- il y a 2 mois
Ce lundi 7 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.
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00:00DFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:09Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une
00:14de ce lundi 7 septembre.
00:16Taxer l'épargne salariale, taxer les indemnités de rupture de CDI pour les hauts revenus.
00:21Ce sont les nouvelles pistes du gouvernement pour renflouer les caisses de l'Etat.
00:25À quelques jours de la présentation du budget 2027, Mathieu Chauvin, président d'ERES Group et Christelle Thieffine, présidente de
00:33la CFECGC, nous diront ce qu'ils pensent de ces pistes.
00:37Dans un quart d'heure, le débat est cette question, comment financer la transition écologique ?
00:42L'ONG WWF propose de flécher une partie des intérêts de l'assurance vie vers le financement de l'adaptation
00:50au changement climatique.
00:51En fin de semaine dernière, Monique Barbu proposait, elle, de relever le plafond du Livret A, mais la fédération bancaire
00:57s'y oppose.
00:58Et à 18h45, on reviendra sur la victoire très large de l'AFD en Sachsen-Halt.
01:04L'extrême droite allemande arrive largement en tête de l'élection régionale, une première depuis 1945, un choc pour le
01:10chancelier allemand et le reste de l'Europe.
01:12Et une victoire nette qui met le chancelier sous pression alors que deux nouvelles élections se tiennent dans deux semaines.
01:22De nouvelles pistes émergent pour faire des économies.
01:25Le gouvernement envisage de taxer l'épargne salariale et les indemnités de rupture de CDI.
01:31On en parle avec Caroline Morisseau, journaliste BFM Business.
01:35Mathieu Chauvin, président d'ERES Group sur ce plateau, bonsoir.
01:38Et on est en ligne aussi avec Christelle Thieffine, présidente de l'ACFE CGC.
01:43Bonsoir Madame Thieffine.
01:46D'abord, Caroline, en quoi consistent ces deux pistes ?
01:49Alors la première mesure, elle vise à taxer davantage les dispositifs de partage de la valeur.
01:54C'est tout ce qui est participation, intéressement, abondement de l'employeur.
01:58Ces dispositifs sont assujettis à la CSG, à la CRDS, mais ils sont aujourd'hui totalement exonérés de cotisations sociales,
02:05maladies, retraites, chômages, etc.
02:06Et donc le gouvernement voudrait, pour les sommes au-delà de 3 000 euros par an, faire en sorte qu
02:13'il y ait plus ces exonérations de cotisations sociales et donc taxer davantage cette épargne salariale.
02:19La deuxième piste, elle vise à taxer davantage les indemnités de départ liées aux ruptures de contrats.
02:24Là, on est sur les licenciements, que ce soit aux licenciements pour faute, dans le cadre d'un plan social,
02:29une mise à la retraite, une rupture conventionnelle.
02:32Cela représente des montants importants en 2024.
02:35Ce sont 9 milliards d'euros qui ont ainsi été versés à plus de 800 000 salariés.
02:40Et seuls 2% d'entre eux ont été taxés sur une partie de leurs indemnités.
02:45Alors, je ne vais pas entrer dans le détail, mais ça repose de dispositifs complexes.
02:49Il y a à peu près autant de règles que de motifs de rupture.
02:52Ce ne sont pas les mêmes règles pour les licenciements que pour les ruptures conventionnelles ou que pour un licenciement
02:58dans le cadre d'un plan de départ.
02:59Mais quoi qu'il en soit, ces indemnités de départ ne commencent globalement à être taxées qu'au-delà de
03:052, 3, 4, voire 6 plafonds de la sécurité sociale.
03:09Le gouvernement voudrait abaisser ce curseur, commencer à taxer ses indemnités de départ d'un plafond de la sécu, ce
03:16qui représente aujourd'hui, en 2026, 48 080 euros bruts.
03:22Voilà pour les deux mesures et les deux pistes qui viennent d'émerger.
03:25Et comment le gouvernement justifie ces deux pistes, justement ?
03:28Alors, il s'agit d'abord de faire des économies.
03:31Ce sont des recettes qui échappent aux caisses de la sécu.
03:34On sait que la sécurité sociale est en déficit.
03:37Le gouvernement cherche à combler le trou.
03:39Donc, taxer davantage l'épargne salariale pourrait rapporter, selon les modalités, jusqu'à 1 milliard d'euros.
03:45Et taxer davantage les indemnités de départ pourrait rapporter près d'un demi milliard d'euros.
03:50Et puis, l'autre argument du gouvernement, c'est celui qui consiste à dire que ces deux mesures, ce sera
03:56un moindre mal,
03:57puisque ça vient toucher des salariés qui sont plutôt essentiellement dans les grands groupes, plutôt bien rémunérés.
04:03Et donc, on ne s'attaque pas à la majorité des salariés.
04:06Ce qu'on nous dit, c'est que seuls 5%, par exemple, des salariés, soit 40 000 personnes par an,
04:11partent avec des indemnités de départ qui sont supérieures à 48 000 euros.
04:16Donc, seuls ces salariés-là, ces 5% de salariés seraient concernés par la mesure qui vise les indemnités de
04:22départ.
04:22Alors, sur la mesure, sur la taxe sur l'épargne salariale supérieure à 3 000 euros,
04:26le MEDEF est contre.
04:27Dans un communiqué publié aujourd'hui, l'organisation patronale dit refuser une nouvelle ponction sur le travail,
04:33le partage de la valeur et le pouvoir d'achat.
04:36Daniel Ball, le président du Crédit Mutuel, s'y oppose aussi.
04:39Écoutez, il était l'invité de BFM Business ce matin.
04:43Beaucoup d'entreprises, heureusement, le montant d'intéressement de la participation est supérieur à 3 000 euros.
04:49C'est un mécanisme de partage de la valeur.
04:51Ça veut dire qu'on va partager avec les salariés les fruits de l'expansion de l'entreprise
04:57et plus les résultats de l'entreprise seront intéressants, plus ils seront importants,
05:02plus il y aura de partage par là, mais plus aussi il y aura d'impôts sur les sociétés payées.
05:07Voilà, Daniel Ball, réaction du président de Crédit Mutuel ce matin sur BFM Business.
05:12Christelle Théphine, ce sont les cadres les plus aisés qui sont visés par cette mesure concernant l'épargne salariale ?
05:19Mais non, pas seulement, parce qu'en fait là, on s'attaque à tous les salariés qui travaillent dans des
05:24entreprises
05:25dans lesquelles il y a des résultats, des résultats qui sont positifs.
05:28Quand on parle d'intéressement et de participation, en fait ce sont des salariés qui ont travaillé,
05:34donc sur lesquels on paye déjà des cotisations, on paye déjà des impôts,
05:37on a déjà contribué de façon forte aux finances publiques et au modèle social.
05:43Et là, parce qu'en fait on a une entreprise qui partage la valeur et surtout finalement caractère positif
05:50de ce qui a été retiré, on va en plus taxer.
05:52Donc moi je trouve ça assez inaudible, très très injuste.
05:57Et encore une fois, là on est en train de s'attaquer, certes à des salariés qui bénéficient de ce
06:02partage de la valeur,
06:03mais finalement à ce que nous revendiquons depuis toujours à la CFE-CGC,
06:07de revaloriser, de redonner du pouvoir d'achat.
06:11Et notamment, là on va toucher dans les secteurs qui fonctionnent, sur lesquels on joue le jeu.
06:16Peut-être qu'ils distribuent un peu moins à l'actionnariat et qu'ils partagent.
06:21Et pour le coup, on va taper sur la tête de ces salariés-là.
06:25Et je trouve ça très injuste pour des mesures en plus où les solutions financières,
06:31ce n'est pas ça qui va sauver nos finances publiques.
06:34Mathieu Chauvin, cette mesure qui concerne le versement d'une épargne salariale supérieure à 3 000 euros,
06:40ça vise plutôt les grandes entreprises, plutôt les salariés les plus aisés, dans les grands groupes en tout cas.
06:50Le gouvernement, ça faisait plusieurs années qu'il poussait à davantage partager la valeur.
06:55Là, à faire une proposition qui vient taxer davantage ce partage de la valeur, comment vous l'analysez ?
07:01Alors je commence par l'analyser en parlant d'une piste de travail et pas encore d'une proposition, pas
07:06encore d'une mesure.
07:07Ce qu'on appelle un ballon d'essai.
07:08Encore moins d'une loi, peut-être.
07:10Mais en tout cas, vous avez raison.
07:12Aujourd'hui, l'épargne salariale, ce sont 26 milliards de primes qui ont été versées l'année dernière aux salariés.
07:18Ça représente un peu plus de 3 000 euros par salarié.
07:21Donc il y a dans les grands groupes une culture de l'épargne salariale qui est certainement plus développée que
07:27dans la petite entreprise.
07:28Et pour autant, les partenaires sociaux et les gouvernements précédents ont mis en place un certain nombre de mesures d
07:35'accompagnement pour favoriser le déploiement de ces dispositifs pour que cette valeur soit mieux partagée.
07:41Parce qu'on le rappelle aussi à la base, ça part d'une idée d'associer les collaborateurs à la
07:46performance, aux résultats financiers de l'entreprise.
07:49Et c'est une idée qui remonte à il y a 60 ans quand le général de Gaulle l'a
07:52mise en place.
07:52Et on parlait davantage d'associer les collaborateurs comme on associe un actionnaire et de lui restituer sous forme de
07:58participation ou d'intéressement une part de la production et de la richesse créée par l'entreprise.
08:05Et donc c'est une idée de partage.
08:07C'est une idée qui à la base est très sociale.
08:09Elle concerne 12 millions de salariés.
08:11Certainement plus dans les grands groupes aujourd'hui, mais c'est le fruit de l'histoire.
08:14Et il y a un développement qui est amorcé depuis de nombreuses années maintenant qui vise à déployer ces systèmes
08:19dans les plus petites entreprises.
08:21Et on voit que ces entreprises s'équipent de plus en plus sur ces sujets-là.
08:25Et donc c'est une façon de faire rebondir finalement des mesures et de les faire se contrarier les unes
08:33après les autres sans donner un sens très cohérent finalement à l'ensemble.
08:39Vous nous dites que le montant moyen c'est 3 000 euros.
08:42Ça veut bien dire que si le gouvernement souhaitait faire passer cette mesure et fixer le seuil à 3 000
08:47euros, il y a bien une minorité de salariés qui seraient concernés du coup.
08:50Non, parce que pour arriver à une moyenne nationale à 3 000 euros, c'est-à-dire qu'il y
08:53en a beaucoup qui touchent plus de 3 000 euros.
08:55Et donc ça veut dire qu'il y a beaucoup de salariés qui seraient touchés sur les 12 millions dont
09:00on parle.
09:00Ça veut aussi dire qu'il y a pour moi un enjeu d'analyse des comportements rationnels des agents économiques.
09:12Si on se met à taxer des choses qui sont facultatives, puisque à l'exception de la participation, l'intéressement,
09:18l'abondement, la prime partage de valeurs,
09:20ce sont des dispositifs qui sont facultatifs dans ces entreprises, un agent économique rationnel, il va ne plus verser la
09:28prime facultative.
09:29Et donc sur les 26 milliards, il n'en resteront plus que 11, qui sont les 11 milliards de participations
09:35distribuées qui eux sont obligatoires.
09:37Et donc là où on veut aller chercher un milliard pour les recettes publiques avec une mesure comme celle-ci,
09:44en fait on va avoir un effet totalement contre-productif, puisque l'assiette de calcul va baisser et donc on
09:50va générer un mouvement plutôt délétère.
09:54J'ajoute à ça que ces primes d'épargne salariale, elles ne sont pas totalement exonérées.
09:58On rappelle quand même que les employeurs payent 20% de forfait social sur ces primes.
10:04Ça représentait à peu près sur les 26 milliards distribués, quelque chose autour de 4,5 milliards de recettes pour
10:11l'État.
10:12Et les salariés, eux, payent de la CSG, CRRDS, donc finance la sécurité sociale, et ça, ça représente 2,5
10:18milliards.
10:18Donc on est à près de 30% de taxation cumulée sur ces dispositifs.
10:22Et on sait quelle proportion de salariés serait frappée par une telle mesure ou pas ?
10:27Non, aujourd'hui on n'a pas de données au niveau national suffisamment transparentes pour pouvoir l'estimer.
10:34Christelle Thiéphine, vous êtes toujours en ligne avec nous.
10:36Est-ce que cette mesure, c'est une ligne rouge pour la CFECGC ?
10:40Oui, bien sûr, parce que dans nos revendications à la CFECGC, on est sur le partage de la valeur.
10:45On n'arrête pas de crier au scandale sur les aides des entreprises.
10:50Et là, on parle de 200 milliards d'euros par an, qui n'est pas contrôlé, sur lequel il y
10:57a peu de transparence,
10:58et surtout pas forcément assorti derrière de résultats pour l'emploi, et justement sur l'augmentation des salaires.
11:06Et donc nous, ce qu'on demande par ailleurs, c'est du partage de la valeur,
11:10et c'est là où en fait, on vient nous taxer avec ce qui vient d'être expliqué,
11:15c'est-à-dire qu'au risque de voir disparaître ce type de dispositif.
11:20Et moi, je rajouterais aussi par rapport à ce qui a été dit, c'est que tout ça est sous
11:24couvert de règles de déblocage,
11:28parce qu'il y a des règles de déblocage avec des choses qui sont bloquées pendant 5 ans,
11:33et tout ça, en fait, ça participe aussi à l'économie réelle.
11:37Donc là, on est en train de s'attaquer véritablement à l'économie réelle,
11:42c'est-à-dire le fait qu'on puisse garder de l'épargne,
11:45de l'épargne qui a vocation, et ce sont les revendications de la CFE-CGC,
11:49d'aller financer des entreprises qui se développent,
11:53de l'industrie, de l'industrie locale, française, en fait, ce sont les lignes,
11:57et en fait, c'est ça qu'on va aller attaquer par le biais du salarié.
12:02Donc moi, je trouve ça assez insupportable, en fait.
12:05Et il y a tout de même quand même un effet pervers à ces primes de partage de la valeur
12:09et à l'épargne salariale, c'est que parfois, ou souvent, c'est pas forcément quantifié,
12:13les employeurs ont tendance à privilégier l'épargne salariale
12:17au détriment de l'augmentation du salaire de base.
12:20Est-ce que c'est pas là pour corriger aussi un peu cette tendance ?
12:25Alors, j'aimerais effectivement que dans les faits, ça corrige cette tendance,
12:29sauf qu'en fait, ce n'est évidemment pas le cas.
12:32Moi, je dirais aussi de rappeler que le partage de la valeur,
12:35ça se fait après les salaires.
12:38Les salaires, c'est le juste dû par rapport au travail que l'on fait dans l'entreprise,
12:43par rapport à l'investissement qu'on peut avoir.
12:46Et puis, le partage de la valeur, c'est une fois que l'entreprise,
12:49elle crée de la valeur, je partage ce résultat et cet engagement
12:53avec l'ensemble de mes salariés.
12:55Ce n'est pas tout à fait la même chose.
12:56Et là, magiquement, on a un État qui veut dire,
13:00cette belle réussite, en fait, moi, je veux le récupérer.
13:03Donc, l'État donne d'un côté pour aider les entreprises
13:07et va récupérer via le biais des salariés.
13:10Et c'est là où il y a un déséquilibre qui est total.
13:12Mathieu Chauvin, sur ces employeurs qui ont tendance à privilégier
13:16les compléments de salaire plutôt que les augmentations salariales ?
13:20Il y a des effets, là aussi, de rationnel économique.
13:24C'est-à-dire que le coût du travail est ce qu'il est.
13:26Et donc, quand on a une opportunité de distribuer moins,
13:30enfin, autant, voire plus, en dépensant moins,
13:34effectivement, il y a un comportement qui peut amener à...
13:37Cela dit, il y a un principe de non-substitution
13:39qui fait qu'on ne peut pas remplacer un élément de salaire existant.
13:42Donc là, on parle simplement d'une moindre augmentation future
13:45des rémunérations.
13:46Ça reste à prouver puisque les rémunérations ont quand même progressé.
13:50Et selon les catégories de salariés, c'est plus ou moins vrai.
13:53Et donc, il faudrait raffiner l'équation
13:56pour avoir quelque chose de juste à évoquer maintenant.
14:00Mais toujours est-il que les rémunérations ont évolué
14:03et qu'aujourd'hui, moi, chef d'entreprise,
14:06quand j'ai des demandes d'augmentation de salaire,
14:10ça n'est pas avec un surcroît d'épargne salariale
14:13que je vais le gérer.
14:14Pourquoi ? Parce que le surcroît d'épargne salariale,
14:17il a cette vertu, à l'inverse, d'être totalement collectif.
14:20Donc, il a un effet très massif et très large.
14:25Et donc, quand on veut augmenter une personne,
14:28on ne va pas utiliser un outil de rémunération collective.
14:32Donc, la réalité de ce remplacement
14:34ou de cette moindre augmentation des salaires
14:35par l'épargne salariale n'est pas fondée,
14:38en tout cas, pas fondée mathématiquement aujourd'hui.
14:40Et dans les faits, en tant qu'employeur,
14:41moi, je ne sais même pas comment on manipule cet outil-là.
14:45Christelle Thierphine, vous êtes toujours en ligne.
14:47Concernant la mesure concernant la taxation
14:50des indemnités de rupture de CDI pour les hauts revenus,
14:53là aussi, ce serait une mesure qui concernerait
14:56très peu de salariés, finalement.
14:58Alors, déjà, quand on parle de hauts revenus,
15:01enfin, excusez-moi, on est en train de parler de salariés.
15:03Donc, on n'est pas en train de taxer
15:05ou de s'attaquer à des gens qui sont rentiers.
15:08On est en train de s'attaquer à des gens qui travaillent.
15:10Donc, moi, je trouve ça assez terrible.
15:13Et quand il y a une rupture de contrat,
15:15vous savez que vous soyez à hauts revenus ou pas,
15:17c'est une rupture de contrat.
15:19Donc, là, moi, je crois qu'on est face à des mesures
15:22qui sont assez de mauvaise foi
15:25et qui vont opposer un modèle social
15:28et qui vont opposer, finalement, des gens
15:30qui, effectivement, quand ils sont salariés,
15:32contribuent fortement au modèle social,
15:36à son financement.
15:37Et quand c'est l'heure de donner des comptes
15:40et de pouvoir participer et d'en faire partie,
15:42ce qui, pour les hauts revenus, est moins souvent le cas,
15:45eh bien, je trouve ça très injuste qu'on n'y ait pas droit.
15:47– Merci beaucoup, Christelle Thieffine.
15:49Je rappelle que vous êtes présidente de la CFE-CGC.
15:51Mathieu Chauvin, président d'ERES Group
15:54et Caroline Morisseau, journaliste à BFM Business.
15:57Restez avec nous dans un instant.
15:58Le débat et cette question,
15:59comment financer l'adaptation au changement climatique ?
16:02L'ONG WWF et des propositions.
16:05On en débat dans un instant.
16:05A tout de suite.
16:07BFM Business présente
16:13Le 18h écho, Stéphanie Collot.
16:15C'est l'heure du débat sur BFM Business dans le 18h écho
16:19avec cette proposition venant de WWF.
16:22L'ONG propose de flécher une partie des intérêts de l'assurance-vie
16:25vers le financement de l'adaptation au changement climatique.
16:29En fin de semaine dernière,
16:30Monique Barbu proposait, elle,
16:31de relever le plafond du livret A
16:33pour dégager 10 milliards d'euros.
16:35Mais la fédération bancaire s'y oppose.
16:37Alors, comment financer l'adaptation au changement climatique ?
16:40Et qu'on en débat avec Lim Wang Nok.
16:41Bonsoir.
16:42Bonsoir.
16:42Vous êtes secrétaire nationale à l'économie du PS
16:44et maître de conférence à Paris.
16:47Et Wilfried Galland, bonsoir.
16:49Vous êtes directeur général adjoint de Montpensier Arbevel.
16:53Concernant cette mesure de WWF
16:56qui consiste à orienter 3%
16:58de chaque nouveau versement d'assurance-vie
17:00vers une poche nature à capital nominal garantie.
17:05Ça pourrait, chaque année de collecte,
17:08créer 170 millions d'euros
17:10de financement annuel potentiel supplémentaire
17:13pour la nature, selon WWF.
17:16C'est une bonne ou une mauvaise idée, Wilfried Galland ?
17:19J'ai l'impression, quand j'entends ça,
17:21j'ai l'impression qu'on recrée les droits d'entrée
17:22sur l'assurance-vie, d'une certaine manière.
17:25Tradition qui avait disparu, et heureusement.
17:29L'assurance-vie, c'est une manne tellement importante
17:33qu'elle intéresse tout le monde.
17:34C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on a besoin de financement...
17:36On a 2174 milliards d'euros d'encours.
17:38Voilà, à chaque fois qu'on a besoin d'argent,
17:41on se dit, d'ailleurs fidèle à la tradition française,
17:43comment est-ce que l'argent des autres
17:44pourrait financer mes propres dépenses ?
17:46C'est quelque chose qu'on sait assez bien faire.
17:48Et donc, la question qui se pose sur l'assurance-vie,
17:50c'est plutôt comment optimiser, pour l'épargnant,
17:54l'utilisation de cette épargne.
17:55Puisqu'on sait que l'assurance-vie est très largement investie
17:59dans des supports dits sans risque.
18:02Et donc, la question, c'est soit on incite le client final
18:06à orienter son épargne vers directement des causes
18:11qui paraissent essentielles à condition, effectivement,
18:13de les rémunérer.
18:14soit, et c'est plutôt ma vue,
18:18on facilite le travail des gérants de cet argent,
18:22puisqu'on sait que les fonds en euros,
18:23c'est entre 3 000 et 4 000 lignes au total,
18:27en déverrouillant un certain nombre de contraintes
18:31qui existent sur ces fonds en euros,
18:33où à chaque fois qu'on n'investit pas dans des titres obligataires,
18:36on a des contraintes en capital qui sont extrêmement fortes
18:39et qui pèsent sur les compagnies d'assurance.
18:41Si on déverrouille ça,
18:42ça veut dire qu'effectivement,
18:43on a la capacité, avec ces fonds en euros,
18:45d'aller vers plus d'investissements à risque,
18:50sachant que quand on a de la longueur de temps,
18:52on a beaucoup plus de capacité à faire.
18:54Et là, effectivement,
18:55à l'intérieur de ces investissements,
18:57c'est à l'État de créer des poches d'investissement
19:00qui sont intéressantes pour les compagnies d'assurance
19:03et qui permettent, effectivement,
19:05de remplir cet objectif très important.
19:07Mais de là à dire qu'à chaque fois qu'on fait un versement,
19:09hop, automatiquement, on verse quelque chose.
19:11Moi, qui suis très attaché à la liberté de l'épargnant
19:13et à la liberté de l'épargne,
19:14Là, on en est loin.
19:15Ça me choque un peu.
19:17Limouangnok ?
19:18Alors, pour définir les termes du problème,
19:21nous avons 19% de taux d'épargne dans ce pays.
19:25C'est un taux record.
19:26Normalement, on est à 14.
19:28En théorie, il n'y a pas de problème
19:30pour financer les emprunts nécessaires
19:33pour les projets d'avenir.
19:37Et les projets liés aux nécessités de la transition écologique,
19:40qu'il s'agisse de projets privés
19:42ou de projets publics et semi-publiques.
19:45On a une dette publique importante
19:48qui pourrait mobiliser cette épargne,
19:51qui ne le fait pas complètement.
19:56et donc, au plan macroéconomique,
19:59toute la question, c'est comment tuyauter
20:02cette épargne dont une grande partie est oisive
20:07et les projets d'investissement
20:09qui, aujourd'hui, ne sont pas très dynamiques
20:10parce que l'investissement en général
20:12et en particulier dans les secteurs
20:13dont je viens de parler
20:15est relativement à tonnes.
20:17L'épargne dite paresseuse
20:19d'Ursula von der Leyen.
20:20Alors, la ministre de l'écologie
20:22a proposé le livret A.
20:25Relever le plafond à 30 000,
20:27passer de 23 000 à 30 000.
20:30Bon, je ne sais pas si l'idée sera retenue
20:34parce que le livret A,
20:37ça touche essentiellement les classes populaires
20:39dont l'encours moyen de placement
20:41est de 7 500 euros.
20:42Oui, donc on en est loin.
20:43Le plafond est à 22 950.
20:46Même si on mettait à 30 000,
20:47je ne suis pas sûr que les classes moyennes
20:50un peu supérieures aux classes dites populaires
20:53aient intérêt à placer là-dessus
20:55sachant qu'on a une inflation
20:56à 2,1% pour un taux d'intérêt très bas
21:00de 1,7%.
21:03Et d'ailleurs, la Fédération française bancaire
21:07n'est pas forcément...
21:08Elle est contre.
21:09Elle est contre la mesure.
21:10Parce que, évidemment,
21:11ça détournerait les placements
21:12les épargnants d'autres placements
21:16dont l'assurance-vie, très exactement.
21:19Alors, l'assurance-vie, c'est intéressant
21:21parce que ça touche justement
21:22des classes moyennes un peu supérieures.
21:26Mais c'est effectivement pas
21:27des placements très risqués
21:29puisque l'essentiel des fonds euros
21:31et des unités de compte
21:31sont en obligation.
21:33Donc, tout le problème,
21:34c'est comment créer un véhicule ?
21:36Et nous, on réfléchit un peu là-dessus au PS.
21:38Et vous dites quoi alors ?
21:39Comment réfléchir à un véhicule
21:43qui viendrait être adjoint
21:47aux sociétés à mission,
21:52aux entreprises à mission
21:53qui ont été créées dans la loi PACTE
21:55en 2019 ?
21:56Puisque la loi PACTE a créé
21:57des sociétés à mission,
21:59justement, pour encourager
22:01les entreprises à développer
22:03la responsabilité sociale des entreprises
22:05dans les domaines évoqués.
22:06Mais il n'y a pas les instruments financiers
22:08pour aller avec.
22:08Donc, ça serait qu'on crée un véhicule
22:12pour faire le pont entre...
22:14Oui, il faudrait créer
22:14un espèce de livret B, par exemple,
22:17où l'on donnera accès
22:18à des épargnants,
22:19à des actions sécurisées.
22:24Des actions sécurisées.
22:26Et on pourrait utiliser
22:29des véhicules ainsi
22:30pour drainer l'épargne
22:33des classes moyennes
22:34vers des projets d'investissement
22:36un petit peu plus risqués.
22:37Wilfried Galland,
22:38votre position sur la proposition
22:39de Limangnok.
22:40Et après, j'ai une dernière question.
22:42Moi, je suis très favorable
22:43au fait qu'on ait des véhicules spécialisés.
22:46Mais d'une certaine manière,
22:47on a déjà des véhicules spécialisés.
22:48Puisque, par exemple,
22:50nous, chez Montpensier Herbevel,
22:50on a des fonds.
22:51On a un fonds en particulier
22:52qui est spécialisé dans, justement,
22:53ce qu'on appelle
22:54les solutions climatiques.
22:55Et je trouve que ce qui est intéressant
22:57dans cette proposition
22:59et sur laquelle il faut travailler,
23:00c'est que les gens de bonne volonté
23:03sont convaincus
23:03que les entreprises
23:05et le secteur privé
23:06font partie de la solution
23:07et que dans tout le foisonnement
23:09qu'on a dans les entrepreneurs
23:11incroyables qu'on peut avoir
23:12à la fois dans ce pays
23:13et en Europe,
23:13on a la capacité
23:14de trouver des solutions
23:15à des problèmes
23:16qui sont de plus en plus importants,
23:19y compris dans la vie quotidienne
23:20de nos concitoyens.
23:22Et donc, créons l'écosystème
23:24autour de ces fonds-là
23:25pour inciter,
23:26avoir des incitations supplémentaires
23:28justement pour investir
23:29dans ces fonds-là
23:31et quitte, effectivement,
23:32à les packager
23:32d'une certaine manière
23:33pour pouvoir créer un élan.
23:35À partir du moment où on crée
23:36un élan,
23:37tout le monde considère
23:38que c'est une bonne idée.
23:39Exemple, typiquement,
23:40en ce moment,
23:41sur les véhicules électriques,
23:42tout le monde se dit
23:42finalement,
23:44compte tenu du prix des carburants,
23:46on va y aller.
23:47Effectivement,
23:48il faut créer des conditions
23:49pour que tout le monde
23:49ait l'intérêt d'investir dedans
23:51et non pas de la contrainte.
23:53Alors, pas de contrainte réglementaire,
23:54d'accord,
23:55mais est-ce que c'est un marché
23:55suffisamment rentable
23:56pour attirer les capitaux privés
23:58aujourd'hui ?
23:58Il y a beaucoup d'entreprises
24:00qui sont très rentables
24:01pour justement travailler
24:02et fournir des solutions
24:04qui sont des solutions
24:05directes dans la transition énergétique.
24:07Alors après,
24:07ça dépend évidemment
24:08de l'horizon de temps qu'on a
24:09et ça dépend du profil
24:10d'investisseurs.
24:11Ce n'est pas destiné
24:12à tout le monde.
24:13Mais effectivement,
24:13si on a des garanties attachées,
24:15des garanties d'État,
24:16on élargit la cible.
24:18Et c'est ça qui est intéressant
24:19dans ces propositions,
24:20c'est comment est-ce qu'on élargit
24:21la cible de l'épargnant ?
24:23C'est ça qui est intéressant.
24:23Alors après,
24:24ça n'épargne pas
24:26l'état stratège
24:27de ses responsabilités.
24:28Parce que,
24:29par exemple,
24:32si on développe
24:33la climatisation
24:34dans les hôpitaux,
24:35qui est un des projets
24:36de la ministre de l'Écologie,
24:38il faudra installer les choses,
24:39il faudra en appeler
24:41aux entreprises privées
24:43pour faire la chose.
24:45Pour faire la chose.
24:46Non, le financement passera
24:47par les collectivités
24:49ou par des instances
24:52de la sorte.
24:54Mais,
24:54in fine,
24:56ça passera
24:56par la commande publique.
24:58C'est l'État
24:59qui,
24:59in fine,
25:00dans les dépenses
25:01d'assurance maladie,
25:03ainsi que la sécurité sociale,
25:06par la commande publique,
25:08dépenseront
25:08pour que le projet
25:11soit ensuite solvabilisé.
25:12Donc,
25:13il y aura un problème
25:13de finances publiques
25:14quand même
25:15à long terme.
25:16et il faudra
25:17mettre en corrélation
25:19les financements privés
25:20qu'on veut mobiliser
25:21avec le fait
25:22que l'État lui-même
25:23devra lever
25:24une partie de l'épargne.
25:26C'est la raison
25:26pour laquelle,
25:27en plus de cette réflexion
25:28sur l'épargne privée,
25:32nos sénateurs
25:33avaient réfléchi,
25:35mais alors peut-être
25:36un petit peu caricaturellement
25:38au moment de la dernière
25:38loi de finances,
25:39à un grand emprunt.
25:41Alors,
25:41c'était un emprunt
25:42obligatoire
25:42qui avait été mis en place.
25:42– Si vous parlez
25:43de grands emprunts,
25:45à un moment
25:46où on est déjà endetté
25:473 500 milliards.
25:48– Il y a une grosse épargne
25:51et souvenons-nous
25:52que les derniers grands emprunts
25:54ont quand même
25:54été mobilisateurs.
25:55L'emprunt Balladur,
25:56par exemple,
25:56avait levé
25:57une centaine
25:58de milliards d'euros
25:59à un taux intéressant
26:00de 6%.
26:01Les taux étaient
26:02plus élevés à l'époque.
26:03Mais l'État
26:05peut aussi mobiliser ça
26:06pour financer
26:07sa dépense.
26:08Si on estime
26:08qu'il vaut mieux
26:09que ce soit l'épargne nationale
26:10qui finance
26:11la dépense publique
26:12d'avenir
26:13que les marchés internationaux.
26:15– Merci beaucoup
26:16à tous les deux.
26:16Limong Dock,
26:17secrétaire nationale
26:18à l'économie du PS
26:18et maître de conférence
26:19à Paris 1.
26:21Et Wilfried Galland,
26:22directeur général
26:22adjoint de Montpensier.
26:24Arbevel,
26:25restez avec nous.
26:25Dans un instant,
26:26on fait un point
26:26sur les marchés.
26:27– L'FM Business présente.
26:29– Le 18h éco,
26:35Stéphanie Collot.
26:36– Le 18h éco se poursuit.
26:38On fait un point
26:38sur les marchés
26:39avec Guillaume Sommerer.
26:40Bonsoir.
26:41– Bonsoir.
26:41– Et on commence
26:42avec le CAC
26:43qui termine en hausse
26:44ce soir.
26:45– Il recontière
26:46les 8300 points
26:46notre CAC 40 ce soir.
26:48C'est vrai qu'on démarre
26:49cette semaine
26:50et on termine cette séance
26:51sur une tendance favorable
26:54et haussière.
26:54Plus 0,3% en clôture
26:55pour notre indice CAC 40.
26:57Même si le pétrole monte,
26:58on a un baril de Brent
26:59ce soir qui flirte
27:00avec les 98 dollars.
27:02Oui, oui,
27:03on va vers les 100 dollars
27:03à nouveau.
27:0498 dollars le Brent ce soir.
27:06Le Détroit d'Hormouz
27:06reste bloqué.
27:08Seuls 8 navires
27:09ont franchi le Détroit d'Hormouz
27:10sur les 24 dernières heures.
27:128 navires à peine.
27:13Et l'OP+,
27:13finalement,
27:14maintient ses quotas
27:15de production
27:15au mois de septembre.
27:17Ils seront les mêmes
27:18en octobre aussi.
27:19Voilà ce qu'on apprend.
27:19Après,
27:206 hausses mensuelles
27:21consécutives des quotas
27:22de production.
27:22Cette fois,
27:22on va vers une stabilité
27:23des quotas de production
27:24tout simplement
27:25parce que,
27:25compte tenu de la fermeture
27:26d'Hormouz,
27:27ils ne peuvent pas
27:27augmenter leurs quotas
27:28de production.
27:28À un moment,
27:29on atteint la limite matérielle.
27:36En attendant,
27:36face au cours du pétrole,
27:38la BCE,
27:38elle va relever ses taux.
27:40Ce sera jeudi.
27:41Ce sera le grand rendez-vous
27:42de la semaine.
27:42Et ce sera à suivre en direct.
27:44Exactement.
27:44Émission spéciale
27:45sur BFM Business.
27:46Le débrief également
27:47tout au long
27:47de l'après-midi jeudi.
27:48La question,
27:48ce n'est pas tant de savoir
27:49si la BCE va lever ses taux.
27:51Elle va les relever.
27:51Ça, c'est sûr.
27:52La question,
27:52c'est de savoir
27:53si elle ouvrira la porte
27:53à d'autres hausses de taux
27:54ou pas.
27:55Et là,
27:55le marché pense que non.
27:57Cette fois,
27:57la BCE devrait fermer
27:58et la porte à d'autres hausses de taux.
27:59C'est pour ça
28:00que ça n'a pas empêché
28:01le CAC 40 ce soir
28:01de progresser de 0,3%.
28:04A noter,
28:04puisqu'on parle du marché obligataire,
28:06que est la victoire de l'AFD
28:07dans un lander allemand,
28:09Sachs-Hanalt.
28:10Eh bien,
28:10cette victoire de l'AFD,
28:11l'extrême droite allemande,
28:11a eu un petit effet
28:12le 10 ans allemand.
28:14C'est un peu plus,
28:15un peu plus,
28:15pas beaucoup plus,
28:16mais un peu plus tendu
28:17que les autres aujourd'hui.
28:18Et le DAX à Francfort
28:18a un peu reculé
28:19pendant que le CAC gagnait 0,3%.
28:21Le DAX lui termine
28:22sur un repli
28:22d'un peu plus de 0,1%.
28:24Ce n'est pas un très gros impact,
28:26mais le marché
28:26commence à se dire.
28:27Si l'AFD poursuit
28:28sur sa dynamique,
28:29eh bien,
28:29on va avoir une fragmentation politique
28:31très importante en Allemagne
28:32et une incapacité
28:33à avancer des réformes ambitieuses.
28:35Côté valeurs en Europe,
28:36lesquelles se distinguent, Guillaume ?
28:38Alors,
28:38les valeurs qui ce soir
28:39se distinguent le plus,
28:40d'abord LVMH quand même,
28:41parce qu'LVMH
28:41était ce matin
28:42à toucher un plus bas de 5 ans.
28:44Plus bas de 5 ans
28:45pour ce titre LVMH
28:46avec toujours une consommation
28:47discrétionnaire
28:48congelée,
28:49véritablement.
28:50Les Chinois qui ont du mal
28:51à retrouver le goût
28:52pour le luxe européen.
28:53Les Américains également.
28:55Il y a la thématique
28:55de l'inflation
28:56qui pèse toujours,
28:56les droits de douane.
28:57Donc ce matin,
28:58LVMH a touché
28:59un plus bas de 5 ans.
29:00Il fallait le noter.
29:00En revanche,
29:01dans la tech,
29:01c'est toujours un carton
29:02ST microélectronique.
29:03Ce soir,
29:04signe la plus forte hausse
29:05du CAC 40
29:05avec OpenAI
29:06qui a lancé
29:07sa nouvelle intelligence artificielle
29:09Chagipity 6
29:11avec un petit mot derrière,
29:12je ne sais plus ce que c'est.
29:13Chagipity 6,
29:14quelque chose.
29:14Bref,
29:14la meilleure intelligence
29:16au monde
29:16nous dit OpenAI.
29:18Bon,
29:18en tout cas,
29:19le marché achète à nouveau
29:20cette thématique.
29:20STM termine à plus 4%.
29:22Soitech de son côté
29:23gagne 5%
29:24avec en plus Jeffreys
29:25qui relève son objectif
29:26de course
29:27sur le titre Soitech.
29:28En revanche,
29:28Novartis a souffert
29:29avec l'échec
29:30d'un essai clinique
29:31sur un traitement,
29:32un candidat traitement
29:34contre les maladies
29:34cardiovasculaires.
29:35Ce titre Novartis
29:36est à la bourse de Zurich
29:37qui a perdu ce soir
29:37un peu plus de 2%.
29:39Chagipity 6,
29:41Astra.
29:42Voilà pour l'acronyme.
29:43Guillaume,
29:44rapidement,
29:44l'IA qui continue
29:45de fasciner
29:45autant que d'inquiéter
29:46les marchés.
29:47Exactement.
29:47Wall Street aujourd'hui
29:48était fermée
29:49en raison du Labour Day
29:50mais on sent
29:51que c'est à nouveau
29:51sur la thématique
29:52d'intelligence artificielle
29:53que la semaine
29:54va se jouer
29:54sur le marché américain.
29:55Jensen Huang,
29:56le patron d'Nvidia,
29:57a pris la parole
29:57ce week-end
29:58pour dire qu'à ses yeux
29:59ça y est,
30:00l'IA général,
30:01l'IA général
30:02est parmi nous,
30:03l'IA général existe.
30:05Alors,
30:05ce n'est pas encore
30:05une IA capable
30:06de prendre le contrôle
30:07des humains
30:07mais c'est une IA
30:08qui, selon Jensen Huang,
30:09a assez de données,
30:14maturité qu'un humain,
30:15une révolution industrielle
30:16de l'intelligence
30:17en quelque sorte.
30:18Alors, bien sûr,
30:18pour le patron d'Nvidia,
30:19c'est une façon
30:20de faire le marketing
30:20de l'IA
30:21et de dire que
30:22on est au milieu
30:22de tout ça,
30:23mais c'est vrai
30:24qu'Nvidia,
30:24de plus en plus,
30:25se positionne
30:26comme une forme
30:26de banque centrale
30:27de l'intelligence artificielle
30:28et Jensen Huang
30:29en est le meilleur diplomate.
30:31On suivra ce secteur
30:32de l'IA
30:32cette semaine
30:33qui, vous le disiez,
30:35fascine autant
30:35qu'il fait peur
30:36ce secteur de l'IA.
30:37On aura Oracle,
30:37la publication d'Oracle
30:38qui fait peur financièrement.
30:40ce sera jeudi,
30:40Oracle va annoncer
30:41ses résultats.
30:42Et puis,
30:43OpenAI
30:43qui admet la nécessité
30:45quand même
30:45d'une plus grande transparence
30:47des modèles
30:47d'intelligence artificielle.
30:49Par exemple,
30:49cet été,
30:50c'est anecdotique,
30:51mais cet été,
30:52quelqu'un a demandé
30:53à une IA
30:53de l'inscrire
30:55à des cours de pilates,
30:56prendre des réservations
30:56pour lui
30:57dans la salle de sport.
30:58L'IA a piraté
30:59le système de la salle de sport
31:00et l'a fait grimper
31:01dans la liste d'attente.
31:02Voilà.
31:03Donc, l'IA...
31:04C'est un sujet
31:05qui prête à sourire.
31:06On ne parle que
31:06de salle de sport,
31:07mais si on parlait
31:07d'une centrale nucléaire
31:08ou autre,
31:08ça ferait un peu plus peur.
31:09Ça ferait des ordres.
31:10L'IA sera encore
31:11au cœur de la semaine
31:12boursière aux Etats-Unis.
31:13Merci beaucoup,
31:14Guillaume Sommerer.
31:15Retour en France
31:15avec la Cour des comptes
31:16qui présentait ce matin
31:17son rapport
31:18sur la politique
31:19de vaccination
31:19depuis 2018.
31:20Le constat est clair.
31:22Hélène Corneille,
31:23il y a encore
31:23des efforts à faire
31:24pour améliorer
31:25la couverture vaccinale
31:27tout en allégeant
31:28les finances publiques.
31:29Oui, exactement.
31:30Et le bilan
31:31est assez sévère.
31:32Alors, certes,
31:34la France a progressé
31:35dans sa couverture
31:36vaccinale
31:37et ça tout simplement
31:38parce que finalement
31:39on est passé
31:40à 11 vaccins
31:41recommandés,
31:42même obligatoires
31:43pour les nourrissons
31:44en 2018
31:45à la place de 3.
31:47Donc forcément,
31:48il y a une certaine avancée
31:50mais on est en France
31:52encore très loin du compte
31:53par rapport
31:54à nos voisins européens.
31:56La rougeole même
31:57refait son apparition
31:59en France
31:59alors qu'elle avait
32:00pratiquement disparu.
32:01On en compte
32:02870 cas l'an dernier
32:04avec 4 décès.
32:06Alors, dans les chiffres
32:07par exemple,
32:08un senior sur deux,
32:10un patient
32:11de plus de 65 ans
32:13et plus
32:14est vacciné
32:14contre la grippe.
32:16L'objectif selon l'OMS
32:17est d'atteindre
32:18les 75%.
32:19Pareil chez les jeunes.
32:20Vous savez,
32:21on vaccine contre le HPV,
32:23le papillomavirus.
32:24Un jeune sur deux
32:25seulement est vacciné
32:27et ça essentiellement
32:28parce que ce sont
32:29les parents
32:29qui ont pris
32:30rendez-vous.
32:31la vaccination
32:32au collège
32:33est un échec.
32:349% seulement
32:35des cinquièmes
32:36ont reçu
32:36leur première dose
32:37et il y a
32:38de fortes disparités
32:39selon les établissements
32:41tout simplement
32:41parce que ça demande
32:43de l'organisation.
32:44Il faut faire venir
32:45une équipe médicale
32:46et l'infirmière scolaire,
32:47elle,
32:48n'a pas le droit
32:48de vacciner.
32:49Alors, la France
32:50qui dépense quand même
32:50tout de même
32:51près d'un milliard
32:51et demi d'euros
32:52dans la vaccination.
32:53Alors, ça peut vous paraître
32:54bout de coup
32:55mais en fait,
32:56c'est rien du tout
32:56par rapport à ce qu'on dépense
32:57dans les soins
32:58en remboursement
32:59de l'assurance maladie.
33:01Et pourtant,
33:02l'investissement
33:02dans la prévention
33:03en vaut la chandelle
33:04et c'est d'ailleurs
33:05le petit rappel
33:06ce matin
33:07d'Amélie de Montchalin,
33:08présidente de la Cour des Comptes.
33:12On sait bien
33:12que les finances publiques
33:13sont aujourd'hui
33:14source de déséquilibre
33:16et qu'il nous faut faire
33:17des économies.
33:18Néanmoins,
33:18la Cour vient dire
33:19qu'il y a un domaine
33:19sur lequel il faut investir.
33:21Pas parce qu'on est
33:21en contradiction
33:22avec nous-mêmes
33:23mais parce que
33:24quand on investit
33:25dans la prévention,
33:26dans la vaccination,
33:27dans le dépistage,
33:28c'est à la fois bon
33:29pour la santé des Français,
33:31c'est bon pour le système
33:32de santé
33:32et c'est bon
33:33pour les finances publiques
33:33parce que ça génère
33:34des économies
33:35parfois dans l'année
33:36de la vaccination à la grippe,
33:37parfois à horizon
33:385 ou 10 ans.
33:40Voilà, exactement.
33:40Et par exemple,
33:41durant l'hiver 2017,
33:43la campagne
33:44contre la grippe
33:45a permis
33:46un gain net
33:47de 50 millions d'euros
33:49pour les finances publiques.
33:50La Cour qui formule
33:51plusieurs recommandations.
33:52Alors,
33:53on commence par
33:54remobiliser
33:54les professionnels
33:55de santé.
33:56vous savez que
33:57la vaccination,
33:58c'est plus seulement
33:58les médecins,
33:59c'est ouvert
33:59à d'autres professionnels
34:01et notamment
34:01les infirmiers,
34:03les pharmaciens,
34:04etc.
34:04Et aujourd'hui,
34:05seuls vraiment
34:06les pharmaciens,
34:07justement,
34:07se sont emparés
34:08de cette nouvelle mission.
34:10On remplit également
34:11le dossier médical partagé
34:13pour connaître l'historique
34:14et planifier
34:15les rappels des adultes.
34:17Quand est-ce que vous avez fait
34:17votre dernier rappel,
34:18Stéphanie ?
34:19Je n'en ai absolument
34:19aucune idée.
34:21Beaucoup de patients
34:22arrivent aux urgences
34:23sans savoir
34:23s'ils sont vaccinés
34:24contre telle et telle maladie.
34:26Et donc,
34:26en cas d'épidémie,
34:27on ne sait absolument pas
34:28quel est le degré
34:29de protection
34:30de la population.
34:31Il faut généraliser
34:32tout ça pour 2028.
34:33Enfin,
34:34la Cour des comptes
34:34invite également
34:35la Haute Autorité de Santé
34:36à mieux prendre en compte
34:38l'impact budgétaire
34:39dans la stratégie vaccinale.
34:41Alors,
34:42les nouveaux vaccins
34:43sont peut-être
34:44plus fortement dosés,
34:45mais ils se coûtent
34:46vraiment beaucoup plus cher.
34:47Et la Cour des comptes
34:49dit,
34:49est-ce qu'ils ont
34:50une efficacité supplémentaire
34:52vraiment intéressante ?
34:54Merci beaucoup Hélène Cornet.
34:56Tout autre sujet à présent.
34:57Le cinéma
34:58cherche un nouveau souffle
35:00et surtout
35:00un nouveau modèle économique.
35:01Aujourd'hui,
35:02Emmanuel Macron
35:02a réuni à Saint-Paul-de-Vence
35:04les grands noms
35:04du secteur
35:05pour le premier sommet
35:07Lumière
35:07en présence
35:08du président sud-coréen.
35:10200 acteurs
35:10de l'industrie
35:11venus
35:11d'une soixantaine de pays
35:13avec une question
35:14comment continuer
35:15à financer
35:16et à produire des films
35:17à l'heure
35:18du streaming
35:19tout en maîtrisant
35:20l'IA
35:21Axel Aragon.
35:22Qu'est-ce qu'il s'est joué
35:23aujourd'hui concrètement
35:24à Saint-Paul-de-Vence ?
35:25Il s'est joué
35:26une bataille
35:27pour reprendre
35:27le contrôle
35:28de la création
35:29cinématographique.
35:30Le chiffre
35:30qui résume
35:31la situation
35:32au moins 40%
35:33de fréquentation
35:34des salles de cinéma
35:35dans le monde
35:35depuis 2019
35:36et pendant ce temps
35:38les contenus
35:39explosent
35:39sur Netflix
35:40sur TikTok
35:41YouTube
35:41pour preuve
35:42Netflix a investi
35:4316 milliards d'euros
35:44dans le contenu
35:45au niveau mondial
35:46en 2025
35:47c'est exactement
35:48le sujet
35:49du sommet Lumière
35:50justement
35:50et la première réponse
35:51elle est financière
35:52la France
35:53a choisi de s'associer
35:54avec la Corée du Sud
35:55grand pays de cinéma
35:57qui a réalisé
35:58de grandes productions
35:59Parasite
36:004 Oscars
36:00ou encore la série
36:02Squid Game
36:02que le monde entier connaît
36:04les deux chefs d'état
36:05français et coréens
36:06ont annoncé
36:07la création
36:08d'un fonds
36:08d'un milliard
36:09d'euros sur 5 ans
36:10abondé à parité
36:11par les deux pays
36:12pour soutenir
36:12la filière de l'image
36:14l'objectif
36:15est donc
36:15de financer
36:16des projets
36:17soutenir la création
36:18indépendante
36:19et surtout créer
36:20des coopérations
36:21internationales
36:21écoutez d'ailleurs
36:22le chef de l'état
36:23français à ce sujet
36:24qui veut notamment
36:25reprendre le contrôle
36:26sur l'IA
36:28Il ne s'agit pas
36:29de revenir au monde
36:30d'avant
36:30ou de tenir
36:31ces bouleversements
36:31à distance
36:33mais d'affirmer
36:33que nous ne sommes pas
36:34condamnés à les subir
36:35aucun studio
36:36aucune plateforme
36:37aucun artiste
36:38aucun réseau
36:39de salles de cinéma
36:40pas même un pays
36:41aussi puissant soit-il
36:42ne peut répondre
36:44à ce défi
36:44tout seul
36:46les technologies
36:47les capitaux
36:47les images
36:48ne connaissent plus
36:49de frontières
36:50c'est pourquoi
36:51ce défi
36:51est mondial
36:52Axel
36:53les salles
36:54sont au coeur
36:55de cette crise
36:55qu'est-ce qui est prévu
36:57pour éviter leur disparition
36:58Justement
36:59une nouvelle organisation
37:00internationale
37:01sera mise en place
37:02l'IRIS
37:03l'initiative
37:04internationale
37:05de résilience
37:05pour les écrans
37:06indépendants
37:07elle aura pour objectif
37:08de rassembler
37:09l'ensemble des salles
37:09de cinéma
37:10indépendantes
37:11pour notamment
37:11préserver la diversité
37:13de ce modèle
37:14pourquoi c'est important
37:15parce qu'un film
37:16peut être produit
37:17évidemment
37:17mais s'il n'y a plus
37:18de salles
37:19pour le diffuser
37:20une grande partie
37:20de sa valeur
37:21disparaît
37:22par conséquent
37:22il y a aussi
37:23un autre point
37:23sur lequel le chef
37:24de l'état français
37:25est revenu ce matin
37:26c'est l'éducation
37:27à l'image
37:28l'idée de développer
37:29des programmes
37:30à l'international
37:30pour apprendre aux jeunes
37:32à mieux comprendre
37:33les images
37:33qu'ils consomment
37:34et surtout
37:35à développer des programmes
37:36pour tous les âges
37:37et alors face à Netflix
37:38TikTok
37:39ou encore à l'IA
37:40est-ce que
37:40ce sommet
37:41peut vraiment changer
37:42la donne
37:43pour les professionnels
37:43du cinéma ?
37:44c'est tout l'enjeu
37:45parce qu'aujourd'hui
37:46le problème
37:46n'est plus seulement
37:47de produire des films
37:48il faut réussir
37:49à financer leur production
37:50à les diffuser
37:51et à capter leur public
37:52le sommet lumière
37:53donc veut faire émerger
37:55des alliances
37:56entre les producteurs
37:57les diffuseurs
37:58les salles
37:59les plateformes
37:59ou encore
38:00les acteurs technologiques
38:01afin de remettre
38:02l'argent dans la création
38:03et éviter surtout
38:04que toute la valeur
38:05ne se concentre
38:06du côté des distributeurs
38:07ou alors des plateformes
38:08merci beaucoup
38:09Axel Aragon
38:10dans un instant
38:11on va revenir
38:11sur la victoire
38:12très large
38:13de l'AFD
38:14en Sachsenhalt
38:15l'extrême droite allemande
38:17arrive largement
38:18en tête
38:19de l'élection régionale
38:21une première depuis 45
38:22et un choc
38:23pour le chancelier allemand
38:24à tout de suite
38:34On poursuit à l'international
38:36avec cette victoire
38:37de l'AFD
38:38en Allemagne
38:38le parti d'extrême droite
38:39arrive largement en tête
38:40dans le lander
38:42de Sachsenhalt
38:43victoire d'autant plus net
38:44que le taux de participation
38:45s'envole
38:4677,8%
38:47contre 60%
38:49lors des précédentes élections
38:50en 2021
38:51bonsoir Etienne Dubslaf
38:52bonjour
38:53vous êtes maître de conférence
38:54en civilisation allemande
38:56à l'université Paris-Nanter
38:57alors 44% des voix
38:59en faveur de l'AFD
39:01c'est un doublement
39:02des souvrages
39:03par rapport à l'élection précédente
39:05comment vous expliquez ce score ?
39:06Alors tout à fait
39:07c'est vraiment une victoire
39:08écrasante sur le plan
39:09enfin par rapport
39:10aux élections précédentes
39:11et ce alors que
39:13on avait espéré
39:14dans le camp démocratique
39:17un rebond
39:18comme on avait eu
39:18d'ailleurs en 2021
39:19donc oui
39:20c'est une victoire
39:22vraiment très marquée
39:23d'autant que
39:24le chancelier Merz
39:25avait promis
39:26de diviser par deux
39:27le score de l'AFD
39:28résultat des courses
39:30c'est ça de CDU
39:31qui perd la moitié
39:32de ses sièges
39:33et c'est celle de l'AFD
39:34qui double
39:36Le chancelier allemand
39:37qui se dit profondément
39:39choqué
39:39il faut dire que
39:40ce résultat historique
39:42il se fait dans une région
39:43où la CDU
39:44c'est le parti du chancelier
39:46a été pendant 20 ans
39:47la force politique dominante
39:48de son côté
39:49la coprésidente
39:50de l'AFD
39:52Alice Weidel
39:53ne mâche pas ses mots
39:54à l'encontre de
39:55Frédéric Merz
39:56on les écoute
40:00Les gens ne font plus confiance
40:02avant les élections
40:03on promet une chose
40:04et après
40:05c'est exactement le contraire
40:06et par conséquent
40:07chaque parti
40:08perd l'adhésion
40:09et la confiance
40:10de ses électeurs
40:16Aucun chancelier avant lui
40:18n'a été aussi impopulaire
40:19que Frédéric Merz
40:20il est devenu un fardeau
40:22pour le développement
40:23prospère de l'Allemagne
40:28Notre pays a besoin
40:34de réformes en profondeur
40:36Je partage pleinement
40:37cette affirmation
40:38qui est identique
40:39à celle formulée
40:40par le vice-chancelier
40:41Nous avons besoin
40:45de réformes en profondeur
40:46en Allemagne
40:50Etienne Dubslav
40:51c'est un vote pro AFD
40:52ou contre le chancelier ?
40:54Les deux
40:55Je pense qu'il ne faut pas
40:56se voiler la face non plus
40:57ce n'est pas qu'un pur vote
40:59contestataire
40:59c'est aussi un vote d'adhésion
41:0244%
41:04encore une fois
41:04ce n'est pas un vote
41:05de protestataire
41:07Au plan régional
41:08et au plan national
41:09c'est un désaveu
41:10effectivement
41:10pour le chancelier Merz
41:12et son gouvernement
41:13d'alliance
41:14entre la droite modérée
41:15et la gauche modérée
41:16et là où Alice Biden
41:18n'a pas tout à fait tort
41:19c'est qu'en fait
41:19les deux parties
41:20ont été obligées
41:21de s'allier
41:22parce que
41:22faute d'alternatives
41:24si je puis dire
41:25au plan national
41:26mais c'est des parties
41:27qui à la base
41:27ne veulent pas la même chose
41:28et ce qui fait que
41:29et les électeurs
41:30de droite modérée
41:31qui voulaient une politique
41:31plus à droite
41:32sont déçus
41:33ceux qui veulent une politique
41:34plus à gauche
41:35sont déçus
41:36et donc
41:36quelque part
41:37effectivement
41:38c'est un désaveu
41:39du système
41:40avec tous les guillemets
41:41de la terre
41:42et au plan régional
41:43et au plan national
41:44au plan régional
41:44effectivement
41:45l'ambiance
41:46n'est pas rose
41:47encore que
41:47la situation économique
41:49et sociale
41:50n'est pas si mauvaise
41:51que ça
41:52ça commence à redémarrer
41:54tout à fait
41:55ça commence à redémarrer
41:56même en Saxe-en-Helt
41:57le chômage
41:57n'est que de 8%
41:58on a vu pire
42:00dans le passé
42:01et en Allemagne
42:02et ailleurs
42:02alors l'AFD
42:04manque quand même
42:05de 3 élus encore
42:06pour pouvoir
42:06avoir la majorité absolue
42:08au parlement régional
42:10des négociations
42:11sont en cours
42:11avec qui l'AFD
42:13peut-il
42:14gouverner ?
42:15qui peut gouverner
42:16avec ce parti
42:17d'extrême droite ?
42:18alors effectivement
42:18on a cette situation
42:19où vous avez l'AFD
42:20à qui il manque
42:213 sièges
42:22vous avez
42:23tous les autres partis
42:24classiques
42:24si je puis dire
42:25à qui il manque
42:263 sièges
42:27et vous avez 5 sièges
42:28qui sont dévolus
42:29à ce qui s'appelle
42:30le BSV
42:31BSW
42:31qui est un mouvement
42:33très particulier
42:34pour un public français
42:35au sens où c'est
42:36une alliance
42:36entre l'extrême gauche
42:37et l'extrême droite
42:38au sens où
42:38c'est un parti
42:40quand même xénophobe
42:41c'est un parti
42:41très conservateur
42:43mais un parti
42:46très matérialiste
42:47et j'allais dire
42:48gauchiste
42:49sur le plan social
42:50bon
42:51que feront
42:52ces 5 députés ?
42:53la ligne officielle
42:54c'est Nini
42:55bon
42:56qu'est-ce qu'ils feront ?
42:57on ne le sait pas
42:59on ne sait pas
43:00ce qui est possible aussi
43:01c'est qu'il se trouve
43:021 ou 2 ou 3 députés
43:04de la CDU
43:04qui avec des perspectives
43:06de carrière
43:07pourraient tenter
43:08éventuellement
43:09de faire le saut
43:10et de donner
43:10la majorité
43:12à l'AFD
43:13d'autant que le vote
43:14qui requiert
43:15une majorité absolue
43:16se fait à bulletin secret
43:17donc il n'est pas exclu
43:20effectivement
43:20qu'on ait un gouvernement
43:21d'extrême droite
43:22qui sorte
43:23dans les prochains mois
43:24de cette élection
43:25Frédéric Schmers
43:26qui exclut
43:27toute coopération
43:28même passive
43:29à l'AFD
43:30avec l'AFD
43:31parce qu'il y a quand même
43:33des élus conservateurs
43:34d'Allemagne de l'Est
43:35qui ne sont pas forcément
43:36opposés à une alliance
43:38est-ce que ça pourrait
43:38provoquer
43:39une scission
43:40au sein du parti
43:41de Frédéric Schmers ?
43:42Alors pour moi
43:42c'est ça l'enjeu national
43:43en fait
43:44c'est que va devenir
43:45aussi la CDU
43:46parce que la ligne officielle
43:48c'est ni ni
43:48ni alliance
43:49avec l'AFD
43:50mais pas non plus
43:52alliance
43:53même avec le parti
43:53qui s'appelle
43:54la gauche
43:55avec lequel il serait
43:56obligé de s'allier
43:56contre l'AFD
43:57et donc
43:58il y a effectivement
43:59des voix pour dire
44:00qu'entre les deux
44:01c'est peut-être
44:02le moindre mal
44:02que de s'allier à l'AFD
44:03et puis d'autre part
44:04il y a aussi la ligne
44:05de dire
44:06il y a aussi un vote
44:08d'adhésion à l'AFD
44:09est-ce qu'on peut se permettre
44:10de priver un lande
44:12qui a quelques voix près
44:13a donné une majorité absolue
44:14à l'extrême droite
44:15est-ce qu'on peut se permettre
44:16d'aller contre
44:18la volonté populaire
44:20donc effectivement
44:21la CDU
44:22sera
44:23étiraillée
44:24sur sa position adoptée
44:26Ulrich Sigmund
44:27donc celui
44:28qui a remporté
44:29ses élections
44:30dans ce lander
44:31a reçu le soutien
44:32d'Elon Musk
44:32qui lui a adressé
44:33ses félicitations
44:34sur X
44:35bien joué
44:35en réponse à un tweet
44:37d'Alice Weidel
44:38la leader de l'AFD
44:41Ulrich Sigmund
44:42qui l'a remercié
44:42dans la foulée
44:43en déclarant
44:44envisager avec un grand plaisir
44:45la possibilité de coopération
44:46avec Elon Musk
44:47l'Allemagne
44:49redeviendrait
44:50un pays
44:50où il vaut la peine
44:51d'investir
44:52a-t-il précisé
44:53est-ce que c'est un pied de nez
44:54à ceux qui estiment que
44:55si l'AFD arrive au pouvoir
44:57et bien les entreprises
44:58vont fuir
44:59alors peut-être
45:01c'est un peu
45:02un des gros problèmes
45:03aussi pour
45:04cette élection
45:05à Saxena
45:06c'est la question
45:06de la déstabilisation
45:07intérieure
45:08venue de l'étranger
45:09alors il y a
45:09le cas Musk
45:11Musk qui a déjà soutenu
45:12l'AFD aux dernières élections
45:13législatives nationales
45:14en faisant
45:15un meeting
45:16par visio
45:17avec la présidente
45:19Weidel
45:19par exemple
45:20il y a
45:21cet aspect-là
45:22il y a aussi
45:23la question
45:23de l'ingérence
45:24éventuellement
45:24de la Russie
45:25en tout cas
45:25qui pourrait
45:26bénéficier
45:27de l'accès
45:30aux services
45:31de renseignement
45:33dans le land
45:34et peut-être même
45:35au-delà
45:36d'autres
45:37services
45:37de renseignement
45:38donc effectivement
45:39ça pose aussi
45:40la question
45:40de la souveraineté nationale
45:41finalement
45:42vis-à-vis
45:43de populisme
45:44venu
45:44de toutes parts
45:45alors je l'ai dit
45:47en introduction
45:48le 20 septembre
45:48il va y avoir
45:49deux élections
45:52en Mecklenburg
45:53pardon
45:54Poméranie
45:55occidentale
45:56et ça c'est
45:58une autre région
45:58de l'est
45:59de l'Allemagne
45:59et également
46:01à Berlin
46:01est-ce que ce sont
46:02deux scrutins
46:03qui s'annoncent
46:04à nouveau
46:05compliqués
46:05pour Frédéric Schmers
46:06Ah oui
46:07sans aucun doute
46:08alors en Mecklenburg
46:08Poméranie
46:09la situation
46:10est semblable
46:11au sens
46:12si ce n'est
46:13que la sortante
46:13est une social-démocrate
46:14très populaire
46:15contrairement
46:16aux sortants
46:17en Saxena
46:18mais où
46:19là c'est la CDU
46:20qui va sans doute
46:21se retrouver
46:22avec un pourcentage
46:24entre 5 et 10
46:26donc il y a ça
46:27à Berlin
46:27le sortant
46:28qui est de CDU
46:29risque d'être battu aussi
46:31donc ça va
46:32encore plus
46:33affaiblir
46:33la position de Merz
46:34qui je pense
46:35finira quand même
46:36son mandat
46:37donc il ira
46:37jusqu'aux prochaines élections
46:39mais qui n'est vraiment
46:40pas sûr
46:40de pouvoir
46:41prolonger au-delà
46:43et briguer
46:44un deuxième mandat
46:45Frédéric Schmers
46:46est-ce que vous pensez
46:46qu'il pourrait démissionner ?
46:48Je ne pense pas
46:49je ne pense pas
46:50mais ça n'est pas exclu
46:52mais je ne pense pas
46:53Merci beaucoup
46:54Étienne Dubslaf
46:55je rappelle que vous êtes
46:56maître de conférence
46:57en civilisation allemande
46:58à l'université de Paris
46:59Nanterre
47:00dans un instant
47:00sur BFM Business
47:02c'était Canco
47:02présenté par Frédéric Simotel
47:04très bonne soirée
47:05à demain
47:06Le 18h écho
47:08sur BFM Business
47:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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47:11Sous-titrage Société Radio-Canada