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  • il y a 6 heures
Ce lundi 5 octobre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat.
00:12A la une de ceux, lundi 5 octobre, le gouvernement met les partenaires sociaux à contribution sur le projet de
00:19budget 2027.
00:20A nouveau, le ministre du Travail annonce que l'Etat va ponctionner le régime de l'assurance chômage.
00:25Sur les arrêts maladie, Jean-Pierre Farandou appelle patronat et syndicat à une réforme de rupture.
00:30Le gouvernement qui demande aussi des efforts aux entreprises et ça donne lieu à une bataille de chiffres.
00:36A 10 milliards entre le gouvernement et le MEDEF, décryptage dans un instant.
00:40Du côté des salaires, ils vont peu augmenter l'année prochaine.
00:43C'est ce que nous dira le guide publié par Robert Half dans un instant.
00:48Et l'écart entre le brut et le net se creuse, constat partagé par l'ensemble de l'échiquier politique.
00:53Et à quelques mois de l'élection présidentielle, les solutions pour le réduire sont très différentes.
00:57Alors, comment faire pour que le travail paie davantage ? On en débat dans un quart d'heure.
01:01A 18h30, on reviendra sur cette opération historique pour Schneider Electric qui rachète l'américain PTC pour 20 milliards d
01:08'euros.
01:09Et puis en Espagne, Pedro Sanchez convoque des élections législatives anticipées le 29 novembre prochain.
01:15Le premier ministre espagnol était au pied du mur face à la crise du logement qui a poussé des centaines
01:20de milliers de personnes dans les rues.
01:21La semaine dernière, comment expliquer la pénurie de logements dans un pays qui supporte bien économiquement avec une croissance dynamique
01:29?
01:29On fait le point à 18h45.
01:34Le gouvernement mise sur les partenaires sociaux pour boucler son budget.
01:39Ils vont devoir aller chercher un milliard d'euros sur les arrêts maladie.
01:43Et puis, autre mesure confirmée ce matin par Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail.
01:48L'État va une nouvelle fois piocher 2 milliards d'euros dans les comptes de l'UNEDIC.
01:53Et ça, Caroline Morisseau, ça agace le patronat et les syndicats qui gèrent le régime de l'assurance chômage.
01:59Oui, c'est devenu un sujet de tension récurrent entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
02:04Chaque année, quand il s'agit de boucler le budget, le gouvernement puise dans les comptes de l'UNEDIC.
02:09Par un jeu de passe-passe, il ne rembourse que partiellement les cotisations liées aux exonérations accordées aux entreprises.
02:18Au total, depuis 2023, ce sont 12 milliards d'euros qui ont ainsi été prélevés sur les comptes de l
02:25'UNEDIC.
02:26Et ce sera donc encore 2 milliards de plus l'an prochain.
02:292 milliards et Jean-Pierre Farandou laisse entendre que c'est un moindre mal.
02:33Oui, il explique qu'il s'est battu contre Bercy, que ça aurait pu être bien plus.
02:37Donc, il s'est battu pour alléger la facture.
02:39Selon les échos, les discussions portaient au départ sur 4 milliards d'euros.
02:43Ce sera finalement moitié moins.
02:45Il n'empêche, ça représente à peu près l'excédent, enfin peu ou prou, l'excédent prévu pour l'an
02:50prochain.
02:50Donc, le régime sera tout juste à l'équilibre et il reste très endetté, plus de 60 milliards d'euros.
02:57Le sujet est d'autant plus explosif cette année que l'UNEDIC emprunte elle-même à des taux beaucoup plus
03:03élevés
03:04et qu'on est dans un contexte de remontée du chômage et donc de dépenses potentielles supplémentaires, supérieures pour l
03:10'UNEDIC.
03:11Et le gouvernement qui demande aussi aux partenaires sociaux de faire des économies sur les arrêts maladie cette fois.
03:17Oui, alors là, il leur demande d'aller chercher 1 milliard d'euros d'ici mi-décembre,
03:21afin que les mesures puissent s'appliquer dès l'an prochain.
03:24Jean-Pierre Farandou se garde bien de dicter les solutions aux partenaires sociaux.
03:29Il insiste en revanche sur trois points.
03:31Les arrêts courts sont globalement moins bien couverts que les arrêts longue durée, dit-il.
03:35Plus de 3 millions de salariés, les intermittents notamment, les intérimaires,
03:39ne bénéficient pas d'une couverture de leurs employeurs.
03:42Et puis enfin, la durée des arrêts longs dépasse souvent les recommandations des autorités sanitaires.
03:49En clair, durcissement pour les uns, assouplissement pour les autres.
03:54On voit que Jean-Pierre Farandou donne du grain à moudre à la fois aux syndicats et aux patronats,
04:00en espérant qu'ils réussissent à s'entendre et qu'ils aillent chercher ce milliard d'euros d'économie sur
04:05les arrêts maladie dans les deux mois à venir.
04:08D'ici à la fin d'année, effectivement.
04:09Merci à Caroline Morisseau. Le budget continue de faire réagir une intersyndicale formée notamment par la CFDT, CGT et FO.
04:17Appel à faire grève et à manifester dans un mois, le 5 novembre.
04:21Appel lancé pour les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie.
04:25Salariés du privé et du public ainsi que les retraités et les jeunes y sont conviés.
04:30Côté politique, Mathilde Panot dénonce la cruauté de la proposition gouvernementale concernant le budget 2027.
04:37Olivier Faure assure que le parti socialiste censurera si la copie ne change pas et le patronat n'en démord
04:44pas non plus.
04:45Selon le MEDEF, le budget prévoit 20 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires alors que Roland Lescure maintient le chiffre
04:53de 10 milliards.
04:55Margot Faudéré, pourquoi une telle différence ?
04:57La première explication se trouve en fait dans les allégements de charges puisque selon Patrick Martin, la réduction des allégements
05:03qui est annoncé pour l'année prochaine va coûter 8 milliards d'euros aux entreprises alors que Matignon lui chiffre
05:09l'impact à 5,7 milliards d'euros.
05:11En fait, le gros du calcul est le même qu'on se place du côté du MEDEF ou de Matignon,
05:16c'est-à-dire qu'on met à la fois le gel des allégements qui est annoncé pour l'année
05:21prochaine et le fait d'intégrer l'année prochaine aussi l'épargne salariale dans le calcul des allégements.
05:27Sauf qu'après, la différence, c'est que le MEDEF rajoute le gel des allégements de charges qui a été
05:31annoncé cette année et qui aura donc des effets l'année prochaine.
05:35C'est là qu'on trouve la différence des 2 milliards.
05:37Ensuite, un autre morceau de l'explication se trouve dans la surtaxe d'IS sur les grandes entreprises.
05:43Pour le MEDEF, ça reste toujours un prélèvement supplémentaire par rapport à 2024, donc des impôts en plus pour les
05:50entreprises alors que Bercy estime que la surtaxe étant reconduite de manière allégée,
05:55eh bien en fait, on soustrait 2 milliards d'euros de prélèvements par rapport à cette année.
06:00Et pour le reste ?
06:01Eh bien ensuite, le MEDEF ajoute 800 millions d'euros de prélèvements supplémentaires sur les indemnités des ruptures conventionnelles.
06:09Il y a aussi 800 millions de plus sur les infrastructures de transport et ensuite tout un florilège de taxes
06:14sectorielles qui, selon le MEDEF, se chiffre en plusieurs milliards d'euros.
06:17Donc c'est ça en fait qui explique la différence des 10 milliards entre le chiffrage du gouvernement et le
06:22chiffrage du MEDEF.
06:24Et ce qu'on comprend surtout, c'est que personne n'a vraiment raison ou personne n'a tort.
06:27Ça dépend en fait de la méthodologie que vous retenez.
06:30En tout cas, le gouvernement s'est saisi de cette occasion-là pour lancer aujourd'hui sur ses réseaux sociaux
06:35un compte qui est intitulé « Soyons clairs »
06:37et qui est présenté comme un compte de fact-checking.
06:40Là, en l'occurrence, le gouvernement l'a utilisé pour répondre à Patrick Martin, mais il pourrait être évidemment utilisé
06:45à l'avenir dans le reste des débats budgétaires.
06:47Merci Margot. Faudéré, dans ce contexte compliqué, les entreprises vont-elles augmenter les salaires l'année prochaine ?
06:53Et si oui, dans quelle proportion ? On est en ligne avec Marisa Buquet. Bonsoir.
06:57Vous êtes directrice des comptes stratégiques chez Robert Half.
07:01Vous publiez donc aujourd'hui le guide des salaires 2027.
07:05D'abord, premier renseignement, il y aura une augmentation générale des salaires l'année prochaine, mais elle sera minime ?
07:12Elle sera en effet modérée, mais on est quand même sur une augmentation des salaires.
07:18Alors, peut-être pour donner un peu de contexte sur notre guide des salaires, pardon,
07:23qui va fournir des grilles de rémunération fixes pour plus d'une centaine de postes sur les quatre spécialisations sur
07:30lesquelles Robert Half intervient.
07:32Donc, IT, tech, finances, comptabilité, le juridique et tous les métiers des fonctions de support.
07:39Donc, il faut aussi contextualiser, évidemment, ce chiffre sur nos spécialités.
07:45Bien sûr. Et alors, justement, la hausse est plus marquée dans l'IT et le digital.
07:51Quels sont les postes, les fonctions qui vont bénéficier des plus fortes hausses de rémunération l'année prochaine ?
07:59Donc voilà, vous l'avez dit, en moyenne, on est sur une hausse modérée de 1,4 %,
08:04mais donc c'est une moyenne, donc ça va entre 1 et 2 %.
08:07La plus forte hausse, donc à un peu moins de 2 % pour les métiers de l'IT et de
08:13la tech.
08:14C'est notamment la conséquence du fait que les entreprises, aujourd'hui, poursuivent leur transformation numérique,
08:20continuent à investir sur le data, continuent à investir sur l'intelligence artificielle.
08:25Et donc, elles vont avoir besoin de compétences spécialisées, des compétences rares.
08:30Il va y avoir aussi, évidemment, les questions de cybersécurité.
08:35Et elles vont devoir avoir le plus gros budget, évidemment, pour pouvoir attirer et fidéliser les talents qui ont ces
08:42compétences rares et spécifiques.
08:45Il faut comprendre aussi que dans l'étude, 40 % des responsables de recrutement disent qu'ils sont prêts à
08:52ouvrir,
08:53à élargir leur budget de recrutement, et 62 % d'entre eux le font si le candidat va présenter, justement,
08:59des compétences spécialisées et rares.
09:02C'est ce que j'allais vous demander.
09:04La maîtrise de l'intelligence artificielle, aujourd'hui, c'est ce qui fait la différence au niveau salarial ?
09:09Alors, pas seulement. On parlait des compétences spécifiques qui vont être recherchées.
09:16Donc, on l'a vu dans la technologie, aussi en finance, comptabilité, sur tout ce qui va être paye, consolidation.
09:21Il y a l'expertise sectorielle aussi qui va être importante, comprendre son métier, son industrie, sa concurrence.
09:28La maîtrise, elle, de l'intelligence artificielle pour 33 % des responsables de recrutement
09:32qui ont été interrogés dans le cadre de notre étude, ils vont ouvrir leur enveloppe.
09:41Ils vont, en effet, dépenser plus de budget pour la maîtrise de l'intelligence artificielle.
09:45Mais la maîtrise de celle-ci n'est pas suffisante.
09:49Elle doit être vraiment déjà combinée aux compétences techniques du poste, de base.
09:55Donc, il faut évidemment maîtriser le poste.
09:57Donc, l'IA sera un plus et l'IA doit pouvoir aussi être adaptée aux enjeux de l'entreprise.
10:03Il faut pouvoir démontrer que la maîtrise qu'on a de l'intelligence artificielle
10:06augmente l'efficacité, augmente la productivité de l'entreprise.
10:11Et ce qui va rester très important aussi dans le cadre d'un recrutement pour les responsables de recrutement,
10:16ça va être aussi la capacité à la personne qui va utiliser l'IA
10:21de savoir analyser la data et d'avoir un esprit critique sur les process d'intelligence artificielle.
10:28Donc, c'est clairement un plus, mais la maîtrise de l'IA ne suffit pas à elle-même
10:34à obtenir un salaire supérieur.
10:37Au-delà du salaire, les entreprises structurent aussi leur politique davantage
10:42pour fidéliser et attirer aussi les nouveaux talents.
10:45Ça veut dire qu'aujourd'hui, les avantages et les bonus,
10:47ça devient vraiment un élément structurant, un élément différenciant pour les salariés et pour les candidats ?
10:56Alors absolument.
10:58Alors clairement, le salaire, ça reste important.
11:00Mais il faut regarder l'ensemble du package qui va être proposé.
11:06L'étude démontre que 47% des responsables de recrutement ajustent les avantages selon les candidats.
11:13Donc, aller discuter ou négocier sur une prime ou sur un bonus, c'est totalement faisable
11:19et les entreprises sont prêtes à faire l'effort.
11:23D'autant plus que 34% des responsables de recrutement interrogés
11:28sont prêts à donner des primes supérieures à celles qu'ils ont données l'année dernière.
11:32Donc, c'est clairement un levier.
11:34Ce n'est pas le seul levier.
11:35Dans le package, au-delà de tout ce qui va être prime et bonus et avantages,
11:41on va aller regarder aussi tout ce qui va être flexibilité
11:44et tout ce qui va être avantages vie pro, vie perso, qui est très recherché aussi.
11:50Et toutes les propositions en formation aussi que les entreprises vont pouvoir proposer.
11:56Donc, il faut vraiment regarder toujours le package dans son ensemble
12:01et pas simplement la rémunération fixe.
12:04Est-ce qu'au vu de l'incertitude politique et fiscale qui nous attend pour 2027,
12:11est-ce que les entreprises, selon vous, vont privilégier les augmentations individuelles
12:16aux augmentations collectives dans les secteurs en question ?
12:21Alors, dans nos secteurs d'activité, en tout cas, ce qui ressort de l'étude,
12:25c'est que clairement, les augmentations générales laissent place à des stratégies ciblées.
12:32Donc, on le voit, l'incertitude économique, tout ce qui est la gestion des risques,
12:37les nouvelles réglementations auxquelles il faut s'adapter, les cybermenaces,
12:42tout ça font que les entreprises vont aller investir là où, en fait,
12:46elles en ont besoin pour répondre à une problématique actuelle.
12:49Mais encore une fois, on est sur des tendances et après, tout se décide évidemment au cas par cas
12:56selon les politiques internes des entreprises.
13:00Oui, selon les politiques internes, selon les profils aussi des salariés et ou des candidats.
13:06Merci beaucoup, Marisa Buquet.
13:08Je rappelle que vous êtes directrice des comptes stratégiques chez Robert Half.
13:12Alph, reste avec nous, on va continuer à parler des salaires
13:16qui ne devraient donc pas connaître de très fortes augmentations l'année prochaine.
13:20Les candidats à l'élection présidentielle font tous des propositions
13:24pour rapprocher le salaire brut du salaire net,
13:28car le travail ne paye plus assez.
13:30Constat partagé par l'ensemble de l'échiquier politique.
13:33Alors, comment faire pour que le travail paye davantage ?
13:36On est en débat dans un instant.
13:37A tout de suite.
13:38BFM Business présente
13:44Le 18h écho, Stéphanie Collot.
13:46C'est l'heure du débat dans le 18h écho avec ce soir Wilfried Galland.
13:50Bonsoir.
13:51Bonsoir Stéphanie.
13:51Vous êtes directeur général adjoint de Montpensier Arbevel et Limuangnok.
13:55Bonsoir.
13:55Bonsoir.
13:56Vous êtes secrétaire nationale à l'économie du PS
13:58et maître de conférence à Paris 1.
14:00Le travail ne paye plus assez.
14:02Constat partagé par l'ensemble de l'échiquier politique.
14:05Mais les solutions pour y parvenir
14:07sont très différentes à quelques mois de l'élection présidentielle.
14:12Alors, comment faire pour que le travail paye davantage ?
14:14Messieurs, OPS, Glucksmann propose de baisser la CSG sur les salaires
14:18en taxant les méga-héritages de plus de 2 millions d'euros.
14:23Cela se retrouvera sur la fiche de paye des travailleurs, promet-il.
14:27Emmanuel Morel, de son côté, défend l'indexation des salaires sur l'inflation.
14:32Wilfried Galland, que pensez-vous de ces propositions ?
14:35Là, on est un peu quand même dans le concours l'épine.
14:38En fait, le sujet, c'est est-ce qu'on raisonne déjà à iso-tissus économique ?
14:45Est-ce qu'on raisonne à iso-dépenses sociales ou pas ?
14:48À iso-tissus économique, c'est-à-dire en fait,
14:50est-ce qu'on raisonne avec la productivité qui est celle d'aujourd'hui ?
14:54On sait que l'augmentation des salaires à la fin des fins,
14:57c'est l'augmentation de la productivité.
14:58Je mets de côté effectivement tout le débat qui est extrêmement intéressant
15:01sur le côté charges sociales, CSG, etc.
15:05Est-ce qu'on arrive à augmenter la productivité ?
15:06Il y a un chiffre qui est absolument frappant,
15:08c'est qu'on a 0,8% d'augmentation de la productivité annualisée en France
15:12entre 1995 et 2025,
15:14pour 1,1% annualisée sur 30 ans sur le reste de l'Europe.
15:18Vous imaginez l'écart, 40% d'écart sur la période.
15:22Donc c'est effectivement considérable.
15:23Donc la question numéro un, c'est comment est-ce qu'on augmente cette productivité
15:27pour faire en sorte effectivement qu'il y ait du grain à moudre ?
15:30Parce que le grain à moudre, il est là.
15:32La deuxième réflexion, c'est effectivement,
15:34est-ce qu'on raisonne à iso-dépense sociale ?
15:36Auquel cas, effectivement, on peut se poser plein de questions sur
15:38est-ce qu'on bascule une partie des cotisations sociales sur la CSG d'un côté ?
15:42Pourquoi pas sur la TVA ?
15:43Il y avait des propositions là-dessus.
15:46On peut effectivement en débattre.
15:48Moi, ce qui m'intéresse très davantage,
15:50c'est qu'on diminue le volume qu'on demande au travail
15:54parce que globalement, on diminue le tonneau des danaïdes
15:59de nos dépenses sociales
16:00qui, en fait, ne satisfont personne d'une certaine manière.
16:04C'est-à-dire que personne n'est véritablement satisfait
16:06de la façon dont notre système marche,
16:09ni sur la partie éducation, on le voit aujourd'hui,
16:12ni sur la partie santé,
16:13et même sur la partie retraite,
16:15il y a quand même énormément de sujets.
16:17Et donc il faut d'abord travailler de façon structurelle là-dessus,
16:19et puis effectivement, de façon temporaire,
16:23se poser la question de savoir
16:24est-ce qu'on bascule une partie des cotisations
16:26qui pèsent uniquement sur le travail
16:27vers d'autres revenus ?
16:30Effectivement, la CSG qui pèse sur tout le monde
16:33ou la TVA.
16:34Mais attention, on est déjà à des niveaux de prélèvement
16:37qui sont quand même déjà très importants.
16:39C'est ça.
16:40Limongnok, vous avez publié un article il y a quelques jours dans Marianne
16:43dans lequel vous dites que la baisse des cotisations défendues
16:45par nombre de potentiels candidats à la présidentielle
16:48est une fausse bonne idée.
16:50Pourquoi ?
16:50Parce qu'on l'a déjà expérimenté.
16:52Sauf François Hollande, on a fait une exo massive
16:56qui s'appelle le CICE,
16:57qui a été pérennisée par Macron.
16:59Alors c'est une exo sur le super brut,
17:01mais qui s'est traduite ensuite par une hausse de la TVA,
17:04par la mise en place de la contribution climat énergique
17:06qui a mis les gilets jaunes dans la rue,
17:09et surtout pas par un rapprochement du super brut
17:12ou du brut avec le net.
17:14On a expérimenté ça,
17:16et quand on baisse généralement les cotisations sociales,
17:19ça ne se traduit pas du tout par une augmentation du net.
17:21Et le net peut même baisser,
17:22puisque l'objectif de nombreuses entreprises,
17:27c'est de redresser leur taux de marge et de l'augmenter,
17:30et elles en profiteraient pour le faire.
17:32Alors on financerait dans ce cas-là la sécurité sociale
17:35en augmentant d'autres impôts,
17:37mais dans le bouclage macroéconomique, si vous voulez,
17:40ça pèserait sur les ménages,
17:41et en particulier sur les ménages les plus modestes,
17:43si on joue sur la fiscalité indirecte telle que la TVA,
17:48comme le suggère François Hollande lui-même.
17:50Donc ça veut dire que la baisse de cotisation
17:52qui a été mise en place sous François Hollande,
17:54elle a permis d'augmenter les marges des entreprises
17:56et pas d'augmenter le salaire réel, selon vous ?
17:59Absolument, c'était l'objectif du CICE.
18:01Et le fond de l'affaire, par rapport à ce que dit Wilfried,
18:05c'est que la productivité, c'est un vrai problème,
18:09on est d'accord.
18:11Si les grands patrons de ce pays,
18:13après les privatisations,
18:14n'avaient pas théorisé une économie de service
18:17en délocalisant les usines à l'autre côté du monde,
18:19il n'y aurait pas eu...
18:20Pas tous les grands patrons, pas tous.
18:21Oui, mais enfin bon, c'est un mouvement massif
18:22qui a touché les grands groupes financiers
18:24qui ont déménagé leur chaîne de sous-traitance
18:26en Asie et en Europe de l'Est.
18:28Si bien qu'on n'a plus d'industrie en France,
18:29et une économie sans industrie,
18:30c'est une économie sans productivité.
18:32On le paye aujourd'hui.
18:34Après, le coût du travail n'est pas le même
18:35en France qu'en Asie, par exemple.
18:37Oui, mais justement, au-delà de ça,
18:39le coût du travail, justement,
18:40le super brut, il a baissé,
18:42si vous prenez la valeur ajoutée,
18:44des entreprises non financières,
18:47la part des salaires dans la valeur ajoutée,
18:49et deux points en dessous de ce qu'elle était
18:51pendant l'Étre en Glorieuse,
18:52quand régnait le plein emploi.
18:54Pendant l'Étre en Glorieuse,
18:55le partage de la valeur ajoutée,
18:56c'était 30 pour le taux de marge,
18:59pour les entreprises,
18:59et 70 pour les salariés.
19:01Aujourd'hui, c'est 68 pour les salaires,
19:03et c'est 32 pour les profits.
19:06Donc, il manque deux points de valeur ajoutée
19:07dans le partage de la valeur,
19:09comme on dit,
19:10en faveur des salariés.
19:11Et dans ces deux points de super brut,
19:13il y a ce qui finance la sécurité sociale.
19:14Très précisément,
19:15il y a les cotisations sociales.
19:17Donc, la première chose à faire
19:19pour que le travail paye,
19:20c'est de remonter la part des salaires
19:21dans la valeur ajoutée.
19:23Et ça, ça passe,
19:23Emmanuel Morel a raison là-dessus,
19:25mais Olivier Faure défend ce point de vue-là aussi,
19:27ça passe par une indexation des salaires sur les prix,
19:30au moins,
19:31ce qui n'est pas le cas aujourd'hui,
19:32puisque dans la moitié des négociations annuelles obligatoires,
19:36il n'y a pas d'accord,
19:37et quand il n'y a pas d'accord,
19:38il n'y a pas d'indexation des salaires sur les prix,
19:40et il y a des pertes de pouvoir d'achat,
19:42il y a le gel des salaires des fonctionnaires,
19:45et la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée
19:49a été obtenue au cours de ces 30 dernières années
19:52par le fait que les salaires,
19:53et pendant certaines périodes,
19:55augmentaient moins vite que la productivité
19:56et moins vite que les prix.
19:58Et donc, l'objet de la conférence salariale
19:59qui doit avoir lieu
20:00lorsque la réforme des retraites
20:02sera remise sur le tapis après le gel,
20:04doit faire en sorte
20:07que ce problème du partage de la valeur
20:09soit au cœur du débat
20:11et du compromis que les partenaires sociaux
20:12sont susceptibles de négocier.
20:16Ce qui se passe,
20:17c'est que depuis 20 ans,
20:19alors c'est vrai qu'on n'est pas au niveau des 30 glorieuses,
20:21mais depuis 20 ans,
20:21la France, c'est en termes de partage de la valeur ajoutée
20:24probablement un des pays,
20:25dans les pays de l'OCDE,
20:26les plus vertueux
20:27sur le partage de la valeur ajoutée
20:29puisqu'on ne bouge quasiment pas.
20:30Alors on a bougé effectivement
20:31par rapport aux 30 glorieuses,
20:32je suis d'accord,
20:33mais depuis 2005,
20:35depuis 2008 en fait,
20:36depuis la grande crise financière,
20:37ça ne bouge quasiment pas.
20:39Le véritable sujet de fond,
20:41c'est comment est-ce qu'on augmente,
20:43un, la croissance potentielle de notre pays,
20:45deux, comment est-ce qu'on redonne
20:46du pouvoir de négociation aux salariés ?
20:48Et on redonne du pouvoir de négociation aux salariés,
20:50d'une part,
20:51avec une économie sous haute pression,
20:53quand vous avez une économie
20:54qui structurellement donne du chômage
20:56un peu partout,
20:57en fait, effectivement,
20:58il y a très peu de capacités,
21:01de capacités de négociation
21:02du côté des salariés,
21:04et donc vous n'avez pas les mécanismes de marché
21:05qui se mettent en place.
21:07Donc ça, effectivement,
21:07pour moi, c'est un vrai sujet.
21:09Le deuxième sujet,
21:10et je reviens quand même sur cette idée,
21:12c'est que l'indexation des salaires sur l'inflation,
21:15c'est une magnifique machine
21:17à créer de l'inflation.
21:18Et donc depuis 30 ans,
21:20on sait que lorsque vous indexez
21:22des salaires sur l'inflation,
21:23vous créez des boucles prix-salaire.
21:24Voilà.
21:24Vous les créez.
21:25Aujourd'hui, il n'y a plus de boucles prix-salaire.
21:28On le refait,
21:29on va recréer ce qu'on est extrêmement content
21:32de ne pas avoir aujourd'hui,
21:34c'est-à-dire qu'on n'a pas de boucle prix-salaire.
21:35En revanche,
21:36on a un problème
21:37de valeur ajoutée
21:40via la productivité dans ce pays,
21:41et on a un problème
21:42de capacité
21:43de chaque salarié
21:45à défendre, justement,
21:48son augmentation de salaire
21:49via l'augmentation de productivité.
21:50Ça, effectivement,
21:51c'est extrêmement important,
21:52parce que c'est comme ça
21:53qu'on crée un pays prospère.
21:54On ne crée pas un pays prospère
21:55avec un gâteau
21:56qui reste figé
21:58en se disant,
21:59finalement,
21:59on va se le partager différemment.
22:00Ça ne marche pas, aujourd'hui.
22:02Il faut augmenter le gâteau.
22:05On est bien d'accord
22:06sur le problème
22:06de la productivité,
22:07de l'investissement
22:08et de la réindustrialisation,
22:10mais ça n'empêche
22:11que même si vous augmentez
22:12le gâteau,
22:13la part qui revient aux salariés
22:14reste trop faible
22:15parce qu'on a décidé
22:17de sanctuariser, justement,
22:18un partage de la valeur ajoutée
22:20avec une part
22:21de points inférieurs
22:22à ce qu'elle était
22:23pendant les 30 guerriers,
22:24pour les salariés.
22:24Et vous voulez sanctuariser ça.
22:26Votre discours consiste
22:27à sanctuariser ce partage du gâteau
22:29défavorable aux salariés
22:29et qui s'est maintenu
22:30à ce niveau
22:31très favorable
22:33au profit
22:33depuis une trentaine d'années.
22:35Moi, je veux redonner aux salariés
22:36la capacité de négocier.
22:37Aujourd'hui,
22:37la capacité,
22:38elle n'est pas là.
22:39La capacité,
22:39à part dans certains services publics,
22:41elle n'est pas là aujourd'hui.
22:42Il y a une chose
22:43que les Français ont oublié,
22:44c'est qu'entre 1952
22:46et 1983,
22:49alors,
22:501952,
22:51c'est Antoine Piné
22:51qui était aux affaires,
22:53a été instauré
22:54l'échelle mobile des salaires
22:56qui indexait
22:57dans toutes les branches,
22:59dans toutes les conventions collectives,
23:00les augmentations de salaires
23:02sur l'inflation.
23:04Et nous l'avons,
23:05quand je dis nous,
23:06c'est les socialistes,
23:07nous l'avons supprimé
23:07en 1983
23:08au moment du tournant
23:09de la rigueur.
23:09Nous savons,
23:11s'il le faut,
23:11comment faire
23:12pour remettre
23:13l'échelle mobile des salaires.
23:14Ce qui a permis de sauver
23:15le système monétaire ?
23:16On est allé
23:17beaucoup trop loin
23:18dans l'autre sens,
23:20dans le balancier
23:20de la baisse
23:21de la part des salaires
23:22dans la valeur ajoutée
23:23dans le cadre
23:23de la désinflation compétitive.
23:25On est allé
23:25beaucoup trop loin
23:26et aujourd'hui,
23:27on le paye
23:27par une croissance molle
23:28parce qu'il n'y a plus
23:29de consommation
23:30et que l'Europe entière
23:33paye justement
23:34la course
23:34à la déflation
23:35imposée par la stratégie
23:36mercantiliste
23:37de l'Allemagne.
23:39Il est possible,
23:40si on le souhaite,
23:40de rétablir l'équilibre
23:41sans créer
23:42la boucle prix-salaire
23:43où dans les années 70,
23:44la part des salaires
23:45était remontée
23:47à 75%.
23:49Là,
23:50là-dessus,
23:50évidemment,
23:52il fallait rétablir
23:53l'équilibre
23:53en faveur des profits
23:54mais là,
23:54on l'a fait
23:55beaucoup trop
23:55dans l'autre sens.
23:56C'est là où je pense
23:57qu'on a un vrai point
23:59fondamental de désaccord
24:00et c'est très bien
24:01comme ça.
24:02C'est qu'en fait,
24:03pour moi,
24:04la problématique
24:05de la croissance française,
24:06ce n'est pas une problématique
24:07de consommation.
24:08En fait,
24:08aujourd'hui,
24:10en France,
24:10on consomme trop
24:11parce qu'on consomme
24:11trop de produits.
24:12importés.
24:13La question,
24:13c'est qu'on ne produit pas assez.
24:14On a un problème
24:15en France de production.
24:16On a un problème
24:17et là,
24:17par contre,
24:17je pense qu'on est d'accord
24:19sur ce terrain-là.
24:19On a un problème
24:20de production,
24:21de création de richesse
24:21et de création
24:22de valeurs industrielles
24:23dans ce pays.
24:24Mais les deux vont faire
24:25sur le marché intérieur
24:26si vous relocalisez.
24:27Et en fait,
24:28il faut aller chercher
24:29la consommation
24:30là où elle est
24:30mais il faut surtout
24:32redevenir
24:32des pays producteurs.
24:33On est déjà
24:34extrêmement consommateurs.
24:35Ça,
24:35effectivement,
24:36il va falloir
24:36qu'on rééquilibre
24:37mais pour moi,
24:37il faut d'abord
24:38rééquilibrer
24:38en faveur de la production
24:40pour augmenter
24:40la productivité
24:41et ensuite,
24:41on pourra effectivement
24:42parler de la consommation.
24:44Il faut faire les deux.
24:45Si vous relocalisez
24:46mais que vous n'avez pas
24:47de débouchés
24:47pour les entreprises
24:48qui produisent
24:49sur le territoire national,
24:50vous n'avez pas de croissance.
24:50Je pense que la priorité
24:51n'est pas là
24:51mais voilà.
24:52En tout cas,
24:52on vous a à moitié mis d'accord
24:54et c'est déjà une bonne nouvelle.
24:55On commence bien la semaine.
24:56Merci beaucoup
24:56à tous les deux.
24:57Wilfried Galland,
24:58directeur général adjoint
24:59de Montpensier Arbevel
25:00et Limouangnock,
25:01secrétaire national
25:02à l'économie du PS
25:03et maître de conférence
25:04à Paris 1.
25:05Restez avec nous
25:06dans un instant,
25:06on va faire un point
25:07sur les marchés.
25:09BFM Business présente
25:14Le 18h éco,
25:16Stéphanie Collot.
25:17Le 18h éco se poursuit
25:18sur BFM Business.
25:19On fait tout de suite
25:20un point sur la séance du jour
25:21avec Guillaume Sommerer.
25:22Bonsoir.
25:23Bonsoir.
25:23Le CAC termine en baisse ce soir
25:25avec toujours une grosse tension
25:26sur le marché obligataire.
25:27Alors c'est vrai,
25:27le CAC 40 recule
25:28à moins 0,8.
25:29Encore une baisse
25:30donc de 0,8%.
25:317 834 points.
25:32Et pour une fois,
25:33Stéphanie,
25:34ce n'est pas tant
25:34le marché obligataire
25:35qui a fait baisser le CAC.
25:36Une valeur,
25:36c'est le titre Schneider Electric
25:37avec cette acquisition
25:38aux Etats-Unis
25:38pour plus de 21 milliards d'euros.
25:40Résultat,
25:40Schneider Electric recule
25:41parce que
25:42moins 10% quand même en clôture.
25:43On va en parler avec Frédéric.
25:45À lui seul,
25:46le titre Schneider Electric
25:46explique la baisse du CAC 40.
25:48Sans cette baisse de Schneider
25:49de 10% ce soir,
25:50le CAC 40 aurait été
25:51comme les autres marchés
25:52en légère hausse,
25:52figurez-vous.
25:53C'est Schneider à lui seul
25:53qui a pesé.
25:54Les autres marchés européens
25:55eux ont progressé
25:56parce qu'il n'y a pas Schneider dedans.
25:57Eurostock 50 en hausse
25:58ce soir de 0,1%.
26:00Alors c'est dommage
26:00parce que pour une fois
26:01que les taux obligataires
26:02se détendent,
26:02on a un autre moteur
26:03à la baisse
26:04pour le CAC 40 ce soir
26:05avec Schneider.
26:05Sinon sur le front obligataire,
26:07donc petite détente
26:07pour le 10 ans français
26:09comme pour la plupart
26:10des taux européens.
26:1010 ans français à 4,86%.
26:12Alors on reste quand même
26:12proche des 5%.
26:13L'écart de taux avec l'Allemagne
26:15s'est détendu sous les 140%.
26:17Mais enfin on reste tout proche
26:17des plus hauts quand même
26:18de la semaine dernière.
26:19Et alors fait notable,
26:20la bourse espagnole ce soir
26:21progresse de plus d'un pour cent
26:23et les taux espagnols
26:23se détendent
26:24avec la législative anticipée
26:25en vue le 29 novembre.
26:26Voilà, les marchés se disent
26:27tiens, peut-être que
26:28le prochain gouvernement
26:29serait plus libéral en Espagne.
26:30Donc la bourse espagnole
26:31s'est distinguée à la hausse.
26:33Les valeurs à suivre,
26:34donc on le disait,
26:34Schneider Electric
26:35et plus de détails à suivre.
26:36Il y avait aussi Air Liquide
26:37à suivre ce soir
26:38qui a terminé.
26:39Air Liquide en petite hausse
26:40de 0,35%
26:41après son capital Marques-Z.
26:42Il y aura des rachats d'actions
26:43à hauteur de 4 milliards d'euros
26:44chez Air Liquide
26:46et le groupe est assez optimiste.
26:47Quant à sa capacité
26:48à avoir son chiffre d'affaires
26:49augmenté,
26:50d'ici 2030,
26:51chaque année de 5%.
26:52Le marché a acheté tout cela
26:53dans un marché en baisse.
26:54Donc Air Liquide
26:55a gagné 0,35%.
26:56Et alors Guillaume,
26:58au Brésil,
26:59la bourse de Sao Paulo
27:00est en pleine forme.
27:01Alors oui,
27:02plus 8%.
27:03Qu'est-ce qui se passe ?
27:03Tout simplement,
27:04premier tour de l'élection présidentielle
27:05qui a eu lieu hier
27:06et ça a été une surprise
27:07divine pour les marchés.
27:08Cette surprise,
27:09le fils Bolsonaro
27:09l'a emporté au premier tour.
27:11Il y aura un deuxième tour.
27:1247% pour le fils Bolsonaro,
27:14donc le parti d'extrême droite brésilien,
27:15contre 45% juste derrière
27:16pour Lula
27:17qu'on attendait en tête.
27:18Finalement,
27:18il est deuxième derrière
27:19le fils Bolsonaro.
27:19Le deuxième tour
27:20qui les opposera
27:21aura lieu dans trois semaines.
27:22Mais c'est une bonne surprise
27:23pour la bourse
27:24parce que le programme
27:25du parti d'extrême droite
27:27est plus libéral
27:28que celui de Lula.
27:29On a un titre Petrobras
27:30par exemple également
27:30qui gagne ce soir
27:31un peu plus de 10%
27:33à Sao Paulo.
27:33C'est la bourse à suivre
27:34sur les marchés mondiaux
27:36aujourd'hui.
27:37On reste en Amérique
27:37avec Wall Street quand même.
27:39Ça reste le premier marché.
27:39Ça se passe bien aussi.
27:40Ça se passe pas mal.
27:41Effectivement,
27:41on a encore une hausse
27:42ce soir des indices.
27:43Nouveau record du Nasdaq 100
27:44encore en hausse de 0,8%.
27:45Et le S&P, mine de rien,
27:46est à moins d'un pour cent
27:48de son plus haut historique.
27:49Pendant qu'on rame ici en Europe
27:50et surtout à la Bourse de Paris,
27:51le S&P est proche de son plus haut
27:52en hausse de 0,5% supplémentaire
27:55aujourd'hui.
27:56Ceci dit,
27:57il faut vraiment à chaque fois
27:58souligner que la hausse de Wall Street
27:59est en trompe-l'œil.
27:59Elle est portée par l'IA
28:01qui concentre les marchés,
28:02le S&P,
28:03comme jamais 40%
28:04de la capitale du S&P.
28:10Les trois quarts des valeurs du S&P
28:11ont reculé,
28:12ce qui n'a pas empêché le S&P
28:13grâce à la tech de monter,
28:14mais les trois quarts des valeurs
28:15ont reculé.
28:16Et on a le Financial Times
28:17qui nous dit là
28:18que de plus en plus
28:18de fonds de pension mondiaux
28:20sont en train de passer
28:20à sous-pondérer sur Wall Street
28:22en raison des hausses de taux.
28:23Le disant américain
28:24est à 5,3% ce soir.
28:25Ils concurrencent de plus en plus
28:26à 5,3% le rendement des actions
28:28et donc de plus en plus d'acteurs
28:29se mettent à sous-pondérer
28:31les actions,
28:31les actifs américains
28:32face à la hausse
28:33des taux obligataires.
28:34Mais voilà,
28:35l'IA apporte quand même
28:36les indices.
28:36Et on a aussi une bonne nouvelle
28:38du côté de Tesla.
28:39Effectivement,
28:40le titre Tesla,
28:40il est encore en hausse
28:41ce soir de 2%.
28:42Morningstar se dit positif
28:44à nouveau sur Tesla.
28:45Pourquoi ?
28:45Parce que les livraisons
28:46dépassent les attentes
28:47au troisième trimestre.
28:48Tesla, des livraisons
28:49certes en baisse
28:49mais qui reculent moins
28:50que ce qu'on craignait.
28:53Ça place Tesla,
28:54nous dit Morningstar,
28:55sur la voie d'une croissance
28:56de ses livraisons
28:57cette année
28:57après deux années
28:58consécutives de repli.
29:00D'autant plus remarquable
29:01que la base de comparaison
29:02était assez exigeante.
29:03Alors des ventes tirées
29:04notamment désormais
29:04par la conduite
29:05entièrement autonome.
29:06Ça différencie Tesla
29:07des autres conducteurs,
29:08des autres fabricants
29:09de véhicules électriques.
29:10Et les analyses de Morningstar
29:11considèrent désormais
29:12que Tesla est sous-évaluée
29:14des côtés
29:14sur le marché
29:15à hauteur de 20%.
29:16D'autant que Tesla
29:17devrait en dire plus
29:18le 21 octobre
29:19à l'occasion de sa publication
29:20sur des nouveautés.
29:22En tout cas,
29:22le lancement de la version 15.
29:23Alors là, Frédéric
29:24saura vous en parler mieux que moi.
29:25Mais la version 15 du FSD,
29:26ce modèle qui disposera
29:28de modèles largement améliorés
29:29pour la conduite autonome.
29:30Et puis aussi,
29:31on attend plus
29:32sur le robot humanoïde Optimus.
29:33Là-dessus,
29:33le marché pour l'instant
29:34reste sur sa fin.
29:35En tout cas,
29:36des livraisons de véhicules Tesla
29:38qui reculent moins qu'attendu,
29:39c'est une bonne surprise.
29:39Le titre gagne 2%
29:40et Morningstar repart positif.
29:42Merci beaucoup Guillaume Sommerer.
29:43Le titre Schneider,
29:44vous l'avez dit,
29:45perd près de 10% ce soir.
29:47Le groupe français a annoncé
29:47ce matin une acquisition
29:48massive aux Etats-Unis
29:49avec le rachat de PTC
29:51pour 20 milliards d'euros.
29:52Frédéric Simotel,
29:53c'est une opération historique
29:55pour Schneider,
29:56mais aussi pour l'industrie
29:57française en général.
29:58Oui, historique,
29:59la plus grosse acquisition
30:00pour Schneider Electric,
30:02nous avait déjà habitué
30:02à signer des chèques
30:04de plusieurs milliards d'euros
30:05sur les 10-12 dernières années
30:06avec Aveva, Osisov.
30:07C'était 4-5 milliards d'euros
30:09à chaque fois.
30:10Alors, ce rachat,
30:10il est d'une ampleur comparable
30:11à celui de Unibail Rodemco
30:13ou de celui de Genzyme
30:14par Sanofi.
30:16Un rachat qui a du sens,
30:18très innovant
30:18dans ses parties matérielles.
30:20Schneider a mis aujourd'hui
30:20sur les logiciels industriels
30:22depuis de nombreuses années,
30:23là où vraiment se crée la valeur.
30:24En ce moment,
30:25ils sont portés
30:26par la demande très soutenue
30:28dans les data centers
30:29où Schneider Electric
30:30est très présente
30:30dans cette chaîne de valeur.
30:31Mais historiquement,
30:32le premier tournant,
30:34c'est là où il faut voir
30:34vraiment cette acquisition,
30:35a été les machines connectées
30:37qui fournissent tout un tas
30:38de données, d'informations
30:39qui remontent tout ça.
30:40Et une fois que ces données
30:41sont nettoyées, analysées
30:42par des logiciels,
30:43ça permet de créer
30:44tout un tas de nouveaux services
30:45à la fois pour les techniciens
30:46de Schneider
30:47mais aussi pour leurs clients.
30:48Et c'est là qu'intervient PTC.
30:49PTC, c'est une entreprise
30:50de PLM,
30:51le Product Lifecycle Management,
30:52la gestion du cycle
30:54de vie de produits.
30:55C'est un éditeur important
30:56de logiciels
30:57et qui se spécialise aujourd'hui
30:59dans l'IA industriel
31:00avec ces outils.
31:01Un industriel peut élaborer
31:04tout un tas de tâches complexes
31:05avec des agents autonomes.
31:06Vous savez,
31:07c'est la nouvelle mode
31:07l'IA agentique.
31:08Designer des pièces particulières,
31:10repérer des doublons
31:11dans les catalogues
31:12de ses fournisseurs,
31:13analyser des goulets
31:14d'étranglement
31:15dans la chaîne logistique
31:15ou alors proposer
31:16de la maintenance prédictive.
31:18Alors, on a d'à côté
31:18un industriel,
31:20de l'autre un éditeur
31:21de logiciels industriels.
31:22Pour autant,
31:23ce n'est pas gagné d'avance.
31:24Non, on aurait pu garder
31:25Guillaume Sommerer avec nous
31:27parce que la bourse
31:28s'inquiète
31:28pour plusieurs raisons.
31:29La première,
31:29c'est une prime de 42%.
31:31C'est cher payé
31:32pour un éditeur de logiciels.
31:33Vous savez,
31:33parce qu'à la fois,
31:34ils font de l'IA,
31:35mais à la fois,
31:35on a des inquiétudes
31:36autour de l'IA.
31:36Est-ce qu'ils ne seront pas
31:37disruptés un jour
31:38par les Open AI anthropiques
31:39qui vont faire des versions
31:40très verticalisées
31:41de leurs solutions ?
31:43C'est financièrement lourd
31:44aussi pour les actionnaires.
31:45Schneider va émettre
31:48de nouvelles actions,
31:4916 à 17 milliards
31:50de nouvelles dettes.
31:50La rentabilité
31:52va beaucoup dépendre
31:53des synergies.
31:53Puis, comme je vous le disais,
31:54les logiciels traditionnels,
31:55même dopés à l'IA,
31:57ils peuvent être disruptés
31:58par ces logiciels
31:59plus verticalisés.
32:00Et puis, enfin,
32:01Schneider est exposé.
32:03Les investisseurs voient Schneider
32:04exposés aux infrastructures physiques.
32:06Ça ne les dérange pas.
32:07Mais exposés au monde du logiciel,
32:09c'est un peu nouveau.
32:10C'est un risque, tout ça.
32:10En tout cas,
32:12la bourse regarde
32:12le montant du chèque.
32:13Mais ce qu'il faut regarder,
32:14c'est l'ambition de Schneider
32:15et de l'industrie européenne.
32:16C'est préparer la prochaine étape
32:19de l'IA industrielle.
32:20Merci, Frédéric Simotel.
32:21Vous restez sur ce plateau
32:22parce que dans un instant,
32:23on reçoit Fleuret AI,
32:23le patron de Fleuret AI
32:25qui vient de lever 4 millions d'euros.
32:27Mais d'abord,
32:27cette question,
32:28que vont devenir
32:28les actifs de la famille Muliez,
32:31notamment Auchan, en Russie ?
32:33Ils ont été placés
32:34sous administration provisoire
32:35mi-septembre.
32:36Vendredi,
32:37Vladimir Poutine a déclaré
32:38que les Occidentaux
32:39pourraient récupérer leurs actifs
32:41en cas d'accord avec Moscou
32:42et contre la restitution
32:44des avoirs russes gelés en Europe.
32:45Mais Pauline Tadevin,
32:47il est évidemment peu probable
32:48que ce scénario se réalise
32:49à ce stade.
32:50Quels sont néanmoins
32:51les leviers
32:52que la famille Muliez
32:53peut activer
32:56pour récupérer les actifs ?
32:58Comme vous pouvez l'imaginer,
32:59la famille Muliez
32:59est extrêmement discrète
33:00à ce sujet
33:01comme sur les autres sujets.
33:03D'ailleurs,
33:03nous l'avons contactée,
33:05elle ne commande pas.
33:06D'après des estimations
33:07qui ont été publiées
33:08dans la presse,
33:09ses actifs en Russie
33:10valent autour
33:11de 4 milliards d'euros.
33:12On parle là-bas
33:13des magasins
33:13sous enseigne Auchan
33:14mais aussi des Lémanapro,
33:15ce sont les ex-Leroy Merlin.
33:18Que peut faire
33:18la famille Muliez ?
33:19Est-ce qu'elle peut d'abord compter
33:20sur les autorités françaises ?
33:22Du côté de Bercy,
33:23une source nous dit
33:24que Bercy et le Quai d'Orsay
33:25activent tous les leviers
33:27pour trouver des solutions.
33:28Le ministre de l'Économie,
33:29Roland Lescure,
33:30a lui-même dit publiquement
33:32qu'il souhaitait
33:32que la mise sous administration
33:34temporaire des actifs
33:35soit annulée
33:36et il a évoqué
33:37la possibilité
33:38de recourir
33:39à des tribunaux internationaux
33:41mais d'après plusieurs sources,
33:43Stéphanie,
33:43Paris ne fera rien.
33:44Et pourquoi ?
33:45Paris n'intervient jamais
33:47sur ce type de dossier
33:48d'après un avocat rompu
33:50à ces contentieux internationaux,
33:52notamment pour des questions
33:53diplomatiques,
33:54à moins peut-être
33:55que ce soit Total
33:56qui soit un jour concerné.
33:57Elle lâche une source.
33:58Le cas ne pourra par ailleurs
34:00pas être traité
34:01par des tribunaux,
34:02ni en France,
34:03ni en Russie.
34:04Le contexte géopolitique
34:05bien évidemment
34:06complique la situation.
34:07Les Muliez vont devoir
34:09gérer seuls
34:10et la seule option
34:11pour eux,
34:12c'est de lancer
34:13un arbitrage international
34:15d'après un avocat
34:16du cabinet Archipel
34:17qui est spécialisé
34:18dans le contentieux
34:19et l'arbitrage international
34:20justement.
34:21Et en quoi ça consiste
34:22justement cet arbitrage ?
34:24C'est un tribunal
34:24qui est composé
34:26de trois arbitres
34:27qui sont totalement
34:28indépendants des États.
34:29Un tribunal qui statue
34:30donc sur ce type
34:31de contentieux.
34:32De fait,
34:33la France et la Russie
34:34sont liés depuis 1989
34:35par un traité bilatéral
34:37de protection
34:38des investissements.
34:39Il prévoit notamment
34:39une protection
34:40contre les expropriations,
34:42précise un expert.
34:43L'issue de la procédure
34:44ne fait aucun doute.
34:46D'après plusieurs sources,
34:47dans ce cas des actifs
34:48de la famille Muliez,
34:49Moscou sera condamné.
34:50La question,
34:51c'est quand et combien ?
34:53D'après le cabinet Archipel,
34:54il faut au moins
34:54deux ou trois ans
34:55avant une décision arbitrale
34:57et l'exécution ensuite
34:58peut prendre encore
34:59plusieurs années.
35:00Et puis encore,
35:01faut-il qu'en bout de course,
35:02l'État condamné
35:03consente à payer.
35:04Cela peut passer
35:05par une saisie
35:06des actifs.
35:07Un précédent
35:08est souvent cité,
35:09c'est l'affaire Youkos
35:10du don de l'ancien
35:10géant pétrolier russe
35:12dans le cadre
35:12d'un arbitrage
35:13international.
35:14Moscou a été condamné
35:16à payer 50 milliards
35:17de dollars
35:18à ses ex-actionnaires,
35:20mais il n'a toujours
35:22pas payé
35:23la totalité
35:23de la somme.
35:24L'État russe,
35:25c'est très compliqué
35:26de faire exécuter
35:27par les États
35:28ce genre de décision,
35:29qui plus est
35:30dans le contexte actuel,
35:31mais les Muliez
35:31n'ont pas franchement
35:32d'autres solutions
35:33s'ils ne comptent pas
35:34tout perdre en Russie.
35:35Merci beaucoup,
35:36Pauline Tadeva.
35:37On parle cybersécurité
35:39à présent avec une start-up
35:41Fleuret AI
35:41qui annonce aujourd'hui
35:43une levée de fonds
35:44de 4 millions d'euros.
35:46Bonsoir,
35:46Yanis Grigui.
35:48Bonsoir.
35:48Vous êtes cofondateur
35:49et PDG
35:50de Fleuret AI,
35:51start-up spécialisé
35:52dans l'automatisation
35:54des tests d'intrusion
35:55grâce à des agents d'IA.
35:57L'objectif,
35:58en clair,
35:59c'est d'identifier
36:00les vulnérabilités
36:01des entreprises
36:02avant même
36:02qu'elles soient
36:04mises au jour
36:05par des hackers.
36:06Exactement.
36:06Aujourd'hui,
36:07il y a deux équipes
36:08en cybersécurité,
36:09donc l'équipe de défense,
36:10la Blue Team,
36:11qui va permettre
36:12de réagir
36:12quand on se fait
36:13vraiment attaquer
36:13et l'autre équipe
36:14qui est la Red Team
36:15dont nous,
36:16on fait partie,
36:16qui permet de prévenir
36:17en essayant
36:18avec des hackers éthiques
36:19de trouver des vulnérabilités
36:21en amont
36:21pour aider les entreprises
36:22à les corriger.
36:23Et d'habitude,
36:24les entreprises,
36:25elles ont recours
36:26à des cabinets spécialisés
36:28pour faire appel
36:30à cette Blue Team.
36:31En quoi vous vous différenciez
36:32de ces cabinets ?
36:33Exactement.
36:34Donc aujourd'hui,
36:35dans la Red Team,
36:36il y a des cabinets spécialisés
36:38qui déploient
36:38des consultants
36:40dans les entreprises.
36:41Ça peut durer
36:41une semaine,
36:42deux semaines,
36:42prendre énormément de temps
36:43et ce travail est très rare,
36:45déjà,
36:45puisqu'il y a peu
36:46de pen-testeurs en France.
36:47Donc le pen-testeur,
36:48c'est le métier
36:48de hacker éthique.
36:49Et donc aujourd'hui,
36:50on se rend compte
36:50que par IA,
36:51avec la croissance
36:52du niveau des modèles
36:53d'intelligence artificielle,
36:54on est capable
36:54d'automatiser
36:55de plus en plus de tâches.
36:56Et donc c'est ça
36:57qu'on fait chez Fleury.
36:58Frédéric ?
36:58Aujourd'hui,
36:59on a vu des agents IA
37:00qui étaient lancés
37:01par des tests
37:02comme chez OpenAI
37:02et qui ont pris
37:03quelques libertés
37:04en allant pirater
37:05chez GingFace,
37:06on a encore entendu
37:07chez Google
37:08et que j'ai Mini
37:08qui étaient chez les entreprises.
37:09Comment vous faites,
37:10vous,
37:10pour justement
37:11les maintenir
37:11dans un cadre
37:14où ils vont respecter
37:16ce que l'on va leur demander,
37:17ils ne vont pas
37:17aller se balader
37:18un peu partout
37:20et trouver des failles
37:21un peu plus importantes,
37:23voire les créer
37:23et les exploiter surtout ?
37:25Donc complètement,
37:25c'est quelque chose
37:26qu'on voit assez souvent
37:26sur nos bandes tests
37:27et qu'on a vu souvent
37:28au début.
37:29Globalement,
37:29c'est par l'expérience,
37:30le fait de tester
37:31énormément de choses,
37:32de tester énormément de modèles,
37:33avoir une vélocité aujourd'hui,
37:34c'est le plus important
37:35dans les startups
37:36de notre stage
37:38pour aller plus vite,
37:39voir ce qui sort.
37:40Mais aujourd'hui,
37:41notre enjeu
37:42et ce qu'on fait,
37:42c'est la capacité
37:43à passer de modèles
37:45généralistes
37:46à les exploiter
37:47en entreprise
37:48sur des grandes surfaces
37:49et de manière sécurisée.
37:50C'est complètement l'enjeu
37:51qu'on vient essayer
37:52d'aller bloquer.
37:52Et vos agents IA,
37:54aujourd'hui,
37:54ils utilisent
37:56des modèles chinois
37:56en open source,
37:58c'est ça ?
37:58Est-ce qu'il n'y a pas
38:00quand même un problème
38:00de souveraineté ?
38:02Alors aujourd'hui,
38:02on a deux options,
38:03globalement,
38:04trois options.
38:05Soit on passe par
38:06des modèles propriétaires américains,
38:08donc Anthropic,
38:09OpenAI,
38:09sauf que toute la donnée
38:10de nos clients
38:10serait exportée aux Etats-Unis,
38:12ce qui est naturellement
38:12quelque chose
38:12que nos clients ne souhaitent pas.
38:14Soit on utilise
38:14des modèles open source,
38:15et là aujourd'hui,
38:16on a deux solutions,
38:17soit passer par des modèles
38:18français comme Mistral,
38:19par exemple,
38:20soit passer par des modèles chinois.
38:21En pratique,
38:21nous aujourd'hui,
38:22ce qu'on cherche pour nos clients,
38:23c'est le plus de performance possible.
38:25Et ce qui est mis en avant,
38:25c'est que les modèles chinois
38:26ont de meilleures performances.
38:27Donc tout est hébergé
38:28en France,
38:30chez un provider cloud
38:31qui s'appelle Scaleway.
38:32Donc aucune de nos données
38:33ne passe à l'étranger
38:35chez les Chinois,
38:35même si les modèles de fondation
38:37sont normalement chinois.
38:38Mais ça veut dire
38:38que si le modèle Mistral,
38:39par exemple,
38:40devient plus performant
38:41par rapport au modèle chinois,
38:42ça voudrait que vous pourriez
38:43basculer
38:45en utilisant
38:45les modèles de Mistral ?
38:47Complètement.
38:48Notre moteur de test
38:50est modèle agnostique,
38:51et donc ça nous permet
38:52d'échanger
38:53et de mettre
38:53plusieurs différents modèles
38:54à l'intérieur.
38:55Et donc complètement,
38:55si Mistral repasse devant,
38:56on utilisera Mistral naturellement.
38:57Vous venez de lever
38:58donc 4 millions d'euros,
39:00c'est pour faire quoi concrètement ?
39:01Aujourd'hui,
39:02les gros enjeux
39:03sont dans l'équipe technique,
39:04puisqu'il y a énormément de choses
39:05à faire grossir
39:05autour du cœur de métier
39:07qu'est l'open test
39:07dont on parlait tout à l'heure.
39:09Donc découvrir la surface
39:10de nos clients
39:10et les aider à remédier
39:12aux vulnérabilités,
39:12ce qui est aussi un autre métier.
39:14Et donc c'est vers là
39:14qu'on tend
39:14pour pouvoir donner
39:16une plateforme
39:16de cybersécurité offensive
39:18pour des clients entreprises
39:19le plus tôt possible.
39:20Qu'est-ce qui va faire
39:21que vous allez réussir
39:22à vous glisser sur un marché
39:23où il y a une forte concurrence ?
39:24Quand on parlait des cabinets,
39:25des grands cabinets
39:25qui font des pen tests,
39:26les plateformes de cyber
39:27qui font elles aussi leurs tests,
39:29voire les modèles eux-mêmes
39:31qui proposent,
39:31je parlais d'open AI à l'instant,
39:33comment Offer AI
39:34va réussir à se faufiler
39:35un peu sur ce marché ?
39:36Donc globalement,
39:37il y a de gros enjeux.
39:38Le premier,
39:38par rapport au cabinet
39:39de pen test classique,
39:40c'est un enjeu de prix
39:41et de temps.
39:42Souvent, par exemple,
39:42on a bossé avec des clients
39:44qui sont en période de crise,
39:45qui viennent de subir
39:46des cyberattaques.
39:47Le plus important pour nous,
39:48c'est de leur donner
39:48des résultats le plus possible,
39:50ce qui est quelque chose
39:50que les cabinets classiques
39:51ne peuvent pas faire.
39:52Nous, on est capable
39:53au bout de 8 heures
39:54de donner les premiers résultats
39:55et un test complet
39:56en moins de 48 heures,
39:57ce qui a une grosse importance
39:59pour beaucoup de nos clients.
40:01Merci beaucoup,
40:04Yanis Grigy.
40:07J'hésite à chaque fois.
40:08Merci beaucoup,
40:09cofondateur et PDG
40:11de Fleuret AI.
40:12Dans un instant,
40:12on va parler de l'Espagne
40:13parce que Pedro Sanchez
40:15convoque des élections législatives
40:18anticipées le 29 novembre prochain.
40:20Le premier ministre espagnol
40:22était au pied du mur
40:23face à la crise du logement.
40:25On fait le point dans un instant.
40:25A tout de suite.
40:27BFM Business présente
40:32Le 18h écho,
40:34Stéphanie Collot.
40:35On poursuit le 18h écho
40:36à l'international en Espagne
40:38avec cette décision
40:39de Pedro Sanchez
40:40de convoquer
40:41des élections législatives
40:43anticipées.
40:44Elles se tiendront
40:46le 29 novembre prochain.
40:47Le déclencheur
40:48de cette décision,
40:50c'est le rejet
40:51de deux décrets
40:52vendredi dernier.
40:53Les textes avaient
40:53pour ambition
40:54de limiter
40:54les hausses de loyers,
40:55freiner les expulsions
40:57des logements
40:58et freiner aussi
40:59la spéculation immobilière.
41:00On fait le point
41:01avec Jésus Castillo.
41:02Bonsoir.
41:03Bonsoir.
41:03Vous êtes économiste
41:05spécialiste de l'Europe du Sud
41:06chez Natixis.
41:08Le problème d'accès
41:10aux logements
41:10qui affectent l'Espagne
41:11depuis des années
41:12a déclenché dans le pays
41:13un vaste mouvement
41:15de contestation,
41:16de protestation.
41:17Je vous propose
41:18d'écouter Geoffroy Rezer,
41:21le cofondateur
41:21de Terre-Etat
41:22qui nous explique
41:23les raisons
41:23de ce mouvement.
41:26La problématique
41:27c'est que le déficit
41:27de logements
41:28est apparu,
41:29avant il n'y en avait pas,
41:30est apparu en 2020
41:31et depuis six ans,
41:33consécutivement,
41:34chaque année,
41:35on augmente
41:35le déficit
41:36de logements
41:36de 150 000 logements
41:38de plus
41:38manquant à l'appel.
41:40Parce que justement
41:40le modèle
41:41aujourd'hui
41:43espagnol,
41:43c'est un modèle
41:44avec de l'immigration
41:44massive,
41:45elle n'est pas compensée
41:46par la création
41:47de logements.
41:47Et donc du coup,
41:48ça participe
41:49à une hausse
41:50des loyers
41:51énorme,
41:51extrêmement rapide,
41:52alors qu'évidemment
41:53les salaires
41:53n'augmentent pas
41:54dans ces proportions-là.
41:57Jésus Castillot,
41:58pourquoi la construction
41:59n'a pas suivi
42:00l'immigration massive
42:02encouragée
42:02par le gouvernement ?
42:04Alors c'est vrai
42:04que comme ça a été
42:05souligné dans le son
42:07qu'on vient d'entendre,
42:08il y a eu une croissance
42:08quand même très rapide
42:09de la population,
42:10donc ça,
42:10ça a créé un effet
42:12qui est difficile à suivre
42:13et puis derrière,
42:14il y a peut-être eu
42:14une compétition
42:16entre les usages
42:18qu'on va faire
42:18de ces logements
42:19avec aussi,
42:20quand on regarde
42:20l'évolution de l'économie
42:21espagnole,
42:22une très forte croissance
42:23du tourisme
42:23et du coup,
42:24peut-être une allocation
42:25des ressources
42:26vers d'autres types
42:27de construction
42:30qui n'étaient pas
42:31liées directement
42:32à l'usage
42:33Habitat
42:34qu'on attend
42:35d'habitude.
42:36Donc,
42:37une croissance rapide
42:38de la demande,
42:39une offre insuffisante,
42:40des promoteurs immobiliers
42:42qui ont aussi
42:43été fortement touchés
42:44par la post-crise
42:46immobilière
42:47de 2008.
42:48C'est ça,
42:48c'est que d'habitude,
42:49le pays a quand même
42:50eu l'habitude
42:51de construire
42:52beaucoup de logements
42:52et rapidement
42:53avant la crise.
42:55Oui,
42:55avant la crise,
42:56je veux dire,
42:56jusqu'en 2006-2007,
42:58en fait,
42:58c'était carrément
42:59super impressionnant.
43:01On construisait
43:01plus de logements
43:03en Espagne
43:03qu'en France,
43:04en Italie
43:05et en Allemagne réunie.
43:07Donc,
43:07ça avait donné lieu
43:08à cette bulle immobilière
43:10qui a éclaté
43:12et qui a coûté
43:13très cher au pays.
43:14Mais derrière,
43:15c'est vrai qu'on ne retrouve
43:16pas cette dynamique
43:17alors qu'il existe
43:18une demande.
43:19Mais il faut aussi
43:20que cette demande
43:21elle-même puisse être
43:22solvable
43:23pour pouvoir faire face
43:25et inciter
43:26à la construction
43:27de ces logements.
43:27Alors,
43:28le pays,
43:28il est passé
43:29d'un état
43:30pointé du doigt
43:31pendant la crise
43:32des dettes souveraines
43:33en Europe
43:34à l'état
43:36de locomotive
43:37de la zone euro
43:38aujourd'hui.
43:39Ce qui est quand même
43:39une évolution incroyable.
43:41Comment vous l'expliquez ?
43:43Alors,
43:43ça s'explique
43:44par le fait
43:44que la reprise
43:46de la croissance économique
43:47à partir de 2021
43:48à la sortie
43:50des confinements
43:51et du Covid
43:52s'est beaucoup basée
43:53sur la demande domestique.
43:54Donc,
43:55l'Espagne a été
43:55moins dépendante
43:56je dirais
43:57du cycle mondial
43:59du commerce extérieur.
44:01Et donc,
44:01des chocs ?
44:02Et donc,
44:02des chocs,
44:03les chocs liés
44:03aux droits de douane.
44:04Les chocs liés
44:05au prix de l'énergie.
44:07A bénéficié aussi
44:09indirectement
44:10du fait que
44:10les crises géopolitiques
44:12ont rendu
44:13un certain nombre
44:13de destinations
44:14qui étaient avant
44:15attrayantes
44:16pour les touristes
44:16moins attrayantes.
44:17Et donc,
44:17il y a eu un report
44:18du tourisme
44:19sur des destinations
44:20plus sûres.
44:21La France,
44:21on a bénéficié aussi.
44:22L'Italie,
44:23l'Espagne,
44:24parce que c'est
44:25des destinations
44:26sursanitairement,
44:27sur au plan sécuritaire.
44:28est donc
44:30une économie
44:31qui a reposé
44:34davantage
44:35sur sa demande
44:35domestique,
44:36donc moins
44:37exposée
44:38aux aléas
44:39du cycle mondial.
44:40Est-ce qu'avec
44:41une croissance
44:41de 3,5%
44:42en 2024,
44:432,8%
44:44en 2025,
44:45peut-être 2,6%
44:46cette année,
44:46une dette publique
44:48sous les 100%
44:49du PIB,
44:50un taux de chômage
44:51qui retombe
44:52sous les 10%
44:53au deuxième trimestre,
44:54ça reste élevé,
44:55mais c'est quand même
44:55beaucoup moins
44:56que les 18%
44:58que les Espagnols
45:00ont pu connaître.
45:01Est-ce qu'on peut parler
45:02de miracle espagnol
45:03ou c'est un peu trop ?
45:04Alors c'est vrai
45:05que la question
45:06qu'on se pose,
45:07c'est face à ce cycle,
45:09ce cercle un peu vertueux,
45:10il y a des créations
45:11d'emplois,
45:12donc du coup ça crée
45:12de la consommation,
45:13ça crée de l'investissement,
45:14donc ça fait de la croissance,
45:15donc ça incite
45:16à créer davantage d'emplois.
45:17Qu'est-ce qui fait
45:19dérailler aujourd'hui
45:20l'économie espagnole ?
45:21Alors peut-être
45:22qu'un des facteurs
45:24qui pourrait aujourd'hui
45:25venir mettre
45:26des grains de sable
45:27dans les rouages,
45:28c'est l'inflation.
45:294% d'inflation en Espagne,
45:32c'est beaucoup,
45:344% attendu en moyenne
45:36cette année.
45:36À cause des prix de l'énergie
45:38comme en France par exemple ?
45:39À cause des prix de l'énergie,
45:41à cause des déséquilibres
45:42qu'on peut avoir aussi
45:44sur les prix de l'alimentation
45:45et des choses comme ça,
45:47mais c'est principalement
45:48l'énergie qui vient
45:51impacter l'inflation espagnole.
45:53Et y a-t-il aussi
45:54un problème de salaire
45:55en Espagne ?
45:56Alors, on a dit
45:58qu'il y a beaucoup
45:58d'emplois qui ont été créés.
46:00Si on prend depuis
46:01la sortie du Covid 2021,
46:03c'est 3,5 millions d'emplois
46:04qui ont été créés.
46:05Donc ça fait 18%
46:07de croissance
46:08cumulée depuis 2021
46:09jusqu'à aujourd'hui.
46:11Mais après,
46:12c'est des emplois
46:13qui sont créés
46:13dans des secteurs
46:14où les salaires sont bas.
46:15Donc il y a plus de monde
46:17qui travaille,
46:17mais avec des salaires
46:18peu élevés.
46:19Ça fait du pouvoir d'achat,
46:21mais ça fait quand même
46:22un problème
46:23de pouvoir d'achat
46:25parce que qu'est-ce qu'on peut faire
46:26avec des petits salaires ?
46:27Et on revient juste
46:29sur l'accès au logement
46:31et la capacité
46:32à s'endetter
46:32pour acquérir
46:33un logement.
46:35La situation
46:36est presque inversée
46:37aujourd'hui
46:37entre les pays du Sud
46:39qui étaient donc
46:41empêtrés
46:42dans cette crise
46:42de la dette
46:43et les pays du Nord
46:47comme la France
46:48par exemple
46:49qui sont aujourd'hui
46:50enferrés
46:51dans une crise
46:51de la dette.
46:52Mais sauf que les pays du Sud
46:53aujourd'hui
46:53ce sont davantage
46:54ceux qui tirent
46:55la zone euro.
46:57Qu'est-ce que
46:58les pays du Sud
46:59ont fait
46:59que des pays
47:01comme la France
47:01n'ont pas fait ?
47:02Alors c'est vrai
47:03qu'ils partaient
47:04d'un point
47:05d'un très gros
47:07déséquilibre
47:07de leurs finances publiques.
47:09L'Espagne
47:10typiquement
47:10jusqu'à la crise
47:11de 2008
47:12avait même
47:13des excédents
47:14budgétaires primaires
47:15mais qui étaient basés
47:15sur une croissance
47:18qui était basée
47:19sur une bulle immobilière.
47:20Quand la croissance
47:21s'effondre
47:22avec l'éclatement
47:22de la bulle immobilière
47:23et la crise financière
47:25les recettes fiscales
47:26s'effondrent
47:26et en contrepartie
47:27il y avait des recettes
47:29des dépenses
47:30publiques
47:31qui elles
47:32sont restées
47:32et même ont augmenté
47:34à cause des dégraces
47:35ou à cause
47:35je ne sais pas
47:36des dépenses
47:37de transfert
47:37et de prestations sociales.
47:39Donc il faut
47:39ré...
47:40C'est des pays
47:41qui ont dû rééquilibrer
47:42en revoyant
47:43leurs dépenses
47:43mais aussi
47:44en revoyant
47:45la structure même
47:47de leur fiscalité
47:48pour avoir
47:50des recettes
47:50un petit peu plus stables
47:51et moins dépendantes
47:52du cycle économique.
47:53L'Espagne
47:54je vous disais
47:55on ne part pas
47:55du même point
47:56il y a 10 points
47:57d'écart
47:57entre le taux
47:58de prélèvement
47:59public obligatoire
48:00entre l'Espagne
48:02et la France.
48:02Donc la France
48:03on sait
48:04c'est un pays
48:05où la fiscalité
48:06est extrêmement importante
48:07donc a peut-être
48:08moins de marge
48:08de manœuvre
48:09de ce côté-là
48:09que l'Espagne.
48:11L'Espagne à l'époque
48:11avait augmenté
48:12sa TVA
48:13très significativement.
48:14Et avait fait aussi
48:15une réforme des retraites ?
48:16Avait fait une réforme des retraites
48:18avait joué un petit peu
48:19sur tous les leviers
48:20c'est aussi bien
48:21augmenter
48:22la collecte d'impôts
48:23que de baisser
48:23les dépenses publiques
48:24et c'est malheureusement
48:25malheureusement
48:26en tout cas
48:27c'est comme ça
48:27qu'il faut envisager
48:28les choses aujourd'hui
48:29en France
48:30il n'y a pas de recette miracle
48:31il y a plusieurs leviers
48:33à activer.
48:33Est-ce que la crise politique
48:35dans laquelle
48:37entre l'Espagne
48:39peut selon vous
48:41freiner le développement
48:42économique du pays ?
48:43Alors l'Espagne
48:44a été jusqu'à présent
48:46assez immune
48:47finalement
48:47à ce cycle politique
48:49parce que c'est pas
48:50la première fois
48:51qu'on est dans une période
48:53un petit peu
48:53d'incertitude politique
48:54on a eu le cycle
48:55là
48:552023
48:57les précédentes élections
48:58qui étaient aussi
48:59des élections anticipées
49:00suite à une lourde défaite
49:02à des élections locales
49:03du gouvernement
49:03de Pedro Sanchez aussi
49:04on a eu le cycle
49:06de 2015
49:06avec trois élections
49:08successives
49:09jusqu'à la prise de pouvoir
49:11par Mariano Rajoy
49:12à l'époque
49:13donc il y a
49:14il y a
49:15une sorte d'habitude
49:17finalement
49:17une habitude en fait
49:19on a appris à gouverner
49:20et à gérer
49:21le pays
49:22malgré l'État
49:23on a davantage appris
49:24à passer d'un système
49:25qui était bipartisan
49:26avec des alternances
49:27entre le parti socialiste
49:29et le parti populaire
49:30à un monde
49:31où il faut
49:32gouverner en coalition
49:33donc mettre de l'eau
49:35dans son vin
49:36accepter un petit peu
49:37de prendre
49:37à droite
49:38à gauche
49:39et puis créer
49:40des coalitions
49:41qui permettent de gouverner
49:42ce qui aujourd'hui
49:43en France
49:43j'allais vous demander
49:45est-ce que vous pensez
49:46que c'est possible en France
49:47peut-on transposer ce modèle
49:48c'est une opinion
49:49toute personnelle
49:49mais vu la fragmentation
49:51politique aujourd'hui
49:52on est au début
49:53de la campagne électorale
49:54donc c'est vrai
49:55que chacun se replie
49:56sur ses positions
49:57et à des positions
49:58extrêmement fermes
49:59on verra dans quelques mois
50:00comment chacun
50:01revoit son discours
50:03on verra ça
50:05on en reparlera
50:05très certainement
50:06merci beaucoup
50:07Jésus Castillo
50:07je rappelle que vous êtes
50:08économiste spécialiste
50:10de l'Europe du Sud
50:11chez Natixis
50:12dans un instant
50:13sur BFM Business
50:14c'est Tech & Co
50:15présenté par François Sorel
50:16très bonne soirée
50:17à demain
50:18le 18h éco
50:20sur BFM Business

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