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  • il y a 7 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00Ravie de vous retrouver si vous nous rejoignez à l'instant tout de suite face à Deuamel.
00:04Deuxième partie Alain Deuamel qui va débattre ce soir avec Eric Dupond-Moretti.
00:08Bonsoir.
00:09Bonsoir vous.
00:09Soyez bienvenu.
00:10Ancien garde des Sceaux, vous publiez décidément non l'ERN, ce que nous ne pouvons pas taire.
00:15Livre écrit avec Rosine Bastulot, ancienne ministre comme vous,
00:18qui est un réquisitoire contre le Rassemblement National.
00:20On va en parler avec vous dans quelques instants.
00:23On parlera aussi bien sûr du climat social, des nouveaux appels à manifester demain contre la vie chère,
00:29des craintes du gouvernement, de nouveaux débordements.
00:31Mais d'abord avec vous Hugo Capelli, ce qui s'est passé ce soir à Trappes,
00:35une semaine après l'attente à racisme qu'a coûté la vie à un homme
00:37et qui a fait sept blessés également, un rassemblement contre le racisme,
00:43était programmé, il a eu lieu tout à l'heure, on l'a suivi évidemment en direct sur BFM.
00:47Racontez-nous cette cérémonie.
00:48Oui, c'est un rassemblement populaire avec une prise de parole,
00:52celle du maire Ali Rabbeck qui a d'abord eu un message pour les victimes
00:56mais ensuite, ça a été un discours très très politique
00:59où il a voulu faire passer un certain nombre de messages à Ali Rabbeck,
01:02d'abord en parlant de l'assassin qui, je le cite, n'a pas ciblé ses victimes au hasard.
01:06Et quand il dit cela, il s'en prend au Rassemblement National
01:09qui selon lui a infusé dans les esprits et notamment de cette personne
01:13qui donc est passée à l'acte.
01:15Il s'en est pris au mot de Jordan Bardella, de Marine Le Pen,
01:18le Rassemblement National qui a été hué à l'occasion de ce rassemblement.
01:22Et il a fait aussi passer un message aux Français en leur disant
01:24de ne pas voter RN à l'occasion de la prochaine présidentielle.
01:28Je précise que lors de ce rassemblement étaient présents
01:30plusieurs candidats de gauche à l'élection présidentielle,
01:32Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier pour ne citer qu'eux
01:35et qu'au même moment ou presque avait lieu un autre rassemblement
01:38dans la commune voisine de La Verrière où étaient présents
01:41Édouard Philippe et Valérie Pécresse notamment.
01:44Depuis une semaine, Hugo, cet attentat terrible de Trappes
01:47électrise la vie politique française.
01:49Oui, on peut parler d'une forme de désunion politique.
01:52C'est vrai qu'il y a une dizaine d'années, après les attentats,
01:55on avait plutôt vu une forme de concorde nationale,
01:58d'union entre les partis.
01:59Là, on est loin de tout ça.
02:00On est à six mois de la présidentielle.
02:02Et donc, chaque fait est commenté, repris.
02:05Et donc, forcément, ça a donné lieu à des débats chauds,
02:07parfois très chauds, comme à l'Assemblée nationale mardi.
02:10Et ça n'a pas plu à Sébastien Lecornu.
02:12On va l'écouter justement.
02:18Non, on l'écoutera un peu plus tard.
02:19Merci beaucoup, Hugo Capelli.
02:21On n'a pas retrouvé le son.
02:22Ce n'est pas qu'on veuille censurer le Premier ministre.
02:24Je reviens à quelques faits, simplement,
02:25avant de parler de ce qui s'est passé à Trappes.
02:27Le terroriste Kevin Tessier a reconnu, finalement,
02:30le mobile raciste de son acte,
02:32ce qu'il n'avait pas fait dans un premier temps.
02:34Il n'était pas membre du Rassemblement national.
02:36Et il avait confectionné, on les a retrouvés chez lui,
02:38des autocollants « Vive la France, RN, fier d'être français ».
02:43C'est ce qu'il avait fait écrire sur ces autocollants.
02:45Alain Demel, est-ce que vous faites, vous, un lien
02:48entre ces actes abjects de la semaine dernière
02:51et le parti ou les idées de Marine Le Pen ?
02:55En tout cas, je ne vais pas dire que les membres du Rassemblement national
02:58sont comptables de ce qui est un assassinat.
03:03En tout cas, un crime.
03:05Maintenant que les idées infusent,
03:11que des prises de parole aient une efficacité souvent redoutable,
03:18que les polémiques qui ont été et qui restent
03:22et qui vont rester très nombreuses
03:26jouent énormément sur la psychologie de gens
03:29qui sont soit déséquilibrés, soit fragiles,
03:37malheureusement, c'est à peu près inévitable.
03:39Et il se trouve qu'on est dans une période
03:41où le sujet du racisme et de l'antisémitisme
03:47est particulièrement au centre de l'actualité
03:50où d'une certaine manière, d'ailleurs,
03:53presque chaque fait significatif est regardé.
03:57Et à travers ce prisme-là,
04:00évidemment, ça donne à ce qui s'est passé là,
04:02à Trappes, un retentissement
04:05qui est un retentissement qui va très au-delà
04:07d'un acte qui en lui-même méritait déjà beaucoup de réactions.
04:11– Éric Dupond-Moretti.
04:13– Qui sème les mots de la haine, récolte la haine.
04:17– Pas plus compliqué que ça.
04:19Donc on peut le dire par prétérition,
04:22c'est-à-dire le dire sans le dire tout en le disant,
04:25mais on peut également être plus clair.
04:29Et moi, je veux être plus clair.
04:31Parce que vous parliez tout à l'heure
04:33d'un attentat perpétré il y a huit ans,
04:36de concorde nationale,
04:37mais depuis, nous vivons dans une ambiance
04:40de racisme et d'expression du racisme
04:44totalement débridée.
04:46Donc ça, comme le dit Alain Duhamel,
04:48ça infuse dans beaucoup d'esprits
04:50et en particulier dans l'esprit des plus fragiles.
04:54Oui, bien sûr.
04:55Alors moi, je ne vais pas dire
04:57il y a une complicité, etc.
05:00Je ne veux pas jeter de l'huile sur le feu.
05:03L'anathème, ça n'est pas une belle façon
05:06de fonctionner en politique.
05:08Mais enfin, tout de même,
05:09mais enfin, tout de même,
05:12quand M. Audoul, il y a quelques jours de cela,
05:15parle des racailles...
05:16Député du Rassemblement National, par exemple.
05:17Oui, bien sûr, bien sûr.
05:18Parle des racailles qui ne sont pas
05:21de Bretagne ou de la Creuse.
05:23Qui vise-t-il ?
05:25La théorie du grand remplacement,
05:27c'est qu'il faut que nous ayons peur
05:29pour nos carcasses,
05:30parce que les Arabes, les musulmans,
05:33les Noirs, ceux qui viennent d'Afrique,
05:35vont nous remplacer.
05:37Qu'est-ce que ça fait germer
05:38dans l'esprit d'un type comme celui
05:41qui a perpétré ces odieux crimes
05:45il y a de cela quelques jours ?
05:47Et ça n'arrête jamais.
05:49J'ai, pardon et je termine,
05:51un député que je ne connaissais pas,
05:52mais j'aurais mieux fait de ne pas le connaître,
05:54parce qu'il ne m'a pas enchanté,
05:55un dénommé Mathias Renaud.
05:57Commission des lois, il dit
05:59il faut recycler les paquebots en fin de vie
06:02pour y mettre les étrangers,
06:04en crâne naturellement,
06:05un centre de rétention administrative.
06:08Mais là, on est chez les dingos.
06:11Comment vous envisagez
06:12de jeter dans un paquebot
06:16en fin de vie des étrangers ?
06:19Mais regardons vers le ciel quand même.
06:21Ça c'est le discours du Rennes.
06:23C'est ce que faisaient les Anglais
06:25avec les soldats français sous Napoléon.
06:28Et c'était une fin abominable,
06:32parce qu'il crevait dans le fin fond
06:34de navires immobilisés.
06:37C'est-à-dire que c'était totalement
06:39une déshumanisation.
06:42Ben justement, le mot humanité,
06:44dans les temps qui courent,
06:46et par les temps qui courent,
06:48c'est devenu une injure.
06:49C'est devenu un gros mot.
06:50On ose dire des choses pareilles.
06:52Enfin, tout de même.
06:54– J'aimerais, Alain Dommel,
06:55Éric Dupond-Moretti,
06:56vous nous montrez une image.
06:58C'est la nouvelle affiche
07:00de la candidate Marine Le Pen
07:02à l'élection présidentielle.
07:03Affiche de campagne dévoilée par l'ERN.
07:06Cette semaine, Marine Le Pen,
07:08regard levé, portrait de trois quarts,
07:10avec le slogan, vous le voyez,
07:11avec Marine,
07:12« Défendons la République ».
07:14Qu'est-ce que ça vous inspire, Alain Dommel ?
07:17Marine Le Pen qui dit
07:18« La défense de la République, c'est moi ».
07:21– Oui.
07:22D'abord, la République appartient
07:25à tous les Français par principe
07:26et n'appartient pas au Rassemblement national
07:29plus qu'aux autres.
07:31De ce point de vue,
07:33chacun a droit à revendiquer
07:34une part de l'identité
07:37et de la souveraineté française.
07:38C'est le principe de la démocratie,
07:41évidemment.
07:43je trouve que Marine Le Pen
07:46fait à la fois de la récupération,
07:49mais ça, c'est sa méthode.
07:50Elle fait de la récupération permanente
07:52et elle recycle toujours les mêmes idées.
07:56Bon.
07:56Et pour que ça soit à elle,
07:59que ce soit son influence,
08:01que ce soit son électorat.
08:04Bon.
08:04– Et ensuite,
08:05c'est une machine
08:07à diviser une communauté nationale.
08:09– Bien sûr.
08:10– Et ça,
08:11c'est pas un petit problème.
08:13On est dans une période fragile.
08:15On est dans une crise économique.
08:17Il y a beaucoup de gens
08:18qui sont pour un tas de raisons
08:20déstabilisés ou malheureux.
08:21Et on le voit très bien.
08:22Dès qu'on fait des études,
08:24on s'aperçoit
08:24qu'il y a 40% des gens
08:25qui ont un vrai gros problème.
08:28Et sortir des choses comme ça
08:31dans ces circonstances-là,
08:33je veux dire,
08:34c'est d'abord une absence
08:35de sensibilité élémentaire
08:37et ensuite,
08:40une voracité de récupération.
08:42– Au-delà de vos désaccords
08:43avec Dupond-Moréthique
08:44qui sont essentiels
08:45avec Marine Le Pen,
08:46est-ce que vous dites
08:48que c'est elle en ce moment
08:49la gagnante de cette séquence politique ?
08:50Des manifestations qui dégénèrent,
08:54je reviens à l'actualité sociale
08:55et politique,
08:56mais qui nous occupe
08:57depuis plusieurs semaines maintenant.
09:00Et on parlera de ses idées
09:01dans un instant
09:01et de ce que vous dénoncez
09:02dans ce livre écrit
09:04avec Roselyne Bachelot.
09:05Mais est-ce qu'elle est en train
09:07de se frotter les mains
09:07de la situation ?
09:08Est-ce qu'elle peut encore
09:09ne pas gagner ?
09:11– Mais ça dépend des événements.
09:13Quand c'est le bordel dans la rue,
09:14évidemment, elle arrive,
09:15elle dit « nous sommes l'ordre ».
09:17Je voudrais faire remarquer
09:19qu'elle jette toujours
09:21un regard concupissant
09:22vers l'Italie
09:23et vers Mme Mélanie
09:25parce qu'il nous explique
09:26que s'ils étaient au pouvoir,
09:28les manifs,
09:28elles sont arrêtées tout de suite,
09:29il n'y a pas de débordement,
09:30il n'y a pas de pillage,
09:31on ne casse pas.
09:32Enfin, regardez ce qui se passe
09:33en Italie.
09:34– Giorgia Mélanie
09:34a envoyé l'armée à Milan.
09:35– Oui, pas qu'à Milan,
09:37à Milan, à Brèche,
09:38à Bologne,
09:38à Rome aussi.
09:39– Et fait intervenir l'armée.
09:41Ce n'est pas banal.
09:43– Regardez ce qui se passe en Italie,
09:45regardez ce que nous ferions
09:47si nous étions au pouvoir.
09:48Pardon de m'exprimer ainsi
09:50familièrement devant M. Duhamel.
09:53C'est du pipeau.
09:55Bon.
09:56Le slogan là,
09:57« Défendons la République »,
09:58enfin, ils ne se sont quand même pas foulés,
10:00admettons, mais c'est un slogan.
10:01Mais pour défendre la République,
10:03d'abord, il faut défendre l'État de droit.
10:04Et l'État de droit,
10:05Mme Le Pen ne l'a jamais respecté.
10:07Parce que pour Mme Le Pen,
10:08l'État de droit,
10:09c'est l'État de son bon droit.
10:10Enfin, de ce qu'elle estime
10:11être son bon droit.
10:12Alors, quand elle est condamnée,
10:15elle vilipende les juges,
10:17qui sont bons à rien,
10:19qui commettent des dénis républicains,
10:21enfin, tout ce que l'on a entendu.
10:23Elle fait même, à l'origine,
10:24un rassemblement
10:26où elle réunit assez peu de monde.
10:27Et puis les Français,
10:28dans un sondage,
10:29disent, mais si elle a été condamnée,
10:30c'est qu'elle n'a pas bien fait les choses.
10:33En appel, elle est un peu apaisée.
10:35Conseil constitutionnel,
10:36article 89, article 11,
10:38nous en reparlerons
10:39si nous avons un peu de temps.
10:41– C'est pour changer la Constitution.
10:42– Oui, que dit-elle ?
10:44Elle dit, le général de Gaulle,
10:45lui, a utilisé l'article 11.
10:47Sauf qu'à l'époque,
10:48le principal opposant au général de Gaulle,
10:51sur cette question particulière,
10:52c'était papa,
10:53c'était Jean-Marie Le Pen.
10:55Bon, et donc elle dit,
10:56il faut que Ferrand démissionne.
10:57Il faut que tout le monde démissionne.
10:58Elle, elle est condamnée
11:00pour détournement de fonds publics,
11:02et elle ne dit pas,
11:04mais je vais démissionner maintenant,
11:06alors que M. Bardella avait dit,
11:08si on a un casier judiciaire...
11:10– Il l'avait dit sur ce plateau.
11:11– Oui, exactement.
11:12– Sur ce plateau avec M. Bardella.
11:13– Exactement.
11:14Bon, donc tout ça, vous voyez,
11:16défendre la République.
11:17Moi aussi, je défends la République.
11:19Et moi aussi, vous voyez,
11:20et je ne vais pas dans les meetings du RN,
11:22mais en France, je suis chez moi.
11:23Les autres, ils gueulent tous,
11:24on est chez nous.
11:25Eh bien, on est tous chez nous ici.
11:27Tous.
11:28– Alors, ça nous emmène,
11:28Éric Dupond-Muretti, à ce livre.
11:30Je disais tout à l'heure,
11:31réquisitoire contre le Rassemblement National.
11:33La théorie, le fil rouge de ce livre,
11:35Alain Demel,
11:36c'est de dire finalement,
11:37d'après Éric Dupond-Muretti,
11:38Roselyne Bachaud,
11:39le RN n'a pas changé.
11:41La dédiabolisation,
11:42ça n'existerait pas.
11:44Le Rassemblement National de Marine Le Pen
11:45serait le même que celui de son père.
11:47Est-ce que vous dites la même chose
11:50ou vous estimez que Marine Le Pen
11:51a fait une partie du travail ?
11:53– Non, j'ai lu le livre cet après-midi.
11:55– Oui.
11:56– Sur la thèse générale,
11:58je suis d'accord.
12:01Marine Le Pen,
12:03c'est la poursuite de Jean-Marie Le Pen,
12:06à peine par d'autres moyens.
12:08Bon, c'est évident
12:11qu'au-delà des filiations naturelles
12:14et des filiations politiques,
12:16que ce que représente Marine Le Pen
12:18aujourd'hui,
12:20c'est une forme d'extrême droite
12:24organisée,
12:26alors maquillée,
12:28parce qu'elle recherche la respectabilité,
12:31d'ailleurs de son point de vue,
12:32elle avait raison d'essayer de la rechercher,
12:34mais sur des idées,
12:36sur des bases,
12:36avec des choix,
12:37avec des propositions,
12:39et ce qui, à mon avis,
12:40est beaucoup plus intéressant
12:42et plus significatif,
12:43avec des réactions quotidiennes
12:46à chaque acte politique
12:48qui ne mentent pas.
12:52elle a sa cohérence,
12:56elle ne l'assume pas,
12:58mais elle l'incarne.
13:01On peut très bien
13:03incarner fortement
13:04en essayant
13:06d'assumer le moins possible,
13:09et c'est sa technique
13:10qui demande du talent,
13:13mais qui est fondée
13:15sur une équivoque volontaire.
13:18Elle vous dirait,
13:19Éric Dupond-Moretti,
13:20qu'elle condamne l'antisémitisme,
13:22qu'elle a suspendu son père
13:26de son propre parti,
13:27du parti qu'elle a fondé,
13:29et que lui, c'est lui,
13:30et elle, c'est elle.
13:31– Oui, et ça suffit.
13:35Pour formuler autrement, peut-être,
13:37ce que vient d'exprimer
13:38très clairement M. Duhamel,
13:40je ne crois pas
13:41à la dédiabolisation,
13:42mais je crois à la dissimulation.
13:44Alors, deux petits mots,
13:46parce que le passé,
13:46c'est important,
13:47et qu'on est tous le fruit,
13:48nous sommes tous le fruit
13:49de notre histoire.
13:51Lui, vous le savez,
13:52c'est tout ce qu'il a raconté
13:53sur les Juifs,
13:55ça lui vaut une vingtaine
13:56de condamnations,
13:57je les rappelle dans le livre.
13:58– Je crois, dit-il,
14:01en l'inégalité des races.
14:03Très bien.
14:04Puis il arrive en fin
14:04de parcours politique,
14:06Jean-Marie Le Pen,
14:06et là, elle se rend compte
14:07qu'il faut offrir
14:09un autre visage.
14:10Mais quand elle fonde
14:11le Rassemblement National,
14:13elle évoque le passé glorieux
14:15du Front National.
14:17Glorieux comment ?
14:18Il a été fondé
14:20par Deva Fennesses,
14:21elle a fait croire récemment
14:22sur un plateau de télévision
14:23que Georges Bidot
14:24était un des fondateurs
14:25du Front National,
14:28ce qui est un mensonge
14:29éhonté, éhonté.
14:31Bon.
14:31Et alors, maintenant,
14:32nous, nous nous projetons
14:34vers ce qui se fait
14:35aujourd'hui.
14:36C'est l'histoire
14:37des brebis galeuses.
14:39– Vous reprenez la liste
14:40des 115, 116 candidats
14:44présentés par le RN
14:44aux dernières élections législatives
14:47et qui ont tenu des propos
14:50ou été condamnés pour cela
14:51et dont la plupart
14:52ont été maintenus.
14:54C'est-à-dire que même
14:54après la révélation par la presse,
14:56ils ont choisi
14:56de les maintenir.
14:57Ce à quoi le RN répond,
14:59– Il répond quoi ?
15:00– Brebis galeuses,
15:01on ne peut pas,
15:02on a dû grossir très vite.
15:05– Non, non, non, non,
15:06on a dû grossir trop vite,
15:08c'est ce que dit
15:08Jordan Bardella,
15:09c'est ce que dit
15:09Jean-Philippe Tanguy
15:10et il y a des brebis galeuses
15:12parmi les centaines de candidats.
15:13– Alors, on va s'arrêter
15:14deux minutes là-dessus
15:15parce que ça mérite
15:16quelques précisions.
15:17Après la dissolution,
15:19on voit fleurir
15:21un certain nombre
15:21de candidats RN,
15:24je vais dire surréalistes,
15:26pardon,
15:27et les mots me manquent,
15:28je pense en particulier
15:29à celle
15:29qui a une casquette
15:31de la Waffen-SS.
15:33Là, quand même,
15:34on est émus
15:35et on serait à moins
15:37et ils disent,
15:38mais en réalité,
15:39tout ça,
15:39c'est la faute
15:40d'Emmanuel Macron
15:41parce qu'on est allé
15:42trop vite dans la dissolution
15:43et nous n'avons pas eu
15:44le temps de faire
15:45le ménage.
15:46Très bien.
15:47Mais pour les municipales,
15:49M. Fauvel,
15:50ce n'est pas Emmanuel Macron
15:51qui a décidé de la date,
15:52c'est un mandat de 6 ans.
15:54Donc, on a 6 ans
15:55pour se préparer
15:56et nous avons retrouvé
15:58120 personnages
16:00plus odieux
16:01les uns que les autres.
16:02Ils sont
16:03anti-musulmans,
16:06antisémites,
16:08homophobes,
16:09racistes.
16:10Ils ont des propos,
16:11alors,
16:11j'en cite quelques-uns,
16:12je ne vais pas citer les 120
16:13parce que sinon,
16:14à 1h du matin,
16:15on est encore ensemble.
16:17Mais il y a des choses
16:18absolument dingues
16:19et on constate quoi ?
16:20Que ces brebis galeuses
16:22ont été maintenues.
16:24Donc, non,
16:25ils n'ont jamais fait le ménage.
16:27Alain Demel.
16:28– Mais moi,
16:28ce qui me fascine,
16:30que je déplore,
16:31mais qui m'impressionne,
16:33c'est que,
16:34sachant tout ce qu'on sait,
16:36d'autant plus que
16:37c'est public,
16:38les exemples que vous donnez,
16:40on sait très bien
16:41qu'il y a une circonscription
16:43qui est le candidat
16:44du Rassemblement national.
16:45– Les noms,
16:46les noms et les villes.
16:47– Bon,
16:48donc,
16:48tout ça est connu.
16:50Ça s'est identifié,
16:52c'est mesuré,
16:53c'est quantifié
16:54et que néanmoins,
16:56le pourcentage de Français
16:57qui les suivent,
16:58ça croit.
16:59– Comment vous expliquez ça ?
17:00– J'explique ça
17:02par le fait que,
17:05si je veux être rassurant,
17:07qu'il y a un très fort mécontentement
17:08dans des conditions économiques,
17:10sociales, politiques, etc.,
17:12et que, donc,
17:13dans ces cas-là,
17:13il y a des comportements
17:14outranciers
17:15qu'on n'aurait pas normalement.
17:17Ça,
17:17c'est pour Sciences Po
17:18et pour la réalité des choses.
17:22Ce n'est pas ça.
17:23C'est que ce que pense
17:24Marine Le Pen,
17:26c'est ce que pense sincèrement
17:28un grand nombre de Français
17:29et que,
17:31je dirais,
17:33elle n'a même pas
17:34à les convertir.
17:36Elle a à les représenter.
17:39– Mais comme en plus
17:40elle a du talent,
17:41ça c'est un des faits,
17:43comme son père en avait d'ailleurs.
17:45Comme elle a du talent,
17:46elle arrive à élargir les rangs
17:49et que plus on apprend de choses
17:52sur ce qu'elle pense
17:54et plus il y a de gens
17:55pour la suivre.
17:57– Moi, je ne peux pas me résoudre
18:01à vous suivre.
18:04Je crains que vous ayez raison,
18:06mais je ne peux pas l'imaginer.
18:09Je ne peux pas croire
18:10que le fait d'être antisémite raciste
18:13ce soit un vecteur électoral
18:15aux yeux de nos compatriotes.
18:18Ce n'est pas l'idée, l'image.
18:20– Vous avez raison au premier degré.
18:22– Vous avez raison au premier degré.
18:24– Pardon, mais une fois
18:25qu'on a regardé les brebis galeuses,
18:28on est allé voir les bergers.
18:30Et là, nous nous sommes rendus compte,
18:32Roselyne Bachelot et moi-même,
18:34que nos compatriotes ne savaient pas
18:37pourquoi ? Parce qu'ils ont planqué
18:40derrière un rideau très épais
18:44et qui ne laisse pas passer la lumière
18:46tous leurs amis.
18:48C'est qui leurs amis ?
18:49C'est Châtillon, néo-nazi avéré
18:51qui célèbre l'anniversaire d'Adolf Hitler.
18:54C'est Jalc, surnommé Ziclombé.
18:57C'est Paradol, l'actuel directeur de cabinet
19:00de M. Bardella, surnommé Paradolphe,
19:03qui appartenait à l'association
19:05Égalité-Réconciliation.
19:07J'espère que ça va être dissous bientôt.
19:10C'est l'association de M. Sorat.
19:11Ils les ont planqués.
19:13Attendez, je poursuis.
19:15Et ces gens-là sont au sein
19:17de différentes entreprises
19:19qui changent régulièrement de nom.
19:21Nous les avons cités dans le livre.
19:23Et Mediapart a révélé
19:25qu'en 25, je crois,
19:28c'est-à-dire il y a quelques mois,
19:30il y avait encore des contrats
19:32qui étaient signés entre Bardella
19:34et Châtillon.
19:35Châtillon, le 20 avril,
19:37c'est la date anniversaire
19:38d'Adolf Hitler.
19:40Il célèbre cette cérémonie.
19:42Vous vous rendez compte de ça ?
19:44Et si vous faites un micro-trottoir,
19:46vous dites aux gens
19:46vous connaissez Châtillon ?
19:47Non, je ne sais pas qui c'est.
19:49Jalc, vous connaissez ?
19:50Non.
19:50Et moi, je ne m'adresse pas aux fachos.
19:53Les fachos, ils voteront
19:54comme ils ont envie de voter.
19:55Ce n'est pas ce bouquin
19:56qui les fera changer d'avis.
19:57Mais aux autres.
19:59Mais les Français qui ne savent pas,
20:01je me dis qu'ils peuvent avoir
20:03un mouvement de recul
20:05en sachant que les amis
20:07de monsieur...
20:08Regardez, je vous donne un exemple.
20:10Tanguy, le sémillant
20:11député de la Somme.
20:12Il vient sur un plateau.
20:14Il dit, je pense que c'est
20:14un plateau BFM.
20:16Et il dit, il affirme,
20:17Marine Le Pen n'a jamais été
20:19amie de Châtillon.
20:20Madame Le Pen elle-même
20:22reconnaît qu'elle était amie
20:23de Châtillon.
20:24Ils se sont connus
20:24il y a très longtemps.
20:26Et le canard enchaîné rapporte
20:27qu'un soir, ils ont fait la bringue.
20:29Les voisins étaient tellement
20:30incommodés que la police est arrivée.
20:32Vous savez ce qu'elle aurait
20:32dit à la police ?
20:33Elle aurait dit, mais alors
20:34c'est plus facile d'emmerder
20:35les bons Français
20:36que de faire chier les bouignoules.
20:37C'est relaté dans le canard enchaîné.
20:39Et elle a signé le canard enchaîné.
20:40Elle a perdu.
20:41Elle a même été condamnée
20:42à des dommages d'intérêt
20:43que, je l'espère,
20:44elle a versés aux canards.
20:45Alain Dommel, je reviens
20:46à la liste des 115 candidats
20:50115, 116, pardon,
20:51j'ai oublié le chiffre précis
20:53inquiétés pour des propos
20:55antisémites, homophobes.
20:58Je vais vous faire peut-être
20:58bondir tous les deux,
20:59mais est-ce que les Français
21:00ne s'en fichent ?
21:01Enfin, aujourd'hui,
21:03je poursuis juste ma question.
21:04Est-ce que le dégagisme
21:05aujourd'hui en France,
21:06ce n'est pas si fort ?
21:07L'envie d'essayer autre chose
21:10que, même en connaissant cela,
21:12en dépit de tout cela,
21:14ils sont 30, 32, 33, 34, 35 %
21:17aujourd'hui à dire
21:18« je voterai Marine Levin ».
21:19– Mais ça, c'est exactement
21:20ce que je pense.
21:21C'est-à-dire qu'il y a la cohorte
21:26des engagés qui tiennent des propos
21:30inacceptables, mais il y a un climat,
21:34il y a une clientèle, il y a des adhésions
21:38et il y a une partie importante des Français,
21:42non pas qui approuvent forcément
21:44les formules outrancières
21:46et encore moins les dérapages,
21:48mais qui ont un fond de compréhension
21:52et, plus que ça,
21:54de communauté de sentiments
21:57avec ce qui est exprimé.
21:59– Et je précise peut-être aussi
22:00ma question, Alain Dommel.
22:02Est-ce qu'il y a dans le score aujourd'hui
22:05l'envie de RN, l'envie de Marine Le Pen
22:07chez une partie de la population,
22:09une responsabilité d'Emmanuel Macron ?
22:11C'est-à-dire, à partir du moment
22:13où on a essayé un peu à droite,
22:14un peu à gauche,
22:15et que, dix ans après,
22:18la situation du pays
22:18est celle qu'elle est aujourd'hui,
22:20on va soit d'un côté à l'extrême droite,
22:22soit d'un côté à l'extrême gauche.
22:24– Alors, il faut commencer
22:25par reconnaître une chose,
22:27c'est qu'au moins Emmanuel Macron l'a battu.
22:30C'est lui qui l'a battu au présidentiel,
22:32c'est pas quelqu'un d'autre.
22:33Donc, c'est difficile de lui faire
22:35un reproche a priori
22:39de responsabilité personnelle.
22:40Bon, il l'a battu deux fois.
22:42– Mais c'est la mode, là.
22:44Le Macron se bashing, c'est la mode.
22:46Il est responsable de tout, Emmanuel Macron.
22:48Mais regardez ce qui se passe en Allemagne.
22:51L'AFD, c'est Macron, ça ?
22:53Pas du tout.
22:54Et d'ailleurs, l'AFD revendique
22:55une partie de l'Alsace et de la Lorraine.
22:58– Oui, absolument.
22:59– Je ne sais pas comment Mme Cnafot
23:02va se positionner sur cette question,
23:04sans doute avec un joli sourire de circonstance.
23:08– Ils reprennent les idées de Bismarck.
23:09– Non mais attendez, l'Alsace, l'AFD,
23:11elle est toujours avec l'AFD.
23:14– Au Parlement européen, oui.
23:15– Sur la progression du RN.
23:17Bien, Emmanuel Macron, sans doute pas tout fait.
23:19Et puis c'est vrai…
23:20– J'ai parlé de la stratégie d'Emmanuel Macron.
23:22– Contact, mais écoutez,
23:24ce qui est sûr, c'est que le RN n'a pas été au pouvoir
23:27et que, mon Dieu, c'est bien confortable.
23:29Parce qu'il n'y a qu'à, il faut qu'on faudrait.
23:32Nous, on va tout régler, il n'y a plus de délinquance.
23:36– Il n'y a plus d'immigration.
23:37– Il n'y a plus d'émeute, il n'y a plus d'immigration.
23:38Mais deux mots quand même.
23:39Il y a ça.
23:40Donc on va les essayer,
23:41parce qu'on ne nous a toujours pas essayé.
23:44Bon, moi, il y a plein de choses que je n'ai pas faites dans ma vie,
23:46je n'ai pas envie d'essayer.
23:47Je n'ai pas envie de me jeter du cinquième étage, d'un balcon.
23:49Bon, je n'ai jamais essayé, je n'ai pas envie de le faire.
23:51Mais, dans ce phénomène de progression du RN,
23:54il y a la presse Bolloré.
23:56Je dis, pardon, tous les jours, tous les jours, tous les jours,
24:00vous avez des propos racistes.
24:03Je vais vous en citer un seul, j'en ai pris un pour venir ce soir.
24:06Les musulmans, ils s'en foutent de la République,
24:09ils ne savent même pas ce que c'est d'acier,
24:12qui a son rond de serviette en permanent chez Pro.
24:14Oh, Kelly, Madame Christine Kelly.
24:20Et vous savez qu'en en parlant ce soir,
24:23vous aurez probablement le droit à une reprise chez eux
24:25ou à une sorte de ping-pong.
24:27Non, mais vous savez, je vais vous dire,
24:28une fois j'ai dit, il y a longtemps,
24:30il y a certes de la délinquance, je le savais,
24:33j'étais avocat pénaliste pendant 36 ans,
24:35et un sentiment de l'insécurité,
24:37et un sentiment d'insécurité,
24:39notamment généré par les chaînes d'information continue
24:41et les chaînes d'opinion continue.
24:43On a tronqué ma phrase.
24:44– Et vous voyez qu'on vous invite pour en parler.
24:46– Attendez, on a tronqué ma phrase,
24:47et pendant plus de 4 ans, on a dit,
24:49le ministre il est déconnecté,
24:51pour lui il n'y a qu'un sentiment d'insécurité,
24:53ha ha ha ha, fake news.
24:55Et ça a été diffusé, 4 ans j'ai eu droit à ça.
24:57Donc ils vont reprendre tout ce qu'ils voudront,
25:00mais s'ils reprennent, alors voilà,
25:02puisque vous m'annoncez cela,
25:03c'est plutôt une bonne nouvelle,
25:05qu'ils viennent dire…
25:06– Je ne vous l'annonce pas,
25:06je ne fais pas la programmation de la chaîne d'en face.
25:09– Et qu'ils viennent dire demain que les propos
25:11que j'attribue à M. Dacier n'ont pas été tenus.
25:15Vous en voulez d'autres ?
25:16Il y a une campagne de pub pour Intermarché là,
25:19qui veut valoriser le terroir.
25:20J'aime le terroir.
25:21– Qui reprend un peu les codes des années 60.
25:23– Oui, et alors ça donne…
25:25Ah ben voilà, le terroir, c'est bien de le glorifier,
25:29c'est la France blanche, blanche et heureuse.
25:33Mais vous savez M. Fauvel, je vais vous dire quelque chose.
25:35Vous savez à qui je pense moi,
25:37quand on stigmatise les Arabes, les musulmans, les Nords ?
25:40Vous savez à qui je pense ?
25:41Il n'y a pas de statistiques ethniques dans ce pays,
25:44c'est interdit.
25:44– C'est interdit.
25:45– On dit il y a grosso modo 20% d'étrangers dans les prisons.
25:48– On arrive à le savoir par les prénoms.
25:49– D'accord.
25:50Mais moi je pense aux policiers,
25:54aux gendarmes, aux pompiers,
25:58aux agents pénitentiaires,
26:00aux militaires,
26:03qui sont des gens issus de l'émigration,
26:06qui sont maghrébins,
26:09noirs, arabes, musulmans.
26:12Voilà à qui je pense.
26:14Et je vais vous dire autre chose, à titre personnel.
26:16Moi je m'engage dans ce combat parce que
26:18j'ai la double nationalité, je suis franco-italien.
26:22Et ce que l'on dit aujourd'hui,
26:24ce que ces gens-là disent aujourd'hui,
26:26des arabes, etc.,
26:28la submersion,
26:29on le disait autrefois des Italiens.
26:32Les Italiens, dans certains journaux,
26:34dans les années 30,
26:35ils étaient sales,
26:36ils étaient menteurs,
26:37ils étaient tricheurs,
26:38ils étaient voleurs,
26:39ils bouffaient le pain des Français.
26:40Vous savez, ça a été beaucoup plus loin,
26:42à la fin du XIXe siècle,
26:44on les a massacrés dans le midi,
26:48uniquement parce qu'ils étaient Italiens,
26:49on leur disait,
26:50vous venez voler notre travail.
26:52Voilà.
26:53Merci de rappeler ça.
26:54Et il y a eu des dizaines de morts.
26:57Alain Dommel,
26:58Éric Dupond-Moretti,
26:58on vient de parler longuement
26:59du Rassemblement National,
27:00et c'est le thème de votre livre,
27:02M. Dupond-Moretti,
27:03mais il est aussi question,
27:05plus brièvement,
27:06de la France insoumise.
27:08Dans les premières pages de votre livre,
27:11vous dites,
27:12nous consacrons ce bref extrait
27:13à tenter d'expliquer et d'énoncer
27:14l'extrémisme de droite,
27:16mais nous n'ignorons pas,
27:17je vous cite,
27:18le danger mortel
27:18que représente aussi
27:19l'extrême-gauche mélanchoniste
27:21pour notre pays.
27:23Mouvement antisémite,
27:25antisioniste et violent.
27:26Danger mortel
27:27que représente
27:28l'extrême-gauche mélanchoniste.
27:30Alain Dommel,
27:31est-ce que vous partagez
27:32une partie du constat
27:33qui est très dur,
27:34d'Éric Dupond-Moretti,
27:35sur le parti de Jean-Luc Mélenchon ?
27:37– Bon,
27:38je ne l'aurais pas exprimé
27:41de cette façon,
27:43que,
27:43bah oui,
27:44c'est un fait,
27:46que,
27:48chez les insoumis,
27:50il y a des dimensions
27:52extrêmement respectables,
27:54utopiques,
27:55ou sociales,
27:56etc.,
27:56qui sont une réalité,
27:58et il y a aussi
27:59des tentations
28:00qui sont
28:05de nature autoritaire,
28:08et avec des arguments
28:09qui sont des arguments
28:11d'autorité,
28:12qui ne sont pas des arguments
28:13de débat naturel,
28:15et c'est vrai
28:16qu'il y a un danger
28:17qui existe de ce point de vue,
28:18qui n'a rien à voir
28:19avec celui du Rassemblement national,
28:21ce n'est pas du tout,
28:21ça n'est même pas
28:22de même nature.
28:24– Le danger,
28:25pour vous,
28:25du RN,
28:25n'est plus important
28:26celui d'aller faire.
28:27– Non,
28:27ce n'est pas la même chose,
28:28ce n'est pas la même chose.
28:31Je veux dire,
28:33je ne partage évidemment
28:34ni l'un ni l'autre,
28:35ni de près,
28:36ni de loin.
28:38D'un côté,
28:39il y a une utopie
28:42qui prend des formes
28:44qui sont critiquables
28:45et peut-être dangereuses,
28:48et peuvent être dangereuses
28:49si elles se réalisaient.
28:52Ça,
28:53c'est pour les Insoumis.
28:56Et de l'autre côté,
28:58il y a Marine Le Pen
28:59et son parti
29:00qui font des propositions
29:02qui ne sont pas du tout
29:03les mêmes
29:03et qui,
29:05elles aussi,
29:06ont des dimensions
29:07d'autorité.
29:08La seule chose,
29:10pas la seule chose,
29:11une des dimensions
29:13est que je ne crois pas
29:15un instant
29:15que les Insoumis
29:16l'emportent,
29:17alors que je crois
29:18tout à fait
29:19que Marine Le Pen
29:21puisse gagner.
29:21– Entre les deux
29:22dangers,
29:23pour vous,
29:24les deux dangers
29:24que vous considérez comme tels,
29:25quel est le pire ?
29:27Je ne vous fais pas
29:28la question traditionnelle
29:29sur peut-être
29:30qu'il faudra choisir
29:30entre deux bulletins.
29:31– Non, non, ok.
29:32– Est-ce que vous mettez
29:33le signe égal ?
29:34Et je sais que vous ne répondrez pas.
29:35C'est pour ça que je ne vous la pose pas.
29:36– Mais non, mais attendez,
29:37je veux dire deux petits mots là-dessus
29:38si vous m'y autorisez.
29:41Le RN,
29:41on a besoin de le démasquer
29:43parce qu'il se cache.
29:45Les LFI,
29:46ce n'est pas du tout.
29:47Alors Mélenchon,
29:47il ne se cache pas du tout, lui.
29:48Lui, ce n'est pas
29:49la stratégie de la cravate.
29:50Il dit très clairement les choses
29:52avec d'ailleurs
29:52un immense talent.
29:54Il y a moi
29:55qui ai vécu
29:56quatre ans
29:57à l'Assemblée nationale
29:58et au Sénat,
29:59il y a pour moi
29:59deux grands orateurs.
30:01Il y avait Mélenchon
30:02avant qu'il ne soit plus
30:03à l'Assemblée
30:04et Claude Maluret
30:05au Sénat.
30:06– Sénateur sans triste.
30:08– Exceptionnel.
30:09– Bon, derrière,
30:10ça se dégrade un peu.
30:12Vous savez,
30:12entre Porte qui…
30:14– Thomas Porte,
30:15député à l'Effigie,
30:16sous titre ce que vous dites,
30:17j'essaye depuis tout à l'heure.
30:18– Oui, oui, oui,
30:18mais vous avez raison,
30:19vous avez raison,
30:19parce que moi,
30:20je sais,
30:21donc je pense que tout le monde sait,
30:22mais Thomas Porte,
30:24il met le pied sur un ballon
30:26à l'effigie
30:26de M. Dussopt.
30:30C'est monstrueux.
30:31– Député socialiste ?
30:33– C'était au moment
30:34de la loi ?
30:34– Non, député Macroniste,
30:36c'était au moment
30:37de la loi de l'Effigie.
30:37– Oui, oui, mais à l'époque,
30:39il était député, je crois.
30:39– Non, non, non, non, non.
30:40– Non ?
30:41– Enfin, en tout cas,
30:42l'histoire est vraie.
30:43– Il était au côté des…
30:44– L'histoire est vraie.
30:45– Il appartenait au gouvernement
30:46d'Elisabeth Borne,
30:48comme moi d'ailleurs,
30:48voilà.
30:49Bon, ça, les injures,
30:50les invectives,
30:51on a vu de tout,
30:53de tout.
30:55Monsieur Delogu,
30:56etc., etc.
30:58Donc, il y a Mélenchon,
30:59tête de pont,
31:01grand orateur,
31:03mais moi,
31:04qui raconte
31:06tout ce qu'il veut
31:07sur un programme économique
31:09qu'il aspire de ses voeux,
31:12pourquoi pas.
31:13Mais ce que je lui reproche,
31:15c'est les mots
31:16qu'il a eus,
31:17qui sont, pour moi,
31:18une expression débridée
31:19d'un antisémitisme
31:22insupportable.
31:35– Lesquels ?
31:37Vous pouvez imaginer
31:38que ce type-là
31:39ne maîtrise pas
31:40les mots
31:41et ne maîtrise pas
31:42son expression.
31:43Bon,
31:44il a importé,
31:45ils ont importé
31:46le conflit israélo-palestinien
31:48en France.
31:49On a vu comment les facs
31:51se sont embrasées
31:52et dans les facs,
31:53il y a beaucoup de faunées
31:54de Jean-Luc Mélenchon.
31:56Ça, je le lui reproche.
31:57Parce que,
31:57ce qui s'est passé,
31:58c'est que les juifs,
31:59la communauté juive,
32:02pas dans son ensemble,
32:03mais une grande partie
32:05des juifs de notre pays
32:06se sentent insultés,
32:08bousculés,
32:09malmenés
32:09et sont allés
32:10se réfugier
32:11chez Mme Le Pen.
32:12Mais ce que l'on a oublié,
32:13c'est que Mme Le Pen,
32:14dans une précédente
32:15campagne électorale,
32:18précédente présidentielle,
32:19demandait aux juifs,
32:20écoutez ça,
32:21de ne plus porter
32:23la kippa.
32:24– C'était au moment
32:25où le Rassemblement National,
32:26ou le FN d'ailleurs,
32:27je crois,
32:27voulait interdire
32:28tous les signes religieux,
32:30y compris la kippa.
32:31– Et vous savez
32:31ce qu'elle a dit à l'époque ?
32:32– Elle a changé là-dessus.
32:33– C'était à propos
32:33du voir et du voir.
32:34– Oui, mais elle a changé
32:35sur tout.
32:36Et sur le terrain économique,
32:37on pourrait en parler aussi,
32:39parce que ce que j'ai vu
32:40récemment m'a absolument sidéré.
32:42Mais les juifs
32:44devraient faire un effort.
32:45Et la communauté juive,
32:47par le truchement
32:48de ses organisations
32:49représentatives,
32:50lui a dit,
32:50mais madame,
32:51l'effort,
32:51on l'a fait en 1942,
32:52vous voyez.
32:53Et puis ensuite,
32:54elle a demandé
32:54aux Français franco-israéliens,
32:56c'est une obsession,
32:57la double nationalité
32:58chez eux,
32:59de choisir la nationalité,
33:01tout en disant,
33:01mais si vous choisissez Israël,
33:03vous pourrez quand même
33:04rester dans notre pays.
33:05Bon, alors,
33:06vous savez,
33:08madame Le Pen,
33:09bouclier
33:10contre l'antisémitisme,
33:12c'est une vaste plaisanterie.
33:14– Ma question était
33:14sur Jean-Luc Mélenchon,
33:15mais votre réponse
33:15termine sur Marine Le Pen.
33:16– On part de Jean-Luc Mélenchon,
33:19qui a tellement bousculé
33:22certains de nos compatriotes juifs,
33:24que Marine Le Pen,
33:25qui n'est pas folle,
33:26a compris qu'il fallait
33:28leur ouvrir les bras.
33:29Mais c'est ça,
33:30la réalité de ce qui se passe.
33:32– Il faut qu'on parle aussi,
33:33pardon,
33:33du climat social-économique,
33:34Alain Demelchon,
33:35parce que c'est important.
33:36– Oui,
33:36mais je veux dire
33:36quand même d'un mot,
33:37parce que moi,
33:39ce qui me frappe,
33:41alors c'est moins spectaculaire
33:42que ce que vous venez de dire,
33:44mais le débat qu'on a,
33:47les arguments qui sont échangés,
33:50et les propos qui sont tenus,
33:52et à l'extrême gauche
33:54et à l'extrême droite
33:55et aussi par simplement
34:00dans la vie parlementaire,
34:02quand on s'échauffe,
34:04ce sont les années 30 en France.
34:06C'est le même débat.
34:09Et les années 30,
34:10on a vu sur quoi ça a débouché.
34:12Ça a débouché sur les lois raciales
34:15et antisémites de Vichy.
34:16Et ce sont les mêmes arguments.
34:18Et moi, quand je regarde beaucoup
34:21les débats de l'Assemblée,
34:22évidemment,
34:24il y a des moments
34:25où quand il y a des interruptions,
34:27quand il y a des invectives,
34:28où je me dis
34:29mais on s'est trompé de siècle là.
34:32– On a un ministre
34:32qui a été traité d'assassin.
34:34– Oui, oui.
34:35– Ça venait de chez les fils.
34:37Mais c'est inouï,
34:39le niveau de violence verbale.
34:41Mais pardon de le dire ainsi,
34:43c'est un linguiste qui le dit,
34:45Bentolila, en l'occurrence,
34:46ce que j'aime beaucoup,
34:48après les mots, il y a les coups.
34:49Donc on est responsable
34:50de ce que l'on dit
34:51et on est responsable
34:53d'une certaine façon
34:53de ce que ça peut générer
34:55et dans les esprits
34:56et dans les faits.
34:57– Je voudrais qu'on dise
34:58quelques mots
34:58de ce qui va se passer demain
34:59un peu partout en France.
35:00150 cortèges.
35:01Et un ministre de l'Intérieur,
35:02Laurent Nunez,
35:03cortège contre la vie chère,
35:04et un ministre de l'Intérieur,
35:05Laurent Nunez,
35:06qui alerte ce soir
35:07contre de possibles épisodes
35:08de violence
35:10comparables à ceux
35:11du 17 octobre.
35:12le 17 octobre,
35:133000 commerces pillés
35:15ou vandalisés,
35:16des scènes que tous les Français
35:17ont encore en tête.
35:19Est-ce qu'il en fait trop,
35:20Alain Demel ?
35:20Est-ce que vous considérez
35:21que Laurent Nunez,
35:22après avoir sous-estimé
35:23le 17 octobre,
35:23se dit mieux vaut
35:24chaque vendredi soir
35:25dire que ça va être
35:26l'apocalypse le lendemain
35:27ou est-ce qu'il faut s'inquiéter ?
35:29– Je pense qu'il fait
35:32bien entendu de la dissuasion
35:34quand il dit ça,
35:35mais je pense aussi
35:36que c'est parce qu'il a
35:37des informations
35:39et des prévisions.
35:40Il essaye de l'empêcher
35:42en dramatisant à l'avance
35:44sur ce qui ne s'est pas produit,
35:46mais avec une multiplicité
35:48d'indications
35:49qui lui disent
35:50ça va se produire.
35:51– Bien sûr.
35:53Ben, le 17 octobre,
35:55d'abord je trouve
35:56que Laurent Nunez
35:58a assumé
35:59un certain nombre de failles.
36:00– Qui a présenté
36:01sa démission
36:02refusée par Emmanuel Macron.
36:03– Il a été courageux
36:04parce que
36:05ce n'est pas tous les jours
36:06que les ministres
36:07présentent leur démission,
36:08je peux vous le dire.
36:11aujourd'hui.
36:12Et pourquoi il y a eu
36:13ces failles ?
36:14Pour différentes raisons.
36:15D'abord parce que
36:15on n'avait jamais connu
36:17dans ce pays
36:18une alliance objective,
36:19objective de fait,
36:21entre des black blocs
36:23et des pilleurs
36:24et des casseurs.
36:25Et des manifestants.
36:27Parce que tout ça
36:28s'est mélangé.
36:29Donc on a sous-estimé
36:30les choses,
36:31sans aucun doute.
36:33– Maintenant,
36:35oui,
36:36il dit un certain nombre
36:37de choses
36:37et il a raison.
36:38Il faut quand même
36:39qu'un certain nombre
36:40de ceux
36:40qui ont envie
36:41d'aller casser
36:41se disent
36:43qu'ils vont se faire gauler
36:44et qu'ils vont se faire juger
36:45et juger sévèrement.
36:46Ça n'est pas inutile.
36:48Bon.
36:49Donc là,
36:49les dispositifs
36:50sont renforcés
36:51et ensuite,
36:53il y a quand même,
36:54moi je le dis,
36:55toute une discussion,
36:57notamment syndicale,
36:58pour dire qu'au fond,
37:01la France serait liberticide.
37:05– Et on l'entend encore aujourd'hui
37:07au sujet du cortège
37:09de la manifestation parisienne.
37:11Je redis un mot,
37:12encore une fois,
37:12parce qu'il y a beaucoup
37:13de téléspectateurs
37:13qui nous rejoignent
37:14en tour de route
37:14et tous n'ont pas suivi le feuilleton.
37:16La CGT avait demandé
37:17à pouvoir manifester
37:18entre la place de la Bastille
37:20et la place de la Nation
37:20à l'intérieur de Paris.
37:22Le préfet de police a dit
37:23non,
37:23vous irez manifester
37:24du côté des boulevards
37:25des Maréchaux,
37:26en périphérie.
37:27La justice administrative
37:30a donné raison
37:31à la CGT
37:31ce soir.
37:32– Et Laurent Nulé
37:33s'interjette à peine.
37:34– Voilà,
37:34en disant
37:35vous pourrez bien manifester.
37:36Regardez la carte,
37:37c'est là où c'est écrit
37:37en vert autorisé.
37:38Vous pourrez bien manifester.
37:40Le Conseil d'État,
37:41c'est ce qu'on apprend ce soir
37:41à Formation BFM TV,
37:43va se réunir
37:43à partir de 22h.
37:4522h ce soir
37:46pour savoir si finalement
37:48le cortège de la CGT
37:49et celui des Gilets jaunes
37:50pourra bien avoir lieu
37:51à l'intérieur de Paris.
37:54Pardon,
37:54pourquoi c'est si compliqué ?
37:55Est-ce que c'est normal
37:57que 12h avant
37:58un cortège
37:58aussi important
37:59et potentiellement
38:00aussi à risque
38:01que les gens
38:02ne sachent pas où aller ?
38:03– Je vais vous dire
38:04pourquoi c'est compliqué
38:05M. Fauvel.
38:06Tout simplement
38:07parce que nous sommes
38:08dans une démocratie
38:09non des plais à certains.
38:11– Mais la démocratie
38:12elle ne peut pas
38:12s'attendre le jeudi
38:13plutôt que le vendredi soir.
38:14– Une démocratie
38:15qui respecte l'État de droit.
38:17Donc il y a une décision
38:17qui a été rendue
38:18en première instance.
38:20Le ministre de l'Intérieur
38:21a légitimement
38:22interjeté appel
38:23et il est dans son droit
38:24le plus absolu.
38:25Le Conseil d'État
38:26va se réunir.
38:27Je pensais qu'il allait
38:28se réunir demain matin
38:28mais c'est ce soir.
38:30Je pense qu'en Russie
38:33il n'y a pas de recours
38:34devant les juridictions
38:36administratives.
38:36– Pas de Conseil d'État
38:37à 22h ou à 9h du matin.
38:38– Mais moi je vais vous dire
38:39quelque chose
38:39qui peut choquer.
38:40– Le 17 octobre
38:41c'est une folie
38:43telle que nous n'en avons
38:44jamais connue.
38:46C'est des gens
38:46qui travaillent
38:47dont l'outil de travail
38:48a été
38:48mais saccagé.
38:50Des boulangers,
38:52des restaurateurs,
38:54d'autres commerçants.
38:57Enfin bon
38:57on voit des images
38:58et puis évidemment…
39:00– Et des pillages.
39:01– Bien sûr.
39:02Et puis l'effet,
39:04l'image exportée
39:06dans le monde entier,
39:07certains s'en régalent,
39:08Donald Trump et d'autres
39:10sans doute.
39:10Bon.
39:11Mais moi je vais vous dire
39:12quelque chose.
39:12Si j'étais un responsable
39:13syndical de haut niveau,
39:16j'accepterais le tracé
39:18qui m'est proposé
39:19par le préfet
39:20parce qu'il y a
39:21au moins une certitude,
39:22c'est qu'il n'y a pas
39:23le nombre de commerçants
39:26que nous allons retrouver
39:27sur l'autre trajet
39:28et on peut être
39:29un peu plus responsable.
39:31Et pardon de vous dire
39:32encore une chose,
39:33battre le pavé…
39:34– Mais Alain Domel
39:34s'impatiente.
39:36– Poliment.
39:37– Poliment.
39:37– Toujours.
39:38Poliment, pardon,
39:39excusez-moi,
39:41je ne veux pas
39:42que vous soyez
39:43impatientés plus longtemps,
39:44je terminerai mon propos
39:45après, je vous en prie monsieur.
39:46– Non, non, non.
39:47Est-ce que c'est raisonnable
39:48Alain, tout simplement,
39:49d'aller manifester
39:50à l'intérieur de Paris
39:50deux semaines après
39:51le 17 octobre ?
39:52Éric Dupond-Moretti
39:53dit non.
39:53– Moi je n'ai pas eu
39:54le temps de finir,
39:54mais je…
39:55– Je résume votre propos.
39:57– Je pense qu'il n'y a
39:58pas d'hésitation
40:00dans la réponse.
40:01Ce qui s'est passé
40:03était déplorable
40:04et il ne faut pas accepter
40:06même l'hypothèse
40:07que ça puisse
40:08se reproduire demain.
40:09– Voilà.
40:10– Donc, il faut évidemment
40:11interdire les trajets internes
40:13et repousser ça
40:15à le périphérique.
40:15– Ce qui n'est pas
40:16la situation
40:16à l'heure où on se parle.
40:17– Mais je sais bien.
40:18Où les risques
40:20de destruction
40:21et de pillage
40:22sont infiniment
40:23moins nombreux.
40:24– Qu'est-ce que
40:25dira la CGT
40:26si jamais
40:27le parcours
40:28qu'elle souhaite,
40:30qu'elle appelle
40:30de ses voeux
40:32est le parcours
40:33– Bastille nation.
40:34– Et que ça fracasse
40:36de partout.
40:37Parce que, pardon,
40:38nous savons que
40:40des manifestants
40:41vont amener
40:42à leur côté
40:44involontairement
40:45pour beaucoup
40:46d'entre eux
40:46qui viennent manifester
40:47pour revendiquer
40:48un certain nombre
40:49de choses.
40:50Nous savons que ça
40:51attire évidemment
40:52les pilleurs,
40:54les black blocs,
40:54les casseurs,
40:56les types d'ultra-droite,
40:57les types d'ultra-gauche,
40:58etc.
40:58Donc, on le sait.
40:59Et alors,
41:00on ne prend pas
41:00un certain nombre
41:00de précautions.
41:01On ne se dit pas
41:01qu'on pourrait peut-être
41:03manifester dans
41:04trois semaines
41:05quand les choses
41:05seront apaisées,
41:07accepter un parcours,
41:08etc.
41:09Le tout, c'est quoi ?
41:09C'est d'exprimer
41:10la contestation
41:11ou d'exprimer
41:12la contestation
41:13là où on sait
41:13que les vitrines
41:14vont être brisées.
41:15Enfin, bon sang !
41:17– Alain Dommel,
41:18est-ce que la justice
41:18administrative,
41:19il y a des juges
41:19qui ont pris cette décision
41:20aujourd'hui,
41:20décidant d'autoriser
41:22ce cortège
41:23à l'intérieur de Paris,
41:25dans la balance,
41:26a mis un peu trop
41:27les libertés publiques
41:28et un peu trop bas
41:28la question des violences
41:31éventuelles
41:32et des pillages ?
41:32– Ça n'est pas
41:33la première décision
41:34de la justice administrative
41:36qui m'étonne
41:36et qui me navre.
41:39– Oui.
41:41Ça veut dire
41:41qu'ils ne sont pas conscients.
41:43– Ça veut dire
41:44qu'ils ont gardé
41:45ce qui s'est passé comme nous.
41:46– Ça veut dire
41:46qu'ils font passer
41:48ce qu'ils ont appris
41:49dans les livres
41:50avant ce qui se produit
41:51dans la rue.
41:52– Mais…
41:53– Et que ce décalage,
41:55ce sont deux univers
41:57et si on reste
41:58dans le premier,
41:59on ne comprend pas
42:00ce qu'il y a dans le second
42:01et les risques
42:02ne viennent pas
42:02des premiers
42:03mais du second.
42:04– Merci beaucoup
42:06Alain Dommel,
42:06merci beaucoup.
42:07– Vous ne me laissez pas
42:08la parole en dernier là-dessus ?
42:09– Parce que je ne suis pas
42:10tout à fait d'accord
42:11– Comme j'anime ce débat
42:12chaque semaine,
42:12je sais que…
42:13– La parole,
42:14c'est Alain qui termine
42:15et que sinon,
42:17ça ne se termine jamais.
42:18– Merci.
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