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  • il y a 7 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00Avec donc cette annonce un peu surprise d'Edouard Geffrey, le ministre de l'éducation hier soir, chez nos confrères
00:04de TF1,
00:05finalement, il a trouvé 3000 enseignants remplaçants pour aller dans les salles de classe dans les jours qui viennent.
00:113000, c'est ce qu'il dit hier soir sur TF1, et tout compte fait, ce matin, il y en
00:14a même un petit peu plus. Regardez.
00:16Je vais demander à ce qu'on identifie l'ensemble des professeurs remplaçants,
00:21ce qu'on appelle les titulaires de zone de remplacement dans notre jargon, donc les professeurs remplaçants,
00:25qui n'étaient pas affectés devant l'élève. Et il y en a très précisément 3024.
00:30Il y a plusieurs centaines de recrutements supplémentaires, donc oui, on avoisinera probablement au total,
00:35avec tout ce qu'on libère, on avoisinera probablement, on tutoiera probablement les 4000 équivalents temps plein.
00:40Alors ça, c'est Noël en octobre, les 3000 ou 4000, maintenant qu'on n'avait pas vu venir.
00:46Cette armée de réserves, cette armée des ondes qui est à jaillir.
00:49Il faut se familiariser d'abord avec ce nouvel acronyme, les titulaires en zone de remplacement, TZR.
00:55Qui sont des ETP aussi, vous voulez dire des équivalents temps plein.
00:58Ce ne sont pas des contractuels, ce sont des professeurs titulaires qui sont un petit peu partout dans les académies
01:05de France et de Navarre
01:05et qui se tiennent prêts à pallier à l'absence de certains de leurs collègues qui seraient en arrêt maladie,
01:11par exemple.
01:11Oui, mais pardon, là il faut que je vous interrompe.
01:13Hier, Edouard Geffred est sur TF1, en fait c'est grâce au logiciel que j'avais demandé il y a
01:17un an et qui vient d'arriver là qu'on arrive à...
01:20Mais là où effectivement on se manque un peu du monde, c'est vrai, il faut le dire, c'est
01:23que l'appariment de ces professeurs, c'est golvolant si vous voulez, pourquoi ne s'est-il pas fait ?
01:29C'est une bonne image.
01:29Il ne s'est pas fait parce que nous ne disposions pas de l'IA, parce qu'en réalité bon
01:33nombre de ces professeurs exercent dans des disciplines qui ne sont pas en tension, notamment les mathématiques ou le français.
01:40Donc on fait semblant de considérer que les professeurs sont interchangeables les uns avec les autres.
01:46En réalité, ce que c'est très bien Edouard Geffred, c'est que bon nombre des enseignants qu'il va
01:49envoyer au front dès lundi, dès mardi...
01:52Ils ne seront pas dans la bonne discipline.
01:54Ils ne seront pas dans la bonne discipline, mais ils nous disent que ce n'est pas grave.
01:56Ils vont pouvoir assurer des missions d'orientation, en fait de gardiennage.
01:59Vous permettez que je demande quand même la réaction des premiers concernés.
02:03Côté lycée, côté fac, vous êtes un peu moins concerné par les enseignants remplaçants.
02:07Est-ce que c'est quand même quelque chose que vous saluez ?
02:09Écoutez, moi je pense, si vous voulez, que cette annonce, c'est toujours positif de savoir qu'il y a
02:15des mesures qui sont immédiates.
02:16Moi, ça me réjouit.
02:17En revanche, si Edouard Geffred ne tient pas sa promesse, qu'il n'y a pas 3000 nouveaux enseignants devant
02:25les élèves,
02:26je peux vous assurer que tous les lycéens, tous les lycéens prendront ça pour une trahison.
02:31Et ce sera une trahison.
02:33Qui va aller vérifier ça ?
02:35Qui va aller vérifier ça ? Moi, j'en sais rien.
02:37Si vous voulez, moi, tout ce que je vois, c'est que si d'ici lundi ou mardi, on a
02:41des centaines et des centaines de classes
02:42où des élèves n'ont pas des profs de français, des profs de maths, des profs de spécialité devant eux,
02:48ce sera considéré comme une trahison.
02:49Ils vont s'en rendre compte assez vite.
02:51Le prof d'anglais qui fait des maths, normalement, assez vite, on le saura.
02:54Mais ça se verra extrêmement rapidement.
02:56Et je tiens notamment à dire, je suis désolé, mais que tous les lycéens veulent travailler.
03:00Et pour travailler dans de bonnes conditions...
03:01Est-ce que vous en avez marre de la petite musique ?
03:04Ils veulent des emplois du temps avec moins de trous ?
03:06Oui, c'est-à-dire que la petite musique, qui consiste à dire que les lycéens seraient des flemmards, c
03:09'est faux.
03:10Tous les lycéens veulent travailler.
03:11Mais pour pouvoir travailler, il faut travailler dans de bonnes conditions.
03:12Et pour travailler dans de bonnes conditions, il faut avoir des profs face à soi.
03:16Si on s'aperçoit, et ça se verra, mais alors d'une vitesse extrême,
03:19si on s'aperçoit que M. Jeffrey a menti, ou alors n'a pas tenu sa parole,
03:23ou alors a gonflé les chiffres pour faire une grosse annonce, pour essayer de calmer le jeu,
03:29ça se verra très vite.
03:31Et alors là, pour essayer de calmer le mouvement lycéen qui est en train de se passer,
03:34je lui dis bonne chance.
03:35Ilias, vous dites quoi ? C'est pas assez, c'est déjà ça ?
03:37Écoutez, je pense qu'il faut le dire en ces termes, c'est du foutage de gueule.
03:40Ah oui, j'avais pas mis ça dans mon QCM.
03:43À la place de la Bastille, pour le coup, c'est vraiment du foutage de gueule.
03:45Il y avait 10 mesures qui étaient clairement posées sur la table,
03:47qui sont accessibles sur 10mesures.fr.
03:50Elles sont très claires, elles sont listées.
03:53Ramener 3000 professeurs qui d'une sorte de je ne sais pas d'où,
03:55ça ne faisait pas partie des mesures qui étaient demandées.
03:58Là, M. le ministre va de déplacement en déplacement,
04:01il était planqué dans son ministère, il ne refuse la contradiction.
04:04Il était attachant aujourd'hui dans un lycée qui a été incendié il y a quelques jours.
04:07Oui, mais du coup, quand est-ce qu'il vient face aux étudiants, M. en débattre en direct sur un
04:10plateau ?
04:10Quand est-ce qu'il vient dans les manifestations ?
04:13Quand est-ce qu'il vient face au blocus ?
04:14Pourquoi pas sur BFM ?
04:15L'invitation a été lancée.
04:16Oui, il est venu ?
04:17L'invitation a été lancée, elle l'est toujours.
04:19C'est intéressant.
04:20Et elle l'est toujours.
04:21Alors on se parle.
04:22C'est très intéressant.
04:24C'est-à-dire qu'à un moment donné, je suis navré,
04:26mais on a un ministre qui fait face à une manifestation lycéenne
04:29comme on n'en a jamais vu depuis 1991,
04:32et M. Jeffrey est dans son ministère et ne nous entend pas.
04:35Et les gens sortent du ministère en disant
04:37qu'il n'a posé absolument aucune revendication.
04:39Enfin, en tout cas, M. le fait qu'il refuse le débat,
04:44ça par contre, vous voyez, c'est assez lunaire.
04:45Parce que ne pas pouvoir débattre face à des mineurs engagés
04:47qui ont des revendications...
04:48Et quand on est responsable politique, en plus.
04:51Monsieur, c'est complètement lunaire.
04:52C'est de la lâcheté pure.
04:53Je voudrais, si vous le permettez,
04:54entendre la réaction de Guillaume Carillon aussi,
04:56parce que ce matin, le porte-parole du Rassemblement national,
04:58Laurent Jacobelli, a eu une réaction
05:00à ces 3 000 enseignants que le ministre a trouvés,
05:04qui peut paraître assez surprenante.
05:06Il dit, en quelque sorte,
05:07Édouard Jeffrey donne raison aux casseurs.
05:10Je cite ce qu'a dit M. Jacobelli.
05:12Quand on brûle des voitures,
05:13quand on agresse des policiers,
05:14on obtient quelque chose.
05:15Ça veut dire que les gens qui bossent,
05:17les gens qui respectent la loi,
05:18les gens qui ont des demandes légitimes,
05:19mais qui ne hurlent pas,
05:20eux n'obtiendront rien de ce gouvernement.
05:23Vous considérez que ce sont les casseurs qui ont gagné ?
05:26En tout cas, la question,
05:27elle a été posée assez clairement au ministre ce matin
05:29quand on lui a demandé
05:30où étaient ces 3 000 professeurs
05:32il y a une semaine,
05:33il y a deux semaines,
05:33il y a trois semaines,
05:34quand déjà les revendications
05:35sur la faiblesse du nombre de profs
05:37étaient posées
05:38et le ministre était incapable de répondre.
05:40Ce n'est pas tout à fait ce que je vous demande.
05:41Moi, ce que je vous dis simplement,
05:43c'est que le gouvernement sur cette crise
05:44est complètement dépassé.
05:45Est-ce qu'il y a une prime au casseur pour vous
05:47dans cette affaire ?
05:48Je n'en sais rien.
05:49Moi, ce que je pense, au fond de moi,
05:51c'est que oui, précisément,
05:52quand vous cassez,
05:53vous obtenez davantage de résultats
05:55que quand vous taisez.
05:56Les étudiants, les lycéens...
05:57Vous invitez les gens à casser, là ?
05:58Non, pas du tout.
05:59Mais si, pour le coup, c'est logique.
06:01Si, il faut dire, quand même.
06:03Je vous dis simplement...
06:04Comment les gens se passent comme ça, Luder ?
06:05Je pense que c'est la logique du gouvernement.
06:06Je pense que la logique du gouvernement,
06:08c'est de laisser...
06:09C'est de laisser...
06:10Donner la raison,
06:11donner raison à ceux qui cassent
06:12et qui...
06:13Pas à ceux qui ont manifesté
06:14par Santé de l'Église
06:15il y a deux jours, il y a trois jours.
06:16Oui, non, mais enfin...
06:17J'ai un département rural,
06:18j'ai un du Tarn.
06:19Les étudiants, les lycéens du Tarn,
06:21vous les entendez jamais.
06:22Oui, alors ça, c'est le narratif habituel.
06:24François Calfon.
06:25Les banlieues,
06:26tous les pays du monde,
06:27ils cassent,
06:27mais moi, dans ma campagne...
06:30Pardon, mais le fait de voir
06:31que c'est...
06:32Pas de vous en même temps, s'il vous plaît.
06:33Le fait de voir que les rentrées en temps
06:34des lycéens aujourd'hui,
06:35c'est Philemon, Philemon, Elouane...
06:37Mais ils sont là, ils sont très bien.
06:39Le grand Doricat
06:41et qui bloque leur lycée
06:44qui sont les mieux dotés
06:46de Paris.
06:47Sortez de votre parc en politique, monsieur.
06:49Pardon, mais je reviens à la réalité.
06:51Je reviens, messieurs,
06:52si vous permettez, à la question posée.
06:53Mais François Calfon,
06:54y a-t-il eu dans cette affaire,
06:56pardon pour l'expression,
06:57une prime au casseur ?
06:58Est-ce que c'est parce qu'il y a eu de la casse
06:59que le gouvernement a lâché cette mesure ?
07:01c'est que ce gouvernement
07:02est totalement renferné sur lui-même.
07:04Et les deux jeunes représentants ici
07:07qui ne sont pas Philemon,
07:08je ne sais pas qui,
07:08ne les méprisez pas,
07:10ils s'expriment très bien.
07:11Ils expriment très bien leur...
07:13Ils ont même des prénoms,
07:14Ilyss et Henri.
07:14Je ne les connais pas,
07:15les prénoms.
07:16Mais moi, j'ai des représentants
07:17qui sont très bien.
07:18Donc, n'allez pas chercher Philemon
07:23vous les avez en face de vous
07:25et ce sont des gens respectables.
07:27Ensuite,
07:28quelle est la réalité de ce gouvernement ?
07:29Huit ministres
07:30et dans tous les mouvements qu'on cite,
07:32puisque vous avez cité
07:33novembre-décembre 1986,
07:34c'est mon premier mouvement politique,
07:36je vous souhaite une longue vie militante.
07:38À un moment donné,
07:39on reçoit.
07:40À 90,
07:40c'est M. de Villepin,
07:41ce n'est pas mon ami,
07:42mais il les reçoit.
07:43Il retire le CPE.
07:44À un moment donné,
07:45on est où, là ?
07:46On est où ?
07:46Il ne le retire pas,
07:47le CPE, Dominique de Villepin ?
07:48Ce n'est pas le CPE,
07:49mais à chaque fois...
07:50Il est promulgué
07:51et suspendu par Jean Chirac.
07:52Il ne le retire pas.
07:54François Mitterrand,
07:54il avait son petit agenda politique quand même,
07:56mais il reçoit lui-même
07:58le représentant des lycéens.
08:00Donc,
08:00on est dans une crise majeure
08:01avec de la violence partout,
08:03des affrontements partout.
08:05À un moment donné,
08:05quand vous êtes un responsable politique,
08:07vous ne vous comportez pas
08:08en irresponsable.
08:09Il se planque.
08:10Bien sûr,
08:11il fuit,
08:11il se cache.
08:12C'est indigne de la fonction.
08:14Si vous n'êtes pas responsable,
08:16arrêtez la politique.
08:16Si vous êtes responsable,
08:19vous avez une réponse à la nation à faire.
08:21Et quant à ce ministre
08:22dont on a découvert le nom,
08:24finalement,
08:25dix jours après le début du mouvement,
08:27ça n'est que le huitième...
08:28Monsieur Jeffrey,
08:29c'est comme ça qu'il s'appelle ?
08:30Mais c'est vrai,
08:31je ne le connaissais pas.
08:31Elle est facile,
08:32je ne le connaissais pas.
08:32Elle est un peu facile.
08:34Je ne sais quoi son passé.
08:34Elle était facile,
08:35mais personne ne connaissait son passé.
08:37Mais la première chose
08:38qu'on ait entendu
08:40dans ce mouvement,
08:41c'est des bacs,
08:43c'est des fonctionnaires de police
08:46pour débloquer chaque blocage
08:47alors qu'il n'y avait aucune négociation
08:49qui a été ouverte avec les lycéens.
08:50Et ça,
08:51je vais vous dire,
08:52c'est plus que détestable,
08:53c'est irresponsable.
08:55Voilà.
08:55Antoine Ambert d'Orfe.
08:56Ce qui était assez troublant
08:57dans la réponse de monsieur Jeffrey,
08:58pour le coup,
08:58c'est que quand il a repris la main
09:00dans le portage...
09:01Monsieur Jeffrey.
09:01Oui, non, je dis ça pour ceux
09:02qui ne connaissent pas son nom.
09:03Excusez-moi,
09:04j'ai fait un flop.
09:06On va vous dire la série.
09:07On va même vous apprendre quelque chose
09:07sur monsieur Jeffrey.
09:08Elle était facile, celle-là.
09:08C'est que ce monsieur,
09:10avant d'être en charge
09:11d'être ministre de l'éducation nationale,
09:12il était en charge
09:13des ressources humaines
09:14à l'éducation nationale.
09:15Pour vous dire qu'il connaît son affaire.
09:16C'est la promotion par la nullité.
09:18Monsieur Jeffrey a été dans un premier temps
09:20dans le portage gouvernemental
09:21complètement effacé
09:22derrière Laurent Nunez,
09:24son homologue,
09:25Place Beauvau.
09:26Et que, moi, je m'étonne
09:27qu'il n'ait eu aucune tentative
09:30de sa part.
09:30D'une part,
09:31quand vous voulez contenir
09:33la marge radicalisée d'un mouvement,
09:34vous identifiez très, très vite
09:36les interlocuteurs
09:38dans les syndicats lycéens
09:39sur lesquels vous allez pouvoir
09:40vous appuyer.
09:40Les branches les plus réformistes.
09:42Et ensuite, qu'est-ce que vous faites ?
09:44Vous placez
09:45tous les projecteurs médiatiques
09:47du débat sur
09:48un certain nombre de mesures
09:50que vous savez pouvoir donner
09:51et qui sont de nature
09:52à faire baisser l'attention.
09:53Pourquoi, monsieur Jeffrey,
09:54par exemple,
09:55n'a pas promis
09:56mais vraiment
09:58incessamment
09:59des voeux
10:00à tous les étudiants,
10:01à tous les lycéens
10:02qui sont restés sur le carreau
10:03cette année avec Parcours Sud
10:04et qui leur garantissent des voeux ?
10:06De la même manière,
10:07toutes les images, je pense,
10:09de lycée vétuste
10:11ont indigné les Français.
10:12Il aurait pu demander
10:14à ce que lui soit fait
10:15une remontée
10:16depuis toutes les académies
10:17et qu'effet de com'
10:19pour effet de com'
10:19ils disent
10:20« Eh bien, vous savez quoi ?
10:21Méthode Notre-Dame.
10:22On met le paquet
10:23pour rénover
10:24et aller dans la réfection
10:25de ces lycées. »
10:26Tout ça n'a pas été fait
10:27et effectivement,
10:28les choses sont venides.
10:29Qu'est-ce que vous dites,
10:30Guillaume Carillon,
10:31aux deux jeunes
10:32qui sont sur ce plateau
10:33qui visiblement
10:33n'ont pas envie
10:34d'arrêter tout de suite
10:35de manifester ?
10:36Vous leur demandez quoi ?
10:37Rentrer à la maison ?
10:38Ça ne sert à rien ?
10:39C'est dangereux ?
10:40Vous êtes écouté,
10:42je pense, par les lycéens ?
10:42Appelez au calme.
10:43Il y a aujourd'hui
10:47vous dites très clairement
10:48aux élus de la France Insoumise
10:50qui arrangent les lycéens,
10:51qui arrangent les étudiants.
10:52Vous êtes où, monsieur ?
10:52Je ne comprends pas.
10:53À part, ça n'est pas tout télé.
10:53Vous êtes où, du coup ?
10:54Vous êtes dans la rue
10:55en côté des lycéens ou pas, monsieur ?
10:56Moi, je suis avocat,
10:57j'ai un métier, je travaille.
10:59Et d'ailleurs, je suis enseignant.
11:00Et d'ailleurs, je suis enseignant.
11:01Et d'ailleurs, je suis enseignant
11:02et mes étudiants, mes étudiants...
11:04Ça vous embête, monsieur.
11:04Je vais vous dire,
11:04mes étudiants à la Saint-Bonne
11:05disent qu'ils emmerdent
11:06les fonds nationales.
11:07Évidemment, c'est pas la fin
11:07que la plus grande droite de France
11:08il veut l'étudier.
11:09Vous savez, on est dans la même université.
11:10Oui, monsieur.
11:10Par ailleurs, dans la même université,
11:11on nous a envoyé des CRS, monsieur.
11:13Les images ont fait le tour du monde.
11:14C'est absolument inadmissible.
11:15Parce qu'il y a eu des blocages,
11:15parce qu'il y a des saccasses,
11:16parce qu'il y a des dégradations.
11:17C'est d'envoyer des CRS.
11:18Aujourd'hui, vous appelez au calme
11:19sans même demander plus de moyens.
11:23Vous tirez une balle dans le pied
11:25de votre mouvement
11:25en appelant toujours à plus de violence.
11:29Non, j'ai fait la justice.
11:30En fait, on écoute les revendications.
11:32Les revendications sont claires, monsieur.
11:33C'est dix mesures qui sont parfaitement claires.
11:36Mais ça, est-ce que c'est des revendications ?
11:37La violence, c'est des revendications ?
11:38Et vous, c'est quoi comme revendications
11:39à part le calme, du coup ?
11:40Plus de profs, des profs mieux payés, par exemple.
11:42Merci.
11:43Plus de profs.
11:43Alors, l'élexiotie, ça va à l'encontre
11:45de son gagnant des élections.
11:46On en reparlera, monsieur.
11:48Et on reparlera du programme d'élexiotie,
11:52du programme de l'élexiotie.
11:53Merci.
11:55Merci.
11:57Merci, monsieur.
12:00Merci beaucoup.
12:01à tous les quatre d'être venus ce soir
12:02sur ce plateau.
12:03Ça n'a pas été facile.
12:04Il y a des gens qui parlent plus fort que moi, ici.
12:05Oui, ce n'est pas facile non plus.
12:06Pour la première fois.
12:07Merci beaucoup à tous les quatre.
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