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00:00Deux étoiles.
00:01Europe 1, le journal permanent.
00:03A 19h30, c'est à vous Frédéric Jean Chret.
00:05Un bonsoir Maël, bonsoir à tous.
00:07Les appels seront gelés l'an prochain, annonce du ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jambrun.
00:12Les aides personnalisées au logement ne seront pas revalorisées l'année prochaine
00:15dans le cadre de l'effort de 54 milliards d'euros d'économie prévue dans le budget 2027.
00:20Raphaël Glucksmann, très inquiet des annonces budgétaires du gouvernement.
00:23Si c'est vraiment une préfiguration du budget, alors ce sera un budget de régression sociale.
00:28s'alarme le candidat Place Publique.
00:30Il faut récompenser le travail et remettre au boulot les Français, déclaration de Nicolas Dupont-Aignan.
00:35Le président de Debout, la France a officialisé sa candidature à l'Elysée.
00:39Il entend par ailleurs rendre à la France sa souveraineté en sortant de l'Union Européenne et de l'OTAN.
00:44Un adolescent de 15 ans mis en examen pour avoir envisagé une attaque au couteau,
00:48présentée comme plutôt proche de l'ultra-droite.
00:50Son attaque était particulièrement préparée.
00:52Il aurait ciblé un lycée lyonnais sans avoir planifié de date.
00:55France Inter supprime l'édito hebdomadaire de Charles Sapin.
00:59La direction de Radio France assure avoir proposé au directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles
01:03de transformer cette chronique en débat.
01:05Une proposition que le journaliste a refusée.
01:08Un réservoir de carburant en feu près de l'aéroport international de Riyad.
01:12Les pompiers tentent d'éteindre les flammes.
01:14Les habitants de la capitale saoudienne ont fait état d'explosion.
01:17Et puis Lyon prend la tête du top 14 après son succès sur l'ancien leader pot 51-25.
01:23Le racing décolle en l'emportant à la Rochelle 20-10.
01:25Avenir Vannes-Toulouse à 21h sur Canel.
01:27Merci Frédéric Jean-Cheret.
01:29On vous retrouve à 19h45 pour le retour du journal permanent.
01:33Europe 1 Soir.
01:3418h-20h.
01:35Maël Laurent.
01:36Europe 1 Soir qui se poursuit jusqu'à 20h avec Jean-Michel Salvatore et Éric Revelle.
01:41J'aimerais vous parler à tous les deux de cet accord qu'on a appris cette nuit.
01:44Le Groenland scellé par un accord avec Washington.
01:48Un accord qu'on n'attendait pas vraiment de la part de Donald Trump
01:50qui avait des velléités plus importantes vis-à-vis du territoire danois.
01:55Qu'en pensez-vous l'un et l'autre Jean-Michel ?
01:57Moi je trouve que c'est une bonne nouvelle pour le Groenland.
02:01C'est une bonne nouvelle pour le Danemark.
02:02Et c'est une bonne nouvelle pour l'Europe.
02:04Parce qu'il faut quand même se souvenir qu'il y a quelques mois
02:07Donald Trump avait expliqué qu'il avait l'intention de faire du Groenland
02:11le 51ème état des Etats-Unis
02:13alors que les Danois n'étaient pas d'accord et les Européens encore moins.
02:18C'est vrai que ça avait suscité une réaction très forte des Européens.
02:22Et finalement cette action a permis à infléchir Donald Trump
02:27qui est revenu finalement à des ambitions un peu plus raisonnables.
02:31Et donc je pense que c'est plutôt un bon accord.
02:34Pour autant qu'on puisse en parler parce que pour l'instant on ne sait pas grand-chose
02:38mais c'est vrai que c'est un accord qui semble assez raisonnable
02:40et qui devrait permettre aux Américains et aux Européens
02:44d'empêcher à la fois les Chinois et les Russes de mettre le pied sur le Groenland.
02:48Un accord gagnant-gagnant, est-ce que c'est possible Eric ?
02:52Le Danemark est un petit royaume.
02:54Il a la souveraineté sur ce territoire autonome du Groenland.
02:58L'idée de Donald Trump c'est d'empêcher que des bases russes ou chinoises s'installent sur le Groenland.
03:05Et puis il y a un enjeu économique aussi très fort.
03:08On ne parle pas de la glace du Groenland, on parle de ce qu'il y a en dessous.
03:10C'est-à-dire des minerais, c'est-à-dire sans doute du pétrole.
03:13Mais je pense que le côté sécuritaire de Trump l'emporte à court terme.
03:18Parce qu'évidemment quand on voit les sujets de friction ou de conflit
03:23que les Etats-Unis pourraient avoir avec la Russie ou la Chine,
03:26on n'imaginait pas, un peu comme quand Cuba avait installé des missiles en face de la Floride,
03:31on n'imaginait pas que des bases militaires russes ou chinoises puissent s'installer
03:35si près du Canada et des Etats-Unis.
03:39D'après le New York Times, les Américains ont déjà l'intention
03:43d'installer de nouvelles bases militaires sur le Groenland.
03:47Donc là on voit bien qu'il y a une concrétisation de cet accord.
03:50Parce qu'en fait c'est un accord qui est très ancien.
03:53Les premiers accords entre les Etats-Unis et la loi.
03:56Il n'y a pas grand-chose de nouveau finalement.
03:57En 1951, il y avait eu jusqu'à 17 bases militaires américaines.
04:02Là finalement c'est un accord qui permet peut-être d'aller un peu plus loin,
04:06de sécuriser cette coopération avec les Européens
04:10et qui donne aussi un signal assez fort en direction à la fois des Chinois et des Russes
04:16sur le thème « Patouche, vous n'avez rien à faire sur ce territoire ».
04:19Mais est-ce qu'au fond vous considérez qu'il avait vraiment eu l'intention d'acquérir le Groenland,
04:22d'en faire ce 51ème Etat ou c'était finalement pour arriver à cela
04:26et à répondre à cette menace qu'il considère venant de la Chine et de la Russie ?
04:29Quand on lisait la presse américaine, oui, on avait quand même le sentiment
04:33qu'il était très tenté par une telle perspective
04:36et je pense qu'il a dû être assez étonné par finalement la cohésion européenne contre ce projet-là.
04:42Qui a réveillé un petit peu l'Europe à ce moment-là
04:44avec une séquence particulièrement dense de la part de Donald Trump
04:48qui la semaine précédente délogait le président vénézuélien
04:52qui voulait récupérer le Détroit, enfin le Golfe du Canada,
04:57renommer le Golfe du Canada.
04:58Il y avait des velléités particulières en début d'année quand c'était arrivé.
05:00Il voulait même faire du Canada une forme de protectorat américain, vous vous souvenez ?
05:05Il disait « Mais non, mais rejoignez-nous, vous êtes un État américain, les Canadiens. »
05:09Et les Canadiens qui aujourd'hui regardent du côté de l'Union Européenne
05:11confèrent le voyage d'Emmanuel Macron à ce week-end à Saint-Pierre-et-Miquelon
05:15où il va rencontrer le Premier ministre canadien pour faire quoi ?
05:19Alors le principal a quand même été fait avec le Canada il y a quelques années
05:22qui est l'accord de libre-échange du CETA, comme il faut le rappeler.
05:24C'est un accord important d'échanges commerciaux
05:27où d'ailleurs certains producteurs français, je pense,
05:31nos producteurs de fromage et de produits alimentaires
05:33ont trouvé des débouchés puissants au Canada.
05:36Et des accords commerciaux qui existent depuis très longtemps
05:38entre États-Unis, Canada et Mexique, Jean-Michel Salvatore.
05:41L'ALENA.
05:42L'ALENA, le NAFTA.
05:43Mais visiblement, Ursula von der Leyen est allée un peu trop loin
05:46dans son discours du début de semaine
05:48quand elle a dit qu'elle voulait associer le Canada...
05:51Elle va souvent un peu trop loin, Mme van der Leyen.
05:54Jean-Michel, elle va souvent un peu trop loin.
05:56Pourquoi ?
05:57Mais parce que Mme van der Leyen, elle est élue par personne, si vous voulez.
06:01Quand elle va signer un autre accord, celui du Mercosur...
06:04Contre l'avis de la France.
06:05Bon, ben écoutez...
06:06Oui, pardon Jean-Michel.
06:08Non, mais je suis d'accord avec vous, Eric.
06:10Donc c'est vrai qu'elle va très loin.
06:11Et là, visiblement, les Canadiens étaient sans doute favorables
06:17un rapprochement avec l'Europe, mais pas un rapprochement aussi organique que ça.
06:22L'idée, c'est plus d'avoir avec l'Europe des relations comme celles qui existent entre la Suisse.
06:27Et l'Europe, c'était plus ça qui était dans les tuyaux.
06:29Des relations d'association, sans doute.
06:31Des espèces d'association, voilà.
06:32Et visiblement, c'est ce qui va se faire.
06:34Parce que c'est vrai que pour les Européens, le Canada est assez intéressant.
06:37Parce qu'il y a beaucoup de minéraux critiques au Canada
06:41qui peuvent manquer aux Européens.
06:43Parce que les Chinois n'ont peut-être pas envie de nous les vendre aussi facilement que ça.
06:47Donc là, il peut y avoir des accords intéressants pour les Européens
06:50dans l'approvisionnement des minéraux critiques.
06:52Et puis, il y a aussi des projets en matière d'IA, de défense, d'énergie.
06:56Donc, il peut y avoir quelque chose d'assez vertueux.
06:59Mais c'est vrai que ça va mettre du temps.
07:00Ça ne va pas se faire demain matin.
07:01Donc, bravo les Européens.
07:02Et bravo Trump pour cet accord.
07:03Ce sera le dernier mot, Eric Sabel.
07:05C'est-à-dire qu'on a le sentiment, si vous voulez,
07:08que Trump, par ses exagérations,
07:10en fait, il arrive à faire conclure aux Européens des accords
07:15auxquels il ne serait pas parvenu
07:16si Trump n'avait pas des positions aussi tranchées.
07:20En fait, on a l'impression que l'Europe se ressoude.
07:23Alors qu'elle était quand même un peu en façon puzzle,
07:25vous voyez, au quatre coins du monde.
07:27Elle se ressoude parce que Trump, dans ses exagérations,
07:30dans ses coups de menton,
07:32bien qu'il soit capable de changer le lendemain
07:35ce qu'il a dit la veille au soir.
07:37Mais en fait, c'est ça.
07:38En fait, je pense qu'il y a des effets collatéraux
07:40qui sont provoqués par Trump
07:42auxquels il n'avait pas pensé lui-même.
07:43Et qui peuvent être favorables
07:45et qu'on n'attendait pas.
07:46Jean-Michel Saldata.
07:47Il faut se mettre à la place des Canadiens, quand même.
07:49Les Canadiens, ça fait quand même des mois et des mois
07:51qu'ils entendent Trump expliquer
07:53qu'ils ont envie...
07:54Enfin, que Trump a envie de les annexer,
07:56de faire un protectorat.
07:57Bon, les Américains mènent une guerre commerciale terrible
08:00contre leurs voisins, contre le Canada.
08:03Donc, finalement, il y a une certaine logique
08:05à ce que les Canadiens se disent
08:06« Bon, on va regarder un petit peu ailleurs
08:08et pourquoi pas en direction de l'Europe. »
08:09À tel point que certains disent
08:10que le pays le plus européen de l'Union Européenne,
08:12aujourd'hui, c'est le Canada.
08:13Bah oui.
08:14Par rapport à d'autres qui ferment la porte
08:17à l'Union Européenne,
08:18qui tournent le dos peut-être aussi à la France,
08:21qui est peut-être en train de devenir
08:22le plus mauvais élève de l'Union.
08:24On vient d'apprendre que la dette publique
08:25atteindrait les 122% du PIB l'année prochaine.
08:29Un niveau record.
08:30Est-ce qu'on est vraiment rentrés l'un et l'autre
08:31dans un cycle infernal pour les finances publiques
08:33de la France, Eric ?
08:35Ah bah là, il n'y a plus de doute, si vous voulez.
08:36Il n'y a plus de doute.
08:37Je rappelle quand même que le niveau du déficit
08:40par rapport au PIB qui va être atteint en 2027
08:42d'après la projection de Bercy, 120%, 121%.
08:45C'est juste le double de la limite permise
08:48par l'Union Européenne et le fameux traité de Maastricht.
08:51C'est juste le double.
08:52À part, je crois, l'Italie et la Grèce,
08:54il n'y a aucun autre pays européen
08:55qui fait pire que nous.
08:57Les critères de convergence, c'est loin.
08:59Mais si vous voulez...
08:59Bah non, vous êtes censés les respecter.
09:01Vous avez même des procédés...
09:04Bon, mais où je veux attirer votre attention,
09:07c'est que l'explication qui est donnée par Bercy
09:09de dire, bah oui, mais en fait,
09:11ça va continuer de croître
09:12parce qu'en fait, on a un déficit important.
09:14Bah oui, mais pourquoi on a un déficit budgétaire important ?
09:17Parce qu'en fait...
09:17C'est la faute des autres.
09:18On ne réforme pas.
09:19On ne réforme pas sur le fond, Maël.
09:21On ne réforme pas sur le fond.
09:22Le budget de 54 milliards, là...
09:24Les économies.
09:25D'économies, bah en fait, c'est quoi ?
09:27Qui ne sont pas des vraies économies, d'ailleurs.
09:28Mais ce sont des mesures conjoncturelles.
09:30Ce n'est pas le sujet.
09:31Le sujet, il est structurel chez nous.
09:33Donc, tant que vous traiterez
09:34avec des mesures conjoncturelles
09:36qui, à mon avis, vont ralentir la croissance,
09:37donc les recettes de l'État,
09:39vous aurez toujours un déficit budgétaire important.
09:41Donc, si vous voulez, le constat de Bercy,
09:43il est d'une banalité
09:44et d'une pitrerie hallucinante.
09:48Alors, le diagnostic du docteur Revelle
09:50avant Jean-Michel Salvatore ?
09:52Mon diagnostic sur le déficit ?
09:55Non, comment structurellement
09:56rétablir les finances publiques de la France ?
09:58De toute façon, on n'aura pas le choix, je veux dire.
10:00On n'aura pas le choix.
10:00Ou bien ce sera imposé par un gouvernement courageux.
10:04Non, le FMI, je ne crois pas.
10:05Ou bien ce sera imposé par la BCE,
10:07par la Banque Centrale Européenne.
10:09Vous voyez ?
10:09Mais le jour où la BCE va dire
10:11vous coupez 20% du niveau des retraites,
10:14vous virez 200 000 fonctionnaires.
10:16Alors là, je peux vous dire
10:17que le pays sera dans une situation
10:19interne et sociale.
10:20Voilà.
10:21Ça fait des décennies
10:22qu'on ne fait rien.
10:23Bon, on le rappelle sans arrêt
10:24avec Jean-Michel,
10:25le dernier budget en équilibre,
10:26mon cher Maël, vous n'étiez pas né.
10:2775.
10:2874.
10:29Voilà.
10:2974.
10:30Vous vous rendez compte ?
10:31Depuis, la France dépense plus d'argent
10:33tous les ans qu'elle n'a de recettes.
10:36Donc, si vous voulez,
10:36ce pays va dans le mur en klaxonnant.
10:38Mais là, je pense qu'on a atteint le bout, en fait.
10:40Parce que, quand vous regardez
10:41ce qui se passe sur les taux d'intérêt
10:42sur les marchés,
10:43ça n'intéresse personne,
10:44c'est trop technique, etc.
10:45Non !
10:46Mais vous savez,
10:47l'Allemagne,
10:47qui n'a pas une économie très florissante
10:49en ce moment,
10:49qui est en train de réorganiser
10:52son industrie automobile
10:53en industrie militaire,
10:55eh bien,
10:55elle emprunte à des taux d'intérêt
10:57à un point de moins que nous.
11:0025% moins cher, en fait.
11:01Voilà.
11:01Si vous prenez 3500 milliards d'euros de dette,
11:04d'accord ?
11:04Sauf qu'ils n'ont pas du tout cette dette.
11:05Et que vous prenez un écart d'un point.
11:07Vous savez comment ça fait
11:08de service de la dette en plus ?
11:09Ça fait 35 milliards.
11:1035 milliards !
11:11On va avoir un service de la dette ?
11:13Bruno Fuchs le rappelait tout à l'heure.
11:14Bon, lui, il constate,
11:15mais a envie de lui dire
11:16« Mais monsieur,
11:16vous ne vous sentez pas un peu responsable ? »
11:19On va avoir un service de la dette
11:20de 100 milliards d'euros.
11:22Là, c'est les AGO sur la dette.
11:23On ne parle pas de payer la dette.
11:24Oui, on ne la rembourse pas.
11:24Non, mais vous vous rendez compte.
11:26Jean-Michel Zalotar.
11:27Ce chiffre de 121,7,
11:31ce qu'il faut bien voir,
11:32c'est...
11:32Bon, d'abord,
11:33c'est vrai que ça ne dit pas grand-chose
11:35à ceux qui nous écoutent.
11:37Mais en fait,
11:37qu'est-ce que ça veut dire ce chiffre ?
11:38Ça veut dire que la dette,
11:39elle est hors de contrôle.
11:41Et ce chiffre de 121,7%,
11:43il est atteint
11:44à la condition qu'on fasse
11:45ces 54 milliards d'efforts
11:48qui ont été annoncés
11:49par Sébastien Lecornu
11:50cette semaine dans le Figaro
11:51et qui ne sont pas encore votés.
11:52Donc, tout ça pour vous dire
11:53que la situation
11:54elle est hors de contrôle.
11:56Et Amélie de Montchalin,
11:57qui est la patronne
11:58de la Cour des Comptes,
12:00fait une interview
12:00dans le Parisien de Demain
12:01où elle donne
12:02les chiffres de la dette
12:04et des agios,
12:05comme dit très bien Éric.
12:07Et en 2026,
12:09on aura payé
12:0980 milliards d'agios.
12:12Il faut bien avoir en tête
12:13que le budget
12:14de l'éducation nationale,
12:15c'est 65.
12:16Donc, 80 milliards d'agios,
12:1865 milliards
12:19pour l'éducation nationale.
12:21Et en 2030,
12:22si on ne fait rien,
12:23100 milliards.
12:24On poursuit ces débats
12:25avec vous de Jean-Michel Salvatore
12:27et Éric Revelle
12:28juste après une courte pause.
12:29A tout de suite sur Europe.
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