violence ?
12:12Moi, je dis aujourd'hui,
12:13comme je l'ai dit hier
12:13à M. Nunez
12:14et précédemment à M. Lecornu
12:15ou bien à M. Macron,
12:16c'est ce gouvernement
12:17qui a légitimé cette violence
12:18parce que quand il y a
12:19des manifestations aujourd'hui pacifiques
12:22par nos organisations
12:23qui sont cadrées,
12:25parce que tous les commerçants
12:26aujourd'hui le disent
12:27que quand ces cortèges
12:27la passent,
12:28leurs vitrines ne sont pas attaquées,
12:29c'est en marge après,
12:31quand nous ne sommes plus là,
12:34qu'il y a des pillages, etc.
12:37Mais sinon,
12:37c'est ce gouvernement
12:38qui ne répond pas politiquement
12:41aux revendications.
12:42En l'occurrence,
12:43il y a eu une première série
12:44de réponses,
12:465 milliards pour la rénovation
12:47du bâti scolaire,
12:4815 000 places supplémentaires
12:49dans l'ETSI en IUT,
12:51la réforme de parcours
12:52sous pour plusieurs étapes.
12:54Les 5 milliards sur le bâti scolaire,
12:55c'est une arnaque,
12:56c'est un écran de fumée.
12:58Hier, il y a eu une réunion
12:59avec deux ministres,
13:00Mme Gattel et M. Geoffrey,
13:02avec des représentants de région
13:03et les recteurs et les rectrices.
13:05Certaines régions l'ont dit,
13:06c'est un prêt qui est fait
13:06par la Caisse des dépôts
13:07à taux d'intérêt
13:09à prix préférentiel.
13:10Certaines régions l'ont dit
13:12eux-mêmes,
13:12nous ne pourrons pas bénéficier
13:14de ce prêt
13:14parce que nos régions
13:15sont déjà endettées,
13:15on ne va pas prendre
13:16un crédit en plus
13:17et après devoir le rembourser.
13:19Or, en fait,
13:19c'est rejeter la patate chaude
13:21sur les régions,
13:22ce qui est totalement inadmissible.
13:23Or, c'est comme
13:24les 500 profs recrutés
13:26pour avoir des classes
13:28plafonnées en seconde
13:29à 28 élèves.
13:30Aujourd'hui,
13:30on a des organisations
13:31comme le SNES, etc.,
13:32qui disent que ce n'est pas possible.
13:33Des recteurs qui disent
13:34que ça ne sera pas appliqué
13:35même avec 500 profs en plus.
13:37Donc, vous dites
13:37pas suffisant.
13:38Pas suffisant,
13:39il faut aller encore plus loin.
13:40Et en fait,
13:40depuis le début,
13:41ce gouvernement,
13:41je suis désolé,
13:42mais ce n'est que
13:43des effets d'annonce.
13:44C'est on annonce,
13:45on annonce,
13:45on annonce,
13:46on annonce.
13:46Et en fait,
13:47concrètement,
13:47c'est comme les 3000 TZR
13:48à un moment,
13:49avec les profs de remplacement
13:50où on a demandé
13:51à des gens
13:51qu'ils avaient des...
13:54Alors, il y avait des manques,
13:55imaginons,
13:55dans une académie,
13:56il y a des TZR
13:57en SES
13:58et en mathématiques.
13:59On allait demander
14:00à ces profs
14:02d'aller enseigner
14:03sur d'autres disciplines,
14:04telles que la philosophie
14:05ou le français.
14:07Alors, non,
14:07excusez-moi,
14:08mais jusqu'à présent,
14:09ce gouvernement
14:09n'a apporté aucune
14:12moratoire sur Parcoursup
14:13ne vous apparaît pas
14:14comme une avancée
14:16quand même substantielle.
14:17Et moi, il y a deux choses.
14:18Effectivement,
14:19sur les moyens,
14:21les facilités de crédit
14:22octroyées aux régions,
14:23dès le lendemain,
14:24j'avais la présidente
14:25des régions de France,
14:25Carole Delga,
14:26qui montait au créneau
14:27pour dire combien
14:27ça allait être difficile.
14:28En revanche,
14:29pour ce qui est du moratoire
14:31sur Parcoursup
14:31et de la révision
14:32des rythmes scolaires,
14:33voire même
14:34du contrôle continu
14:35pendant l'année,
14:36ça, ce n'est pas des choses
14:37qui sont quand même
14:37de nature
14:38à vous faire aller plus loin
14:39dans le dialogue
14:40avec le gouvernement ?
14:41Écoutez, nous,
14:42on participe à ces réunions
14:43de travail fur et à mesure.
14:44C'est un dialogue de Sceau.
14:46Oui, c'est un dialogue de Sceau
14:47parce que ce gouvernement,
14:48il lui reste six mois.
14:49Nous, ce qu'on lui dit,
14:50c'est qu'il faut des effets.
14:51Pour cette année,
14:52il nous parle de 2031,
14:532028.
14:54Non, mais sur quelle planète
14:55on vit ?
14:56Il prévoit déjà d'être réélu
14:57ou que leur tendance politique
14:58soit réélue ?
14:59Mais le fait est
14:59qu'il y a effectivement
15:00cette séance
15:01contre laquelle
15:02on ne peut pas grand-chose.
15:04Je tiens à rappeler
15:04que le dialogue social
15:05n'avait pas été réouvert
15:06depuis le mouvement
15:07des Gilets jaunes.
15:07On a déjà réussi
15:08à avoir des interlocuteurs
15:10et interlocutrices,
15:10les membres du gouvernement
15:12et à être reçus
15:12par le président Emmanuel Macron
15:13et ensuite par le Premier ministre
15:15Lecornu.
15:16Par contre, ce qu'on dit,
15:17c'est que ce n'est pas suffisant
15:18et que pendant ce temps-là,
15:20ce n'est que des effets d'annonce.
15:21Il n'y a pas de choses concrètes.
15:22Sur Parcoursup,
15:23aujourd'hui,
15:23qu'est-ce qu'on peut me dire
15:24ce qu'il y a de concret ?
15:25Ils nous disent
15:25voilà, on va travailler,
15:26on va travailler,
15:27on va travailler.
15:27Le premier rendez-vous
15:29avec M. Geoffrey,
15:30nous l'avons dit.
15:31Ils nous disent
15:31une réforme dans un premier temps
15:34puis un remplacement
15:35à l'horizon de l'identité.
15:37Alors, on vient pour travailler
15:37mais on ouvre des travaux
15:38pendant les réunions.
15:39puisque les téléspectateurs
15:40qui nous écoutent aussi
15:41sont inquiets
15:42en découvrant l'inquiétude
15:45des autorités.
15:46En quoi est-ce que Halloween
15:48change la donne ?
15:50Je m'adresse aux spécialistes
15:51du maintien de l'ordre
15:52sur le plateau,
15:53Dominique Rizet.
15:54C'est compliqué
15:56parce que pendant Halloween,
15:58des personnes vont se grimer,
16:00vont se masquer,
16:00vont se déguiser
16:01et on sait que dans les manifestations,
16:03il est interdit
16:04de cacher son visage,
16:05que ça peut poser un problème.
16:08C'est-à-dire qu'on craint.
16:09Sans 100 euros d'amende.
16:10Je vous avoue
16:11que j'ai une petite souris
16:12qui sortait d'une réunion
16:13du renseignement territorial
16:14tout à l'heure
16:15et ils sont vraiment très inquiets.
16:17Très, très inquiets.
16:18Moi, je suis ennuyé
16:18parce que je vous entends
16:19parler de vos revendications,
16:21les vôtres.
16:21Moi, je suis dans mon couloir de nage
16:22qui est celui de la sécurité.
16:24Et parfois, je dis
16:25bon, c'est vrai qu'on arrive
16:26et qu'on montre beaucoup
16:28ce qui se passe en marge
16:29des manifestations.
16:30Mais ils sont vraiment
16:31très inquiets.
16:32Il y a des appels.
16:33Ils ont repéré.
16:35On ne va pas parler trop.
16:37Ils ont repéré des choses
16:38sur les réseaux sociaux
16:38qui leur donnent vraiment
16:40des raisons d'être inquiets.
16:41Alors, ce qui peut se produire,
16:43c'est que des personnes masquées
16:46se présentent dans les endroits.
16:47Il y a des commerces
16:48qui ne sont pas forcément
16:49dans le centre-ville
16:51et réussissent à entrer
16:52et qu'on assiste à des scènes.
16:55Ce que l'on craint, clairement,
16:56c'est des scènes de pillage
16:57en dehors des rues
16:59dans lesquelles passent
17:00les manifestations,
17:01dans d'autres endroits
17:02où il y a des commerces.
17:03Voilà.
17:03Bon.
17:03Je ne vais pas en dire plus.
17:05C'est quelque chose
17:06que vous craignez aussi.
17:07C'est de nature
17:08à troubler quand même
17:09votre...
17:09Ça gâche le message, oui.
17:10Votre message.
17:11La problématique, c'est que
17:12c'est un gouvernement
17:13de publicité mensongère.
17:14Parce que, qu'est-ce qu'ils font ?
17:16Communication sur communication.
17:17Ils sont d'ailleurs meilleurs
17:18pour communiquer
17:19que pour gouverner
17:19puisqu'ils n'ont rien anticipé.
17:20Ils n'écoutent rien du tout.
17:21Et voilà dans quelle situation
17:22on est toutes et tous.
17:23Moi, j'entends les commerçants,
17:24j'entends les artisans.
17:25Mais il faut entendre
17:26la colère populaire quand même.
17:27La deuxième chose,
17:28c'est qu'ils parlent
17:29des réseaux sociaux.
17:29Ils parlent des réseaux sociaux
17:30de l'autre côté
17:31en disant qu'il faut les supprimer.
17:33Qu'est-ce qu'il fait
17:34à Matignon, le cornu ?
17:35Il invite des influenceuses
17:36et des influenceurs
17:37qui, justement,
17:38travaillent sur les réseaux sociaux.
17:39Donc, quand ça les arrange,
17:40ils les utilisent.
17:41Quand ça ne les arrange pas,
17:41ils les interdisent.
17:42Maintenant, il faut revenir
17:43à la raison.
17:44Riyad Rani a dit tout à l'heure
17:45une chose très claire.
17:46Ils ont des revendications,
17:47il faut les entendre.
17:48Ça fait quatre semaines,
17:49six semaines
17:49qu'ils sont en mobilisation.
17:50Ça suffit,
17:51ils veulent des éléments concrets.
17:52Deuxième chose,
17:53il y a la question
17:53des salaires,
17:54de la vie chère
17:55et des pensions.
17:55Parce que toutes celles
17:56et tous ceux qui nous regardent,
17:58rassurez-vous,
17:58quand vous venez en manifestation,
18:00d'ailleurs,
18:00moi, j'entends les chiffres
18:01de renseignement
18:01et je suis trop respectueux
18:03des agents de la fonction publique
18:04pour critiquer ce qu'ils ont fait.
18:06Ils exécutent
18:06ce qu'on leur demande de faire
18:07comme vous, monsieur,
18:08puisque vous disiez
18:08que vous aviez le droit de réserve
18:10tout à l'heure.
18:10Ce qui est important
18:11d'avoir en tête,
18:12c'est que le 17 octobre,
18:13personne n'avait vu,
18:14monsieur,
18:15le ministre de l'Intérieur
18:16disait qu'il y aurait
18:17110 000 personnes.
18:18C'était le chiffre de Paris.
18:19Il y avait 800 000 personnes
18:20en France.
18:20Même si je prends les chiffres polis,
18:22c'est 550 000.
18:23Quand on alerte
18:23sur la colère populaire
18:24où les gens ne peuvent plus
18:26vivre de leur travail,
18:27ne peuvent plus vivre
18:27de leur pension de retraite,
18:29il y a beaucoup de retraités
18:29qui nous écoutent aujourd'hui
18:30où on essaie
18:31de diviser la population,
18:32il faut répondre
18:33à ces revendications.
18:35Et l'élément le plus important,
18:36moi, à mon avis,
18:37c'est que pour sortir
18:37de cette crise politique
18:38parce qu'on peut tous
18:41palabrer sur les chaînes d'info.
18:43Moi, je respecte
18:43et je vous remercie
18:44qu'on puisse dire
18:45nos revendications
18:45parce que c'est trop rarement le cas.
18:46Mais justement,
18:47quelle est votre
18:47revendication principale ?
18:48La revendication principale,
18:49c'est d'augmenter le SMIC
18:50et les agences
18:51de la fonction publique.
18:52De combien ?
18:52Nous, on demande 10% maintenant.
18:54Vous vous dites
18:54150 euros net ?
18:57186 euros bruts,
18:58150 euros nets.
18:59On veut à moyen terme
19:00le SMIC à 2200 euros bruts,
19:02mais juste une chose.
19:03Le SMIC en France,
19:04il est très bas.
19:05Sauf que, pardon,
19:05vous avez vu les réponses
19:07notamment du ministre du Travail
19:08qui dit qu'à ce stade,
19:09si on augmente le SMIC
19:11à 1700 euros nets,
19:12pardon, je vais au bout,
19:14là, ça empiète sur le travail.
19:15Et ensuite,
19:16il va y avoir des difficultés d'embauche,
19:17le travail va coûter trop cher
19:19et donc,
19:19c'est une ligne de traite.
19:20C'est exactement ce que dit le Medef.
19:21Donc, moi, je vais vous dire
19:22ce qui se passe
19:23sur des économistes
19:24un peu sérieux aujourd'hui.
19:25Première chose,
19:26en France,
19:27alors qu'on est la deuxième économie
19:29de l'Union européenne,
19:30on a seulement
19:30le sixième SMIC d'Europe.
19:31Le SMIC en France est très bas.
19:33Deux, toutes celles
19:33et ceux qui nous regardent,
19:34on ne peut pas vivre
19:35avec le SMIC.
19:36Qui c'est qui vit
19:36avec 1467 euros par mois ?
19:39Aujourd'hui,
19:39il faut être sérieux deux minutes.
19:40Troisième chose,
19:41moi, je pense aux petits commerces
19:42y compris.
19:42Celles et ceux,
19:43si on augmente les salaires,
19:45ça augmente immédiatement
19:46et ça relance immédiatement
19:48l'économie.
19:49Augmenter le SMIC
19:50et les salaires,
19:50le point d'indice,
19:52on ne plante pas nos argents
19:53dans les îles Caïmans,
19:54on le dépense immédiatement
19:56et ça relance l'économie.
19:57Et pour ça,
19:58moi, je pense qu'il y a
19:58quelque chose de très important.
19:59Cédric Laurent,
19:59je mesure bien ce que c'est
20:01qu'à la fois les difficultés
20:02que vous avez,
20:03moi, on en a discuté
20:04avant le plateau.
20:04Je vois très, très bien
20:05les difficultés.
20:05Vous nous demandez
20:06d'augmenter les salaires.
20:07Actuellement,
20:08quand j'y arrive,
20:09ça fait 10 ans
20:09qu'on est en perdition
20:10de chiffre d'affaires,
20:13on arrive à sortir
20:135% de bénéfices
20:16pour ce qu'on gagne.
20:17Si on a 70% de charges,
20:19comment vous voulez,
20:20si on a autant de charges,
20:21pouvoir augmenter les salaires ?
20:22Alors, on y arrive.
20:22Moi, faire vivre
20:23tous mes salariés,
20:23j'essaye jusqu'au bout du monde.
20:25Il n'y en a pas un
20:25qu'il y a au SMIC chez moi.
20:27Ils sont tous au plafonné,
20:28plus haut,
20:29avec des primes de résultats,
20:30etc.
20:31Mais actuellement,
20:33je suis à la limite fonctionnelle
20:35parce que les charges
20:36me plombent.
20:36Ce n'est pas possible.
20:37Il y a les charges
20:37qui vous plombent,
20:38il y a aussi le coût des produits,
20:40il y a aussi le coût de l'énergie,
20:41il y a aussi le fait
20:41que les petites entreprises
20:42sont beaucoup moins aidées
20:43que les plus grosses
20:44et que la France
20:45a une autre spécificité.
20:46J'ai dit que le SMIC
20:46était extrêmement bas en France
20:48comparé aux autres pays européens,
20:49mais il y a une deuxième spécificité,
20:50c'est la sous-traitance
20:51en cascade.
20:51En fait,
20:52il y a une captation
20:53des profits par quelques-uns
20:54aujourd'hui.
20:54Et tout le monde le sait aujourd'hui.
20:56C'est caviar et champagne
20:57pour quelques-uns
20:58et c'est frigo-voodle
20:59pour les autres.
20:59Et pourquoi je dis ça ?
21:01C'est important
21:01qu'on discute d'économie.
21:02Moi, je ne prends pas
21:03à la légère vos difficultés
21:04de faire tourner une TPE.
21:05Je suis en Haute-Loire,
21:07j'arrive de Saint-Etienne,
21:07j'ai discuté avec tout le monde.
21:08Les gens me disent
21:09qu'on n'arrive pas à tenir
21:10le diable par la queue,
21:11même les petits commerçants artisans.
21:13Mais il y a quand même
21:13un problème.
21:14Ce n'est pas possible
21:15qu'il y ait une poignée
21:16qui s'enrichissent
21:17et qui se gavent
21:18avec les 500 familles
21:20les plus riches
21:20qui ne sont jamais touchées,
21:22qui payent moins d'impôts
21:22que vous,
21:23moins d'impôts que nous.
21:24Et de l'autre côté,
21:24ceux qui marrent
21:25et vous en faites partie.
21:26Moi, je ne balaye pas l'argument.
21:27Pour moi,
21:28ce n'est pas mon plus gros
21:28point négatif.
21:29Mon plus gros point négatif,
21:30pour moi,
21:31pour que je suis commerce
21:32d'éléments de vente
21:34du détail,
21:35c'est l'Internet.
21:36Ça en fait partie.
21:37Aujourd'hui,
21:38ce n'est pas les grandes familles.
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