- il y a 28 minutes
Ce jeudi 1er octobre, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Thomas Serval, PDG de Baracoda, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur le lancement par Google de Gemini 4 reservé aux experts cyber, et le projet de Google d'envoyer des data centers dans l'espace, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Et un bon débrief de l'actu-tête pour commencer ce Tech & Co.
00:09Comme chaque soir, pendant une heure, on va ratisser, décrypter, analyser tous les sujets d'actualité du jour
00:16avec, vous allez le voir, une team de rêve.
00:19Thomas Serval est avec nous. Salut Thomas.
00:21Salut François.
00:22Je mets un peu la pression, comme ça ils se disent, waouh, il ne va pas falloir que je raconte
00:24de métier ce soir.
00:25Vous avez vu ? Vous vous sentez la pression monter comme ça ?
00:29Thomas Serval, qui est PDG de Barracoda, il a travaillé dans plein de grandes boîtes américaines,
00:34Google notamment, et ça va être intéressant d'évoquer Google dans quelques minutes.
00:38Nous avons à tes côtés Christophe Honnête. Salut Christophe.
00:40Bonsoir François.
00:41Senior Advisor chez 7to, un visage et une voix familière de Tech & Co qui vient nous voir très souvent.
00:47Quelques années maintenant, oui.
00:48Depuis quelques années.
00:49Et on est là, toujours vivant, on tient le choc.
00:54Senior Advisor chez 7to et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud.
00:58Et Frédéric Simotel, dont c'est le grand retour, mesdames et messieurs.
01:02Bonsoir.
01:03Frédéric qui m'a fait, pour tout vous dire, alors là on rentre un petit peu dans les sentiments que
01:08nous pouvons avoir l'un envers l'autre,
01:09qui m'a déçu tout au long de cette semaine, il n'était pas avec moi dans Tech & Co.
01:13Vous vous rendez compte ?
01:13Seulement lundi.
01:14Voilà.
01:15Seulement lundi.
01:16Mardi, il n'était pas là, mercredi.
01:17Et puis il s'est dit, bon, je vais faire plaisir à François, je reviens jeudi.
01:20Merci Fred d'être là.
01:22Et on va décrypter...
01:23Grand plaisir.
01:24Oui, bien sûr.
01:25Et on va décrypter bien évidemment l'actualité de ces dernières heures.
01:29Avec, eh bien, cette aventure qui se poursuit concernant l'IA, vous le savez, on n'arrive pas à arrêter
01:37tous ces géants de l'intelligence artificielle
01:40qui, eh bien, annoncent des nouveautés les uns après les autres.
01:45Et on sent qu'il y a véritablement un train d'annonce.
01:48C'est-à-dire que dès qu'il y a Autropic qui sort un nouveau cloud, derrière, eh bien, il
01:52y a ChatGPT qui sort un nouveau ChatGPT, version 6 Astra, etc.
01:57Et Google est obligé de suivre, finalement.
02:00Et donc, l'actualité du jour, c'est que Google va sortir son Jiminy 4.
02:07Jiminy 4 qui, paraît-il, est excellent, forcément.
02:12Cela dit, vous imaginez Google qui vous dit, non, c'est pas terrible Google 4.
02:15Attendez le Jiminy 5.
02:17C'était un peu le cas du 3.5, c'est pour ça qu'ils l'ont retardé.
02:20Et alors, vous savez quoi ?
02:21Ils ont repris dans le tiroir du marketing toutes les vieilles ficelles que leurs collègues avaient.
02:27C'est-à-dire que ce Jiminy 4 est tellement bon, les amis, vous savez quoi ?
02:30Eh bien, qu'on ne peut pas vous le donner à tout le monde.
02:34Parce qu'il est tellement puissant, vous vous rendez compte, ça peut être une bombe.
02:38Donc, on ne va le donner qu'à nos partenaires de confiance, à certains partenaires de Google dont on sait
02:45qu'ils vont en faire une bonne utilisation.
02:47Et puis après, plus tard, ce sera pour tout le monde.
02:50Ça me rappelle tellement les sujets qu'on a pu avoir avec Anthropik et OpenEye il y a quelques semaines
02:55et quelques mois, non, Christophe ?
02:56Oui, on voit.
02:58J'allais dire, c'est presque risible.
02:59Oui, ça fait un peu grosse ficelle marketing.
03:01Il y a une certaine forme de nouveauté qui est le marketing de la peur.
03:05C'est ça.
03:05C'est-à-dire que si on veut être crédible, il faut qu'on dise que le produit est très,
03:09très dangereux et qu'on ne peut pas le mettre entre toutes les mains.
03:11Et je te coupe parce que c'est la première fois que Google cède à ce marketing de la peur.
03:15Google était le seul à avoir un peu de recul et un peu, comment dirais-je, un peu majeur dans
03:23ses décisions.
03:24C'est-à-dire, voilà, quelque chose de réfléchi.
03:26Et là, ils ont craqué comme les autres.
03:29Ils tombent dans la frappe.
03:29Parce qu'ils n'ont pas trop le choix.
03:30Ils voient aussi la déferlante de communication d'Anthropik dans la perspective de son introduction en bourse.
03:36OpenEye qui fait la même chose.
03:37Ils se font la courte échelle sur le sujet.
03:39Ils veulent absolument rester dans la course.
03:41parce que ce qui caractérise aussi, ce qu'on dit souvent ici, caractérise aussi cette industrie de l'IA,
03:46c'est qu'on est dans un oligopole, mais avec pas mal d'acteurs qui sont capables de se faire
03:56une concurrence
03:56et de se dépasser, de revenir à un niveau et puis de redépasser l'autre.
04:03Et donc, ils ont suivi, à mon avis, à peu près les mêmes règles.
04:06Avec à la fois le fait de dire, attention, les agents, il faut vraiment être capables de bien les dompter
04:13pour éviter qu'ils sortent de leur bac à sable et qu'ils allaient faire des choses.
04:16De leur cage.
04:16C'est nouveau pour la cage.
04:17De leur cage de l'IA.
04:19Et puis, l'autre élément, c'est un autre élément.
04:21C'est de dire, l'outil est tellement puissant qu'on ne peut pas le mettre entre toutes les mains.
04:24et donc, ils essaient de créer une sorte d'asymétrie entre des personnes qui ont accès
04:31parce qu'elles sont soit bien qualifiées comme partenaires
04:34ou validées par le gouvernement américain pour utiliser l'outil.
04:41Parce que l'outil, ce qui permet de faire, en tout cas, le danger majeur qui est soulevé,
04:47c'est cette capacité absolument remarquable apparemment à identifier des vulnérabilités
04:51en lisant des millions de lignes de code.
04:53Et on sait tous très bien que dans toute la base installée logicielle,
04:56il y a des failles qui existent, qu'on n'a pas pu voir,
04:58que les hackers avaient du mal à voir et que les outils d'IA arrivent à repérer.
05:02Et visiblement, il est arrivé à repérer des choses que ni Anthropik,
05:05ni Opéa et Verussiennes ont repéré.
05:06Probablement, ils y arriveront la fois d'après.
05:08Et Google se protège en disant...
05:10Et donc, effectivement, je pense qu'il y a quand même aussi une volonté
05:15de valider à quel point l'outil mis dans des mains mal intentionnées
05:19pourrait créer des dégâts énormes.
05:21Ça va arriver.
05:22Avant de donner la parole à Thomas et à Frédéric après,
05:25juste pour vous dire, c'est Jiminy 4 Argon
05:29qui a été conçu pour les tâches longues et complexes,
05:32alors pour la programmation, pour le travail,
05:34le travail juridique, financier et cybersécurité.
05:37C'est ce que tu évoquais à l'instant.
05:42Thomas, Jiminy 4 Argon.
05:43Il y a plusieurs éléments intéressants.
05:45Il y a toujours ce que Google dit et ce qu'il ne dit pas.
05:47Le premier truc, c'est qu'il lui a fallu beaucoup de temps pour passer de 3 à 4.
05:50Si on regarde à quelle vitesse ses concurrents, Claude et OpenAI sont allés,
05:55il est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus lourd et beaucoup, beaucoup plus lent.
05:58Deux, je crois que je l'avais déjà parlé à une émission,
06:00il y avait un grand débat chez Google qui devait être tranché par Sundar.
06:04C'est de savoir s'il fallait une galaxie de petits modèles spécialisés,
06:08un pour la vidéo, un pour la cybersécurité, ou un qui fait tout.
06:12Là, on voit que le marketing et le business à trancher, il faut un qui fait tout.
06:17Trois, on se rappelait que, vous vous rappelez au début d'OpenAI,
06:20on était quand même beaucoup sur le consumer.
06:22Là, on ne parle que de l'entreprise.
06:24Google est comme une société qui est quand même un peu Google Cloud,
06:27mais qui est quand même beaucoup une entreprise de consommateurs.
06:29Et donc, quelque part, ils ont des milliards d'utilisateurs.
06:33Et donc, une des raisons pour lesquelles ils ne veulent pas que tout le monde l'utilise,
06:37moi, je me rappelle quand j'étais chez YouTube,
06:38si tout le monde passait en HD, on faisait sauter l'Internet.
06:40Donc, la problématique derrière Argon est encore plus pour Google
06:46que pour OpenAI ou pour Anthropik.
06:49C'est que, si jamais ils arrivent à...
06:52Parce que derrière ça, il y a énormément de puissance de calcul.
06:54On voit dans les comptes de Google qu'ils avaient réussi à cacher
06:57leur coût d'hardware tous les ans jusqu'à l'année dernière,
07:01où ils ont été obligés de montrer que, comme tous les autres,
07:02ils étaient obligés d'acheter des plus gros data centers, etc.
07:05Derrière ces modèles, il y a des puissances de calcul hallucinantes.
07:08On est sur des modèles de plusieurs milliards de paramètres.
07:12Et donc, effectivement, il y a une raison aussi,
07:14derrière le buzz marketing, dont on ne peut pas le donner à tout le monde,
07:16que le monté en charge, le repérage d'éventuelles problématiques de sécurité,
07:20de trucs de machin, ne peut pas se faire.
07:22Donc, ils le racontent d'une manière jolie, en disant,
07:24« Ouais, mais que nos partenaires... »
07:26Il y a également la problématique maintenant de la supervision par le gouvernement américain,
07:30même si ce n'est pas très explicite.
07:32On voit que maintenant, et c'est vraiment moi, j'en reviens de chez Google.
07:36Donc, il y a 15 jours, j'ai passé du temps avec les équipes qui ont fabriqué ça.
07:39On est au cœur du complexe militaro-industriel américain.
07:42Google était, il y a 10 ans, une entreprise.
07:44On se promenait en sandales d'un bâtiment à l'autre.
07:47Moi, pour aller du bâtiment 43 au 44, on m'a demandé deux fois ma pièce d'identité.
07:50On m'a dit, « Non, tu n'as pas le bon badge. »
07:52Et donc, ça, ça veut dire que ces produits sont des produits entreprises,
07:58c'est des produits qui, effectivement, vont être au cœur des entreprises.
08:02On voit finance, Wall Street, on voit cybersécurité, défense, etc.
08:06On voit que les domaines d'application sont des domaines d'entreprise.
08:10Et donc, Google joue sur les terres de Microsoft.
08:13Et d'ailleurs, ce qui est intéressant, et c'est ça que je voulais dire en entrée,
08:15c'est que c'est étonnant de voir le décalage entre, finalement,
08:19Google qui joue encore la course avec Claude et entreprise,
08:22notamment Claude sur l'entreprise,
08:23et le silence assourdissant de Microsoft,
08:26qui a l'air complètement terrassé.
08:28Les gens sont encore à Copilot, dont ils se plaignent.
08:31Et donc, Google est encore dans la course, mais il est troisième.
08:35Et ça, alors qu'on pensait qu'il serait premier il y a un an,
08:38avec Gemi3, on a craché la compétition.
08:41Ils étaient vite bien remontés, finalement.
08:43En fait, ce qui s'est passé, je peux peut-être raconter,
08:45mais je ne vais pas prendre trop de temps,
08:45c'est que Google n'était pas du tout prêt à la guerre et à la vitesse.
08:49Charles J.P.T. arrive, il lance un barde, qui était une catastrophe.
08:53Je ne sais pas si vous vous souvenez.
08:54Parce qu'il y avait plein d'équipes chez Google qui faisaient la même chose.
08:56Il y avait quatre équipes concurrentes.
08:58Richard, il avait lancé l'alerte rouge.
08:59Il a réuni toutes les équipes avec un grand talent autour de DeepMind,
09:05et il a mis la rigueur américaine.
09:07Là, tout d'un coup, Google s'est resté focus.
09:09Ils ont sorti trois, et il s'est passé un truc étonnant.
09:12C'est que le leadership, l'alerte rouge,
09:15elle s'est diluée dans la complexité de l'organisation de Google.
09:18Et donc, aujourd'hui, le retard, on va dire, relatif d'Argon,
09:21parce qu'on dit qu'il est très bon en cybersécurité,
09:23mais il n'est pas aussi bon que les autres en code.
09:27Il est distancé assez largement en code par Cloud et OpenAI.
09:31Pour l'instant, on dit qu'il est très bon, c'est les chiffres Google.
09:34Les autres aussi, mais c'est toi, avec tes propres chiffres,
09:37tu dis déjà que tu es moins bon, ça veut dire que quand les gens vont l'utiliser.
09:39Et puis, l'autre chose qu'il faut savoir, c'est qu'Argon a été utilisé en bêta
09:43par ses utilisateurs de Google,
09:44parce que Google, c'est quand même une centaine de milliers d'utilisateurs tous les jours.
09:48Et donc, en fait, il a été bêta testé et validé chez les Googleurs
09:52depuis à peu près six mois.
09:53Le fait qu'il ait du temps à sortir, ça veut dire que...
09:56Oui, on n'était pas...
09:58Enfin, il a fallu, on va dire, bien entraîner.
10:01En fait, ils devaient sortir la version 3.7.
10:03Ils avaient sorti la version 3 il y a un an, novembre 2025.
10:06Ce qui, dans l'échelle de l'IA, est une éternité.
10:09Chaque GPT, celui qu'on a vraiment découvert, c'était il y a seulement quatre ans.
10:14Vous avez eu le chemin parcouru depuis.
10:17Donc, ils devaient sortir une version cet été, la 3.5,
10:20et puis, ils se sont dit, non, là, on n'est pas prêts, donc on retarde tout.
10:23Et puis, c'est là aussi, chez Google DeepMind,
10:24je regardais, c'est le premier version sorti par Corek Avukoglou,
10:29le nouveau patron de Google DeepMind.
10:31C'est lui qui a...
10:32Tu as dit comment, pardon ?
10:33Corek Avukoglou.
10:38C'est turc, félicitations.
10:40Donc, c'est lui qui a...
10:40C'est le patron de Google DeepMind,
10:42et donc, il a revu un peu tout ça.
10:44Mais il faut voir que Google était sous pression,
10:47on l'a dit avec ça,
10:48parce qu'en même temps, il ne faut pas oublier
10:51que Google, son métier premier,
10:53c'est le clic commercial.
10:54Et le clic commercial, un peu à peu,
10:56le moteur du... Enfin, tout le modèle du search
10:59est en train de se transformer.
11:00Mais du coup, il faut offrir une alternative,
11:02il y a crédible, mondiale, etc.
11:05Et là, il ne l'avait pas.
11:06Donc, on mettait un peu en péril le gros du business.
11:09Bon, même s'il resterait confortable.
11:11Il reste 90%.
11:12Il reste quand même très solide.
11:13Oui, il reste encore un moment avant qu'il s'effondre.
11:16Mais quand même, on avait quand même des doutes.
11:19À la vitesse à laquelle ça allait,
11:20on se dit, mais peut-être qu'en 6 mois, 8 mois,
11:23je peux passer de 90% à plus que 70% du marché.
11:26Enfin, voilà, il y avait quand même pas mal de doutes.
11:28Je pense qu'aujourd'hui,
11:29c'est protéger son moteur de recherche.
11:31Conquérir le travail en entreprise.
11:32Et ça, c'est pas mal.
11:33Parce que je regardais les chiffres en entreprise,
11:35on estime qu'Enthropique, c'est 40% de part de marché.
11:38Google, c'est 27.
11:40Pardon.
11:40OpenAI, c'est 27.
11:41Google, c'est 21.
11:43Ah ouais ?
11:43Oui, ils sont pas si loin que ça.
11:45Alors, grâce à...
11:46On n'est pas du tout dans le winner tech soul.
11:48On l'a fait autrefois dans les différents cas.
11:50Alors que dans le grand public.
11:51En deux ans.
11:52Il faut quand même se rendre compte que ces boîtes-là...
11:54Et dans le grand public, savoir qu'ils sont plutôt bien placés.
11:56Oui, oui.
11:57Alors, le nombre de personnes qui se parlent de Gemini aussi spontanément, c'est énorme.
12:01Et dans le grand public, je regardais, chaque GPT, c'est 54%.
12:05Google, Gemini, c'est 28%.
12:08Donc, on a dit 30, moitié derrière.
12:10Mais deux fois devant Claude et loin derrière dans le grand public.
12:12Ils sont à 10%.
12:14Et donc, aujourd'hui, il y a tout ça.
12:16Ils doivent aussi transformer la distribution.
12:18C'est-à-dire, ils ont Android, ils ont Search, ils ont Workplace.
12:22Donc, on va pousser aussi Gemini là-dessus.
12:24Et puis, faire de l'IA une activité rentable.
12:27Ils l'ont dit.
12:27Je crois qu'ils annoncent un tarif de lancement de 2 dollars par million de tokens en entrée.
12:3110 dollars en sortie.
12:32C'est ça, le truc.
12:34Parce que tu regardes les chiffres.
12:36Le grand public tire la profitabilité vers le bas énormément.
12:40Et c'est un énorme problème pour OpenAI.
12:42Et pour Gemini, c'est aussi un sujet.
12:44Alors qu'Enthropic, lui, arrive quasiment à un équilibre opérationnel sans les investissements.
12:48Parce qu'il est concentré sur le B2B.
12:51Et par contre, ils ont un avantage, je pense.
12:52Ils ont un avantage en partie sécurité.
12:54Souvenez-vous, ils ont racheté une boîte qui s'appelait Whiz.
12:56Ils ont racheté une...
12:58C'est le plus gros rachat de Google.
12:5932 milliards.
13:01Donc, la surveillance de plateformes cloud et tout ça.
13:03Et là, c'est vrai qu'avec Whiz, ils sont en train d'intégrer...
13:05Enfin, moi, ce qu'on m'a raconté, c'est qu'ils étaient en train d'essayer de goupiller, justement,
13:09par rapport à ces problèmes de sécurité.
13:10Ils ont quand même toute cette expertise.
13:13Alors, ils avaient racheté une autre boîte qui s'appelait Mandiant,
13:15mais qui est plus dans l'étude des campagnes d'attaque.
13:20Mais là, avec Whiz, ils ont un atout aussi, je pense, en termes de sécurité.
13:24Thomas ?
13:24Non, mais sur ça, moi, je constate aussi qu'il y avait un gros atout de Google qui était sur
13:29la vidéo.
13:32Et là, on voit que la vidéo coûte tellement cher.
13:34Avec quoi ? YouTube, par exemple ?
13:36Non, avec VO3.
13:36Ah, VO3, bien sûr, oui, d'accord.
13:38Toutes les générations de vidéos...
13:40On ne peut pas parler de rentabilité.
13:41On n'en entend plus parler, d'ailleurs.
13:42Tellement cher.
13:43Parce que c'est à des deux meilleurs.
13:44Mais pour moi, qui fait tourner des vidéos avec des avatars, on en parlera plus tard,
13:47ça coûte tellement cher en ressources que ça ne marche pas.
13:51Enfin, ça ne marche pas.
13:52Il ne faut surtout pas que le grand public se mette à faire des vidéos sur YouTube.
13:55Parce que ça va les ruiner.
13:56Parce que ça va les ruiner.
13:58Donc, en fait, il faut être sûr d'être sur des marchés.
14:01La cybersécurité, où ça a une grosse valeur stratégique pour l'entreprise.
14:03Moi, c'est la première fois...
14:04Je me suis occupé du cloud entreprise de Google au tout début.
14:08Et c'est la première fois que je vois un virage aussi sérieux de Google
14:13dans l'ensemble des problématiques d'entreprise.
14:15Mais ils ne peuvent pas se faire.
14:16Autrement dit, ils ont investi 200 milliards, en gros.
14:18Enfin, pas que pour l'entreprise, mais pour tout.
14:21Si là, il y a un échec, si ce Gemini 4 marche moyen...
14:24Oui, ça va être dur.
14:25Là, avec les deux...
14:26Après, ils ont une telle puissance financière, finalement,
14:28que, si tu veux, ils en ont sous le pied.
14:31Alors que les OpenAI en tropique, c'est beaucoup plus compliqué, si tu veux.
14:35OpenAI, ça va se jouer sur la...
14:36Si l'IA est un marathon...
14:38OpenAI, évidemment, il est toujours sur la corde.
14:40Et puis Google a tous ses bras.
14:41Ils ont eu YouTube...
14:42Mais voilà, non, mais bien sûr.
14:44Ils ont Google Cloud, qui marche bien.
14:48Google Cloud, et ça, c'est normal.
14:49On voit quand Alibaba a l'iCloud avec Coin, etc.
14:53Le fait d'avoir un cloud et de voir un système de cloud
14:56est un avantage concurrentiel majeur pour tous ces acteurs.
14:59Parce que, quelque part, ils ont déjà le client d'entreprise.
15:01Ils rapportent de nouveaux services.
15:02Ah !
15:04Non, j'ai juste une question pour toi qui a été chez Google.
15:06Est-ce que Google fait toujours, entre guillemets, rêver ?
15:07Est-ce que les gens, ils ont envie d'aller chez Google ?
15:09Aujourd'hui, ils ne voient qu'OpenAI en tropique,
15:11voir des petites start-up où ils se disent que ça va devenir les...
15:14Aujourd'hui, la Silicon Valley n'a jamais eu autant d'argent.
15:17Je n'ai jamais connu cette...
15:19J'ai entendu des sommes.
15:19Et donc, quelque part, la manière natrice,
15:21ce n'est pas en ayant des actions Google qui valent déjà très cher.
15:23C'est d'aller dans un petit projet fondé par des anciens de Google,
15:26DeepMind, qui ont une...
15:28C'est ça qui fait rêver.
15:29Qui vont lever 2 milliards sur une valeur de 12 milliards avec 3 slides.
15:33Mistral.
15:33On enchaîne avec un autre sujet Google qui est intéressant.
15:36C'est Google qui doit envoyer aujourd'hui à bord d'une fusée Falcon 9,
15:39donc de SpaceX, des puces dédiées à l'IA.
15:43C'est la première étape d'un méga-projet qui vise à terme
15:45à mettre des data centers sur orbite.
15:48Cette histoire est incroyable.
15:49Erwan Maurice nous raconte tout ça.
15:52Faire tourner des centres de données autour de la Terre
15:55et qui seraient alimentés à l'énergie solaire,
15:57c'est le projet Suncatcher qui doit permettre à Google
16:00de s'affranchir des contraintes réglementaires
16:02et d'opposition de voisinage toujours plus fortes.
16:04Mais l'espace réserve quelques défis.
16:06Le décollage, d'abord, qui exerce une pression
16:08et des vibrations intenses sur le matériel.
16:10À cela, il faut ajouter les rayons cosmiques
16:13et particules solaires susceptibles d'endommager
16:15les composants électroniques.
16:16Et les températures ?
16:18Car si elles sont glaciales dans l'espace,
16:20exposées au Soleil, une surface en orbite peut dépasser les 100 degrés.
16:23Sans air pour être refroidi,
16:25Google expérimentera un système innovant de radiateurs.
16:28Ce premier lancement n'emmène dans l'espace que des puces.
16:31Google prévoit l'an prochain de passer au test de liaison optique
16:34pour faire communiquer les data centers entre eux.
16:37Reste un autre frein, le prix.
16:39Google estime que pour être viable,
16:40un lancement devrait coûter moins de 200 dollars par kilo embarqué
16:43contre plusieurs milliers aujourd'hui, objectif qu'il espère atteindre en 2035.
16:49Voilà, reportage signé Erwan Maurice sur ce projet qui est fou,
16:52en fait, quand on y pense.
16:53Qui aurait pu imaginer les amis, il y a ne serait-ce que 5 ans,
16:565 ans, pourtant 5 ans c'est hier,
16:59se dire qu'on pourrait envoyer des data centers dans l'espace.
17:02Alors, on n'est pas en train de le faire,
17:04on est en train de penser à imaginer comment on va pouvoir le faire.
17:07Mais ça va tellement vite avec des acteurs comme SpaceX et Google,
17:11parce qu'évidemment, on parle de Google aujourd'hui,
17:14mais SpaceX est tout aussi avancé, voire plus, sur ce sujet.
17:18Et forcément, je voulais avoir votre point de vue là-dessus.
17:20Thomas ?
17:21Moi, j'ai envoyé un truc dans l'espace.
17:23Ma première boîte s'appelait Baracoda,
17:25enfin, avec des lecteurs de code-barres,
17:26on a envoyé un lecteur de code-barres dans une fusée.
17:29Et ma grande surprise quand tu vas dans l'espace,
17:31c'est à quel point il y a un décalage entre les semi-conducteurs
17:33qui vont dans l'espace et les semi-conducteurs que tu utilises au quotidien.
17:37Et pourquoi ?
17:38Parce que les semi-conducteurs vont dans l'espace pour être validés,
17:41parce que ça coûte très cher d'envoyer un kilo.
17:42Un kilo dans l'espace, ça coûte une fortune.
17:45T'as intérêt à bien vérifier les plus avant de partir.
17:47C'est d'ailleurs l'enjeu de tout ça,
17:48de réduire le prix du kilo dans l'espace.
17:51Ton premier problème, c'est,
17:53avant de t'amuser à envoyer quelque chose dans l'espace,
17:55il faut faire beaucoup de tests pas chers.
17:57Là, on est au tout début, du début d'une histoire
18:00qui pourrait peut-être marcher,
18:01même si les lois de la physique t'expliquent que ça ne le fera pas.
18:04Donc ça, c'est un peu le problème du hype d'Elon Musk
18:06qui raconte des choses et qui amène tout le monde.
18:09Elon Musk est en train d'amener tout le monde dans l'espace,
18:10toute la Silicon Valley dans l'espace,
18:11parce que, comme il y a Musk, il y a Bezos qui va derrière.
18:15Pour moi, ces choses-là, c'est de la science pure.
18:20C'est-à-dire, quelque part, on ne sait pas résoudre les problèmes d'ingénierie
18:23qu'un data center aurait besoin.
18:25On ne sait même pas si une puce dans l'espace
18:27aussi puissante que c'est un data center,
18:29elle va fonctionner, se refroidir et autres.
18:30On a un nombre de problèmes incroyables,
18:33donc c'est formidable pour la recherche.
18:34À chaque fois, il faut toujours ramener un tout petit peu de réalisme,
18:38on va dire, industriel et physique.
18:41D'ailleurs, Google n'est pas fou,
18:42il n'envoie pas un data center,
18:44il envoie quatre puces.
18:46Quatre puces qui sont blindées,
18:48dont on ne sait même pas la puissance.
18:49Donc, on est au tout début du début du début d'une histoire.
18:53Et par contre, c'est intéressant
18:54d'être le premier à avoir les données
18:56pour comprendre si c'est possible, si c'est jouable,
18:58parce qu'à 20 ans,
18:59et le cycle de semi-conducteurs, ça va être à peu près 10 ans,
19:02il y aura peut-être une solution physique
19:05qui sera trouvée au problème qu'on peut résoudre.
19:07C'est vrai qu'il y a un vrai débat de scientifiques
19:09sur cette histoire-là.
19:11Certains ingénieurs disent, c'est impossible,
19:13on n'arrivera pas à refroidir.
19:16On y arrivera, mais ce sera tellement,
19:17le système autour de refroidissement,
19:19c'est tellement important,
19:20ça coûtera des fortunes.
19:22Et en fait, Elon Musk dit,
19:24oui, on y arrivera.
19:25Parce qu'il a tapé à la porte des bons ingénieurs
19:29qui lui ont dit, on va trouver une solution,
19:31on a trouvé la solution.
19:32Qui a raison ?
19:33Bon, moi, j'ai tendance à dire que,
19:35en général, quand Elon Musk a des pistes,
19:37il faut quand même les suivre.
19:39Christophe, qu'est-ce que tu en penses ?
19:40Je pense qu'il y a aussi un enjeu géopolitique
19:43autour de l'espace,
19:44qui fait que les Américains veulent se montrer
19:46du leadership dans l'espace,
19:48notamment en étant capables d'emmener
19:50du matériel électronique haut de gamme,
19:52qui peut servir effectivement à faire des LLM,
19:54mais aussi potentiellement à être
19:58des armes ou des surveillances militaires ou autres.
20:01Donc, je pense que c'est un très bon test.
20:03Moi, je n'ai pas la compétence scientifique
20:05pour dire si ça va marcher.
20:06J'ai un doute, parce que je dis,
20:08effectivement, il y a, comme ça,
20:09logiquement, on se dit,
20:10on est beaucoup plus exposé aux rayons solaires
20:12et on arrive à récupérer de l'énergie,
20:14parce que derrière, c'est tout l'enjeu de dire
20:16est-ce qu'on va avoir assez d'énergie
20:17pour alimenter toutes ces promesses de data center ?
20:20L'intérêt, c'est qu'il n'y a pas de nuages là-haut.
20:21On passe d'un goulet d'étranglement,
20:22on n'a pas assez de GPU,
20:23on n'a pas assez de mémoire,
20:24on n'a pas assez d'énergie,
20:25on n'a pas assez de data center.
20:26Enfin, tu disais,
20:28il n'y a jamais eu autant d'argent dans la Silicon Valley.
20:30Bon, cet argent, elle coule.
20:31Il y a des promesses d'installation,
20:34mais tout ça met du temps à se mettre en œuvre.
20:37Donc, je pense que pour Google,
20:39c'est une façon aussi,
20:40comme tout à l'heure dans l'annonce précédente,
20:43de montrer aussi un côté un peu hype,
20:45un peu innovateur,
20:46et de se différencier là-dessus.
20:47De rester dans le jeu.
20:48Voilà.
20:49Fred ?
20:49Oui, parce que quand on regarde là un petit peu,
20:52donc on voit le...
20:56Qu'est-ce que j'allais dire ?
20:57Oui, en orbite,
20:58un panneau solaire,
20:59ça produit 8 fois plus d'énergie que au sol.
21:01Donc, oui, c'est super.
21:02Par contre, aujourd'hui,
21:03on voit que le calcul spatial,
21:05c'est-à-dire faire des calculs spatials,
21:06ça coûte 4 fois plus cher.
21:07Et tout l'enjeu,
21:08ça va être le coût.
21:10Alors, je disais,
21:11pour refroidir,
21:12si on met...
21:13Là, pour l'instant,
21:14il faut savoir que Google a envoyé 4 puces,
21:15et qu'il ne tourne que par cycle de 15 minutes.
21:19Parce que pour refroidir,
21:20c'est un système tellement important.
21:22Alors, peut-être qu'Elon Musk réussira à craquer ça.
21:25Mais la personne me disait,
21:26mais si tu mettais un data center dans l'espace,
21:29un petit data center classique,
21:31il faudrait être capable,
21:33une fois qu'il faudrait le refroidir,
21:35ce serait vider une piscine olympique
21:37en 40 secondes,
21:38de liquide de refroidissement,
21:39pour balancer dans la machine.
21:40Et tout ça, sans cesse,
21:41tous les 40 secondes,
21:42une piscine olympique de liquide de refroidissement,
21:43pour un data center.
21:45Et aujourd'hui, ce n'est pas possible.
21:46Alors, peut-être qu'Elon Musk réussira à craquer ça.
21:48Et puis, le problème,
21:49c'est que ces puces,
21:50alors surtout les puces HBM,
21:52elles sont soumises à...
21:53On voit qu'elles vieillissent mal avec la radiation.
21:55Encore une fois,
21:56peut-être qu'on trouvera de nouveaux composants.
21:57Mais mettre du blindage anti-radiation,
21:59c'est 25% de masse en plus.
22:01Aujourd'hui,
22:03ils cherchent tout.
22:04Comme le disait tout à l'heure,
22:05je crois que c'est...
22:06Oui, c'est toi, Christophe,
22:08en fait, tout ça,
22:09plus c'est lourd,
22:10plus ça coûte cher.
22:11En fait, il faudrait tomber à 100 dollars.
22:13Ils disent, en gros,
22:14pour arriver à quelque chose,
22:15il faut tomber à 100 dollars le kilo.
22:17100 dollars le kilo,
22:18tu arrives à être rentable.
22:19Aujourd'hui,
22:20on en est quand même...
22:20Beaucoup plus.
22:21On en est quand même assez loin.
22:22Alors certains...
22:23Elon Musk dit,
22:24moi, je vais arriver aux alentours
22:25de 200 dollars le kilo.
22:26Et c'est là où les gens disent,
22:28bon, alors là,
22:28la rentabilité,
22:30elle n'est pas exceptionnelle.
22:31Mais encore une fois,
22:32Elon Musk,
22:32il a fait revenir des...
22:34Alors, c'est une autre difficulté,
22:36quand même,
22:36parce qu'il faut savoir que
22:36dans le refroidissement,
22:38c'est le défi principal.
22:39Et la chaleur,
22:41elle s'évacue dans le vide.
22:43Elle s'évacue que par le rayonnement.
22:45On ne peut pas ouvrir les fenêtres
22:46et dire,
22:46ça s'évacue.
22:47C'est du vide.
22:48On ne peut pas faire courant d'air.
22:49Si, non.
22:49On ne peut pas faire courant d'air.
22:50Et c'est par rayonnement.
22:52Donc, c'est l'élection.
22:53En fait, il y a une anecdote
22:55que disait Steve Jobs,
22:56que j'aime bien rappeler.
22:58C'est Steve Jobs,
22:58quand il demandait à quelque chose
22:59à un ingénieur,
23:00il lui disait,
23:00c'est pas possible.
23:01Et puis il revenait,
23:02il disait,
23:02je veux faire ça.
23:03Et le mec disait,
23:09c'est exactement ça.
23:11Il fait son Steve Jobs.
23:13Il va demander à ses ingénieurs.
23:14Ils lui disent quatre fois
23:15que ce n'est pas possible.
23:16À un moment,
23:16il y a quelqu'un qui lui dit,
23:17j'ai peut-être une idée.
23:18Peut-être que ça sera la bonne,
23:19d'ailleurs.
23:20On ne la connaît juste pas.
23:21Donc, quelque part,
23:21c'est difficile pour nous
23:22qui commentons à la télé
23:23devant des fans de Musk,
23:25des gens qui ne le supportent pas,
23:26de donner une opinion fondée
23:28sur le fait que c'est possible ou pas.
23:30Il n'existe pas,
23:30dans les sciences publiées aujourd'hui,
23:33d'éléments qui nous permettent
23:34de dire que c'est possible.
23:36Ils disent qu'il y a 15% de chances
23:38qu'on arrive à quelque chose
23:39d'ici 2030.
23:40Voilà, les chercheurs.
23:42Mais tu sais,
23:42Elon Musk,
23:42j'ai dit juste cette anecdote.
23:44Je me souviens quand
23:44il demandait à ses ingénieurs
23:46mais quand ils reviennent sur Terre,
23:48pourquoi on ne peut pas
23:49les refaire décoller tout de suite ?
23:50Il dit qu'on est obligé
23:51de vérifier que tout va bien
23:53mais on est obligé aussi
23:54de les repeindre
23:56parce que non pas
23:57pour qu'ils soient beaux
23:57mais pour protéger
23:58des radiations, etc.
23:59Et il a dit
24:00mais trouvez-moi une peinture
24:03pas la même peinture
24:04qu'il a décomposé le problème.
24:06Et les gars disent
24:07c'est pas possible.
24:08Et puis il y en a un
24:08qui a dit
24:08tiens, à partir de nanoparticules
24:10et il a trouvé
24:11beaucoup plus cher.
24:12Ils sont allés chez le Romarin,
24:12ils ont acheté
24:13des valentines.
24:15Une peinture
24:16dix fois plus chère
24:17à l'époque
24:17avec des nanoparticules
24:19et tout ça
24:19mais mine de rien
24:20aujourd'hui
24:20il a réussi à trouver
24:21sa peinture.
24:22Il a réussi à la faire
24:23un peu moins chère
24:24mais voilà
24:25et donc peut-être
24:26que là dans ces systèmes
24:27mais là il y a quand même
24:27de la physique
24:28dans tout ça.
24:28Christophe pour terminer
24:29sur ce sujet.
24:30Je voulais juste dire
24:30que tous ces investissements-là
24:32peut-être seront rentables
24:33ou pas rentables
24:34finalement
24:38parce qu'aujourd'hui
24:38tu dis que c'est rentable
24:39à 100 dollars
24:40à 200 dollars
24:41mais ça dépend
24:41à combien tu vends
24:42le token.
24:43Donc on voit bien
24:44tout l'enjeu qu'il y a
24:45derrière aussi
24:45parce qu'il y a
24:45une énorme incertitude
24:46sur la matérialité
24:50de ces business models.
24:51Et de centraliser
24:52ou pas dans un data center
24:53ou avec des NGI
24:54enfin toutes sortes de...
24:56Encore beaucoup
24:56de sujets à explorer.