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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue à vous des revendications tout au long d'une journée de forte mobilisation des cortèges
00:00:05fournis
00:00:06et le gouvernement sous pression qui propose une conférence sociale avec syndicats et patronats ce lundi.
00:00:12Les attentes sont très fortes et c'est un pays à cran.
00:00:15Nous allons interroger beaucoup de situations aujourd'hui.
00:00:18D'abord la forte mobilisation mais aussi ce qui s'est passé des professeurs ciblés, des forces de l'ordre
00:00:23aussi exténuées.
00:00:24Nous interrogerons ce qui s'est passé notamment dans un lycée près de Toulouse en partie incendié par une bande
00:00:30très organisée et préparée.
00:00:32De nombreux invités seront en notre compagnie ce soir dont la candidate les écologistes Marine Tondelier,
00:00:37le député du Rassemblement National Jean-Philippe Tanguy et le secrétaire général de Force Ouvrière Frédéric Souillot.
00:00:43Merci d'être avec nous. Vous voyez ces images du cortège parisien.
00:00:47Ce qui se passe également en ce moment même, place de la nation, avec toujours, on le rappelle à chaque
00:00:52fois,
00:00:53c'est cette fin de cortège, de manifestation au moment où il y a la dispersion.
00:00:57Ça devient plus compliqué et plus sensible.
00:01:00Dominique Rizet, merci d'être avec nous. Bonsoir à vous.
00:01:02Nous sommes avec Rocaïa Diallo. Bonsoir.
00:01:05Président de Politis et d'Italie So-Guardiane.
00:01:07Monsieur le policier nous a rejoint. Jean-Christophe Rouvy, bonsoir.
00:01:11Secrétaire national du syndicat de police unité.
00:01:13Monsieur maître d'avocat Rodolphe Randall, choix d'orfeur est avec nous, avocat pénaliste.
00:01:18Bonsoir à vous. Madame la députée Laure Lavalette, bonsoir.
00:01:22Bonsoir. Vous êtes députée nationale du VAR.
00:01:25On regarde à la voix ces images en direct et on analyse aussi la focale véritablement d'une journée
00:01:29où il y a eu des cortèges fournis, un rassemblement conséquent.
00:01:33Sans doute pour cela que le gouvernement a annoncé cette conférence sociale dont on va parler.
00:01:38Mais tout d'abord, premier tour de table.
00:01:39Dominique Rézé, on le dit souvent, ce moment est tout simplement le moment toujours le plus sensible.
00:01:45Les appels à la dispersion.
00:01:47Toujours beaucoup de monde, notamment dans le cortège parisien.
00:01:50Oui, absolument. Beaucoup de monde puisque le trajet était court sur le boulevard Voltaire.
00:01:56Donc la manifestation est partie à 14h30.
00:01:59Et les manifestants sont encore en train d'arriver.
00:02:03Ce qui veut dire que certains ont piétiné un bon moment avant de pouvoir quitter la République pour aller vers
00:02:11la place de la nation.
00:02:12Je vous rappelle que les organisateurs de la manifestation avaient demandé Bastille-Concorde.
00:02:18Trajet refusé parce qu'évidemment, la Concorde, en face de l'Assemblée nationale, à deux pas de l'Elysée, de
00:02:24la place Beauvau.
00:02:25Donc une manifestation qui s'est bien passée, qui s'est même très bien passée dans Paris.
00:02:30On a montré des images de manifestants.
00:02:33Il y a des gens qui dansaient dans la manifestation.
00:02:36Il y a eu quelques tensions avec des personnes qui ont essayé de couper le cortège.
00:02:41Des agitateurs, des black blocs, très vraisemblablement.
00:02:44Et pour l'instant, les manifestants continuent à arriver sur la place de la nation.
00:02:52Évidemment, on redoute la dispersion.
00:02:54La dispersion, ce sera à 19h, c'est-à-dire dans une quinzaine de minutes.
00:02:59À partir de ce moment-là, normalement, tout le monde est censé partir.
00:03:01J'imagine que les policiers, puisque ça se passe bien, vont laisser un peu de temps aux manifestants encore.
00:03:06On ne va pas les pousser dehors comme des malpropres.
00:03:09Nous, on va leur laisser un peu de temps.
00:03:10Et puis vers 19h15, 30, je pars sous le contrôle de Jean-Christophe Vy qui nous a rejoints.
00:03:16Eh bien, là, le commissaire de police demandera la dispersion une fois, deux fois, trois fois.
00:03:22Et on va voir à ce moment-là ce qui va se passer.
00:03:24Bien. Situation sécuritaire que l'on va interroger.
00:03:26Mais aussi et surtout contexte social.
00:03:28Et là, on va tous en parler.
00:03:30Est-ce que la fameuse convergence des luttes, même si l'expression s'est un petit peu trop banalisée,
00:03:35mais est-ce qu'elle n'a pas eu lieu finalement aujourd'hui ?
00:03:37Dans les rues, il y avait les mécontents, les révoltés aussi.
00:03:40Parce qu'il y a des situations extrêmement difficiles pour un grand nombre de Français.
00:03:44Comment répondre, comment répondre, Laure Lavalette, à une crise aussi protéiforme ?
00:03:48Aujourd'hui, comment satisfaire des travailleurs qui ne s'en sortent plus ?
00:03:51Des lycéens bien décidés à continuer à être dans la rue à bloquer.
00:03:54Des gilets jaunes qui ont compris que les fameux cahiers de doléances dont on leur avait parlé,
00:03:58ils ont servi à caser, pardonnez-moi, des armoires.
00:04:01Et des gilets jeunes, comment ?
00:04:03Vous avez raison, je pense que c'est protéiforme.
00:04:05Les revendications sont évidemment multiples.
00:04:07Ça a commencé avec ces revendications de lycéens que je partage pour la plupart.
00:04:10Je suis maman de lycéen et je sais à quel point ces emplois du temps sont compliqués.
00:04:14Je comprends aussi les gilets jaunes.
00:04:16Je rencontre sur ma circonscription des gens qui n'arrivent pas à mettre de l'essence dans leur voiture.
00:04:21D'autres qui n'arrivent pas à remplir le frigidaire.
00:04:22Il fait froid depuis une semaine.
00:04:23Il faut encore choisir si on se chauffe ou si on dîne.
00:04:27Bien sûr, alors moi je comprends les manifestations.
00:04:29Je pense qu'il y a vraiment un effet de solitude aussi
00:04:32où les Français sont contents d'aller crier leur colère et de se retrouver entre eux.
00:04:35Moi je suis une femme politique.
00:04:36Je suis là pour leur dire, voilà, ce que vous vivez n'est pas une fatalité.
00:04:39C'est la conséquence de choix politique qui n'aurait pas été les nôtres
00:04:41et qui je pense n'était pas bon.
00:04:43Il y a une façon de renverser la table, évidemment, ce sont les élections présidentielles.
00:04:46C'est une grande chance parce qu'on aurait pu avoir ces manifestations deux ans auparavant
00:04:50où là il n'y avait pas de lumière au bout du tunnel.
00:04:53C'est encore plus inédit que ce soit à six mois d'une présidentielle.
00:04:55Oui, mais parce que je pense qu'on sort de dix ans de macronisme complètement exsangre.
00:04:59Enfin, je veux dire, on vit tellement moins bien au bout de dix ans
00:05:02qu'évidemment, là, les gens sont acculés.
00:05:05Mais voilà, il reste six mois.
00:05:07Et puis ce qui est compliqué quand même, je pense qu'il y a une démonétisation du gouvernement.
00:05:12Vous voyez, oui, mais justement, vous parlez de conférences sociales.
00:05:16Mais est-ce que le pouvoir a encore le pouvoir ?
00:05:17En fait, je peux vous dire quelque chose ?
00:05:18Je pense que ce gouvernement ne peut plus dire qu'il n'a plus d'argent,
00:05:21que les caisses sont vides et qu'il ne peut rien faire avec le budget
00:05:24compte tenu de ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:05:25Il y a une démonstration de force.
00:05:26J'aimerais quand même faire un parallèle avec ce qui s'est passé hier à l'Assemblée nationale
00:05:29et ce budget qui a été voté et il y a zéro voix.
00:05:33On va en parler.
00:05:34Non, mais c'est très lié, je pense, parce que c'est démonétisé.
00:05:37Même quand le gouvernement vous dit, je pense qu'on va faire quelque chose,
00:05:40les Français ont bien compris que ce gouvernement, c'était un échec cuisant.
00:05:43Mais tout d'abord, on fait un détour par le terrain, pas très loin,
00:05:47puisqu'on est Place de la Nation à Paris.
00:05:49Beaucoup de monde dans les cortèges parisiens également.
00:05:51Enfin, beaucoup de monde en région.
00:05:52Vraiment, véritablement, c'est une journée, je pense, un avant et un après.
00:05:56Ça fait un mois qu'il y a ces mobilisations.
00:05:58Bien sûr, nous parlerons tout à l'heure de ce qui s'est passé aussi en marge de ces manifestations.
00:06:02Mais Place de la Nation, là, nous assistons finalement,
00:06:05et M. Coupy, vous nous en parlerez,
00:06:07aux premières dispersions,
00:06:10mais qui va s'étaler peut-être sur une heure tout le début de la soirée.
00:06:18Bonsoir, Sonia.
00:06:19Effectivement, première dispersion,
00:06:21avec actuellement, c'est une photographie en instant T.
00:06:24Donc, il faut être très précautionneux,
00:06:25comme vous le savez,
00:06:27avec des CRS et la Braham qui se sont repliés
00:06:30sous un mouvement de foule,
00:06:31parce qu'il y a quelques groupes d'individus
00:06:34qui crient à câble à l'encontre des forces de l'ordre.
00:06:38Donc, on attend de voir comment ça va évoluer.
00:06:41Il y en a certains,
00:06:42on voit qui pointent des lasers,
00:06:44des lasers verts,
00:06:45d'autres qui, un peu plus tôt,
00:06:46ont jeté.
00:06:47C'est actuellement en train,
00:06:49les forces de l'ordre sont actuellement en train
00:06:50d'envoyer des gaz lacrymogènes
00:06:53à l'encontre de certains groupes d'individus.
00:06:55Ici, Place de la Nation,
00:06:56c'est donc le début de la dispersion.
00:06:59Et il y a eu quelques mouvements un petit peu tendus,
00:07:02plutôt avec des feux de poubelle allumés,
00:07:04notamment à l'effigie de mascottes
00:07:06et de responsables politiques,
00:07:07comme par exemple le président Emmanuel Macron
00:07:09ou Marine Le Pen,
00:07:10la candidate du RN à l'élection présidentielle.
00:07:15Mais majoritairement, c'était calme.
00:07:17Là, on assiste à la dispersion
00:07:19qui se déroule traditionnellement,
00:07:22la dispersion qui peut être tendue.
00:07:24On surveille à différents profils qui sont présents.
00:07:28Il y a des étudiants, des familles, des lycéens,
00:07:30mais aussi quelques groupes d'individus
00:07:33qu'on constate cagoulés, recouverts de noirs,
00:07:35majoritairement masculins.
00:07:37On surveille et on vous tient au courant, Sonia.
00:07:41Merci à vous.
00:07:41Merci pour ce détail, effectivement,
00:07:43de ce qui est en train de se passer,
00:07:45Place de la Nation à Paris.
00:07:46Peut-être, monsieur le policier,
00:07:48Jean-Christophe Coupibon,
00:07:49c'est pour vous, c'est une situation tout à fait normale
00:07:51de dispersion.
00:07:53On espère évidemment qu'elle se passe.
00:07:54Pourquoi ?
00:07:55On espère qu'elle se passe très bien,
00:07:56je vous donne la parole.
00:07:57Pour pas que toutes les revendications,
00:07:59tout ce qui s'est dit aujourd'hui,
00:07:59soit de nouveau invisibilisé.
00:08:01Ça, c'est très important pour la suite.
00:08:02Mais tout d'abord, l'action sur le terrain.
00:08:04Deux choses.
00:08:05Un, effectivement, ça se passe bien.
00:08:06Pourquoi ?
00:08:07Parce que les syndicats ont fait le maintien de l'ordre aussi.
00:08:10Et donc, c'est des...
00:08:11J'allais dire, c'est normal,
00:08:12quand vous avez une déclaration de manifestation,
00:08:14vous faites la sécurité,
00:08:15vous empêchez justement des éléments extérieurs
00:08:17qui viennent pour amener le désordre,
00:08:20vous faites des services d'ordre hermétiques.
00:08:23Donc déjà, vous les empêchez de vivre,
00:08:24ces gens-là, entre guillemets,
00:08:25et de faire ce qu'ils savent faire de mieux,
00:08:27c'est-à-dire casser.
00:08:28Après, c'est aussi les syndicats,
00:08:30ils jouent gros aujourd'hui.
00:08:31C'est-à-dire qu'ils sont aussi en capacité
00:08:33de démontrer que quand c'est organisé,
00:08:35qu'ils reprennent la main,
00:08:36les gens ne cassent pas tout,
00:08:38les gens peuvent s'exprimer normalement en démocratie,
00:08:40c'est l'heure de la manifestation
00:08:41et pas de la révolution.
00:08:43Ça, c'est deux choses complètement différentes.
00:08:44Et puis demain,
00:08:45troisième, j'allais dire,
00:08:46troisième tiroir tiré,
00:08:48demain matin,
00:08:49enfin là, le Premier ministre va annoncer
00:08:51effectivement une conférence sociale
00:08:52qui va permettre aussi, à un moment donné,
00:08:54aux syndicats et aux patronats
00:08:56de faire ce qu'ils savent faire de mieux,
00:08:58c'est-à-dire du paritarisme
00:08:59et d'essayer de trouver des consensus
00:09:00pour justement essayer de sortir de là.
00:09:03C'est le retour des syndicats,
00:09:04c'est le retour des coeurs intermédiaires
00:09:06qui ont été effacés, annulés,
00:09:08qui ont été baliés pendant quasiment deux quinquennats.
00:09:11Moi, j'y crois que derrière,
00:09:11il y a une vraie négociation qui est en jeu.
00:09:14Parce que si c'est...
00:09:14Alors, j'étais à la dernière conférence
00:09:15travail-emploi-retraite,
00:09:16je représentais la fonction publique
00:09:19pour les retraites,
00:09:19et derrière, en fait,
00:09:20on a tous travaillé,
00:09:21on a tous donné effectivement des éléments,
00:09:23et en fait,
00:09:23on a touché d'un rapport
00:09:25avec des idées,
00:09:26mais ces idées-là,
00:09:27en fait,
00:09:27on a l'impression qu'on a travaillé
00:09:28pour le prochain président de la République,
00:09:29ou la prochaine.
00:09:30Et donc, du coup,
00:09:31là, par contre,
00:09:32on est dans l'urgence.
00:09:33Et aujourd'hui, les gens,
00:09:34ils ne sont pas dans le même agenda politique.
00:09:36Eux, c'est tout tout de suite.
00:09:37Alors, on va en parler, justement,
00:09:39et maître, dans quelques instants,
00:09:40on va parler aussi
00:09:41de la bataille juridique des tracés.
00:09:42Parce qu'on a besoin de comprendre
00:09:44cet imbroglio judiciaire
00:09:46à chaque fois qu'il se répète.
00:09:47Mais tout d'abord,
00:09:47Okah Diallo,
00:09:48alors,
00:09:50merci aux syndicats,
00:09:52merci aux corps intermédiaires,
00:09:53quelque sorte.
00:09:53C'est leur vraie place, pour moi.
00:09:54Mais je suis d'accord.
00:09:55Mais alors,
00:09:57ils reprennent la place
00:09:58qui leur a été un peu, quand même,
00:10:00retiré ces derniers temps,
00:10:01ces dernières années.
00:10:02Donc, les corps intermédiaires,
00:10:03c'est important dans une société
00:10:04parce que ce sont les amortisseurs aussi.
00:10:06Ils sont importants
00:10:07parce que ce sont des structures anciennes,
00:10:08mais ça ne doit pas empêcher
00:10:09aux personnes qui se mobilisent
00:10:10en dehors des syndicats d'exister.
00:10:12C'est-à-dire que si on imagine
00:10:13qu'on structure la vie sociale
00:10:14et les revendications
00:10:16uniquement autour des syndicats,
00:10:17ça empêche évidemment
00:10:18les formes émergentes,
00:10:19notamment de la jeunesse,
00:10:21de pouvoir s'exprimer.
00:10:22Donc, je pense que les syndicats
00:10:23ont leur place
00:10:23dans une mobilisation nationale
00:10:26protéiforme,
00:10:26mais que ça ne doit pas empêcher
00:10:27ou réduire la légitimité
00:10:28d'autres formes de mobilisation.
00:10:29Donc, je crois que c'est
00:10:30la rencontre, en fait,
00:10:31de plusieurs mondes,
00:10:32mais je pense que les jeunes
00:10:33qui étaient effectivement
00:10:34membres...
00:10:34J'entends, mais vous êtes d'accord
00:10:35que quand il y a les syndicats,
00:10:36on peut dire,
00:10:37et on va voir ce qui va se passer,
00:10:38la soirée n'est pas terminée quand même,
00:10:39on voit bien qu'il y a une force syndicale,
00:10:41qu'il y a une...
00:10:42Oui, ils ont des services de l'ordre,
00:10:43un savoir-faire.
00:10:45Oui, mais la manifestation...
00:10:46Je veux dire, l'idée,
00:10:47c'est aussi que toutes les formes
00:10:48puissent s'exprimer
00:10:48de manière sereine.
00:10:49C'est-à-dire qu'on ne doit pas,
00:10:50comme a tenté de le faire
00:10:52le président de la République,
00:10:53réserver les manifestations
00:10:54uniquement aux formations
00:10:55anciennes,
00:10:55qui sont les formations syndicales.
00:10:57Je pense qu'on doit pouvoir
00:10:57aussi manifester
00:10:58et organiser des mobilisations,
00:11:00y compris quand on n'est pas
00:11:01issu d'un syndicat.
00:11:02Dominique Rizé,
00:11:03simplement,
00:11:03pouvez-nous décrire
00:11:04ce qui est en train de se passer
00:11:05dans cette place de la nation
00:11:06pour ceux qui ne sont pas forcément
00:11:07de Paris,
00:11:09et surtout que là,
00:11:09la nuit est tombée.
00:11:10C'est quand même une grande place
00:11:12avec beaucoup d'artères
00:11:13et les forces de l'ordre
00:11:14vont essayer de faire sortir
00:11:15par deux ou trois
00:11:17probablement rues adjacentes.
00:11:18Alors, Sonia,
00:11:19il faut déjà que les forces de l'ordre
00:11:20laissent arriver
00:11:21la fin de la manifestation
00:11:22parce qu'en fait,
00:11:23de République à Nation,
00:11:24il y a le boulevard Voltaire
00:11:25et tout à l'heure,
00:11:26je me trompais en disant
00:11:26bon,
00:11:27j'ai mal évalué la longueur.
00:11:29Visiblement,
00:11:29la manifestation,
00:11:30il y a tellement de monde
00:11:31qu'au moment où sont arrivés
00:11:32les premiers manifestants,
00:11:33les autres n'étaient pas partis.
00:11:35Et ils sont même partis
00:11:36une heure et demie
00:11:36ou deux heures après
00:11:37que les premiers sont arrivés.
00:11:39Donc, ça veut dire
00:11:40énormément de monde.
00:11:41On a vu des chiffres
00:11:42qui étaient affichés
00:11:43à l'écran de BFM tout à l'heure.
00:11:45Un million,
00:11:45près d'un million 600 000 manifestants,
00:11:48350 000 à Paris.
00:11:49Je précise que ce sont
00:11:50les chiffres des organisateurs.
00:11:52Mais,
00:11:53de toute façon,
00:11:54pardon,
00:11:55il y a énormément de monde.
00:11:57Donc,
00:11:57arrivent les derniers manifestants
00:11:59et pendant ce temps,
00:12:00la police doit gérer
00:12:01l'évacuation
00:12:02de la place de la Nation,
00:12:05l'arrivée de ceux
00:12:06qui marchent encore.
00:12:07On a vu qu'un feu
00:12:09avait été allumé
00:12:09dans lequel des effigies
00:12:10ont été jetées
00:12:12par des personnes.
00:12:13Alors,
00:12:14il y a eu des effigies
00:12:15du président de la République,
00:12:17de Marine Le Pen,
00:12:19de notre confrère journaliste
00:12:21Pascal Praud.
00:12:23Là,
00:12:24on peut dire
00:12:24qu'il faut condamner
00:12:25unanimement
00:12:26de telles...
00:12:27Bien sûr.
00:12:28Il faut condamner aussi
00:12:29ce qui s'est passé
00:12:30autour de ce mannequin
00:12:31à l'effigie d'un CRS
00:12:32qui a été brûlé
00:12:32aussi lors de la manifestation.
00:12:33Voilà,
00:12:34donc ça n'a aucun sens.
00:12:35Pendant ce temps,
00:12:36il a fallu aller éteindre...
00:12:37Ça en a un.
00:12:38Ça n'a pas aucun sens.
00:12:39Ceux qui font ça
00:12:42sont des révolutionnaires.
00:12:44Ça a du sens à leurs yeux.
00:12:45Nous,
00:12:45on trouve ça
00:12:46éminemment condamnable.
00:12:47Mais moi,
00:12:48je suis hyper inquiète
00:12:49de cette violence-là.
00:12:50Si on ne condamne
00:12:50si la classe politique
00:12:51dans l'entièreté...
00:12:53Pour moi,
00:12:53ça n'a aucun sens
00:12:54de faire ça.
00:12:55Vous pensez
00:12:56que toute la classe politique
00:12:57ne va pas condamner
00:12:58de telle chose ?
00:12:58Moi,
00:12:59je voudrais que chacun
00:12:59s'exprime.
00:13:01Moi,
00:13:02je suis très inquiète
00:13:03de la montée de la violence.
00:13:04On en parlait tout à l'heure.
00:13:05Il reste six mois.
00:13:07Jamais,
00:13:07je pense,
00:13:07on a connu
00:13:08un climat violent
00:13:09à ce point-là.
00:13:10Quand on reprend
00:13:10la semaine dernière,
00:13:11quand vous voyez
00:13:12le pompier
00:13:15qui a été blessé par balle,
00:13:17quand vous voyez
00:13:17la directrice
00:13:18qui a été sommée
00:13:19de jouer à la roulette russe
00:13:20par quelqu'un
00:13:21qui était sous une OQTF.
00:13:23Jamais,
00:13:23je n'ai vu
00:13:24une telle violence.
00:13:25Moi,
00:13:25je suis inquiète
00:13:26pour la sécurité
00:13:26à la fois des politiques,
00:13:27des journalistes.
00:13:28Je vous donne...
00:13:29Voilà,
00:13:30je vous apporte
00:13:31aussi mon soutien.
00:13:32Je pense qu'il y a
00:13:32une violence
00:13:33même au sein des journalistes,
00:13:35dans les rédactions.
00:13:35Enfin,
00:13:35voilà,
00:13:36je pense que l'extrême-gauche
00:13:37s'est infiltrée partout,
00:13:38a soufflé sur les braises.
00:13:39ça fait 4 ans que je l'ai vu.
00:13:40Je me permets juste
00:13:40de faire une remarque sur ça.
00:13:42C'est qu'au congrès du RN,
00:13:44nous,
00:13:44on a un journaliste de politice
00:13:45qui a été agressé.
00:13:46Il y a une journaliste
00:13:46de Mediapart
00:13:46qui a été agressée
00:13:47dans votre congrès.
00:13:48Il se trouve que l'un et l'autre
00:13:49étaient noirs
00:13:49et d'origine nord-africaine.
00:13:50Ils ont été agressés l'un et l'autre.
00:13:51Ils ont été agressés l'un et l'autre.
00:13:52qui sont venus perturber.
00:13:53Vous le savez,
00:13:53Madame Diallo.
00:13:54Vous les avez confondés
00:13:55avec des militants,
00:13:55mais imaginez un seul instant
00:13:56que deux militants
00:13:57du RN soient venus
00:13:59dans un autre truc.
00:14:00Non, c'est notre meeting
00:14:02qui a été perturbé.
00:14:05Vous avez le droit
00:14:05de penser ça.
00:14:07Ce n'est pas une pensée,
00:14:07c'est ce qu'il a vécu.
00:14:08On ne vient pas
00:14:09perturber un meeting.
00:14:11Est-ce qu'on peut se mettre
00:14:12d'accord sur dire
00:14:13que tous ceux
00:14:13qui sont menacés,
00:14:14qu'ils soient journalistes,
00:14:15qu'ils soient politiques,
00:14:16il faut les soutenir
00:14:17et que ce n'est pas normal
00:14:18quel que soit le plan,
00:14:19le parti,
00:14:19les pensées,
00:14:20les convictions et tout ça ?
00:14:21Je voulais juste terminer
00:14:22sur ce feu.
00:14:23Il y a six mois
00:14:25sur ce feu
00:14:26dans lequel ont été jetés
00:14:27des effigies.
00:14:28Donc les policiers
00:14:30ont essayé d'approcher
00:14:31ce feu pour laisser
00:14:32les pompiers
00:14:33aller éteindre le feu
00:14:34et à ce moment-là,
00:14:35il y a eu un mouvement
00:14:36Place de la Nation.
00:14:37Mais effectivement,
00:14:38on n'en est pas encore
00:14:38à la dispersion.
00:14:39Maître,
00:14:39avant de parler
00:14:42des tracés
00:14:43de l'imbroglio judiciaire,
00:14:44un tel contexte,
00:14:45un tel contexte,
00:14:46un contexte politique
00:14:47délétère
00:14:48sur un climat social
00:14:49inflammable,
00:14:51qu'est-ce que ça donne
00:14:52à la fin ?
00:14:52J'aimerais apporter
00:14:53deux précisions.
00:14:54La première concernant
00:14:55les journalistes,
00:14:57le mannequin
00:14:59du CRS,
00:15:00l'effigie du CRS
00:15:01qui a été brûlé,
00:15:02etc.
00:15:02et rappeler simplement
00:15:03ce que disent
00:15:03la loi et la jurisprudence.
00:15:05Pour tous les journalistes
00:15:07pris impersonal,
00:15:08identifiables
00:15:09qui ont été jetés
00:15:09par exemple au feu,
00:15:11la jurisprudence
00:15:13considère
00:15:13que ça peut être
00:15:15des cas de menaces
00:15:16ou d'incitation
00:15:16à la violence
00:15:17et donc d'infraction pénale.
00:15:18Il y a une protection.
00:15:19Et je suis exactement
00:15:20comme vous,
00:15:21je soutiens,
00:15:21je suis horrifié
00:15:22par ce que je vois
00:15:23concernant les journalistes,
00:15:24Pascal Praud
00:15:25et d'autres,
00:15:25peu importe,
00:15:26qui sont complètement
00:15:27épinglés
00:15:28et jetés aux gémonies.
00:15:29ils font leur travail
00:15:30et c'est dans une démocratie
00:15:32et c'est le problème
00:15:32de la République démocratique
00:15:33dans une démocratie
00:15:35la liberté de parole
00:15:36et d'expression
00:15:36des journalistes
00:15:37de quelque horizon politique
00:15:38qu'il soit
00:15:38est sacré
00:15:39et doit être sacré
00:15:40et je trouve
00:15:40qu'elle est en danger
00:15:41aujourd'hui
00:15:42et moi aussi
00:15:42j'apporte tout mon soutien
00:15:43à tous les journalistes
00:15:44de toutes les rédactions
00:15:45que ce soit BFM
00:15:46que ce soit CNews
00:15:47ou d'autres rédactions
00:15:48je trouve inacceptable
00:15:49ce qui est en train de se passer.
00:15:50Merci d'autres politiques
00:15:50et je vous remercie de le faire.
00:15:51Merci.
00:15:51Et je trouve même dangereux
00:15:52pour ces journalistes
00:15:53aujourd'hui
00:15:54l'exercice de leur profession
00:15:59et l'effigie du CRS
00:16:01qui a été brûlé
00:16:02seul le drapeau français
00:16:03est protégé
00:16:04par un texte de loi
00:16:05on ne peut pas brûler
00:16:05le drapeau français
00:16:06par contre brûler l'effigie
00:16:07de l'uniforme d'un CRS
00:16:09n'est pas protégé par la loi
00:16:10il peut y avoir d'autres textes
00:16:12il peut y avoir par exemple
00:16:13le délit de mise en danger
00:16:13d'autrui
00:16:14quand on utilise du feu
00:16:14Même pas parce que c'est
00:16:15une personne dépositaire
00:16:16de l'autorité publique ?
00:16:17Non, sauf si c'est un CRS
00:16:19identifiable
00:16:19par exemple
00:16:20brûler l'effigie
00:16:22et une deuxième petite chose
00:16:23que je souhaiterais apporter
00:16:24sur vos questions
00:16:25Sonia Mabou
00:16:25en tant qu'avocat
00:16:26en tant que citoyen
00:16:27moi depuis la dissolution
00:16:29ce qu'on constate
00:16:30sur ce mouvement social
00:16:30il y a une république
00:16:31qui fonctionne très bien
00:16:32il y a une démocratie
00:16:33qui ne fonctionne plus
00:16:34la république
00:16:34la démocratie
00:16:35sont deux choses différentes
00:16:37d'un point de vue démocratique
00:16:38ce que je vois moi
00:16:39c'est que la France
00:16:39est à l'arrêt politiquement
00:16:40il n'y a plus de gouvernement
00:16:42en réalité
00:16:42qui ne gouverne plus rien
00:16:43et je pense qu'après
00:16:44il y a aussi une responsabilité
00:16:46politique de l'exécutif
00:16:47et on se pose la question
00:16:48de savoir pourquoi
00:16:49il n'y a pas
00:16:50une démission
00:16:51de la part du chef de l'état
00:16:52parce qu'on est
00:16:52on est vraiment
00:16:56moi je suis la France
00:16:56qui travaille aussi
00:16:57et moi ce qui me fait peur
00:16:59c'est de voir la France
00:17:00à l'arrêt
00:17:00une économie qui s'effondre
00:17:01complètement
00:17:02des gens qui ont raison
00:17:03d'être dans la rue
00:17:03pour des revendications justes
00:17:05et un président de la république
00:17:06qui dit
00:17:06moi je suis élu
00:17:07peu importe
00:17:08ce que dit la démocratie
00:17:09aujourd'hui
00:17:09moi je m'interroge
00:17:10pourquoi il a fallu
00:17:11trois semaines
00:17:11un mois
00:17:12pour annoncer
00:17:12une conférence sociale
00:17:13pourquoi il faut
00:17:14trois semaines
00:17:14un mois
00:17:15pour annoncer
00:17:15une concertation
00:17:16sur parcours
00:17:17parce que Sonia Mabrou
00:17:17il n'y a plus personne
00:17:18un mois
00:17:18des blessés
00:17:19des gens
00:17:20des jetés en pâture
00:17:21est-ce que le gouvernement
00:17:22n'est plus légitime
00:17:23puisque son président
00:17:24de la république
00:17:24n'est plus légitime
00:17:25aujourd'hui
00:17:26c'est vrai quand même
00:17:28qu'on a un policier
00:17:29ici sur ce plateau
00:17:30le 19 octobre
00:17:32le ministre de l'intérieur
00:17:33Laurent Nunez
00:17:34a eu le courage
00:17:35de présenter
00:17:36sa démission
00:17:37alors c'est courageux
00:17:38et de dire
00:17:38on s'est planté
00:17:40c'est un gros plantage
00:17:41ça n'a pas fonctionné
00:17:42c'est courageux de le faire
00:17:44c'est exceptionnel
00:17:44vous savez que
00:17:45j'ai posé la question
00:17:46au gouvernement
00:17:46moi juste après
00:17:47les émeutes le mardi
00:17:48et donc j'ai dit
00:17:49à monsieur Nunez
00:17:50qu'il y avait un échec cuisant
00:17:51et que je demandais
00:17:52un peu des comptes
00:17:53et il m'a répondu
00:17:54une phrase quand même
00:17:54très particulière
00:17:55il m'a dit
00:17:55mais vous inquiétez pas
00:17:56le week-end prochain
00:17:57c'est moi qui suis aux manettes
00:17:58très étonnant
00:17:59ce que ça veut dire
00:18:00mais qui donc
00:18:01quel était le pilote
00:18:02dans l'avion
00:18:02le week-end d'avant
00:18:03il n'y avait ni pilote
00:18:04ni avion
00:18:05le week-end d'avant
00:18:05une semaine et demie
00:18:06qu'on était sur vos plateaux
00:18:07et que tout le monde
00:18:08parlait d'insurrection
00:18:09simplement
00:18:09on va passer de nouveau
00:18:10par la place de la nation
00:18:11il est 19h pile
00:18:13et c'est normalement
00:18:14l'heure de la dispersion
00:18:15vous voyez
00:18:16comment elle se déroule
00:18:17sur place
00:18:17peut-être pouvez-vous nous dire
00:18:18je parle à notre journaliste
00:18:19sur le terrain
00:18:20ce qu'il en est
00:18:21très concrètement
00:18:25écoutez nous sommes
00:18:26au niveau du boulevard Voltaire
00:18:28le cortège qui est arrivé
00:18:30la fin du cortège
00:18:31qui est arrivé
00:18:31il y a
00:18:31quelques dizaines
00:18:33une dizaine de minutes
00:18:35maintenant
00:18:35signe
00:18:36de l'importance
00:18:37de ce cortège
00:18:38il y avait
00:18:38beaucoup de monde
00:18:39la place qui s'est déjà
00:18:42considérablement vidée
00:18:43des personnes qui tout à l'heure
00:18:44d'ailleurs nous demandaient
00:18:44comment fait-on pour partir
00:18:46quelles rues sont ouvertes ou non
00:18:48où se trouve le RER
00:18:49pour être dispersé
00:18:50donc des gens qui ont commencé
00:18:52à partir
00:18:53de le côté de la place
00:18:54où nous nous trouvons
00:18:54pour le moment
00:18:55il n'y a aucun incident
00:18:56à signaler
00:18:57tout se passe dans le calme
00:18:57des gens qui restent
00:18:58qui attendent
00:18:59certains qui se sont assis
00:19:00qui discutent entre eux
00:19:01de cette manifestation
00:19:02notamment
00:19:03et de tous les slogans
00:19:04que nous avons pu entendre
00:19:06épilogue pour le moment
00:19:07très calme
00:19:08d'une manifestation
00:19:09qui l'a été tout autant
00:19:10avec un cortège
00:19:11vraiment très bon enfant
00:19:12qui s'était lancé
00:19:13depuis la place
00:19:14de la République
00:19:15jusqu'à la place
00:19:16de la Nation
00:19:17quelqu'un me disait tout à l'heure
00:19:17j'ai attendu trois heures
00:19:18avant de pouvoir quitter
00:19:19la place de la République
00:19:20c'était vraiment génial
00:19:21d'attendre
00:19:22parce qu'il y avait trop de monde
00:19:23voilà
00:19:23pour vous donner un peu
00:19:24la teneur de nos échanges
00:19:26ici sur ces places
00:19:27de la Nation
00:19:29ce sont les échanges
00:19:30je vous remercie de nous montrer
00:19:32tout ce contexte
00:19:33à la fois de ces cortèges fournis
00:19:34à la fois de cette dispersion
00:19:36et surtout dans les différentes régions
00:19:38vraiment
00:19:38que ce soit
00:19:39il y a eu quelques heures
00:19:40et il y a eu des violences
00:19:41dont on va parler
00:19:42Nantes
00:19:42Lyon
00:19:43Marseille
00:19:43Paris
00:19:43mais il est vrai
00:19:44qu'il y a une véritable
00:19:45démonstration de force
00:19:46et donc une issue politique
00:19:47qui doit maintenant
00:19:48c'est ce qu'il sait
00:19:49en parlant de politique
00:19:50vous parliez tout à l'heure
00:19:51des journalistes
00:19:52comment vous expliquez aujourd'hui
00:19:54monsieur Mélenchon
00:19:55va en terrain
00:19:56conquis
00:19:57avec de nombreux élus
00:19:59LFI
00:20:00autour de lui
00:20:00et quand le candidat
00:20:02Raphaël Glucksmann
00:20:02va sur place
00:20:03alors il est hué
00:20:05il doit
00:20:06ou il a fini
00:20:08par quitter
00:20:08le cortège
00:20:10il y a une gauche
00:20:11qui est bienvenue
00:20:11une gauche
00:20:12qui n'est plus bienvenue
00:20:13c'est-à-dire même au sein
00:20:13de la gauche
00:20:14c'est le tri
00:20:15quand vous réagissez
00:20:16Roca et Diallo ?
00:20:16Alors la première chose
00:20:17c'est que je pense
00:20:17que c'est quand même
00:20:18important de souligner
00:20:18que le fait
00:20:19qu'il y ait des mobilisations
00:20:20qui réunissent autant le monde
00:20:21c'est quand même
00:20:22la preuve d'une certaine
00:20:22vitalité démocratique
00:20:23et je pense que
00:20:24dans un monde
00:20:25où tout le monde
00:20:26n'a pas la possibilité
00:20:27de manifester librement
00:20:30c'est important
00:20:30et c'est important
00:20:31de voir quand même
00:20:31qu'il y a des centaines
00:20:33de milliers de français
00:20:33qui ont foi
00:20:34dans leur capacité
00:20:35à la fois à interpeller
00:20:36les autorités
00:20:37ont se mobilisé dans la rue
00:20:38et je trouve que
00:20:39c'est quand même
00:20:39plutôt bon signe
00:20:40même si effectivement
00:20:41c'est une mobilisation
00:20:42qui se fait en dehors
00:20:44des expressions électorales
00:20:46je trouve que quand même
00:20:47c'est vraiment
00:20:47le genre d'expression
00:20:48qui me rend fière
00:20:50vis-à-vis notamment
00:20:51moi je travaille beaucoup
00:20:52à l'extérieur
00:20:52et quand je vois
00:20:53qu'il y a des gens
00:20:54qui sont capables
00:20:54de dire
00:20:55voilà nous on veut ça
00:20:55on veut que notre pays
00:20:56ressemble à ses principes
00:20:57je trouve que c'est quand même
00:20:58plutôt bon signe
00:20:59après une fois qu'on a dit ça
00:21:00les mouvements sociaux
00:21:01en fait
00:21:03ils se reconnaissent
00:21:03dans les politiques
00:21:04donc ils ont l'impression
00:21:05qu'ils les défendent
00:21:06donc on ne peut pas forcer
00:21:06des gens à se reconnaître
00:21:07dans ce que défend
00:21:08à forcer
00:21:08mais de là
00:21:09sa responsabilité politique
00:21:10après ils l'ont sifflé
00:21:12ils ne l'ont pas bousculé
00:21:13c'est désagréable
00:21:14il est parti
00:21:15mais c'est pas non plus
00:21:16enfin je veux dire
00:21:16c'est pas la fin du monde
00:21:17si c'est vraiment le signe
00:21:18de la démocratie
00:21:19tout le monde doit être bienvenu
00:21:20non après il y a des gens
00:21:21qui estiment
00:21:22si c'est la vraie vitalité démocratique
00:21:23ils n'ont pas demandé de partir
00:21:24après s'ils estiment
00:21:26comme tous les journalistes
00:21:27devaient être bienvenus
00:21:27c'est à dire
00:21:28quand vous devez venir
00:21:29avec un cortège
00:21:30c'est que quand même
00:21:31vous vous sentez
00:21:31ils estiment qu'il n'est pas
00:21:33comment dire représentant
00:21:34de leur lutte
00:21:35après c'est leur liberté d'expression
00:21:36mais c'est sa liberté
00:21:37d'être là
00:21:38bien sûr
00:21:38mais il aurait pu rester
00:21:40bien sûr
00:21:40simplement
00:21:41moi je pense que vous dites
00:21:42et je partage en partie
00:21:44ce que vous dites
00:21:44mais simplement
00:21:45Raphaël Glucksmann
00:21:46est tout à fait le droit
00:21:46d'être présent
00:21:47mais je n'ai jamais dit le contraire
00:21:48qu'on le siffle
00:21:49je n'ai jamais dit le contraire
00:21:50ou qu'on n'apprécie pas
00:21:51qu'il soit là
00:21:51mais il a le droit d'être là
00:21:52et je trouve choquant
00:21:53je n'ai absolument jamais dit
00:21:54sa politique comme lui
00:21:55et soit obligé
00:21:56d'avoir un cortège de sécurité
00:21:57ou des journalistes
00:21:58soit obligé
00:21:58d'avoir des escortes
00:21:59des agents de sécurité
00:22:01pour faire leur travail
00:22:02il y a quand même
00:22:02un climat de violence
00:22:03qui ne va pas
00:22:04de la part de certains
00:22:06et de certaines
00:22:06et qui doit être condamné
00:22:08et qui doit être
00:22:09à mon sens
00:22:09lorsque ça déborde
00:22:11réprimé
00:22:11et sérieusement réprimé
00:22:12parce que c'est très antidémocratique
00:22:14mais c'est ce que je disais tout à l'heure
00:22:15quand je parlais de nos journalistes
00:22:16qui avaient été bousculés
00:22:16au Congrès du RL
00:22:17je trouve que les journalistes
00:22:18c'est pas la violence
00:22:18c'est pas l'ostracisation
00:22:18c'est-à-dire que s'il y a une fierté
00:22:20elle est quand même amère
00:22:21parce que que des effigies
00:22:22du président de la République
00:22:23de l'une des principales
00:22:24candidats
00:22:25d'un journaliste
00:22:27soit brûlée ainsi
00:22:27d'un CRS
00:22:28soit brûlée
00:22:29c'est qu'il y a quand même
00:22:30à part ça
00:22:32une haine
00:22:32je ne vois pas d'autre mot
00:22:33mais entister
00:22:35enraciner
00:22:35une rage
00:22:36et celle-ci
00:22:37elle ne peut pas avoir
00:22:37une expression
00:22:38par une issue politique
00:22:39ce climat de violence
00:22:40moi je suis juste élue
00:22:41depuis 4 ans
00:22:42c'est pas beaucoup
00:22:43mais ça m'a laissé
00:22:43quand même le temps
00:22:44de subir un peu
00:22:45les députés LFI
00:22:47souvenez-vous
00:22:48au moment des retraites
00:22:49Thomas Porte
00:22:49qui joue au foot
00:22:50avec un ballon
00:22:51à l'effigie de la tête
00:22:52du ministre des Transports
00:22:53du travail
00:22:55on a quand même oublié
00:22:56mais c'est sidérant
00:22:57quand même
00:22:57quand vous y pensez
00:23:00cette violence
00:23:01elle ne vient pas
00:23:02de nulle part
00:23:02on l'a vu monter
00:23:03ce sont des révolutionnaires
00:23:04ils ont un vocabulaire
00:23:06de révolutionnaire
00:23:07c'est la terreur
00:23:08c'est même pas 1789
00:23:09c'est après
00:23:10ceux qui disent
00:23:11la police tue
00:23:12ceux qui disent
00:23:13la police tue
00:23:14et souvent sur ce plateau
00:23:16on s'est retrouvé
00:23:17assis à côté de personnes
00:23:18en leur disant
00:23:18est-ce que vous pensiez
00:23:19vraiment que la police
00:23:20tue ?
00:23:21est-ce que c'est un argument ?
00:23:22est-ce que vous condamnez
00:23:24ces propos ?
00:23:24il le pense
00:23:25c'est impossible
00:23:27pour certains élus
00:23:28de condamner
00:23:29cette procédure
00:23:31et de l'oublier
00:23:32au moment des émeutes
00:23:33de Naël
00:23:34qui était déjà
00:23:34d'une violence
00:23:35sans nom
00:23:35dit je n'appelle pas
00:23:36au calme
00:23:38alors moi je pose le débat
00:23:39est-ce que la violence
00:23:40des mots
00:23:41entraîne
00:23:42mais alors dans ce cas-là
00:23:43ce qui vous a été dit
00:23:44dans notre contact sur Trapp
00:23:46c'est légitime aussi
00:23:47dans ces cas-là
00:23:48elle désinime certains
00:23:49oui mais enfin je trouve
00:23:50que c'est un peu délicat
00:23:51de dire ça
00:23:51après ce qui s'est passé
00:23:52à Trapp
00:23:52sachant que le terroriste
00:23:54présumé a repris des mots
00:23:55qu'on a rendus au RN
00:23:56pourquoi ça n'a rien à voir ?
00:23:58Pourquoi ça n'a rien à voir ?
00:24:00Désolée
00:24:00je ne suis pas la seule
00:24:01à le penser
00:24:02on est quelques-uns
00:24:04on est quelques-uns
00:24:05quand même à le penser
00:24:05oui mais c'est un malheur
00:24:06vous êtes trop intelligents
00:24:07pour ça Madame Diallo
00:24:08qui a trouvé un terreau
00:24:09dans des propos
00:24:10qui ont été formulés
00:24:10par des politiques
00:24:11la ville de Trapp
00:24:12n'a pas été choisie au hasard
00:24:13et les personnes noires
00:24:14arabes et présumées musulmanes
00:24:16qui ont été visées
00:24:16l'ont été parce qu'on les a ciblées
00:24:18dans des discours politiques
00:24:19notamment qui émanent du RN
00:24:20ça on est
00:24:21parce que Kevin T
00:24:22est un raciste
00:24:23et son racisme
00:24:25il a trouvé où ?
00:24:26insupportable
00:24:26et qui a pris
00:24:27une âme
00:24:28mais qui est allé tirer
00:24:29sur des gens
00:24:29qu'il a choisi
00:24:30et a fait ça après
00:24:31Madame Diallo
00:24:33vous voyez que
00:24:33rien ne pouvait
00:24:35absolument rien
00:24:36vous voyez
00:24:38combien la situation
00:24:39dans notre
00:24:40commune
00:24:40mais rien
00:24:41la seule discrimination
00:24:43que nous faisons
00:24:43c'est si vous êtes français
00:24:44ou pas français
00:24:45quel que soit votre origine
00:24:46mais je vous
00:24:46je vous dis
00:24:47je prenez bien
00:24:48ma famille politique
00:24:48oui vous la défendez bien
00:24:49nous nous pensons
00:24:50que quand vous êtes français
00:24:51vous avez plus de droits
00:24:52que quand vous ne l'êtes pas
00:24:53mais quelle que soit votre origine
00:24:54quelle que soit votre religion
00:24:55enfin quelle que soit
00:24:56je ne sais pas
00:24:57vos habitudes culinaires
00:24:58vous voyez ça n'a aucun sens
00:24:59de penser autrement
00:25:00est-ce que vous avez
00:25:01une réponse aussi
00:25:02mise à part
00:25:02ce qu'on peut voir
00:25:03pour le contexte social
00:25:04les pompiers
00:25:05qui sont ciblés
00:25:07les professeurs
00:25:07qui sont agressés
00:25:08et là tous les experts
00:25:09sont d'accord pour dire
00:25:11qu'il y a une vraie bascule
00:25:11pour les personnels
00:25:12de l'éducation
00:25:13ce qui s'est passé
00:25:14quand même aujourd'hui
00:25:15près de Toulouse
00:25:16c'est une trentaine
00:25:17d'individus équipés
00:25:18très préparés
00:25:19évidemment très violents
00:25:21une scène
00:25:21totalement inacceptable
00:25:22dans le lycée Tournefeuille
00:25:24un incendie
00:25:24dans un local de vie scolaire
00:25:25entièrement détruit
00:25:26par les flammes
00:25:27les élèves ont été évacués
00:25:29les auteurs sont en fuite
00:25:30me semble-t-il
00:25:31jusqu'à tous les cas
00:25:32tout à l'heure
00:25:33des personnels
00:25:34à la fois de l'éducation
00:25:34et les pompiers
00:25:35ont été visés
00:25:36et tout était organisé
00:25:38planifié
00:25:39et l'heure
00:25:40l'heure à laquelle
00:25:41ça s'est passé
00:25:41ça se passe à 7h50
00:25:43juste avant
00:25:44l'entrée des cours
00:25:45il y a des élèves
00:25:46qui commencent à arriver
00:25:47au lycée
00:25:47on a entendu
00:25:48le vice-président
00:25:49je crois socialiste
00:25:50de la région
00:25:51qui a dit
00:25:51heureusement
00:25:52heureusement
00:25:52que le personnel
00:25:53a bien réagi
00:25:54et qui a félicité
00:25:54toute l'équipe enseignante
00:25:56du lycée
00:25:57du collège
00:25:58et ce qui est vrai
00:25:59c'est que
00:25:59c'est un groupe
00:26:01qui s'est organisé
00:26:01on n'arrive pas
00:26:02à 7h50
00:26:0430 personnes
00:26:05avec de quoi brûler
00:26:07un lycée
00:26:07vous avez vu
00:26:08les mortiers d'artifice
00:26:08d'abord
00:26:09ils ont arrosé
00:26:10la facette du lycée
00:26:11avec des mortiers d'artifice
00:26:12ensuite ils l'ont
00:26:12à son vie
00:26:13ça veut dire que
00:26:14c'est une opération
00:26:16de guérilla
00:26:17la République ne pliera pas
00:26:18ne mettra pas
00:26:18un genou à terre
00:26:19quand on voit ça
00:26:20pardonnez-moi
00:26:20pourriez-vous juste
00:26:21me décrire
00:26:22ce qui est en train
00:26:22de se passer
00:26:2419h10
00:26:25dispersion
00:26:25place de la nation
00:26:26est-ce qu'on revit
00:26:27toujours les mêmes images
00:26:28parce que vous estimez
00:26:29que c'est une situation
00:26:30totalement normale
00:26:30et plutôt contenue
00:26:32et maîtrisée
00:26:33non mais là
00:26:33c'est normal
00:26:34parce que pour l'instant
00:26:34on incite les gens
00:26:35effectivement à quitter la place
00:26:36donc en fait il y a des sommations
00:26:38mais au début
00:26:38avant de faire des sommations
00:26:39d'utiliser la force
00:26:40on essaye d'ailleurs
00:26:41aujourd'hui
00:26:42je ne sais pas si vous avez
00:26:43remarqué
00:26:43il y avait des drones
00:26:44un drone avec un mégaphone
00:26:45pour expliquer aux gens
00:26:46par où passer
00:26:47par où sortir
00:26:47parce qu'on nous envoie
00:26:50toujours des missives
00:26:52en disant
00:26:53oui vous avez nassé
00:26:54oui j'ai pas entendu
00:26:55les sommations
00:26:56j'ai pas pu partir
00:26:57etc
00:26:57oui alors du coup
00:26:58nous on l'a déjà demandé
00:27:00il faut réinventer
00:27:01un petit peu le maintien de l'ordre
00:27:02et notamment les sommations
00:27:03là vous le réinventez
00:27:04chaque week-end
00:27:04là c'est très bien
00:27:05avec le drone
00:27:06ça peut passer aussi
00:27:06par les téléphones portables
00:27:07comme je disais
00:27:08avec des alertes
00:27:09sur les téléphones
00:27:09pour dire attention
00:27:10nous allons faire
00:27:11usage de la force
00:27:11veuillez partir d'ici
00:27:13donc là c'est normal
00:27:14là en principe
00:27:15maintenant c'est quand
00:27:15ça commence à partir
00:27:16il y a les irréductibles
00:27:17qui veulent rester
00:27:18pour en découdre
00:27:19parce que quand vous êtes
00:27:19bien élevé
00:27:20c'est l'apéro dînatoire
00:27:21et quand vous êtes black bloc
00:27:22c'est l'apéro des fouloirs
00:27:23donc là en fait
00:27:25ça va être pour nous
00:27:25le moment le plus difficile
00:27:27de dire au dernier
00:27:28il faut maintenant
00:27:29il faut y aller messieurs dames
00:27:29vous savez comme en boîte de nuit
00:27:30le matin
00:27:31quand vous arrivez à 5h
00:27:32il dit allez il faut sortir
00:27:33et c'est là où c'est bien sûr
00:27:35assez compliqué
00:27:35évidemment
00:27:36je voudrais parler des tracés
00:27:38parce que depuis quelques jours
00:27:38il y a une véritable bataille
00:27:40vraiment une guerre
00:27:41si je puis dire
00:27:42des parcours et des tracés
00:27:43maître
00:27:44et c'est à la fois politique
00:27:45et judiciaire
00:27:46le choix d'un tracé
00:27:47il est très politique
00:27:48nous sommes d'accord
00:27:49les lieux que vous empruntez
00:27:51vous passez par
00:27:52des lieux de pouvoir
00:27:54des bâtiments symboliques
00:27:55c'est que vous avez
00:27:56non pas une intention
00:27:57je ne dis pas ça
00:27:58mais que ça a une connotation
00:28:00évidemment politique
00:28:01vous voulez montrer au pouvoir
00:28:02que vous êtes dans la rue
00:28:03la logique d'une manifestation
00:28:04mais je suis d'accord
00:28:05alors est-ce que
00:28:06cette logique est contrecarrée
00:28:08aujourd'hui par
00:28:09ou le tribunal administratif
00:28:10ou le conseil d'état
00:28:11ou alors vous comprenez
00:28:12qu'avec parfois quand même
00:28:14un contexte social aussi inflammable
00:28:16il faille éviter quand même
00:28:17de tels parcours
00:28:18oui mais les juges
00:28:19ils vont raisonner
00:28:20et c'est le fondement même
00:28:22d'une démocratie
00:28:22en termes de liberté
00:28:25de liberté fondamentale
00:28:26manifester est un droit fondamental
00:28:28donc il faut vraiment
00:28:29qu'il y ait un risque prégnant
00:28:31ou une atteinte à la sécurité
00:28:33ou à l'ordre public
00:28:34qui soit prégnant
00:28:34démontrer une absence
00:28:36d'organisateur
00:28:37pour que des juges
00:28:41administratifs
00:28:41disent
00:28:42on n'autorise pas
00:28:43l'exercice
00:28:43d'une liberté collective
00:28:44collective
00:28:45j'entends
00:28:46ils jugent en droit
00:28:47mais ils tiennent pas compte
00:28:48d'un contexte
00:28:50sonia simplement
00:28:51regardez aujourd'hui
00:28:52malgré la masse de monde
00:28:54qu'on a sur les images
00:28:55vous n'avez pas
00:28:56par exemple
00:28:57de pillage
00:28:59vous n'avez pas
00:29:00de violence
00:29:00donc le juge
00:29:02lui
00:29:02il y a une manifestation
00:29:03massive
00:29:04par principe
00:29:05il doit l'autoriser
00:29:06après s'il a des éléments
00:29:07lui permettant de dire
00:29:08que par exemple
00:29:09il y a des risques
00:29:10pour que des magasins
00:29:11soient fracturés
00:29:12soient pillés
00:29:13soient incendiés
00:29:14il va revoir
00:29:15son jugement
00:29:16mais en l'état
00:29:17ce qui a été autorisé
00:29:19l'a été de façon judicieuse
00:29:20pour l'instant
00:29:22puisque bien évidemment
00:29:23il n'y a pas eu
00:29:23de débordement
00:29:24ce qui est nouveau
00:29:25c'est que le débordement
00:29:25n'est pas une règle
00:29:26dans une manifestation
00:29:27c'est ça qui est terrible
00:29:28c'est que
00:29:29l'exercice de la force
00:29:31par les policiers
00:29:32n'est pas une règle
00:29:33dans les manifestations
00:29:34c'est l'exception
00:29:35et puis ça ne sont pas
00:29:36les mêmes en plus
00:29:37c'est pas les mêmes gens
00:29:39qui manifestent
00:29:39et ce n'est que
00:29:40le politique qui décide
00:29:41le maintien de l'ordre
00:29:43c'est l'acceptation
00:29:44d'un certain désordre
00:29:45il faut aussi laisser
00:29:46les gens s'exprimer
00:29:46il faut laisser manifester
00:29:48et puis quand il y a des casses
00:29:50c'est politique
00:29:50on va parler du désordre politique
00:29:51dans quelques temps
00:29:52parce que moi je pose la question
00:29:53pourquoi un mois
00:29:54pour parler de cette conférence sociale
00:29:56je ne suis pas
00:29:56Premier ministre
00:29:57je sais bien
00:29:57je vous regarde tous
00:30:00et monsieur le policier
00:30:01et Dominique Rizet
00:30:02dispersion
00:30:03vous me dites
00:30:03que c'est totalement
00:30:04c'est logique
00:30:06il y a des logiques de flux
00:30:07pour pousser tout simplement
00:30:08les personnes
00:30:09vers les rues adjacentes
00:30:11et on va retrouver
00:30:12notre journaliste sur le terrain
00:30:13au plus près
00:30:13pour nous raconter
00:30:14ce qui s'y passe
00:30:19oui bonsoir
00:30:19donc actuellement
00:30:20la dispersion
00:30:22est en cours
00:30:23avec des moments
00:30:25tendus
00:30:25des moments tendus
00:30:26parce qu'en fait
00:30:27les CRS
00:30:28et les forces de l'ordre
00:30:28sont actuellement
00:30:29en train de nasser
00:30:29certains manifestants
00:30:31pour casser
00:30:33le mouvement de foule
00:30:34ici
00:30:34et il y a eu
00:30:35plusieurs charges
00:30:36plusieurs charges
00:30:37avec l'usage
00:30:38de grenades assourdissantes
00:30:39à plusieurs reprises
00:30:40de la part
00:30:41des forces de l'ordre
00:30:42et de la part
00:30:43de quelques groupes
00:30:44d'individus
00:30:45le plus souvent
00:30:46des hommes
00:30:47des jeunes hommes
00:30:48cagoulés
00:30:48en noir
00:30:49qui ont jeté
00:30:50des projectiles
00:30:51à l'encontre
00:30:51des forces de l'ordre
00:30:52des canettes
00:30:53des bouteilles de verre
00:30:54mais aussi
00:30:55des pavés
00:30:58vous l'entendez
00:30:59à nouveau
00:31:00une nouvelle grenade
00:31:01assourdissante
00:31:02il y a eu aussi
00:31:03des cris
00:31:04des cris
00:31:04de certains groupes
00:31:05d'individus
00:31:05qui disent
00:31:06à cab
00:31:07vous savez
00:31:07qui veut dire
00:31:08tous les flics
00:31:08sont pourris
00:31:10pardonnez-moi
00:31:10mon langage trivial
00:31:12mais aussi
00:31:13par exemple
00:31:15en tout cas
00:31:16on sent qu'il y a
00:31:16une atmosphère
00:31:17une espèce de faux calme
00:31:18actuellement
00:31:19là c'est calme
00:31:19mais c'est un peu
00:31:20en trompe l'oeil
00:31:20puisque de temps en temps
00:31:21ça se tend
00:31:21et c'est une photographie
00:31:23un instant T
00:31:23parce que tout au long
00:31:24de la journée
00:31:24il faut le rappeler
00:31:25la manifestation
00:31:26et le cortège
00:31:27s'est déroulée
00:31:28dans le calme
00:31:30avec différents profils
00:31:31des jeunes
00:31:32des étudiants
00:31:32mais aussi
00:31:33des familles
00:31:34contre la vie chère
00:31:35en tout cas
00:31:36on sent qu'ici
00:31:36place de la nation
00:31:37ça se déroule
00:31:39de manière plus ou moins
00:31:40tendue
00:31:41avec un enjeu
00:31:42éminemment politique
00:31:43puisqu'on est à moins
00:31:44de 200 jours
00:31:44de l'élection présidentielle
00:31:46et on va voir
00:31:47que cette mobilisation
00:31:47elle prend aussi
00:31:49un enjeu
00:31:49éminemment politique
00:31:51puisqu'il y en a
00:31:52beaucoup aussi
00:31:53qui nous ont fait part
00:31:55de leur colère
00:31:56un petit peu plus tôt
00:31:57tout à fait
00:31:58et à la fois
00:31:59on va interroger
00:32:00ce soir
00:32:00l'issue politique
00:32:01au-delà
00:32:02de la conférence sociale
00:32:03parce qu'il ne faut pas
00:32:03que la conférence sociale
00:32:04ce soit comme
00:32:05les fameux
00:32:06cahiers de doléances
00:32:07ou les débats citoyens
00:32:08etc.
00:32:09parce que là
00:32:09les attentes sont très fortes
00:32:10et j'interroge quand même
00:32:12toujours ces mêmes
00:32:12ces mêmes profils
00:32:14vraiment
00:32:14c'est toujours les mêmes questions
00:32:16mais si on peut avoir
00:32:17on peut comprendre
00:32:18pourquoi
00:32:18ce sont
00:32:19je ne sais pas si ce sont les mêmes
00:32:20mais toujours les mêmes profils
00:32:21même rage
00:32:22qui défigurent
00:32:23les cortèges
00:32:24et invisibilisent
00:32:25les revendications
00:32:25à la fin
00:32:26à Lyon
00:32:27de migréser
00:32:28800 black blocs
00:32:29vous voyez
00:32:29je regardais évidemment
00:32:31notre antenne
00:32:31ce matin
00:32:32et ils sont arrivés
00:32:34d'un coup
00:32:34je veux dire
00:32:36il y a les drômes
00:32:37il y a le renseignement territorial
00:32:38il y a l'anticipation
00:32:42où ça pêche
00:32:44dans le maillon
00:32:45je vais vous répondre
00:32:45souvent
00:32:46souvent
00:32:46quand on réussit
00:32:47à en interpeller un
00:32:48quand les policiers réussissent
00:32:49à en interpeller un
00:32:50c'est quelqu'un
00:32:51qui est déjà connu
00:32:52je parle vraiment des casseurs
00:32:53mais le problème
00:32:55c'est que
00:32:56comment se sont regroupés
00:32:57Rudri Voli ce matin
00:32:57je ne parle pas de casseurs
00:32:58je parle des lycéens
00:32:59on peut se retrouver
00:33:01se regrouper
00:33:02Rudri Voli
00:33:02deux ou trois cents jeunes
00:33:04ce matin
00:33:04les boucles Whatsapp
00:33:05et ces gens là
00:33:08bon
00:33:08vous pensez bien
00:33:09que les réseaux
00:33:09les réseaux sont surveillés
00:33:10mais sur les réseaux
00:33:12les gens s'excitent
00:33:13en disant
00:33:13demain on se retrouve
00:33:14tous à tel endroit
00:33:15demain
00:33:15et ça c'est surveillé
00:33:17par les services
00:33:18du renseignement territorial
00:33:18qui connaissent
00:33:20les réseaux à surveiller
00:33:22les adresses à surveiller
00:33:24alors que
00:33:25créer une boucle
00:33:26le Whatsapp
00:33:26le Whatsapp en se disant
00:33:27allez on se retrouve
00:33:28à tel endroit
00:33:28on y va
00:33:29et on va faire ça
00:33:30rapidement
00:33:31en une heure
00:33:32en une heure
00:33:33elle est supprimée
00:33:34et les gens
00:33:35savent où se retrouver
00:33:36et comment faire
00:33:36les Black Blocs
00:33:37ce sont des gens
00:33:38qui sont terriblement
00:33:39bien organisés
00:33:41au moins aussi bien
00:33:42en termes d'organisation
00:33:43que la police
00:33:44je vous rappelle que
00:33:45les policiers
00:33:45que vous voyez ici
00:33:46place de la nation
00:33:47ils ont un commissaire
00:33:48qui est sur place
00:33:49qui commande tout le dispositif
00:33:51les policiers
00:33:51et les gendarmes mobiles
00:33:52derrière
00:33:53il y a une salle
00:33:54de commandement
00:33:55à la préfecture de police
00:33:56dans laquelle se trouve
00:33:56le préfet de police de Paris
00:33:58Patrice Faure
00:33:59il peut y avoir
00:34:00un ministre
00:34:01qui sera ici
00:34:01qui viendra voir
00:34:02Laurent Nunez
00:34:03lui il est au ministère
00:34:04de l'intérieur
00:34:05et que
00:34:05en ce moment
00:34:06ils ne sont pas
00:34:07en train de dîner
00:34:09et donc
00:34:10eux vont donner des consignes
00:34:11en fonction de ce qui va se passer
00:34:13et de ce qui va leur remonter
00:34:14du terrain
00:34:15si le commissaire de police
00:34:16leur dit
00:34:17ça commence à se tendre
00:34:18il va falloir qu'on fasse
00:34:19quelque chose
00:34:19qu'on intervienne différemment
00:34:20évidemment
00:34:21ordre va être donné
00:34:23d'y aller
00:34:24ou
00:34:25d'attendre encore un peu
00:34:26d'attendre que les manifestants
00:34:28s'en aillent
00:34:28c'est pas
00:34:29chacun
00:34:30et il faut le savoir
00:34:31pour le moindre objet
00:34:32pour une grenade lacrymogène
00:34:34ou une grenade fumigène
00:34:35ou une grenade de désencerclement
00:34:36ou tout autre objet
00:34:38qui est
00:34:39utilisé
00:34:39contre des manifestants
00:34:41ou contre des casseurs
00:34:42c'est pas un policier
00:34:43qui prend son
00:34:44son arme
00:34:45et qui tire
00:34:45il y a un officier
00:34:46qui lui dit
00:34:47ok on y va
00:34:48on lance une grenade fumigène
00:34:49situation sécuritaire
00:34:51contexte politique
00:34:52et issue sociale
00:34:53on va rentrer un peu
00:34:54dans le vif du sujet
00:34:55le SMIC
00:34:56donc on va voir
00:34:57conférence sociale
00:34:59négociation
00:35:00par branche
00:35:01mais dites moi
00:35:02on est à 5 mois et demi
00:35:04d'une élection présidentielle
00:35:05nous sommes d'accord
00:35:06nous avons quand même
00:35:07une crise financière
00:35:08qui nous pend au nez
00:35:10donc l'argent
00:35:11qu'il donne
00:35:12il est acquis
00:35:12cet argent
00:35:13qu'on n'a pas
00:35:13ça dépend
00:35:14c'est comme vous
00:35:15dans votre budget
00:35:18que l'argent
00:35:19que l'argent qu'on a
00:35:19dans la vie
00:35:19je ne fais pas de check
00:35:21en bois
00:35:23soit vous refaites
00:35:24votre salle de vin
00:35:25soit vous partez en vacances
00:35:26par exemple
00:35:26en fait gouverner
00:35:27et dépenser
00:35:28c'est vraiment choisi
00:35:29moi je pense qu'on a
00:35:29beaucoup de pistes
00:35:30d'économie
00:35:31que ça soit sur
00:35:32l'Union Européenne
00:35:33dont on veut évidemment
00:35:40que notre contribution
00:35:41nette à l'Union Européenne
00:35:42redescende à 5 milliards
00:35:45ça fait des semaines
00:35:46que le gouvernement
00:35:47dit qu'il n'a pas d'argent
00:35:48ça fait des semaines
00:35:49qu'il dit
00:35:50c'est un peu démago
00:35:51ce que je dis
00:35:51mais c'est la réalité
00:35:52qu'il dit à des français
00:35:53qui ne peuvent pas se chauffer
00:35:54qui pour certains
00:35:55font des frais
00:35:56il y a des pistes d'économie
00:35:56Sonia Mabrouk
00:35:57évidemment il faut s'attaquer
00:35:58aux trois tabous
00:35:59que sont l'Europe
00:36:00plus l'immigration
00:36:01et le millefeuille territorial
00:36:02et c'est aussi pour ça
00:36:03que ce budget
00:36:03était très mauvais
00:36:04tant que vous n'allez pas
00:36:05taper dans ces trois tabous là
00:36:06ben oui on ne fera pas
00:36:07d'économie
00:36:07et ce sera un problème
00:36:08mais il lui fallut
00:36:10que ce gouvernement
00:36:13ait du courage
00:36:13il y a le gel des APL
00:36:15il y a des coûts de rabot
00:36:17il y a sur certaines retraites
00:36:19là encore
00:36:21un sacré coût
00:36:22il est mort et enterré
00:36:23je sais bien
00:36:25mais voilà comment
00:36:26il a été pensé
00:36:26dans un contact social
00:36:28je lis les APL
00:36:29c'est quand même
00:36:29aller taper sur des gens
00:36:30qui sont déjà
00:36:31dans une situation de précarité
00:36:32et effectivement
00:36:33là en fait
00:36:34il y a des chiffres
00:36:35qui sont sortis
00:36:35qui disent qu'il n'y a jamais
00:36:36eu autant de pauvres
00:36:37aujourd'hui qu'il y a 30 ans
00:36:38depuis que c'est un indicateur
00:36:39de nombre de français
00:36:40en dessous du seuil de pauvreté
00:36:42existe depuis 1996
00:36:43il n'y a jamais eu autant de français
00:36:44qui sont en dessous
00:36:44il y en a 9,2 millions aujourd'hui
00:36:46donc ça évidemment
00:36:47ça crée de la colère
00:36:48et pour quelle raison
00:36:49les gens
00:36:50il y a un sentiment
00:36:51d'appauvrissement
00:36:52et de déclassement
00:36:52qui est extrêmement profond
00:36:54et pour quelle raison
00:36:55parce que aussi
00:36:55les minimas sociaux
00:36:56n'ont pas été revalorisés
00:36:57les APL ont été baissés
00:36:58il y a des minimas sociaux
00:36:59qui n'ont pas été ajustés
00:37:01à l'inflation
00:37:01et c'est vrai que
00:37:02les français
00:37:03voyant également
00:37:04que dans le même temps
00:37:05depuis 10 ans
00:37:05les plus hautes fortunes
00:37:07ont doublé
00:37:07c'est en fait
00:37:09moralement
00:37:09c'est une société
00:37:10qui est intenable
00:37:11c'est impossible
00:37:11de tenir ensemble
00:37:12une société
00:37:13où il y a des gens
00:37:13qui s'enrichissent
00:37:14de tenir ensemble
00:37:15des gens qui s'enrichissent
00:37:16et qui ne contribuent pas
00:37:18en fait c'est pas possible
00:37:20d'avoir dans un même endroit
00:37:21des gens qui s'enrichissent
00:37:22et qui ne contribuent pas
00:37:23pendant que d'autres s'appauvrissent
00:37:24et sont moins soutenus par l'Etat
00:37:26ce n'est pas possible
00:37:26ça ne crée que de la colère
00:37:28et du ressentiment
00:37:29il faut qu'on fasse raisonner
00:37:30ce principe de fraternité
00:37:33et ce principe là
00:37:34il doit s'incarner
00:37:34y compris parmi les gens
00:37:35qui sont le plus assis financièrement
00:37:37c'est la classe moyenne
00:37:37c'est la classe moyenne
00:37:38qui fait vivre la France
00:37:40mais simplement
00:37:41aujourd'hui
00:37:42le gros problème
00:37:43c'est que la France
00:37:43est devenue ingouvernable
00:37:44vous avez un rejet
00:37:47c'est du jamais vu
00:37:48l'Assemblée Nationale
00:37:50vient de rejeter
00:37:51à l'unanimité
00:37:52je ne pensais pas
00:37:52prononcer ce mot là un jour
00:37:54concernant ce type de décision
00:37:55le budget
00:37:57vous avez une France
00:37:58qui est ingouvernable
00:37:59vous avez un président
00:38:00qui n'est plus qu'un président
00:38:01de représentation
00:38:02l'année dernière
00:38:02c'était une voix
00:38:03et c'était un peu
00:38:03pour faire le buzz
00:38:04donc en fait
00:38:04ça fait deux ans de suite
00:38:05pratiquement
00:38:06que c'est
00:38:07bon c'est l'unanimité
00:38:08donc à partir de ce moment là
00:38:09il faut aussi que le politique
00:38:10l'exécutif
00:38:11non pas le législatif
00:38:12je pense qu'il a pris
00:38:13ses responsabilités
00:38:14législatives
00:38:14il a dit
00:38:15non
00:38:16terminé
00:38:16donc on a une France
00:38:17ingouvernable
00:38:18il y a un moment
00:38:18il faut prendre ses responsabilités
00:38:19ce serait
00:38:20donc vous êtes pour le départ
00:38:21d'Emmanuel Macron
00:38:22je trouve terrible
00:38:23le général de Gaulle
00:38:23n'a pas hésité à démissionner
00:38:25quand il a estimé
00:38:25qu'il n'était plus représentatif
00:38:27pour la France
00:38:27il faut bien vous dire
00:38:28dans les politiciens
00:38:29que nous avons
00:38:29il n'y a pas un gaulliste
00:38:30ils se revendiquent tous
00:38:31de De Gaulle
00:38:31mais il n'y en a pas un
00:38:31qui agit comme De Gaulle
00:38:32le général de Gaulle
00:38:34n'aurait pas hésité
00:38:35le président Macron vous dit
00:38:36comme les autres présidents
00:38:37qui ne sont plus légitimes
00:38:39vous dit
00:38:44la démocratie
00:38:44c'est qu'à un moment
00:38:45quand on ne représente plus
00:38:46le peuple
00:38:47et quand le peuple
00:38:48estime qu'il veut changer
00:38:49et veut avoir
00:38:50un interlocuteur efficace
00:38:51parce qu'il n'y a plus
00:38:52d'efficacité
00:38:53vous parlez de
00:38:55on a beau faire
00:38:56toutes les réunions
00:38:56que vous voulez
00:38:57à part des mots
00:38:58il n'en sortira rien
00:38:59si derrière
00:39:00il n'y a pas une assemblée nationale
00:39:01pour voter un budget
00:39:02il y aura des poignées de main
00:39:03des sourires
00:39:04et on restera pendant 6 mois
00:39:05en faisant tampon
00:39:06je pense qu'il faut
00:39:07prendre ses responsabilités
00:39:08la démission
00:39:09c'est pas grave
00:39:09on a un gouvernement
00:39:10à l'agonie
00:39:11qui ne sert plus à rien
00:39:12et je pense qu'effectivement
00:39:13vous avez fermé le banc
00:39:15fermé le match
00:39:16fermé le lit
00:39:16vous avez éteint la lumière
00:39:18la France est plate
00:39:19pour les élections
00:39:20la France ne demande que ça
00:39:21en plus le gouvernement actuel
00:39:22ne représente qu'il y a eu
00:39:24des élections il y a 2 ans
00:39:24aucun des gouvernements
00:39:26depuis
00:39:26n'a reflété
00:39:27l'origine c'est la dissolution
00:39:29oui c'est ça
00:39:29mais après la dissolution
00:39:30il y a un vote
00:39:31et jamais aucun gouvernement
00:39:32n'a été reflété
00:39:33je voudrais juste remettre
00:39:33l'origine du bazar
00:39:35c'est la dissolution
00:39:36mais c'est surtout
00:39:36les alliances absolument
00:39:37contre nature
00:39:38entre les deux taux
00:39:38pour éviter
00:39:39que Jordan Bardella
00:39:40soit Premier ministre
00:39:41pour les raisons
00:39:42qu'on évoquait tout à l'heure
00:39:43comme quoi
00:39:43on a menti aux français
00:39:44en disant que ça allait
00:39:45sauver la France
00:39:46ces gens là
00:39:47ont fait 1400 milliards
00:39:48de dettes en 10 ans
00:39:49c'est plus de dettes
00:39:51c'est deux choses différentes
00:39:51ils se sont opposés
00:39:52à l'arrivée du RN au pouvoir
00:39:53et après c'est une autre question
00:39:54personne n'a voté
00:39:55pour que Sébastien Leornu
00:39:56soit Premier ministre
00:39:56pourquoi est-ce qu'il y a
00:39:57zéro majorité
00:39:58madame Diallo
00:39:58pourquoi est-ce qu'il y a
00:39:59mais vous dites qu'il y a un dépôt de légitimité
00:40:01c'est tout à l'heure
00:40:02évidemment
00:40:02je rejoins madame Diallo
00:40:04je rejoins madame Diallo
00:40:05sur la précarité
00:40:06aussi qu'on voyait
00:40:07qu'il y a des étudiantes
00:40:07qui se prostituent
00:40:08on n'a jamais vu autant d'étudiants
00:40:09devant les banques alimentaires
00:40:10c'est absolument stupéfiant
00:40:12on va accueillir
00:40:13je vais saluer
00:40:13mais je voudrais souligner
00:40:15que depuis
00:40:16des mois
00:40:17et même des années
00:40:18il y a eu une forme
00:40:19d'effacement
00:40:19des corps intermédiaires
00:40:21et là
00:40:21on nous annonce
00:40:22avec trompette
00:40:23et paillette
00:40:23même si on n'y a plus
00:40:24ni trompette
00:40:25ni paillette
00:40:26monsieur Souillou
00:40:27bonsoir
00:40:28merci d'être là
00:40:29Frédéric Souillou
00:40:29mais c'est vrai
00:40:30vous êtes secrétaire général
00:40:32de force ouvrière
00:40:33je le disais
00:40:34depuis des années
00:40:35on nous dit
00:40:36et on n'a pas besoin
00:40:37des corps intermédiaires
00:40:38il n'y a pas besoin
00:40:38monsieur Macron
00:40:39c'est Jupiter
00:40:40il n'en a pas besoin
00:40:42conférence sociale
00:40:44lundi
00:40:44une quand même
00:40:45des cortèges
00:40:46qui se sont bien tenues
00:40:47grâce aux syndicats
00:40:48donc voilà
00:40:49on peut déjà dire
00:40:50voilà le contexte
00:40:52aujourd'hui
00:40:52donc retour un peu
00:40:53en force également
00:40:54des syndicats
00:40:54on peut dire
00:40:55qu'aujourd'hui
00:40:56la mobilisation
00:40:58elle était réussie
00:40:59les parcours
00:41:00se sont bien déroulés
00:41:02partout
00:41:02on a les mêmes
00:41:04sujets
00:41:05de dispersion
00:41:06mais c'est comme ça
00:41:07depuis 2016
00:41:08les lois El Khomri
00:41:10ça avait commencé
00:41:11comme cela
00:41:11on a déjà eu
00:41:12des auditions
00:41:13au parlement
00:41:14sur le sujet
00:41:14mais moi
00:41:16les remontées
00:41:17que j'ai
00:41:18j'ai presque
00:41:19toutes les remontées
00:41:20plus d'un million
00:41:21de personnes
00:41:22dans la rue
00:41:23dans les mobilisations
00:41:24pour des cortèges
00:41:25qui se sont bien déroulées
00:41:26c'est massif
00:41:26c'est conséquent
00:41:27c'est une démonstration
00:41:28de force
00:41:29annonce une conférence
00:41:30sociale lundi
00:41:30mais je sais que vous venez
00:41:31de quitter une inter-syndicale
00:41:33pour nous rejoindre
00:41:33oui
00:41:34donc vous devez avoir pris
00:41:35des décisions pour la suite
00:41:37alors non
00:41:38on n'a pas pris de décision
00:41:39ce soir
00:41:39on a dit qu'on allait
00:41:41se revoir
00:41:42après la conférence sociale
00:41:43de lundi
00:41:45puisque
00:41:46dans le communiqué
00:41:47de presse du premier ministre
00:41:48on ne sait pas
00:41:48ce qui va nous être
00:41:49annoncé lundi
00:41:50et puis
00:41:51on demande tous
00:41:53bien évidemment
00:41:54une revalorisation
00:41:55anticipée du SMIC
00:41:56un coup de pouce
00:41:56donc on ne connaît pas
00:41:57le pourcentage
00:41:58mais on demande aussi
00:42:00des négociations flash
00:42:01dans toutes les branches
00:42:01qu'on arrête de tasser
00:42:03les grilles
00:42:03parce que si demain
00:42:04on fait 20 millions
00:42:05de SMICAR en France
00:42:08personne n'aura gagné
00:42:09sur quoi que ce soit
00:42:09donc vous attendez
00:42:10de voir ce qu'il en sera
00:42:11véritablement
00:42:12j'ai noté
00:42:13Frédéric Souillot
00:42:14qu'aujourd'hui
00:42:14vous étiez
00:42:15avec autour de vous
00:42:16des figures lycéennes
00:42:18que l'on voit
00:42:19souvent ici
00:42:20sur ce plateau
00:42:20donc la convergence
00:42:21des luttes
00:42:22c'est aussi
00:42:22la convergence
00:42:23des visages
00:42:23mais dites-moi
00:42:24quel est le point commun
00:42:25entre un lycéen
00:42:26qui veut la suppression
00:42:27de parcours sub
00:42:28qui estime que les classes
00:42:29sont surchauffées l'été
00:42:31et qu'elles sont froides
00:42:32l'hiver
00:42:32et M. Souillot
00:42:34qui se bat
00:42:34pour les travailleurs
00:42:35les travailleuses
00:42:36etc.
00:42:36Quel est le point commun ?
00:42:37Eh bien le point commun
00:42:38d'abord
00:42:39l'USL
00:42:41est hébergée
00:42:42à Eiffaut
00:42:43au 141
00:42:44avenue du Maine
00:42:45et deuxièmement
00:42:46vous les hébergez
00:42:48ces petits jeunes
00:42:49oui mais on les materne pas
00:42:51pourtant
00:42:51dans les mobilisations
00:42:53et le reste
00:42:55quand ils nous demandent
00:42:56on les aide
00:42:57mais on les materne pas
00:42:58c'est pas un voyage scolaire
00:42:59une mobilisation
00:43:00et leurs revendications
00:43:02sont les mêmes
00:43:03que les nôtres
00:43:03notre fédération
00:43:05de l'éducation nationale
00:43:06plaide
00:43:07et réclame aussi
00:43:08sur plus de moyens
00:43:09le bâti scolaire
00:43:11et
00:43:12l'inégalité
00:43:14de parcours sup
00:43:16quant à la sélection
00:43:17parce que
00:43:17que vous veniez
00:43:18de province
00:43:19ou de banlieue
00:43:20ou que vous soyez
00:43:21d'Henri IV
00:43:21à Paris
00:43:23vous n'êtes pas choisi
00:43:24ni orienté
00:43:25de la même manière
00:43:26je vous pose action
00:43:27ainsi qu'à tout le plateau
00:43:28bien sûr qu'il y a une conférence sociale
00:43:30et c'est bien
00:43:30de se parler
00:43:31patronat
00:43:32syndicat
00:43:32mais moi
00:43:32qu'est-ce qu'on peut espérer
00:43:34aujourd'hui
00:43:35et c'est vraiment factuel
00:43:36d'un exécutif
00:43:37en fin de règne
00:43:38et d'un exécutif
00:43:39qui n'a plus d'argent
00:43:40les caisses sont vides
00:43:41je dis souvent
00:43:41et les poches sont trouées
00:43:44alors je ne sais pas
00:43:45si les caisses sont vides
00:43:46ou si les poches sont trouées
00:43:47alors il y a une dette
00:43:49alors et les uns
00:43:50et les autres en parlent
00:43:51mais
00:43:51pour la première fois
00:43:52c'est souillot
00:43:53j'adore
00:43:54peut-être qu'elle est là
00:43:55peut-être qu'elle n'est pas là
00:43:56la dette
00:43:56non c'est pas ce que
00:43:57je dis
00:43:59je dis que
00:43:59quand on veut trouver de l'argent
00:44:01bah regardez
00:44:02moi je veux bien relancer
00:44:04l'industrie
00:44:06du agricole
00:44:08on va acheter des tracteurs
00:44:09et on va les mettre
00:44:11pour bloquer une autoroute
00:44:12et on sait qu'à chaque fois
00:44:13on gagne 2 milliards
00:44:14donc il y a bien un petit peu d'argent
00:44:16qu'on arrive à trouver
00:44:17là pour le coup
00:44:19la situation fait que
00:44:20le gouvernement doit revoir son budget
00:44:23en même temps
00:44:23ça ne se passe pas si bien que ça
00:44:25au parlement
00:44:26je vois que
00:44:28il a perdu sur les dépenses
00:44:29et il a perdu sur les recettes
00:44:31mais s'il veut trouver de l'argent
00:44:32la première chose
00:44:34c'est conditionnalité
00:44:35des aides publiques
00:44:35versées aux entreprises
00:44:36et la première conditionnalité
00:44:38c'est l'augmentation des salaires
00:44:40je vous pose la question
00:44:41à 6 mois d'une élection présidentielle
00:44:43vous n'avez pas l'impression
00:44:44que normalement
00:44:45c'est un débat
00:44:46pour la campagne
00:44:47est-ce qu'on augmente
00:44:48ou pas le SMIC
00:44:48est-ce qu'on augmente
00:44:49ou pas les salaires
00:44:50est-ce qu'on fragilise pas
00:44:52oui ou non
00:44:53les entreprises
00:44:53on est en pleine campagne électorale
00:44:55oui mais pardonnez-moi
00:44:56normalement c'est le débat
00:44:57qui devrait être fait
00:44:57par les candidats
00:44:58pour la France
00:44:59là c'est fini
00:45:00il se fait par les syndicats
00:45:02les français dans la rue
00:45:03c'est exceptionnel
00:45:05ce qui se passe actuellement
00:45:06d'un point de vue démocratique
00:45:07pourquoi maître
00:45:08analysons cela
00:45:08pourquoi
00:45:09parce qu'il y a eu
00:45:10plein de mouvements sociaux
00:45:11pendant la décennie
00:45:12qui n'ont jamais trouvé de réponse
00:45:13c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:45:14les gens
00:45:15il y a eu des millions de personnes
00:45:16qui ont manifesté
00:45:17contre la réforme des retraites
00:45:19c'est-à-dire que
00:45:19c'est une décennie en fait
00:45:20où les gens se sont mobilisés
00:45:21par centaines de milliers
00:45:23et n'ont reçu que du mépris
00:45:24et en fait ce qui se passe
00:45:25c'est vraiment la fin
00:45:26il y a aussi une crise sociale
00:45:27et les économies
00:45:28le cahier de déléances
00:45:29le cahier de déléances
00:45:29des gilets jaunes
00:45:30vous avez la conjoncture des deux
00:45:31voilà
00:45:31je veux dire c'est ça
00:45:32ce sera super pour les historiens
00:45:34mais honnêtement
00:45:34pour les historiens
00:45:35si on en 1788
00:45:37oui c'est ça
00:45:37non mais je veux dire
00:45:38voilà
00:45:39ceux-là ils rejoindront en fait
00:45:40le corpus
00:45:41on a une conjoncture sociale
00:45:42et économique dramatique
00:45:43et c'est la convergence des deux
00:45:45qui font qu'au milieu
00:45:46et bien il y a
00:45:47un bouleversement politique
00:45:48et l'absence de réponse politique
00:45:50à des mobilisations sociales
00:45:51c'est-à-dire qu'il y a des mouvements sociaux
00:45:52qui ont été dynamiques
00:45:52qui n'ont jamais reçu
00:45:53les gens veulent ce changement
00:45:55et sans changement
00:45:55on ne répondra pas
00:45:57aux questions sociétales
00:45:58ils veulent ce changement
00:45:59on parle beaucoup
00:46:00de convergence des colères
00:46:01parfois il y a des convergences
00:46:03d'orage
00:46:03oui
00:46:04mais ça fait
00:46:05des mois
00:46:06et des années
00:46:07qu'on écrit
00:46:08qu'on l'explique
00:46:11le parlement
00:46:12que nous avons aujourd'hui
00:46:13en grande partie
00:46:14et à l'Elysée
00:46:16on ne l'a pas entendu
00:46:18ou pas compris
00:46:19c'est la conséquence
00:46:21de la réforme des retraites
00:46:22où on a mis des millions
00:46:23de travailleurs dans la rue
00:46:25et pour le coup
00:46:27après cela
00:46:28dissolution de l'Assemblée nationale
00:46:30et bien
00:46:31on a le parlement
00:46:32qu'on a aujourd'hui
00:46:33quand je regarde
00:46:35la sphère politique
00:46:36je me désole
00:46:36quand je regarde autour de moi
00:46:38je me console
00:46:38mais non mais c'est vrai
00:46:40parce qu'en fait
00:46:40on sait qu'autour de nous
00:46:42il y a quand même
00:46:42une espèce de synergie
00:46:43les gens s'entraident
00:46:44on essaye de trouver
00:46:45des solutions
00:46:46moi je crois très fort
00:46:47par exemple au paritarisme
00:46:48et là on va le voir
00:46:49avec la conférence sociale
00:46:50c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:46:50vous avez les représentants syndicaux
00:46:52qui vont rencontrer le patronat
00:46:54qui vont trouver des consensus
00:46:55parce qu'à un moment donné
00:46:56on est des grands garçons
00:46:57on est capable
00:46:57de trouver des chemins de route
00:46:59on est capable
00:46:59d'avoir des accords
00:47:00regardez la Gercarco
00:47:01regardez d'autres
00:47:02caisses de retraite
00:47:03on arrive à se trouver
00:47:04et l'Etat
00:47:05est condescendant
00:47:06il y a une condescendance d'Etat
00:47:07ça fait un mois
00:47:08de samedi en samedi
00:47:09de là
00:47:10on est jeudi
00:47:125 novembre
00:47:13on verra
00:47:13qu'elle sera la suite
00:47:14pourquoi toujours
00:47:15un manque d'anticipation
00:47:17on l'a vécu
00:47:17d'un point de vue sécuritaire
00:47:18le 17 octobre
00:47:19pourquoi d'un point de vue social
00:47:21une conférence sociale
00:47:22ça aurait pu être annoncé
00:47:23il y a un mois
00:47:24monsieur Souillot
00:47:24mais
00:47:25on aurait pu ou pas
00:47:26déjà
00:47:26comment est-ce qu'on a pu
00:47:27attendre autant de temps
00:47:29pour les lycéens
00:47:30comment est-ce qu'on a pu
00:47:31laisser s'enfermer
00:47:32ce sujet
00:47:33et puis du coup
00:47:34il y a eu convergence
00:47:35des luttes
00:47:36entre ceux qui ont appelé
00:47:37le samedi
00:47:38les lycéens
00:47:39et les étudiants
00:47:39les organisations syndicales
00:47:41on n'a pas appelé
00:47:42les samedis
00:47:42non
00:47:43on a encadré
00:47:45mais on n'a pas appelé
00:47:46de mieux que vous pouviez
00:47:47et c'est vrai que
00:47:47les derniers samedis
00:47:48oui mais après le 17 octobre
00:47:49mais avant cela
00:47:51on n'a pas appelé
00:47:52nous on avait appelé
00:47:53dès le 3 octobre
00:47:54au 5 novembre
00:47:55et on a construit
00:47:55cette mobilisation
00:47:56d'aujourd'hui
00:47:57parce que
00:47:57mettre plus d'un million
00:47:59de personnes dans la rue
00:48:00ça se fait pas
00:48:00en claquant des doigts
00:48:01alors certains me disent
00:48:02le bouton de la grève générale
00:48:04ça n'existe pas ça
00:48:06ça n'existe pas
00:48:07les mobilisations là
00:48:08c'est parce qu'à la fin du mois
00:48:10entre
00:48:12choisir entre
00:48:13faire son plein
00:48:13remplir son frigo
00:48:15ou emmener ses enfants
00:48:16au sport
00:48:16ou faire des activités culturelles
00:48:18le choix il est vite fait
00:48:20c'est remplir le frigo
00:48:21et mettre un peu d'essence
00:48:22dans la bagnole
00:48:22pour pouvoir aller bosser
00:48:23et parlons de cette France
00:48:24de la bagnole
00:48:25parce que cette France
00:48:26de la bagnole
00:48:28pardonnez-moi
00:48:28moi j'en suis
00:48:30de la France de la bagnole
00:48:31moi aussi
00:48:31je suis sur les routes
00:48:32tous les jours
00:48:33et puis il y a cette France
00:48:34aussi pour aller acheter
00:48:36sa baguette
00:48:36c'est à 4 km
00:48:37pour aller chez le médecin
00:48:38c'est à 10 km
00:48:39donc vous n'avez pas le choix
00:48:41et quand on vous dit
00:48:42ça va augmenter
00:48:43c'est vrai
00:48:43même si les barils stratégiques
00:48:45ont été libérés
00:48:45de migrer
00:48:47ça reste quand même
00:48:48des miettes
00:48:48pour cette France
00:48:49et il y a toujours
00:48:50autant de monde
00:48:50sur les routes
00:48:51alors on le voit moins
00:48:51quand on est en province
00:48:52parce qu'en province
00:48:53les gens se déplacent
00:48:54et quand on habite
00:48:55des grandes agglomérations
00:48:57comme nous tous ici
00:48:58vous voyez quand même
00:48:58sur l'autoroute
00:48:59il y a énormément de monde
00:49:01les gens viennent bosser
00:49:02le matin
00:49:02comme d'habitude
00:49:03parce qu'ils sont obligés
00:49:04moi qui suis provincial
00:49:06même en province
00:49:07il y a énormément de monde
00:49:08sur les routes
00:49:08ils sont obligés
00:49:08de venir bosser
00:49:09et ils mettent de l'essence
00:49:10qui vaut deux fois
00:49:10ce qu'elle valait avant
00:49:11donc à un moment
00:49:12c'est compliqué
00:49:13puisque les salaires
00:49:13ne changent pas
00:49:15donc évidemment
00:49:15vous avez raison
00:49:16on prend dans l'assiette
00:49:17ce qu'on met dans le réservoir
00:49:18mais pardon Jean-Christophe
00:49:20juste une chose encore
00:49:21c'est que
00:49:21qui seront les prochains ?
00:49:23ça commence avec les lycéens
00:49:24ça continue avec les étudiants
00:49:26l'interfac
00:49:27maintenant
00:49:27les syndicats descendent
00:49:29dans la rue
00:49:29en disant
00:49:29nous on veut de l'argent
00:49:31on veut un SMIC
00:49:31et c'est vrai que
00:49:32gagner 1400 euros net
00:49:34en France
00:49:34c'est quand même
00:49:35une question
00:49:36qu'on doit tous se poser
00:49:37vous le demandez à 2000 euros
00:49:38comment est-ce qu'on vit
00:49:39avec 1400 euros
00:49:40c'est pas possible
00:49:41et qui vont être les prochains
00:49:42après vous
00:49:42on ne doit être d'accord
00:49:44non mais le président de la république
00:49:45il était d'accord avec nous
00:49:46après le premier épisode
00:49:48des Gilets jaunes
00:49:48on ne peut pas gagner
00:49:49on va mettre de la brine d'activité
00:49:51pour que ça fasse 2000 euros
00:49:52vous allez le dire lundi
00:49:53à Sébastien Lecornu
00:49:54mais je lui ai même déjà dit
00:49:56j'ai même déjà eu l'occasion
00:49:58de le dire
00:49:59la dernière fois
00:50:00qu'ils nous ont reçu
00:50:02aujourd'hui
00:50:03vivre avec
00:50:04un revenu
00:50:06en deçà de 2000 euros
00:50:08on n'y arrive pas
00:50:09un tiers des revenus
00:50:11des familles
00:50:12c'est le loyer
00:50:14et pour les familles monoparentales
00:50:16c'est 39%
00:50:17mais bien sûr
00:50:18alors ça ramène à une autre question
00:50:20je pense qu'elle est fondamentale
00:50:22la considération
00:50:24parce qu'il y a les solutions
00:50:25parfois qu'on ne peut pas apporter
00:50:26d'un point de vue politique
00:50:27et puis il y a la considération
00:50:28je ne vais pas cibler le ministre
00:50:30de l'économie
00:50:31parce que je pense qu'il fait ce qu'il peut
00:50:32mais c'est vrai qu'il y a certaines phrases
00:50:34qu'on ne peut pas entendre
00:50:35on ne peut pas entendre Dominique Rizet
00:50:37que ça ne l'empêche pas de dormir
00:50:39un taxe sur les carburants
00:50:40on ne peut pas l'entendre
00:50:41quelle que soit la situation
00:50:42on peut être privilégié
00:50:44comme nous ici
00:50:45en tout cas moi
00:50:45et
00:50:46on le dit aussi
00:50:47on le dit aussi
00:50:48qu'on était des privilégiés
00:50:49et qu'on sentait
00:50:50qu'on sentait
00:50:51que derrière nous
00:50:52si nous
00:50:53on se sent maintenant impacté
00:50:55derrière nous
00:50:55il y a des gens
00:50:56qui doivent souffrir terriblement
00:50:57j'ai dit ça sur un plateau
00:50:58la réponse sur internet
00:51:00c'est que oui Rizet
00:51:01il gagne 8000 euros par mois
00:51:02ce qu'il raconte
00:51:02c'est des conneries
00:51:03c'est pas vrai
00:51:04mais ce que tu dis est très vrai
00:51:05c'est très juste
00:51:06non mais ce que tu dis est très juste
00:51:07sinon on est impacté
00:51:08alors qu'est-ce que c'est
00:51:09je le répète à chaque fois
00:51:10je viens de tout en bas
00:51:12je viens de tout en bas
00:51:14comme vous
00:51:14votre famille vient de Tunisie
00:51:16moi je viens de tout en bas
00:51:17vous voyez
00:51:17donc j'ai su ce que c'était
00:51:19quand je faisais mes études
00:51:19mon père ouvrier
00:51:20ma mère secrétaire de mairie
00:51:22qui me disait
00:51:22bon voilà
00:51:22on peut te donner tant
00:51:24ce mois-ci à Paris
00:51:24pour ton école de journalisme
00:51:26et pour ton loyer
00:51:27est-ce que ça va aller
00:51:28bah oui
00:51:29je bossais à côté
00:51:30donc je comprends moi
00:51:31que ces gens-là
00:51:32soient en colère
00:51:33et imaginez
00:51:35imaginez
00:51:35que ma profession de journaliste
00:51:37qui travaille sur les violences
00:51:39là dans les manifestations
00:51:39n'existe pas
00:51:40qu'il n'y ait pas de policier
00:51:41qu'il n'y ait pas de manif
00:51:42qu'il n'y ait pas de casseur
00:51:44dans les manif
00:51:45il y a des gens
00:51:45qui ont peur de descendre
00:51:46dans la rue
00:51:46parce qu'ils ont peur
00:51:47des casseurs
00:51:48il y aurait une fois et demie
00:51:49plus de personnes
00:51:50deux fois plus dans les manif
00:51:51il y a des gens
00:51:52qui ne veulent pas y aller
00:51:53parce qu'ils n'ont pas envie
00:51:54de tomber sur des casseurs
00:51:54et de voir des charges
00:51:56de policiers
00:51:57qui font leur boulot
00:51:58mais voilà
00:51:59donc il y aurait sans doute
00:52:00plus de
00:52:01il y aurait sans doute plus en moins
00:52:02ça veut dire que
00:52:02la colère
00:52:03la colère
00:52:04on ne peut pas l'estimer
00:52:05à ce qu'elle est vraiment
00:52:07parce qu'elle est contenue
00:52:08parce qu'il y a des gens
00:52:09qui ne vont pas
00:52:10descendre dans la rue
00:52:11parce qu'il faut aller bosser
00:52:11il n'y a pas les agriculteurs
00:52:12il n'y a pas les infirmières
00:52:13il n'y a pas les ex-soignants
00:52:14il n'y a pas les marins-pêcheurs
00:52:15il n'y a pas les marins-pêcheurs
00:52:16on peut en mettre plein
00:52:17parce qu'ils vont perdre de l'argent
00:52:18les greffiers des tribunaux
00:52:19et là j'en termine
00:52:21le paradoxe absolu
00:52:22c'est que vous avez ici
00:52:22sur le plateau
00:52:23Jean-Christophe Couvy
00:52:24qui est un policier
00:52:24lesquels policiers
00:52:26sont détestés
00:52:27par certains manifestants
00:52:28qui disent
00:52:28la police tue
00:52:29et les policiers
00:52:30vous êtes un syndicaliste policier
00:52:33qui a besoin d'argent
00:52:34comme les autres
00:52:34et dont beaucoup de policiers
00:52:35ont pu être parmi
00:52:37de ceux qui sont extrêmement mal payés
00:52:40ils sont un peu différents des vôtres
00:52:42c'est normal
00:52:44si la police disait la vérité
00:52:46dès le premier coup
00:52:47si vous ne croyez que la vérité
00:52:49sort de votre bouche
00:52:50sur les chiffres
00:52:51peut-être que la vérité
00:52:53est entre les deux
00:52:53comme toujours
00:52:54en tous les cas
00:52:54575 000 manifestants
00:52:56c'est quand même un chiffre
00:52:58en tous les cas
00:52:59c'est une fourchette
00:53:01qui est extrêmement haute
00:53:03conséquent dans toute la France
00:53:04665 000 à Paris
00:53:05vous vous dites
00:53:061 million
00:53:06j'ai même entendu
00:53:07si j'étais 1 million 6
00:53:08mais c'est important déjà
00:53:11c'est à dire que là
00:53:12on est arrivé
00:53:13au point paroxystique
00:53:14de la mobilisation
00:53:16je ne sais pas si après
00:53:17il y a un essoufflement ou pas
00:53:18mais c'est à dire que c'est là
00:53:19où vous allez dire
00:53:20voilà
00:53:20nous sommes venus
00:53:21avec nos demandes
00:53:23qu'est-ce que vous nous dites
00:53:24monsieur Lecornu ?
00:53:26C'est ce qu'on va faire lundi
00:53:28et je vais aussi lui expliquer
00:53:30que plus on attend
00:53:32plus la facture
00:53:33à la fin
00:53:34elle est élevée
00:53:35parce que
00:53:36tous ceux qui sont venus
00:53:37et ceux qui n'ont pas pu venir
00:53:39et tout cela
00:53:40ça fait des mois
00:53:41qu'on écrit
00:53:42y compris au Premier ministre
00:53:44il y a une colère sourde
00:53:46là la colère
00:53:47elle commence à sortir
00:53:48elle sort dans la rue
00:53:51pacifiquement
00:53:52calmement
00:53:52mais à un moment
00:53:53ou à un autre
00:53:54on attend quoi ?
00:53:55on attend qu'elle explose
00:53:57autrement ?
00:53:58attendez
00:53:58c'est à dire
00:53:59qui a attendu ?
00:54:02si on avait répondu
00:54:03aux lycéens
00:54:04dès les premières semaines
00:54:06mais que vous dit
00:54:07le gouvernement
00:54:09on est un peu naïf
00:54:10il fallait qu'ils mettent en place
00:54:11une plateforme
00:54:12et qu'ils aient des vraies remontées
00:54:13mais le bâti scolaire
00:54:14tout le monde le connaît
00:54:16on sait dans quel état
00:54:17il se trouve
00:54:18les investissements
00:54:19qu'on n'a pas fait
00:54:20et investir
00:54:21dans la jeunesse
00:54:22quand on parle de coûts
00:54:23ça c'est comme
00:54:24pour la fonction publique
00:54:26alors les policiers
00:54:27notamment
00:54:27à chaque attentat
00:54:29à chaque drame
00:54:30tout le monde les loue
00:54:31et c'est une vraie richesse
00:54:32et puis
00:54:33dès qu'on revient
00:54:34à discuter le budget
00:54:35de richesse
00:54:36ils passent à coups
00:54:37mais Frédéric
00:54:37investir pour l'avenir
00:54:40la jeunesse
00:54:40c'est l'avenir
00:54:41oui
00:54:41j'entends
00:54:42on va aller sur le terrain
00:54:43mais une question
00:54:44très importante après
00:54:45c'est pas une forme
00:54:45de teasing en bon français
00:54:47mais vraiment
00:54:47j'ai envie d'avoir
00:54:48vos réponses
00:54:48et vos analyses
00:54:49mais tout d'abord
00:54:50ce qui se passe
00:54:51c'est la dispersion
00:54:52là véritablement
00:54:53à 19h39
00:54:55ça fait déjà
00:54:56une quinzaine des minutes
00:54:57que l'heure de la dispersion
00:54:58est dépassée
00:55:00racontez-nous
00:55:00ce que vous voyez
00:55:01autour de vous
00:55:01on voit
00:55:02ces lignes de CRS
00:55:04cette place de la nation
00:55:05semble-t-il
00:55:06qui se vide ?
00:55:10Effectivement
00:55:10la place de la nation
00:55:11semble se vider
00:55:12avec cette dispersion
00:55:12qui semble se dérouler
00:55:14dans le calme
00:55:15ce que l'on constate
00:55:16c'est que
00:55:18les forces de l'ordre
00:55:19sont disposées
00:55:20de part et d'autre
00:55:20de cette place de la nation
00:55:22c'est à dire
00:55:22qu'en fait
00:55:22ils sont positionnés
00:55:23à la fois
00:55:24autour du pourtour
00:55:25du rond-point
00:55:26et aussi
00:55:26sur les 8 avenues adjacentes
00:55:28les 8 ramifications
00:55:30l'objectif
00:55:31c'est de casser
00:55:31les regroupements
00:55:32les mouvements de foule
00:55:34ce qui fait
00:55:35que les manifestants
00:55:36et quelques groupes
00:55:37d'individus
00:55:38eux qui sont distincts
00:55:39des manifestants
00:55:40cagoulés en noir
00:55:41qui n'ont pas hésité
00:55:42il y a quelques instants
00:55:43à jeter des projectiles
00:55:45envers les forces de l'ordre
00:55:46des canettes
00:55:47notamment
00:55:48se sont un petit peu
00:55:50éparpillés
00:55:51c'est plus des petites grappes
00:55:52en fait
00:55:52là d'individus
00:55:54ce qu'on constate
00:55:54il y en a encore certains
00:55:55qui agitent
00:55:56le drapeau français
00:55:57qui chantent
00:55:58l'ambiance
00:55:59semble donc redescendue
00:56:00la tension
00:56:02semble aussi redescendue
00:56:03d'un cran
00:56:03mais c'est encore
00:56:04une photographie
00:56:05un instant T
00:56:06vous savez Sonia
00:56:07il faut nuancer
00:56:09puisqu'il y a eu
00:56:10un petit peu de tension
00:56:11un petit peu plus tôt
00:56:12avec plusieurs feux de poubelle
00:56:13il y a eu l'emploi aussi
00:56:14d'armes intermédiaires
00:56:16par les forces de l'ordre
00:56:16avec des grenades assourdissantes
00:56:18notamment à plusieurs reprises
00:56:19les gaz lacrymogènes
00:56:21mais désormais
00:56:21ça semble être redescendu
00:56:22et c'est une photographie
00:56:24un instant T
00:56:25parce que
00:56:25cette séquence
00:56:26cette mobilisation
00:56:27elle était
00:56:29essentiellement calme
00:56:30massive
00:56:30nous avons les chiffres
00:56:32de l'intérieur
00:56:32que vous avez donné
00:56:33à l'instant
00:56:35rassemblant
00:56:35près de 575 000 personnes
00:56:37en France
00:56:38dont 65 000
00:56:39à Paris
00:56:41voilà
00:56:41on continue de suivre
00:56:42cette dispersion
00:56:43et on voit à l'instant
00:56:44sur cette image
00:56:45de nouveau
00:56:46les forces de l'ordre
00:56:46qui sont en train
00:56:47de prendre encore possession
00:56:49de la place de la nation
00:56:50pour chasser
00:56:52repousser
00:56:52les individus
00:56:54qui restent
00:56:55de part et d'autre
00:56:56place de la nation ici
00:56:57effectivement
00:56:58je vous remercie
00:56:58avec cette stratégie
00:56:59de la dispersion
00:57:01et on l'aura noté
00:57:02des cortèges
00:57:03extrêmement fournis
00:57:04on l'a dit
00:57:05à chaque fois
00:57:05quand il y a eu
00:57:05des tensions
00:57:06notamment à Lyon
00:57:07à Nantes
00:57:07nous avons évoqué
00:57:08ce qui s'est passé
00:57:09à Toulouse
00:57:09qui est totalement
00:57:11insupportable
00:57:11inacceptable
00:57:12autour de ce lycée
00:57:14et de ce local
00:57:16de vie scolaire
00:57:16qui a été incendié
00:57:18et par rapport
00:57:19à ces violences
00:57:20on a vécu
00:57:20un 17 octobre
00:57:21je crois qu'on est tous marqués
00:57:22et que ce sont des images
00:57:24insupportables
00:57:24qui font mal à la France
00:57:25ce qu'on a vu
00:57:26pour la mairie de Limoges
00:57:27ce qu'on a vu
00:57:27pour ce qui s'est passé
00:57:28à l'intérieur
00:57:29de la mairie de Marseille
00:57:30donc on a vécu
00:57:31quand même
00:57:31des moments paroxystiques
00:57:32est-ce qu'on donne
00:57:33l'impression
00:57:33que dans ce pays
00:57:34il faut passer
00:57:35par la violence
00:57:36pour qu'il y ait
00:57:36une réponse politique
00:57:38et alors ça
00:57:39ça serait terrible
00:57:39parce que
00:57:40c'est imprimé aussi
00:57:41dans la rétine
00:57:42et dans l'inconscient
00:57:43même des plus jeunes
00:57:43qui vont se dire
00:57:44bah voilà
00:57:44c'est comme ça
00:57:45aujourd'hui
00:57:46qu'on affaiblit
00:57:46un gouvernement
00:57:47et qu'on obtient
00:57:49des choses
00:57:49mais moi j'ai une partie
00:57:51de mes équipes
00:57:52qui me disent
00:57:53tu vois Fred
00:57:53tu nous demandes
00:57:54de faire grève
00:57:55et de manifester
00:57:56pacifiquement
00:57:57et là on n'est pas écouté
00:57:58on n'est pas entendu
00:57:59voilà
00:57:59il y a un peu de mec
00:58:00qui casse
00:58:01qui pille
00:58:02et là pour le coup
00:58:03le gouvernement vous reçoit
00:58:05c'est pas normal
00:58:06vous vous rendez compte
00:58:07de ce problème là
00:58:08il est immense
00:58:09mais il est immense
00:58:09mais en fait le problème
00:58:10il est immense
00:58:11et merci de nous le dire
00:58:12avec sincérité
00:58:13comme ça
00:58:13certains vous le disent
00:58:15qu'est-ce que vous leur répondez
00:58:16quand ils vous disent ça
00:58:17je leur réponds
00:58:18que nous
00:58:19notre organisation syndicale
00:58:21on a eu Léon Jouot
00:58:22comme président
00:58:23un seul président
00:58:24à FO
00:58:25Léon Jouot
00:58:26prix Nobel de la paix
00:58:27l'OIT
00:58:28le BIT
00:58:29à la fin de la seconde guerre mondiale
00:58:30et pour lui
00:58:32manifester pacifiquement
00:58:34faire valoir
00:58:35faire mettre en place
00:58:36vous leur rappelez
00:58:36la tradition
00:58:37de votre organisation
00:58:38le rapport de force
00:58:38et tout cela
00:58:39par la grève
00:58:40et à la mobilisation
00:58:41et les manifestations
00:58:42mais même aujourd'hui
00:58:43là la dispersion
00:58:45je ne sais pas
00:58:45comment elle se passe
00:58:46exactement
00:58:46mais en même temps
00:58:48penser que
00:58:49faire tenir
00:58:5065 000 personnes
00:58:52selon la police
00:58:53sur 2 km et demi
00:58:54sans itinéraire
00:58:56de délestage
00:58:57sur les côtés
00:58:58et bien ça
00:59:00il va falloir
00:59:01revoir quand même
00:59:02les calculs
00:59:03parce que si on prend
00:59:03nos chiffres à nous
00:59:04les miens de FO
00:59:06qui étaient
00:59:07avant avant dernier
00:59:08n'ont pas quitté
00:59:10la place de la République
00:59:11avant 18h ce soir
00:59:14vous a autorisé
00:59:15à manifester
00:59:16dans Paris
00:59:17ce qui était
00:59:17totalement
00:59:18inenvisageable
00:59:19souvenez-vous
00:59:19le 17 octobre
00:59:20c'était hier soir
00:59:21ce n'était pas
00:59:22il y a 3 semaines
00:59:23on vous a autorisé
00:59:24à manifester
00:59:25dans Paris
00:59:26c'est déjà
00:59:27quelque chose
00:59:27et ça s'est bien passé
00:59:29ça veut dire
00:59:29que tout le monde
00:59:30est responsable
00:59:30lui qui vous autorise
00:59:31à faire ça
00:59:32et vous qui manifestez
00:59:34dans le calme
00:59:35c'est quand même
00:59:35la liberté d'expression
00:59:36de manifester à Paris
00:59:38il a dit quelque chose
00:59:39de fondamental
00:59:40s'il vous plaît
00:59:41vraiment c'est fondamental
00:59:43moi je pose la question
00:59:44depuis des semaines
00:59:44c'est à dire que nous sommes
00:59:45dans un pays
00:59:46où il a fallu passer
00:59:47c'est comme pour les Gilets jaunes
00:59:48par des mouvements de violence
00:59:50pour qu'enfin
00:59:51le gouvernement
00:59:52quel qu'il soit
00:59:52mais c'est celui-ci
00:59:53le pouvoir répondre
00:59:54c'est à dire qu'on a installé
00:59:55on a légitimé
00:59:56le fait
00:59:57je suis désolée
00:59:59qu'il faut passer
01:00:00par des épisodes
01:00:01comme ceux-là
01:00:01pour avoir une réponse
01:00:02c'est parce qu'on n'écoute
01:00:03pas les français
01:00:05mais encore une fois
01:00:06il y a de la violence
01:00:07souvent
01:00:08les exécutifs
01:00:09alors celui-là
01:00:10comme d'autres avant
01:00:12attendent
01:00:12que ça décélère
01:00:14qu'il y ait un pourrissement
01:00:15de la situation
01:00:15ou quelque chose
01:00:16vous l'avez dit
01:00:16vous allez les entendre
01:00:17dès le début les étudiants
01:00:18mais c'est la même chose
01:00:20pour les organisations syndicales
01:00:21pourquoi il a fallu faire
01:00:2314 mobilisations
01:00:24pour la réforme des retraites
01:00:25et qu'à la fin
01:00:27on nous dise
01:00:29circuler
01:00:29il n'y a rien à voir
01:00:30et bien
01:00:32après les conséquences politiques
01:00:33elles se passent
01:00:35dans les urnes
01:00:35et bien justement
01:00:36c'est ce qui s'est passé
01:00:37on va en parler
01:00:38d'autres l'ont dit
01:00:38dans d'autres termes
01:00:39pardon très vite
01:00:40mais tout le monde va bondir
01:00:43Jacques Vergès a dit un jour
01:00:44les poseurs de bombes
01:00:45sont des poseurs de questions
01:00:47oui on bondir un peu
01:00:49non mais c'est un peu
01:00:50non mais c'est un peu
01:00:51pas du tout
01:00:51quand on dit légitimé
01:00:53non
01:00:54quand on dit légitimé
01:00:56on nous dit parfois
01:00:57que
01:00:57la violence
01:00:59on n'obtient rien
01:01:00vous n'est pas du tout
01:01:01Dominique
01:01:01mais vous dites
01:01:02qu'elle pose des questions
01:01:03on n'obtient rien
01:01:04sur la violence
01:01:04ça rentre dans les cerveaux
01:01:05des jeunes
01:01:05effectivement
01:01:05j'ai des jeunes
01:01:06qui me le disent
01:01:07dans ma fille
01:01:07une de mes filles
01:01:09on n'obtient rien
01:01:10sur la violence
01:01:12on voit bien
01:01:12que s'il n'y a pas de violence
01:01:13on n'est pas écouté
01:01:15je suis en train
01:01:15de lui expliquer
01:01:16et je lui fais aussi
01:01:16la leçon
01:01:17elle a 19 ans
01:01:18mais je lui explique des choses
01:01:18sauf si le gouvernement
01:01:19change de méthode
01:01:20comment on crée du dialogue
01:01:20mais pour dialoguer
01:01:21il faut être deux
01:01:22et quand on a un gouvernement
01:01:23qui pour prendre des décisions
01:01:25joue à pile ou face
01:01:26pile je gagne
01:01:27enfin c'est le contribuable
01:01:28qui paye
01:01:28ils prennent zéro risque
01:01:30sauf que là
01:01:31maintenant aujourd'hui
01:01:31on se voit encore une fois
01:01:32qu'on a des français
01:01:33dans la rue
01:01:33et on a des français
01:01:34les uns contre les autres
01:01:35et ça encore une fois
01:01:36et ils sont toujours en colère
01:01:37il faut apprendre la démocratie
01:01:39à nos hommes politiques
01:01:39mais tout le monde a bien compris
01:01:40je ne les légitime pas
01:01:41nos hommes politiques
01:01:42puisqu'on reçoit
01:01:43mais oui mais quand on dit
01:01:43c'est avec un grand H
01:01:45et on y associe les femmes
01:01:46mais oui mais je vous remercie
01:01:48merci
01:01:48je disais ça
01:01:49parce qu'on va recevoir
01:01:50dans quelques instants
01:01:50une candidate
01:01:51à l'élection présidentielle
01:01:53Marine Tondelier
01:01:54donc on va lui parler
01:01:55de tout ce que vous venez
01:01:55de dire
01:01:56un commentaire
01:01:58moi j'aime bien Marine Tondelier
01:01:59Marine Tondelier
01:02:00qui a l'approbation
01:02:02de Dominique Rizet
01:02:03non parce que je suis chasseur
01:02:04je suis chasseur
01:02:04et à chaque fois qu'on se parle
01:02:06je n'entends pas quelqu'un
01:02:07je n'entends pas quelqu'un
01:02:09qui me dit
01:02:09ah vous les chasseurs
01:02:11je trouve que c'est une élégance politique
01:02:12merci Madame Tondelier
01:02:13on va la retrouver
01:02:15dans quelques instants
01:02:16on retrouve sur le terrain
01:02:17si je puis dire
01:02:18place de la nation
01:02:19puisqu'on voit là
01:02:20véritablement
01:02:21que c'est une dispersion
01:02:22qui se fait dans le calme
01:02:27oui exactement
01:02:28donc malgré les tensions
01:02:29observées un peu plus tôt
01:02:30on voit désormais
01:02:31que l'ambiance
01:02:32est beaucoup plus
01:02:33bon enfant
01:02:34ici place de la nation
01:02:35vous pouvez voir
01:02:35sur ces images
01:02:36plusieurs manifestants
01:02:37qui se sont mis à danser
01:02:39au son de Lady Gaga
01:02:41certains qui brandissent
01:02:42des drapeaux français
01:02:44donc une atmosphère
01:02:45festive
01:02:46décontractée
01:02:47et à quelques mètres
01:02:48seulement des forces de l'ordre
01:02:50comme vous pouvez le voir
01:02:50les forces de l'ordre
01:02:51qui sont toujours déployées
01:02:53sur place
01:02:54qui sont positionnées
01:02:55tout autour de la place
01:02:57de la nation
01:02:57aux différents points d'accès
01:02:59vous voyez qu'ils restent
01:03:00en retrait
01:03:01à distance
01:03:02des manifestants
01:03:03bien sûr
01:03:03ils sont là pour sécuriser
01:03:05le périmètre
01:03:06on a aussi vu
01:03:07tout à l'heure
01:03:07plusieurs dizaines de policiers
01:03:08du SIOP
01:03:09donc compagnie d'intervention
01:03:10qui progresse
01:03:12en groupe
01:03:13il faut tout de même rappeler
01:03:14c'est important
01:03:15malgré quelques épisodes
01:03:16de tensions sporadiques
01:03:17sur le parcours
01:03:18la mobilisation
01:03:19s'est globalement déroulée
01:03:21dans le calme
01:03:2165 000 manifestants
01:03:23qui faisaient partie
01:03:24du cortège parisien
01:03:26et un hélicoptère
01:03:27et un drone
01:03:27qui survolent toujours
01:03:28le secteur de la place
01:03:29de la nation
01:03:31merci à vous
01:03:32et on voit effectivement
01:03:33cette dispersion
01:03:34on le disait dans le calme
01:03:35un cortège parisien
01:03:36extrêmement fourni
01:03:37des cortèges en province
01:03:38dans différentes régions
01:03:39fournis
01:03:40ces chiffres
01:03:40qui divergent
01:03:41comme toujours
01:03:41entre les syndicats
01:03:43qui ont annoncé
01:03:44plus d'un million
01:03:45un million six
01:03:46sur toute la France
01:03:47selon Beauvau
01:03:48et les chiffres
01:03:48du ministère de l'Intérieur
01:03:49575 000 manifestants
01:03:51quoi qu'il arrive
01:03:52c'est une manifestation
01:03:53fournie

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