- il y a 3 jours
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On va parler d'une autre actualité. Cette question, faut-il s'attendre à un grand retour des gilets jaunes
00:05?
00:05Une date circule sur les réseaux sociaux. C'est le 17 octobre. Les appels à manifester se multiplient en cause.
00:11La vie chère, le prix des carburants, du gaz qui explose. Et au même moment, un gouvernement qui rappelle l
00:17'impérieuse nécessité d'adopter un budget
00:19alors que les prévisions de croissance ont été revues à la baisse. On va tout de suite aller retrouver Benoît
00:23Ruiz.
00:23Vous êtes dans le Var à Montauroux, plus précisément Benoît. Vous êtes à une pompe à essence, c'est ça
00:30Benoît ?
00:31Que vous disent les Français, les automobilistes que vous croisez ?
00:37Alors on a un peu changé. On a pris la direction de la boulangerie parce qu'on avait envie de
00:42voir beaucoup de monde rentrer et sortir.
00:44Et ça a été le cas parce qu'on avait envie de connaître leur avis et leur demander finalement comment
00:48se faire entendre.
00:50Parce que c'est la question que se posent de nombreux varois. Ils subissent cette vie chère, cette augmentation de
00:56l'essence,
00:56mais aussi des courses au supermarché. Et forcément, certains aimeraient se mobiliser.
01:02Alors oui, on l'entend partout. La vie est trop chère. Mais quand on leur demande « Êtes-vous prêts
01:07à aller manifester ? »
01:09Là, tout de suite, les réponses varient. Je vous propose d'écouter quelques clients de cette boulangerie au micro de
01:15Christophe Erlhomme.
01:17Il faut se battre. Il faut faire des manifestations. Il faut mettre les gilets. Oui, oui, oui, absolument.
01:23En plus, nous, les retraités, on a du temps. Donc on peut être volontaire.
01:26Les gilets jaunes, ça a été grandiose. Mais bon, ils n'ont rien fait de spécial.
01:32On subit, on fait comme on peut. Mais voilà, pas aller jusqu'à manifester, c'est pas... Voilà.
01:37D'autres personnes le feront, mais en tout cas, c'est pas notre intention là-dessus.
01:40Si on n'arrive plus à mettre de quoi dans la voiture pour aller travailler, ça va devenir compliqué.
01:46Vous, vous êtes prêts à descendre dans la rue, manifester ?
01:49Écoutez, moi, je suis presque à la retraite. Mais bon, je pense que je vais descendre.
01:54Alors, vous l'avez entendu, des varois tiraillés entre leur envie de montrer au gouvernement leur mécontentement
02:00et d'un autre côté, la difficulté de s'extraire d'un quotidien de plus en plus difficile.
02:07Merci beaucoup. Benoît Ruiz avec Christopher Lhomme.
02:11Quelle solution contre la vie chère ? On va en parler avec nos invités ce soir.
02:16Grégory Doucet, bonsoir.
02:17Bonsoir.
02:18Et bienvenue, maire écologiste de Lyon. Merci d'avoir fait le déplacement.
02:21On est avec Sylvain Maillard, député ensemble pour la République de Paris.
02:25Bonsoir avec Alexander Nicolique, député européen, porte-parole du RN.
02:30Bonsoir et bienvenue.
02:31Et Antoine Oberdorf, journaliste politique à l'opinion.
02:34Je voulais vous faire écouter la réaction de Jordan Bardella.
02:36Lui, il a une idée concernant les prix des carburants.
02:40C'est surtout un aveu d'échec et d'impuissance de la part du gouvernement
02:43qui est un bras d'honneur aux millions de Français qui travaillent
02:47et qui ont besoin de leur véhicule.
02:50Et nous continuons de réclamer une baisse de la fiscalité
02:52comme l'ont fait tous les pays européens autour de nous,
02:55tous nos partenaires européens.
02:56Je vous rappelle qu'il y a 60% de taxes sur les carburants
02:59et que si nous abaissons la TVA de 20% à 5,5%
03:03et que nous annulons les hausses de fiscalité qui ont été mises en œuvre
03:07sur le dernier mandat d'Emmanuel Macron, notamment par Édouard Philippe,
03:10eh bien c'est 20 euros que nous rendons immédiatement
03:12pour un plein de 40 litres à nos compatriotes.
03:16Sylvain Maillard, qu'est-ce que vous répondez à Jordan Bardella
03:18qui dit c'est simple, il faut baisser la taxe ?
03:21Vous trouvez l'argent.
03:22Vous trouvez l'argent.
03:23Vous savez, la dernière fois qu'on a fait une aide massive,
03:25c'était pour l'électricité, c'était 2023,
03:28puisqu'il y avait eu un pic sur le prix de l'électricité,
03:32ça a coûté 50 milliards.
03:34Nous, ce que propose le gouvernement,
03:35et on peut d'ailleurs en discuter,
03:38est-ce que moi j'entends aussi autour de nous
03:39que les grands rouleurs qui ont des petits salaires
03:45peuvent bénéficier d'une aide,
03:47et ça, ça continue, les agriculteurs aussi,
03:51les routiers en partie,
03:53on peut regarder,
03:54et je crois que le gouvernement doit regarder
03:56ce qu'il peut faire pour accompagner,
03:57pour que le plus de Français qui travaillent,
03:59qui ont besoin et qui ont des faibles revenus,
04:01soient accompagnés.
04:03Après, il faut que ce soit très clair,
04:04et je sais que les Français d'ailleurs,
04:05ils vous le disent,
04:06mais en même temps,
04:07c'est bien que les causes d'exogène,
04:08elles viennent en dehors de la France
04:10et que nous subissons une situation...
04:12Donc, on ne peut rien y faire.
04:14C'est ce que je viens de dire
04:14ou ce n'est pas ce que je viens de dire ?
04:16Moi, j'ai dit qu'on doit accompagner.
04:18Et comment ?
04:19On fait déjà un chèque carburant
04:21pour accompagner les grands rouleurs.
04:24Mais visiblement, ce n'est pas suffisant.
04:25Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ?
04:26Certains le touchent.
04:27Peut-être qu'ils peuvent d'ailleurs le toucher
04:30et estimer que ce n'est pas suffisant.
04:32En tout cas, ce qui est certain,
04:33c'est qu'il faut probablement accompagner
04:34plus de Français qui travaillent.
04:36Et donc, voilà.
04:37Après, nous avons les finances.
04:39Vous le savez très bien.
04:40Mais là encore, je vous retourne la question.
04:42Avec quel argent ?
04:43C'est pour ça que c'est le calibrage
04:45qui est très important.
04:46Quelles sont nos marges de manœuvre ?
04:47En tout cas, ce qui est certain,
04:48c'est qu'on n'a pas du tout les moyens
04:49de faire ce que propose Jordan Bardia
04:51qui, en plus, serait inefficace.
04:52Réaction d'Alexandre ?
04:53Alors, si, monsieur.
04:54Parce qu'une baisse de TVA à 5,5%
04:57sur le coût de distribution et le produit,
04:59ça a un coût à peu près aujourd'hui
05:01de l'ordre de 10 à 12 milliards.
05:04Les certificats d'économie d'énergie,
05:06ça rapporte 8 milliards
05:07qui sont basculés ensuite
05:10pour la voiture électrique
05:10ou pour les éoliennes,
05:11par exemple, principalement.
05:12Eh bien, nous, ce qu'on propose,
05:14c'est que ces certificats d'économie d'énergie,
05:15ils servent à financer, justement,
05:17cette baisse de la TVA
05:18et qu'on sorte de mesures idéologiques
05:20parce que là, les Français,
05:21ils n'en peuvent plus.
05:21Donc, vous coupez l'investissement
05:23sur les renouvels, par exemple.
05:25Vous coupez la dégradée ?
05:25Oui, bien sûr, oui.
05:26Oui, bien sûr.
05:27Parce que c'était un échec, en fait.
05:28Vous savez ?
05:29Non, mais on peut en parler longuement.
05:30Parce qu'il y a plein d'idées reçues.
05:31Oui, justement, nous aussi, vous voyez.
05:33Et pour ça, on a besoin du nucléaire.
05:35Il ne fallait pas avoir cette volonté
05:37de descendre à 50%
05:37comme l'avait Édouard Philippe à l'époque.
05:38Non, mais ça, c'est un fromage.
05:40Non, pas du tout.
05:41Non, pas du tout.
05:42Vous savez, si on en parle sérieusement,
05:44mais après, on va peut-être
05:44revenir sur le carburant,
05:45mais vous savez, le nucléaire,
05:47dans les années 70,
05:48on met en place le plan Messmer,
05:49on met 93 milliards sur la table,
05:51ça produit 70%
05:52de l'électricité française aujourd'hui.
05:53On a mis à peu près la même somme
05:54sur le renouvelable,
05:55c'est 10% de l'énergie électrique
05:57aujourd'hui française.
05:58Oui, mais on va revenir sur le carburant.
06:00Parce que moi, je veux bien
06:00qu'on électrifie.
06:01Et ça, c'est un vrai sujet
06:03sur comment on va faire,
06:03justement, pour qu'on soit souverain.
06:05Mais sur le carburant...
06:07Mais c'est l'État qui vous répond,
06:08il vous dit qu'on n'a pas l'argent.
06:09Est-ce que vous trouvez l'argent ?
06:10Si on sort de mesures idéologiques,
06:11notamment par le CE,
06:13et ensuite, vous avez une relance,
06:14justement, avec plus de consommation,
06:15et c'est ce qui vous permet
06:16de financer la TVA à 5,5%.
06:18Pour les Français,
06:19ce n'est pas anodin.
06:20C'est 30 centimes aujourd'hui
06:21sur 30 centimes par litre.
06:22Donc, on n'est pas en train
06:23de parler de quelque chose
06:25d'anodin.
06:25Parce que là, les gens,
06:27ils mettent entre 120 et 170 euros
06:29selon leurs voitures,
06:30pour ceux qui ont des voitures
06:31familiales dans la ruralité,
06:32à chaque fois qu'ils vont faire le plein.
06:33Donc, en fait,
06:34on est dans une situation
06:35où les gens n'en peuvent plus
06:37parce qu'ils ne savent pas
06:37s'ils vont pouvoir aller travailler
06:38et continuer à avoir des loisirs.
06:41On est à la limite du supportable
06:43pour les Français aujourd'hui.
06:44Grégory Doucet,
06:44on va parler de la question du logement.
06:46C'est la raison de votre présence ce soir.
06:48Mais un mot là-dessus.
06:49Est-ce que vous avez cette impression,
06:50partagée par une partie
06:51de la classe politique,
06:52que l'État s'en met plein les poches
06:53et pourrait faire des gestes supplémentaires ?
06:55Non, mais...
06:57Je pense que la caricature
06:59n'est jamais bonne,
07:00surtout sur un sujet
07:01sur lequel les Françaises
07:03et les Français
07:03attendent beaucoup de sérieux.
07:05Personne ne peut se réjouir
07:06des difficultés rencontre les ménages
07:08parce que le prix des carburants
07:10augmente pour des raisons,
07:12comme le disait M. Maillard,
07:13qui sont essentiellement exogènes.
07:15Pour autant, oui,
07:16c'est normal qu'ils attendent
07:17des réponses de notre pays.
07:20Et je crois qu'aujourd'hui,
07:22la question,
07:22ce n'est pas de savoir
07:23si l'État s'en met plein les poches
07:24parce que le prix du carburant
07:26augmente.
07:27Comment est-ce qu'on trouve
07:28des réponses peut-être
07:29conjoncturelles ?
07:30Oui, à court terme.
07:32M. Maillard évoquait
07:33le chèque pour les grongleurs.
07:35Pourquoi pas ?
07:35Mais il faut aussi,
07:36effectivement,
07:37engager de manière
07:38beaucoup plus volontariste
07:39une évolution du parc automobile.
07:41Parce qu'aujourd'hui,
07:42on est quand même
07:43dépendant de sources d'énergie
07:45sur lesquelles on n'a pas la main.
07:46Je veux dire,
07:47le pétrole,
07:48que ce soit de l'essence
07:49ou du gasoil,
07:50aujourd'hui,
07:51on peut dire ce qu'on veut,
07:52ce n'est pas nous
07:53qui fixons le prix.
07:53Ce sont des éléments
07:55tout à fait étrangers
07:56qui fixent le prix.
07:58Et donc,
07:58de ce fait,
07:59nous sommes dépendants.
08:00Je crois qu'il y a
08:00un effort d'accélération
08:03de l'électrification
08:05du parc automobile
08:06qui est nécessaire
08:07à réaliser
08:07si on veut retrouver
08:09de la souveraineté
08:10et si on veut éviter
08:12tout simplement
08:12de dépendre
08:13de ce qui se passe
08:14C'est sur le très long terme.
08:16les Français ont besoin
08:16de réponses.
08:17Maintenant,
08:17c'est toute la difficulté.
08:18C'est pour ça que je vous disais
08:19qu'il y a des éléments
08:20des réponses conjoncturelles
08:21qui sont certainement adoptées.
08:22Mais si vous voulez,
08:23ça fait quand même
08:23beaucoup d'années
08:24qu'on se contente
08:26de mesures très court-termistes
08:27en réunions
08:29sur les transformations structurelles.
08:31Et de fait,
08:33on ne fait que repousser
08:34le problème
08:35d'année en année.
08:36On se retrouve,
08:37là,
08:37cette fois-ci,
08:38avec une crise
08:38qui est liée
08:39au désidérata
08:40d'un président américain
08:42dont personne ne comprend rien
08:43à la politique étrangère.
08:44Et de fait,
08:45c'est nous,
08:46et en l'occurrence,
08:47les ménages français,
08:48qui payent les conséquences
08:49de tout cela.
08:51Mais le vrai sujet
08:52derrière ça,
08:53c'est celui pour lequel
08:54je suis venu sur votre plateau.
08:56C'est le pouvoir d'achat.
08:58Le pouvoir d'achat.
08:59Comment retrouve-t-on
09:00du pouvoir d'achat
09:02dans ce pays ?
09:03Alors,
09:03on peut parler des carburants
09:04et je laisserai
09:05celles et ceux
09:06qui veulent en parler
09:07s'exprimer sur le sujet.
09:09Moi,
09:09en tant que maire,
09:10ma préoccupation,
09:11c'est de trouver
09:12des réponses concrètes
09:13sur les prérogatives
09:14sur lesquelles je peux agir.
09:15Donc, encadrer strictement
09:17les loyers ?
09:18Encadrer les loyers,
09:19strictement,
09:20on dit simplement
09:21encadrer les loyers.
09:22C'est le cas aujourd'hui
09:23sur un certain nombre
09:24de villes en France.
09:25C'est le cas à Lyon,
09:26notamment.
09:26C'est le cas aussi
09:28à Paris
09:29et dans un certain nombre
09:30de communes.
09:31Est-ce que vous êtes
09:31comme Jean-Luc Mélenchon
09:32qui dit qu'il faut envoyer
09:34des brigades
09:34pour contrôler justement
09:35les annonces,
09:37sanctionner les propriétaires ?
09:38Vous allez jusque-là ?
09:39Moi, je ne fais pas
09:41de politique,
09:42je n'exerce pas
09:43mes responsabilités
09:44en me référant
09:45à tel ou tel.
09:46Moi, ce qui m'importe,
09:47c'est de trouver
09:47des réponses concrètes
09:49aux problématiques quotidiennes,
09:51en l'occurrence
09:51des Lyonnaises et des Lyonnais,
09:52puisque je suis maire de Lyon.
09:54Et l'encadrement des loyers,
09:55figurez-vous que
09:56depuis qu'il est mis en place
09:57sur la ville de Lyon,
09:59a permis à
10:00de très nombreux locataires
10:02soit de récupérer
10:05des montants
10:06assez significatifs,
10:07puisque depuis 5 ans,
10:08c'est 1 million d'euros
10:09qui ont été
10:10rétrocédés à des locataires.
10:12Et surtout,
10:13ça empêche
10:14une hausse
10:16inconsidérée
10:16des loyers.
10:17Ça n'a pas fait baisser
10:18les loyers.
10:19Les loyers ont pu
10:19continuer à augmenter
10:20très légèrement,
10:21mais ça a contenu
10:22la hausse.
10:22De ce fait,
10:23les propriétaires ont continué
10:25bien évidemment
10:25à recevoir
10:26le paiement
10:27de leur loyer
10:28et donc la rentabilité
10:30de leur investissement
10:31pour ce qui est
10:31des investisseurs
10:32a été assuré.
10:33Mais les locataires
10:34ont récupéré
10:36du pouvoir
10:37d'achat.
10:37Sur la question
10:38du logement,
10:39Sylvain Maillard,
10:40elle se retrouve
10:40au cœur
10:40de la campagne
10:42également.
10:42Est-ce que vous
10:43partagez
10:44cette idée
10:45d'encadrement
10:45plus strict
10:45des loyers ?
10:46Ça passe par là aussi ?
10:47Moi, je suis un libéral
10:48et donc d'instinct,
10:50on est évidemment
10:51contre ça.
10:52Et pourtant,
10:52pendant la campagne
10:53municipale à Paris,
10:54j'ai pris des positions
10:55très fermes en disant
10:56que je suis pour
10:56l'encadrement des loyers
10:57pour qu'ils continuent
10:58à Paris.
11:00Pas éternellement,
11:00mais je veux qu'ils continuent
11:01encore quelques années.
11:02Pourquoi ?
11:02Parce que si jamais
11:03nous arrêtions
11:05l'encadrement des loyers
11:06qui ne marche pas très bien,
11:07pas parfaitement,
11:08évidemment qu'il faut améliorer
11:09et qu'il faut qu'il soit
11:10plus efficace.
11:11Mais il permet une chose,
11:12c'est d'éviter,
11:14dans un moment de pénurie
11:15comme nous connaissons
11:16à Paris,
11:16moi je suis élu parisien,
11:17un moment de pénurie,
11:18d'éviter l'envolée absolue.
11:20Moi, je veux qu'il y ait
11:20des familles qui restent à Paris,
11:21je veux qu'il y ait des jeunes,
11:22je veux qu'il y ait des étudiants
11:23et pour ça,
11:24il faut garder un prix.
11:25Je ne dis pas
11:26que c'est une solution
11:26parfaite.
11:26Pourquoi le réflexe
11:28d'un libéral,
11:28j'ai du mal à vous suivre,
11:30pourquoi le réflexe
11:30d'un libéral
11:31serait d'encadrer les loyers
11:33plutôt que d'essayer
11:34tout simplement
11:35d'agir sur l'offre
11:36de logements
11:37et de relancer
11:38la construction
11:39de logements,
11:40de tout simplement
11:41donner une possibilité
11:42aux parcs immobiliers
11:42de s'étendre ?
11:44Parce qu'en fait,
11:44je suis parisien.
11:45Et vous en fichez
11:47des autres ?
11:47Non, non,
11:48je ne sais pas,
11:50je m'en fiche des autres,
11:51je réponds,
11:51je suis un élu parisien,
11:52on me pose une question
11:53sur Paris.
11:54Si vous arrivez,
11:56je réponds à la question
11:57qui m'a été posée.
11:58Sur Paris,
11:58si vous trouvez
11:59énormément de fonciers
12:00pour construire,
12:01écoutez,
12:01je vous invite
12:02à trouver une solution.
12:03On a une pénurie
12:05tout simplement
12:05de logements
12:06avec différentes politiques
12:08qui doivent être développées
12:09pour donner un peu d'air,
12:10mais la réalité,
12:11c'est que nous voulons
12:12garder des familles,
12:13nous voulons garder,
12:15arrêter de fermer des classes,
12:16de faire en sorte
12:17qu'il y ait des jeunes,
12:18des moins jeunes
12:19qui vivent dans cette ville
12:19et trouver un...
12:20Et à l'heure actuelle,
12:22nous n'avons pas
12:23la possibilité
12:24sur l'entendement.
12:25La politique qui aurait été menée
12:25par Rachid Adati
12:26si elle était arrivée
12:27à la mairie de Paris
12:28aurait été sensiblement
12:29la même sur le logement
12:30que le maire socialiste
12:31actuel Emmanuel Grégoire.
12:32C'est ce que vous nous dites
12:33en réalité.
12:33Non, nous on arrêtait
12:33de construire du logement social
12:35ou de transformer du privé
12:36en logement social.
12:37Par contre,
12:38on conservait
12:39un certain nombre d'années
12:39l'encadrement des loyers
12:41pour permettre
12:41de sortir en sifflet.
12:42Mais à l'heure actuelle,
12:43nous ne pouvons pas,
12:44malheureusement,
12:45mais c'est ainsi sortir,
12:46sinon les loyers vont exploser.
12:47Vous savez,
12:48je termine juste...
12:49Paris, pardon,
12:50excusez-moi,
12:50mais quand on est élu
12:51dans un territoire,
12:52on le défend.
12:53À Paris,
12:54à l'heure actuelle,
12:54vous avez entre 60 et 80 personnes
12:56qui se présentent
12:57dès que vous mettez
12:58une annonce en ligne
12:59pour un logement.
13:01Grégory Doucet,
13:02on a vu ses appels
13:02à manifester
13:03qui se multiplient.
13:04Il y a une date,
13:05le 17 octobre,
13:06certains disent
13:07que ce sera peut-être
13:08le grand retour
13:09des gilets jaunes.
13:10Comment ça va se solder ?
13:11Comment est-ce que cette colère
13:12va se cristalliser ?
13:13Est-ce que vous imaginez, vous,
13:14un retour de ce mouvement ?
13:17Est-ce que vous le soutenez ?
13:18D'abord,
13:19il faut tout faire
13:20pour écouter cette colère
13:23et je dirais même
13:24faire en sorte
13:24que cette colère
13:25n'atteigne pas
13:26des proportions
13:27qui fassent que
13:28notre pays se déchire.
13:30On a vocation
13:31à répondre
13:32aux problématiques
13:33qui sont soulevées
13:33par ces gens
13:35qui s'inquiètent
13:36sur leur pouvoir d'achat.
13:39Ça peut être sur l'essence.
13:40Moi, je viens ici
13:41vous parler
13:42de l'habitat,
13:43de la difficulté
13:44pour certaines personnes
13:44à tout simplement
13:46payer leur loyer.
13:48M. Maillard nous donnait
13:50des exemples parisiens.
13:51Moi, je peux vous dire
13:51qu'à Lyon,
13:53j'ai des étudiants
13:54qui choisissent
13:54entre payer leur loyer
13:55et faire un troisième repas
13:57dans la journée.
13:59On a des familles
14:00qui n'arrivent plus
14:01à joindre les deux bouts,
14:03qui ronguent sur
14:03tous les autres postes
14:05de leur budget
14:06parce que le loyer
14:07a pris des proportions
14:08trop importantes.
14:09donc on a des réponses
14:11à apporter,
14:11mais des réponses
14:12loin des,
14:13on va dire,
14:15des poncifs
14:16que certains
14:17peuvent partager.
14:21Je vous entendais
14:22à l'instant
14:22parler de l'approche
14:24libérale de M. Maillard
14:24qui, de fait,
14:25contredit aussi
14:26puisque vous soutenez
14:30la régulation
14:30et je m'en réjouis
14:31parce que pour le coup,
14:32on a besoin
14:33qu'au Parlement,
14:34vous le savez,
14:34en novembre prochain,
14:36un texte soit passé
14:40donc je compte sur vous
14:41aussi pour qu'on puisse
14:42prolonger justement
14:43l'expérimentation
14:44de l'encarnement des loyers
14:45mais pour rebondir
14:46sur ce que vous disiez
14:47un peu plus tôt,
14:47vous savez,
14:48à Lyon,
14:48pendant deux décennies,
14:50on a construit.
14:51Donc l'offre s'est développée
14:52de manière,
14:53mais énorme,
14:55vraiment.
14:55Et pourtant,
14:56le coût du logement
14:57n'a cessé d'augmenter,
14:58les loyers
14:59n'ont cessé d'augmenter.
15:00Et donc,
15:00il faut regarder...
15:01L'accessibilité d'accession
15:01à la propriété,
15:02c'est un enjeu,
15:03c'est d'accéder à la propriété.
15:04Il faut regarder la réalité,
15:05il faut regarder les mécanismes
15:06ne passent pas...
15:07Pas d'une fenêtre,
15:09excusez-moi,
15:10pas d'une fenêtre théorique
15:11mais dans la réalité,
15:12comment les choses se passent.
15:13Comment les choses se passent ?
15:14De fait,
15:15eh bien aujourd'hui,
15:16la régulation
15:17qui n'est pas non plus,
15:18je veux dire,
15:19c'est pas une collectivisation
15:20du logement
15:21auquel je crois
15:23très clairement.
15:24Je dis simplement
15:24un peu de régulation
15:26d'un marché
15:26qui ne...
15:27J'avais un peu plus...
15:28Non, je suis désolée
15:30mais vous savez quoi,
15:31on poursuit le débat
15:32juste après
15:33une très courte pause
15:34et on sera rejoints
15:35notamment par un gilet jaune
15:37qui se considère toujours
15:38comme tel,
15:38Jérôme Rodrigues.
15:39Merci Grégory Doucet
15:40d'être venu nous voir.
15:41Merci à vous.
15:42Merci.
15:42Merci.
Commentaires