- il y a 12 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Alors, je le disais, mobilisation. Donc, nouvel appel, acte 4, parce que c'est un feuilleton comme les gilets jaunes,
00:07et c'est Bruno Jeudy qui a parlé des gilets jaunes.
00:10Un appel pour jeudi.
00:11Effectivement. Et puis, une bataille politique. Vous venez d'entendre Bruno Rotaillot qui a parlé de la France incendiaire.
00:17Regardez cet extrait. C'était tout à l'heure à l'Assemblée nationale. C'est un échange très vif entre
00:22le Premier ministre Sébastien Lecornu et Mathilde Panot.
00:30Vos jours à la tête de l'ultime gouvernement d'Emmanuel Macron sont comptés, mais vous nous ferez honte jusqu
00:35'au dernier. Vous faites honte à la France.
00:38Monsieur le Premier ministre, les policiers exécutent vos ordres. En affirmant qu'aucune consigne de retenue n'avait été donnée
00:45et qu'ils pouvaient utiliser tout l'armement à leur disposition, vous avez autorisé le pire.
00:50Monsieur le Premier ministre, il ne vous reste que la répression pour gouverner. Méfiez-vous. Aucun LBD, aucune grenade ni
00:57matraque ne viendra à bout d'une jeunesse décidée à se lever pour son avenir.
01:02Pourquoi mettre un brassard blanc pour mieux faire la courte échelle à celles et ceux qui ont une cagoule noire,
01:07Madame la Présidente Panot ?
01:09La réalité, c'est que vous êtes ambigu avec la violence, car la violence fait partie de votre projet politique
01:16de bordélisation du pays entre maintenant et l'élection présidentielle.
01:20Et je vais vous dire une chose, Madame la Présidente. Mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas
01:26électoralement.
01:28Semer le chaos tel que vous le faites depuis le début du mouvement Lécéen est un scandale.
01:33Et je vais vous dire, Madame la Présidente Panot, nous ne vous laisserons pas faire.
01:37Voilà pour l'ambiance à l'Assemblée nationale. Et vous voyez ces images en direct, place de la nation.
01:42Véritablement, c'est la fin de la manifestation, en tous les cas de ce cortège, plutôt de cette présence d
01:47'une centaine d'individus qui sont restés.
01:50Si vous êtes avec nous depuis tout à l'heure, vous avez vu l'intervention, en tout cas la présence
01:53de la brave M, cette brigade motorisée.
01:56On a vu aussi des forces de l'ordre reculer à un moment. Et puis de nombreux individus, pour certains,
02:02cagoulés et masqués avec quelques scènes de provocation.
02:06Mais pour l'heure, comme vous le voyez, les choses sont en train de se disperser.
02:10Merci d'être là et bonsoir à vous, Yann Brossard.
02:12Bonsoir.
02:12Vous êtes sénateur communiste de Paris.
02:15Stanislas Gaudon, bonsoir.
02:16Bonsoir, Sainte.
02:16Merci également de votre présence, déléguée générale du syndicat Alliance Police Nationale.
02:20Dominique Rizet est restée avec nous.
02:21Et je salue la présence d'Anne Saurat-Dubois.
02:24Peut-être une réaction, bonsoir à vous, sur l'échange extrêmement politique, extrêmement virulent entre le Premier ministre et Mathilde
02:31Panot.
02:32Le Premier ministre dit, vous avez comme arme la violence pour créer la bordalisation.
02:37En somme, vous voulez plutôt l'insurrection que l'élection.
02:40Répression, dit Mathilde Panot.
02:42Qu'avez-vous pensé de ce moment politique ?
02:44Moi, je n'ai pas du tout envie de retenir ça de cette journée.
02:46J'étais à la manifestation cet après-midi, la manifestation parisienne, qui s'est d'ailleurs globalement très bien passée,
02:52qui était d'ailleurs très massive, avec à la fois des jeunes, nombreux, des adultes qui étaient là aussi pour
02:58les protéger,
02:59et une manifestation que j'ai trouvée très diverse et qui portait des revendications qui, contrairement à ce que dit
03:05le Premier ministre,
03:05sont extrêmement claires sur Parcoursup, sur la nécessité d'avoir des enseignants qui soient remplacés quand ils ne sont pas
03:12là.
03:12Je rappelle quand même qu'on a perdu l'année dernière 15 millions d'heures de cours à cause d
03:16'heures qui n'étaient pas assurées.
03:18Et donc, au fond, moi je trouve ça plutôt très touchant.
03:21Pourquoi ? Si c'est clair, pourquoi ils ne répondent pas, mis à part le manque d'argent ?
03:25Qui a intérêt à avoir de telles scènes ?
03:28Parce qu'effectivement, ça s'est bien passé dans de nombreux cortèges, il y a eu quand même des cortèges
03:32émaillés de violences.
03:33Vous croyez que le gouvernement a intérêt à avoir les choses pourrir, s'enquister et s'installer dans les rues
03:37comme ça ?
03:37Je ne sais pas que c'est son intérêt. Je dis en tout cas qu'il ne fait rien aujourd
03:39'hui pour calmer la colère des désirs.
03:42Mais je vais vous donner un exemple très concret.
03:44Dans le prochain budget, le budget 2027, il y a 1588 postes d'enseignants qui vont être supprimés.
03:50Y compris des postes qui vont être supprimés dans le second degré, dans le lycée,
03:55alors même que la démographie des lycées va augmenter dans les cinq prochaines années.
03:59Si vous diminuez le nombre d'enseignants dans les lycées, alors même que vous avez plus d'élèves,
04:02ça veut dire qu'on aura des classes plus chargées. Donc tout ça, ça renvoie à des choix budgétaires.
04:06Et donc la responsabilité, c'est celle du Premier ministre.
04:09Ça, on va en parler, c'est essentiel. Mais si je comprends bien, vous saluez aujourd'hui aussi.
04:12Alors le travail de la... On en parlera après le préfet de police.
04:16Je voulais tenir à faire un point avec vous avant d'aller saluer et remercier l'ensemble des troupes de
04:21la préfecture de police
04:22et ainsi que les renforts qui ont été déployés aujourd'hui pour cette manifestation.
04:26Et à l'instar du Premier ministre comme du ministre de l'Intérieur, je me réjouis que cette manifestation déclarée,
04:33organisée, ait pu se dérouler dans un climat et dans un bon esprit et qui a conduit à assez peu
04:39d'interpellations.
04:40En effet, ce sont 56 000 participants avec une nébuleuse de tête constituée d'environ 3 200 manifestants,
04:48dont 3 à 400 publics un peu particuliers ou sensibles qui ont conduit, comme vous l'avez vu,
04:55sur de nombreuses images, à de nombreux jets de pierres, de pavés, mais aussi malheureusement de mortiers.
05:03Et comme vous le savez, l'utilisation de ces mortiers est une donnée un peu nouvelle
05:08qui tend à vouloir s'installer dans la durée et contre laquelle nous menons un travail de fond et systématique.
05:1656 000 participants, je l'ai dit, 32 interpellés cet après-midi, ce qui est assez peu,
05:24alors que ce matin, ce sont 58 interpellations sur l'ensemble de l'agglomération,
05:29autour notamment des lycées, sur ces mouvements un peu tournants.
05:34Et donc cela montre que quand la manifestation est organisée,
05:39quand on définit un parcours, qu'il y a une déclaration,
05:43eh bien en fait, tout peut se dérouler dans le calme,
05:45dans le respect de la constitution, dans le respect des biens et des personnes.
05:50Nous déplorons 14 blessés,
05:53et nous déplorons surtout, comme je l'ai dit tout à l'heure,
05:56de nombreux jets de pierres, de pavés et de mortiers
05:59qui ont conduit également à ce que 4 vitrines aient été endommagées.
06:07Conformément aux consignes du ministre de l'Intérieur,
06:10évidemment, les forces de l'ordre ont agi avec proportionnalité
06:15et avec discernement.
06:17Mais c'est vrai aujourd'hui, comme c'était vrai hier, avant-hier,
06:21et ce sera vrai demain.
06:23J'ai entièrement confiance dans l'ensemble des personnels,
06:26les 43 000 fonctionnaires qui sont mis à ma disposition,
06:29dans cette structure qu'est la préfecture de police,
06:31avec une structure totalement intégrée, comme vous le savez,
06:33une direction du renseignement, une direction de la politique du Sierre,
06:36une direction de la DESPAP qui gère l'ensemble des commissariats sur Paris
06:39et l'ensemble de l'agglomération,
06:41et puis la DOPC qui gère l'ordre public.
06:45Et donc, ce discernement a conduit, comme vous l'avez vu tout à l'heure,
06:50à ce que tout se passe, tout se déroule,
06:52dans un calme, je ne vais pas dire le plus complet, mais presque.
06:56Évidemment, la fin du cortège est toujours beaucoup plus compliquée,
06:58puisque celles et ceux qui sont venus manifester paisiblement
07:03sont rentrés chez eux, et restent le plus souvent celles et ceux
07:06qui veulent en découdre en fin de journée.
07:09Et évidemment, ça s'est terminé un peu comme ça,
07:11même si on ne nous dépeure pas, pour le moment en tout cas,
07:14d'incidents majeurs, et je les remercie très sincèrement.
07:18Je tenais également à saluer celles et ceux qui sont blessés,
07:21aujourd'hui et depuis le 18 septembre.
07:24Ce sont environ 150 fonctionnaires de police et de gendarmerie
07:27qui ont été blessés, à Paris et en petite couronne.
07:31Et je leur apporte évidemment tout mon soutien,
07:33et je veux les assurer qu'avec l'ensemble de mon équipe,
07:37nous prenons soin chaque jour de leur téléphoner.
07:40Je veux aussi mettre en avant leur résilience,
07:42parce qu'ils sont résilients.
07:44C'est un phénomène qui dure depuis le 18 septembre.
07:47On espère que cette journée organisée conduira
07:50à ce que justement les manifestations puissent l'être
07:54de façon plus systématique,
07:56de façon à ce que justement les revendications
07:59puissent être entendues dans le calme.
08:02Pour revenir sur les éléments des 18 derniers jours,
08:07en tout cas depuis le 18 septembre,
08:09sachez que 30% des interpellés ont fait l'objet d'un déferment,
08:13ce qui est un pourcentage extrêmement important.
08:15Pourquoi ?
08:16Puisque nous avons évidemment respecté les consignes
08:19de M. le ministre de l'Intérieur,
08:21qui est l'utilisation systématique des caméras piétons.
08:24L'utilisation des caméras piétons apporte des preuves intangibles
08:27de qui sont les attaquants et qui sont les attaqués.
08:30Et c'est pourquoi 30% des interpellations
08:33font l'objet d'un déferment,
08:35et 85% de ceux-là sont mineurs,
08:39et 90% d'entre eux ont été interpellés
08:43dans leur département de résidence.
08:45Vous voyez que c'est un élément extrêmement suivi,
08:47extrêmement important,
08:49qui permet de qualifier celles et ceux
08:51qui viennent troubler la manifestation,
08:55et je dirais toutes celles et ceux
08:57qui veulent faire connaître leurs revendications
08:59de façon paisible,
09:01mais qui malheureusement se voient perturbés
09:04par une poignée de gens un peu plus agités,
09:07et qui malheureusement conduisent à des exactions.
09:09Voilà ce que je voulais vous dire,
09:11et je voulais aussi apporter notre soutien
09:13de l'ensemble de la lecture de police,
09:15puisque nous les voyons au quotidien,
09:16à l'ensemble des professeurs,
09:18aussi des encadrants des lycées,
09:20qui malheureusement sont l'objet
09:23de nombreuses incivilités
09:26qui conduisent parfois à les mettre en danger,
09:29eux et leurs élèves.
09:32Déclaration du préfet de police de Paris
09:34avec ce propos,
09:36évidemment qu'on va retenir de son discours,
09:40les forces de l'ordre qui ont agi
09:41avec proportionnalité.
09:42On va détailler les chiffres dans quelques instants
09:44avec vous Anne-Soura Dubaï et Dominique Rizet.
09:47Sanislas Godon, vous êtes déléguée générale
09:49du syndicat Alliance Police Nationale
09:50depuis plusieurs jours,
09:52et tout à l'heure on a entendu Mathilde Panot
09:54et d'autres parler de répression.
09:56Le Premier ministre a dénoncé à l'inverse
09:58évidemment une ultra-violence de l'autre côté,
10:00le préfet de police parle de proportionnalité.
10:03De votre côté, vous vous félicitez d'une telle journée ?
10:06Bien sûr, et d'ailleurs depuis le début,
10:08nous avons dit que s'il y avait des manifestations
10:11organisées, encadrées par des centrales syndicales,
10:13par des syndicats de lycéens ou d'étudiants,
10:15eh bien bien sûr que ça participe
10:17à ce que ça se passe du mieux que possible
10:18et surtout, ce sont de bons interlocuteurs
10:21pour notamment les forces de sécurité sur le terrain
10:23et ça nous facilite notamment le travail
10:25dans le cadre du rétablissement de l'ordre.
10:26Maintenant, je tiens à rappeler que la répression
10:29on ne fait pas de répression des manifestations.
10:32Ce n'est pas comme ça que ça marche.
10:33On fait de la répression lorsqu'il y a des troubles
10:35à l'ordre public, lorsqu'il y a des attaques aux mortiers
10:37et ça c'est la petite nouveauté quand même
10:39de ce mouvement et en tout cas
10:41des éléments radicaux qui se sont agrégés
10:44au mouvement des lycéens qu'on peut considérer
10:45comme tout à fait légitimes
10:46et il n'y a pas de débat là-dessus.
10:48Mais maintenant, nous, on intervient avec la force légitime
10:50puisque c'est l'État de droit qui le veut comme ça.
10:54C'est ainsi fait.
10:55Maintenant, nous, ce que l'on déplore,
10:58c'est que par exemple, lorsqu'on parle de répression,
11:00la répression des mineurs, comme le syndicat de la magistrature
11:02qui d'ailleurs a été contredit par la Conférence nationale
11:04des procureurs généraux aujourd'hui
11:06dans un communiqué de presse, que je salue d'ailleurs
11:08parce que ça permet de rétablir un peu l'équilibre
11:10sur ce qui se fait sur le terrain.
11:12Yann Brossat ?
11:13En tout cas, personne ne devrait s'habituer
11:15au fait qu'un gamin à lance n'ait plus de main,
11:17qu'un autre gamin n'ait plus d'œil
11:19et qu'un troisième n'ait plus de mâchoire.
11:20Et je pense que dans un pays comme le nôtre,
11:22un pays qui s'enorgueille d'être le pays des droits de l'homme,
11:25personne ne devrait s'habituer à ça.
11:27Mais surtout, j'aimerais qu'on puisse parler
11:30des revendications des jeunes
11:31parce que quand une manifestation se passe mal,
11:34on n'en parle que sous l'angle sécuritaire.
11:36Quand une manifestation se passe bien,
11:38on n'en parle que sous l'angle sécuritaire.
11:39À quel moment on parle des revendications de ces jeunes ?
11:42En l'occurrence, ils en ont.
11:43Je vais vous dire, j'étais professeur plusieurs années à Sarcelles,
11:46j'étais bouleversé de voir des jeunes manifester si nombreux
11:49avec pour revendication d'avoir des cours.
11:52Moi, quand j'étais jeune, on était bien content de ne pas avoir cours.
11:54Là, en l'occurrence, on a des jeunes
11:55qui demandent à ce que leurs professeurs soient remplacés
11:58et qui se mobilisent pour ça.
11:59Ils veulent réussir leur vie.
12:00Je trouve que c'est formidable
12:01et qu'on devrait se réjouir d'avoir une jeunesse
12:04qui veut ça pour son avenir.
12:05Mais c'est pour ça que je pose la question,
12:07est-ce que parce qu'il y a un manque de réponse politique,
12:10parce qu'il faut une réponse politique à cela
12:12et sans doute aussi financière,
12:13on en demande trop aux pélissiers ?
12:15On a l'impression finalement qu'on demande aux policiers
12:18ce que le politique ne peut pas faire depuis quelques jours.
12:20C'est surtout, vous avez raison,
12:22il y a un angle sécuritaire,
12:23mais moi je représente la police nationale.
12:25C'est normal, c'est au boulot.
12:26Voilà, exactement.
12:27Et donc, moi je défends aussi mes collègues
12:29qui en prennent plein la figure pour ne pas dire autre chose.
12:32On a quasiment 750 blessés dans nos rangs quand même.
12:35Ça illustre quelque chose.
12:36Il y a 6000 interpellations, 5000 gardes à vue.
12:39Donc le contexte en fait,
12:41à la fois sécuritaire de l'ultra-violence
12:43et des interpellations qu'on a effectuées
12:45pour la mise à disposition de la justice,
12:46c'est tout aussi important pour rétablir l'état de droit.
12:49Il faut aussi que ces jeunes
12:51ou ceux qui sont des lycéens professionnels du chaos
12:55qui ont manipulé ces jeunes,
12:56disons-le très clairement,
12:58pour en fait occasionner des troubles à l'ordre public,
13:01des atteintes aux forces de l'ordre,
13:03des atteintes aux enseignants
13:04et aux responsables d'établissement.
13:05Et ça continue, regardez en direct,
13:06c'est une espèce Godon,
13:08des interventions des policiers.
13:10C'est la fin d'une dispersion.
13:11Ce n'est pas terminé, oui.
13:12Oui, bien sûr, c'est la fin d'une dispersion.
13:13Je crois que c'est important quand même
13:14que ce climat de violence,
13:16effectivement, moi je le salue,
13:17qu'il s'arrête, qu'il s'arrête.
13:19Et qu'on parle des revendications.
13:21Je suis syndicaliste,
13:22donc je sais ce que c'est.
13:23On a fait des manifestations de gilets jaunes
13:26pour représenter les policiers,
13:27pour demander des moyens.
13:28Donc bien évidemment qu'il faut aussi se battre
13:31pour obtenir des moyens,
13:32pour être dans de bonnes conditions
13:33de travail, d'enseignement, bien sûr.
13:35Ça, il n'y a pas de souci, on l'entend.
13:36Ça, il n'y a pas de souci, on l'entend.
13:37Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires