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00:00Europe 1, le journal permanent.
00:03Europe 1, il est 19h30, le rappel des titres, c'est avec Frédéric Joncherey.
00:06Rebonsoir Frédéric.
00:07Rebonsoir Hélène, bonsoir à tous.
00:097000 habitants et de nombreux élus ont pris part à une marche à Limoges
00:12après l'incendie volontaire hier de l'hôtel de ville.
00:14Le maire Guillaume Guérin a salué, je cite, les nombreux élus présents
00:18représentant tous les camps républicains,
00:20exception faite de ceux de la France insoumise, largement comptable de ce chaos.
00:25Si Macron continue à jouer le pourrissement,
00:27la situation risque de devenir incontrôlable, estime Jean-Luc Mélenchon.
00:31Le candidat insoumis à la présidentielle affirme également
00:34notre jeunesse a besoin qu'il y ait une bonne fin à cette séquence.
00:38L'autorité de l'État est défiée, réaction de Marine Le Pen depuis son bureau
00:42dans une position présidentielle avec le drapeau tricolore derrière elle.
00:46La candidate Hélène déplore que la République est atteinte,
00:49que nous vivons une crise profonde d'autorité.
00:52Edouard Philippe se pose des questions et aimerait avoir des réponses
00:55sur le niveau du renseignement et le dispositif de maintien de l'ordre
00:59après le niveau, je cite, de violences hallucinantes autour des manifestations.
01:03Une situation nourrie par l'ultra-gauche et la France insoumise, selon lui.
01:07Quelques 2000 interpellations ont été réalisées par les forces de l'ordre,
01:11selon un bilan provisoire du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
01:14Par ailleurs, plus de 600 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés.
01:18Le ministre qui se rendra demain à Marseille.
01:21Et en retrait jusqu'ici, à part un message hier sur X qui a appelé au calme et au respect,
01:25Emmanuel Macron va s'adresser aux Français à 20h.
01:28Une allocution que vous pourrez suivre en direct et en intégralité sur Europe.
01:31Merci Frédéric, on vous retrouve à 19h45 pour le journal permanent.
01:40Toujours avec mes débatteurs Jules Torres et Sébastien Ligné,
01:43nous allons bien sûr continuer de parler de ces violences d'hier qui continuent,
01:46même au moment où on se parle, notamment dans les rues de Paris.
01:49Restez bien avec nous, dans quelques instants nous serons avec Éric Ciotti et le maire UDR de Nice
01:53pour faire un point sur la situation, ce qui s'est passé là-bas et les mesures qu'il souhaite
01:56prendre.
01:58Sébastien Ligné, je voudrais qu'on parle de ces quelques minutes qui nous restent, du gouvernement.
02:02On entend, alors depuis hier soir tous les tweets, etc.
02:05On entend tous les poncifs habituels se rendent sur place, condamnent, rien ne saurait justifier,
02:09on exprime sa solidarité, ils seront poursuivis, on appelle au dialogue, ne se reproduisent jamais.
02:14Bon, déjà au-delà de ça qui est quand même assez insupportable,
02:17je voudrais votre regard de journaliste politique, qu'est-ce qu'Emmanuel Macron peut dire à 20h ?
02:22Qu'est-ce que Laurent Nunez, je rappelle qu'il y a beaucoup, beaucoup de personnalités et de cadres
02:25qui appellent à la démission de Laurent Nunez, du Rassemblement National jusqu'à la France Insoumise
02:30en passant par la gauche, qu'est-ce qu'ils peuvent nous dire ce soir ?
02:34Plus grand-chose, et c'est peut-être ça le plus terrible dans cette séquence,
02:37c'est que l'État français est tellement faible,
02:40en réalité je pense que depuis la guerre d'Algérie, l'État français n'a jamais été aussi faible.
02:44Ce qui est dire beaucoup, parce qu'on parlait d'une situation insurrectionnelle et de guerre civile.
02:49C'est-à-dire qu'on a des ministres, même un président de la République,
02:53dont la parole n'a plus aucune valeur aux yeux des Français,
02:55qui n'ont plus aucun pouvoir.
02:57Et au fond, j'entends l'argument, et évidemment que dans une démocratie normale,
03:01Laurent Nunez, il aurait dû démissionner, mais dès hier soir,
03:04et il devrait être en train de faire ses valises au lieu de parler à la télé.
03:07Mais au fond, ça ne changerait pas grand-chose.
03:09On pourrait changer de ministre de l'Intérieur, mettre un autre ministre de l'Intérieur macroniste.
03:12Au fond, l'enlisement est tellement profond, la déconnexion est tellement profonde,
03:17qu'in fine, on a l'impression que la crise est bien plus grave que cela.
03:21Et c'est terrible, parce qu'en effet, j'entends Laurent Nunez qui tente de trouver toutes les justifications
03:26pour expliquer l'impréparation historique de l'État français,
03:30puisqu'on nous parlait quand même avant la manifestation d'environ 150 000 à 200 000 manifestants,
03:36où on était largement au-dessus de 500 000 minimum,
03:39avec un sous-dispositif policier qu'on a rarement vu dans ce genre de manifestation.
03:46J'ai entendu Gérald Darmanin nous expliquer hier soir
03:48qu'il souhaitait que tous les casseurs soient mis en détention provisoire,
03:53en tout cas ceux qui sont arrêtés pour les délits les plus graves.
03:55On se demande si c'est une parole, une promesse politique,
03:59ou si c'est plutôt un rêve ou un souhait.
04:01Donc on a des politiques, des ministres, un président sans doute ce soir,
04:05qui ne sont que des commentateurs de la vie politique,
04:08un commentateur du désastre, et ça c'est terrifiant.
04:12Un commentateur de la vie politique, Emmanuel Macron, l'était déjà en 2018.
04:16Rappelez-vous, c'était en pleine crise des gilets jaunes,
04:18il faisait ses voeux aux Français entre 2018 et 2019.
04:21Il assurait que l'ordre républicain sera assuré sans complaisance.
04:25Les porte-voix d'une foule haineuse s'en prennent aux élus,
04:28aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs.
04:32L'ordre républicain sera assuré sans complaisance.
04:36Donc Jules Torres, ça sera assuré sans complaisance.
04:38En 2018, il nous disait ça, et puis maintenant, en 2026,
04:41vendredi soir, il était au concert de Céline Dion,
04:43à la veille d'une journée qui s'est avérée catastrophique
04:45pour des milliers, voire des millions de Français.
04:48Non mais le pouvoir est complètement nul, le pouvoir a complètement disparu,
04:51et c'est vrai qu'on a en effet au sommet de l'État des commentateurs.
04:55Je veux quand même dissocier un petit peu la parole du président de la République
04:58qu'on attend à 20h ce soir, celle de son ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
05:02qui avait dit, j'imagine que vous en avez déjà parlé,
05:04mais qui avait quand même dit il y a une dizaine de jours,
05:07que perdre le contrôle, c'est quand vous avez des hordes
05:11qui pillent des magasins et commettent des exactions.
05:13C'était sur France Inter, c'était le 6 octobre dernier.
05:16C'est vous qui dirigez votre émission, chère Hélène.
05:20Donc quand le gouvernement reconnaît le 6 octobre ce qui se passe, le 17,
05:25ça amène normalement dans un pays normal, mais on n'est plus dans un pays normal,
05:28soit la démission du président de la République, soit la démission du ministre de l'Intérieur.
05:32Pour le coup, dans cette séquence, j'imagine qu'il ne peut pas le faire,
05:36mais Sébastien Lecornu a quand même le mérite de pointer du doigt
05:39et de mettre des mots sur une situation de manière bien plus efficace
05:43que celle du ministre de l'Intérieur et du président de la République.
05:45Il a raison, Sébastien Lecornu, de dire qu'il y a deux camps dans ce pays.
05:49Il y a le camp qui soutient les représentants de l'État,
05:52qui soutient les policiers, qui soutient les gendarmes et qui soutient les pompiers,
05:55et de l'autre côté, les casseurs et les pillards.
05:57Mais je veux qu'on arrête quand même avec une chose, c'est de dire que c'est une minorité.
06:00Quand on voit le préfet des Bouches-du-Rhône, donc le préfet de Marseille,
06:03il y a quelques minutes, nous dire qu'il recense 30 000 pillards,
06:07ce n'est pas rien, 30 000 pillards à la seule échelle de Marseille.
06:11On peut donc considérer, sans prendre trop, en prenant des pincettes,
06:16qu'on est à plusieurs centaines de milliers de pillards.
06:19Donc évidemment qu'ils n'iront pas en prison.
06:21On a déjà quasiment 150% de surpopulation carcérale dans notre pays.
06:26Donc le sujet, c'est que va faire l'État pour éviter cela et que ça arrive à nouveau.
06:30Vous écoutez Europe 1, il est 19h36.
06:32Avec Jules Torres et Sébastien, nous accueillons Éric Ciotti, maire UDR de Nice.
06:36Bonsoir, M. le maire.
06:37Bonsoir.
06:38Que s'est-il passé à Nice hier ?
06:41Des images ont tourné sur les réseaux sociaux,
06:43des images qu'on n'avait quasiment jamais vues dans cette ville.
06:45Quel est l'état de la situation, Éric Ciotti ?
06:48Nous avons été touchés comme toutes les grandes villes de France.
06:53Je dirais même un peu moins parce qu'aucune de nos institutions
06:59n'a été détruites.
07:03Nous avons su les protéger et les préserver.
07:07Mais nous déplorons aujourd'hui 16 commerces pillés, vandalisés, dégradés.
07:14Nous déplorons 10 policiers nationaux et municipaux blessés,
07:19dont un commandant de la police nationale qui a été grièvement blessé.
07:24Hier, à la tête de la manifestation, se trouvaient un millier de casseurs, de barbares
07:33qui étaient là pour en découdre.
07:35Et finalement, la manifestation n'était qu'un prétexte.
07:38Et on voit bien que cette manifestation au plan national n'est qu'un prétexte
07:42pour créer une forme d'insurrection de chien-lits organisée par M. Mélenchon et ses sbires.
07:50Et nous voyons bien aussi qu'il y a des connexions avec des réseaux islamistes.
07:55Nous voyons qu'il y a des connexions avec des réseaux de narcotrafiquants
07:58puisque le poste de police municipale du quartier des Moulins
08:02et la caméra de vidéos de surveillance qui avait été installée
08:06pour combattre le dernier point de deal du quartier des Moulins,
08:09là où avait eu une fusillade au mois de mai,
08:11ont été pris pour cible.
08:13Et ils ont été pris pour cible par les dealers.
08:16Donc il y a des connexions entre ces...
08:19Et c'est pour cela que j'ai demandé la saisine du Parti national antiterroriste
08:25parce que quand on veut tuer un policier,
08:28quand on veut tuer un policier volontairement,
08:31c'est une tentative d'assassinat.
08:33Quand on détruit une mairie comme ce fut le cas à Limoges
08:36avec quelque part le symbole de l'effondrement du Beffroi
08:40qui est le signe presque de l'effondrement de la République,
08:44quand on s'attaque à une préfecture comme à Bordeaux,
08:47eh bien c'est la République qu'on attaque.
08:50Et tout ça, ce n'est pas une expression d'une manifestation normale.
08:55Ce sont des actes de terroristes, ce sont des actes criminels.
08:59Ils doivent être sanctionnés, condamnés comme cela.
09:02Est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a anticipé ces violences ?
09:06Et ma deuxième question, est-ce que comme par exemple beaucoup de cadres
09:09au Rassemblement National, vous appelez à la démission de Laurent Nunez ?
09:13Sur l'anticipation, poser la question, c'est y répondre.
09:16Naturellement, l'anticipation n'était pas à la hauteur,
09:19ni au niveau du renseignement, ni au niveau des moyens
09:23qui ont été déployés dans ma ville.
09:26Depuis hier, il n'y a pas de force de CRS.
09:28Hier, au début de la manifestation, ce qui est la source des problèmes,
09:33la compagnie républicaine de sécurité qui était en service à Nice
09:37a été déplacée en urgence à Marseille.
09:39Donc elle est partie trop tôt de Nice et elle arrivait trop tard à Marseille.
09:44Là, aujourd'hui, ce matin, on avait une force de CRS,
09:47elle a été enlevée en début d'après-midi.
09:50Donc notre ville ne peut compter que sur une trentaine d'effectifs
09:54de la police nationale qui ont été extraordinairement courageux,
09:58notamment la compagnie d'intervention,
10:00et sur notre police municipale,
10:02où une centaine d'agents ont été affectés à ces missions,
10:07alors que ce n'est pas leur rôle premier.
10:09Nous avons défendu des commerces,
10:12nous avons défendu des institutions
10:14contre l'expression d'une forme de barbarie.
10:17Mais les moyens ne sont pas là,
10:19contrairement au discours que l'on entend depuis des années.
10:23En tout cas, ce qui se passe aujourd'hui,
10:25c'est le signe de l'échec cinglant de ceux qui nous gouvernent.
10:30Ceux qui nous gouvernent sont quelque part incapables de diriger ce pays.
10:34Ils doivent partir.
10:36Il n'est pas simplement un ministre,
10:38parce que si M. Mnunet s'en va,
10:40il sera remplacé par l'expression de la même forme d'incapacité.
10:46Parce que ce sont les mêmes discours.
10:48Aujourd'hui, ceux qui doivent partir,
10:50ce sont ceux qui nous gouvernent.
10:52Les tenants de ce système qui a mis la France en faillite.
10:55En faillite sécuritaire,
10:57mais aussi en faillite financière.
10:59Comment ces gens peuvent-ils encore gouverner ?
11:02Mais ce qui me met en colère,
11:03c'est qu'ils sont là depuis 2024.
11:05Ils dénoncent aujourd'hui avec une forme d'hypocrisie LFI,
11:09alors qu'ils se sont alliés pour rester au pouvoir avec LFI.
11:13Ne l'oublions jamais.
11:14Moi, j'aimerais qu'on revienne, s'il vous plaît,
11:16sur la sociologie des casseurs.
11:18Vous avez mentionné notamment des liens
11:20avec des islamistes, avec des narcotrafiquants.
11:23Mais en réalité, qui sont-ils dans une ville
11:25qui n'est pas la vôtre, comme une ville comme Bordeaux ?
11:27On se rend compte que 40% des interpellations,
11:28c'était quand même des mineurs.
11:30Donc, manifestement, des gens qui sont peut-être aussi des lycéens.
11:33Est-ce que vous avez un mélange de lycéens,
11:35d'antifas, de personnes issues des quartiers populaires ?
11:38Peut-être, comme vous l'avez dit,
11:39si vous avez des éléments qui le prouvent,
11:41des liens avec des narcotrafiquants,
11:42des liens avec des islamistes.
11:43Ça avait notamment été prouvé par Nora Bussini
11:45lors des blocus des lycéens.
11:47Mais en fait, c'est quoi ?
11:48C'est un cocktail de l'extrême-gauche
11:50et ils ont tous décidé de sortir en même temps ?
11:52Ceux qui ont allumé la mèche,
11:54ce sont les groupuscules d'extrême-gauche.
11:58D'accord.
11:58Je demande que ces groupuscules
12:02soient inscrits sur la liste
12:03des organisations antiterroristes
12:07qui est inscrite aujourd'hui
12:09par les instances de l'Union Européenne.
12:11Je demande également leur dissolution.
12:15Mais on voit bien que
12:16ceux qui ont allumé la mèche,
12:19ce sont les tenants de l'extrême-gauche,
12:22tous soutenus par les élus LSI.
12:27Et derrière tout cela,
12:28il y a bien sûr les racailles des quartiers,
12:32il y a ceux qui sont là pour casser,
12:35il y a ceux qui sont là pour piller,
12:38pour en profiter.
12:39Et il y a aussi,
12:41ne nous cachons pas derrière la vérité,
12:43il y a beaucoup de jeunes
12:45issus de l'immigration.
12:46Et on paye aussi la réalité
12:49d'une immigration de masse
12:50avec des jeunes
12:52qui sont sans doute juridiquement français,
12:54mais que l'on n'a pas su
12:56intégrer à la République.
12:58Et quand je vois le ministre de l'Éducation
13:00qui a refusé ma proposition
13:02d'installer un drapeau tricolore
13:04pour faciliter l'intégration
13:05et l'adhésion à la République française
13:07dans les écoles,
13:09eh bien, on voit bien
13:10où on en est arrivé
13:11quand on a honte du drapeau français
13:13au risque de faire peur
13:15à certaines communautés.
13:17C'est ce à quoi
13:18n'est aujourd'hui arrivé
13:21le gouvernement macroniste
13:22qui nous dirige.
13:23Un immense merci Eric Ciotti
13:25de nous avoir rejoint
13:26dans Europe 1 Soir,
13:27maire UDR de Nice,
13:28Sébastien Ligny,
13:28Jules Torres,
13:29nous restons ensemble.
13:30Nous allons évidemment continuer
13:31de parler de la responsabilité
13:33du gouvernement
13:33et je vous rappelle
13:35qu'à 20h,
13:35l'allocation d'Emmanuel Macron,
13:37vous pourrez la suivre en intégralité
13:38sur Europe 1.
13:39A tout de suite.
13:40Europe 1 Soir
13:42Sous-titrage Société Radio-Canada

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