00:00montrer un chiffre que tous les candidats à l'élection présidentielle ont dû découvrir hier.
00:05Ce chiffre c'est 4,995. 5% c'est le taux auquel la France empruntait hier sur les marchés.
00:16Ça fait 25 ans qu'on n'avait pas atteint ce niveau-là, on était à 3% au début
00:20de l'année.
00:205% hier à chaque fois que la France achète de la dette sur les marchés, c'est 5%
00:24désormais.
00:25Est-ce que ça y est Nicolas ? Est-ce qu'on est tout au bord du précipice ?
00:29C'est le nœud coulant de la crise financière, on l'a évoqué une ou deux fois, mais je pense
00:34qu'il se sert de plus en plus.
00:37Selon l'évolution du débat au Parlement, et je crains le pire, le nœud va se serrer encore plus.
00:43De toute façon on peut parler du budget, ça ne sert pas à grand chose, même si ça me passionne,
00:47j'adore ça,
00:48parce que ça va être un budget de passage, un budget qu'il faut qu'il passe comme ça, qui
00:52sera...
00:53Mais n'importe quel candidat à la présidentielle de toute façon ne pourra pas appliquer son programme.
00:57– Tous les candidats aujourd'hui ?
00:59– Non, ils ne pourront pas l'appliquer, parce que ça ne correspond pas à la réalité économique du pays.
01:03C'est-à-dire que même si Édouard Philippe amène un projet,
01:07et je pense que ce sera peut-être le projet le plus sérieux d'un point de vue économique,
01:10ce n'est pas celui qui l'appliquera.
01:12Parce que la situation économique du pays et l'évolution qu'il va y avoir d'ici l'élection présidentielle,
01:18et les obligations que nous aurons à réformer réellement le pays,
01:22notamment sur la retraite, à mon avis 65, quand il dit progressivement,
01:25ce n'est pas du tout progressivement, amènera l'élu, quel qu'il soit,
01:30de toute façon à mener une politique de rigueur, pour le coup,
01:33puisqu'on croit toujours qu'on est en politique de rigueur,
01:35alors qu'on est le pays le plus redistributif.
01:38Et donc tout ceci, c'est un débat quelque part pour rien.
01:41Et si Marine Le Pen est élue, elle ne fera pas son programme comme elle le promet,
01:45et même si Édouard Philippe est élu,
01:47il sera obligé de durcir encore sa position d'un point de vue économique.
01:51– Vous savez que le président argenteur, Javier Millet, il était à Paris,
01:53cette semaine accueilli par Emmanuel Macron, l'homme à la tronçonneuse,
01:56l'homme qui veut tronçonner et qui tronçonne dans les budgets,
01:58est-ce que le prochain président devra tronçonner ?
02:01– Lui aussi, quand vous voyez ce chiffre, Alexis Corbière ?
02:04– Non mais déjà, le Mozart était un tocard, il faut quand même le dire,
02:07on nous avance à Emmanuel Macron, ça vient de loin là !
02:10– Non mais c'était le Mozart de la finance, je veux dire,
02:139 à 10 ans plus tard, sur le plan politique, social, on peut discuter,
02:16on s'aperçoit quand même sur le terrain de la finance,
02:17où il était meilleur que nous, XXL, le ballon d'or, tout ce qu'on veut,
02:21ça ne va pas bien financièrement.
02:22Donc il y a un sujet, après je ne vais pas faire ruuler tout le monde,
02:25il y a un sujet, y compris de révolution fiscale,
02:27c'est-à-dire qu'on a baissé les recettes de l'État, je sais bien que…
02:32– On y vient !
02:33– Non mais il y a deux cohérences, et je suis d'accord avec vous,
02:35soit la cohérence c'est de dire, maintenant on va réduire les dépenses,
02:39soit la cohérence c'est de dire, on va trouver d'autres recettes.
02:41Il n'y a rien d'autre entre les deux, voilà.
02:43Mes amis, et je respecte ça, c'est un courant idéologique qui consiste à dire,
02:47on a vécu au-dessus de nos moyens,
02:48moi je pense qu'on a baissé les recettes, en notamment en réduisant la fiscalité.
02:51– Donc pas tronçonneuse, mais on augmente encore les impôts.
02:52– Et pour dire un dernier mot, parce qu'on n'a plus beaucoup de temps,
02:55Ravier Mila, il faut quand même dire la vérité,
02:56la pauvreté augmente en Argentine, d'accord ?
02:59Non mais c'est la vérité, il faut quand même pas…
03:01– Il dit oui. – D'accord ?
03:02Il y a quand même un sujet, la situation économique,
03:04il n'y a pas cette explosion, j'entends dire parfois que c'est le miracle économique.
03:08– Non, c'est pas un miracle, mais ça va un peu mieux quand même.
03:10– Non mais la situation a été chaotique, là aussi pour des raisons…
03:12– Ils ont réduit l'inflation…
03:13– Et par ailleurs, vous qui êtes un journaliste,
03:16ce type est une ordure contre les journalistes.
03:18Je tiens à rappeler quand même que c'est Reporters sans frontières
03:20qui nous dit que sur les six derniers mois,
03:22c'est plus de 1674 déclarations de Milaï contre la presse,
03:26donc j'aimerais quand même que la profession de journaliste
03:28ne lui taille pas des louanges, mais explique que ce type
03:30met en danger le propre métier de journaliste dans son propre pays.
03:33– De toute façon, l'Europe tiendra le crayon.
03:36– Oui, enfin, écoutez, la BCE tiendra le crayon.
03:40Donc, c'est pas la peine d'aller défendre votre programme
03:44d'augmentation des impôts.
03:45Oui, les impôts augmenteront, mais tout va augmenter
03:48et les pensions vont diminuer et les retraites vont diminuer.
03:49– Mais Laurent, c'est un évident si on se dit ça.
03:51C'est la fin de la politique et moi, j'aime la politique.
03:53Je dis à la jeunesse, allez, ouvrez un nouveau chemin.
03:55– On aime tous la politique.
03:56– Et on l'aime, peut-être plus qu'ailleurs encore sur BFMTV.
03:59J'ai un rendez-vous à vous donner.
03:59Merci d'abord à tous les quatre d'avoir été avec nous.
04:01– Sous-titrage Société Radio-Canada
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