- il y a 15 heures
Ce lundi 12 octobre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.
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00:00DFM Business présente
00:06Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique, d'analyse et de débat à la une
00:13de ce lundi 12 octobre.
00:15Top départ pour le Mondial de l'Auto.
00:16Le salon réunit tous les acteurs du secteur jusqu'à la fin de la semaine avec au coeur des préoccupations
00:22la transition vers l'électrique, la concurrence des constructeurs chinois présents en nombre
00:26ou encore la question de l'emploi, une édition inaugurée par le chef de l'Etat aujourd'hui.
00:31On sera en direct sur place avec Justine Vassogne.
00:34On fera aussi le point sur cette réunion aujourd'hui à Matignon concernant le prix des carburants.
00:40Les distributeurs étaient présents, vous entendrez Patrick Pouyanné.
00:44Les discussions sur le projet de budget arrivent demain dans l'hémicycle
00:48alors que vendredi les députés ont rejeté la partie recette du texte en commission des finances.
00:52Ce week-end, le gouvernement laisse planer la menace d'un recours aux ordonnances.
00:58Le débat budgétaire va-t-il dans le mur ? On en débat dans un quart d'heure.
01:01Dans une demi-heure, le décryptage des résultats de LVMH pour le troisième trimestre.
01:07On reviendra aussi sur cette cyberattaque d'un nouveau genre
01:11visant les frigos de plusieurs centaines de supermarchés en France.
01:15Et puis l'OTAN présente sa théorie de la victoire sur la meilleure façon de battre la Russie
01:21alors que Donald Trump impose une trêve énergétique à Moscou et à Kiev
01:26et que Donald Trump lâche aussi Volodymyr Zelensky.
01:29L'Europe peut-elle résister seule ?
01:31Décryptage d'Emmanuel Dupuis, président de l'Institut de prospective et de sécurité en Europe.
01:37Ce sera à 18h45.
01:42C'est l'événement que tout le secteur attend.
01:45Le Mondial de l'Auto à Paris a ouvert ses portes ce matin, porte de Versailles.
01:50Pour cette édition, le Mondial a fait le plein avec une soixantaine de constructeurs.
01:54Et pendant toute la journée, Justine Vasson, ils n'ont parlé que d'une chose ou presque.
01:59Comment l'Europe peut-elle se protéger des constructeurs chinois ?
02:05Un accord a été conclu, qui est le début d'un procès...
02:11Justine Vasson, on vous écoute.
02:13Oui, effectivement, Stéphanie, c'est assez flagrant.
02:17Oui, voilà.
02:18Ce que je vous disais, Stéphanie, c'est que c'est assez flagrant quand on se balade ici, dans les
02:22allées du salon de l'automobile.
02:24Eh bien, ce qui est flagrant, c'est la présence massive de constructeurs chinois.
02:2740% des constructeurs présents aujourd'hui au salon sont chinois.
02:33On retrouve BYD, Jilly, Xpeng, des noms que l'on commence à connaître.
02:37Et ils ne cachent pas leur ambition d'aller croquer des parts de marché sur le vieux continent,
02:41avec des voitures électriques, mais aussi avec des voitures hybrides.
02:45C'est pour cela que Bruxelles, que la Commission européenne a réussi à obtenir de Pékin,
02:50qui limite ses exportations de voitures hybrides vers l'Europe à 350 000 unités par an.
02:56Un accord dont s'est félicité Emmanuel Macron, qui était en visite ce matin au salon de l'automobile.
03:01On l'écoute.
03:02Un accord a été conclu, qui est le début d'un processus entre l'Union européenne et la Chine,
03:08qui va permettre de mieux protéger le marché européen de la concurrence déloyale,
03:13et en particulier sur les hybrides.
03:16On est en train aujourd'hui aussi de conclure, de finaliser un accord avec nos partenaires allemands,
03:22pour que l'Europe puisse avancer, afin justement de mieux protéger notre industrie
03:27et de garder nos objectifs de décarbonation, améliorer notre compétitivité et renforcer notre souveraineté.
03:37Cet autre accord dont parlait Emmanuel Macron, dont c'était la dernière visite au salon de l'automobile en tant
03:42que président de la République,
03:43c'est celui sur la préférence européenne, qui vise à instaurer un quota de composants européens
03:49dans les voitures assemblées sur le sol européen, Stéphanie.
03:52Et Justine, ce Made in Europe, il est aussi défendu par les constructeurs européens ?
04:00Oui, absolument. Alors, dans leur majorité, même si évidemment ils ne sont pas tous d'accord sur le détail,
04:06Antonio Filosa, le patron de Stellantis, pousse pour qu'un accord soit trouvé.
04:11Stellantis représente le Made in Europe, nous a-t-il dit aujourd'hui.
04:14Il faut l'imposer pour jouer à armes égales avec les constructeurs chinois.
04:18Chez Renault, on est aussi pour, mais on préfère une préférence européenne,
04:22qui ne soit pas limitée aux 27 Etats membres, qui permettent au Maroc ou à la Turquie, par exemple,
04:28d'être aussi considérés comme des fournisseurs européens.
04:33On sait que la France est absolument contre cela.
04:36Si ce n'est pas le cas, on s'adaptera, nous a expliqué Fabrice Cambolive,
04:40le patron de la marque Renault, cet après-midi.
04:43L'une des conditions pour que l'Allemagne signe ce deal, on le sait,
04:47c'est qu'il y ait des flexibilités autour de l'interdiction du thermique en 2035,
04:51qu'on puisse continuer à vendre des voitures thermiques, des voitures hybrides,
04:55au-delà de 2035, et cela sans contrepartie.
04:58Une souplesse que demandent l'ensemble des constructeurs européens.
05:02Ils nous l'ont tous dit aujourd'hui, Stéphanie,
05:04et ce alors que les ventes d'électriques décollent enfin sur le vieux continent.
05:08Merci beaucoup Justine Vassogne.
05:10En direct depuis le salon de l'auto, porte de Versailles à Paris, toujours au Mondial.
05:14Un des constructeurs les plus scrutés, c'est Tesla, le constructeur américain,
05:18qui retrouve des couleurs en Europe après plusieurs années difficiles,
05:22s'offre un stand pour présenter ses dernières innovations.
05:26On retrouve Nathan Cocampo sur place, et il y a du monde, Nathan, sur le stand Tesla.
05:32Oui, tout le monde veut grimper dans le cybercab.
05:34Une couleur or tape à l'œil, un nom graphé sur l'arrière du véhicule,
05:38et finalement, c'est presque assez frustrant quand on est à l'intérieur.
05:41Pas de volant, pas de pédale, un tableau de bord très épuré.
05:44Il n'y a pas grand-chose à voir au final.
05:46Et c'est bien ça qui attire la curiosité.
05:48Ce robotaxi autonome semble tout droit sorti d'un film de science-fiction,
05:52et il circule déjà en flotte test aux États-Unis.
05:55Une petite sieste, un rendez-vous à honorer, plus besoin de vous arrêter,
05:58vous indiquer l'adresse et vous vous laisser conduire.
06:01Pas d'autorisation encore en Europe.
06:03Sans volant, ce n'est pas pour tout de suite,
06:05mais avec cette vitrine technologique, Tesla prépare les esprits.
06:08Le constructeur américain est d'ailleurs le seul avec le chinois,
06:10X-Peng, à proposer des démonstrations sur route de sa conduite autonome pendant le Mondial.
06:15Mais avec son modèle 3, pas le cybercab.
06:18Et alors l'autre star, Nathan, ici, ce n'est pas un véhicule, mais c'est un robot.
06:24Optimus est pour le moment derrière une vitrine immobile, mais il fait son effet.
06:28Imaginez un futur où ce taxi autonome qui vous prend en charge
06:31est fabriqué par des centaines de robots de ce type,
06:34capables d'effectuer des tâches répétitives, dangereuses, sans se fatiguer.
06:38On s'en rapproche.
06:39Les premières commercialisations sont prévues pour l'an prochain.
06:42D'abord pour les usines, puis pour les particuliers,
06:45avec l'objectif d'en fabriquer un million.
06:47Bon, en attendant, pas de démonstration d'optimus prévue lors du salon.
06:52Et d'une manière générale, aucune prise de parole n'est attendue de la part de Tesla cette semaine.
06:56Une stratégie rodée du constructeur qui a bien compris
06:59que pour continuer de progresser sur le marché,
07:02le mieux, c'est d'éveiller au maximum la curiosité,
07:04sans trop se mouiller ou évoquer son patron controversé.
07:07Un robot derrière une vitre, un robot taxi à l'arrêt,
07:10ça suffit à faire de l'effet.
07:12Merci Nathan Coquampo.
07:13Et l'autre star de ce salon de l'auto, c'est la 2 chevaux.
07:17Citroën veut faire revivre ce monument de l'automobile française.
07:20Près de 40 ans après l'arrêt de sa production,
07:23la marque prépare une version modernisée 100% électrique.
07:26L'ambition est d'en faire la voiture électrique accessible à un public large, Clara Bido.
07:34Ce bruit, toute une génération le reconnaît,
07:36mais à bord, le changement est radical, intérieur orange,
07:40écran tactile et commande de démarrage intégrée au levier.
07:42L'idée, c'est de garder une voiture simple,
07:44tout en l'adaptant aux attentes d'aujourd'hui,
07:46décrit Julien Formantin, designer chez Citroën.
07:49L'intérieur d'une 2 chevaux, finalement, c'est quelque chose
07:51où il y a très peu de mobilier.
07:52C'est très pauvre en style.
07:54C'est très technique, finalement.
07:57C'est un véhicule basique.
07:59Ici, on voulait vraiment générer de l'espace
08:01dans un véhicule petit pour les standards d'aujourd'hui.
08:06Le pari, c'est le prix.
08:07Moins de 15 000 euros pour cette future 2 chevaux
08:09contre environ 19 000 euros pour la C3 électrique.
08:12Mais ce n'est pas le seul argument de vente.
08:14La marque mise sur l'attachement au modèle,
08:16selon le patron du constructeur, Xavier Chardon.
08:18C'est une voiture qui est allée au-delà d'un produit automobile.
08:21C'est un symbole de liberté.
08:24C'est un symbole de la France.
08:26C'est une voiture qui a marqué des générations.
08:27Je dirais que c'est une Madeleine de Proust.
08:29Donc, quand on veut la refaire,
08:31on s'attache à comprendre ce qui a fait son succès.
08:34Avec 4% de part de marché depuis le début de l'année,
08:36Citroën retrouve des couleurs après une période difficile.
08:39Dans le même temps, l'Europe souhaite favoriser
08:41la production de petites voitures électriques
08:42avec sa nouvelle réglementation,
08:44une aubaine pour Citroën,
08:45qui compte bien en profiter avec sa future 2 chevaux.
08:48On en vient à cette opération baisse des prix à la pompe.
08:50Les distributeurs étaient reçus ce matin à Matignon
08:53pour organiser concrètement le déblocage
08:55de 10 millions de barils de gazole
08:57issus des stocks stratégiques.
09:00Objectif visé par Sébastien Lecornu,
09:02permettre aux automobilistes
09:04de bénéficier d'une baisse de 12 à 18 centimes
09:08le prix du litre.
09:09Et Total Energy, Margot Faudéré,
09:12va aussi en profiter.
09:14Oui Stéphanie, c'est une question
09:15que beaucoup se posaient ces derniers jours,
09:17à savoir, est-ce que le groupe allait lui aussi
09:19bénéficier du déblocage de ses stocks
09:22alors qu'il plafonne déjà ses prix à la pompe
09:24depuis mars ?
09:24Eh bien la réponse,
09:25eh oui, Total Energy va effectivement
09:27récupérer une partie de ses barils
09:29qui vont être libérés ces prochains jours.
09:322,5 millions de barils précisément.
09:34Mais ça, ça représente une proportion
09:36qui est inférieure à ce que représente
09:38aujourd'hui le groupe sur le marché
09:40des carburants en France.
09:41En fait, pour répartir les stocks,
09:43il a été décidé de se baser
09:44sur les parts de marché de 2025.
09:46L'année dernière, alors que le groupe
09:48représentait environ 23% du marché,
09:51depuis, il a mis en place
09:53le plafonnement à la pompe
09:54et ça, ça l'a propulsé
09:55au-dessus de la barre des 30%
09:57de parts de marché.
09:59Donc concrètement, ce que ça signifie,
10:00c'est que Total Energy va pouvoir
10:02diminuer les prix à la pompe,
10:04mais pas autant que les autres stations.
10:06C'est ce qu'a expliqué ce matin
10:08Patrick Pouyanné, le PDG du groupe,
10:10à la sortie de la réunion à Matignon.
10:12La fourchette qui avait été donnée
10:13par le prémisse d'impact de 12 à 18,
10:15pour nous, sera plutôt de 8 à 12,
10:17donc une dizaine de centimes.
10:19Les stations-service Total Energy,
10:20mais qui sont déjà beaucoup plus basses
10:22sur le diesel, à peu près 15 à 20 centimes.
10:24Ça, ça signifie aussi que Total Energy
10:26va garder une avance sur ses concurrents,
10:27mais en fait, que l'écart va se réduire.
10:30Pour vous donner quelques chiffres,
10:31pour qu'on essaie de se rendre compte
10:31de ce que ça va représenter,
10:33par exemple, sur les premiers jours d'octobre,
10:35les stations qui sont sous enseigne
10:37ESSO ou Avia,
10:38affichaient des prix moyens autour de 2,40,
10:412,45 sur le litre de gazole.
10:43Et donc, en théorie, avec cette opération,
10:45elles vont pouvoir revenir sur des niveaux
10:47proches de 2,25,
10:49pendant que Total Energy, lui,
10:50devrait passer de 2,25,
10:52ce qui est pratiqué à peu près aujourd'hui,
10:53à 2,15 à la pompe.
10:55Et en échange, Margot,
10:57Total Energy, c'est aussi engagé à de nouvelles aides.
11:00Absolument.
11:00Déjà, avec ses stocks,
11:02Total Energy dit qu'il va baisser ses prix,
11:03mais dans tous les cas,
11:04il s'engage à maintenir le plafonnement
11:07qui est fixé à 2,25 euros aujourd'hui sur le diesel.
11:10En fait, ça veut dire que si la situation au Moyen-Orient
11:12venait à se dégrader soudainement
11:13et que les prix du gazole repartaient à la hausse,
11:16eh bien, le groupe s'engage à laisser en place
11:18ce plafond de sécurité
11:20pour protéger les automobilistes.
11:22Ça, c'est la première chose.
11:23Deuxième annonce ensuite,
11:24Patrick Pouyanné a promis ce matin
11:26des aides sur le gazole non routier.
11:28Cette fois-ci, je vous propose de l'écouter.
11:31Là-dessus, Total Energy a une part de marché importante,
11:33sur à peu près 35%.
11:35Donc, on a décidé qu'on traduirait cet avantage
11:39à partir du 1er novembre et pendant les trois mois.
11:41Ça vous donnera une diminution de 20 centimes d'euros du litre,
11:44donc supérieure à la forchette 12,18
11:46sur le gazole non routier
11:48pour les agriculteurs,
11:49pour les entreprises de travaux publics
11:51et les pêcheurs.
11:51Troisième élément, enfin,
11:53le groupe va mettre en place toujours au 1er novembre.
11:55C'est la date de mise en place de toute cette opération.
11:57Il va mettre en place une réduction d'environ 200 euros
12:00sur le mètre cube de fioul domestique,
12:03sachant qu'une cuve de fioul,
12:04ça représente entre 2 et 3 mètres cubes.
12:07Et surtout, notez que les prix du fioul
12:09ont vraiment explosé ces derniers mois.
12:10Le mètre cube est passé de 1 200 euros en mars
12:13à 1 900 euros aujourd'hui.
12:14C'est une hausse de 60%.
12:16Merci beaucoup, Margot Faudéré.
12:18Restez avec nous dans un instant.
12:19On va parler du débat budgétaire.
12:21Il commence demain dans l'hémicycle
12:23après avoir été rejeté vendredi soir en commission.
12:25Et alors que le gouvernement laisse planer,
12:27la menace d'un recours aux ordonnances.
12:30Alors le débat budgétaire va-t-il dans le mur ?
12:32On en débat dans un instant.
12:33A tout de suite.
12:34DFM Business présente.
12:40Le 18h éco.
12:41Stéphanie Collot.
12:42C'est l'heure du débat dans le 18h éco.
12:45Avec ce soir, Wilfried Galland.
12:46Bonsoir.
12:46Bonsoir.
12:47Vous êtes directeur général adjoint
12:48de Montpensier Arbevel et Dominique Carlac.
12:50Bonsoir.
12:50Bonsoir.
12:51Vous êtes vice-présidente d'Abgui France,
12:53membre du MEDEF.
12:55Et cette question,
12:56le débat budgétaire va-t-il dans le mur ?
12:58Les discussions sur le projet de budget
13:00arrivent demain dans l'hémicycle,
13:02alors que vendredi,
13:03les députés ont rejeté la partie recette du texte
13:05en commission des finances.
13:07Ce week-end,
13:08le gouvernement laisse planer la menace
13:09d'un recours aux ordonnances.
13:10Et ce soir,
13:11on apprend que les députés PS
13:12défendront et voteront demain
13:13une motion de rejet
13:15contre le projet de loi de finances 2027.
13:18Alors, Dominique Carlac,
13:19est-ce que le projet de budget est morné ?
13:24Oui, ça va être très compliqué.
13:26Ça va être très compliqué.
13:27En fait, c'est assez marrant
13:28la façon dont vous le présentez
13:29parce que vous nous invitez
13:30en tant que représentants
13:32de la sphère économique.
13:33Et c'est vrai que c'est plus
13:34un risque politique aujourd'hui
13:36que ça bloque le système institutionnel.
13:38Mais les conséquences
13:39peuvent être économiques aussi.
13:40Mais en fait,
13:41le truc qui est pour moi une évidence,
13:43c'est que derrière,
13:44sur le risque politique,
13:45c'est un risque économique
13:45encore plus fort que le risque politique.
13:48Parce que finalement,
13:48depuis le juin 2024,
13:49on s'est habitués à ce que ça cale
13:51dans les auteurs,
13:52le moteur politique.
13:54Mais le moteur économique,
13:54là, il est vraiment en train de caler.
13:56C'est ça dont on ne se rend pas compte
13:57et qui est à la clé
13:58de ce genre de blocage.
13:59Quand vous regardez la croissance,
14:01la croissance,
14:01elle est quasiment à l'arrêt.
14:03On était à moins 0,2 au premier trimestre.
14:05On était stabilisés au deuxième trimestre.
14:07On va terminer à 0,4 %,
14:09la grande aventure de l'économie France.
14:11Le chômage, en revanche,
14:12il est à 8,6.
14:14Donc, ça fait quand même longtemps
14:15qu'on n'avait pas eu des taux de chômage.
14:18Surtout, moi, le truc qui m'interpelle,
14:19c'est que les défaillances d'entreprises
14:21depuis juillet,
14:22c'est 71 000 entreprises.
14:24Et ce qui m'interpelle encore plus,
14:26c'est que ça touche maintenant
14:27les entreprises de plus de 100 personnes.
14:29Tant que c'est des petites boîtes
14:31qui sont un peu fragiles,
14:32c'est dommage
14:32et on se désole
14:34quand il y a de la casse économique.
14:35Mais quand ça commence à toucher
14:37des entreprises
14:38qui sont de plus de 100 personnes,
14:40là, on sait qu'il y a une casse directe
14:42et indirecte,
14:42économique et sociale.
14:44Donc, c'est pour ça qu'on se dit
14:45mais à quel moment
14:46la classe politique
14:47va avoir ce sens
14:48de la responsabilité économique
14:50là où, aux entreprises,
14:52on demande depuis des années
14:53d'avoir des responsabilités
14:56largement au-delà
14:57de ce qu'elles font
14:58pour faire pérenniser leurs entreprises.
15:00Je veux dire, la RSE,
15:01c'est quand même des responsabilités
15:03très largement élargies
15:04en dehors de notre champ
15:05d'activité naturelle
15:06et on l'a fait.
15:08Donc, moi, je m'interroge
15:09en me disant
15:09mais est-ce que la classe politique
15:10ne peut pas élargir un peu
15:12son champ de responsabilité
15:13au-delà des alliances
15:14et des choix politiques
15:15à c'est quoi l'impact
15:17pour le pays
15:18sur le plan économique
15:19et social ?
15:20Wilfried Galland,
15:21est-ce que les parlementaires
15:22sont irresponsables ?
15:25Irresponsables, je ne sais pas
15:26mais en tout cas,
15:26il y a un certain aveuglement
15:30devant la situation
15:31et c'est Dominique
15:32qui utilisait ce terme
15:34que je reprends.
15:35nous avons tous un effet
15:36de sidération
15:37dans le monde économique
15:38et financier
15:39parce que l'impact
15:41est effectivement très fort
15:42sur l'attentisme
15:45des acteurs économiques
15:46et il est également
15:47très fort
15:48sur l'attentisme
15:49ou à l'inverse
15:51la volonté des acteurs
15:53de marché
15:53de ne pas se contenter
15:55désormais
15:56de promesses vagues
15:57mais de voir
15:57comment est-ce que
15:59les discussions budgétaires
16:00vont se comporter.
16:01On a vu
16:01l'année dernière
16:03qu'au fur et à mesure
16:04des discussions budgétaires
16:05les tensions
16:06sur le marché obligataire
16:07français
16:09se manifestaient
16:09de plus en plus.
16:11La possibilité
16:12qu'il n'y ait pas de budget
16:13ce n'est pas le sujet
16:13qu'il n'y ait pas de budget
16:14qui en soi
16:16qui inquiéterait profondément
16:17les marchés
16:18ils préfèreraient probablement
16:19pas de budget
16:19qu'un budget catastrophique
16:20mais ils savent que
16:21s'il n'y a pas de budget
16:22ça veut dire que mécaniquement
16:25la dérive des comptes publics
16:26va continuer
16:27et s'amplifier
16:29et pour être très clair
16:30en fait
16:30il faudrait pour
16:33commencer à stabiliser
16:34notre dette
16:34un excédent primaire
16:35de 3%
16:36et on a un déficit
16:36primaire de 3%
16:37enfin je sais bâtisse
16:38mais en gros c'est ça
16:39donc hors au service
16:40de la dette
16:41c'est à peu près
16:4190 milliards
16:42d'euros
16:43d'un côté
16:44et 90 milliards
16:45d'euros de l'autre
16:46imaginez les cartes
16:46c'est 180 milliards
16:48et donc
16:49la question qui peut se poser
16:50c'est effectivement
16:51au-delà de cet effet
16:52d'attentisme terrible
16:53de la part des acteurs
16:55économiques
16:55cet effet
16:56d'étouffement progressif
16:58par les coûts
16:58de financement
16:59de l'économie
16:59qui va arriver
17:01c'est-à-dire qu'aujourd'hui
17:02on a des besoins
17:03de financement
17:03de la part des entreprises
17:04de financement
17:05des investissements
17:06ou beaucoup plus
17:07basiquement
17:08de financement
17:09de trésorerie
17:10qui sont directement
17:12connectés
17:13au marché financier
17:14qui sont directement
17:14connectés
17:15à ce que pensent
17:15les investisseurs
17:16de notre responsabilité
17:17ou irresponsabilité budgétaire
17:19il est temps
17:19que tout le monde
17:19se réveille
17:20Dominique Arlac
17:21et du coup
17:22dans cette équation-là
17:24les mauvais choix
17:25sont souvent faits
17:26en tout cas
17:26la tentation
17:26des mauvais choix
17:27sont souvent faits
17:27c'est-à-dire
17:28il faut redresser
17:30les finances publiques
17:31en lieu d'être à plus 3
17:32on est à moins 3
17:33or on affaiblit
17:34ce qui crée de la richesse
17:35ça va quand même être
17:36Rex et Cod nous disent
17:37c'est la troisième année
17:38qu'on va augmenter
17:39les prélèvements obligatoires
17:40sur les entreprises
17:41la troisième année consécutive
17:43c'est pas une fois
17:43de temps en temps
17:44donc on se prend
17:45en 2025
17:46en gros 15 milliards d'euros
17:48de plus
17:49sur les prélèvements
17:50des entreprises
17:50en 26, 14 milliards
17:52et là on nous annonce
17:53finalement
17:54quand on regarde
17:55les mesures directes
17:56de prélèvements obligatoires
17:57additionnels
17:58plus les mesures sectorielles
17:59pour tel ou tel secteur
18:00qui va se payer
18:01sa petite taxe en plus
18:0220 milliards
18:03mais comment voulez-vous
18:04que ça n'ait pas
18:05de conséquences
18:06sur à la fin
18:07les discussions
18:08qu'il va y avoir
18:08dans les entreprises
18:09sur les NAO
18:10les fameuses négociations
18:12annuelles
18:12sur les salaires
18:13sur l'embauche
18:15de nouvelles personnes
18:16mais les entreprises
18:17se stérilisent
18:18dans leur capacité
18:19à se projeter
18:19et à investir
18:20quand on leur dit
18:21finalement vous avez dit
18:22ce serait une seule fois
18:23puis finalement
18:24c'est deux ans de suite
18:25ou trois ans de suite
18:25donc c'est là
18:26où il faut bien comprendre
18:27que le redressement
18:28des finances publiques
18:29ne peut pas nuire
18:30aux créateurs de richesses
18:31qui la partagent ensuite
18:32et dans ce contexte
18:33est-ce qu'un passage
18:34par ordonnance
18:35ça amplifierait les choses
18:37ça aggraverait
18:37la situation encore plus
18:38ou ça rassurait
18:39peut-être un petit peu
18:40les investisseurs
18:41c'est probablement pas
18:42la pire des solutions
18:44mais je rebondis
18:46sur ce que dit Dominique
18:47ce qui est très important
18:48c'est effectivement
18:49qu'on sorte
18:51alors c'est un peu brutal
18:52ce que je veux dire
18:52mais qu'on sorte
18:53de la totémisation
18:54de ce terme
18:55de pouvoir d'achat
18:56autour duquel
18:57tournent tous les débats politiques
18:59et qui effectivement
19:00quand on dit
19:00il faut absolument préserver
19:01à court terme
19:02le pouvoir d'achat
19:03ça veut dire quoi ?
19:03ça veut dire
19:04parler de l'indexation
19:05des salaires
19:06parler de l'indexation
19:06des retraites
19:07parler d'avoir
19:08de plus en plus de chèques
19:09de la part de l'État
19:09alors que notre sujet
19:11est un sujet de production
19:12nous devons être capables
19:13de produire de la richesse
19:15on est en train d'étouffer
19:16la production de richesse
19:17et c'est grâce à la production
19:19de richesse
19:19qu'on pourra après
19:20se partager
19:21du fameux
19:22pouvoir de vivre
19:24d'une certaine manière
19:24non pas nécessairement
19:25pouvoir d'achat
19:26mais pouvoir d'investir
19:26pouvoir de faire des projets
19:27pouvoir globalement
19:28de se projeter
19:29ce que reprochent
19:30les français
19:31aujourd'hui à la situation
19:32c'est l'incapacité
19:33de se projeter
19:34l'incapacité
19:34de se créer un avenir
19:35c'est la responsabilité
19:37des politiques
19:37d'être capables
19:38de donner le contexte
19:40pour permettre à chacun
19:41librement
19:41de se construire un avenir
19:43si effectivement
19:43on n'arrête pas
19:44de creuser notre déficit
19:45et de ne pas
19:47s'attaquer aussi
19:48au fondement
19:49qui est le fait
19:49qu'on n'a pas
19:49une croissance potentielle
19:51suffisante en France
19:52la productivité
19:53et la masse de travail
19:54la production
19:54n'est pas suffisante
19:56en France
19:56la production potentielle
19:57n'est pas suffisante
19:57on met des russines
19:58comme la production potentielle
19:59n'est pas suffisante
20:00on essaie de la doper
20:01par du crédit
20:03de ci de là
20:03mais ça ne suffit pas
20:04et c'est pour ça
20:05que si on revient
20:05sur un terrain politique
20:06en fait le rejet
20:07par une commission
20:08des finances
20:09à l'Assemblée nationale
20:10ça arrive
20:10ça témoigne
20:11d'une difficulté politique
20:14le problème
20:14c'est que même
20:15quelle que soit
20:15la modalité
20:16d'adoption du budget
20:17à la fin
20:17ok c'est pas passé
20:18en commission des finances
20:19on va essayer
20:19les ordonnances
20:20on va essayer
20:20n'importe quoi
20:21le problème
20:22c'est que ça ne va pas
20:23résoudre le problème
20:24de la confiance
20:25pour les français
20:26regardez dans quel état
20:27les français sont
20:27et ce qui se passe
20:28sur la scène politique
20:30c'est pas en faisant
20:31ce genre de petit jeu
20:32d'exercice
20:33de à quelle modalité
20:34ça va passer
20:35le mieux ou le moins mal
20:35qu'on va faire
20:37prendre conscience
20:38que la France
20:39est une île
20:39au milieu
20:41de pays peut-être
20:42qui résonnent
20:43plus simplement
20:43en disant
20:44mais regardez
20:45les pays
20:46comme l'Espagne
20:47comme le Portugal
20:47ils ont quand même
20:48réfléchi assez simplement
20:50en se disant
20:51entre notre capacité
20:53à trouver du boulot
20:54aux gens
20:54à maintenir
20:55des capacités
20:56de production
20:57et des capacités
20:58d'innovation
20:58dans nos pays
20:59on fait le choix
21:00et c'est vrai
21:01que du coup
21:01ils s'attaquent
21:02à des marges de manœuvre
21:03qui relèvent
21:03de notre modèle social
21:05en France
21:06sur lequel on totémise
21:07en effet
21:08il y a des marges
21:09de manœuvre
21:09nous on avait calculé
21:10au MEDEF
21:10que si on avait
21:11touché un petit peu
21:12à cet arrêt
21:13de la réforme
21:14des retraites
21:14et bien
21:15on se donnait
21:16à peu près
21:172 milliards
21:17de mou
21:18on n'y a pas touché
21:19la même chose
21:20sur l'assurance chômage
21:21on avait proposé
21:21des mesures
21:22qui pouvaient toucher
21:23qui pouvaient bénéficier
21:24au budget de la France
21:25de 2 milliards
21:26finalement
21:27ça sera 700 millions
21:28donc on n'a pas
21:28ce courage
21:30c'est un calcul
21:30très mauvais
21:31très court terme
21:32vous parliez
21:33de nos voisins
21:34européens
21:34mais il y a tout aussi
21:35la presse économique
21:35internationale
21:36qui nous regarde
21:37vraiment différemment
21:38depuis quelques jours
21:39quelques semaines
21:40on est désormais
21:41clairement pointé du doigt
21:42il y a Bloomberg
21:43qui a dit ce matin
21:44que le tumulte
21:45sur la dette française
21:46faisait ressurgir
21:47le spectre
21:47de la contagion
21:48en Europe
21:49avec un gouvernement
21:49incapable de mettre
21:50de l'ordre
21:51dans ses finances
21:52ce qui va se passer
21:54maintenant
21:55jusqu'à l'élection
21:56d'avril
21:56pourrait bouleverser
21:57toute la zone euro
21:58ça veut dire quoi ?
21:59ça veut dire que l'Europe
22:00nous regarde
22:01et qu'encore une fois
22:02c'est une pression supplémentaire
22:05mais ça ne change rien
22:05pour nous
22:06aujourd'hui
22:07si on veut
22:09faire le point
22:11simplement
22:11du point de vue européen
22:13on fait toutes nos bêtises
22:14avec la monnaie de l'Allemagne
22:17et donc
22:18effectivement
22:19ça ne se ressent pas
22:20très concrètement
22:21dans le quotidien
22:22dans le quotidien
22:22des français
22:23mais ça veut dire
22:24qu'on fragilise
22:25l'ensemble de la zone
22:26pourquoi est-ce que
22:26en 1983
22:27François Mitterrand
22:29et Jacques Delors
22:30ont décidé finalement
22:31de mettre en place
22:31la rigueur
22:31c'est parce qu'on avait
22:32enchaîné les dévaluations
22:33et que ces dévaluations
22:35pesaient de façon
22:36très concrète
22:37sur le quotidien
22:38des français
22:38aujourd'hui
22:39rien ne pèse
22:40véritablement
22:40sauf ceux qui
22:41effectivement
22:41cherchent à se financer
22:43soit par leur entreprise
22:45soit directement
22:46et donc
22:47les européens
22:48nous disent
22:49mais vous êtes
22:50irresponsables
22:51parce que
22:52vous bénéficiez
22:53du soutien
22:54de la communauté
22:55sans respecter
22:56les règles
22:57qui sont les règles
22:58qu'on s'est
22:59tous donnés
23:00collectivement
23:00donc il va falloir
23:02qu'effectivement
23:03on se réveille
23:04parce que
23:05si l'ensemble
23:06de la communauté
23:07européenne
23:08de l'Union Européenne
23:10j'emploie à dessein
23:11le terme communauté
23:12en fait
23:13se tourne vers nous
23:14avec insistance
23:16en disant
23:17maintenant il faut
23:17faire les choses
23:18est-ce qu'elle le fera ?
23:19d'une certaine manière
23:21c'est leur intérêt
23:23de nous faire comprendre
23:25que pour le bien
23:26de tous
23:26il va falloir
23:27mettre en place
23:28quelques mesures
23:29et au stade
23:30où on en est
23:31il ne s'agit pas
23:31de mesures
23:33extraordinairement douloureuses
23:33on n'est pas
23:34à diminuer les retraites
23:35de 20 ou 40%
23:36comme ça s'est passé
23:37en Italie
23:37ou en Grèce
23:39on n'en est pas du tout là
23:40enfin encore
23:40et donc
23:41mais plus on attend
23:43plus les remèdes
23:44seront douloureux
23:45et donc
23:45il faut écouter nos amis
23:46c'est à ça que servent
23:47les amis
23:48c'est à nous dire
23:49il est temps maintenant
23:50de vous regarder en face
23:51et de prendre
23:52un certain nombre de mesures
23:53pour effectivement
23:54et je reprends
23:55les principes
23:56de la réforme des retraites
23:57la réforme des retraites
23:59servait non pas uniquement
24:00et peut-être même pas
24:01principalement
24:02à sauvegarder le système
24:04mais à augmenter
24:05la capacité générale
24:06de production
24:07de l'économie
24:07c'était beaucoup plus important
24:09que les milliards
24:10qu'on allait réinjecter
24:11dans les retraites
24:12on réinjectait ça
24:12directement dans l'économie
24:14donc c'est très important
24:15effectivement
24:15de reprendre
24:16notre marche en avant
24:17et de ne pas être
24:18totalement tétanisé
24:19Dominique Carlac
24:20en fait
24:20tous ces sujets
24:22macro finalement
24:23qu'ils soient politiques
24:24ou qu'ils soient sociaux
24:25on les prend jamais
24:26à hauteur d'entreprise
24:27de ce qui se passe
24:28dans une entreprise
24:28une entreprise
24:29elle a vraiment
24:30cette obligation
24:32de survie
24:32de pérennité
24:34et donc à un moment donné
24:35à échelle d'entreprise
24:36le dialogue social
24:37il fonctionne très bien
24:38c'est à dire que
24:39quand il y a des emplois en jeu
24:40sur un site de production
24:41je peux vous dire
24:43que le dirigeant
24:44avec les représentants syndicaux
24:45il trouve des solutions
24:46d'organisation du travail
24:48ça discute
24:49on n'a pas cette discussion macro
24:51de se dire
24:51bon
24:52quand ça va mal
24:53et que
24:54la santé de la France
24:56et non pas d'un site de production
24:57est en panne
24:59on se met autour de la table
25:00et on essaie de trouver
25:01des solutions intelligentes
25:02ça se serrait la ceinture
25:04un petit peu
25:04c'est quand même dingue
25:05on arrive à le faire
25:07dans les entreprises
25:08avec des organisations syndicales
25:09et patronales
25:10qui ne sont pas forcément
25:12du tout
25:12dans le même objectif final
25:14mais qui pourtant
25:15partagent un autre objectif commun
25:16qui est
25:17l'intérêt
25:17de la pérennité
25:18de l'entreprise
25:19on n'arrive pas
25:20à se partager
25:21cet intérêt
25:22du bien commun
25:23pour notre pays
25:24collectivement
25:25c'est quand même dingue
25:26nous c'est peut-être
25:27pour ça qu'on ne fait pas
25:28de politique
25:28on ne se sent peut-être
25:29pas capable de le faire
25:30mais on se sent capable
25:31de pérenniser
25:32la création d'entreprise
25:33et son partage
25:35ce qui est très important
25:36c'est que tout le monde
25:37collectivement
25:38se rende compte
25:38qu'il n'y a plus
25:39d'argent magique
25:40et qu'effectivement
25:42quand on a besoin
25:43dans une entreprise
25:44de trouver des solutions
25:46on ne dit pas
25:46on va trouver
25:47l'arbre à argent
25:48et on va aller
25:49avec notre petit saut
25:50en récolter
25:51c'est exactement
25:52la même chose
25:53parce que personne
25:55n'y croirait
25:55donc là effectivement
25:56il faut une prise
25:57de conscience collective
25:58l'argent magique
25:59qu'il soit de la BCE
26:00de la Banque de France
26:01ou que c'est
26:02il n'existe pas
26:03il n'y a toujours
26:03qu'à la fin
26:04quelqu'un qui paye
26:05et à la fin
26:05il y a quelqu'un
26:06qui produit
26:06ça doit être nous
26:07sinon on va se retrouver
26:08dans de très grandes difficultés
26:10il y a encore du boulot
26:11il y a énormément de travail
26:12à tous les deux
26:13Wilfried Galland
26:14directeur général adjoint
26:14de Montpensier Arbevel
26:15et Dominique Carlac
26:16vice-présidente
26:17d'Agbi
26:18France
26:19ABGI
26:20pardon
26:21ABGI
26:21France
26:22membre du MEDEF
26:24restez avec nous
26:24dans un instant
26:25on va faire un point
26:25sur les marchés
26:27on va décrypter
26:27les résultats de LVMH
26:29pour le troisième trimestre
26:31on parlera aussi
26:32du prix de la Banque de France
26:35de la Banque de Suède
26:36équivalent du prix Nobel d'économie
26:37on reviendra aussi
26:38sur cette cyberattaque
26:40qui vise les installations
26:42frigorifiques
26:43de plusieurs centaines
26:44de supermarchés en France
26:45allez à tout de suite
26:47BFM Business présente
26:52le 18h éco
26:54Stéphanie Collot
26:55le 18h éco se poursuit
26:56sur BFM Business
26:57on fait tout de suite
26:58un point sur
26:59la séance du jour
27:00sur les marchés
27:01avec Guillaume Sommerer
27:02bonsoir
27:03le CAC terminant
27:04dans le vert ce soir
27:04oui
27:05on entame bien la semaine
27:06plus 0,38%
27:077 832 points
27:08avec un 10 ans français
27:09des taux globales
27:10qui se stabilisent ce soir
27:11enfin le problème
27:12c'est que quand on stabilise
27:12et qu'on a une séance calme
27:13on est quand même proche
27:14des 5%
27:15on a un 10 ans français stable
27:16c'est vrai calme
27:17mais à 4,9%
27:18donc sur des niveaux
27:19toujours extrêmement élevés
27:20ce soir
27:21marché calme néanmoins
27:22sur le front obligataire
27:23parce que les américains
27:24ne sont pas là
27:24en tout cas sur le marché obligataire
27:25c'est le Columbus Day
27:26aux Etats-Unis
27:27on célèbre l'arrivée
27:28de Christophe Colomb
27:29la découverte des Amériques
27:30et donc ce marché obligataire
27:31est quand même parce que fermé
27:32le coup d'envoi des publications
27:34alors c'est ce soir
27:34dans un instant
27:35vous en reparlerez
27:35avec LBMH
27:36qui a annoncé ses résultats
27:37qui devrait réagir négativement
27:38vous en reparlerez dans un instant
27:40mais on aura aussi
27:40demain Publicis
27:41qui va annoncer ses résultats
27:42Schneider vendredi
27:43donc grand coup d'envoi
27:44du festival des publications
27:46sur le marché parisien
27:47et un peu partout en Europe
27:48on attend en moyenne
27:49en Europe
27:50une hausse des bénéfices
27:51par action
27:51de 25%
27:52c'est assez énorme
27:53plus 25% des bénéfices
27:55par action
27:55au troisième trimestre
27:56qui en ferait un des meilleurs
27:57trimestres de l'histoire
27:58en attendant les valeurs
27:59qu'il ne fallait pas rater
28:00ce soir
28:01alors il y a le secteur automobile
28:02avec donc l'accord
28:03entre l'Union Européenne
28:04et la Chine
28:04plutôt salué pour Renault
28:05en tout cas le titre Renault
28:06termine ce soir
28:07à plus 1,3%
28:09il s'est distingué
28:10ce titre Valourec
28:10aussi après un contrat
28:11avec Total Energy
28:12en Azerbaïdjan
28:13le titre Valourec
28:14gagne 4%
28:16aujourd'hui
28:16et puis Publicis
28:17qui donc publiera
28:18demain matin
28:19à suivre dans
28:19Good Morning Business
28:20cette publication
28:21et bien Publicis
28:22ce soir a signé
28:22une des plus fortes hausses
28:23du marché parisien
28:24quasiment 2%
28:25de progression
28:26un dernier mot
28:27sur 2CRSI
28:282CRSI gagne 19%
28:30parce que 2CRSI
28:31vient de franchir
28:33une étape clé
28:33pour un projet
28:34lié au data center
28:35et à l'IA
28:35c'est en Alsace
28:36et évidemment
28:36dès que vous parlez d'IA
28:37les valeurs flambent
28:38on a l'occasion
28:39l'illustration
28:40plutôt avec 2CRSI
28:41ce soir
28:43Guillaume
28:43on a appris
28:44ce soir également
28:45que l'Etat
28:46allait devenir
28:46le premier actionnaire
28:47du spécialiste des métaux
28:48Eramet
28:49groupe en difficulté
28:50oui
28:50qui sur un an
28:51perd 25%
28:52Eramet
28:53sur les marchés financiers
28:54c'est vrai
28:54alors qu'on est dans
28:55le secteur minier
28:55qui a de plus en plus
28:56de besoins
28:56justement
28:57en matière
28:57d'extraction minière
28:58et pourtant
28:59ce titre sous-performe
28:59on verra demain
29:00comment il réagit
29:01après l'annonce
29:02donc ce gouvernement
29:02le gouvernement français
29:03qui en devient
29:04premier actionnaire
29:05Guillaume
29:06du côté des marchés américains
29:07on évolue en ordre dispersé
29:08actuellement
29:08les trois indices
29:09dans des situations
29:10divergentes
29:11le Dow Jones
29:12est en hausse
29:12pour la huitième fois
29:14en quasiment neuf séances
29:15en revanche
29:15le S&P et le Nasdaq
29:16sont en toute petite baisse
29:18aujourd'hui
29:18on suit quand même
29:19sur le Nasdaq
29:20Microsoft
29:21qui franchit
29:21les 4000 milliards de dollars
29:23de capitalisation
29:24ça faisait des mois
29:24que ce n'était plus arrivé
29:25Microsoft est en train
29:26vraiment de remonter la pente
29:27depuis ses plus bas
29:28depuis le milieu de l'été
29:29le titre a récupéré
29:2950% Microsoft
29:31à suivre aussi
29:32Amazon
29:32qui négocie
29:33le rachat
29:34de la start-up
29:35d'intelligence artificielle
29:38AI Decart
29:38pour 7 milliards
29:437 milliards de dollars
29:44et bien il se trouve
29:45que le titre Amazon
29:46est en baisse
29:46de 0,5% aujourd'hui
29:47puis toujours
29:48les acquisitions
29:49dans l'IA
29:49Nvidia envisage d'accroître
29:50son investissement
29:51dans Reflection AI
29:52une start-up d'IA
29:54d'après le Financial Times
29:55Nvidia est en petite baisse
29:56malgré tout
29:56on va suivre cette semaine
29:57pas mal de grands rendez-vous
29:58aux Etats-Unis
29:58l'inflation
29:59très importante
30:00pour l'évolution
30:01des taux obligataires
30:01américains
30:02ce sera mercredi
30:02et le coup d'envoi
30:03demain des publications
30:04avec le secteur bancaire
30:06demain on aura
30:06de grandes banques américaines
30:08qui vont annoncer
30:08leur trimestrielle
30:09Goldman Sachs
30:10JP Morgan
30:11Wells Fargo
30:11Citigroup
30:12toutes les 5
30:12annonceront leurs résultats
30:14ce sera important
30:14de regarder notamment
30:15leur distribution de crédit
30:16aux consommateurs
30:17parce que l'état
30:18de la consommation
30:19est important
30:19pour voir s'ils soutiennent
30:21l'inflation
30:21ces consommateurs américains
30:22donc l'évolution
30:23de la distribution de crédit
30:24de la part des banques
30:25aux consommateurs
30:25à suivre aussi bien sûr
30:27si les taux obligataires
30:28qui montent
30:29continuent de faire
30:30les affaires des banques
30:30ou au contraire
30:31deviennent trop élevés
30:32ces taux obligataires
30:33et également
30:34les annonces des banques
30:34en matière de fusion
30:35acquisition
30:36ce sera donc demain
30:37aux alentours de 13h30
30:38leur première publication
30:39Et Guillaume
30:39vous vouliez aussi nous parler
30:40des chiffres fous
30:41des investissements
30:41dans l'IA
30:43Impressionnant effectivement
30:43ce chiffre absolument dingue
30:45alors il y en a plusieurs
30:46des chiffres complètement dingues
30:47dans l'IA
30:47on peut démarrer
30:48par celui-ci
30:4980 millions de dollars
30:51c'est ce que
30:51les 4 géants du cloud américain
30:5380 millions de dollars
30:54investissent chaque heure
30:55dans l'intelligence artificielle
30:56chaque heure
30:56c'est le revenu
30:57de Kylian Mbappé
30:58voilà chaque heure
30:59qu'ils y investissent
31:00effectivement
31:01c'est le prix aussi
31:01d'une villa d'exception
31:02à Saint-Tropez
31:03chaque heure
31:03on le rappelle
31:04week-end inclus
31:05donc c'est quand même
31:06très très impressionnant
31:07autre chiffre fou
31:085000 milliards de dollars
31:10d'investissement
31:10dans les data centers
31:11en fait 5000 milliards de dollars
31:13c'est l'écart
31:14entre les scénarios pessimistes
31:15et les plus optimistes
31:16sur les investissements à venir
31:17donc il y a 5000 milliards de dollars
31:19d'écart
31:20entre ces scénarios
31:21quant aux investissements
31:21à venir dans les data centers
31:22ça montre à quel point
31:23il y a des divergences
31:24dans le marché
31:25sur les scénarios
31:26les probabilités
31:26les possibilités
31:27liées à l'IA
31:28selon qu'on soit pessimiste
31:29ou optimiste
31:31et puis un dernier chiffre fou
31:33d'une tech européenne
31:34parce qu'on parlait là
31:35des grandes tech américaines
31:36ASML
31:36c'est la première capitalisation européenne
31:38et bien sa capitalisation
31:39ASML dépasse
31:41désormais 8%
31:42de la capi globale
31:43de l'Eurostock 50
31:44c'est-à-dire qu'ASML
31:45à lui seul
31:45explique la hausse
31:47des marchés européens
31:47depuis le 1er janvier
31:48ASML gagne 75%
31:50depuis le 1er janvier
31:51sans ASML
31:52l'Eurostock 50
31:53serait en baisse
31:54alors qu'en réalité
31:54il gagne 7%
31:55merci à ASML
31:56merci à ASML
31:57merci Guillaume Somorère
31:58également
31:59on en vient au résultat
32:01d'LVMH
32:01qui a publié ses ventes
32:02pour le 3ème trimestre
32:03le groupe
32:04aux 75 maisons
32:06affiche une croissance
32:07de 1% sur un an
32:08en organique
32:08mais
32:09mais
32:09Pauline Tadevin
32:10c'est dur
32:10pour la division phare
32:12la division mode
32:13et maroquinerie
32:14en baisse de 5%
32:15sur un an
32:16oui cette division mode
32:17et maroquinerie
32:18avec notamment
32:18les marques phare
32:20Louis Vuitton
32:20et Dior
32:21la division pèse
32:22plus de 70%
32:23du résultat opérationnel
32:25courant du groupe
32:26elle est en baisse
32:26vous l'avez dit
32:27de 5%
32:28sur un an
32:29c'est moins bien
32:30que le consensus
32:31d'analystes
32:32qui visait moins 2%
32:33moins bien aussi Stéphanie
32:34que ce que prévoyait
32:36le cabinet Bernstein
32:37qui prévoyait
32:38moins 4%
32:39alors comment expliquer
32:40cette chute
32:41du département
32:41mode et maroquinerie ?
32:43et bien ce que nous expliquaient
32:43les analystes
32:44est dit désormais
32:45par la direction
32:46de LVMH
32:47si cette division
32:49continue de bénéficier
32:50du dynamisme
32:51du marché américain
32:52elle est impactée
32:53au troisième trimestre
32:54par le ralentissement
32:55de la demande
32:55en Chine
32:56d'ailleurs pour l'Asie
32:57qui représente 27%
32:58des revenus du groupe
33:00au troisième trimestre
33:00LVMH affiche
33:01une baisse des ventes
33:02de 5%
33:03au troisième trimestre
33:04sur un an
33:04en Chine cet été
33:06il y a eu l'affaire Moliti
33:07qu'on vous a raconté ici
33:08LVMH a gagné
33:09une action judiciaire
33:10là-bas
33:10contre cette marque de thé locale
33:12qui utilisait un logo
33:12proche du sien
33:14il y a eu un réflexe
33:14de défense nationale
33:16de Moliti
33:17sur place
33:17au détriment de Vuitton
33:19dont les ventes ont chuté
33:20là-bas
33:20au moins une partie
33:21de l'été
33:22en Chine aussi
33:23il y a eu une nouvelle taxe
33:25qui va arriver
33:25mise en place par Pékin
33:26pour lutter contre
33:27l'évasion fiscale
33:28des experts redoutent
33:29d'un impact psychologique
33:30pour les grosses fortunes chinoises
33:32et puis au-delà
33:33du contexte géopolitique
33:34au-delà de cette situation
33:35en Chine
33:36Stéphanie
33:36un analyste souligne
33:37les prix toujours trop élevés
33:39notamment sur les sacs
33:41l'affaire Moliti
33:42et derrière nous
33:43c'est terminé
33:44nous dit un proche
33:45de LVMH
33:46ce soir
33:47la direction précise aussi
33:48qu'au troisième trimestre
33:49Louis Vuitton
33:50a été affecté
33:51par un problème logistique
33:52un problème de fret
33:53qui lui a coûté
33:54un point
33:55de croissance
33:56ça c'est pour Louis Vuitton
33:58le groupe insiste
33:59par ailleurs
33:59sur la bonne santé
34:00de l'autre marque phare
34:01du groupe
34:02c'est Dior
34:02qui progresse
34:03nous dit-il
34:03sur 9 points
34:04notamment aux Etats-Unis
34:06et au total
34:06le groupe affiche
34:07une croissance des ventes
34:08de 1%
34:09pour le troisième trimestre
34:10oui avec ses 75 maisons
34:12vous l'avez dit
34:12LVMH est un groupe
34:13qui est diversifié
34:14et la dynamique
34:15aux Etats-Unis
34:16qui pèse 25%
34:17des revenus
34:17permet de compenser
34:18la situation en Asie
34:20qui pèse elle
34:20pour 27%
34:22des revenus du groupe
34:231% de croissance
34:24au total
34:25au troisième trimestre
34:26sur un an
34:27pour LVMH
34:27c'est en ligne
34:28pour le coup
34:28avec ce que prévoyaient
34:29les analystes
34:30pour les bonnes surprises
34:31la division 20
34:32est spiritueuse
34:33qui progresse
34:33de 6%
34:34plus 6%
34:35aussi pour les montres
34:36et la joaillerie
34:36plus 8%
34:37pour la distribution sélective
34:39qui inclut Sephora
34:40les parfums
34:41et cosmétiques
34:42eux progressent
34:43d'un pour cent
34:43malgré un contexte économique
34:45et géopolitique
34:46encore incertain
34:47nous sommes confiants
34:49dit le groupe
34:49elle compte
34:50sur le dynamisme
34:52de ses marques
34:52et le talent
34:53de ses équipes
34:53pour renforcer encore
34:54cette année
34:55son avance
34:55sur le marché mondial
34:57du luxe
34:57nous dit-elle ce soir
34:58merci beaucoup Pauline
35:00Tadvin
35:00c'est toujours dans l'actualité
35:01entreprise
35:02c'est une cyberattaque
35:03sans précédent
35:03qui a touché
35:04tous les supermarchés
35:05français
35:06des milliers
35:06de réfrigérateurs
35:07ont été déprogrammés
35:09cette nuit
35:09résultat
35:10des tonnes
35:10de marchandises
35:11décongelées
35:12sont désormais
35:13bonnes à jeter
35:14Astrid Olivier
35:15cette attaque
35:16inédite
35:17n'est peut-être
35:17même pas dirigée
35:19contre les distributeurs
35:20français
35:20oui la cyberattaque
35:21a été lancée
35:22cette nuit
35:23à 5h du matin
35:24les congélateurs
35:25de l'intermarché
35:26d'Agneau
35:26dans le Barin
35:27se sont mis en route
35:28pour le dégivrage
35:29mais rien ne s'est passé
35:30comme prévu
35:31on écoute le témoignage
35:32du propriétaire
35:33de cet intermarché
35:34Georges Mat
35:37là la cyberattaque
35:39a consisté
35:39à faire un dégivrage
35:40avec une température
35:42de consigne
35:43de 50 degrés
35:43ce qui a eu pour effet
35:44au bout de 2h
35:46de faire déconger
35:48tous les produits
35:48donc qui sont
35:49du coup
35:50invendables
35:51et impropres
35:51à la consommation
35:53le gérant
35:53le gérant estime
35:54à 50 000 euros
35:55les pertes
35:56à l'échelle
35:56de son magasin
35:57mais au niveau national
35:58les pertes
35:59pourraient atteindre
36:00des millions d'euros
36:01cette attaque
36:02elle a été répliquée
36:02partout en France
36:03chez une multitude
36:05de distributeurs
36:0621 halles métro
36:08ont été affectées
36:09300 intermarchés
36:10une centaine
36:11de magasins
36:12super rues
36:12quelques sites
36:13chez Auchan
36:14et Leclerc
36:14et 5% des monoprix
36:16du groupe Casino
36:17alors on le voit
36:17ces attaques
36:18concernent un grand nombre
36:19de magasins
36:20mais pas la totalité
36:21quel est leur point commun ?
36:23toutes ces enseignes
36:24utilisent une vieille version
36:25d'un logiciel
36:26qui permet de piloter
36:27leurs équipements
36:28frigorifiques
36:29à distance
36:30ce logiciel
36:31a été conçu
36:31par Danfoss
36:32un fabricant danois
36:34qui équipe
36:34de très nombreux
36:35magasins français
36:36c'est en effet
36:37cette société
36:38qui est la cible
36:38de la cyberattaque
36:39fin septembre
36:40elle avait pourtant
36:41averti d'une faille
36:42de son logiciel
36:43notamment
36:44sur les vieilles versions
36:45qui ne bénéficient
36:46plus des mises à jour
36:47de sécurité
36:47est-ce qu'on sait
36:49qui pourrait être
36:49à l'origine
36:50de cette cyberattaque ?
36:51pour le moment
36:52elle n'a pas été revendiquée
36:54le parquet de Paris
36:55a ouvert une enquête
36:56mais l'une des pistes
36:57déjà envisagées
36:59est qu'elle pourrait
37:00venir de Russie
37:01depuis le début de l'année
37:02on observe une explosion
37:03des cyberattaques russes
37:05contre le Danemark
37:06rien que pour le mois d'octobre
37:07il y en a déjà eu trois
37:08une contre l'université
37:10de Copenhague
37:11contre des entreprises
37:12danoises
37:13dans le secteur
37:13de la défense
37:14et aussi une
37:15sur le registre national
37:16du Danemark
37:17auprès de 9 millions
37:18de données personnelles
37:19ont été volées
37:20en tout cas
37:21Matignon indique
37:22être en lien
37:23avec d'autres pays européens
37:24clients du groupe danois
37:25pour empêcher
37:27la propagation
37:27le commissaire européen
37:29Christophe Hansen
37:30a condamné
37:31la cyberattaque
37:32appelant à plus
37:34pour la sécurité
37:35alimentaire européenne
37:36merci beaucoup
37:37Astrid Olivier
37:38toujours au chapitre
37:39des entreprises
37:39c'est une information
37:40BFM
37:41la tribune
37:41la société de dirigeable
37:42XXL pour le fret aérien
37:44Flying Wells
37:45conclut enfin
37:46une levée de fonds
37:48Erwan Maurice
37:48ce nouveau tour de table
37:50doit permettre à l'entreprise
37:51de soutenir son développement
37:52avec l'objectif
37:54d'un premier vol test
37:55fin 2028
37:56oui ça faisait deux ans
37:57que la société franco-québécoise
37:59cherchait à boucler
38:00justement une nouvelle levée de fonds
38:02d'abord parce que la priorité
38:03c'est de pouvoir payer
38:05les 200 salariés
38:07il n'y avait plus de levée de fonds
38:08depuis 2022
38:09il fallait donc de la trésorerie
38:11et aussi parce qu'il faut financer
38:13la suite de ce projet
38:15qui est gigantesque
38:16pour rappel
38:16un ballon dirigeable XXL
38:18200 mètres de long
38:20qui doit être capable
38:21de transporter jusqu'à 60 tonnes
38:23de marchandises
38:24notamment du bois
38:25on note que CMACGM
38:27propriétaire de BFM La Tribune
38:28est d'ailleurs le plus gros investisseur
38:30de ce nouveau tour de table
38:32qui s'élève donc
38:32à 90 millions d'euros
38:34et c'est en dessous
38:35de ce que visait l'entreprise
38:37voilà
38:37Flying Whales
38:38en voulait 105 millions d'euros
38:40mais plusieurs facteurs
38:41sont venus
38:42percuter les objectifs
38:44de financement de l'entreprise
38:46d'abord la situation
38:47politique du Québec
38:49qui est copartenaire
38:50de ce projet
38:51il y a eu la démission
38:52du Premier ministre
38:53en début d'année
38:54suivi des récentes élections
38:55qui ont aussi retardé
38:56tout un tas de décisions
38:58politiques et industrielles
39:00le directeur général
39:01de Flying Whales
39:02dit donc avoir souhaité
39:03boucler ce tour de table
39:04sans attendre
39:05que le Québec
39:06soit 100% en mesure
39:08de se positionner
39:09pour ne pas accumuler
39:09du retard
39:10et mettre en danger
39:11la trésorerie de l'entreprise
39:13on en parlait
39:13autre explication
39:14du rallongement
39:16des délais
39:16pour ces levées de fonds
39:18il y a aujourd'hui
39:19des activités
39:19qui sont jugées
39:20plus porteuses
39:21par les investisseurs
39:22c'est le cas
39:22notamment de l'intelligence artificielle
39:24et donc il y a une grande partie
39:25des capitaux
39:26qui se dirigent
39:27vers ces secteurs
39:29ces dernières années
39:29aux dépens
39:31des projets environnementaux
39:33comme c'est le cas
39:35de Flying Whales
39:36en tout cas
39:37avec cette levée
39:37de 90 millions d'euros
39:38le projet
39:39nous dit l'entreprise
39:40est à l'abri
39:41au moins jusqu'en 2029
39:43mais pour aller au bout
39:44il va falloir quand même
39:45trouver encore de l'argent
39:46pour lancer
39:47les opérations commerciales
39:49qui doivent avoir lieu
39:49en 2030
39:50il va falloir trouver
39:5160 millions d'euros
39:53supplémentaires
39:53et le groupe
39:54s'y a-t-elle déjà
39:55donc il cherche
39:56encore de nouveaux partenaires
39:59à noter qu'une dizaine
40:00d'usines ont ouvert
40:01depuis le début
40:02de ce projet
40:03ou sont en cours d'ouverture
40:05spécialement pour la construction
40:06de ce dirigeable
40:07et ce sont donc
40:08plusieurs fournisseurs
40:09en France
40:10en Finlande
40:10mais aussi donc au Canada
40:11qui croisent les doigts
40:13pour que Flying Whales
40:15finisse par voler
40:16et que le projet
40:16devienne concret
40:17Merci Erwann Moré
40:18c'est toutes les infos
40:19à retrouver sur le site
40:20de La Tribune
40:21on en vient au prix
40:22de la banque de Suède
40:23équivalent du Nobel d'économie
40:25il est attribué
40:25à deux américains
40:28Michael Woodford
40:29et Robert Hall
40:30ils ont établi
40:31de nouveaux modèles
40:32permettant de gérer
40:33des récessions
40:34et d'autres crises
40:35auxquelles les outils
40:36traditionnels
40:37n'arrivent pas à répondre
40:38Alexandre Apagé
40:41Plutôt que de se fonder
40:43sur les liens statistiques
40:44entre les variables
40:46macroéconomiques
40:46inflation, chômage
40:47revenus
40:48et consommation
40:49les lauréats ont construit
40:50leur modèle
40:50sur une base
40:52microéconomique
40:53la façon dont
40:54les acteurs
40:55les ménages
40:55et les entreprises
40:57réagissent
40:57et influent
40:58sur l'écosystème
40:59permet d'anticiper
41:00des mesures budgétaires
41:01et monétaires
41:02et d'atténuer
41:03les hauts et les bas
41:04de l'activité
41:05leurs modèles
41:06sont d'ailleurs aujourd'hui
41:06utilisés par les banques centrales
41:08et les ministères
41:09des finances
41:09du monde entier
41:10souligne Christian de Boissieu
41:11vice-président
41:12du cercle des économistes
41:14C'est tout à fait central
41:15quand on cherche
41:16à analyser
41:17l'efficacité
41:18ou la non-efficacité
41:20de la politique monétaire
41:21selon le fonctionnement
41:24concret
41:25des différents marchés
41:26dans le fonctionnement
41:27du marché du travail
41:28les marchés financiers
41:29avec éventuelle rigidité
41:31sur les taux d'intérêt
41:32etc.
41:33Il est clair que
41:34ce qui compte
41:35c'est qu'une impulsion
41:37venant de la banque centrale
41:38puisse avoir
41:39de l'efficacité
41:40sur les prix
41:42et sur l'activité
41:43Les travaux des DeLauréats
41:44constituent en soi
41:45une réponse
41:46aux pressions actuelles
41:47de Donald Trump
41:48sur la Fed
41:48la recette classique
41:50de baisser les taux d'intérêt
41:51afin de stimuler la demande
41:53a montré ses limites
41:54lors de la crise de 2008
41:55notamment
41:56et c'est bien travailler
41:57sur des trajectoires
41:58de politique de taux d'intérêt
41:59à long terme
42:00qui concourent
42:01à la stabilité
42:02et à la reprise économique
42:03Dans un instant
42:04on va parler de l'OTAN
42:06qui présente sa théorie
42:07de la victoire
42:07sur la meilleure façon
42:08de battre la Russie
42:09alors que Donald Trump
42:10impose une trêve énergétique
42:13à la Russie
42:13et à l'Ukraine
42:14et qui lâche également
42:15Volodymyr Zelensky
42:16alors l'Europe
42:17peut-elle résister seule ?
42:20Décryptage
42:20d'Emmanuel Dupuis
42:21président de l'Institut
42:22Prospective et Sécurité
42:24en Europe
42:24dans un instant
42:25à tout de suite
42:27BFM Business présente
42:32Le 18h éco
42:34Stéphanie Collot
42:35On poursuit le 18h éco
42:37à l'international
42:37face aux attaques hybrides
42:39venant de Russie
42:40L'OTAN présente
42:40sa théorie de la victoire
42:42sur la meilleure façon
42:44de battre Moscou
42:46alors que Donald Trump
42:47impose une trêve énergétique
42:48à la Russie
42:49et à l'Ukraine
42:50et qu'il lâche également
42:51Volodymyr Zelensky
42:52Alors l'Europe
42:53peut-elle résister seule ?
42:54On en parle avec
42:54Emmanuel Dupuis
42:55Bonsoir
42:56Vous êtes président
42:57de l'Institut
42:58Prospective et Sécurité
42:59en Europe
42:59un think tank spécialisé
43:01sur les questions
43:01de défense et de sécurité
43:02Vous êtes également
43:04enseignant géopolitique
43:05à l'école
43:05des hautes études
43:06internationales et politiques
43:08Avant de commencer
43:09je vous propose d'écouter
43:10le général américain
43:11Alexis Grinkevich
43:15Si quelqu'un est assez insensé
43:19pour nous attaquer
43:19nous nous battrons
43:20nous arrêterons l'attaque
43:22et nous leur refuserons
43:23la possibilité
43:23d'atteindre leurs objectifs
43:25quels qu'ils soient
43:26en bref
43:27nous vaillerons
43:28à ce que toute attaque
43:29contre n'importe quel allié
43:30se révèle totalement vaine
43:34Voilà les propos
43:35d'Alexis Grinkevich
43:36ce matin
43:37lors de la présentation
43:39de cette théorie
43:39de la victoire
43:40il appelle aussi
43:41les membres de l'OTAN
43:41à définir ces lignes rouges
43:43en cas d'attaque hybride
43:44ça veut dire
43:45qu'elles ne sont pas encore
43:46définies ces lignes rouges ?
43:47Non, elles sont définies
43:49puisque l'OTAN
43:49dispose d'un plan
43:50vous avez évoqué
43:51ce plan
43:51ou cette théorie
43:52de la victoire
43:53ça aussi le plan
43:54OTAN 3.0
43:56qui avait été défini
43:56lors d'un sommet
43:57à Madrid en 2022
43:58or il y a eu
43:59une accélération
44:00depuis cette date
44:01ce qui oblige
44:02le chef d'état-major
44:04des forces américaines
44:05en Europe
44:06il a la double casquette
44:06il est commandant
44:07suprême des forces alliées
44:08mais en même temps
44:09il a la haute main
44:10sur les 80 000 soldats américains
44:12qui sont donc disposés
44:13dans 40 bases
44:14en Europe
44:14donc il parle au nom
44:15des Etats-Unis
44:16au nom de la puissance américaine
44:1760% du budget de l'OTAN
44:19et bien évidemment
44:20au nom des 32 pays de l'OTAN
44:23le général a été assez précis
44:24en rappelant que
44:26l'OTAN est une alliance
44:27prudemment défensive
44:29que pour l'instant
44:30la menace n'est pas
44:31caractérisée
44:32mais elle est en train
44:34de s'accélérer
44:35de manière hybride
44:35le général d'ailleurs
44:37a donné quelques chiffres
44:37quelques repères
44:38depuis 2022
44:39150 attaques hybrides
44:41ont touché des pays
44:43membres de l'OTAN
44:44en priorité
44:45malheureusement
44:45ceux qui sont
44:46les plus proches
44:47de la Russie
44:47et donc ça incite
44:48à la prudence
44:49mais en même temps
44:50à la détermination
44:51et je crois que ce discours
44:52était assez clair
44:53de ce point de vue
44:53c'est ça qu'il faut comprendre
44:54quand il assure
44:55qu'aucun conflit n'est immidant
44:56et que tout est fait
44:57pour éviter tout malentendu
44:58c'est-à-dire que la menace
45:00la ligne reste ouverte
45:00la ligne reste ouverte
45:01donc on peut encore négocier
45:02c'est ça en substance
45:03le général a rappelé
45:04que dans la théorie
45:06de la victoire
45:06en fait elle se séquence
45:08en trois positions
45:09la première position
45:10c'est bloquer
45:10l'adversaire en cas d'attaque
45:12c'est logique
45:13puisque l'alliance
45:14est faite pour ça
45:14pour défendre les pays
45:15qui sont donc limitrophes
45:17de la menace
45:17la plus éminente
45:18c'est-à-dire
45:18la voisine
45:19celle de la Russie
45:20le deuxième élément
45:21c'est endiguer
45:23éviter
45:23que l'adversaire
45:25ne pénètre plus en avant
45:26et accessoirement
45:27la mettre
45:28une contre-attaque
45:29puis le troisième élément
45:30c'est effectivement
45:31bloquer
45:31et d'une certaine manière
45:33porter
45:35la capacité offensive
45:36de l'OTAN
45:37si un agresseur
45:38se faisait jour
45:40en l'occurrence
45:40la Russie
45:41donc le chef
45:42d'état-major
45:43donc des forces alliées
45:44d'une côté
45:45et des forces américaines
45:46sur le territoire
45:47a rappelé quand même
45:48que l'OTAN
45:49c'est près de 3,4 millions d'hommes
45:50alors que la Russie
45:52même si elle est en train
45:53de se réarmer
45:54même si elle est en train
45:55de se remobiliser
45:57avec
45:59125 000 hommes
46:00supplémentaires
46:01est bien sûr
46:02trois fois moins importante
46:03en termes d'hommes
46:04mais dans ce contexte
46:05et avec cette déclaration
46:08du général américain
46:09comment interpréter
46:10les propos
46:10de Donald Trump
46:11qui lâche Volodymyr Zelensky
46:13et qui dit
46:13qu'il est temps pour l'Ukraine
46:14d'avoir un nouveau président
46:15comment il faut interpréter ça
46:17et qui impose par ailleurs
46:19une trêve énergétique
46:19l'ambivalence du discours
46:21de Donald Trump
46:22qui n'est pas forcément suivi
46:23par sa majorité
46:23car il y a actuellement
46:25une motion bipartisane
46:26portée par Brian Fitzpatrick
46:28visant à interdire
46:30ou rappeler
46:31qu'il serait illogique
46:34voire illégal
46:35de procéder
46:35au moratoire
46:36enfin de la levée du moratoire
46:37sur le diesel
46:38le président américain
46:39donne des signaux
46:40à très très court terme
46:41le général
46:43évoque une stratégie
46:44à très long terme
46:45en évoquant le fait
46:46que l'alliance est prête
46:47aujourd'hui
46:48face à un adversaire
46:49d'ailleurs
46:49vous aurez remarqué
46:50qu'il ne cite pas
46:51l'adversaire
46:52il dit qu'il y a une menace
46:53que cette menace
46:54touche les pays
46:55du flanc oriental
46:56en rappelant
46:57qu'aujourd'hui
46:58il y a des initiatives
47:00sur lesquelles l'OTAN
47:01doit travailler
47:02elle est sans doute
47:03sous-armée en matière
47:04de drones
47:05d'ailleurs
47:05ça a été rappelé
47:06dans son discours ce matin
47:07la France produit
47:091000 drones par an
47:10l'Ukraine en produit
47:117 millions
47:12et l'objectif
47:13d'en produire
47:1410 à 20 millions
47:15par an
47:15notamment
47:16pour essayer
47:17de cantonner
47:19la menace
47:20des drones
47:20du côté russe
47:22pour en revenir
47:22à la trêve énergétique
47:23imposée par
47:24Donald Trump
47:25le Kremlin
47:26dit préférer
47:27une paix durable
47:28à un cesselle feu
47:31il y a aussi
47:32cet enjeu
47:33sur
47:34la trêve énergétique
47:36mais aussi
47:36la question
47:37de la personnalité
47:38de Volodymyr Zelensky
47:39qui est donc clairement
47:40lâchée par Donald Trump
47:42est-ce que Poutine
47:44Vladimir Poutine
47:44a clairement intérêt
47:45à négocier maintenant
47:46avant l'hiver
47:47et avant
47:48une hypothétique
47:49offensive
47:50en plein hiver
47:51qui affaiblirait
47:53davantage
47:53les Ukrainiens
47:54je crois que
47:55le président russe
47:56ne veut pas négocier
47:57et que le président russe
47:58veut que ce soit
47:59les Etats-Unis
48:00qui imposent
48:01une paix armée
48:01sans qu'il y ait
48:02une négociation
48:03en gros
48:03le président russe
48:04n'a aucune envie
48:05ni aucun intérêt
48:07à négocier
48:07avec un adversaire
48:08Volodymyr Zelensky
48:09qui reste encore
48:10président
48:11le président ukrainien
48:12a pris au mot
48:13le président américain
48:15en disant
48:15qu'il fallait imposer
48:16non pas une trêve énergétique
48:17mais une trêve tout court
48:18pour permettre des élections
48:19mais qu'il n'y ait pas de tir
48:21or
48:21quand cette trêve énergétique
48:23a été décidée
48:23annoncée plutôt
48:24par le président américain
48:26quelques heures après
48:27elle a été rompue
48:29par les russes
48:30qui continuent
48:31sur un rythme quotidien
48:3360 morts
48:33faut-il le rappeler
48:34la semaine dernière
48:35à viser non plus
48:36des infrastructures énergétiques
48:38mais des infrastructures
48:39civiles tout court
48:40l'Ukraine
48:41qui vise également
48:42les serveurs de Yandex
48:44équivalent de Google
48:45en Russie
48:47dans la foulée
48:48d'ailleurs
48:48on a constaté
48:48une baisse drastique
48:50des relais
48:50des fake news
48:51et des commentaires négatifs
48:52sur les réseaux sociaux
48:53européens notamment
48:55Yandex
48:55qui gère aussi
48:56les applications
48:56de commandes
48:57de taxis
48:58en Russie
48:58est-ce que c'est
48:59un nouveau moyen
49:00aussi pour les Ukrainiens
49:01de ne plus toucher
49:02les infrastructures énergétiques
49:03de la Russie
49:04mais aussi
49:04d'entrer dans le quotidien
49:05des Russes
49:06finalement
49:06et de faire que la guerre
49:07soit encore plus présente
49:08ils le sont déjà
49:09depuis quelques mois
49:10puisqu'ils attaquent
49:11non seulement
49:12les infrastructures énergétiques
49:13mais ils se permettent aussi
49:14de rompre
49:16ou de perturber
49:21les plateformes
49:22de e-commerce
49:22également
49:23les plateformes
49:23de e-commerce
49:23mais mon propos
49:25consistait à dire
49:26qu'ils visaient
49:27à interrompre
49:28les liaisons aériennes
49:29notamment l'aéroport
49:30de Moscou
49:31qui a été bloqué
49:31d'ailleurs symboliquement
49:32le président russe
49:33n'a pas pu atterrir
49:34ou a dû prendre
49:35un autre aéroport
49:36donc la guerre
49:37est déjà rentrée
49:38sur le territoire russe
49:39déjà depuis
49:39plusieurs semaines
49:40voire plusieurs mois
49:42symboliquement
49:42l'attrition
49:44d'à peu près un tiers
49:45des capacités
49:46de raffinage russe
49:47a eu un impact
49:49déterminant
49:49dans la volonté
49:50du président russe
49:52de demander
49:53au président américain
49:54de mettre une pression
49:55sur l'Ukraine
49:56car il sait
49:56qu'il ne peut plus
49:57mettre de pression
49:57sur l'Europe
49:58au moment où
49:59les Etats-Unis
49:59veulent lever
50:00leur moratoire
50:01sur le diesel
50:02aujourd'hui même
50:03à Luxembourg
50:03les mises d'affaires étrangères
50:04ont décidé
50:05un 21ème paquet
50:07de sanctions
50:07visant 1600 personnes
50:09entités morales
50:10et personnalités
50:12confortant l'idée
50:13que l'Europe
50:13reste déterminée
50:14et je crois que c'est ça
50:15que le président Zénisky
50:16a compris
50:16l'Europe reste déterminée
50:18comme vous dites
50:18mais est-ce qu'elle peut
50:19résister seule
50:20alors que la moitié
50:21de la population européenne
50:22est appelée à voter
50:23dans les prochains mois
50:24pour élire de nouveaux dirigeants
50:26que les populistes
50:27et les souverainistes
50:28progressent aussi
50:29sur le territoire européen
50:31et que ça pourrait voir émerger
50:32aussi des gouvernements
50:34moins favorables
50:35à un soutien
50:36à l'Ukraine
50:37ça dépend
50:38de quel soutien
50:39il s'agit
50:39un certain nombre
50:40de responsables politiques
50:41en Italie
50:42ou peut-être
50:43demain en France
50:44ne disent pas
50:45qu'il faut arrêter
50:45d'aider l'Ukraine
50:47mais qu'il faut
50:48posément poser la question
50:49de l'arrêt des combats
50:51et donc de l'idée
50:52d'un cessez-le-feu
50:53et non pas d'une trêve
50:54qui ne ferait que
50:56prolonger
50:56ou repousser
50:57l'hubris
50:58ou l'agressivité
50:59d'un président
51:01Vladimir Poutine
51:01qui ne veut pas rester
51:02sur un échec
51:03car lui aussi
51:03doit contenir
51:04sa population
51:05et expliquer pourquoi
51:06ce conflit
51:07a coûté près de
51:08un million
51:08de jeunes russes
51:09pour à peu près
51:10le gain de 18%
51:12du territoire
51:13et non pas 30%
51:13comme le président
51:14américain
51:15l'a annoncé
51:16lors d'un litinière soir
51:17Qu'est-ce qu'il veut
51:18Poutine concrètement là ?
51:19Il veut sortir
51:20de ce conflit
51:21par la grande porte
51:22donnant l'impression
51:23que la responsabilité
51:25impose
51:26et impact
51:27à Vaudemire Zaneski
51:29dire que
51:30la situation économique
51:32la hausse
51:34du prix du carburant
51:35peut-être même
51:36les pénuries
51:37du carburant
51:37puisque c'est cela
51:38qui a justifié
51:39selon le président américain
51:40la nécessité urgente
51:42de négocier
51:43n'est pas
51:43de son fait
51:44mais du fait
51:45de celui
51:46qui veut prolonger
51:46le conflit
51:47on est dans une logique
51:48des narrations
51:49le président russe
51:50a évoqué cela
51:53déjà il y a plus d'un an
51:54à Anchorage
51:55en août
51:56le 15 août
51:56précisément
51:572025
51:58le président américain
51:59reprend la narration
52:00russe
52:01en disant que
52:02le président Zaneski
52:03est celui qui bloque
52:04la volonté de négocier
52:05il faut que
52:06ce conflit
52:07s'arrête maintenant
52:08donc en ne mettant
52:10pas en avant
52:10la nécessité
52:11pour l'Ukraine
52:12de recouvrir
52:13les territoires
52:13qu'elle a malheureusement
52:14perdus depuis maintenant
52:15plus de 3 ans
52:16merci beaucoup
52:17Emmanuel Dupuis
52:18je rappelle que vous êtes
52:19président de l'institut
52:20prospective et sécurité
52:21en Europe
52:21et enseignant géopolitique
52:23à l'école des hautes études
52:24internationales et politiques
52:25tout de suite sur BFM Business
52:27c'était Kenco
52:27présenté par François Sorel
52:28très bonne soirée
52:31le 18h éco
52:32sur BFM Business
52:34BFM Business