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00:00Sont là, Europe 1, le journal permanent.
00:03Vous écoutez Europe 1, il est 19h29, le journal permanent, c'est avec Frédéric Joncheret.
00:07Rebonsoir Frédéric.
00:08Rebonsoir Hélène, bonsoir à tous.
00:09Le jeu du chat et de la souris a débuté avant même la tombée de la nuit à Paris ou
00:13encore à Marseille.
00:14Les cortèges officiels ont défilé dans le calme dans le pays avec 410 000 manifestants dans la rue, selon le
00:20ministère de l'Intérieur.
00:21Près de 800 000 selon la CGT.
00:23Mais depuis la fin des mobilisations, plusieurs villes sont sous tension.
00:26Dans la capitale, plus de 500 casseurs ont défié les forces de l'ordre cour de Vincennes avant d'être
00:32refoulées portes de Vincennes.
00:33Ils s'en sont pris entre autres à une concession auto ou encore un bureau de tabac.
00:38Auparavant, 110 000 personnes ont pris part au cortège à Paris dans le calme entre les portes d'Italie et
00:42de Vincennes, selon la préfecture de police.
00:45Plus de 3 000 contrôles ont été réalisés et 65 personnes interpellées.
00:49Des scènes de violence se produisent donc dans plusieurs villes du pays, comme à Marseille où des feux sont déclenchés
00:54et des projectiles jetés sur les forces de l'ordre.
00:56A Nantes, la police parle de dégradation et de pillage.
00:59Même chose du côté de Bordeaux.
01:01Jordan Bardella a réélu président du Rassemblement national avec près de 99% des voix.
01:06Le RN a ouvert son congrès à Orléans cet après-midi.
01:10Il se poursuivra demain avec le premier grand meeting de campagne de Marine Le Pen.
01:14Ajoutons que ce matin, entre 16 000 et 26 000 manifestants ont défilé contre le RN dans le calme.
01:20Et puis un rappel, nous changeons d'heure cette nuit.
01:22Vous allez gagner une heure de sommeil en plus.
01:25A 3 heures du matin, il sera 2 heures.
01:27Merci Frédéric, on vous retrouve à 19h45 pour le journal permanent.
01:35Toujours avec mes débatteurs Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant, ainsi qu'Éric Revelle, journaliste.
01:40Nous accueillons Didier Gonzales, maire LR de Villeneuve-le-Roi.
01:44Bonsoir.
01:46Bonsoir.
01:46Alors je le rappelle, en 2023, lors des émeutes après la mort de Noël, votre mairie dans le Val-de
01:51-Marne est partie en fumée.
01:53Depuis 3 ans, vous travaillez dans un préfabriqué.
01:56Le chantier n'a pas commencé.
01:58Et alors le préfet a enfin validé, hier soir, son dédommagement.
02:023 ans d'attente.
02:03C'est quelques jours, notamment après votre passage dans les médias,
02:06notamment dans 100% Frontières, sur ces news chez Gauthier-le-Brette,
02:09que le préfet a validé le dédommagement de votre mairie.
02:12Donc, M. le maire, faut-il désormais faire du bruit pour obtenir ce que l'État doit aux communes ?
02:16Mais je crois, je crois bien, malheureusement.
02:203 ans d'attente où ces silences radio, si ce n'est qu'on est en permanence sollicité pour renouveler
02:28le dossier,
02:29le mettre à jour, actualiser, etc., etc.
02:32Et au bout du compte, il ne se passe rien.
02:35Les services sont éclatés sur plusieurs lieux.
02:41Les employés communaux travaillent évidemment dans des conditions absolument déplorables.
02:46vous l'avez rappelé, dans des barraquements.
02:49Donc, tout ça était parfaitement invraisemblable.
02:55Et puis, il a fallu les émeutes saison 2
03:00pour que j'ai franchement l'impression de passer aux oubliettes,
03:05puisque moi, j'étais émeute saison 1, celle de 2023.
03:10Et que, de ce fait, il a fallu la mobilisation, d'abord sur Europe 1, chez vous,
03:15avec Pierre Devineau et vous-même.
03:17Et puis, sur ces news, avec encore vous,
03:20et puis Eric Tegner et Gauthier Levrette, bref,
03:24plus le Figaro.
03:25Et je le dis, merci aux médias du groupe Bolloré,
03:32puisque, en définitive, grâce à votre mobilisation,
03:35eh bien, d'une part, vous avez permis qu'on entende ce dossier
03:40et que l'État en prenne enfin conscience.
03:42Et puis, deuxièmement, merci pour votre formidable efficacité,
03:47parce qu'au bout du compte, quatre jours après,
03:50j'avais un appel du préfet qui m'assurait que toutes ces démarches
03:54permettaient d'aboutir au versement, comme convenu,
03:59des sommes du fonds émeute,
04:01alors même que ma ville n'y était strictement pour rien,
04:05dans ces fameuses émeutes de 2023.
04:09Donc, c'était vraiment à l'État de venir au secours de la ville.
04:12Mais, monsieur le maire, merci pour vos mots,
04:14mais c'est vrai que c'est quand même proprement hallucinant d'entendre ça.
04:17C'est-à-dire qu'en fait, il y a vraiment,
04:18et on est obligé aujourd'hui d'avoir une pression médiatique
04:20pour obtenir quoi que ce soit.
04:22Est-ce que vous pouvez nous rappeler les faits
04:23qui s'étaient passés justement pendant les émeutes en 2023 ?
04:26Et surtout, oui, nous dire en fait la tannée que ça a été depuis trois ans
04:31quand vous vous embêtez effectivement à remplir,
04:33j'imagine, un nombre de fichiers administratifs insupportables.
04:36Surtout que je le rappelle, vous aviez été reçu par Gabriel Attal à l'époque
04:39qui vous avait assuré que ça allait arriver très vite.
04:42Exactement.
04:43C'est-à-dire qu'à l'époque, Gabriel Attal,
04:46juste après l'incendie de la mairie,
04:49parce qu'il faut quand même savoir que j'ai subi deux incendies
04:53l'un derrière l'autre
04:55et le saccage complet par ces fameux sauvages émeutiers.
05:02Et donc, ils s'en sont pris au CCAS,
05:07c'est-à-dire le Centre Communal d'Action Sociale
05:09qui se trouve au rez-de-chaussée de la mairie.
05:11Donc, inutile de vous dire qu'attaquer de nuit un CCAS,
05:15il ne faut être vraiment que des chevaliers baillards.
05:19À 40, avec des barres de fer, voilà ce qui s'est produit.
05:22Et donc, ils ont tout saccagé, ils ont mis le feu.
05:24À la suite de quoi, j'ai été reçu par Gabriel Attal,
05:30le Premier ministre de l'époque,
05:32qui m'assurait qu'il y aurait un total soutien, etc.
05:36J'ai même déjeuné, avant tout va bien.
05:39À la suite de quoi, eh bien, plus de son ou quasiment plus,
05:44puisqu'à chaque fois que je suis obligé de revenir auprès de la DGCL,
05:50la Direction Générale des Collectivités Locales,
05:52puisque c'est de son niveau, le préfet, lui, transmettant le dossier,
05:57à chaque fois, on me dit, écoutez, voilà, il faut un papier bleu,
06:01je donne le papier bleu, il faut le papier rouge, je donne le papier rouge.
06:04C'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça ?
06:05Il faut, exactement, on est même arrivé à ce que le préfet,
06:10qui est en l'occurrence le préfectuel,
06:12qui a pris pleinement conscience des choses,
06:14il est même venu sur place, me dit, non, mais écoutez,
06:16on va scinder, du coup, puisqu'on n'y arrive pas avec le fonds émeute.
06:20Bon, pourtant, il porte bien son nom, voilà.
06:22Bon, on n'y arrive pas, donc on va passer par le fonds vert.
06:26Alors, fonds vert, j'ai l'impression de faire les espaces verts,
06:29tout va bien.
06:30Vous faites rire nos deux chroniques, c'est vrai que c'est insupportable,
06:32c'est dingue.
06:34Voilà, alors bon, de toute façon, c'est de l'argent de l'État
06:37et de l'argent promis, donc très bien, ok.
06:41Alors, donc, moi, j'accepte le fonds vert,
06:43du coup, je fais un dossier fonds vert,
06:45alors je touche un petit peu du fonds vert,
06:47à la suite de quoi, il me manque quand même du fonds émeute,
06:50parce qu'au bout du compte,
06:52je n'y arrive pas financièrement,
06:54et donc on ne peut pas déclencher les travaux,
06:55et la situation reste à l'identique,
06:58comme ça, sur trois ans.
07:00Voilà, donc,
07:02si vous voulez,
07:04l'histoire est...
07:06Enfin, et j'essaye de mettre ça au passé,
07:09parce que si vous voulez...
07:11Vous avez eu une bonne nouvelle hier, oui.
07:13Voilà, c'est ça, j'ai eu une bonne nouvelle,
07:15on m'appelle, on me dit à m'écouter,
07:17voilà,
07:19finalement, il y a eu une ligne qui s'est trouvée,
07:22qui s'est ouverte,
07:24donc on a retrouvé du fonds émeute,
07:26après, on a retrouvé la septième compagnie,
07:29et là, on a retrouvé du fonds émeute.
07:32Donc, voilà,
07:33voilà où nous en sommes.
07:34Donc, j'ai une déclaration,
07:36j'ai un appel téléphonique du préfet,
07:38je lui fais confiance,
07:39parce qu'il est venu sur place,
07:41j'ai aucune raison de l'accabler,
07:44puisqu'en définitive,
07:45il faut que ça vienne du siège du gouvernement,
07:50puisque c'est la DGCL qui débloque le crédit,
07:53il m'assure qu'on l'a lui-même appelé
07:56pour débloquer les crédits,
07:58bon,
08:00voilà,
08:00je ne doute pas qu'on me traîne encore très longtemps,
08:05puisque lui s'est empressé de rajouter
08:07que c'était incessant sous peu.
08:12Monsieur le maire,
08:12j'ai une dernière petite question,
08:14vous avez prévenu le maire de Limoges,
08:15à qui, on le rappelle,
08:16la mairie a été brûlée entièrement
08:19le samedi dernier,
08:20samedi 17 octobre,
08:21vous l'avez prévenu qu'il n'en était
08:22qu'au début du commencement des festivités,
08:24qu'est-ce que vous lui conseillez aujourd'hui,
08:26du coup,
08:26c'est-à-dire,
08:27il faut faire pression dans les médias, quoi.
08:29Mais, c'est-à-dire que,
08:31j'ai envie de lui dire,
08:32s'il veut,
08:33tout dépend de sa stratégie,
08:37s'il est d'une nature confiante
08:39et qu'il a envie de perdre du temps,
08:42bon, voilà,
08:42sinon,
08:43qu'il fasse comme moi,
08:44maintenant,
08:45c'est un avis aux élus locaux,
08:48vous avez la recette,
08:49si vous voulez que vos dossiers avancent,
08:51allez-y, quoi, voilà.
08:52Parce que c'est un peu difficile,
08:54mais,
08:54c'est difficile,
08:56mais qu'est-ce que vous voulez,
08:57les faits sont là, quoi.
08:58Voilà,
08:58les faits sont là.
08:59Un très grand merci,
09:00Didier Gonzales,
09:01maire et l'air de Villeneuve-le-Roi,
09:02d'être venu dans Europe un soir,
09:04Jean-Michel Salvatore,
09:05Éric Level,
09:06c'est vrai que c'est des histoires de dingue,
09:08et moi,
09:08je pense à tous ces commerçants,
09:10à toutes les personnes
09:10qui ont été impactées,
09:12en fait,
09:12où ils vont attendre les assurances,
09:14il va falloir remplir les formulaires,
09:15il va falloir faire ci,
09:16il va falloir faire ça,
09:17et en fait,
09:18au chemin de croix économique,
09:20notamment,
09:20qui attendent toutes ces personnes-là
09:21pour reconstruire,
09:22on sait qu'une vitrine,
09:23c'est pas des milliers d'euros,
09:24je veux dire,
09:25ça va être un chemin de croix
09:26pour tellement de monde,
09:27et les élus locaux,
09:28évidemment,
09:28aussi en première ligne.
09:29Oui,
09:30c'est vrai que ce qui est exaspérant,
09:31c'est que quand un drame comme ça se produit,
09:34on voit les ministres accourir,
09:38avec tout un tas de gens autour,
09:40à faire des promesses,
09:41à faire des grandes déclarations,
09:42la main sur le cœur,
09:45et puis finalement,
09:46les choses traînent,
09:48ça s'enlise,
09:49et si on n'a pas la tenacité
09:52de Didier Gonzales,
09:54finalement,
09:55il ne se passe rien.
09:56Donc,
09:57c'est ça qui est absolument exaspérant,
09:59si vous voulez,
09:59c'est cette espèce d'attrait
10:01pour l'effet d'annonce
10:02devant les caméras,
10:03et puis en fait,
10:04il ne se passe rien,
10:05et ça,
10:05je pense que ça fait partie
10:06des choses qui exaspèrent les Français.
10:08Et donc,
10:08Eric Revelle,
10:09maintenant,
10:09si vous êtes un commerçant,
10:10si vous êtes un élu local,
10:11ce qu'il faut,
10:11c'est aller dans les médias,
10:12c'est le seul truc qui fait avancer les dossiers.
10:14Oui,
10:14quand on écoute le maire,
10:15c'est exactement ça,
10:16alors vous ne nous en veuillez pas trop,
10:17j'espère,
10:18on riait un peu nerveusement.
10:19Ah non,
10:19mais pas du tout,
10:20mais bien sûr,
10:20vous avez raison.
10:21Parce que devant les méandres
10:23administrataux,
10:23technico,
10:25berciennes,
10:26mais il faut arrêter de rire,
10:28parce que je rappelle quand même
10:29que le fonds émeute,
10:29il est alimenté par les assureurs,
10:32et que les assureurs
10:34répercutent sur le prime
10:35de nos assurances,
10:37l'alimentation
10:38en partie de ce fonds émeute.
10:39Ça veut dire que
10:40vous avez des émeutiers
10:41qui vont brûler une mairie,
10:43qui vont détruire des commerces,
10:45on fait appel au fonds émeute,
10:46qui est fournie en partie par qui ?
10:49Par les bons contribuables
10:50que nous sommes.
10:51Voilà, c'est ça la France.
10:52Et Eric Revelle,
10:53vous avez la parole,
10:53je vous propose de la garder
10:54quand on voit ce qui s'est passé,
10:56donc là sortons du côté
10:57élu local,
10:57collectivité locale,
10:58moi je vais parler des commerçants,
10:59on en parlera évidemment
11:00après la pause aussi,
11:01mais les planches de bois
11:02sur les vitrines,
11:03les rideaux baissés,
11:04les logos masqués
11:05pour décourager les pires,
11:06c'est vrai qu'aujourd'hui,
11:07dans la ville de Paris,
11:08en l'occurrence,
11:09tout était absolument barricadé,
11:10et je sais qu'ailleurs en France,
11:11c'était évidemment le cas aussi.
11:13On était vraiment dans une situation
11:14pré-apocalyptique,
11:15on s'attendait au pire.
11:17Combien de temps
11:17un commerçant peut-il tenir
11:19dans ces conditions-là ?
11:20On sait que c'est Noël
11:20dans pas très longtemps,
11:22c'est-à-dire que c'est pas possible,
11:22si rien que par principe,
11:23vous fermez la 11c,
11:24le 31 octobre,
11:26c'est déjà aussi reprévu,
11:27l'intersyndicale le 5 novembre,
11:29c'est déjà prévu,
11:29donc vous avez tellement de commerçants
11:31qui vont fermer
11:31qu'ils vont perdre
11:32un chiffre d'affaires énorme.
11:33Comment ils vont venir ?
11:34Vous avez raison,
11:35c'est la deuxième lame
11:37ou la seconde lame
11:38si on est optimiste,
11:39parce qu'en réalité,
11:40les commerces qui ont été détruits
11:42ont vu leurs stocks pillés,
11:44mais aujourd'hui,
11:45ils étaient fermés.
11:46Pourquoi ?
11:47Parce que les gens,
11:48les touristes
11:48ou les gens qui font d'habitude
11:50leurs emplettes
11:51avaient un peu la trouille,
11:52on les comprend,
11:52d'aller dans ces commerces.
11:54Donc là, en fait,
11:55ils sont en train de subir
11:56une perte d'exploitation.
11:57C'est ça.
11:57Une perte d'exploitation.
11:58Donc, vous ajoutez
11:59ce qui s'est passé
12:00le week-end dernier,
12:01ces émeutes,
12:02ces pillages,
12:03vous rajoutez
12:04la perte d'exploitation
12:05de ces gens
12:05qui parfois ont emprunté
12:07pour acheter leurs stocks,
12:08qui sont les commerçants
12:09dans une situation
12:11apocalyptique.
12:12Et puis,
12:14puisqu'il faut aussi
12:15avoir une vision
12:16un peu macroéconomique
12:16des choses,
12:17c'est que tout ça,
12:18ma chère Hélène,
12:18ça va se répercuter
12:20sur notre croissance
12:21qui est extrêmement faible.
12:22Oui, déjà.
12:22C'était déjà assez compliqué
12:23comme ça.
12:24On est à 0,4%.
12:24Donc là,
12:25si vous avez tout
12:25le petit commerce
12:26qui est en botte
12:27dans les grandes villes,
12:28c'est des pouillèmes
12:29de croissance en moins.
12:30Donc, c'est encore
12:30des recettes fiscales
12:31pour l'État en moins.
12:33Donc, j'ai envie de dire
12:34à M. Lecornu,
12:35votre budget
12:35à 54 milliards d'euros
12:37que vous ferez peut-être
12:38passer par ordonnance,
12:39en réalité,
12:39il est déjà caduque
12:40parce qu'il vous manque
12:40plus de recettes financières
12:42fiscales
12:42que vous l'imaginiez.
12:44Ça va être compliqué.
12:45Jean-Michel Salvatore
12:46et Éric Reval,
12:46on se retrouve dans un instant.
12:47Nous parlerons,
12:48évidemment,
12:48nous ferons le bilan
12:49de cette journée
12:50du 24 octobre
12:51qui s'est avérée
12:52moins violente
12:52que celle du 17,
12:53même si, attention,
12:54il n'est que 19h42.
12:56La journée n'est pas
12:57encore terminée.
12:58On parlera également
12:58des commerçants
12:59et d'une proposition
13:00de Gérald Darmanin.
13:01A tout de suite
13:01sur Europe 1.

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