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  • il y a 2 mois
Ce mardi 8 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une
00:14de ce mardi 8 septembre.
00:16C'est cette levée de fonds massive de Mistral qui lève 3 milliards d'euros notamment auprès de Samsung.
00:21Un tour de table qui permet à l'entreprise d'accélérer dans la recherche pour continuer la course mondiale à
00:27l'IA.
00:28De plus en plus coûteuse et concurrentielle, décryptage de Frédéric Simotel et Julie Huguet, directrice de la mission French Tech
00:35dans un instant.
00:36En revanche, la France ne brille pas dans le dernier classement PISA, loin de là.
00:40Même si la régression est mondiale, les résultats des élèves français sont les plus bas jamais mesurés.
00:46Est-ce que cela condamne l'économie française à long terme ?
00:49On en débat dans un quart d'heure avec Anthony Morley, la Vidali, économiste chez Rexecode.
00:54Et Guillaume Duval, coprésident du club Maison Commune et ancien rédacteur en chef d'Alternatives Économiques.
01:01On parlera de souveraineté européenne aussi en matière de semi-conducteurs.
01:04L'entreprise française Caleray a changé de modèle l'année dernière et ça semble porter ses fruits depuis.
01:10Son patron sera sur ce plateau à 18h35.
01:14Et puis les négociations entre Kiev et Moscou pourraient reprendre dans les prochains jours sous le patronage de Washington.
01:21C'est en tout cas le souhait de Volodymyr Zelensky.
01:24Le Kremlin se dit ouvert.
01:25Alors, une nouvelle fenêtre diplomatique est-elle en train de s'ouvrir ?
01:28On fait le point à 18h45 avec Ulrich Brunat, analyste géopolitique spécialiste de l'Europe centrale et de l'Europe
01:36de l'Est.
01:40Mistral lève donc 3 milliards d'euros.
01:44C'est désormais l'entreprise d'intelligence artificielle la mieux valorisée en Europe à 21 milliards d'euros contre 11
01:51milliards il y a à peine un an.
01:53Bonsoir Julie Huguet.
01:55Bonsoir.
01:55Vous êtes directrice de la mission French Tech, également sur le plateau Frédéric Simotel.
02:00Bonsoir.
02:00Bonsoir Stéphanie.
02:01Éditorialiste tech au sein de BFM Business.
02:05Samsung, Nvidia, Salesforce, ASML ont participé à ce nouveau tour de table.
02:11Est-ce que ça montre qu'on peut encore lever des milliards en France Julie Huguet ?
02:14Oui, je crois que c'est la plus grande levée européenne.
02:17Ça envoie un signal qui est clairement positif.
02:19Et surtout, il y a énormément d'entreprises qui ne sont ni américaines ni chinoises qui ont investi dans cette
02:26troisième voie.
02:27Parce que Mistral reflète un peu cette troisième voie de l'intelligence artificielle.
02:30Il y a également Equity, le fonds suédois.
02:32Il y a également Scale Up Europe Fund, le nouveau fonds européen.
02:36Donc on arrive aujourd'hui avec un signal qui est fort.
02:38Oui, on peut créer des champions depuis la France et depuis l'Europe.
02:41Alors on va revenir sur le modèle de Mistral.
02:44Mais le niveau de valorisation de Mistral, on est encore loin des géants américains, par exemple, Frédéric.
02:50Oui, mais il faut arrêter de se comparer parce que là, on sera toujours déçus.
02:53On n'attendra pas les 600 milliards, les centaines de milliards.
02:56Non, ce qu'il faut voir, c'est qu'en Europe, c'est bien d'avoir ce Mistral qui est
03:01en train de monter en puissance auprès des grands groupes.
03:04Nous-mêmes, notre actionnaire CMACGM est un gros client de Mistral.
03:09Les IA qu'on utilise aujourd'hui en tant que salarié, ça vient de Mistral.
03:14Donc on voit que peu à peu, il y a cette stratégie de pénétrer davantage d'entreprises, de personnaliser un
03:19peu toutes ces IA.
03:20C'est un chemin différent que prennent les Open AI anthropiques.
03:23Et il vaut mieux parce que sinon, c'est tellement de milliards et un bon jour, il aurait fallu partir.
03:28Et là, on sent, il y avait une interview dans les échos d'Arthur Mensch, l'un des trois cofondateurs
03:33de Mistral ce matin,
03:34qui le dit bien, il veut ancrer quand même solidement Mistral, leur R&D en Europe,
03:39mais en faire quand même un acteur envergure internationale.
03:42Et c'est ça qui est bien aussi, c'est qu'on voit dans beaucoup d'investisseurs américains,
03:47mais là, on voit Samsung, donc un investisseur coréen spécialisé dans les mémoires.
03:51Enfin voilà, on voit un peu cette diversification aussi dans les actionnaires, ce qui est plutôt pas mal.
03:56Après, moi, le seul regret, enfin l'un des regrets que j'ai aujourd'hui,
04:00c'est que Mistral est encore un acteur trop, enfin français, avec une perception française.
04:04On sent pas l'Europe prête à s'engager tous derrière Mistral.
04:10C'est un peu plus convainc.
04:11Donc c'est encore une limite dans le modèle de Mistral.
04:13Mistral aimerait être cette action européenne.
04:15Mais voilà, on sent qu'au niveau politique, vous voyez ce qu'on a fait avec Airbus,
04:18où un jour, des gouvernements se sont dit, bon allez, l'Espagne, l'Allemagne, la France,
04:21chacun se met, on se met autour d'une table, on va construire ça,
04:24et il devient le premier avionneur mondial.
04:27En Europe, autour de l'IA, on sent pas encore cette volonté.
04:31Et puis en plus, avec ce qui se passe en Allemagne,
04:33on voit que tout le monde n'a pas forcément envie d'avancer sur la même voie.
04:37Donc c'est un petit peu le regret, mais enfin, malgré tout, il faut quand même se réjouir.
04:41On nous aurait dit ça il y a 3-4 ans, on n'y aurait pas cru.
04:45Oui, effectivement.
04:46Ça veut aussi dire, Julie Huguet, que Samsung est devenu un acteur incontournable
04:51de l'écosystème French Tech aujourd'hui, un acteur financier incontournable.
04:55Oui, alors en fait, ce que ça veut surtout dire,
04:58c'est qu'on est en train de construire une troisième voie à l'intelligence artificielle
05:01qui n'est pas que européenne.
05:03Donc effectivement, il y a un enjeu de créer ce marché européen,
05:07de créer vraiment les bonnes conditions en Europe pour mieux travailler ensemble.
05:11Mais en fait, on se rend compte qu'aujourd'hui,
05:13il y a d'autres pays qui sont intéressés par créer cette troisième voie
05:17entre les États-Unis et la Chine.
05:19La Corée en fait partie, le Japon, je pense le Canada, les pays du Golfe,
05:24l'Amérique latine par exemple, l'Inde dans laquelle on était récemment,
05:27sont tout autant de pays qui ont envie de collaborer,
05:30que ce soit au niveau de la recherche en intelligence artificielle,
05:35aussi sur des sujets comme la robotique d'ailleurs ou le quantique,
05:39jusqu'aux infrastructures et dans la création d'un marché commun.
05:44Donc c'est ça qui est intéressant aussi quand on voit Samsung investir dans Mistral,
05:47c'est que c'est la preuve qu'aujourd'hui, il y a des rapprochements qui sont concrets,
05:51ça se matérialise entre la Corée typiquement et l'Europe.
05:54Frédéric Simotel, la force de Mistral, c'est cette troisième voie qu'il est en train de construire ?
05:58Oui, cette troisième voie, je rajouterais juste quelque chose par rapport à la Corée du Sud,
06:01il faut voir aussi la situation de la Corée du Sud, ça nous paraît très loin,
06:04mais la Corée du Sud, ils sont entourés d'ennemis,
06:05entre la Corée du Nord, la Chine, ils ne s'entendent pas très bien avec le Japon,
06:09et c'est vrai qu'avoir un acteur occidental comme la France, comme l'Europe pour la Corée,
06:13c'est vraiment intéressant à tout un point de vue,
06:16pour faire autour de leurs voitures, leurs robots, justement Samsung,
06:21tout ce qui va être la technologie, les batteries, il y a vraiment pas mal de liens.
06:25Et oui, aujourd'hui Mistral, en plus, fait le choix d'avoir,
06:29ils ont plusieurs, deux grandes choses,
06:33ils ont l'IA intégré auprès des entreprises,
06:35et puis autre chose, ils font une sorte de cloud IA,
06:38c'est-à-dire ils sont en train de monter leur infrastructure de calcul,
06:41d'hébergement et tout ça, de modèles,
06:43et ils vont proposer à la fois leur modèle, et puis ils sont en train d'héberger.
06:46Alors, certains diront, oui, il y a des modèles chinois,
06:48n'empêche que les entreprises s'en servent,
06:50c'est du modèle open source, donc il y a un peu plus de transparence dans tout ça,
06:54et ça aussi, ça commence à plaire pour les entreprises.
06:56Et il y a quelques mois, c'était en...
06:58le sommet Mistral, c'était en juin,
07:00enfin voilà, c'était au printemps dernier,
07:02le sommet Mistral à Paris,
07:03et quand on a envoyé toutes ces...
07:05il y a un monde de dingue, il y a des milliers de personnes,
07:07et c'était au Carousel du Louvre,
07:09et lorsqu'on discutait avec les industriels, qu'est-ce qui ressortait ?
07:12C'était, alors oui, la technologie,
07:13il ne faut pas qu'elle soit décevante,
07:15et elle ne l'est pas aujourd'hui, celle de Mistral,
07:17mais c'est surtout cet aspect souveraineté,
07:19on a un acteur européen qui nous garantit pas mal de choses,
07:22or, on voit aujourd'hui
07:23que c'est un sujet de plus en plus sensible,
07:26et pas seulement dans des activités
07:28de défense, militaire, etc.,
07:30ça devient un sujet sensible dans la finance,
07:32dans la santé, dans la recherche médicale...
07:34Mais est-ce qu'on peut dire que c'est un acteur européen ?
07:36Oui, mais avec un tel partenariat,
07:37une telle levée de fonds auprès de Samsung,
07:39est-ce qu'il y a toujours ce côté européen
07:42pour Mistral, Julie Huguet ?
07:44Ah oui, oui, tout à fait,
07:46l'ambition d'Arthur Mench,
07:49c'est de créer une entreprise
07:50qui devienne mondiale,
07:51qui devienne un géant,
07:52qui soit déployé dans plein de pays,
07:55mais qui reste une entreprise européenne,
07:56donc il a toujours cette stratégie,
07:58d'ailleurs pour ça qu'il y a quand même
07:59aussi beaucoup d'investisseurs européens
08:02qui sont aujourd'hui chez Mistral,
08:04il se déploie en priorité,
08:05évidemment il a une grande partie
08:07du marché français,
08:09il se déploie bien en Europe,
08:11il y a des, je pense par exemple
08:12à des partenariats avec BMW,
08:15avec EDF en France,
08:17CMA, CGM effectivement,
08:20mais il a une ambition mondiale,
08:22il veut se déployer à l'échelon mondial,
08:23Donc il faut faire des partenariats,
08:25il faut faire de levées de fond
08:26auprès des grands acteurs.
08:27Exactement,
08:27et le partenariat stratégique
08:29qu'il a notamment avec Microsoft
08:30sur les data centers,
08:32exactement,
08:33est très intéressant
08:34et c'est Jensen Wang qui le dit,
08:36c'est quand même Jensen Wang,
08:37c'est quand même l'entreprise d'IA
08:39par excellence,
08:40il faisait des semi-conducteurs
08:42aujourd'hui et des puces,
08:43aujourd'hui ils font tout
08:44et Jensen Wang le dit,
08:47celui qui maîtrise ces infrastructures
08:49maîtrise l'intelligence artificielle.
08:51Pourquoi ?
08:51Parce que si on a ces data centers en France,
08:54notre propre capacité de calcul
08:57hébergée en France,
08:58on peut la mettre à disposition
08:59de qui on veut
09:00et ça on l'a vu les derniers mois,
09:02on peut aussi en être privé
09:03si au contraire on soumet
09:04cette puissance de calcul
09:05à d'autres pays
09:06et donc ce que Arthur Mench
09:08est en train de faire avec Mistral
09:10envoie un bon signal,
09:11on crée nos propres data centers,
09:13il a un gros partenariat avec Microsoft
09:14qui pour la première fois,
09:16ça n'a jamais été fait,
09:17une entreprise aussi grosse
09:19vient utiliser les data centers
09:21français de Mistral,
09:23la puissance de calcul de Mistral
09:24et du coup ça permet aussi
09:26à Arthur de pouvoir l'utiliser
09:28pour Mistral
09:29et pour ses clients
09:30et de pouvoir
09:31exactement
09:31assurer l'autonomie
09:33des clients français
09:34et ça on sait que c'est un enjeu stratégique
09:36et en intelligence artificielle.
09:37Et on sait que la France a un atout,
09:38c'est l'énergie évidemment.
09:39Oui, c'est évidemment l'énergie.
09:41Puis si on regarde un peu
09:42l'histoire très très récente
09:44de l'IA,
09:44au moins l'IA générative
09:45et puis maintenant l'IA gentil
09:46avec tous ces allants qui arrivent,
09:47on voit quand même
09:48il y a trois,
09:49pour moi il y a trois grandes dates,
09:50il y a l'arrivée de l'IA générative
09:51donc fin 2022,
09:52tout le monde prend un choc
09:53un peu en voyant cette IA,
09:55c'est incroyable.
09:56Ensuite il y a un deuxième choc,
09:57mais on se disait
09:58ça y est les Américains
09:58sont en train de prendre
10:01la priorité,
10:02enfin sont en train de prendre
10:02le lead de tout ça.
10:03Il y a le phénomène
10:04qu'on a appelé le phénomène
10:05le Spoutnik un peu,
10:06c'est deep cycle chinois
10:07qui a dit nous avec beaucoup
10:08moins d'argent,
10:08on fait aussi bien.
10:09Donc on se dit
10:09ah tiens les Chinois
10:10sont bien présents
10:10et puis je rebondis
10:12sur ce que Julie disait
10:13sur il y a eu cet événement
10:15sur l'IA d'anthropique mythos
10:18où tout d'un coup
10:18les Américains ont dit
10:19oh là là non non
10:20elle est trop puissante,
10:21elle n'est pas assez sécurisée,
10:22on ferme les robinets.
10:23Et là on a des acteurs européens
10:24qui se sont dit
10:25bah flûte j'avais commencé
10:26depuis quelques heures
10:26à travailler dessus,
10:27on me ferme le robinet.
10:28Et ça c'est quand même,
10:29enfin voilà,
10:29tout ce cheminement
10:30fait qu'aujourd'hui
10:31on se dit qu'on doit avoir ça.
10:32Alors en France évidemment
10:33on a la production d'électricité,
10:35sur la distribution
10:36il faut encore travailler,
10:37mais enfin voilà
10:38on est en train de déployer
10:39les data centers,
10:40on a eu un débat l'autre soir
10:41pour voir que c'est pas aussi facile.
10:42Faut convaincre sur le terrain.
10:44C'est surtout politique
10:46parce que technologiquement parlant
10:48voilà,
10:48toutes les mesures sont faites
10:49autour de la faune,
10:50la flore,
10:50enfin pour monter tout ça.
10:52C'est un peu long,
10:53mais c'est un peu long justement
10:54parce qu'on veut prendre
10:54toutes les garanties.
10:56Mais voilà,
10:56la France a quand même,
10:57en plus c'est sur un bon réseau
10:59de fibres optiques aussi,
10:59il faut le rappeler,
11:00Marseille est un très gros nœud
11:01qui va vers plein d'endroits,
11:02on voit plein de fibres optiques arriver,
11:04on est un peu en Bretagne,
11:05enfin voilà,
11:05on est un lieu de passage aussi
11:06par l'axe,
11:08voilà,
11:08ce qui passe par le centre de la France,
11:10de Paris,
11:10on va ensuite vers les plateformes du Nord,
11:12donc voilà.
11:13On a beaucoup d'atouts,
11:14on a beaucoup d'atouts en France.
11:15Et les compétences aussi.
11:16Et les compétences.
11:18En tout cas,
11:19cette levée de fonds,
11:19elle témoigne aussi
11:20d'un marché dynamique
11:21dans la French Tech
11:23pour les startups
11:23selon le dernier baromètre
11:26France Digital et EY.
11:27Les indicateurs
11:29repartent à la hausse,
11:30Valentina Deby.
11:32Oui,
11:32et ce rebond,
11:33on le voit d'abord
11:33dans les levées de fonds.
11:354,58 milliards d'euros
11:37ont été levés
11:37par les startups françaises
11:38au premier semestre.
11:40C'est 65% de plus
11:41qu'il y a un an.
11:42Mais ce sont aussi
11:43les entreprises
11:44qui sont plus nombreuses.
11:45La France compte désormais
11:4618 000 startups,
11:48c'est environ
11:481800 de plus
11:49sur la période.
11:50Et le troisième indicateur
11:52qui repasse au vert,
11:53c'est l'emploi.
11:54Les startups de la tech
11:55représentent désormais
11:56530 000 emplois directs.
11:5830 000 emplois nets
11:59ont été créés en un an,
12:01soit une hausse de 6%.
12:02Et selon le baromètre,
12:04elles restent plutôt confiantes
12:05puisque près de 8 startups
12:06sur 10
12:06prévoient de recruter
12:07dans les 12 prochains mois.
12:09Alors derrière ces bons chiffres,
12:10le rebond reste quand même
12:11fragile, Valentina.
12:13Oui,
12:14car il est très concentré
12:15puisque si les montants levés
12:16ont bondi,
12:18les opérations,
12:18elles,
12:19ont reculé de 10%,
12:20seulement 280
12:21au premier semestre.
12:23concrètement,
12:24il a plus d'argent
12:24mais concentré
12:25sur moins d'opérations.
12:27La levée de fonds
12:27de 450 millions de dollars
12:29aujourd'hui
12:29de The Exploration Company
12:31en est un très bon exemple.
12:32Dès leur première grosse levée
12:34de fonds,
12:34plus de 80%
12:35des startups interrogées
12:36disent avoir du mal
12:37à trouver suffisamment
12:38de capitaux européens.
12:39Et lorsqu'elles passent
12:40à l'étape supérieure,
12:42c'est-à-dire quand elles veulent
12:43se développer à l'international,
12:44par exemple,
12:45le problème,
12:45il s'accentue.
12:46Plus de 70%
12:48des fonds de capital risque
12:49reconnaissent ne plus avoir
12:50suffisamment de moyens
12:51pour continuer à le financer.
12:53La France reste d'ailleurs
12:54derrière ses voisins.
12:56Presque 6 milliards d'euros
12:57levés en Allemagne
12:58et surtout presque 15 milliards
13:00au Royaume-Uni,
13:00c'est trois fois plus
13:01qu'en France.
13:02Et à l'approche
13:03de l'élection présidentielle,
13:04Valentine,
13:05qu'est-ce que réclament
13:05les startups en France ?
13:07La souveraineté arrive
13:09en tête des priorités
13:10puisque 43% des startups
13:12et scale-up interrogés
13:13réclament une commande publique
13:15plus souveraine
13:15et innovante,
13:1626% davantage de promotion
13:18des solutions françaises
13:19et européennes.
13:20Et c'est une préoccupation
13:21que partagent aussi
13:23les grands groupes
13:23puisque 9 sur 10
13:24considèrent désormais
13:26leur dépendance
13:26à certains fournisseurs étrangers
13:28comme un risque.
13:29Merci, Valentine.
13:31La France sait faire émerger
13:34des belles startups
13:35mais on n'arrive pas
13:36à les faire grandir.
13:37C'est ça le problème
13:37aujourd'hui, Julie Huguet ?
13:38Alors aujourd'hui,
13:39on peut dire qu'on a quand même
13:40de très belles entreprises
13:40qui sont matures
13:41mais pas encore au niveau
13:42de ceux qu'on voit
13:43effectivement naître
13:44aux Etats-Unis.
13:45Ça s'explique effectivement
13:46par plusieurs raisons.
13:48Le montant investi
13:49mais pas que
13:49parce qu'aujourd'hui,
13:50on a quand même
13:51de beaux investissements
13:52en Europe.
13:53La preuve en est encore
13:54avec cette levée de fonds
13:55aujourd'hui de Mistral.
13:57Néanmoins,
13:58là où on doit
13:59faire s'améliorer,
14:00c'est cette commande
14:01publique et privée.
14:03Créer ces conditions
14:04pour avoir un véritable
14:05marché européen
14:06qu'on n'a pas aujourd'hui
14:07parce que l'Europe
14:08reste fragmentée,
14:09parce que c'est encore
14:09des réglementations,
14:11des cultures différentes
14:11et surtout,
14:12on n'a pas encore
14:12ce réflexe d'achat.
14:14C'est aussi une transformation
14:15culturelle.
14:15C'est d'ailleurs pour ça
14:16qu'à la mission French Tech,
14:17on a lancé
14:17Choose European Tech
14:19pendant VivaTech
14:19qui a pour but justement
14:21d'engager un maximum
14:22de pays européens
14:23pour flécher cette commande
14:24publique et privée
14:25vers les startups
14:26parce que jusqu'à aujourd'hui,
14:28que faisait une entreprise
14:29ou que faisait un État,
14:30elle regardait si
14:31dans son pays
14:31il y avait une solution
14:33et s'il n'y en avait pas
14:34ou si la solution
14:35n'était pas au niveau,
14:35elle allait travailler
14:36avec des Américains.
14:37Grosso modo,
14:38je grossile très volontairement
14:39mais c'est ce qui se passait.
14:40Il n'y avait pas
14:41ce réflexe européen
14:42parce que peut-être
14:43qu'en France je n'ai pas
14:43mais qu'en Allemagne j'ai.
14:44Et si on veut voir émerger
14:46des champions
14:46au niveau européen,
14:48il faut créer,
14:48il faut qu'on ait
14:49ce réflexe de la commande
14:51et de flécher
14:52vers des entreprises,
14:53d'avoir un listing
14:53d'entreprises européennes
14:54qui seront nos futurs champions.
14:56On peut y croire à ça ?
14:57Oui, on peut y croire
14:58mais alors même si
14:58on nous regarde
14:59par rapport aux Britanniques
15:00qui sont,
15:01je crois que c'est à peu près
15:0215 milliards de levées
15:04ou les Allemands
15:05on est en troisième position
15:06mais nous,
15:07enfin ce que l'on voit
15:08c'est quand même
15:08nos start-up,
15:09notamment dans l'IA,
15:09elles poussent
15:10beaucoup plus vite,
15:11elles vont plus vite.
15:12Elles ont une hausse
15:13aussi significative
15:14de leur valeur aussi
15:15parce que ça aussi
15:15c'est quelque chose d'important
15:16c'est bien de lever des fonds
15:17mais si l'entreprise
15:19réussit à créer
15:21cette valeur
15:22et devient plus importante,
15:23c'est pour ça
15:23que les investissements
15:24c'est pas toujours
15:25enfin c'est un indicateur
15:26mais c'est pas le seul
15:27il faut regarder
15:28le nombre d'opérations
15:30est-ce que c'est très essaimé
15:31est-ce que c'est concentré
15:32sur quelques-unes
15:33et puis surtout
15:34qu'est-ce que ça crée
15:34comme valeur
15:35quand on voit
15:353 milliards de levées
15:36pour Mistral
15:37et puis ça on fait
15:38une entreprise
15:38de 21 milliards
15:40ben voilà
15:40là on voit
15:41qu'il y a une vraie valeur
15:42créée
15:42donc il faut regarder tout ça
15:43après bien entendu
15:44il faut passer
15:46c'est toujours la même chose
15:47passer à l'échelle européenne
15:48et puis là
15:49il y a tellement de choses
15:50j'ai discuté l'autre jour
15:51avec le fondateur de Penny Lane
15:53donc dans les chaînes de compta
15:54mais combien de fois
15:56il s'est arraché les cheveux
15:56parce que quand il monte sa boîte
15:58quand il va monter
15:58une filiale aux Pays-Bas
16:00et bien il faut reconvaincre à nouveau
16:02il va aller en Espagne
16:04il faut reconvaincre à nouveau
16:05alors que finalement
16:06une comptabilité d'entreprise
16:07c'est un peu la même partout
16:08il faut un peu un peu adapté
16:09mais voilà
16:10il faut un peu unifier tout ça
16:11et effectivement
16:12cette commande publique
16:12ça aussi c'est un élément important
16:14il y a un autre problème
16:15auquel la France
16:16va peut-être être confrontée
16:17en tout cas les patrons de start-up
16:18c'est la formation
16:20parce qu'aujourd'hui
16:21vous l'avez dit Frédéric
16:21on a des excellents ingénieurs
16:23mais le classement PISA
16:24qui vient de sortir ce matin
16:27nous fait dire
16:27que peut-être que l'avenir
16:28va être compliqué
16:29non Frédéric
16:30vous n'êtes pas d'accord
16:30non enfin
16:31le classement PISA
16:31il y a plusieurs choses
16:32mais il faut quand même regarder
16:33ce qui est comparable
16:34on n'enseignait pas les mêmes choses
16:35dans les années 80
16:37qu'aujourd'hui
16:39aujourd'hui
16:40par exemple
16:41dans les années 80
16:41on enseignait beaucoup de géométrie
16:43on ne faisait pas tellement
16:44de probabilité
16:44pas beaucoup de choses
16:46on pourrait demander à Jean-Marc Daniel
16:47c'est un expert dans ce domaine
16:48et les matières ont un peu changé
16:50et c'est vrai qu'aujourd'hui
16:51on est moins bon
16:52sur certaines matières
16:53parce qu'on les étudie beaucoup moins
16:54parce qu'on en a moins besoin
16:55aujourd'hui des ingénieurs
16:56enfin tout ce qui est géométrie
16:58on a des ordinateurs
16:59qui font ça très bien
16:59par contre
17:00sur la data science
17:02ce genre de choses
17:03c'est des choses
17:04qu'on enseignait moins avant
17:05on continue à les enseigner aujourd'hui
17:06bon malgré tout
17:07il faut quand même se méfier
17:09on perd un peu du niveau
17:10mais on ne compare pas
17:12les mêmes choses
17:13enfin sur certains points
17:14on ne compare pas les mêmes choses
17:15en tout cas
17:15on va en débattre
17:16dans un instant
17:17sur BFM Business
17:17restez avec nous
17:18merci beaucoup Julie Huguet
17:20je rappelle que vous êtes
17:20directrice de la mission French Tech
17:22merci Frédéric Simotel
17:23on vous retrouve
17:24à 19h dans Tech & Co
17:25avec François Orel
17:26dans Tech & Co
17:26pour reparler de tout ça
17:27enfin pour continuer
17:28à approfondir tous ces sujets
17:29et nous on se rejoint
17:30dans un instant
17:30pour le débat
17:31à tout de suite
17:40C'est l'heure du débat
17:42sur BFM Business
17:43les élèves français
17:44continuent de décrocher
17:45c'est le constat
17:46de l'enquête PISA 2025
17:47publiée par l'OCDE
17:50aujourd'hui
17:51les résultats atteignent
17:52leur plus bas niveau
17:53historique
17:54Clarabido
17:54où est-ce que la baisse
17:55est la plus forte ?
17:56Surtout en mathématiques
17:58et en compréhension écrite
17:59par rapport à 2022
18:00les élèves français
18:01ont perdu 18 points
18:02en compréhension écrite
18:0316 points en mathématiques
18:05et 4 points en sciences
18:06alors la France reste
18:07à peu près dans la moyenne
18:08des pays de l'OCDE
18:09mais si on prend
18:10davantage de recul
18:11c'est encore plus important
18:12depuis 2003
18:14les élèves français
18:15ont perdu 53 points
18:16en mathématiques
18:1739 points en lecture
18:18et 21 points en sciences
18:20en bref
18:20dans les trois matières
18:21la France atteint
18:22son plus bas niveau historique
18:23depuis que PISA les mesure
18:24et alors derrière
18:25ces moyennes Clara
18:27il y a aussi
18:27beaucoup d'élèves
18:28qui n'ont pas
18:29les compétences de base
18:30oui c'est peut-être
18:31le chiffre le plus parlant
18:32de cette étude
18:33en mathématiques
18:3436% des élèves
18:35sont peu performants
18:36soit un élève
18:37de 15 ans sur 3
18:38c'est 33% en lecture
18:40et encore 26% en sciences
18:42à l'autre bout
18:42de l'échelle
18:43notamment
18:44les élèves très performants
18:45ne représentent plus
18:45que 5% en mathématiques
18:475% en lecture
18:48et 7% en sciences
18:50et surtout
18:50ce n'est pas nouveau
18:51depuis 10 ans
18:52la part des élèves
18:53très performants
18:53est en net recul
18:54notamment en mathématiques
18:56et en lecture
18:56donc le problème français
18:57en réalité
18:58il est double
18:58on a à la fois
18:59beaucoup d'élèves
19:00en difficulté
19:01mais par contre
19:01de moins en moins
19:02d'élèves excellents
19:03et ce décrochage
19:04concerne surtout
19:05les élèves défavorisés
19:06ou pas du tout ?
19:07justement pas seulement
19:08et c'est d'ailleurs
19:09l'un des enseignements
19:10les plus importants
19:11de cette édition
19:11sur 10 ans
19:12en compréhension écrite
19:13les élèves les plus défavorisés
19:15perdent 21 points
19:16mais les plus favorisés
19:17en perdent eux
19:1852 points
19:19c'est d'ailleurs
19:19la même tendance
19:20pour les mathématiques
19:21évidemment ça ne veut pas dire
19:22que les inégalités sociales
19:23ont complètement disparu
19:24mais cela montre
19:25que la baisse des performances
19:26elle s'est généralisée
19:27même les élèves
19:28qui tiraient autrefois
19:29les résultats français
19:30commencent eux aussi
19:31à décrocher Stéphanie
19:32Merci Clara Bidot
19:33alors est-ce que ce décrochage
19:35scolaire condamne
19:36l'économie à long terme
19:37on en débat avec
19:38Anthony Morley
19:38la vie d'alli économiste
19:40chez Eric Secode
19:41et Guillaume Duval
19:41co-président du club
19:43Maison Commune
19:44et ex-direct
19:44rédacteur en chef
19:45d'Alternative Économique
19:47je commence avec vous
19:48Guillaume Duval
19:49est-ce que
19:50tout cela
19:50c'est la conséquence
19:51des empilements
19:52des réformes
19:53du système scolaire
19:54depuis des années
19:56C'est la conséquence
19:58de plusieurs choses
20:00à la fois
20:00dont les réformes
20:03je pense qu'il y a
20:04un élément quand même
20:05qui joue un rôle
20:07particulier en France
20:08c'est notre dynamisme
20:10démographique
20:11on considère souvent
20:12les français considèrent
20:13souvent que c'est un plus
20:14pour le pays
20:15mais
20:16alors ce sera peut-être
20:18un plus
20:18ce sera le cas
20:19dans quelques années
20:19mais en attendant
20:21ce n'est un plus
20:21que si on est capable
20:22d'éduquer bien
20:24des enfants nombreux
20:26et pour l'instant
20:27on n'en est pas capable
20:29on est tout en bas
20:30du classement
20:31du côté des salaires
20:33des professeurs
20:33on est tout en haut
20:35du classement
20:35par le nombre
20:36d'élèves par classe
20:37donc tout ça
20:39ne favorise pas
20:39effectivement
20:40des bons apprentissages
20:42ça ne suffit
20:43certainement pas
20:43à expliquer
20:44l'ensemble
20:45mais ça y contribue
20:46je pense qu'il y a une chose
20:47qui a beaucoup contribué
20:50à la dégradation
20:50c'est le changement
20:51du système de recrutement
20:53des enseignants
20:54je pense que
20:55l'idée de recruter
20:56les enseignants
20:57à Bac plus 5
20:57pour ne pas avoir à payer
20:59en gros c'était ça le sujet
21:00pour ne pas avoir à payer
21:01leur formation
21:02les payer pendant leur formation
21:04était une très mauvaise idée
21:06parce que
21:07justement
21:08en particulier
21:09il y a très peu de gens
21:09qui ont une culture scientifique
21:11qui acceptent de faire ça maintenant
21:12et ça se revoit
21:14dans les chiffres
21:16Antony Morley
21:16la vie d'Ali
21:17vous êtes en ligne
21:18avec nous
21:18qu'est-ce que ça dit
21:19ce classement PISA
21:20qu'est-ce que ça préfigure
21:21de la capacité d'innovation
21:23du pays
21:25c'est absolument terrible
21:26parce que le capital humain
21:27c'est ce qu'un pays
21:28a de plus précieux
21:29donc quand vous voulez
21:30faire la course
21:31notamment technologique
21:32avec les Etats-Unis
21:33et la Chine
21:34quand vous voyez
21:34les résultats que l'on a
21:36on est juste en train
21:37de perdre la bataille
21:38sur tous les plans
21:39donc ça c'est quand même
21:40assez fondamental
21:42et on voit bien que
21:44alors certes
21:45ça touche toute l'OCDE
21:46et toute l'Europe
21:47mais il y a quand même
21:47des pays qui s'en sentent mieux
21:49on voit le Royaume-Uni
21:50qui s'est redressé
21:51sur ses résultats
21:52après un certain nombre
21:52de réformes
21:53les pays d'Europe du Nord
21:54tiennent mieux
21:55donc on est quand même
21:56dans une situation
21:57très particulière
21:58et très dégradée
22:00et alors le réflexe pavlovien
22:01c'est de regarder
22:02les inégalités
22:03entre élèves
22:04les origines sociales
22:04etc.
22:05mais le fond du problème
22:06est plus profond
22:08c'est un niveau
22:09en baisse partout
22:11un goût de l'excellence
22:12qui s'est complètement perdu
22:13de l'exigence aussi
22:14et ça c'est terrible
22:15quand vous regardez
22:16les scores des pays asiatiques
22:17c'est juste terrible
22:18c'est eux qui sont à la frontière
22:19et on a décroché complètement
22:21Est-ce que c'est juste
22:22Guillaume Duval
22:23une question de budget ?
22:25Non, ce n'est pas juste
22:26une question de budget
22:27mais c'est quand même
22:28aussi une question de budget
22:29donc ce qui s'est passé
22:31depuis 40 ans
22:32maintenant en France
22:33c'est qu'on est dans
22:34une situation
22:34de faible croissance
22:36de forte pression
22:37sur les comptes publics
22:39de déficit public important
22:40et ça s'est traduit
22:41notamment par des économies
22:43sur l'éducation
22:45ce qui n'est pas forcément
22:46la meilleure chose à faire
22:47Il faudrait sanctuariser
22:48le budget de l'éducation nationale ?
22:51Je pense qu'on aurait intérêt
22:52effectivement à avoir
22:53des lois de programmation
22:55comme on a dans le domaine
22:56de la défense
22:56c'est-à-dire une vision
22:59à long terme
22:59sur le financement
23:00de l'éducation
23:01ça concerne d'abord
23:03effectivement les petites classes
23:05parce que c'est là
23:05que beaucoup de choses se jouent
23:06mais ça concerne aussi
23:07beaucoup l'université en France
23:09donc on a une situation
23:10qui est très dégradée
23:11y compris dans l'enseignement supérieur
23:13mais effectivement
23:14ça a été dit tout à l'heure
23:16ce qui est très impressionnant
23:17c'est qu'on avait
23:19des fortes inégalités scolaires
23:20dans le passé en France
23:22on avait en particulier
23:23des bons élèves en maths
23:26et c'était très important
23:27parce que
23:28s'il y a des gens
23:29Mistral AI
23:29enfin des...
23:30Ce sont les ingénieurs
23:32d'aujourd'hui
23:32qui ont créé
23:33des pépites comme Mistral
23:34c'est ça
23:35C'était effectivement
23:37un atout pour la France
23:38on n'était pas très bon
23:39sur l'industrie
23:40etc.
23:41mais sur les maths
23:41on était bon
23:42et derrière
23:43sur les logiciels
23:44sur l'AI
23:45etc.
23:46ça permettait
23:47de rester
23:48plus ou moins
23:48dans la course
23:49donc là
23:50une des nouvelles
23:51qu'il y a
23:52c'est que
23:52le nombre de bons élèves
23:54en maths
23:55divisé par deux
23:55en 20 ans
23:57et donc là
23:58ça c'est très mauvais
23:59pour l'avenir
23:59C'est effectivement
24:01inquiétant pour l'avenir
24:02Anthony Morley
24:03Lavidani
24:04est-ce qu'il faut
24:05revoir les programmes
24:09éduquer différemment
24:10au sein de l'école
24:11et intégrer l'IA
24:12l'apprentissage de l'IA
24:15Alors oui
24:15très probablement
24:16mais on sait
24:17ce qu'il faut faire
24:18on a une très bonne note
24:19du CAE
24:19qui est parue récemment
24:21qui nous montre très bien
24:22qu'il faut que les programmes
24:23soient amenés
24:23sur les meilleurs standards
24:24internationaux
24:25et on connaît
24:26on a aujourd'hui
24:27des référentiels
24:28c'est bien documenté
24:29on refuse de le faire
24:29il faut y aller
24:30il faut améliorer
24:31le recrutement des professeurs
24:32et être beaucoup plus exigeant
24:33le niveau des professeurs eux-mêmes
24:34a monstrueusement baissé
24:35ça c'est quand même
24:36une vraie problématique
24:37donc il faut de l'exigence
24:38au sein des professeurs
24:40ça veut probablement aussi dire
24:41mieux les rémunérer à terme
24:43même si aujourd'hui
24:44on n'a pas les financements
24:45pour le faire
24:45ça ça renvoie
24:46à nos autres priorités
24:48on finance un système social
24:49très coûteux par ailleurs
24:50donc on n'a pas d'argent
24:51à mettre dans l'éducation
24:53ça je trouve
24:54que c'est extrêmement problématique
24:55Mais pourtant ce serait
24:55de la bonne dette
24:56pour le coup
24:58Honnêtement
24:58alors oui probablement
24:59c'est une des moins mauvaises dépenses
25:01mais on ne peut pas s'endetter
25:02pour financer l'éducation
25:03il faut que ça soit financé
25:04par l'impôt
25:05il faut plutôt se demander
25:06comment se fait-il
25:07qu'avec autant de dépenses publiques
25:09on soit si bas
25:10en termes de dépenses d'éducation
25:12par élève
25:13surtout a fortiori
25:13quand on a enlevé
25:15la partie des dépenses d'éducation
25:16qui va au prof retraité
25:18donc on a un vrai sujet
25:19c'est qu'on dépense
25:19beaucoup trop ailleurs
25:20c'est ça notre vraie problématique
25:22et après il faut du tutorat ciblé
25:24enfin on connaît parfaitement
25:25toutes les mesures
25:26c'est juste que c'est une révolution
25:28copernicienne monumentale
25:29et que objectivement
25:31c'est très sclérosé
25:32le système éducatif est sinistré
25:34il faut le dire
25:34merci beaucoup Anthony Morley
25:37Lavidali
25:37économiste chez Rex Econ
25:39merci Guillaume Duval
25:40coprésident du club Maison Commune
25:42et ancien rédacteur en chef
25:43d'Alternatives Économiques
25:45restez avec nous dans un instant
25:46on va faire un point sur les marchés
25:48BFM Business présente
25:53le 18h écho
25:54Stéphanie Collomb
25:55le 18h écho se poursuit
25:57on fait un point sur les marchés
25:58avec Antoine Larigauderie
25:59bonsoir
26:00bonsoir Stéphanie
26:00le CAC termine en hausse ce soir
26:02très légère hausse et ça s'est joué
26:04vraiment toute fin de séance
26:05on avait une séance très calme
26:07et on avait du mal à traverser
26:09certaines résistances techniques
26:10et ça s'est joué sur les 5 dernières minutes
26:12plus 0,14% ça se joue à pas grand chose
26:148 317 points
26:16à noter les volumes d'échanges
26:17qui étaient vraiment maigrichons
26:19sous les 3 milliards d'euros
26:20d'actions négociées
26:21on était à 2,6 milliards
26:22donc pas beaucoup de monde sur la place
26:24de la pression sur la tech
26:25à moins 0,54% pour l'Euronext Tech Leaders
26:27et du côté des autres indices européens
26:29on a du plus 0,14% pour l'Eurostock 50
26:33Francfort inchangé
26:34moins 0,12% pour l'Ibex à Madrid
26:36les valeurs qui ont signé
26:38les meilleures performances
26:38des valeurs très défensives
26:39Carrefour plus 2,37% à 16,66%
26:42Bureau Veritas plus 2,18% à 27,64%
26:45Danone plus 2,11% à 64,92%
26:47et Air Liquide plus 1,4% à 173,16€
26:50on s'est plutôt dégagé des valeurs techno
26:52ST Micro perd 3,5% à 45,01%
26:55Stellantis moins 2,81% à 4,67%
26:58et Hermès dans le luxe
26:59moins 2,2%
27:011442,50€
27:02Et alors du côté des marchés américains
27:04on évolue dans le rouge actuellement ?
27:05Oui très clairement
27:06à moins 0,22% pour le Nasdaq
27:08qui résiste bien
27:09la tech est plutôt privilégiée
27:10du côté de Wall Street
27:12alors que les valeurs industrielles
27:13sont dégagées
27:14le Dow Jones
27:14moins 1,1%
27:15moins 0,42%
27:16pour le S&P 500
27:18en cause
27:18c'est l'autre chiffre du jour
27:19c'est le pétrole
27:20qui remonte très nettement
27:22au-delà des 97 dollars
27:23pour le baril de brett
27:24de Mer du Nord
27:2697,46% exactement
27:27et 92,34%
27:29pour le brut léger américain
27:30Et alors le feu du jour
27:31sur les marchés
27:32ça a été la pire séance
27:33de l'histoire de Novartis
27:34moins 10%
27:35Oui
27:35la pire séance en valeur
27:37et la plus forte baisse
27:38en pourcentage depuis 2020
27:39le titre a perdu 10%
27:40et il faut savoir
27:41que Novartis
27:41c'est une valeur
27:42très conservatrice
27:43très défensive
27:44qui n'a pas l'habitude
27:45de bouger autant
27:46c'est vrai que c'est un événement
27:47quand Novartis
27:47perd 10%
27:48et perd autant de capitalisation
27:50en fait ce qui s'est passé
27:51c'est que ça fait
27:52le deuxième essai thérapeutique
27:54le développement d'une molécule
27:55qui est un échec
27:57et là en l'occurrence
27:59le dernier en date
28:00qui date d'hier
28:01c'est l'échec
28:02d'une molécule
28:03développée par une biotech
28:04qu'ils ont racheté
28:05à gros gros prix
28:0614 milliards de dollars
28:08c'était il y a
28:09quelques mois
28:10donc du coup
28:11ça laisse augurer
28:12d'un problème
28:13de Novartis
28:13d'un problème futur
28:14pour la valorisation
28:16de ces brevets
28:17etc
28:18puisque là il y a quand même
28:19deux échecs importants
28:20pour deux molécules
28:21qui étaient très attendues
28:22la dernière en date
28:23c'était une molécule
28:24de traitement
28:25contre les atrophies musculaires
28:26Merci beaucoup Antoine
28:28Larigaudry
28:28Gros plan à présent
28:30sur Calray
28:31entreprise basée
28:32près de Grenoble
28:33spécialisée dans
28:34les semi-conducteurs
28:35Bonsoir Eric Bessus
28:36Bonsoir
28:37Vous êtes le président
28:38du directoire de Calray
28:39vous fabriquez des puces
28:40des DPU
28:40qui sont devenues
28:42essentielles
28:43dans les infrastructures
28:44d'intelligence artificielle
28:45et les data centers
28:47expliquez-nous
28:47concrètement
28:49ce que vous faites
28:50et
28:51quelles sont les applications
28:53de ces semi-conducteurs
28:55Bien sûr
28:55Donc on parlait tout à l'heure
28:56de Mistral
28:57Oui évidemment
28:57La question c'est
29:00à quoi sert tout cet argent
29:01cet argent-là
29:02en particulier
29:02il permet de financer
29:03ce qu'on appelle
29:04les infrastructures
29:04c'est-à-dire
29:05tous les serveurs
29:06les processeurs
29:07qui vont permettre
29:08de faire tourner
29:08cette intelligence artificielle
29:09et nous on est au cœur
29:10de cette industrie
29:11puisque notre métier
29:12c'est de développer
29:12les technologies
29:13et d'aider nos clients
29:14à développer les puces
29:15qui vont permettre
29:16de rendre ces infrastructures
29:17plus efficaces
29:18ce qu'on appelle
29:18les accélérateurs
29:20et en particulier
29:20vous avez mentionné le nom
29:21de ce type de processeurs
29:22ça s'appelle les DPU
29:23et donc arrêt de le pionnier
29:24et le leader européen
29:25de ce monde des DPU
29:26Ça veut dire que les puces
29:27aujourd'hui c'est vraiment
29:28le poumon de l'économie
29:30comme le charbon
29:31l'était pour le 19ème
29:34comme le pétrole
29:35l'a été pour le 20ème siècle
29:37C'est vraiment ça
29:38C'est vraiment ça
29:39Il n'y a qu'à voir aujourd'hui
29:40s'il y a un marché
29:41sur lequel vous savez
29:42que l'intelligence artificielle
29:43va être bénéfique
29:44c'est le semi-conducteur
29:45Il y aura toujours besoin
29:46de ce semi-conducteur
29:46c'est un petit peu
29:47la pelle pour les ruées vers l'or
29:49on vendra toujours des pelles
29:50il va y avoir des gagnants
29:51et des perdants
29:52ceux qui vont traiter l'or
29:53mais il y aura toujours besoin de pelles
29:54et les semi-conducteurs
29:55il n'y a qu'à voir
29:56des sociétés comme Nvidia
29:57sont nécessaires
29:58et vont être nécessaires
29:59il va y avoir besoin
30:00d'investissements colossaux
30:01dans les décennies qui viennent
30:02Alors vous avez cité Nvidia
30:04il y a plusieurs acteurs
30:05qui commencent à créer
30:07leur propre puce
30:08maintenant
30:08dans le secteur
30:09de l'intelligence artificielle
30:12c'est ça l'avenir
30:13c'est-à-dire que tout le monde
30:13va créer ses propres processeurs ?
30:16Effectivement
30:16l'industrie va vers là
30:17et d'ailleurs
30:17Calré nous on s'est repositionné
30:19un petit peu
30:19changé de modèle depuis deux ans
30:21pour aller dans ce sens-là
30:22c'est-à-dire que plutôt
30:22que de développer nous-mêmes
30:23nos puces
30:24on est quand même
30:24un petit acteur
30:25c'est difficile
30:26on a en fait investi massivement
30:28sur notre technologie
30:29et aujourd'hui notre métier
30:31et notre modèle
30:31c'est de licencier cette technologie
30:33et d'aider nos clients
30:34à développer leurs propres puces
30:35parce que l'industrie va vers là
30:36vous avez peut-être vu
30:37qu'Open&A a développé
30:38sa propre puce
30:39avec Broadcom
30:39Anthropique le fait
30:40et ça fait beaucoup de sens
30:41parce que ce sont les gens
30:42en bout de chaîne
30:43qui savent à peu près
30:44le type de puce
30:45dont ils ont besoin
30:45qui ont les moyens
30:46pour le faire
30:47qui vont se retourner après
30:48auprès d'acteurs
30:52C'est très important
30:53de maîtriser cette chaîne de valeur
30:54pourquoi ?
30:55parce que c'est comme ça
30:55que vous allez optimiser
30:56un petit peu tout ça
30:58pour donner un ordre de grandeur
30:59l'industrie pense arriver
31:01à optimiser par un fois 100
31:04la consommation énergétique
31:05pour l'intelligence artificielle
31:06c'est pas rien
31:07et comment on y arrive ?
31:08c'est en améliorant
31:09chaque étape de la chaîne de valeur
31:10et en particulier
31:11en faisant que ces acteurs-là
31:12travaillent plus étroitement
31:13et c'est exactement
31:14ce que fait l'industrie
31:16Et vous vous êtes donc
31:17dans la personnalisation
31:18en quelque sorte
31:18des processeurs
31:20pour vos clients
31:21c'est cette nouvelle activité
31:23qui vous a permis
31:24de faire progresser
31:26votre chiffre d'affaires
31:27de 58%
31:28au premier semestre
31:29Tout à fait, oui
31:30C'est ça vraiment
31:31ça a été le changement de modèle ?
31:33C'est le changement de modèle
31:33qui a fait qu'on a décidé
31:35plutôt que d'investir
31:37sur développer nos propres puces
31:39de continuer à développer
31:41nos technologies
31:41et de faire ce qu'on appelle
31:43licencier
31:43c'est-à-dire vendre la technologie
31:44pour que d'autres acteurs
31:45puissent faire leurs puces
31:46et après on aide
31:47ces acteurs-là
31:48pour faire les puces
31:48qui sont les plus
31:49on va dire les plus adéquates
31:51par rapport à leurs besoins
31:51et comme vous disiez
31:52c'est valable
31:53que va l'industrie
31:55Vous avez annoncé
31:56une collaboration
31:57avec Bull
31:57et l'arrivée
31:58au capital
32:00de Calray
32:01de l'espagnol
32:02OpenShip
32:04vous travaillez avec
32:05qui comme
32:06vous faites quoi
32:07concrètement
32:08pour Bull
32:08et OpenShip
32:09par exemple ?
32:09Très facile
32:10ce que l'on fait
32:12c'est qu'on les aide
32:12à développer
32:13leur prochaine génération
32:14de processeurs
32:14qui vont aller
32:15dans les infrastructures
32:16il y a
32:17OpenShip
32:17c'est une très belle société
32:18espagnole
32:20financée par l'Europe
32:21et Madrid
32:23Madrid
32:23il y a un plan
32:24oui voilà
32:25donc ils sont très très
32:26on va dire ambitieux
32:27dans leur stratégie
32:28chimie-connecteur
32:28et donc on a licencié
32:29nos technologies
32:30et on les aide
32:31à développer
32:31des accélérateurs AI
32:32qu'ils vont ensuite
32:34vendre dans les data centers
32:35pareil pour Bull
32:37société remarquable
32:37qui est sortie
32:38du Girondatos
32:39qui maintenant
32:39peut se concentrer
32:40sur ce marché
32:41des infrastructures
32:41donc même chose
32:43donc on a licencié
32:44nos technologies
32:44et on les aide
32:45à développer
32:46leur prochaine génération
32:46de plus
32:47qui va être au coeur
32:48des infrastructures
32:49de demain
32:49vous avez peut-être vu
32:50un certain nombre
32:50de contrats
32:51qu'ils ont annoncés
32:52dernièrement
32:52voilà on va être
32:53dans leurs infrastructures
32:56et leur technologie
32:57va être inclue
32:57dans leur prochaine
32:58génération de produits
32:59ça veut dire
33:00qu'il y a un écosystème
33:01européen
33:02qui est en train
33:02de se créer
33:03actuellement
33:03alors il y en a un
33:04il y en a un
33:05il est encore
33:06très fragile
33:07donc il y a encore
33:08beaucoup de choses
33:08c'est encore balbutiant
33:09encore balbutiant
33:10je pense qu'il faut aller vite
33:12il y a clairement
33:12des vrais enjeux
33:13mais je pense
33:15qu'il y a un terreau
33:16si on va vite
33:16et si on structure
33:17un petit peu
33:18cette filière
33:19qui est extrêmement
33:20intéressant
33:20et je dirais
33:21nécessaire pour l'Europe
33:22c'est quoi
33:23c'est un problème
33:23c'est un manque
33:24de volonté politique
33:25selon vous
33:25alors je dirais
33:26déjà c'est quoi l'enjeu
33:27parce qu'on confond
33:29souvent deux enjeux
33:30qui sont assez différents
33:31il y a un premier enjeu
33:31c'est l'accès à la technologie
33:32donc on l'a vu
33:33les semi-conducteurs
33:34sont critiques
33:35si vous voulez faire de l'éa
33:35il y a besoin
33:36de semi-conducteurs
33:37il y a ce problème
33:37de l'accès
33:38et puis il y a une deuxième problématique
33:39c'est qu'aujourd'hui
33:40l'essentiel de cet argent là
33:41va vers les gens
33:42qui font les semi-conducteurs
33:43donc là
33:43c'est plus un enjeu
33:44de qui c'est
33:45qui prend la partie du gâteau
33:47voilà
33:47donc c'est sûr
33:49que pour l'Europe
33:49aujourd'hui
33:50il y a une opportunité
33:50pour à la fois
33:51être indépendant
33:52en termes d'accès technologique
33:53mais aussi avoir une partie du gâteau
33:55et de pouvoir demain
33:56profiter de l'aubaine
33:57et la distribuer
33:59auprès de ses citoyens
34:00un petit peu
34:00ce qui se passait
34:01avec le nucléaire
34:03c'est le nucléaire
34:04c'était un moyen
34:04d'accéder à de l'énergie
34:06de manière indépendante
34:06et puis surtout
34:07aujourd'hui
34:08ça contribue
34:09à notre économie
34:10donc là
34:11je pense qu'il y a une opportunité
34:12mais ça demande
34:13effectivement
34:13une volonté politique
34:14d'investir
34:15sur un marché
34:16qui le mérite
34:19Quels sont vos besoins
34:20aujourd'hui
34:20pour accélérer
34:21pour Calray
34:23parce qu'on parlait
34:24de votre partenaire
34:25OpenShip
34:26qui est monté
34:28à 15% du capital
34:29aujourd'hui
34:29de votre entreprise
34:31l'avenir c'est quoi ?
34:32C'est de créer
34:33une entreprise
34:35avec plusieurs acteurs
34:36européens
34:37au sein de l'actionnariat
34:39Ce qui est clairement
34:39nous ce qu'on essaie de faire
34:40on essaie de faire
34:41d'avoir des liens stratégiques
34:42avec des acteurs
34:43alors ça peut être capitalistique
34:44comme OpenShip
34:45comme vous l'avez mentionné
34:46ça peut être contractuel
34:47comme avec Vébule
34:48on a des relations
34:49extrêmement stratégiques
34:50encore une fois
34:51on est dans des relations
34:53qui doivent durer
34:543, 4, 5 ans
34:55pour déployer
34:55de nouveaux produits
34:56de nouvelles technologies
34:56donc on ne vend pas
34:58une baguette
34:59pour le lendemain
35:00donc il y a besoin
35:02de bâtir
35:02des relations stratégiques
35:03et il y a tout intérêt
35:05à petit à petit
35:06consolider
35:07ces relations stratégiques
35:08au niveau européen
35:09et on en revient
35:10à comment en créer
35:10un gros européen
35:12on mention des acteurs
35:13comme Mistral
35:14qui sont des pépites
35:15qui vont permettre
35:16de pousser
35:17aussi l'industrie
35:18et il faut que derrière
35:19ces acteurs-là
35:19il y ait toute une chaîne
35:21de valeur
35:21qui puissent se positionner
35:22et il y a un besoin
35:22de cash aussi
35:23aujourd'hui ?
35:24alors il y a un besoin
35:24de cash
35:25je dirais
35:25il y a un besoin
35:26de cash
35:27mais le besoin
35:27le plus prioritaire
35:28c'est le besoin
35:29à l'accès au marché
35:30c'est-à-dire aujourd'hui
35:30le marché est tellement
35:31important
35:32qu'aujourd'hui
35:33si par exemple
35:34on en parlait tout à l'heure
35:36il y a un European by Act
35:37par exemple
35:38on dit dans 5 ans
35:39voilà 10-20%
35:40des infrastructures
35:41data centers
35:42seront on va dire
35:43fléchés
35:44plutôt vers les acteurs locaux
35:45le marché est tellement
35:46important
35:46que les fonds privés
35:47vont arriver
35:48il n'y a pas besoin
35:49d'utiliser nos impôts
35:50pour ça
35:50mais il faut
35:51quelque part
35:52qu'il y ait un engagement
35:53de nos politiques
35:54pour dire
35:55oui c'est une industrie
35:56sur laquelle on veut
35:57investir
35:58et on veut que demain
35:59on soit autonome sur ça
36:00mais est-ce que justement
36:02l'Europe a les moyens
36:03de rivaliser
36:04avec la Chine
36:05et les Etats-Unis
36:05et les géants
36:06qui sont chinois
36:08et américains
36:09comme Nvidia
36:11comme TSMC
36:12comme Huawei
36:13aujourd'hui
36:14ce sont des vraies
36:15des vraies armes stratégiques
36:16des vrais leviers
36:17c'est pas facile
36:18par contre
36:19on a quelques atouts
36:20le premier atout
36:21c'est que
36:22dans cette équation là
36:24il y a une équation importante
36:25c'est l'électricité
36:25il faut l'électricité
36:26on en a pas mal
36:27on l'exporte
36:28et elle est plutôt
36:29à bon coût
36:30donc ça veut dire
36:31cette électricité
36:32elle vous permet
36:32de déployer
36:33vos propres infrastructures
36:34et s'il y a une vraie
36:35volonté politique
36:36d'utiliser des acteurs locaux
36:37vous pouvez construire
36:38des solutions
36:39qui sont compétitives
36:40donc ça c'est un premier point
36:41donc il ne faut pas
36:42baisser les bras
36:42oui l'Europe
36:44peut bâtir
36:44des solutions compétitives
36:45et puis je dirais
36:46aujourd'hui
36:46on met des éoliennes
36:47les éoliennes sont peut-être
36:49un petit peu moins efficaces
36:50que des turbines à gaz
36:51c'est aussi un choix politique
36:53qui a été fait
36:53parce qu'on voulait faire
36:54de l'énergie renouvelable
36:55on est un petit peu
36:56dans la même situation
36:58c'est-à-dire peut-être
36:58qu'au départ
36:59nos sociétés
37:00sont un petit peu moins
37:01performantes qu'NVIDIA
37:01mais ça veut dire quoi
37:02dans l'EA
37:03être un petit peu moins
37:04performantes qu'NVIDIA
37:04ça veut dire que
37:06vous êtes peut-être
37:0710% moins performants
37:08que vous pouvez compenser
37:09avec 10% moins cher
37:11l'électricité
37:12donc quelque part
37:12c'est largement
37:14ça ne nous empêche pas
37:15être compétitif
37:15donc notre atout
37:16c'est l'électricité
37:17en Europe
37:18c'est vrai qu'en tout cas
37:19c'est un atout
37:19sur lequel on peut jouer
37:20pour renforcer notre filière
37:22et petit à petit
37:23créer nos champions
37:24on va en avoir besoin
37:25effectivement
37:26l'autre atout de l'Europe
37:27aujourd'hui c'est quoi
37:28c'est ASML ?
37:29alors bien sûr
37:30encore une fois
37:30il y a des sociétés remarquables
37:32il y a aussi
37:32des acteurs
37:35des compétences remarquables
37:36donc on parlait d'ASML
37:36qui est un vrai atout
37:37on parlait de Mistral
37:38il y a beaucoup de compétences
37:39en EA
37:40et en particulier en France
37:40qui sont remarquables
37:41donc il y a des vraies compétences
37:43maintenant il faut valoriser
37:44un petit peu
37:45tous ces acteurs là
37:46et essayer de faire
37:48qu'on arrive à créer
37:49une filière
37:50qui peut déboucher
37:51sur dans 5-10 ans
37:5220-30-40%
37:54des puces
37:54dans des infrastructures
37:56qui sont européennes
37:57Merci beaucoup Eric Bessius
37:59je rappelle que vous êtes
37:59le président du directoire
38:00de Calray
38:02dans un instant
38:02on va parler de la guerre
38:03en Ukraine
38:04et de cet espoir
38:05de reprise de négociation
38:07entre Kiev et Moscou
38:08en tout cas les russes
38:09et les ukrainiens
38:10semblent disposer
38:11à discuter
38:12une nouvelle fenêtre
38:14diplomatique
38:14est-elle en train de s'ouvrir
38:15on en parle dans un instant
38:16à tout de suite
38:21Le 18h éco
38:22Stéphanie Collot
38:24On perçut le 18h éco
38:26à l'international
38:26avec les négociations
38:27entre Kiev et Moscou
38:28elle pourrait reprendre
38:30dans les prochains jours
38:31ou les prochaines semaines
38:33sous le patronage
38:33de Washington
38:34c'est en tout cas
38:35le souhait de Volodymyr Zelensky
38:37bonsoir Ulrich Bounat
38:38Bonsoir
38:38Vous êtes analyste géopolitique
38:40spécialiste de l'Europe centrale
38:42et de l'Europe de l'Est
38:43alors le président ukrainien
38:45appelle à de nouveau
38:46pour parler
38:47le Kremlin se dit ouvert
38:49après la visite
38:50des émissaires américains
38:52Steve Witkoff
38:53et Jared Kushner
38:54en Russie et en Ukraine
38:56est-ce que ça veut dire
38:57que le processus diplomatique
38:58est relancé
38:59après 4 années de guerre ?
39:01Alors il est
39:02je ne sais pas
39:03enfin oui
39:03en tous les cas
39:04il est vivant
39:04voilà on va dire ça comme ça
39:05les canaux diplomatiques
39:06sont ouverts
39:07en revanche
39:07obtenir des résultats
39:08à très court terme
39:09ça sent quand même
39:09très peu pourroiable
39:10mais effectivement
39:11le fait que Jared Kushner
39:12et Steve Witkoff
39:13se déplacent
39:13et à Moscou
39:16et à Kiev
39:17montre qu'effectivement
39:18ils essaient de relancer
39:19le processus
39:21qui avait été mis en stand-by
39:22depuis le début de la guerre
39:23en Iran
39:23et là donc à l'instant
39:25on a un compte rendu
39:26du Kremlin
39:27d'une discussion
39:28qu'il y a eu
39:29entre Donald Trump
39:29et Vladimir Poutine
39:31et le président américain
39:33aurait dit
39:33a dit selon le Kremlin
39:34au président russe
39:36vouloir restaurer
39:37les liens
39:38Etats-Unis-Russie
39:39en mettant fin
39:40à la guerre
39:41en Ukraine
39:43bon ça veut dire
39:44qu'il y a vraiment
39:44un engagement américain
39:45dans cette résolution
39:46de conflit
39:46dans tous les cas
39:47effectivement
39:47Donald Trump
39:48c'était une de ses promesses
39:49de campagne
39:50de terminer cette guerre
39:51en 24h
39:52là dans son compte rendu
39:53monsieur Ushakov
39:54donc le Sherpa diplomatique
39:55de Vladimir Poutine
39:56a dit que Donald Trump
39:57souhaitait désormais
39:59mettre fin à cette guerre
39:59avant la fin de son mandat
40:00donc changement de temporalité
40:02mais effectivement
40:03il y a toujours
40:03cet espoir côté américain
40:04de mettre en quelque sorte
40:05la guerre en Ukraine de côté
40:07pour reprendre
40:08des relations économiques
40:09pleines et entières
40:10avec la Russie
40:10pour les hydrocarbures russes
40:12pour les investissements
40:12d'entreprises américaines
40:14en Russie
40:14c'est à mon sens
40:15un peu un mirage
40:16pour être tout à fait honnête
40:17je pense que
40:17l'économie russe
40:18a beaucoup changé
40:19depuis 4 ans et demi
40:20elle s'est beaucoup étatisée
40:21beaucoup plus rétive
40:23aux investissements étrangers
40:24c'est un autre sujet
40:25mais par contre
40:26effectivement ça reste
40:26ça trotte dans l'idée
40:27de Donald Trump
40:28cette volonté in fine
40:29d'essayer de casser
40:30le lien économique
40:31et autre
40:32entre la Chine
40:33et la Russie
40:35Vladimir Poutine
40:36et Donald Trump
40:37qui ont aussi
40:38enfin Donald Trump
40:40qui a aussi assuré
40:41que la Russie
40:42n'avait pas de visée
40:43agressive
40:43à l'égard de l'Europe
40:46quel crédit
40:47accordé
40:47à cette déclaration
40:48écoutez je pense
40:49que les faits
40:50parlent d'eux-mêmes
40:51lorsque vous avez un drone
40:52qui s'écrase
40:52sur les rapports de Leipzig
40:53un drone avec du SEMTEX
40:55donc de l'explosif militaire
40:56lorsque vous avez des sabotages
40:58à peu près partout
40:58sur des réseaux énergétiques
41:00des tentatives de perturber
41:02des réseaux de transport
41:03en Pologne
41:03en Allemagne
41:04lorsque vous avez
41:05des ingérences politiques
41:06en Roumanie
41:07en France
41:08et ailleurs
41:08je pense que ça parle
41:10de soi-même
41:10effectivement la Russie
41:11a une posture agressive
41:12vis-à-vis de l'Ukraine
41:13vis-à-vis de l'Europe
41:14du coup
41:15mais justement
41:16parce que tout est lié
41:18mais parce qu'en fait
41:19plus finalement
41:20on va dire
41:20la guerre dure
41:21plus l'Ukraine résiste
41:22et plus finalement
41:23cette résistance ukrainienne
41:24elle est liée
41:25à l'aide fournie
41:26militaire et financière
41:27fournie par l'Union Européenne
41:28plus forcément
41:29j'ai envie de dire
41:30que la Russie
41:30essaye de miner
41:31l'Europe de l'intérieur
41:32pour se faciliter
41:33le travail en Ukraine
41:35Selon Volodymyr Zelensky
41:36les émissaires américains
41:37ont de nouvelles idées
41:39qui sont tout à fait bonnes
41:40et méritent d'être prises
41:41en considération
41:42est-ce qu'on a une idée
41:44de ces pistes
41:45de négociation ?
41:46Alors il y a
41:47des différents comptes rendus
41:48qui sont un petit peu
41:49contradictoires
41:49mais lorsqu'on regarde
41:50un petit peu
41:50certains comptes rendus
41:51qui sortent d'Ukraine
41:52il semblerait que
41:53les deux émissaires américains
41:54aient remis sur la table
41:55bon déjà un peu
41:56l'ancien plan en 20 points
41:57qui bloquait notamment
41:59sur les questions territoriales
42:00dans l'Est de l'Ukraine
42:01mais il semblerait
42:02qu'ils remettent
42:02un petit peu en avant
42:03cette idée de cesser
42:04le feu partiel
42:05notamment pour permettre
42:06aux deux pays
42:06d'exporter leurs céréales
42:07pour arrêter les frappes
42:08sur les infrastructures
42:10énergétiques notamment
42:10en prévision de l'hiver
42:11le problème c'est que
42:12toutes ces idées
42:13qui ont été à priori
42:15remises sur le tapis
42:16par les américains
42:17c'est des idées
42:18qui ont déjà été écartées
42:19à nombre de nombreuses reprises
42:20par les russes
42:20donc on voit pour l'instant
42:22pas en quoi
42:23effectivement ces nouvelles
42:24en quoi c'est nouveau
42:25oui c'est ça
42:25en quoi non seulement
42:26ces idées sont nouvelles
42:27mais surtout en quoi
42:28la position russe a changé
42:29ce qui frappe
42:30dans les déclarations
42:32de Vladimir Poutine
42:32même lorsqu'il a reçu
42:33Steve Witkoff
42:34et Jared Kushner
42:34c'est qu'il n'a pas bougé
42:36d'un iota
42:37il veut toujours récupérer
42:38l'ensemble du Donbass
42:39donc l'est de l'Ukraine
42:39il demande la dénazification
42:41de l'Ukraine etc
42:42donc on voit bien que
42:43la posture du Kremlin
42:44n'a pas du tout changé
42:45et alors justement
42:47il y a de nouvelles
42:48disponibilités russes
42:49à négocier
42:50après les élections
42:52à la Douma
42:53selon le Kremlin
42:55pourquoi après ces élections
42:57en quoi ces élections
42:57sont stratégiques
42:59c'est le 20 septembre
43:00alors effectivement
43:01c'est du 18 au 20 septembre
43:02les élections
43:02donc pour le Parlement russe
43:04elles sont stratégiques
43:05dans le sens où
43:06il est certain
43:06que Vladimir Poutine
43:07ne souhaite pas
43:07véritablement changer
43:08de course
43:09on va dire
43:10quelle que soit sa direction
43:11avant les élections
43:12il a vraiment
43:13une envie de contrôler
43:14au maximum
43:15le processus électoral
43:16alors bien sûr
43:16les élections sont truquées
43:17etc
43:17il n'y a pas de débat
43:18mais en revanche
43:19on voit bien
43:19qu'il y a une volonté
43:20d'écarter toute possibilité
43:21d'interférence
43:22dans ce scrutin
43:24notamment le parti
43:25Yabloco
43:25qui était le seul parti
43:26qui faisait campagne
43:27contre la guerre
43:28a été écarté
43:29son principal leader
43:30enfin son vice-président
43:31pour être précis
43:32est parti en prison
43:33donc il y a vraiment
43:35une volonté
43:35de contrôle maximal
43:36de ses élections
43:37pour en assurer
43:38le meilleur résultat possible
43:39pour réussir
43:40finir le parti de Vladimir Poutine
43:40et ensuite effectivement
43:42prendre peut-être
43:43une nouvelle direction
43:43diplomatique
43:44ça me semble quand même
43:45très peu probable
43:45en revanche
43:46continuer les discussions
43:47avec Washington sans doute
43:48en revanche
43:48la vraie question qui se pose
43:49c'est dans quelle mesure
43:50Vladimir Poutine
43:51va peut-être lancer
43:52une phase de mobilisation
43:53supplémentaire
43:54pour essayer d'accélérer
43:55en quelque sorte
43:55le tempo en Ukraine
43:56alors c'est ça
43:57parce que l'urgence
43:57pour l'Ukraine
43:58c'est d'initier
43:58un processus de pourparler
44:00avant l'hiver
44:01avant que Vladimir Poutine
44:03ne vise encore une fois
44:04les infrastructures énergétiques
44:05et que l'Ukraine
44:06passe un hiver
44:08gelé
44:08sans chauffage
44:09et sans électricité
44:10c'est exactement ça
44:11et d'ailleurs
44:11si on remonte un peu
44:12le fil du temps
44:12lorsque Volodymyr Zelensky
44:14avait proposé son plan
44:15en 40 jours
44:16au début de l'été
44:16pour frapper la Russie
44:17et la forcer à arriver
44:19à la table des négociations
44:19c'était ça aussi
44:20l'objectif
44:20c'était de se dire
44:21essayer d'arriver
44:22à quelque chose
44:22au moins un compromis
44:23sur des non-frappes
44:24sur les infrastructures
44:25pour éviter un hiver gelé
44:27qui sera pire
44:27que l'hiver dernier
44:29quand on regarde
44:29le système énergétique ukrainien
44:31il est dans une position
44:31pire que l'an dernier
44:32à la même époque
44:34il y a une capacité
44:35ukrainienne moindre
44:36à détruire les missiles balistiques
44:37qui s'abattent
44:38sur le système énergétique
44:38donc effectivement
44:39tout ça mis ensemble
44:40fait que côté ukrainien
44:41on aimerait bien
44:42arriver à un cessez-feu
44:43mais à contrario
44:44j'ai envie de dire
44:44qu'à Moscou
44:44ça incite encore moins
44:45à faire des compromis
44:46et quel est l'intérêt
44:47côté russe
44:47d'entamer des processus
44:49de négociations
44:50de pourparler
44:51même sous le patronage
44:52de Washington
44:53c'est ça le vrai débat
44:55d'un point de vue stratégique
44:56la Russie n'a pas
44:57vraiment intérêt
44:58en quelque sorte
44:58à arriver à un compromis
44:59avant l'hiver
45:00puisque les Russes
45:00pensent sans doute
45:01qu'ils voient arriver
45:02au printemps
45:02avec une position meilleure
45:04de leur côté
45:04que côté ukrainien
45:06par rapport à aujourd'hui
45:06en revanche
45:07ils ne peuvent pas
45:08se permettre
45:08de renvoyer
45:09en quelque sorte
45:09Donald Trump
45:10à ses chères études
45:12donc ils sont obligés
45:13de maintenir ce canal
45:14et puis je pense
45:15que les Russes
45:16aimeraient bien
45:17une levée des sanctions
45:18américaines
45:18donc il y a
45:19cette incitation
45:21aussi de leur part
45:22mais en revanche
45:23effectivement
45:23il est quand même
45:24très très peu probable
45:25d'arriver à des négociations
45:26vraiment sérieuses
45:27et à un cessez-le-feu
45:27avant au moins
45:28la fin de l'hiver
45:28Oui parce qu'actuellement
45:30en parallèle
45:31il y a des bombardements
45:31qui reprennent
45:32depuis hier
45:33après une trêve
45:34de deux jours
45:35pour justement
45:35la visite
45:36des émissaires américains
45:38ces frappes
45:40166 drones
45:41des dizaines
45:42de missiles
45:43russes
45:43en Ukraine
45:44il y a eu
45:45au moins
45:46trois personnes tuées
45:4716 blessées
45:48c'est quoi
45:49c'est pour maintenir
45:49la pression ?
45:50Il y a différentes choses
45:51il y a des objectifs
45:52stratégiques qui sont visés
45:53il y a des infrastructures
45:54énergétiques
45:54qui ont été visées
45:55dans le blast de Kiev
45:56la nuit dernière
45:57il y a une volonté
45:58de maintenir
45:58Le parquet de Kiev
46:00dit 14 immeubles
46:01résidentiels visés
46:02une école
46:03une clinique
46:0325 voitures
46:04un supermarché
46:05et des entrepôts
46:06logistiques
46:07Effectivement
46:07il y a différentes choses
46:09qui sont visées
46:09mais là en fait
46:11je dirais que les russes
46:11essayent de profiter
46:12de cette fenêtre
46:13d'opportunité
46:13je mets des grands guillemets
46:14autour de ça
46:15puisque les ukrainiens
46:16ont quasiment plus
46:17de capacité d'interception
46:18de missiles balistiques
46:18et donc effectivement
46:20les russes essayent
46:21d'utiliser ça
46:22pour frapper un maximum
46:23de choses
46:23et donc ils visent
46:24un peu tout
46:25ils visent des infrastructures
46:26critiques
46:26ils visent des infrastructures
46:27militaires
46:28mais ils visent aussi
46:29des infrastructures
46:29civiles
46:30notamment des immeubles
46:31pour forcer
46:32en quelque sorte
46:33pour mettre
46:33la défense ukrainienne
46:34face à des vrais dilemmes
46:35vaut-il mieux protéger
46:36une infrastructure critique
46:37vaut-il mieux protéger
46:38un immeuble d'habitation
46:39c'est extrêmement compliqué
46:40de faire des choix
46:40et donc effectivement
46:41le système défensif
46:43aérien
46:44anti-aérien
46:45ukrainien
46:45est complètement submergé
46:46quand on regarde
46:47les taux d'interception
46:48il y a à peu près
46:4985% des drones
46:50qui ont été interceptés
46:50l'année dernière
46:51mais seulement
46:5115% des missiles balistiques
46:53et alors justement
46:54Volodymyr Zelensky
46:55il manque de missiles patriotes
46:56il a indiqué
46:58vouloir rencontrer
46:58Donald Trump
47:00après le 20 septembre
47:01pour évoquer
47:02le sujet
47:02mais est-ce que
47:03le président américain
47:04peut livrer des patriotes
47:05encore aujourd'hui
47:05alors qu'il y a
47:06un autre front
47:07pour les Etats-Unis
47:09c'est l'Iran
47:10c'est toute la vraie question
47:11il est probable
47:12qu'effectivement
47:12Volodymyr Zelensky
47:13espère rencontrer
47:13Donald Trump
47:14au moment de l'Assemblée générale
47:16de l'ONU fin septembre
47:17mais effectivement
47:17Donald Trump
47:18se montre quand même
47:18extrêmement réticent
47:19ses propres généraux
47:20lui disent
47:20qu'ils ont besoin
47:21des quelques centaines
47:22de patriotes
47:23qui leur restent
47:23pour protéger
47:24effectivement
47:25leurs alliés
47:26et leurs propres installations
47:27au Moyen-Orient
47:28la solution la plus probable
47:30à quand même à court terme
47:30c'est que les Européens
47:32fournissent un petit peu
47:33des patriotes
47:33qu'ils ont eux-mêmes
47:34les Allemands
47:35alors le Royaume-Uni
47:36a annoncé avoir débloqué
47:37100 millions de livres
47:38pour la défense antiaérienne
47:39ukrainienne
47:40y compris pour
47:41les missiles patriotes
47:42voilà donc effectivement
47:43on peut s'attendre à ça
47:43c'est-à-dire des Européens
47:44qui ont essayé de fournir
47:46un petit peu ce qu'ils peuvent
47:46l'Allemagne aussi
47:47voilà mais effectivement
47:48le vrai problème
47:49il est au niveau
47:49des capacités de production
47:50la capacité de production
47:51de patriotes
47:52c'est à peu près 700 par an
47:53donc vous comprenez bien
47:54que les Ukrainiens
47:54en voulaient je crois 300
47:55donc c'est juste
47:56mathématiquement pas faisable
47:57sachant que les Américains
47:58doivent regagner leur stock
47:59donc l'hiver sera très compliqué
48:01pour les Ukrainiens
48:02c'est sûr
48:02alors on a une
48:03le think tank américain
48:04American Foreign Policy Council
48:07qui a publié une étude
48:08sur la simulation
48:09d'une explosion nucléaire
48:10dans l'espace déclenché
48:12par la Russie
48:13dans le but de perturber
48:15l'ensemble des systèmes
48:16de communication américains
48:18est-ce que c'est selon vous
48:19une hypothèse crédible ?
48:21Alors c'est pas la plus crédible
48:22d'une explosion nucléaire
48:23dans l'espace
48:23en revanche c'est un scénario
48:24effectivement que les Russes
48:25ont agité à plusieurs reprises
48:26il y a des vraies questions
48:27sur les capacités
48:28de certains satellites russes
48:30en tous les cas
48:31ce qui est certain
48:31c'est que l'espace
48:33est désormais devenu
48:34un environnement
48:36vraiment stratégique
48:36au point de vue militaire
48:37pour les communications
48:38on sait que Starlink
48:39est fondamental
48:40pour les Ukrainiens
48:40on sait que les Russes
48:41n'ont pas cette capacité
48:42ils développent leur réseau
48:43Razvet
48:44mais qui n'est pas encore
48:45au niveau de Starlink
48:46et donc finalement
48:47les Russes se disent
48:48on n'a pas notre propre réseau
48:49donc peut-être essayons
48:50de perturber celui des autres
48:51pour gêner notamment
48:52l'armée ukrainienne
48:54mais pas qu'eux
48:54il y a aussi l'armée américaine
48:55qui dépend de Starlink
48:56et donc effectivement
48:57il y a deux possibilités
48:58c'est que soit vous brouillez
48:59le signal depuis le sol
49:00on sait que les Russes
49:01travaillent sur ce genre de système
49:02mais pour l'instant
49:02c'est pas encore complètement au point
49:03l'autre option
49:04c'est de détruire des satellites
49:05donc les Russes
49:06et aussi les Chinois d'ailleurs
49:07ont déjà fait des tests
49:08pour détruire leurs propres satellites
49:10depuis le sol
49:10ça fonctionne
49:11ils sont capables de le faire
49:12et effectivement
49:13il y a cette idée
49:13de peut-être détruire des satellites
49:14dans l'espace
49:15avec d'autres satellites
49:16il y a cette idée
49:17d'explosion nucléaire
49:18pour l'instant
49:18c'est pas très concret
49:19mais en tous les cas
49:20ça montre toute l'importance
49:21du spatial
49:22du spatial
49:22et on en parlera évidemment
49:23demain à l'occasion
49:24du sommet international spatial
49:25qui se tient à Paris
49:28on en parlera
49:28tout au long de la journée
49:29sur BFM Business
49:30merci Ulrich Bouna
49:32je rappelle que vous êtes
49:32analyste géopolitique
49:33spécialiste de l'Europe centrale
49:35et de l'Est
49:36dans un instant
49:37sur BFM Business
49:37c'était Kenco
49:38présenté par François Sorel
49:40très bonne soirée
49:40à demain
49:42le 18h écho
49:44sur BFM Business

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