- il y a 15 heures
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00:00Dans un instant, c'est un candidat, un autre candidat à l'élection présidentielle qui sera avec nous, David Lysnard,
00:04maire de Cannes, candidat déclaré à la présidentielle.
00:07Je le salue, bonsoir. Monsieur Lysnard, on va vous demander vos solutions dans un instant face à la colère des
00:12lycéens, mais d'abord les images du jour.
00:15Avec Hélène Lecomte, ces images, elles nous viennent de Nantes. Hélène, je vous laisse le temps, évidemment, de nous rejoindre.
00:22Nantes, où l'université a été saccagée par des personnes qui bloquaient les lieux depuis plusieurs jours. Les dégâts sont
00:29considérables.
00:30Oui, à l'université de Nantes, une université qui était occupée depuis mercredi, donc depuis plusieurs jours.
00:35Et c'est la présidente de l'université qui, au bout de plusieurs jours, a sollicité le préfet pour lui
00:42demander que les forces de l'ordre interviennent pour débloquer ce bâtiment.
00:47Et les forces de l'ordre sont donc intervenues ce matin. Et d'ailleurs, il y a eu quatre interpellations.
00:51C'est ce que dit également la préfecture.
00:53La préfecture, et on voit ces images, mais la préfecture a posté un certain nombre de photos aussi lorsqu'elle
00:58a annoncé ces interpellations.
00:59Et on voit en effet que les murs ont été tagués, que des ordinateurs ont été dégradés.
01:04Il y avait un couloir rempli, par exemple, de tas de pavés. Des bureaux ont été renversés. Il y avait
01:10des déchets.
01:10Et la présidente de l'université dit « J'ai demandé cette intervention des forces de l'ordre au préfet
01:16parce que la situation, dit-elle, s'était dégradée. »
01:19Et qu'elle a considéré qu'elle devenait inquiétante.
01:21Je vous propose qu'on l'écoute, puisqu'elle a parlé aujourd'hui au micro de BFM.
01:27Il faut vraiment dissocier ce qui s'est passé dans ce bâtiment du mouvement de la jeunesse sur des revendications,
01:32me semble-t-il, qui peuvent être légitimes à bien des égards.
01:35Mais là, ce qu'on a vécu, c'est autre chose. Il faut prendre la mesure quand même de ce
01:39qui s'est passé.
01:40Il y a un étudiant, par exemple, un élu étudiant qui a été menacé de mort avec un couteau.
01:44On a eu des comportements à risque. Les secours ont dû venir. Des collègues ont dû venir sur les lieux
01:48pour voir ce qui se passait.
01:49Moi, j'étais extrêmement inquiète. Un bâtiment, en fait, qui est sur plusieurs étages, par sa configuration, il pouvait y
01:56avoir des chutes.
01:56Il y aurait pu y avoir des blessés. Il y aurait pu y avoir des morts.
02:00Voilà, on précise, lorsqu'il y a ce type de blocus, en effet, c'est le responsable de l'établissement
02:05qui passe par le préfet pour obtenir l'intervention des forces de l'ordre et le déblocage.
02:09Ce bâtiment, il ne pourra rouvrir qu'en janvier. Alors, c'est un bâtiment au sein de l'université qui,
02:13elle, reste fermée jusqu'à lundi.
02:15Et déjà, en 2018, il y avait eu des dégradations et une occupation. À l'époque, les dégâts avaient été
02:22chiffrés à 1 million d'euros.
02:23David Listin, votre réaction ? Des menaces de mort ? Un bâtiment qui va fermer jusqu'en début d'année
02:27prochaine ? Des centaines de milliers d'euros de dégâts.
02:30Votre réaction, tout simplement, à ces images ? Si ça se passait chez vous, à Cannes, vous diriez quoi ?
02:37Que ça se passe chez moi ou pas, ma réaction, elle est la même. C'est que c'est insupportable,
02:40c'est inadmissible.
02:41Vous vous rendez compte ? Les dégâts matériels, mais aussi les dégâts financiers.
02:45C'est-à-dire que, mettez-vous à la place de tous les Français qui rament, qui galèrent, qui payent
02:50des impôts.
02:50Ils vont payer de la TVA, ils vont payer de la fiscalité pour réparer des actes d'abrutis destructeurs.
02:57Et puis, il y a une réalité morale derrière cela. L'université, elle porte bien son nom, c'est l
03:01'accès au savoir.
03:02De quel droit, déjà, on peut bloquer une université ? Il n'y a pas le droit de bloquer une
03:06université.
03:07Alors, la présidente de l'université, je l'ai entendu, je viens de l'entendre. Très bien, ok, je comprends
03:13sa réaction de dépit.
03:14Mais, pardon, c'est aussi cette présidente qui avait pris des positions politiques. Il y en a assez de tout
03:21ça.
03:21L'université, elle doit être impartiale, elle doit être neutre. Parce que, finalement, tous ces gens-là, ils récoltent ce
03:27qu'ils ont semé.
03:27C'est-à-dire la chandille, voilà. Donc, c'est inacceptable et c'est insupportable.
03:32Et face à cela, évidemment, ils retrouvaient des choses qui me paraissent évidentes et de bon sens.
03:38On a le droit de manifester, on a le droit de revendiquer.
03:41On n'a pas le droit d'empêcher les autres d'étudier.
03:43On n'a pas le droit de dégrader des bâtiments.
03:46On n'a pas le droit de faire un blocus.
03:48Je pose la question aussi, parce que je le vois dans ma ville, sur les mouvements de lycéens.
03:52La police municipale a interpellé plusieurs dizaines de casseurs.
03:56On essaie de le faire le plus vite possible.
03:58Et c'est comme ça qu'on arrive un peu à calmer la situation.
04:00Je pense qu'il va falloir, outre le fait de soutenir la police, poser la question quand même des protocoles
04:06d'emploi
04:07et à la prise de décision pour qu'on intervienne au tout début de la crise.
04:12Jamais cette université n'aurait dû être occupée pendant plusieurs jours.
04:15Jamais on devrait laisser bloquer et incendier des lycées.
04:19C'est comme dans toute crise majeure.
04:21Moi, je l'ai vécu, y compris sur les incendies.
04:23Plus on intervient vite, et plus on intervient vite de façon ciblée auprès des éléments violents et perturbateurs,
04:30moins on laisse s'embraser une situation.
04:33Donc c'est tout cela qu'il faut revoir et je pense qu'il y a urgence.
04:37Est-ce que vous dites, David Lissnard, aujourd'hui comme certains, il faut faire payer les casseurs,
04:41ce qui est déjà théoriquement le cas dans la loi, mais aussi leurs parents s'il le faut ?
04:48Oui, il y a longtemps que je le dis, parce que je ne crois qu'à la responsabilité individuelle.
04:53Et là, s'il s'agit de majeure, la loi permet déjà, en tout cas, la réparation civile existe.
05:00Je pense qu'il faut y ajouter une disposition pénale sévère, évidemment.
05:04Mais il n'est pas normal que les contribuables, que l'immense majorité des gens qui font leur vie,
05:10assument des actes, je le répète, je ne veux pas me laisser aller, mais d'abrutis.
05:14Je ne vois pas d'autres mots.
05:16Donc oui, il le faut.
05:17Et lorsqu'ils sont mineurs, soit on revoit l'excuse de minorité,
05:20comme on le propose depuis 4 ans avec Alexandra Martin,
05:24et soit les parents assument pour leurs enfants.
05:27Et ensuite, soit les parents sont solvables, et dans ce cas-là, ils payent,
05:31soit ils ne sont pas solvables, et on déduit des aides sociales les réparations.
05:35Parce que c'est comme cela qu'on retrouvera de la justice et de l'efficacité,
05:40c'est à la fois moral et efficace.
05:43Mais vous savez que certains parents disent, je n'y arrive pas.
05:46Je n'ai plus de contrôle aujourd'hui sur mes enfants.
05:48Ceux-là aussi, il faut les punir ?
05:52Alors, deux choses.
05:54Je ne suis pas sûr qu'on soit avec des enfants dans le cas de l'université de Nantes.
05:58Je n'en sais rien.
06:00Université, pour moi, ça me semble renvoyer à des individus plutôt majeurs.
06:05Mais pour revenir à votre question, j'ai des enfants, évidemment.
06:08Les enfants peuvent faire des bêtises, ils en font tous, on en a fait nous-mêmes.
06:12Mais quand je faisais une bêtise, c'était mes parents qui devaient assumer.
06:15Je venais d'un milieu très simple.
06:16Et chez moi, j'assumais vis-à-vis de mes parents, croyez-moi.
06:18Et je vous assure que ça ne marchait pas si mal que cela.
06:21Donc, ça me paraît tellement évident.
06:23C'est-à-dire, je ne comprends pas l'autre argument.
06:26Pourquoi, malgré toute la difficulté qu'il y a dans la vie,
06:29parce qu'on dit que c'est la société qui doit assumer, c'est nous tous.
06:32Donc, si mes enfants font des bêtises, j'ai un lycéen, et ça peut arriver,
06:36j'en serais extrêmement désolé, mais je ferais tout pour assumer.
06:40Mais en revanche, pourquoi vous, moi et nous tous,
06:43nous payerions pour des personnes qui n'assument pas leurs enfants ?
06:47Et si on rétablissait une vraie responsabilité individuelle,
06:51je pense objectivement qu'on aurait des évolutions de comportementales assez rapides.
06:56Hélène Lecomte a une question pour vous.
06:58Bonsoir, David Lysnard.
06:59Je reviens à ce que vous disiez au début.
07:00Vous dites qu'il faut intervenir dès le début.
07:02Est-ce que ça veut dire que dans votre ville de Cannes,
07:04il n'y a pas eu de blocage de lycée,
07:06ou qu'il y a eu des blocages, mais que, par anticipation peut-être,
07:10en voyant le mouvement qui était en train de naître,
07:12vous aviez discuté avec les chefs d'établissement,
07:14et que vous avez demandé aux chefs d'établissement,
07:15alors libre à eux de le faire ou non,
07:17de faire débloquer tout de suite.
07:19Et puis, on a aussi vu, il y a ces dégradations à Nantes,
07:22qui rendent effectivement les cours impossibles,
07:25mais notamment à Paris,
07:26on a aussi vu sur des blocus,
07:29des jeunes gens qui mettaient des poubelles,
07:31et puis qui allaient les ramener là où ils les avaient prises.
07:33On en a même vu qu'ils balayaient pour nettoyer
07:34lorsque le blocage était terminé en fin de journée.
07:39Oui, c'est une très bonne question.
07:41Après, tout dépend des rapports de force.
07:44Et justement, il faut que le rapport de force soit beaucoup plus favorable à la police.
07:47Donc c'est pour ça qu'il faut intervenir très vite.
07:49C'est exactement le même phénomène lorsqu'il y a des émeutes urbaines,
07:52ou lorsqu'on a eu les victoires du PSG.
07:55Et je pense qu'il y a un vrai problème,
07:56surtout dans les zones comme chez nous,
07:58où on a très peu de police nationale en réalité sur le terrain.
08:01Paris, c'est différent, il y a beaucoup de police nationale.
08:04Mais on l'a vu, moi je l'ai vu devant les lycées,
08:06enfin les policiers nationaux sont très bien,
08:07c'est des gens extrêmement bien formés,
08:09mais ils étaient très peu nombreux,
08:10et ils restaient à 100 mètres du portail du lycée qui était bloqué.
08:13La police municipale, il n'y avait pas d'ordre d'intervention.
08:17Et donc quand la police nationale intervient,
08:19c'est très souvent après des longues minutes
08:22où les jeunes s'agrègent,
08:24et c'est souvent avec des bombes lacrymaux
08:27et des moyens extrêmement violents.
08:29Alors que lorsque l'on arrive à cibler tout de suite
08:32les malveillants, ceux qui détruisent,
08:34on les extrait du groupe et on libère l'accès.
08:36Nous les lycées ont été fermés,
08:38ils ont été rouverts il y a trois jours.
08:40On a fait dans les deux lycées,
08:41il y a huit lycées,
08:42mais il y avait deux lycées particulièrement concernés.
08:45Comme on a créé un rapport de force d'emblée, très tôt,
08:48on a réussi à faire un couloir
08:49qui permettait à une majorité de lycéens
08:51d'entrer dans le lycée et d'aller étudier.
08:54Et on le fait effectivement en lien avec les proviseurs
08:57ou les principaux quant à l'église de collège,
08:58parce qu'on a eu des dégradations aussi sur des collèges.
09:00Il faut qu'on se rende compte
09:03du délitement dans lequel est notre pays quand même.
09:04de voir des gamins qui sont en troisième et en quatrième
09:06et qui se permettent de faire grève.
09:08Le concept de grève pour recevoir du savoir,
09:11c'est déjà un drôle de concept.
09:13David Listin, on voulait aussi recueillir votre réaction
09:16sur ce qui s'est passé ces derniers jours à Paris.
09:19Hélène Lecomte, c'est-à-dire cette image
09:20qui a fait le tour des réseaux sociaux,
09:22de ce policier qui donne un coup de genou
09:24dans la tête d'un manifestant.
09:27Il y a une enquête qui a été confiée à la police des polices.
09:30Est-ce qu'on y voit un peu plus clair, Hélène,
09:31sur ce qui s'est passé précisément ?
09:32Alors, il y a plusieurs choses.
09:33Il y a en effet cette enquête qui a été confiée à l'IGPN.
09:35Et puis, ce jeune homme, il a aussi été placé en garde à vue
09:39pour participation à un attroupement
09:41et il sera jugé ultérieurement.
09:43Donc, il y a plusieurs enquêtes en parallèle.
09:45Et par ailleurs, il a lui-même porté plainte.
09:47Ce qu'il dit, on sait ce qu'il dit, lui, dans sa plainte.
09:50Il dit qu'il a reçu plusieurs coups de matraque,
09:52notamment sur le crâne.
09:53Et ensuite, effectivement, ce coup de genou,
09:56il a été examiné par un médecin.
09:57Et il porte deux plaies au cuir chevelu,
09:59des plaies de 4 centimètres.
10:01Il a vu un médecin précisément dans le cadre de cette garde à vue.
10:04Il y a des douleurs au tibia et au genou droit.
10:07Ce que l'on a, c'est qu'on a cette image.
10:08Il y a une enquête qui est ouverte.
10:10Hier, le préfet de police de Paris a dit,
10:13attention, il faudra regarder au-delà de cette image
10:18le contexte dans lequel ces faits se sont déroulés.
10:21Ce qui est intéressant, c'est que tout à l'heure,
10:23Marc, l'ancienne patronne de la police des polices de l'IGPN,
10:27était avec nous.
10:27Et elle, ce qu'elle dit, c'est quand même très intéressant.
10:29Elle dit, ce coup de genou, ce n'est pas un geste technique.
10:33Ça ne s'apprend pas à l'école de police.
10:34Et ce n'est pas ce qu'on apprend à l'école de police.
10:37Elle dit, le contexte est important.
10:39Mais le contexte, ça ne change pas non plus ce qui s'est passé.
10:42Cette image, David Lissnard, que beaucoup de manifestants ont vue
10:46et relaient en ce moment sur les réseaux sociaux,
10:47est-ce que vous diriez, ce coup de genou dans la tête,
10:50est-ce que vous diriez que c'est une image qui fait mal à la police ?
10:55Bien sûr que ça fait mal, évidemment, à tous les sens du terme d'ailleurs.
10:58Mais ce qu'il faut quand même regarder aussi,
11:01c'est ce qui s'est passé avant.
11:03Ça n'excuse pas si le geste n'est pas un geste, j'allais dire, académique.
11:07Et c'est ce qui semble être le cas.
11:08Mais moi, je ne vais pas rendre jugement comme cela.
11:10Vous comprenez ?
11:12Juste deux ou trois choses qui me paraissent être du bon sens.
11:15D'abord, quand la police intervient, ce n'est pas en primo-intervention.
11:18C'est qu'elle est en réaction à des phénomènes de violence.
11:20Premier élément.
11:22Deuxième élément, on est dans un état droit, il doit y avoir de la proportionnalité.
11:26Donc il faut qu'une enquête interne, qu'on ne puisse pas se laisser aller à ses instincts
11:32lorsqu'on est dépositaire de l'autorité publique.
11:34C'est une évidence.
11:35Et il faut penser à ces centaines et ces milliers de policiers et de gendarmes
11:38qui ont été blessés ces dernières semaines et qui ne se sont pas laissés aller.
11:41Troisième élément, quand on s'attaque à un policier,
11:44parce que j'ai vu d'autres images où on voyait les fins d'intervention et qui étaient violentes
11:47effectivement contre les manifestants, qui sont des casseurs, qui ne sont pas des lycéens.
11:52Ils sont là en tant que casseurs, manifestement, qu'ils soient lycéens, étudiants
11:55ou qu'ils fassent autre chose dans la vie.
11:57Et en l'occurrence, pareil, je veux dire, il ne faut pas excuser la bavure.
12:02On est heureusement une démocratie et un état de droit.
12:04Mais quand vous vous attaquez à un policier, quand vous vous attaquez à un policier,
12:07vous devez vous attendre à avoir mal au tibia ou au genou.
12:10C'est quand même des choses qui me paraissent là aussi évidentes.
12:14Donc il ne s'agit pas d'excuser d'éventuelles déviances si elles sont confirmées de policiers.
12:19Il s'agit de rappeler effectivement le contexte et de dire qu'on ne s'attaque jamais
12:24à un représentant des forces de l'ordre, même s'il nous exaspère.
12:27Ce qui nous est arrivé à tous en voiture ou autre chose.
12:29On ne s'attaque pas à un représentant des forces de l'ordre,
12:31de même qu'on ne s'attaque pas à un professeur ou à un proviseur.
12:33J'ai vu ce professeur qui a été aspergé d'essence à côté d'un incendie.
12:36J'ai vu ces 40 proviseurs qui ont été secoués.
12:40Je ne veux pas dire qu'il ne faut pas analyser ces faits-là
12:42et qu'ils ne doivent pas être jugés par la police.
12:44Je ne me permettrai pas de tomber là-dedans.
12:46Mais objectivement, on doit aussi apporter un soutien aux représentants de l'ordre.
12:51Il en doit apporter un soutien à tous nos enseignants
12:54qui sont dans des situations infernales aujourd'hui.
12:57David Lissnard, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, est sous le feu des critiques.
13:00Certains lui reprochent d'être trop laxiste.
13:03D'autres, au contraire, de donner des consignes trop fermes, trop dures,
13:07y compris quand il s'agit de jeunes et de lycéens.
13:11Question très simple, est-ce que vous considérez qu'il fait le job,
13:14qu'il fait bien son travail aujourd'hui ?
13:22Je répète, moi je pense qu'il fait ce qu'il pense devoir faire.
13:25C'est sûr que ça ne va pas être facile pour lui quand il y a un président de la
13:27République
13:27qui n'a rien dit sur le mal-être des lycéens et des manifestants
13:31et qui s'est contenté de dire depuis l'étranger,
13:33il faut que la police fasse preuve d'empathie.
13:35C'est formidable l'empathie, mais quand vous êtes en maintien de l'ordre,
13:38c'est une notion assez étrange et assez relative, si vous voulez,
13:40que vous avez des black box en face de vous.
13:42Donc je vous imagine que ce n'est pas facile pour le ministre de l'Intérieur.
13:44Je répète ce que j'avais déjà dit à d'autres occasions,
13:48c'est que je crois qu'il faut revoir totalement la doctrine d'intervention de la police
13:53et en particulier la capacité d'intervenir vite et fort et très rapidement
13:57au début des événements.
13:59Parce que plus on laisse pourrir les situations,
14:01plus la répression est massive et moins elle est efficace
14:07et plus elle peut créer ce type de problème.
14:09Donc l'urgence c'est de rétablir l'ordre
14:13et sans du tout nier les difficultés qu'il peut y avoir,
14:16les mal-être de certains lycéens,
14:18le manque de projections qu'on leur donne.
14:20J'aimerais qu'on parle, il y a besoin de leur donner de l'espoir aussi aux jeunes.
14:23Alors justement,
14:23aujourd'hui on leur dit que la planète s'écroule, se casse la gueule.
14:26Ils ont un classement PISA qui fait qu'on est les cancres de l'Europe.
14:30Oui, je vous écoute.
14:31Justement, vous dites qu'il faut donner de l'espoir aux lycéens.
14:33Il y a beaucoup de revendications aujourd'hui.
14:35Les principales, on veut de l'argent en plus.
14:38Certains demandent la modification ou même la suppression de parcours sup.
14:41Vous, président David Lissard, vous faites quoi demain pour éteindre cette colère ?
14:46Sur quelles mesures concrètes vous agissez ?
14:51D'abord,
14:52ce n'est pas un manque de moyens.
14:53C'est une mauvaise affectation des moyens.
14:56L'affectation de 3000
14:58professeurs en urgence
15:00devrait occuper
15:01tous nos débats.
15:03Dans un pays sur-endetté comme la France
15:06et un pays sur-fiscalisé,
15:08on se permet d'avoir, et 3000 c'est-à-dire qu'il y en a
15:10beaucoup d'autres, de payer des gens qui sont
15:11certainement très bien, mais à rester chez eux
15:14sans travailler. Et parce qu'il y a des mouvements
15:16de la rue, tout d'un coup on trouve 3000 professeurs.
15:18Je précise qu'ils ont des heures à faire
15:20dans les établissements à côté de chez eux
15:22quand ils ne sont pas appelés en renfort, David Lissard.
15:23Oui, bien sûr.
15:25Vous n'y croyez pas ?
15:26Bien sûr.
15:28Mais bien sûr que non,
15:29parce que je le sais de l'intérieur,
15:31parce qu'il n'y a même pas de DRH.
15:32Il y a une direction des ressources humaines,
15:33mais qui commande et qui manage et qui donne du sens
15:36à toutes les missions qui sont faites.
15:38Et puis je rappelle qu'une des revendications
15:41de certains lycéens, c'était de dire
15:42on n'a pas de prof dans la classe.
15:44Et moi je le vis, je le sais.
15:46Il y a beaucoup d'absentéisme, il y a beaucoup de manque.
15:47Dans le pays qui dépense le plus.
15:49On dépense 40% de plus dans l'éducation
15:52qu'il y a 25 ans.
15:53Donc le problème c'est un problème d'efficacité.
15:55C'est un problème, comment on a pu dépenser plus d'argent
15:57et devenir les cancres de l'Europe.
15:59Donc on doit redevenir une superpuissance éducative.
16:02Et c'est ce que j'exposerai,
16:03que j'ai déjà commencé à exposer depuis plusieurs mois.
16:06Notamment par, évidemment,
16:08de revoir les programmes
16:09et de libérer les programmes
16:11de toutes les idéologies
16:12qui perturbent tout dans les programmes.
16:15De faire en sorte que le finance,
16:16de créer de la liberté scolaire
16:17et que le financement public
16:18suive le choix des parents
16:19pour créer de l'émulation entre établissements.
16:21Que les enseignants puissent choisir un statut.
16:24Que les chefs d'établissement,
16:25il faut...
16:25Tout ça montre l'échec de la centralisation,
16:28du centralisme,
16:29dont l'éducation nationale
16:30est une des expressions les plus tragiques.
16:33On fait des cancres
16:34et on dépense plus qu'ailleurs.
16:36Et on a une désorganisation totale.
16:37Donc il faut que les chefs d'établissement
16:38aient un vrai pouvoir
16:39de management,
16:40de commandement,
16:41de recrutement.
16:42Et c'est tout cela
16:43qui doit être remis en place.
16:45Parce que les gamins,
16:47là, il va falloir vraiment
16:49qu'on les forme intellectuellement
16:51à s'élever,
16:53à résister
16:54et à dominer
16:55la montée de la machine,
16:57de la robotique,
16:58de l'IA.
16:58Parce qu'on va être encore plus
17:00dans la fabrique des crétins.
17:01Or, nos gamins sont intelligents,
17:02nos gamins.
17:03Évidemment.
17:04Et c'est la première des missions
17:05que l'on a,
17:06c'est de donner
17:06une espérance éducative.
17:08On va parler politique
17:09dans un instant,
17:10même si évidemment
17:10tout cela est très très politique.
17:11Mais on va parler
17:12de votre candidature.
17:13On n'est pas obligés.
17:14Si, si, on va le faire.
17:16Quand vous dites
17:16que ce n'est pas une question de moyens,
17:17la crise actuelle
17:18dans les lycées
17:19et dans les facs.
17:21Est-ce qu'il faut comprendre
17:22que si vous êtes élu président,
17:24il y aura moins d'enseignants
17:25et qu'on pourra faire mieux,
17:27selon vous,
17:27avec moins de profs ?
17:30Ce n'est pas du tout
17:31ce que j'ai dit.
17:31J'ai dit que les enseignants
17:32sont dans leur classe.
17:34Qu'il y aura des vrais plans
17:36de rémunération,
17:38des vrais plans de management.
17:39Enfin, vous savez,
17:40moi, à la mairie de Cannes,
17:41c'est ce que l'on fait,
17:42qui est une ville
17:43qui a assez grosses difficultés,
17:45on a baissé la dette
17:45de 83 millions d'euros.
17:47Chaque année,
17:48on a baissé la dette.
17:49On a augmenté l'investissement.
17:50Et parce qu'on a modernisé
17:52les services,
17:52on essaie de donner
17:53des missions et du sens
17:54au travail des agents.
17:56Il y en a moins
17:56et mieux payés.
17:58Bref, enfin,
17:59un vrai,
18:00du vrai management participatif
18:02dans tous les services
18:03de l'État.
18:04Le problème aujourd'hui,
18:05c'est qu'il y a eu
18:06un affaiblissement
18:07des contenus,
18:09des agendas.
18:10Et je trouve que c'est
18:10une des revendications
18:11d'ailleurs très compréhensibles
18:12de certains lycéens
18:13où on voit qu'il y a parfois
18:14quatre heures de trous
18:15entre des cours,
18:16ce qui n'est pas normal.
18:18et ça, ça vient de la réforme
18:21des lycées de 2019
18:21avec toutes ces options
18:23qui ont créé des trous
18:24énormes dans les plannings.
18:26Qui était la réforme
18:28de Jean-Michel Blanquer.
18:29Totalement abandonnée
18:29comme le sport.
18:31À l'époque,
18:31est-ce que pour vous
18:32la question de la démission
18:33d'Edouard Geffray ?
18:34C'était à l'époque.
18:35David Listin,
18:36est-ce que pour vous
18:36la question de la démission
18:37d'Edouard Geffray
18:38se pose ?
18:41Non, mais j'allais dire
18:43qu'importe.
18:44Je ne sais pas combien
18:44de ministres,
18:45il y en a tous les six mois.
18:46C'est le système
18:47qu'il faut changer.
18:48C'est la gouvernance du système
18:49et c'est l'organisation
18:51de l'éducation nationale.
18:52Donc l'enjeu,
18:54il est évidemment...
18:55On voit bien
18:56qu'on a un gouvernement
18:57dont la seule mission
18:59est de faire durer
19:01la fin du quinquennat
19:02d'Emmanuel Macron.
19:03Donc que ce soit
19:04M. Geffray
19:05qui a des qualités
19:05comme d'autres,
19:06ce n'est pas le sujet.
19:07Le sujet,
19:08c'est que l'on doit
19:10revoir totalement
19:10l'organisation de l'éducation,
19:12analyser ce qui a fonctionné
19:14ailleurs comme en Finlande,
19:15comme dans les Etats baltes
19:16et dans d'autres Etats
19:17et dire que la France
19:19n'a pas une vocation
19:22à être les plus mauvais
19:24de l'Europe,
19:25à mettre toujours plus d'argent
19:26et moins de moyens
19:27sur le terrain
19:28parce que la bureaucratie
19:29a tout bouffé.
19:30Mais c'est pareil
19:30dans l'hôpital,
19:31c'est pareil dans la police.
19:33À l'hôpital,
19:34on dépense plus d'argent
19:34qu'avant.
19:35Il y a eu le Ségur
19:35et on attend aux urgences
19:37plus qu'avant.
19:37Donc, c'est véritablement
19:40un énorme changement
19:42organisationnel
19:42et rationnel
19:43qu'il faut proposer
19:44et moi,
19:44c'est le sens
19:45de ma démarche.
19:46David Lissnard,
19:47on dit parfois
19:47que dans une campagne
19:48présidentielle,
19:48il y a toujours un moment
19:49où le candidat
19:50ou la candidate
19:50fend l'armure.
19:51Je vais tenter
19:53la question,
19:54est-ce qu'il vous est arrivé
19:55vous de faire grève,
19:57de bloquer votre collège,
19:59votre lycée ?
20:00Est-ce qu'il y a eu
20:00des moments
20:00où David Lissnard
20:01s'est rebellé
20:02pour obtenir quelque chose ?
20:07Moi, j'ai passé ma vie
20:08à me rebeller
20:08pour obtenir quelque chose.
20:11Mais pas au collège
20:12ou pas au lycée.
20:13D'ailleurs,
20:13je suis en train
20:13de me rebeller
20:14pour que...
20:16Si, je vous dirai
20:17si vous voulez,
20:17mais qu'importe,
20:17peut-être que mes enfants
20:18m'écoutent,
20:19donc ça m'embête un peu
20:19si vous voulez.
20:21Vous avez peur qu'ils aient...
20:22J'avais un esprit
20:22de contradiction
20:23qui fait que quand
20:24il y avait les grèves,
20:26moi, j'étais uniquement
20:28peut-être par esprit
20:28de contradiction
20:29et second degré,
20:30j'étais le seul
20:30à ne pas faire grève
20:31alors qu'il m'est arrivé
20:31de sécher les cours
20:32le reste du temps.
20:33Mais je n'aurais pas
20:34dû le dire.
20:37Mais aujourd'hui,
20:38je me rebelle
20:38et j'ai très, très envie
20:40de faire gagner
20:43tous les gens
20:43qui veulent s'en sortir
20:44et qui veulent que la France
20:45s'en sorte.
20:45Je me rebelle
20:47alors que je suis
20:48un élu local
20:49et un ancien...
20:50Je viens du monde
20:51du petit commerce
20:51pour gagner la présidentielle
20:53et les législatives
20:54que nous préparons aussi
20:55à Nouvelle Énergie.
20:56Voilà, comme ça,
20:56j'aurais parlé...
20:56Alors, la présidentielle,
20:58justement, on espère
20:58que chez vous,
20:59on a coupé le son de la télé
21:00et je ne voudrais pas
21:00être à l'origine
21:01d'un problème familial.
21:03David Lissard,
21:03Thierry Arnaud,
21:04est là pour vous interroger
21:04sur l'élection présidentielle.
21:06Bonsoir, David Lissard,
21:07vous êtes donc candidat
21:07à cette élection présidentielle
21:08depuis le mois de mars dernier,
21:10crédité de 3 à 5 %
21:11des intentions de vote
21:12dans les sondages.
21:13Vous êtes aussi favorable,
21:14et vous le dites très clairement,
21:16à une grande primaire
21:17de la droite et du centre.
21:19Le problème est que jusqu'ici,
21:20plusieurs des participants potentiels
21:22et en particulier
21:24Édouard Philippe
21:24et Bruno Retailleau,
21:26y sont opposés.
21:28Est-ce que vous continuez
21:29à penser ce soir
21:30qu'une primaire
21:31comme celle-là est possible ?
21:33Et si Édouard Philippe
21:34et Bruno Retailleau
21:35vous écoutent ce soir,
21:36qu'avez-vous envie
21:37de leur dire
21:37pour les convaincre ?
21:41Ce que je dis depuis deux ans
21:42et on en est dans la situation
21:43que j'évoquais,
21:44d'ailleurs Marc Fauvel le sait
21:45parce que je l'avais évoquée
21:46sur son plateau,
21:47c'est-à-dire que la primaire
21:49est encore organisable
21:50et je crois qu'elle est souhaitable
21:52parce qu'elle permet
21:53d'éviter deux choses.
21:55Elle permet d'éviter
21:56la division qui peut faire perdre
21:58et elle permet d'éviter aussi
21:59les compromissions
22:00et les arrangements de notables.
22:02Moi, si vous voulez,
22:02j'ai envie de faire gagner mon projet.
22:05J'ai envie que les gens
22:06puissent le découvrir
22:07et au-delà du projet,
22:09de la personnalité,
22:10enfin bref,
22:10ce que l'on peut faire
22:11pour redresser notre pays.
22:13Et rien n'est mieux
22:14que la démocratie.
22:15Donc, vu qu'il n'y a pas
22:17de leader naturel,
22:18vu que je pense qu'il faut
22:19que ceux qui nous ont gouvernés
22:20ne gouvernent plus,
22:22c'est aussi simple que ça
22:23et notamment depuis dix ans
22:24et ceux qui étaient
22:25dans les gouvernements
22:26de M. Macron,
22:27vu que je pense
22:28qu'il faut proposer
22:30un autre changement,
22:31un changement très fort
22:32et une autre alternative
22:33que ce que propose
22:34l'ERN
22:35qui est très ambiguë
22:36sur beaucoup de sujets
22:37et ce que propose
22:38l'extrême gauche
22:38qui prendra le dessus
22:39sur la gauche
22:40et avec les néofascistes
22:42de LFI
22:42qui sont extrêmement dangereux
22:44pour notre pays,
22:45eh bien que
22:45cette radicalité raisonnable,
22:47la radicalité,
22:48c'est la racine des choses
22:49et le meilleur antidote
22:50à l'extrémisme
22:51et elle est surtout
22:52la meilleure façon
22:53de faire gagner notre pays.
22:54Il faut gagner les élections,
22:55mais c'est une priorité.
22:56Néofasciste,
22:57néofasciste de LFI ?
22:58Encore matériellement,
23:00oui je le pense profondément
23:02parce que quand vous
23:02prenez la violence,
23:06ça veut dire que le fascisme,
23:08vous savez,
23:08c'est quand vous êtes
23:09très étatiste,
23:10d'ailleurs historiquement
23:10c'était le cas,
23:11c'est des mouvements
23:12qui venaient souvent
23:13de la gauche
23:13et contrairement à ce
23:14qu'on nous a raconté
23:15pendant des décennies
23:16et lorsque vous prenez
23:16la violence
23:17et que vous opposez
23:19les personnes
23:19selon des origines
23:20par exemple,
23:21quand j'entends
23:22LFI qui théorise
23:25et son leader
23:26qui dit tout blanc,
23:27tout moche,
23:28pour moi c'est une forme
23:28de racisme.
23:29Lorsque je vois
23:30l'antisémitisme débridé
23:31qu'il y a
23:33dans ces mouvements-là,
23:34je lui dis qu'il y a
23:34des dérives néofascistes
23:36et je pense qu'il voit
23:37des fascistes partout,
23:38il traite tout le monde
23:39de fasciste,
23:39mais il ne voit pas
23:40le premier des fascistes
23:41qui est Jean-Luc Mélenchon.
23:43Mais au-delà de cela,
23:45on ne peut plus gouverner
23:46avec ceux qui nous ont dirigés
23:48et dont de la Macronie
23:49et donc je propose
23:51un changement puissant
23:52par un projet puissant
23:54et avec des personnes nouvelles.
23:55Si cette primaire
23:56n'a pas lieu,
23:57quand et comment
23:58est-ce que la droite
23:59et le centre
24:00désignent leurs champions ?
24:02Est-ce que c'est uniquement
24:03en fonction des sondages ?
24:04Jusqu'à quand la compétition interne
24:06peut se prolonger
24:08sans risquer
24:10une destruction mutuelle
24:11de ces candidatures ?
24:13Quel est le calendrier ?
24:14Quelles sont les modalités
24:14que vous avez en tête ?
24:15Est-ce qu'il s'agit simplement
24:16de désigner à un moment donné,
24:18de reconnaître
24:19que c'est celui
24:19qui est le plus haut
24:20dans les sondages
24:21qui doit être le candidat
24:22et porter les couleurs
24:23de la droite et du centre ?
24:24Et à quel moment,
24:25selon vous,
24:25ce choix doit-il se faire ?
24:29Si c'était les sondages,
24:32Jacques Delors,
24:33Édouard Balladur
24:35et Raymond Barre,
24:36à l'époque,
24:36auraient été élus.
24:37Ça ne marche pas comme ça.
24:39Deuxièmement,
24:39je pense qu'il faut poser la question
24:41à ceux qui refusent la primaire.
24:43Quels sont les bons arguments
24:45qui s'opposeraient
24:46à cette compétition ?
24:48Je le répète,
24:50visent à faire une présélection,
24:52c'est-à-dire un quart de finale
24:53avant la demi-finale.
24:54Parce que tout le reste,
24:55ce ne serait que des arrangements.
24:57Et le problème des arrangements,
24:58c'est qu'ils génèrent
25:01du en même temps.
25:02Ils génèrent un projet
25:03qui ne peut pas redresser le pays.
25:05Le pays, c'est comme une mairie,
25:07c'est comme une entreprise.
25:07Moi, je viens du monde de l'entreprise.
25:08Il faut être cohérent dans l'action.
25:10On sait que tout est difficile.
25:12On sait que les choses
25:12sont toujours plus compliquées.
25:13Mais il n'empêche qu'on doit avoir
25:15de la cohérence
25:16et avec de la constance,
25:17on peut redresser le pays.
25:19Quand faut-il trancher ?
25:20Quand faut-il trancher
25:21avant que ça ne devienne
25:22trop dangereux et trop tard ?
25:25On verra où on en est.
25:29Non, pardonnez-moi,
25:30mais je me permets de dire
25:32qu'il se passe quelque chose
25:33aujourd'hui au temps de ma candidature
25:34et que je vais continuer,
25:36je vais encore accélérer.
25:37à moi d'être meilleur dans les sondages,
25:39à moi de faire les efforts qu'il faut
25:40et je veux faire gagner ce projet.
25:42Donc je propose une primaire.
25:43Si les autres refusent la primaire,
25:44ils nous diront ce qu'ils proposent eux.
25:46Mais moi, je n'irai pas
25:46vers des arrangements.
25:48Et ma rupture,
25:49elle est non seulement
25:51avec les propositions
25:52que j'évoquais tout à l'heure
25:53de l'extrême gauche et du RN,
25:55mais elle est aussi
25:55avec tous les conformistes
25:58technocrates
25:58qui nous expliquent la vie tout le temps,
26:00qui nous disent
26:00qu'ils sont le corps de la sagesse
26:01mais qui ont planté le pays.
26:02Donc je veux proposer,
26:04je souhaite aller jusqu'au bout
26:06de cette proposition
26:07et aujourd'hui,
26:07je suis dans la course moi.
26:09Donc quand vous êtes dans la course,
26:10vous courez quoi.
26:11Donc je cours.
26:12Voilà, quand on est dans la course.
26:14Merci beaucoup David Listard.
26:15On verra ce que devient
26:16de cette proposition de primaire
26:17qui aujourd'hui
26:18ne semble pas faire l'unanimité
26:19chez les autres candidats.
26:20Merci beaucoup David Listard.
26:22Merci Thierry.
26:22Merci Hélène.