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00:00Disons là, Europe 1, le journal permanent.
00:03Vous écoutez Europe 1, il est 19h30, le rappel des titres, c'est avec Frédéric Joncheret.
00:07Rebonsoir Frédéric.
00:08Rebonsoir Hélène, bonsoir à tous.
00:09K.O. dans plusieurs villes de France, le pays a vu la mobilisation sociale dérivée en affrontements, pillages et dégradations.
00:16Des centaines d'interpellations ont été menées jusqu'ici dans tout le pays, dont 191 à Paris.
00:2190% des interpellés sont majeurs.
00:23La résidence officielle de la préfète de Gironde a été saccagée en marge de la mobilisation
00:28et le raid a été déclenché pour assister les forces de l'ordre.
00:31La préfète Sophie Brocas a condamné avec la plus grande fermeté les dégradations commises en ce lieu
00:36et le pillage de commerce en centre-ville.
00:38Plus de 300 manifestants sont parvenus à se rassembler en fin d'après-midi dans le bas des Champs-Elysées,
00:44secteur pourtant interdit à la manifestation qui approche de lieux de pouvoir.
00:48Des manifestants ont forcé plusieurs entrées de la mairie de Lille
00:51et certains ont réussi à pénétrer en saccageant une partie des locaux avant de s'enfuir rapidement.
00:56Et nous apprenons que l'hôtel de ville de Limoges est incendié également.
01:01Plus de 500 000 personnes ont participé aux actions et défilés organisés partout en France, selon la CGT.
01:07Le gouvernement doit arrêter de réprimer et répondre immédiatement aux revendications sociales indiquées le syndicat.
01:13Et un manifestant a eu la main arrachée à Saint-Etienne par une grenade policière lancée par les forces de
01:18l'ordre.
01:19Selon les premiers éléments, le manifestant a ramassé la grenade à la main.
01:23Merci Frédéric, on vous retrouve à 19h45 pour le journal permanent.
01:31Toujours avec mes débatteurs Sabrina Medjeber, essayiste et Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant,
01:37nous accueillons Éric Tecner, directeur de la rédaction du Média Frontière.
01:41Bonsoir Éric.
01:42Bonsoir Éric.
01:43Alors une équipe de 100% Frontière a été violemment agressée aujourd'hui dans le cadre des manifestations du 17
01:49octobre.
01:49Votre agent de sécurité a été frappé au sol.
01:52Vous avez également annoncé que vous alliez porter plainte.
01:55Que s'est-il passé Éric Tecner ?
01:57Écoutez, il s'est passé quelque chose d'absolument fou.
01:59Ça veut dire que nous, on a plusieurs équipes qui sont mobilisées toute la journée.
02:03Évidemment, à chaque fois, sur chaque équipe, on est obligé d'avoir quatre agents de sécurité.
02:06C'est vous dire le niveau de violence auquel on s'attendait.
02:09Et en fait, il y avait notamment Guillaume Foucteau et Charles Rigaud qui sont sortis aux abords de Porte-Saint
02:14-Denis.
02:14C'était en début d'après-midi.
02:16Mais à ce moment-là, ils ont été poursuivis sur près de 200 mètres par 200 individus.
02:21Donc en fait, qui les ont reconnus directement.
02:23Ils s'en sont pris à un agent de sécurité.
02:25L'agent de sécurité, il est tombé au sol.
02:27À ce moment-là, ils lui ont asséné des coups de pied à la tête.
02:30Plusieurs coups de pied à la tête.
02:32Ils ont lancé également des jets de bouteilles de verre sur nos différents journalistes.
02:37Il faut savoir aujourd'hui que l'agent de sécurité, il a une déchirure au molet.
02:41Ils ont eu extrêmement peur.
02:42Et évidemment, toute l'équipe a dû se réfugier dans un restaurant.
02:46Ils ont dû se cacher dans les toilettes.
02:48Ils ont dû y passer près de deux heures.
02:49Parce qu'en fait, ils ont appelé la police.
02:51Mais la police, évidemment, vu qu'elle était surmobilisée sur l'ensemble de Paris,
02:55elle n'a pas pu venir.
02:56Mais ils se sont retrouvés dans cet état de situation, en effet,
02:59avec un agent de sécurité blessé.
03:02Et avec toute l'équipe, en effet, qui a vécu quelque chose
03:05qui n'était pas arrivé ces trois dernières semaines.
03:07C'est-à-dire qu'on a vraiment passé un cap dans la violence.
03:09Je rappelle également que Charles Rigaud et Guillaume Foucteau avaient bien sûr été touchés,
03:12notamment pendant la Ligue des Champions, la demi-finale et la finale.
03:15Charles Rigaud s'était notamment retrouvé à l'hôpital.
03:18Sur X, Eric Tecner, vous dites,
03:19je n'attends plus rien de l'État qui est toujours absent,
03:21jamais au rendez-vous, sauf pour nous poursuivre en justice.
03:23La violence est là, on la vit au quotidien.
03:25Et c'est l'extrême-gauche qui en est directement l'auteur.
03:27N'oublions pas.
03:28Est-ce qu'Eric Tecner, parfois, vous vous dites que, en fait,
03:31le danger est tel que maintenant,
03:33on n'en verra plus nos journalistes sur le terrain.
03:35Est-ce que le danger n'est pas trop grand quand on voit les horreurs qui se sont passées aujourd
03:38'hui ?
03:39Non, nous, on va continuer.
03:41C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a des équipes qui sont en place de la République.
03:43Jordan Florentin également s'est fait prendre à partie toute la journée.
03:47L'objectif, évidemment, c'est de continuer.
03:49Mais c'est certain, on continue sans le support de l'État.
03:51C'est-à-dire que nous, on n'a jamais une de nos plaintes
03:54qui est suivie par le ministère de l'Intérieur.
03:57Laurent Nunez ou ses équipes, ils ne vont pas nous contacter aujourd'hui.
04:00C'est-à-dire qu'en fait, on est extrêmement délaissés, finalement, sur le terrain.
04:03Mais on est obligés de le faire. Pourquoi ?
04:05Parce qu'en fait, les militants d'extrême-gauche aujourd'hui, qui sont ultra-violents,
04:08ils ont fait des clips de rap contre les équipes de frontières.
04:12Systématiquement, ils appellent à s'en prendre la frontière.
04:14On voit également comment ils s'en sont pris aux différents bureaux de CNews d'Europe 1.
04:17Et donc, c'est un climat d'une extrême-violence.
04:19Mais en effet, l'État n'est pas là.
04:21C'est-à-dire qu'à aucun moment, on ne se sent défendu, on ne se sent soutenu.
04:25Et moi, ce qui me fait peur, c'est qu'aujourd'hui, en fait,
04:27l'équipe qui a été prise à partie porte de Saint-Denis avec un agent de sécurité,
04:33nos agents de sécu, il y en a quatre, ils sont 1,90 m, ils sont agréés,
04:38ils sont spécialisés là-dedans, ils sont traumatisés.
04:41C'est-à-dire que nous, on est dans une situation, Hélène,
04:43où même nos agents de sécurité ont du mal à se dire s'ils vont revenir faire le travail la
04:48semaine prochaine.
04:49Et de nombreuses agences de sécurité refusent de nous suivre aujourd'hui
04:52parce qu'elles disent, en fait, c'est un climat d'une violence qui est inédite, qui est historique.
04:57Et on a peur, en effet, qu'à un moment, ça bascule dans autre chose
05:00parce que la semaine dernière, c'était encore plus violent que la semaine d'avant.
05:04Et bien aujourd'hui, on a passé un cap dans la violence
05:06et on a peur que ça continue dans les jours à venir.
05:08Un immense merci, Éric Tegner, directeur de la rédaction du Média Frontière,
05:12d'être venu dans Europe un soir, évidemment.
05:13Tout notre soutien à votre rédaction, bien sûr, et de ne lâcher absolument rien.
05:18Merci, Éric.
05:19Sabrina Medjeber, on est sur Europe 1, il est 19h35.
05:23On sait très bien que la soirée va être extrêmement difficile.
05:26Les images, vous me le disiez pendant la pause, sont absolument un regardable.
05:29Moi, c'est vrai, quand j'ai regardé les images, notamment,
05:31il y avait des CRS qui se soumettaient sur le côté à Paris,
05:34qui étaient justement un de leurs confrères, évidemment,
05:36qui étaient complètement blessés, ça se voit qu'ils étaient épuisés,
05:39ils se sont assis, etc.
05:40En fait, c'est inregardable.
05:41Tout est parti d'une vidéo TikTok.
05:43Tout est parti d'une vidéo TikTok où, en fait, vous aviez une personne,
05:46elle a été publiée au début du mois de septembre,
05:48mais appelée à la mobilisation à cette date.
05:50Et en fait, vous avez l'intégralité des revendications
05:52qui peuvent être, évidemment, légitimes de plein de corps professionnels
05:55qui a été, mais vraiment, mais pris en otage, en fait,
05:59par l'extrême-gauche qui, aujourd'hui, a décidé de mettre le chaos en France.
06:03Oui, oui, absolument, ma chère Hélène.
06:05Au départ, certaines revendications étaient légitimes.
06:09Elles se sont d'ailleurs, pour certaines, faites dans le cas de concertation intelligente.
06:13Mais, en effet, l'extrême-gauche a fait une OPA sur ce mouvement.
06:17On a tout de suite vu, par exemple, M. Bali Bagayoko se rendre devant...
06:21Tête de cortège avec Mélenchon.
06:23Absolument, qui était, en effet, un tête de cortège avec Jean-Luc Mélenchon...
06:26Pas Jean-Luc Mélenchon tout à l'heure, mais Manon Aubry, Gabriel Catala...
06:29Ah, mais il y a eu un moment où ils étaient à côté,
06:31il y avait Mathilde Panot, Jean-Luc Mélenchon, Bali Bagayoko aussi.
06:33En tout cas, ce qui est sûr, c'est que la France Insoumise
06:37a fait une OPA sur ce mouvement au départ lycéen.
06:41Et vous voyez la manière dont tout ce mouvement s'est ruisselé
06:44dans le chaos que l'on a vu toute la journée
06:48entre une sorte d'imbrication du palestinisme.
06:51Alors, la France a reconnu la Palestine,
06:53mais visiblement, la Palestine ne reconnaît pas la France,
06:55voire elle l'attaque.
06:56Ça, c'est une petite parenthèse pour mon jugement personnel.
06:59Donc, oui, l'imbrication entre le mouvement palestiniste,
07:03l'intifada, et les antifas, les Black Blocs,
07:06les fameux Black Blocs,
07:07qui ont fait une sorte de John Venture,
07:09une sorte de fusion-acquisition.
07:11C'est ce que voulait Mélenchon.
07:13Exactement.
07:13Et le pari a été réussi.
07:15Et malheureusement, c'est la jeunesse qui est prise en étau
07:17parce que certains voudraient étudier,
07:19certains ont des revendications légitimes,
07:20certains voudraient continuer à aller travailler correctement
07:24dans leurs lycées et universités.
07:25Mais la journée d'aujourd'hui,
07:27qui est celle d'un mouvement de contestation beaucoup plus large,
07:31elle a été réellement segmentée entre des cortèges
07:34qui ont été très bien organisés,
07:35je pense à la CGT, avec de vraies contingences,
07:38et parallèlement à cela, en effet,
07:40des guérillas sporadiques
07:42qui sont venues se joindre,
07:44s'annexer à ces mouvements de contestation populaire,
07:49ce qui a donné, en effet,
07:50évidemment, nos forces de l'ordre complètement agressées.
07:53J'ai vu, par exemple,
07:53qu'une cheminée a été balancée du haut d'un toit.
07:57On a vu plusieurs forces de l'ordre blessées,
08:00leurs collègues leur venir en aide.
08:01Et puis, on a surtout vu quelque chose d'absolument inédit,
08:04je pense,
08:05l'attaque de deux organes de presse,
08:08à savoir Europe 1 et CNews ce matin,
08:10ce qui n'était jamais arrivé,
08:11ainsi que l'attaque de la mairie de Marseille.
08:14Et là, nous voyons, il y a à peu près une demi-heure,
08:17la mairie de Limoges en feu.
08:19Donc, la situation est cataclysmique,
08:20la situation est chaotique.
08:22Et j'espère, comme l'a dit tout à l'heure M. David Leraud,
08:25que nos politiques auront le courage et la vertu
08:28de mettre fin à ce chaos qui gangrène toute la France.
08:32Et malheureusement, je crains que cela ne fera que commencer.
08:34Je voulais qu'on parle notamment de l'extrême gauche.
08:37Je rappelle à nos auditeurs, pour ceux qui nous rejoignent,
08:38que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé les images des violences.
08:41Mais alors, pour lui, c'est la faute des chaînes d'info.
08:43Voilà, parce qu'en fait, il nous dit
08:44qu'il y a des dizaines de milliers de gens qui défilent calmement.
08:46Alors oui, bien sûr, c'est vrai.
08:48Il y a eu des cortèges où, effectivement, vous n'avez pas de violences.
08:50Maintenant, ce n'est pas parce que vous dites ça
08:51qu'en fait, tout simplement, les violences, elles n'existent pas.
08:53que, justement, les saccages des mairies n'existent pas.
08:55En fait, il y a l'un qui n'annule pas l'autre.
08:57Mais Jean-Michel Salvatore, au-delà de la France insoumise,
09:00moi, j'aimerais parler aussi de, justement,
09:02cette extrême gauche dont on ne parle jamais
09:03et qu'on ne met jamais dans le même sac.
09:05À savoir, par exemple, quelqu'un comme Marine Tondelier.
09:07Alors non, les mots ne sont pas aussi violents
09:09qu'un Jean-Luc Mélenchon.
09:10Mais Marine Tondelier a posté une photo.
09:12C'était en début d'après-midi.
09:13Elle sortait de Gare du Nord, bien sûr,
09:15là où elle habite dans le nord de la France.
09:16Et il y a un tweet dont je ne me remets pas.
09:18Elle dit
09:18« Bien arrivé à Paris pour un week-end militant.
09:21Rendez-vous à 14h à République pour la manif tant attendue.
09:23Entre parenthèses, sans les enfants, évidemment,
09:26vu l'odeur de lacrymogène qui remonte déjà le magenta.
09:29À comprendre, évidemment, le boulevard magenta
09:30qui est à côté de la Gare du Nord.
09:31C'est-à-dire qu'en fait, vous avez des personnalités
09:33aujourd'hui à gauche,
09:34et on va écouter Marine Tondelier dans un instant,
09:36mais qui sont, je veux dire, dans un déni qui est tel.
09:39Elle était présente et elle a dénoncé
09:40le doctrine du maintien de l'ordre dans ce pays.
09:42Je vous propose d'écouter Marine Tondelier.
09:45Évidemment qu'à la fin,
09:46je veux bien appeler au calme si vous voulez,
09:48mais les appels au calme,
09:49c'est du gouvernement qui doit venir.
09:50Quand on parle de violences urbaines,
09:54ça permet de sortir du cadre de base
09:56de la réflexion,
09:57parce qu'on n'est pas dans un droit de manifester,
09:58on est dans des violences urbaines.
09:59Donc, il faut faire attention aussi à ça.
10:01Moi, je ne cherche d'excuses à personne,
10:02mais en fait, j'en ai ras-le-bol
10:03de la doctrine du maintien de l'ordre dans ce pays.
10:05Il faut la revoir, et vite,
10:07parce que ça finit par être une atteinte
10:08aux libertés publiques.
10:09Et en plus, ça met tout le monde en danger,
10:11les manifestants et les policiers.
10:13Comment on peut aujourd'hui dire,
10:15Jean-Michel Salvatore,
10:16avec les images que nous voyons
10:17justement sur les chaînes d'information,
10:19avec les réseaux sociaux,
10:20avec la réalité de la violence
10:21de ce qui s'est passé aujourd'hui,
10:22que de toute façon,
10:23c'est la faute des flics.
10:24Et puis de toute façon,
10:24on ne va pas amener nos enfants
10:25parce qu'il y a des odeurs de lacryment.
10:26Parce que moi, j'ai quand même un peu le sentiment,
10:28si vous voulez,
10:28qu'ils ont joué aux apprentis sorciers.
10:30Quand je dis ils,
10:31c'est Marine Tondelier,
10:32c'est Sandrine Rousseau,
10:33c'est Jean-Luc Mélenchon,
10:34c'est tous ces élus de LFI
10:37qu'on a vus en soutien
10:38des manifestations de lycéens.
10:41Ils ont joué aux apprentis sorciers
10:42et là, c'est l'ultra-gauche
10:44qui est en train de prendre le pouvoir sur la rue.
10:47Et il faut quand même dire les choses comme elles sont,
10:49ça pose un énorme problème politique.
10:52Bien sûr,
10:53aujourd'hui,
10:53ça a été un événement social
10:54parce qu'il y a eu beaucoup de monde
10:55pour protester
10:58contre le pouvoir d'achat,
10:59pour le pouvoir d'achat.
11:01C'est un événement sécuritaire
11:02parce qu'il y a énormément de troubles,
11:04mais ça pose un problème politique.
11:06On ne peut pas continuer
11:07jusqu'à la présidentielle
11:08à vivre au rythme
11:10de ces manifestations ultra-violentes,
11:12au rythme de ces saccages,
11:15au rythme de ces pillages,
11:16au risque même de ces attaques,
11:18comme je le disais tout à l'heure,
11:19des symboles de la République.
11:20Quand on voit qu'en ce moment même,
11:22la mairie de Limoges
11:24est en train de brûler,
11:25que celles de Lille,
11:26que celles de Marseille
11:28ont été attaquées,
11:29là, on voit bien
11:30qu'il y a une tentation
11:31vraiment de chaos,
11:36de révolution.
11:37Il faut quand même dire les choses
11:37comme elles sont.
11:38Et là, le pouvoir politique
11:40doit prendre la mesure
11:41de tout cela.
11:43Emmanuel Macron ne peut pas
11:44revenir lundi matin
11:46au bureau
11:47comme si de rien n'était.
11:48Il va falloir qu'il trouve
11:50des solutions.
11:51Il va falloir qu'il prenne
11:51des initiatives,
11:52à la fois pour réprimer
11:54tout ce qui a été fait,
11:55sans doute aussi pour répondre
11:57aux questions de pouvoir d'achat.
11:58Et le problème qu'on a aujourd'hui
11:59avec Emmanuel Macron,
12:00c'est qu'on voit bien
12:01qu'aujourd'hui,
12:02ce qui s'est installé en France,
12:03c'est le chaos.
12:04Mais depuis quelques semaines,
12:07on sait aussi que
12:08non seulement il y a du chaos,
12:10mais il y a aussi la faillite.
12:11Et finalement,
12:13Emmanuel Macron
12:13est face
12:14à ce bilan
12:16de chaos
12:16et de faillite.
12:18Et moi,
12:19la journée n'est pas finie,
12:20mais moi,
12:21je considère qu'aujourd'hui,
12:23ce jour,
12:24finalement,
12:24c'est sans doute,
12:25ce 17 octobre,
12:27c'est sans doute
12:28le jour noir
12:28du macronisme,
12:29parce que là,
12:30tout est en train
12:31de péter,
12:32d'exploser
12:33en même temps.
12:34Et c'est extrêmement grave.
12:35Il ne faut pas oublier,
12:36la journée n'est pas terminée.
12:38Et souvenez-vous
12:38de ce que nous disait
12:39tout à l'heure
12:40David Lérault,
12:41lorsqu'on fera le bilan
12:42demain à midi,
12:44le bilan sera catastrophique.
12:46Parce que là,
12:46on va découvrir
12:47l'ampleur des dégâts
12:49qui va être absolument
12:50considérable.
12:51Sabrina Medjéba,
12:52vous avez une minute
12:52pour réagir.
12:53Oui,
12:53je m'inscris par don en faux,
12:55mon cher,
12:55parce que je me souviens
12:57qu'en 2023,
12:58quand les violences urbaines
12:59à la suite de la mort de Naël
13:01ont émaillé 533 villes,
13:03coûtait plus d'un milliard
13:04aux contribuables,
13:05il s'était donné 100 jours
13:06pour réfléchir
13:07à ce phénomène
13:08et il en avait conclu
13:08que c'était l'oisiveté
13:09qui avait amené les jeunes
13:12à...
13:12Ben oui,
13:13c'est le début des vacances.
13:13Il s'ennuie,
13:14Sabrina.
13:15Absolument,
13:15il avait remis même en cause
13:16la réforme blanquer
13:17et puis quant à une réaction
13:19politique vive,
13:20ferme et idoine
13:21à la situation,
13:23en tout cas à la résolution
13:23de cette situation,
13:25Emmanuel Macron,
13:25il lui reste à peine six mois
13:26donc je ne crois pas
13:27que du jour au lendemain,
13:28il se réveille pour remettre
13:29de l'ordre dans ce pays.
13:30Saprida,
13:31on ne peut pas ne rien faire
13:34et attendre l'élection présidentielle
13:36parce que ça ira de mal en pie.
13:38Mais on va en discuter
13:39dans un instant,
13:39Jean-Michel Salvatore,
13:40on reviendra sur le centre.
13:42Sabrina Medjeber
13:42et Jean-Michel Salvatore,
13:43on se retrouve dans un instant
13:44et évidemment,
13:45on parlera aussi d'Emmanuel Macron
13:46de cette responsabilité du centre.
13:48Est-ce que le gouvernement
13:48a bien anticipé
13:49ce qui se passe aujourd'hui ?
13:50Ne bougez pas
13:51à tous sur Europe 1.
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