00:0120h11, soyez les bienvenus sur BFM TV, c'est l'heure, c'est le moment de retrouver Alain Douamel.
00:05Bonsoir Alain.
00:06Bonsoir.
00:07Dans quelques minutes, vous débattrez avec l'homme qui a fait trembler l'audiovisuel public pendant six mois.
00:12C'est l'ancien rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Charles Aloncle,
00:15qui publie, je jure de dire toute la vérité, chez Fayard.
00:19Mais d'abord, la semaine d'Alain Douamel et ça commence tout de suite avec le 2027, le résumé de
00:23l'actualité de la campagne.
00:27Hier soir, on n'avait qu'une seule envie.
00:29Monsieur Bardella.
00:30Bonsoir.
00:31Savoir si la défense du patron du RN face aux nouvelles accusations de Mediapart allait évoluer.
00:37Je vais vous dire, je suis comme beaucoup de Français, je suis consterné par la légèreté de cette enquête.
00:42Et tout ça accrédite l'idée qu'il y a derrière cette opération de déstabilisation quelque chose d'extrêmement trouble.
00:48Et je pense que Mediapart pourrait se renommer Mediaflop.
00:52Nier en bloc.
00:54Bonne soirée.
00:56Comme sur notre plateau où le RN a envoyé l'un de ses soldats.
01:00Et nous, on a voulu être taquin.
01:03Côte à côte, RN et Mediapart.
01:05RN, c'est vous, Aleksandar Nikovitch.
01:08Antoine Rouget, vous êtes le co-auteur de cette enquête Mediapart.
01:13Aleksandar Nikovitch, vous persistez à dire que c'est faux.
01:16Oui, oui.
01:17Le journal de Bardella n'a jamais dit ça, n'a jamais écrit ça.
01:20Il s'agit de montage.
01:22Nous, on fait confiance à la justice de notre pays.
01:24On est dans un état de droit.
01:25On est dans une opposition de fond contre ce que peut évoquer le journal Mediapart.
01:29C'est-à-dire des prises de position racialiste, par exemple, en voulant des réunions non mixtes.
01:33Vous êtes en train de glisser, mais revenez sur le sujet.
01:35Mais je reviens sur le sujet.
01:40Il n'était pas sur notre plateau, mais pourtant cet après-midi, on a vu un Raphaël Glucksmann, lui aussi
01:46remonté comme jamais.
01:49Non, non. Je vous réponds simplement non.
01:52On tente quand même notre chance en l'interrogeant sur la crise des lycées.
01:56C'est notre question, mais visiblement, pas sa réponse.
01:59J'aimerais que vous me posiez des questions, que vous nous posiez des questions sur la révolution écologique.
02:05Je suis choqué, choqué par la capacité du monde politique et du monde médiatique à zapper.
02:12Eh bien oui, moi, je vais tous les jours vous parler d'écologie pendant cette campagne.
02:20Bon, eh bien pour trouver un candidat qui accepte de répondre à nos questions,
02:25on va tenter notre chance avec Bruno Rotaillot, en Haute-Savoie, au congrès des sapeurs-pompiers.
02:32C'est en belle ascension là.
02:33Je prends un peu de hauteur, oui.
02:35C'est du bien.
02:36Ça ne ferait pas de mal à vos intentions de vote, toujours scotché à 7%.
02:41Heureusement, vous avez le droit à un deuxième tour de nacelle.
02:51En attendant une éventuelle embellie, il est l'heure de faire face aux questions plus terre-à-terre des journalistes
02:57sur les violences des mobilisations lycéennes.
03:00Il y a deux jeunesses.
03:02Il y a cette jeunesse qui s'engage, qui veut éteindre le feu, et il y a une jeunesse qui
03:07veut mettre le feu.
03:08La colère de la jeunesse, elle vient bien de quelque part.
03:12Allez, dites-nous.
03:13Les gauchistes aujourd'hui, là, c'est eux qui ont en réalité déclassé l'enseignement en France.
03:20Ce n'est pas un problème de moyens, c'est d'abord un problème de méthode.
03:23Avoir une méthode et des moyens, le bon cocktail pour emporter cette présidentielle ?
03:33Voilà, c'était le 20-27 du jour Alain Demel.
03:36On va en parler d'abord de cette colère de la jeunesse.
03:40On attend les derniers chiffres dans quelques minutes, puisque Laurent Nunez est en train de faire le point, le ministre
03:44de l'Intérieur en ce moment même.
03:45Depuis le début du mouvement des blocages des lycées, il y a plus de 500 blessés un peu partout en
03:51France.
03:51300 policiers et gendarmes, mais aussi, on en parlait tout à l'heure, 40 proviseurs, 170 jeunes blessés en une
03:59dizaine de jours.
03:59Est-ce que, tout simplement, vous êtes inquiet ?
04:01Oui, bien sûr.
04:03Ce n'est évidemment pas la première fois que j'assiste à ce genre de circonstances.
04:09Quand les lycéens, quand les étudiants aussi d'ailleurs, sont dans la rue, quand ils multiplient les revendications,
04:18quand ils organisent des sittings, quand ils cherchent à bloquer, etc., très vite, non seulement le climat se tend instantanément,
04:27mais en plus, il y a des risques.
04:30Personne n'a envie qu'un lycéen ou qu'un étudiant soit blessé.
04:34Et en même temps, tout le monde n'a pas envie qu'ils puissent bloquer comme ils le veulent.
04:41Donc, ce sont des situations qui sont toujours difficiles à gérer et qui sont toujours des situations à risque.
04:48Moi, j'étais, comme beaucoup de gens de ma génération, assez traumatisé par la mort d'un étudiant à l
04:57'occasion de manifestations de ce genre.
04:59Et à chaque fois, je me dis, pourvu que ça ne recommence pas.
05:03Mais ça peut mal finir.
05:04Il y a déjà eu des jeunes blessés, des policiers blessés.
05:09Aujourd'hui, c'est un policier qui a été roué de coups, quasiment lynché,
05:13alors qu'il se trouvait au sol par un groupe d'hommes au visage masqué.
05:18Ça passait du côté de Belfort.
05:21Ça pourrait basculer ?
05:22En tout cas, ça peut s'enflammer dans ces cas-là.
05:25Il suffit qu'il y ait un malheur qui se produise.
05:27Si le malheureux policier, en question, qui a été agressé,
05:32par exemple, s'il était aujourd'hui en état d'extrême urgence,
05:37le climat pourrait se tendre très vite.
05:40Et symétriquement, évidemment, s'il y avait un élève ou un étudiant
05:43qui se retrouvait avec plusieurs fractures ou quelque chose de ce genre,
05:50ce serait pareil.
05:50Autrement dit, c'est une situation qui est toujours inflammable,
05:53qui peut toujours déraper,
05:56et qui ne peut être gérée qu'avec du sang-froid
06:00du côté de ceux qui ont l'ordre et les moyens.
06:04– Qui est responsable, pour vous, des violences qu'on voit
06:07depuis dix jours en France ?
06:10Le gouvernement, la droite, le Rassemblement national
06:12accusent la France insoumise.
06:14Une partie des manifestants, on en recevait tout à l'heure
06:17sur ce plateau de ceux qui appellent à manifester,
06:19disent non, pas du tout, ce sont les violences policières
06:22et la politique du gouvernement depuis des années
06:24qui nous conduisent aujourd'hui à ça.
06:27Est-ce que vous, très clairement, vous dites
06:29qu'il y a un ou des responsables ?
06:31– Non, je ne dis pas du tout que les insoumis
06:33sont les responsables.
06:34Je pense qu'il y a des étudiants, des lycéens,
06:37a fortiori, qui ont envie de manifester
06:42leur mécontentement, leur fureur, leur incompréhension
06:44ou leur naïveté.
06:46Tout ça peut exister.
06:48Alors qu'ensuite, les militants insoumis
06:52qui peuvent se trouver parmi eux,
06:54évidemment parmi les adolescents,
06:56il y a des militants insoumis,
06:57qu'ils accompagnent le mouvement à ce moment-là,
07:00ou qu'ils s'inscrivent dedans,
07:02ça me paraît vraisemblable.
07:04– Ça ne choque pas que des députés insoumis
07:07viennent devant des lycées et prennent,
07:09donnent de la voix ou appellent à bloquer ?
07:11– Je vais vous dire, ça me choque un peu,
07:15un peu beaucoup,
07:16mais ça ne m'étonne pas du tout
07:18parce que j'ai toujours connu ça.
07:20Quand ce n'était pas des insoumis, c'était d'autres.
07:22Il y a toujours eu des députés
07:24qui, quand il y avait un problème grave
07:29qui se posait concernant des lycéens
07:32et des étudiants,
07:33venaient s'inscrire parmi eux,
07:36à la fois essayer de les entraîner plus loin,
07:39de les récupérer aussi, etc.
07:40Il y a toujours ça.
07:42– Donc on fait mine de redécouvrir ça aujourd'hui
07:44ou à chaque manifestation ?
07:45C'est le petit jeu de la politique ?
07:47– Non, je ne dirais pas du tout
07:48qu'on fait mine d'eux.
07:50C'est parce que ce qui se passe
07:53à partir du moment
07:54où il y a effectivement des groupes
07:58qui contestent, qui veulent bloquer,
08:00et à partir du moment
08:01où on fait intervenir,
08:02comme toujours dans ces cas-là,
08:03les forces de l'ordre,
08:04on sait très bien,
08:05un, que ça peut déraper,
08:06et deux, qu'il y aura des récupérateurs.
08:08Les récupérateurs,
08:10dans toutes les phases sociales
08:12ou sociétales, en l'occurrence,
08:14les récupérateurs sont toujours là.
08:16– L'autre actualité de la semaine,
08:18c'est l'affaire Mediapart-Bardella,
08:21Jean-Denis Bardella accusé
08:22d'avoir tenu des écrits antisémites
08:25quand il était mineur, 17 ans,
08:27ou tout juste majeur, 18 ans,
08:30on est au milieu des années 2010.
08:32Est-ce qu'il y a pour vous
08:33une affaire Bardella ?
08:35– Il y a une affaire
08:36dans la mesure où il y a
08:37un point d'interrogation.
08:39Alors moi, je ne suis pas en train de dire
08:42« il est coupable,
08:44conspulons-le »
08:45et qu'il sorte de la vie publique.
08:48Simplement, il y a des accusations
08:50qui sont portées.
08:51Et donc, la question est de savoir
08:52est-ce que ces accusations
08:53ont un fond ou n'ont pas un fond ?
08:56Est-ce qu'elles peuvent être étayées
08:57ou elles ne le sont pas ?
08:59Est-ce qu'il a effectivement écrit
09:01ou exprimé des idées antisémites
09:04quand il avait 17 ans ou non ?
09:08À partir du moment où il rejette en bloc
09:11tout ce qui lui est imputé,
09:13à partir de ce moment-là,
09:14évidemment, la tension monte d'un cran.
09:18Si, par hypothèse,
09:20mais c'est une hypothèse
09:21qui aurait tout à fait pu se produire.
09:23Il avait dit « mais oui,
09:24j'ai dit des bêtises quand j'avais 17 ans »
09:26parce que quand on a 17 ans,
09:27on a tendance à dire des bêtises
09:29et à exagérer.
09:30Ce qui, d'ailleurs,
09:31n'est pas le propre
09:32d'une sensibilité politique.
09:34C'est vraiment le propre de l'âge
09:35qu'on a tous traversé.
09:37Même si moi, ça y a un certain temps.
09:39Mais aujourd'hui,
09:42la question est de savoir
09:43si maintenant que c'est devenu
09:45un sujet de discussion
09:46sur la place publique,
09:48est-ce qu'il y a un fondement
09:49ou est-ce qu'il n'y a pas un fondement ?
09:50Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est faux ?
09:51Ben voilà.
09:53Lui, il a choisi une position d'intransigeance.
09:56Eh ben, s'il allait fait pour lui,
09:59il a raison,
10:00s'il n'a pas les faits pour lui,
10:02il a tort.
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