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00:00Europe 1, Europe 1, le journal permanent.
00:03Vous écoutez Europe 1, il est 19h29, le rappel des titres avec Frédéric Joncheret.
00:07Bonsoir Hélène, bonsoir à tous.
00:09824 interpellations ont été réalisées depuis lundi en Ile-de-France lors du mouvement de contestation partie des lycées.
00:1585% des personnes arrêtées sont mineures, indiquée la préfecture de police de Paris.
00:2077 policiers ont été par ailleurs blessés.
00:23Aucune revendication ne serait justifiée de tels actes de violence.
00:27Déclaration de la préfète de police déléguée de Marseille.
00:29Les forces de l'ordre ont interpellé un adolescent de 15 ans soupçonné d'être l'auteur qui a utilisé
00:34un spray et un briquet pour brûler le visage d'une femme qui tentait de s'interposer aux dégradations urbaines.
00:39Le 6 octobre est un point de ralliement général, un point de départ et ouvre une série à coup sûr,
00:45affirme Jean-Luc Mélenchon dans une note de blog.
00:47Pour le leader de la France insoumise, la poursuite du mouvement lycéen converge avec le 17 octobre, date d'un
00:53appel massif à une mobilisation générale lancée sur les réseaux sociaux.
00:56La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev.
01:00Moscou avertit que ses forces vont continuer de mener des frappes de représailles massives contre la capitale ukrainienne, ciblée depuis
01:07des semaines.
01:08Et l'Union Bordeaux-Bègles a surclassé Lyon 51-28 en ouverture de la cinquième journée de top 14.
01:13Victoire également de Bayonne sur le stade français 35-32, de Pau à Vannes 43-40, de La Rochelle sur
01:20Clermont 38-13, du Racing sur Perpignan 55-25.
01:24Une soirée qui s'achève avec Castre-Toulouse à 21h sur Canal+.
01:28Merci Frédéric, on vous retrouve à 19h45 pour le journal permanent.
01:36On en parle avec Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant, ainsi qu'Éric Revelle, journaliste.
01:42Vous écoutez Europe 1, il est 19h31.
01:45Continuons de parler de ce blocus des lycées.
01:47Mardi, il y aura une grande journée de mobilisation.
01:50Éric Revelle, est-ce que cela vous inquiète vu l'état des violences ?
01:54On reviendra sur les chiffres après.
01:56Oui, c'est inquiétant.
02:00Alors, le 6 octobre risque d'être un peu le pic des manifestations des lycéens.
02:08Vu la violence à laquelle on a assisté, vu les dégradations, vu la facture globale,
02:13on ne peut être qu'inquiète et on peut être aussi inquiet pour l'intégrité physique des manifestants et des
02:18policiers.
02:20Mais moi, ce qui m'inquiète le plus, je vais vous dire, c'est la déclaration de Jean-Luc Mélenchon.
02:23Jean-Luc Mélenchon a fait une déclaration, alors j'ai oublié le média, sinon je l'aurais cité,
02:27en parlant du 6 octobre et du 17 octobre.
02:30Tout à fait.
02:30Où il y a une grande journée de manifestations organisées par les centrales syndicales.
02:36Ce dont rêve Jean-Luc Mélenchon, à mon sens,
02:38et finalement la façon dont EDFI a encouragé les émeutes auxquelles on a assisté devant nos lycées,
02:44est qu'un apéritif, ce dont rêve Jean-Luc Mélenchon, c'est une convergence des luttes.
02:48C'est-à-dire qu'il rêverait évidemment d'une convergence des luttes où le mouvement lycéen rejoindrait celui des
02:53agriculteurs
02:54qui rejoindrait celui des fonctionnaires.
02:57Mais tout cela, dans l'esprit, à mon avis, du leader de la France insoumise, se fait avec de la
03:01violence.
03:02Parce qu'en réalité, on le voit bien, les députés et les filles qui ont fait le pied de grue
03:08devant les lycées
03:08en encourageant des lycéens, parfois esservelés, de dégrader, de manifester.
03:16En fait, Jean-Luc Mélenchon, il nous donne peut-être, mais c'est l'analyse que je fais et je
03:20l'assume,
03:20il nous donne peut-être un avant-goût de ce que pourraient être, après les élections présidentielles,
03:25le résultat d'un scrutin qui ne plairait pas à la France insoumise.
03:28C'est-à-dire que là, grandeur nature, s'il arrive à faire la convergence des luttes
03:31et que ça se passe plutôt mal dans la rue, alors on saura à quoi s'attendre
03:35si le résultat de l'élection présidentielle n'est pas conforme à la volonté et au souhait de l'ultra
03:42-gauche.
03:42Vous avez évoqué Jean-Luc Mélenchon, je vous repose de l'écouter.
03:45Il attend beaucoup des journées du 6 et du 17 octobre et il se félicite justement de cette jonction des
03:49forces.
03:50La semaine prochaine, on a la manif du 6 octobre.
03:54Moi, j'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque blanc ou un brassard blanc
03:59et à entourer les manifestations pour que...
04:02On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Ousekine
04:06ou dans les années 90 pour protéger.
04:09On a un devoir d'abord de protection à leur égard.
04:13Et je pense que si on le fait, le nombre de ceux qui le feront, ça aidera à ce que
04:19ça se passe bien.
04:20Il y a déjà des gens comme ça qui se sont interposés et à chaque fois ça se passe bien.
04:25Parce que ce n'est pas admissible d'avoir pour seule réponse un déchaînement de violences policières pareilles.
04:33Jean-Michel Salvatore, quel regard vous avez sur justement cette manifestation du 6 octobre ?
04:38Est-ce que vous êtes inquiet ? Est-ce que les propos de Jean-Luc Mélenchon sont complètement à côté
04:41de la plaque ?
04:42Non, je pense qu'il a très bien compris le niveau d'exaspération des Français.
04:48Et il voit bien qu'il y a moyen de coaguler toute une série de mécontentements
04:54qui sont à l'origine assez différents.
04:57Vous avez quand même les lycéens bien sûr,
05:00vous avez tout le mécontentement autour de l'augmentation du prix du carburant,
05:05vous avez les inculteurs qui ne se sont pas encore déclenchés
05:08mais qui connaissent vraiment une crise dramatique après les canicules.
05:12Il y a eu les pêcheurs.
05:12Il y a les pêcheurs.
05:14Vous avez également tous ceux qui sont mécontents du budget qui arrive,
05:17les fonctionnaires puisqu'il va y avoir le gel du point d'indice,
05:22il va y avoir les retraités qui vont être mis à contribution.
05:25Donc en fait, si vous voulez, Jean-Luc Mélenchon, son objectif c'est la révolution,
05:30son objectif c'est la bordélisation du pays.
05:34Et là, je pense qu'il voit bien qu'il y a un alignement de planètes
05:39avec énormément de mécontentements qui peuvent s'ajouter, qui peuvent se coaguler.
05:45Et sur les lycéens, je pense qu'il faut quand même bien avoir à l'esprit
05:48que c'est une crise qui est extrêmement grave.
05:50C'est-à-dire que ce n'est pas une manifestation de lycéens de plus.
05:55Il faut quand même se rendre compte que les chefs d'établissement
05:58ont demandé au ministre de l'Éducation nationale
06:01de fermer les établissements du 5 au 9 octobre.
06:06C'est-à-dire que moi, c'est la première fois que je vois
06:08des directeurs de lycée demander à ce que les établissements ferment
06:14parce que la situation est devenue incontrôlable et très dangereuse.
06:18Rappelons également qu'il y a eu 40 proviseurs blessés.
06:21Et ce qui est extrêmement choquant, c'est qu'on voit bien que Mélenchon,
06:24aujourd'hui, il essaye de jouer le raisonnable en disant oui, casque blanc, etc.
06:29Mais enfin, c'est un pompier pyromène, si vous voulez.
06:33C'est quand même lui qui a déclenché le feu.
06:35Il a envoyé toutes les organisations qui gravitent autour de la France insoumise
06:41pour mettre de l'huile sur le feu au sens propre du terme.
06:44Il a envoyé ses députés.
06:47Il y a quand même entre 40 et 50 élus qui sont venus soutenir les mouvements lycéens.
06:53Certains se sont fait copieusement insulter, d'ailleurs.
06:55Donc là, on est vraiment dans une vraie stratégie du désordre et de la bordélisation
07:00puisque c'est un terme qu'on peut utiliser puisqu'il était inventé par Gérald Darmanin.
07:04Si on avait sur ce plateau un représentant de la France insoumise,
07:07évidemment, il dirait mais non, mais de quoi parlez-vous ?
07:09Nous sommes contre la violence, nous ne sommes pas pour la révolution,
07:12nous ne sommes pas pour le chaos dans la rue.
07:14Mais il n'y a pas d'autre explication de ce qu'elle a en réalité.
07:17Pourquoi ?
07:17Parce que quel est le bénéfice politique dans les urnes
07:21d'avoir la France insoumise qui bordélise à ce point la vie lycéenne ?
07:28Parce qu'en réalité, vous pouvez vous dire,
07:30mais ce que fait les filles devant les caméras,
07:32repris par tous les médias,
07:34bon, à mon avis, ça donne davantage de points au Rassemblement national.
07:40En réalité, cette attitude.
07:41Parce que les Français raisonnables se disent
07:44mais ces gens veulent le chaos.
07:46Eh bien, nous ne voterons pas pour eux.
07:48Donc, je ne vois pas l'intérêt politique de la France insoumise
07:50sauf un, c'est effectivement ce qu'a dit Jean-Michel,
07:53c'est-à-dire que le stade ultime du capitalisme vu par les défis,
07:57c'est la révolution et le chaos dans la rue.
07:59Parce que sinon, politiquement dans les urnes,
08:02Hélène, je ne vois pas quel est le bénéfice que pourrait...
08:05Ah si, c'est Eric, moi je pense que peut-être...
08:08Mais sur un second tour, peut-être.
08:10Oui, mais moi je veux...
08:11Mais pour les électeurs raisonnables qui sont centre-droite,
08:14droite ou droite nationale,
08:16ils constatent le dégât que fait les filles.
08:18Je suis d'accord, mais je pense que Mélenchon ne vise pas l'électorat raisonnable.
08:23Il vise principalement les électorats non raisonnables.
08:28Et en fait, il y en a deux.
08:29Je pense que là, Mélenchon veut faire une OPA sur le vote des jeunes.
08:33Et notamment des jeunes qui ne votent pas aujourd'hui,
08:35mais qui voteront en 2027 et ensuite dans les années qui suivront.
08:38Elle active la majorité électorale à 16 ans d'ailleurs.
08:40Et puis, il y a le vote communautaire qui est aussi très important.
08:43Il faut se souvenir que Mélenchon a raté le deuxième tour à la présidentielle en 2022
08:48parce qu'il lui manquait 400 000 voix.
08:50Et que c'est Coquerel qui lui a dit
08:52« Mais mon vieux, si on avait été chercher le vote communautaire,
08:55tu serais au second tour. »
08:56Donc à mon avis, il y a ces deux objectifs.
08:59À la fois les jeunes qui se sont radicalisés
09:02et puis le vote communautaire qui est très important.
09:04Comment vous analysez la réponse du gouvernement ?
09:07Philippe Devilliers disait hier soir sur CNews
09:09que s'il avait été à la tête du pouvoir,
09:10il aurait décrété l'état d'urgence.
09:12Nous, on a Édouard Geffray, qui est le ministre de l'Éducation nationale,
09:15qui nous parle de démocratie scolaire.
09:17Alors, il a un plan d'action pour accélérer le remplacement des professeurs.
09:21Laurent Nunez, lui, fait des tweets de soutien aux policiers.
09:23Je tiens à rappeler ce chiffre également.
09:26600 policiers et gendarmes blessés depuis le début du mouvement.
09:29C'est une annonce de la porte-parole de la police nationale sur RTL.
09:32Et puis, du côté de la justice, on a Gérald Darmanin.
09:34Alors, on a un peu le sentiment qu'il fait ce qu'il peut.
09:36Il envoie des directions au procureur.
09:38Mais on sait très bien qu'en réalité, c'est complètement perdu d'avance.
09:41Éric Revelle, comment vous jugez la réponse gouvernementale dans son ensemble ?
09:45On voit bien que le gouvernement, qui a tellement de sujets sur la table,
09:50a la trouille, en réalité.
09:51Ils ont la trouille, et ça se comprend.
09:53Jean-Luc Mélenchon, et ce n'est pas un hasard,
09:55cite ce jeune étudiant, Malik Ousekhim, qui en 1986,
10:00en 1986, à l'époque où Charles Pasqua a été ministre de l'Intérieur,
10:04ses mémoires est bonnes,
10:06avait été tabassé sous un porche,
10:09et donc il en était mort, par les fameux voltigeurs à l'époque.
10:12On n'appelait pas ça les bravets, mais on appelait ça les voltigeurs.
10:16Je pense que le gouvernement, évidemment, a la trouille,
10:19et on peut le comprendre, qu'un tel drame se reproduise.
10:22Bon, pour le reste, si vous voulez, il y a des revendications.
10:26Elles ne sont pas toutes en clair.
10:27Alors, moi je vais vous en citer une ou deux que je peux partager,
10:31parce que j'en entends parler.
10:32C'est effectivement le moque de prof dans certaines classes,
10:35et on est encore dans une période à peu près rentrée.
10:37Mais il les tabasse, les profs.
10:39Il les tabasse, oui.
10:40Il tabasse aussi les proviseurs, vous avez raison.
10:43Le fait que...
10:44Mais ce n'est pas d'hier, vous voyez,
10:46qu'on manque de psychologues scolaires, d'infirmiers,
10:49qu'on manque d'accompagnants pour les élèves en situation de handicap,
10:54tout ça est juste.
10:56Mais quand j'entends aujourd'hui cette génération
10:58qui nous explique que travailler de 8h à 18h, c'est horrible.
11:04Vous savez, on cite beaucoup de sportifs
11:06qui prennent des positions politiques.
11:08Moi, je voudrais citer la déclaration de Jimmy Gressier.
11:12Ça ne vous dit rien, mais il est champion du monde d'athlétisme.
11:15Et qu'a-t-il dit au sujet des lycéens ?
11:19Allez-y.
11:20Et ça, les médias classiques n'en parleront pas,
11:23parce que ça ne va pas dans leur sens.
11:24Eh bien, M. Gressier, champion du monde d'athlétisme.
11:27Vous voyez ce que ça représente comme travail
11:29pour être champion du monde d'athlétisme.
11:30Eh bien, il dit, je ne comprends pas qu'on manifeste
11:32parce qu'une journée de 8h à 18h serait devenue insupportable.
11:36À quel moment avons-nous perdu le sens de l'effort,
11:39du respect et des responsabilités ?
11:41Eh bien, voilà un sportif qui prend position,
11:43mais sans doute pas dans le sens mainstream des médias classiques.
11:47Celui-ci, je le cite, Jimmy Gressier, merci M. Gressier,
11:50parce que vous n'entendrez pas parler.
11:52Bien sûr.
11:52Vous n'en entendrez pas parler.
11:53Voilà.
11:54À quel moment a-t-on perdu le goût de l'effort ?
11:57Oui, on avait des devoirs à faire à la maison.
11:59Oui, on allait parfois à la cantine,
12:01on partait à 7h le matin pour aller au lycée, au collège,
12:04et on revenait à 18h le soir.
12:06Bien sûr.
12:07Oui, j'ai pu manifester dans les rues avec des slogans.
12:11Mais que s'est-il passé dans ce pays
12:13pour qu'aujourd'hui, des lycéens...
12:15Mais parfois, ils ont 30 ans, les lycéens,
12:17donc ce n'est pas vraiment des lycéens, si vous voulez.
12:19Non, mais dans les interpellations,
12:20il y a quand même 9 sur 10, ils sont minéraux.
12:22Oui, 85% sont des lycéens, très bien.
12:23Mais que s'est-il passé dans ce pays ?
12:25Mais je peux vous répondre,
12:27les 35 heures ont décrédibilisé la valeur travail, etc.
12:31Donc tout ça arrive d'extrêmement loin, Hélène.
12:33Ça fait 40-50 ans.
12:35Voilà.
12:35Jean-Michel Salvatore.
12:36Je pense qu'il y a aussi un autre sujet.
12:37C'est vrai qu'ils ont la trouque, c'est évident.
12:40Mais il y a un autre sujet,
12:41c'est qu'en fait, ils n'ont pas d'argent.
12:43Et quand vous n'avez pas d'argent,
12:45alors que vous avez des revendications qui peuvent coûter,
12:48par exemple, remplacer les profs absents,
12:54installer de la climatisation,
12:55installer du chauffage, etc.
12:57Ça, ça peut comprendre.
12:58Tout ça, ça coûte très cher.
12:59Et finalement, quand vous écoutez M. Geffrey,
13:01les seules choses qu'il a annoncées,
13:03ce sont des mesures gratuites.
13:05C'est-à-dire des mesures qui ne mangent pas de pain, comme on dit.
13:08Quand il dit, voilà, il faut peut-être...
13:10Il faut peut-être faire un peu plus en matière de démocratie scolaire.
13:13Ça ne coûte pas un rond.
13:14Quand il dit, oui, on va faire une plateforme numérique
13:17où on va demander aux étudiants, aux lycéens,
13:21d'expliquer pourquoi ils ne sont pas contents,
13:23ça ne coûte pas un rond, si vous voulez.
13:25Mais le problème, si vous voulez,
13:26c'est qu'il ne pourra pas satisfaire...
13:28Oui, mais pour une raison très simple, Jean-Michel,
13:30c'est que, comme l'a dit le gouverneur de la Banque de France
13:32en quittant son poste, François Villeroy de Gallo,
13:34il n'y a plus un euro dans les caisses.
13:36Bien sûr, mais c'est ce que je suis en train de dire.
13:37On va peut-être parler du budget.
13:37Il n'y a plus un euro dans les caisses.
13:39Et on est au bord d'une crise de la dette publique française.
13:42Parce qu'on est dans les années 14-10.
13:43Je veux terminer là-dessus.
13:45Parce que, si vous voulez, il n'y a plus d'argent en caisse.
13:48Il y a donc un gouvernement qui a la trouille.
13:50Mais c'est aussi le résultat, si vous voulez,
13:53de 10 ans où il n'y a pas eu de politique d'éducation nationale.
13:56Claire, on a eu Jean-Michel Blanquer qui a tenu 5 ans.
13:59Mais ensuite, on a eu 7 autres ministres.
14:02C'est-à-dire qu'à l'éducation nationale,
14:04on a eu 8 ministres en tout.
14:068 ministres qui, en plus, n'étaient pas d'accord les uns avec les autres.
14:09Vous aviez des ministres qui étaient plutôt pour apprendre les fondamentaux.
14:17Fondamentaux, c'était Blanquer.
14:18Et puis ensuite, vous avez Papandiaï qui avait vraiment une logique
14:21beaucoup plus à gauche.
14:24Belloubet, la même chose, etc.
14:25Donc, on a eu 8 ministres.
14:27Et donc, on a fait de la godille dans le domaine de l'éducation nationale.
14:31Et résultat, les élèves ne savent plus à quel sein se voient.
14:35Ils voient bien qu'il y a une espèce d'effondrement
14:37de l'éducation nationale et de l'État.
14:40D'où ces poussées de violences qui sont d'ailleurs assez inquiétantes.
14:45On l'a dit parce qu'elles étaient violentes.
14:46En fait, là, Jean-Michel Salvatore, on ne peut même plus parler
14:48de manifestations lycéennes.
14:50Il y a un moment donné, là, on est carrément à des émeutes.
14:51Et vous voyez, dans les années 90, quand ils ont donné 4,5 milliards de francs,
14:55quand Jospin a donné ça, effectivement, ça a calmé tout le monde.
14:58Là, je ne suis même pas sûre que s'ils débloquaient une enveloppe,
15:00ça les calmerait tellement le niveau de violence est absolument excessif.
15:03On revient dans un instant avec vous, Jean-Michel Salvatore.
15:05Éric Reveille, il est 19h44.
15:07On parlera, vous avez tout à fait, du budget
15:09ainsi que de la libération de ces millions de barils de pétrole.
15:12Est-ce que le prix va enfin baisser à tout de suite sur Europe 1 ?