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  • il y a 13 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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00:00On revient maintenant à l'autre actualité qui nous occupe depuis plusieurs semaines,
00:03c'est le mouvement de protestation contre la vie chère,
00:06avec ses nouveaux appels à manifester un peu partout en France.
00:09Dès demain, le gouvernement lui réfléchit un coup de pouce sur le SMIC,
00:12ce sera l'un des thèmes d'une conférence sociale qui aura lieu lundi prochain à Matignon,
00:16et aujourd'hui le patronat a été reçu justement par le Premier ministre.
00:20Marguerite Dumont, on va essayer d'y voir clair,
00:22parce que les appels à manifester en ce moment, ils sont nombreux,
00:25parfois ils se passent sur les réseaux sociaux,
00:27à quoi est-ce qu'il faut s'attendre demain ?
00:28Alors tout d'abord, le dispositif policier reste inchangé.
00:33Selon le ministre de l'Intérieur, le risque de violence reste comparable à celui des précédents samedis.
00:40Au total, regardez, 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés sur l'ensemble du territoire,
00:46110 unités de force mobile, soit l'ensemble des unités disponibles,
00:50et 25 véhicules centaures de la gendarmerie seront également déployés.
00:55La stratégie reste également la même.
00:58des contrôles en amont, des centres-villes protégés, voire interdits aux manifestants.
01:03Mais selon Laurent Nunez, un élément change.
01:06Moins de manifestations syndicales ont été déclarées.
01:09Écoutez.
01:10Pour la plupart, ce sont des appels à rassemblement.
01:13On n'a pas forcément de déclaration.
01:15Je vous donne cette précision. Pourquoi ? Parce que ça veut dire que l'encadrement de ces cortèges,
01:19on n'a pas forcément d'organisateurs structurés, ce qui évidemment est un peu plus porteur de risque.
01:27À Lyon, par exemple, pas de manifestation déclarée.
01:30À Marseille, une manifestation déclarée, mais elle empruntera un parcours en périphérie de l'hypercentre.
01:37À Paris, l'intersyndicale ainsi que les organisations de jeunesse ont de nouveau appelé à se mobiliser.
01:42Regardez.
01:42La préfecture de police a validé le parcours entre République et Nation en passant par le boulevard Voltaire, en centre
01:49-ville.
01:50Donc, il n'avait pas eu ce droit la semaine dernière.
01:53De son côté, la coordination des Gilets jaunes a maintenu son appel à un rassemblement Place de la Concorde à
02:00Paris,
02:00malgré l'interdiction de la préfecture de police.
02:03Merci beaucoup. Je salue Jean-Claude Maillet, ancien secrétaire général de Force Ouvrière.
02:07Bonsoir, M. Maillet. Soyez le bienvenu.
02:09Victor Herrault, journaliste politique.
02:11Bonsoir, Théouam Sadi, président des Jeunes Républicains. Soyez le bienvenu également.
02:15Tout comme Abdoulaye Canté. Bonsoir, porte-parole de Gabriel Attal et ancien policier.
02:20Vous serez dans la rue.
02:21Pardon ?
02:22Toujours policier.
02:22Et porte-parole et policier, mais porte-parole à plein temps.
02:25Aussi.
02:26Bon, vous serez dans la rue demain, Jean-Claude Maillet.
02:28Non.
02:29Non ? Ça va durer combien de temps ?
02:31Ça peut durer combien de temps ?
02:33Je laisse mes successeurs tenir le pavé.
02:37Ça va durer combien de temps, mais j'en sais rien, franchement.
02:39Non. Il faut attendre déjà ce que va donner la réunion de lundi.
02:43Je vois aussi que le Premier ministre a fini par dire « je recevrai aussi les fonctionnaires », mais le
02:4813, je crois.
02:49Donc, c'est ça.
02:50Donc, ça veut dire une nouvelle réunion en perspective.
02:53Non, mais il faut voir ce que ça va donner lundi.
02:54Est-ce que... Et puis, je suppose...
02:57En tous les cas, c'est comme ça que ça se passe normalement.
02:59Je suppose que tout le week-end, ça va discuter.
03:02Les coups de fil vont être passés, etc.
03:04Ça se passe comme ça, d'habitude.
03:05Est-ce que du nombre de manifestants demain dépendra de ce que le gouvernement annoncera lundi ?
03:10Non.
03:11Je ne pense pas que ce soit déterminant demain.
03:13Enfin, il y a des...
03:14Ça a été dit par le ministre de l'Intérieur.
03:16D'ailleurs, il y a moins d'appels à manifester des syndicats.
03:18Il y a dans quelques endroits.
03:20Mais bien comprendre qu'hier, c'était les confédérations au niveau national qui appelaient à manifester.
03:24Là, par exemple, à Paris, ce sont les unions départementales qui appellent à manifester.
03:28Alors, toutes les unions départementales n'appellent pas à manifester demain.
03:31Non, je ne pense pas que demain, ce soit déterminant.
03:34Par contre, ce que les syndicats annoncent, d'ores et déjà,
03:37en espérant que ça va bien se passer lundi,
03:40mais s'il n'y a rien lundi, ils vont envisager d'autres choses.
03:43Et n'oubliez pas qu'il y a aussi un rendez-vous,
03:46même si on n'en parle pas encore,
03:47qui est lancé pour la fin du mois de novembre,
03:50dans tous les pays européens.
03:52Donc ça, je ne dis pas que ça va durer jusque-là,
03:54mais il y a ce rendez-vous annoncé dans la plupart,
03:57oui, presque tous les pays européens, la fin novembre.
04:01Laurent Nunez a fait un point.
04:02Ça devient presque une habitude.
04:04Ça rappelle l'époque du Covid.
04:05Covid, oui.
04:05C'est une conférence de presse quasi quotidienne.
04:08Alors là, on ne surveille pas le taux d'incidence.
04:10Voilà, là, on surveille.
04:11Le nombre de policiers et de gendarmes mobilisés,
04:14il nous dit que ce sera 70 000 demain,
04:16c'est-à-dire le même dispositif, Victor, que samedi dernier.
04:19Est-ce qu'il en fait trop, Laurent Nunez ?
04:21Est-ce qu'il est traumatisé parce qu'on a tous vécu le 17 octobre ?
04:24Et il préfère qu'il y ait trop de bleus dans la rue
04:26plutôt que des commerces pillés ?
04:27Mais c'est précisément cela.
04:28Il a été traumatisé comme nous tous,
04:29mais lui étant responsable peut-être qu'un peu plus
04:31que le reste des Français par le 17 octobre.
04:34Le 24, les samedis suivants se sont bien déroulés.
04:37En tous les cas, il n'y a pas eu, comment dire,
04:39de récidive du 17.
04:40Donc il se dit, puisqu'il a déployé tous ses moyens,
04:43que c'est la façon, si vous voulez, d'éviter le pire.
04:45C'est aussi un moyen de dissuader
04:47parce qu'il faut comprendre que Laurent Nunez,
04:49qui n'est habituellement pas un ministre très politique,
04:51là ne cesse d'envoyer des messages politiques réguliers
04:53pour dire nous serons là, nous serons au contact,
04:56jusqu'à même envoyer des messages type
04:58« s'ils veulent venir, on les attendra ».
05:00Ce n'est pas d'habitude dans le langage de Laurent Nunez.
05:03Oui, c'est un petit peu bravache, mais c'est histoire de dire
05:04« la fête est finie, n'allez pas dans les rues,
05:07on vous attendra là-bas ».
05:08Le problème pour le gouvernement, c'est que ce sont des mesures,
05:11on n'arrête pas de le répéter, d'exception.
05:12Or, ça se répète chaque semaine,
05:14même parfois, pas seulement les samedis,
05:16mais dans les jours de la semaine.
05:18Un, les effectifs mobilisés de police, de gendarmerie,
05:21on le dit, 70 000 commencent à fatiguer, à s'épuiser.
05:25Il y en a qui n'ont pas pris de vacances ou de week-end
05:26depuis des jours et des semaines et des mois.
05:28Et puis, deuxièmement, si vous voulez,
05:30il y a une privation, la question de la privation des libertés,
05:32que ce soit des couvre-feux dans certaines villes,
05:35que ce soit des parcours, les allers-retours entre la justice,
05:38les syndicats et le gouvernement ou les préfectures
05:40sur les parcours de manifestation,
05:42tout ça devient très dur humainement et politiquement.
05:44C'est dur à tenir.
05:45Donc, il y a un moment où la sortie ne peut être que politique
05:47et c'est là la difficulté pour le gouvernement aujourd'hui.
05:50– Vos collègues sur le terrain, ils en ont marre ?
05:52Ils peuvent tenir combien de temps comme ça chaque samedi ?
05:55On nous dit, on runne sur les congés,
05:57on fait revenir ceux qui avaient prévu de s'arrêter ?
06:00– Vous savez, M. Fauvel, en dessous de l'uniforme,
06:01vous avez des êtres humains aussi.
06:02Donc, effectivement, la fatigue peut se faire ressentir.
06:04Mais pour autant, ils arrivent à tenir.
06:05Il y a le système de rotation qui est mis en place
06:07parce que ce ne sont pas les mêmes 70 000 forces de sécurité intérieure
06:10qui vont être réemployées.
06:11Mais pour autant, oui, effectivement, il peut y avoir une fatigue.
06:13Mais derrière aussi, le but, c'est de ne pas renouveler
06:16ce qui s'est passé le 17 octobre.
06:17Donc, c'est vrai que quand on voit ces forces en présence
06:19qui sont au niveau des cortèges et aussi au niveau des rues adjacentes
06:23parce que la problématique, c'était l'hybridation, en fait, de ce mouvement.
06:26C'est-à-dire que les mouvements d'ultra-gauche
06:28et aussi les black blocs et aussi certaines personnes
06:30qui venaient des quartiers pour aller piller.
06:32Donc, aujourd'hui, je me satisfais, malgré la dureté aussi du dispositif,
06:36que ça se passe bien depuis trois semaines.
06:38Mais le problème, c'est qu'encore une fois,
06:40double casquette politique, dire que la réponse sera aussi politique.
06:43C'est ce qu'il faudra aussi apporter aussi à ce mouvement
06:45qui est totalement légitime.
06:47Mais ceci dit, il faut faire la différence
06:48entre les manifestants qui revendiquent une colère
06:51pour autant et les casseurs faire la différence.
06:53Et on essaye, même si on nous en fait parfois le reproche,
06:55systématiquement, pour avoir suivi quelques-uns
06:57des derniers samedis de manifestations de pays,
06:59de rappeler que l'immense majorité des cortèges se passe bien.
07:02Et on rappelle les chiffres, la mobilisation et les revendications.
07:05Ce qui n'empêche pas de dénoncer, évidemment,
07:06ce qui se passe parfois en marge de ces cortèges.
07:09Maxime, quel est le risque annoncé par Laurent Nunez pour demain ?
07:13C'est quoi, cette fois-ci ?
07:14C'est comme le dispositif, c'est toujours le même risque,
07:16c'est toujours le même dispositif.
07:17Il y a des violences en tout genre,
07:19allant de la simple dégradation de mobilier urbain.
07:22C'est les feux de poubelle, c'est des barrières,
07:24c'est des vélos en libre disposition détruits.
07:27Et ça va jusqu'à l'exaction,
07:29l'affrontement avec les forces de l'ordre,
07:30des tirs de mortier, des jets de pavés sur des forces de l'ordre
07:33et des pillages, si les conditions le permettent, j'ai envie de dire.
07:37C'est-à-dire s'il y a des magasins avec des vitrines cassées
07:39et des personnes qui s'engouffrent dedans pour en profiter.
07:41Je prends un exemple, et on posera la question dans quelques minutes
07:44à la porte-parole de la préfecture de police de Paris,
07:46qui va nous rejoindre.
07:47Les Gilets jaunes, la coordination des Gilets jaunes,
07:50annonce qu'elle va manifester demain, place de la Concorde,
07:53c'est-à-dire à peu près au milieu entre l'Assemblée nationale et l'Elysée.
07:58La préfecture de police de Paris dit non.
08:00Il se passe quoi demain à la Concorde ?
08:03Alors normalement, si des personnes se rassemblent quand même à la Concorde
08:06durant un dispositif policier, vous savez, des dernières manifestations,
08:10tout le monde disait qu'ils voulaient aller à Bastille.
08:12À chaque fois, il y a eu des policiers à Bastille
08:14et normalement, ils doivent empêcher les personnes de se rassembler à Bastille.
08:17Alors qu'est-ce qui se passe ?
08:18Je prends l'exemple d'hier.
08:19Hier, il y a eu des rassemblements à des endroits non autorisés.
08:22À chaque fois, les policiers ont nassé, encadré les personnes
08:25et les ont ramenés vers le cortège et la manifestation en les escortant.
08:29Ça, c'est à chaque fois bien passé, parfois avec un peu de...
08:32Donc l'idée, c'est d'obliger les gilets jaunes à rejoindre les syndicats.
08:35Est-ce que ce sera possible de la Concorde jusque République ?
08:39C'est peut-être un petit peu compliqué.
08:40Moi, je vous parle de cortège sauvage qui était autour.
08:42Ce qui est sûr, c'est que légalement, si ce n'est pas autorisé,
08:45les forces de l'ordre seront forcément présentes
08:47et vont forcément anticiper qu'il y ait des rassemblements.
08:49Et donc, normalement, elles doivent évacuer la place de la Concorde.
08:51Après, comme à chaque fois, elles le feront avec discernement, évidemment.
08:54Théo M. Sadi, quelle est la position des jeunes républicains là-dessus ?
08:57Est-ce que tout le monde doit pouvoir manifester n'importe où ?
08:59Est-ce qu'il faut encadrer ? Est-ce qu'il faut interdire ?
09:02Je vous pose la question, parce que personnellement,
09:04je ne comprends pas ce qui se passe à Paris depuis quelques semaines.
09:06Je voudrais avoir votre avis là-dessus.
09:08J'ai le souvenir de la déclaration du préfet de police de Paris
09:10disant au syndicat, il y a deux semaines,
09:12les manifs à l'intérieur de Paris, les amis.
09:14Il ne l'a pas tout à fait dit comme ça, mais c'est fini.
09:17D'ailleurs, samedi dernier, les manifestants ont dû manifester
09:22sur les boulevards des Maréchaux.
09:23Et là, on nous annonce à nouveau, demain, une manifestation en plein centre de Paris.
09:27Vous vous dites quoi là-dessus ?
09:28Non, manifester, c'est un droit constitutionnel, on ne va pas le contester.
09:31Mais quand on manifeste, il y a une procédure de la déclarer en préfecture
09:34et ensuite de se soumettre à la décision de la préfecture,
09:37et ici à Paris, de la préfecture de police.
09:39Nous, ce qu'on regrette seulement, c'est justement le volte-face du gouvernement
09:42sur le lieu de la manifestation.
09:44On pense aussi aux commerçants, à tous ces gens qui sont sur les trajets des manifestations.
09:47Et en fait, quand Nunes, à juste titre, disait que plus jamais de manifestations en centre-ville
09:53pour justement préserver l'activité économique du centre-ville parisien,
09:58en fait, on regrette qu'il abandonne cette position,
10:00parce que le parcours qu'on nous a proposé entre République et Nation,
10:04en fait, c'est un volte-face, encore une fois, du gouvernement.
10:07Vous dites, on nous a proposé, vous n'irez pas manifester demain,
10:09Bruno Retailleau n'y sera pas, Gabriel Attal non plus.
10:12Non, c'est pas prévu.
10:12Non, c'est pas prévu.
10:13On n'y sera pas, mais ce qu'on regrette, c'est aujourd'hui en face.
10:16On soutient aussi les manifestations aussi, donc le but aussi...
10:18Gabriel Attal soutient les manifestations.
10:19Non, mais quand je dis qu'il soutient, c'est qu'en fait, on sait qu'aujourd'hui...
10:21Soutient sa participation.
10:22Non, mais évidemment, c'est comme aussi la polémique qu'on nous a dit par rapport à Trappes,
10:25alors qu'en fait, moi, j'y étais aussi, donc à ce rassemblement qui était quand même utile,
10:28notamment que la lutte contre le récise.
10:29Pardonnez-moi, c'est pas tout à fait la même chose.
10:30Mais bon, je le dis quand même, parce qu'en fait, quand on voit qu'il y a des personnes
10:33qui se battent pour la cherté de la vie, ça nous concerne tous.
10:35Même moi, en tant que fonctionnaire de police aussi, ça nous touche aussi.
10:38Mais après, comme vous l'avez justement dit, le but est de faire la différence
10:41entre les manifestants et ceux qui cassent.
10:43Et c'est pour ça que les forces de sécurité intérieure se représentent justement
10:46pour faire en sorte que ça se passe bien, et derrière aussi,
10:48que les manifestations aussi puissent rouler comme il faut.
10:51Jean-Claude Mailly, c'est normal ou pas que la préfecture de police
10:55fasse la police sur le trajet des cortèges ?
10:58Il y a deux choses. D'abord, il y a eu un traumatisme.
11:01Le 17 octobre, ça a été un traumatisme pour tout le monde.
11:04Ça a été un traumatisme, y compris pour des manifestants d'ailleurs.
11:07Eux-mêmes disaient, on ne parle plus de nos revendications,
11:10c'est la violence, etc.
11:12Ça a été expliqué, toutes les catégories qui étaient violentes ce jour-là.
11:16Il y a eu une sous-estimation, ça a été reconnu.
11:19Bien que, d'après ce que j'ai compris, même les renseignements territoriaux,
11:22dès le mois d'avril, disaient, attention, c'est pas normal,
11:26il va se passer quelque chose, paraît-il.
11:27Bon, enfin après, je ne suis pas dans les renseignements territoriaux.
11:30Il y a une question là-dessus.
11:31Il y a une question là-dessus en tous les cas.
11:32Bon, donc ça a été sous-estimé.
11:33Donc ça crée un traumatisme,
11:35et vous n'avez pas envie de revoir la semaine suivante les mêmes dégâts.
11:40Pour vous, ça ne vous choque pas plus que ça ?
11:41Non, la première fois, quand ils disent, allez, on fait un autre parcours, etc.
11:46Après, de revenir à des parcours normaux,
11:49à condition, je dis bien, à condition qu'ils soient encadrés par les syndicats.
11:52Je rappelle que quand il y a une manif,
11:55d'abord, il y a une négociation entre les organismes syndicales et la préfecture de police à Paris.
12:01Et ça se passe toujours bien ?
12:02Et ça se passe bien, en général, on trouve toujours une solution.
12:05Il y a un contact permanent entre les services d'ordre,
12:08ou les responsables de la manifestation,
12:10et la préfecture de police pendant la manifestation.
12:13Donc c'est un contact permanent.
12:15Et les services d'ordre font leur boulot.
12:17Donc c'est bien de revenir à des parcours qui soient plus normaux,
12:20à condition qu'ils soient encadrés.
12:22Maintenant, tout ce qui est à la Concorde, je suis d'accord,
12:25ils vont avoir, je ne sais pas combien de monde y aura à la Concorde,
12:28mais le rôle de la police, ça va être d'empêcher qu'ils aillent à la Concorde.
12:30Il y a des pavés à la Concorde.
12:32Oui, il y a des pavés à la Concorde.
12:33Il y aura des policiers.
12:35On a vu.
12:38D'un mot, vous parlez de la sous-estimation, effectivement, des services de renseignement.
12:41On se souvient aussi, au lendemain du 17 octobre, de cette colère froide d'Emmanuel Macron.
12:46Aussi, des propos tenus par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
12:49qui avait reconnu avoir, je cite, perdu le contrôle sur le 17 octobre.
12:53Ce choc des images-là a traumatisé les Français.
12:55On le voit aussi dans une étude de l'Institut ELA pour BFM TV cette semaine.
12:5968% des Français sont favorables à l'interdiction des rassemblements
13:04dans les centres-villes ou secteurs commerçants pour éviter les violences et les pillages.
13:08Ça dit quand même quelque chose de ce reste-là du 17 octobre
13:13et de l'enjeu aussi demain pour le gouvernement dans le maintien de l'ordre.
13:16Je voulais vous montrer une image qui a provoqué pas mal de réactions ces dernières heures.
13:19Et on les comprend, c'est ce mannequin à l'effigie d'un CRS qui a été brûlé.
13:23C'était dans le cortège de Strasbourg hier.
13:27Le préfet, d'ailleurs, a saisi la justice.
13:29Comment vous expliquez, Jean-Claude Maillé, qu'on puisse voir ça aujourd'hui dans un cortège ?
13:34C'est inacceptable. De la même manière que vous avez le slogan « Acab » contre la police.
13:39C'est la même chose. On parle de « la police tue », etc. C'est inacceptable.
13:44Vous entendez Jean-Luc Mélenchon qui dit qu'il y a une tradition en France.
13:47Les chansons de Georges Brassens ou de Renaud allaient bien plus loin dans l'insulte contre les policiers.
13:52Et après tout, on doit respecter, c'est de la liberté d'expression.
13:56Entre une chanson éventuellement de Brassens et puis « Brûler des effigies »
14:01où, rappelez-vous, en son temps, le ballon de football, etc.
14:03Je parlais de « Acab » là, pour le coup.
14:05Oui, non, non, non.
14:05Oui, non, c'est pas...
14:07En plus, condamner la police, la police fait son boulot.
14:10Je suis désolé.
14:11Alors, il peut y avoir des erreurs.
14:13À ce moment-là, il y a l'IGPN qui intervient, etc.
14:16Moi, je me suis toujours refusé à employer la formule de violence policière.
14:20C'est le maintien de l'ordre.
14:21C'est ça, son boulot.
14:23Téo Amsadi ?
14:24Non, nous, on est vraiment du côté des forces de l'ordre.
14:25Et c'est simple, s'il n'y a pas de force de l'ordre pour encadrer les manifestations,
14:28le droit constitutionnel de manifester, il n'existe plus.
14:31Parce qu'après, c'est la loi du plus fort, et après, c'est le pillage,
14:33et après, c'est la chienlique, comme on l'a vu notamment le 17 octobre.
14:36Et là, justement, cette image d'une poupée, enfin d'une...
14:40Avec, sur son écusson, on n'est pas précisé, CRS, SS.
14:44Mais le problème, c'est que ces images-là, elles ont été légitimées par la France insoumise,
14:48à mes yeux et à nos yeux, parce qu'elles ont propagé un discours de légitimation,
14:52des slogans tels que « Acab », etc.
14:53Et vous avez aujourd'hui, on ne le dit que très peu,
14:55mais toute une jeunesse notamment, parce que moi, c'est aussi mon grand combat,
14:58qui est gangrénée par ces idéologies-là, qui est gangrénée par la France insoumise,
15:02et à laquelle la France insoumise donne raison lorsque cette jeunesse compare les CRS à des nazis,
15:07compare notamment aussi la droite et tout ce qui est à droite d'Olivier Faure comme fachos, etc.
15:11Et puis, malheureusement, ce ne sont pas seulement des poupées qui sont brûlées.
15:16Vous avez eu vraiment des projectiles de cocktails Molotov sur des vrais CRS,
15:21sur des gendarmes, sur des policiers.
15:22Et c'est toute cette violence-là qu'il faut combattre.
15:24Et malheureusement, malheureusement, il y a toute une partie de la gauche,
15:27notamment portée par la France insoumise, qui a participé à cette légitimation.
15:30Voilà pour l'aspect sécuritaire.
15:32Il y a aussi l'aspect politique.
15:33Anthony, conférence sociale lundi prochain à Matignon.
15:37Aujourd'hui, c'était en quelque sorte le tour de chauffe.
15:41Sébastien Lecornu recevait le patronat.
15:43Alors, pas le patron du Medef, Patrick Martin, qui dit...
15:46Il est en pleine négociation annuelle.
15:47Dans son entreprise, j'ai déjà reçu l'invitation plus tard.
15:50Qu'est-ce qui s'est dit aujourd'hui à Matignon ?
15:53Clairement, les patrons ont redit leur ligne rouge.
15:55C'est-à-dire, attention à la hausse du SMIC, attention à la hausse des salaires,
15:58qui pourraient, à terme, augmenter le coût de la vie,
16:04augmenter la vie chère, augmenter effectivement aussi le coût du travail pour les entreprises.
16:08Ils ont redit les lignes rouges avant, effectivement, cette conférence sociale de lundi,
16:12qui réunira représentants syndicaux et organisations du patronat.
16:18L'intersyndicale, d'ailleurs, a d'ores et déjà prévenu Marc.
16:21S'il n'y a rien qui est annoncé de très concret, des mesures concrètes, pas des mesurettes,
16:25il y aura une nouvelle manifestation.
16:27Mais communiqué de Matignon aujourd'hui, qui m'a interpellé aujourd'hui,
16:30puisque Matignon indique qu'il y aura effectivement cette réunion lundi 9 novembre prochain,
16:35permettant d'apporter des réponses aux questions de pouvoir d'achat et de salaire des Français.
16:39Ça veut donc dire qu'il y a quelque chose qui se travaille un peu dans l'atmosphère.
16:42Peut-être donc un coup de pouce pour le SMIC.
16:44En tout cas, le ministre Jean-Pierre Farandou ne l'a pas exclu.
16:48Il a dit qu'il fallait...
16:48Il ne l'a pas exclu et puis il a même quasiment donné le montant.
16:51Il va falloir franchir la barre des 1 500 euros net.
16:55Il est aujourd'hui à 1 477 euros net, ce qui serait 23, 22, 23 euros net en plus par
17:03mois.
17:04C'est loin des 100 euros demandés par la CFDT.
17:06Ou des 150 de la CGT.
17:08C'est une bonne piste, ça, d'augmenter le SMIC.
17:11Ce serait un petit coup de pouce, effectivement.
17:14Non, nous, très clairement, on n'y est pas favorable,
17:17parce qu'en fait, c'est répondre à l'urgence avec quelques petits pansements.
17:20Aujourd'hui, la réalité de l'économie en France,
17:21c'est qu'on a des tas d'entreprises qui n'ont même plus les moyens
17:23d'assumer un seul salaire, un SMIC tel qu'il est aujourd'hui.
17:27Et il y a une solution, nous, c'est ce qu'on défend,
17:28pour rapprocher notamment 1 400 euros, qui est le SMIC net aujourd'hui,
17:32à un résultat plus brut, qui est autour de 1 800 euros.
17:35C'est en fait d'alléger les cotisations sociales et patronales.
17:37Et nous, la proposition que notamment propose Bruno Rotaillot,
17:40c'est qu'au-delà de 35 heures travaillées par semaine,
17:42donc qui correspond à à peine une demi-heure par jour,
17:44on supprime cotisations et patronales.
17:46Et à partir de ce moment-là, on retrouve un travail gagnant.
17:48Ce n'est pas dans l'urgence, ce n'est pas avec des petits pansements
17:50qu'il faut répondre aux problèmes.
17:51C'est vraiment avec un nouveau système.
17:53Donc pas de hausse, pas de coups-pouce au SMIC,
17:54si Bruno Rotaillot arrive à l'Élysée, mais une baisse des chances
17:57pour faire augmenter le salaire net.
17:59Si c'est Gabriel Attal, il y a un coup de pouce au SMIC ou pas ?
18:01Écoutez, c'est droit au brut en fait.
18:02Donc rapprocher le net vers le brut.
18:04Et effectivement, il faut que...
18:05C'est la même proposition que Bruno Rotaillot.
18:07Écoutez, ce qu'on propose Gabriel Attal,
18:08donc après ce qu'on propose...
18:10C'est toujours bien de comparer.
18:11Et bon, ça montre aussi qu'il y a un bloc central
18:13qui peut-être peut s'accorder sur des idées.
18:15Donc, coucou la primaire.
18:16Donc maintenant, le truc qui est important,
18:18c'est qu'il faut que le travail paie aujourd'hui.
18:19Et c'est vrai que quand vous avez des salariés qui,
18:22évidemment, vous avez des patrons
18:23qui veulent proposer une prime à des salariés,
18:26aujourd'hui, ça leur coûte, par exemple,
18:27si vous donnez 100 euros de plus à un salarié,
18:29ça coûte entre 300 et 400 euros à un patron.
18:31Et c'est vrai que c'est pas normal.
18:32Donc aujourd'hui, ce qu'on propose, effectivement,
18:34c'est de pouvoir rapprocher du net au brut
18:36en faisant des économies sur les cotisations sociales
18:39et aussi, notamment, 150 milliards d'économies
18:42sur le quinquennat.
18:43Et aussi, une règle d'or aussi de budget
18:45au niveau de la Constitution.
18:46Et ça, par contre, c'est quelque chose d'important.
18:47– Moi, en tout cas, je note qu'il y a des points de convergence,
18:49primaire ou pas, entre Gabriel Attal et Bruno Rotaillot.
18:51– Mais Jean-Claude Magui, est-ce que Sébastien Lecornu
18:54peut s'en sortir juste avec ça ?
18:56Juste avec ce coup de pouce au SMIC ?
18:57– Attendez, il y a plusieurs choses.
18:59Je ne veux pas rentrer dans un débat de...
19:00– Ah non, non, je ne vous demandais pas
19:01de trancher la primaire.
19:03– Non, non, je ne rentrerai pas là-dedans.
19:05Ce n'est pas mon rôle, même si j'ai des idées là-dessus.
19:08Il y a plusieurs choses, quand même.
19:10Là, il faut bien comprendre qu'on est dans une crise, actuellement.
19:15C'est chaud.
19:16Et on ne peut pas se contenter de dire
19:18« Écoutez, on verra ça après la présidentielle. »
19:20Ce n'est pas possible.
19:21Il faut donc décider des choses.
19:22C'est le gouvernement qui peut décider.
19:25Notamment concernant le SMIC.
19:27Alors après, il y a les revendications aux syndicats,
19:29mais à 150, 100, etc.
19:31Enfin, moi j'adore les pays du Maghreb.
19:33Quand je vais dans un pays du Maghreb
19:34et que je vais marchander dans un soupe,
19:37si l'on me dit « C'est 100 dirhams ou 100 dinars »,
19:39je ne vais pas commencer à 99.
19:41Bon, donc, une négo, c'est une négo.
19:43Bon, donc, alors après,
19:44entre la revendication affichée et le résultat,
19:47il y a toujours une marge.
19:48Alors, bon, déjà, a priori, ce que je comprends,
19:50c'est que le ministre du Travail, Farandou,
19:53laisse entendre que ce serait bien de passer 1500, etc.
19:57Si on ne fait rien,
19:58vous savez que le SMIC doit augmenter au 1er janvier.
19:59Il doit augmenter de toute façon.
20:03Autour de 1,4, peut-être 1,5.
20:05Donc, un coup de pouce, ça doit être au-dessus de ça.
20:07Bon, certains syndicats disent
20:08« En dessous de 2, ça t'aime la route. »
20:10Alors, il faut voir ce que ça va donner.
20:11Après, du côté patronal,
20:12bon, ce n'est pas nouveau qu'ils disent non
20:14sur ce genre de choses.
20:15La réponse lundi, donc, à Matignon.
20:16Et avant cela, demain, l'acte 4
20:18contre la Vichère,
20:19qu'on suivra évidemment en direct
20:21toute la journée sur BFM TV.

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