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Loi du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026
Dispositions du IV de l’article 28

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Transcription
00:00:00Nous prenons cette audience avec la question prioritaire de constitutionnalité numéro 2026 1225 QPC
00:00:08portant sur la conformité aux droits et libertés que la constitution garantit du paragraphe 4 de l'article 28 de
00:00:15la loi numéro 2025 1403 du 30 décembre 2025
00:00:19de financement de la sécurité sociale pour 2026.
00:00:24Madame la greffière va retracer les étapes de la procédure d'instruction.
00:00:29Merci Monsieur le Président.
00:00:31Le Conseil constitutionnel a été saisi le 22 juillet 2026 par une décision du Conseil d'Etat d'une question
00:00:37prioritaire de constitutionnalité
00:00:39posée par les sociétés Antiva France et UPSA portant sur la conformité aux droits et libertés que la constitution garantit
00:00:45du paragraphe 4 de l'article 28 de la loi numéro 2025-1403 du 30 décembre 2025
00:00:52de financement de la sécurité sociale pour 2026.
00:00:56Le cabinet Hogan-Lowels dans l'intérêt de la société Antiva France partie requérante a produit des observations le 1er
00:01:03août 2026.
00:01:05Le cabinet Arsène-Taxan dans l'intérêt de la société UPSA partie requérante a produit des observations le 4 août
00:01:112026.
00:01:12Le Premier ministre a produit des observations le 30 juillet 2026.
00:01:16Le cabinet Hogan-Lowels dans l'intérêt de la société AstraZeneca et 12 autres sociétés a demandé à intervenir et
00:01:24a produit à cette fin des observations le 1er août 2026.
00:01:28Par courriel du 24 septembre 2026, le Conseil constitutionnel a souhaité recueillir des observations auprès des partis et des autorités
00:01:36sur un certain nombre de questions.
00:01:38Seront entendus ce jour les avocats des parties requérantes, des parties intervenantes et les représentants du Premier ministre.
00:01:46Merci madame la griffière. Maître Mathieu Bravet, vous êtes avocat au barreau de Paris. Vous représentez la société UPSA partie
00:01:53requérante. Maître, nous vous écoutons.
00:02:00Monsieur le Président, mesdames et messieurs les membres du Conseil, quelques mots tout d'abord sur cette contribution M à
00:02:06l'origine de la présente QPC.
00:02:08Cette contribution M, ou parfois appelée clause de sauvegarde, prévue par les articles L138-10 et suivant du Code de
00:02:15la Sécurité sociale, repose sur un principe simple.
00:02:18Si l'assurance maladie supporte des dépenses trop importantes et non prévues, les laboratoires qui bénéficient indirectement de ces dépenses
00:02:27via leur chiffre d'affaires sur des spécialités ou des médicaments pris en charge par la collectivité sont appelés à
00:02:34contribuer à ce dépassement de dépenses.
00:02:37Plus précisément, chaque année, le législateur fixe dans la loi de financement de la Sécurité sociale un montant M.
00:02:45Ce montant M, c'est la projection de l'augmentation des dépenses au budget de la Sécurité sociale qui est
00:02:50estimée raisonnable.
00:02:53Il n'est pas possible de prévoir un mécanisme, bien entendu, de plafond de ce montant M où on se
00:02:58dirait, arrivé à un moment dans l'année, si le montant est dépassé, on ne va pas arrêter de prendre
00:03:02en charge les spécialités et les médicaments nécessaires pour le traitement des patients.
00:03:08Et donc, du coup, ces médicaments et spécialités sont toujours vendus aux patients et donc sont toujours pris en charge
00:03:16par l'assurance maladie.
00:03:17Donc, qu'est-ce qui se passe ? Si jamais on dépasse ce montant M, il y a une contribution
00:03:22qui est due par les laboratoires sur leur chiffre d'affaires, sur des spécialités remboursables.
00:03:28Et si le montant M n'est pas dépassé, il n'y a pas de contribution. D'où ce titre
00:03:32de clause de sauvegarde.
00:03:34Donc, on le voit bien, cette contribution M, ce qu'elle organise, c'est en cas d'augmentation des dépenses,
00:03:38une responsabilité collective des laboratoires à l'augmentation de ces dépenses.
00:03:44En cas de déclenchement de la contribution, on va avoir un calcul en deux temps.
00:03:48Tout d'abord, un calcul au niveau global pour tous les laboratoires.
00:03:51On va additionner le chiffre d'affaires de chaque laboratoire sur ses spécialités remboursables ou prises en charge.
00:03:57Et la fraction de ce chiffre d'affaires global supérieur à ce montant M va être soumise à contribution en
00:04:04différentes tranches.
00:04:04Une première tranche à 50%, une deuxième à 60% et tout ce qui est au-delà, la troisième tranche
00:04:10à 70%.
00:04:11Et donc, on additionne ces trois tranches et ça nous donne le montant de la contribution nationale.
00:04:17Deuxième temps, une fois qu'on a obtenu ce montant de la contribution nationale, on va la répartir au niveau
00:04:21de chaque laboratoire.
00:04:23Avec une répartition qui est fonction du chiffre d'affaires de chaque laboratoire par rapport à ce chiffre d'affaires
00:04:28global.
00:04:29Et une partie qui est aussi en fonction de la progression du chiffre d'affaires du laboratoire d'une année
00:04:34sur l'autre.
00:04:36Vous m'avez déjà entendu beaucoup parler de chiffre d'affaires et vous l'avez compris, la définition de ce
00:04:43chiffre d'affaires est capitale et à l'origine de cette affaire.
00:04:47Le Code de la sécurité sociale se contente de nous parler de chiffre d'affaires hors taxes.
00:04:51Et donc, la question qui nous occupait dans les tribunaux, c'était de savoir si les remises commerciales, donc les
00:04:58remises qui sont accordées par certains laboratoires à des officines ou aux pharmacies, si on veut vulgariser,
00:05:04devaient venir ou non en déduction de l'assiette du chiffre d'affaires.
00:05:08Pour le CEPS et pour l'URSSAF, dans leur méthode de calcul, ce n'était pas le cas.
00:05:13Il fallait conserver ces remises commerciales dans le chiffre d'affaires des laboratoires.
00:05:17Pour le Conseil d'État et le Tribunal administratif de Paris, il fallait bien déduire ces remises commerciales de ces
00:05:25assiettes.
00:05:26Et donc, on avait des juridictions qui nous avaient dit qu'il fallait déduire ces remises commerciales face à une
00:05:32méthode du CEPS et de l'URSSAF qui les prenait en compte.
00:05:35Donc, une fragilisation de la méthode du CEPS et de l'URSSAF qui ouvrait la voie à décontestation.
00:05:42Et c'est dans ce cadre qu'est intervenu ce paragraphe 4 de l'article 28 de la loi de
00:05:47financement de la sécurité sociale pour 2026,
00:05:50cette loi de validation rétroactive qui valide rétroactivement la méthode de calcul du CEPS et de l'URSSAF.
00:06:00Donc, on a bien une loi de validation qui intervient sur des contentieux en cours.
00:06:05Dans ce cas-là, la jurisprudence de votre Conseil constitutionnel est des plus claires.
00:06:08Elle n'interdit pas, bien entendu, aux législateurs et au gouvernement de prévoir de telles mesures.
00:06:13Mais portant une atteinte à l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens,
00:06:18il faut mettre en face un motif impérieux d'intérêt général.
00:06:22Et le seul motif impérieux d'intérêt général mis en avant par le gouvernement à l'occasion du vote de
00:06:27cette loi,
00:06:28et encore aujourd'hui, c'est un motif financier.
00:06:31Là encore, le fait de justifier d'un motif financier pour justifier ce motif impérieux d'intérêt général
00:06:39n'est pas interdit en soi.
00:06:41Mais votre Conseil constitutionnel a rendu plusieurs décisions
00:06:44et indiqué qu'on ne pouvait satisfaire un risque allégué financier
00:06:50que si ce risque était d'une ampleur exceptionnelle.
00:06:57En ce sens, sur l'ampleur exceptionnelle de ce risque financier,
00:07:00votre décision 2014-695 du 30 juillet 2014,
00:07:04qui est citée par le mémoire du Premier ministre,
00:07:06qui valide effectivement l'existence d'un tel risque.
00:07:09Mais à la lecture des commentaires de cette décision,
00:07:13on est sur un risque financier en valeur absolue de 17 milliards d'euros,
00:07:17bien loin des montants que vous verrez qui nous occupent aujourd'hui.
00:07:20Dans une autre décision 2001-458 du 7 février 2002,
00:07:27votre Conseil a refusé de reconnaître l'existence d'un risque d'une ampleur exceptionnelle
00:07:32en se basant cette fois-ci non pas sur un montant en valeur absolue,
00:07:37mais en calculant le risque par rapport à ce que représente ce risque
00:07:41par rapport aux recettes mises en balance.
00:07:46Et votre Conseil a considéré qu'un risque de 1,1% des recettes de l'État
00:07:52était considéré comme n'étant pas un risque d'ampleur exceptionnelle.
00:07:57Par ailleurs, et c'est l'un des rares points où se rejoint avec le Premier ministre,
00:08:03l'ampleur du risque doit s'apprécier réellement.
00:08:05Ça ne peut pas être sur la base d'un risque théorique ou d'une extrapolation,
00:08:09il faut que ce soit un risque qui soit réel ou à minima crédible.
00:08:14En ce sens, votre décision QPC 2013-10-71.
00:08:19En l'espèce sur le risque qui nous occupe.
00:08:22Alors, on ne peut que le déplorer, mais les services du Premier ministre
00:08:25avaient fourni des tableaux très clairs devant le Conseil d'État
00:08:28qui n'ont pas été reproduits aujourd'hui devant votre Conseil constitutionnel.
00:08:31Dans ces tableaux, on avait deux tableaux.
00:08:33Un premier tableau qui est pour le coup repris,
00:08:36avec une liste des contentieux en cours et un enjeu total
00:08:39qui est calculé sur la base d'une annulation pure et simple
00:08:42de la contribution M pour ces laboratoires pour les quatre années.
00:08:46Et un deuxième tableau beaucoup plus intéressant
00:08:49et qui n'est malheureusement pas reproduit devant votre Conseil constitutionnel,
00:08:52c'était un tableau avec le montant total des remises commerciales par année
00:08:56pour tous les laboratoires en France,
00:08:58le montant M,
00:09:00l'assiette de la contribution une fois déduite ces remises commerciales
00:09:03et la diminution de rendement de la contribution qui en découlait.
00:09:08Ces tableaux amènent plusieurs observations.
00:09:10Sur le premier tableau, et on s'en sert de ce chiffre de 72 recours
00:09:14pour vous donner l'impression que tous les laboratoires ont engagé un contentieux,
00:09:1972 recours ne font pas nécessairement 72 laboratoires.
00:09:23Comme je vous disais, on est sur une contribution contestée sur quatre années,
00:09:26on a des appels de fonds chaque année,
00:09:29et donc du coup à chaque appel de fonds, potentiellement un laboratoire a contesté cette contribution
00:09:34et donc pour un même laboratoire, on peut avoir plusieurs recours.
00:09:37C'est notamment le cas de la société UPSA.
00:09:41Sur le risque après d'une remise en cause intégrale de cette contribution M,
00:09:46elle est contredite par les chiffres même du gouvernement produit devant le Conseil d'État.
00:09:50Dans le second tableau dont je vous parlais tout à l'heure,
00:09:53le risque d'une remise en cause a été écarté par le gouvernement lui-même.
00:09:57On voit bien, même une fois déduites ces remises commerciales,
00:10:02la contribution M est systématiquement déclenchée.
00:10:05C'est juste l'assiette de la contribution qui diminue,
00:10:08mais ce n'est pas une remise en cause du principe même de cette contribution.
00:10:13Donc on n'a pas un risque systémique de remise en cause intégrale,
00:10:17le risque réel c'est un recalcul de la contribution pour chaque laboratoire.
00:10:22Sur le deuxième tableau, on nous présente un risque sur quatre années.
00:10:27Le risque sur l'année 2021 est fictif.
00:10:30On est hors des délais de prescription triennale, trois ans date à date.
00:10:34Le seul risque réel c'est les risques liés aux encours déjà en cours,
00:10:38enfin aux contentieux déjà en cours,
00:10:40qui est chiffré à 35 millions d'euros,
00:10:43avec encore une fois dans une optique du gouvernement,
00:10:46d'une annulation pure et simple de la contribution M.
00:10:49Le risque sur l'année 2022, c'est la même chose.
00:10:52On aura une prescription qui va être acquise sous peu.
00:10:55Donc là encore une fois, au-delà des recours déjà engagés, il n'y a pas de risque.
00:10:59Reste donc un risque pour l'année 2023 et 2024,
00:11:02où nous sommes effectivement encore dans les délais pour d'autres laboratoires
00:11:07de faire des demandes de rembourse.
00:11:10Mais vous verrez que là encore, les chiffres de gouvernement sont biaisés.
00:11:13Alors tout d'abord, même en retenant le risque théorique,
00:11:17en considérant que tous les laboratoires de France et de Navarre
00:11:19allaient déposer une réclamation,
00:11:21ce qui n'a pas toujours été le cas,
00:11:23la contribution M a été annulée purement et simplement
00:11:25pour l'année 2019,
00:11:27et tous les laboratoires n'ont pas déposé de réclamation
00:11:29au titre de cette annulation.
00:11:31Et bien même en retenant ce risque théorique
00:11:33d'une demande de remboursement
00:11:38poussée par tous les laboratoires,
00:11:39on aurait une diminution du rendement de la contribution d'un tiers
00:11:43et non pas de la moitié du rendement,
00:11:44comme mis en avant par le gouvernement.
00:11:47Un risque théorique aussi,
00:11:48parce qu'il ne prend pas en compte les effets de plafonnement.
00:11:50Cette contribution M,
00:11:52pour éviter les critiques sur le caractère confiscatoire,
00:11:55est plafonnée à 10% du chiffre d'affaires des laboratoires.
00:11:59Et donc, si votre contribution théorique individuelle
00:12:04représente un montant supérieur à 10%,
00:12:06et bien on va venir écréter cette contribution.
00:12:09Donc, pour une grande partie des laboratoires,
00:12:11quand bien même ils feraient une demande
00:12:13de recalcul de leur contribution
00:12:15et qu'on aurait une assiette de la contribution
00:12:17qui était diminuée,
00:12:18ça ne changerait rien,
00:12:19parce que la part de diminution
00:12:22viendrait s'affecter sur ce supplément
00:12:24qui est déjà plafonné
00:12:26en vertu de cette règle des 10%.
00:12:29Donc, on voit bien que le risque mis en avant
00:12:31par le gouvernement est un risque théorique.
00:12:34Et quand bien même on retiendrait
00:12:35les chiffres du gouvernement
00:12:36en se disant qu'ils sont crédibles et sérieux.
00:12:40Les chiffres du gouvernement,
00:12:41donc, c'est un risque de 660 millions
00:12:43pour l'année 2022
00:12:45et de 610 millions pour l'année 2023.
00:12:48Alors, certes, ce sont des sommes importantes.
00:12:50Mais si on les met en perspective
00:12:52avec les recettes de l'assurance maladie
00:12:54et plus largement du budget de la Sécurité sociale,
00:12:57le risque ne représente pas une ampleur exceptionnelle
00:13:00au regard de votre jurisprudence.
00:13:02Ces 660 millions pour l'année 2022,
00:13:04c'est 0,12% des recettes de la Sécurité sociale
00:13:08et 0,27% des recettes de l'assurance maladie.
00:13:12On est donc bien loin, très loin
00:13:15des 1,1% de recettes
00:13:16qui avaient déjà été considérées
00:13:18par votre Conseil constitutionnel
00:13:20comme étant insuffisants
00:13:21pour démontrer l'existence
00:13:22d'un risque d'une ampleur suffisante
00:13:25à caractériser un motif impérieux d'intérêt général.
00:13:29En conclusion, même au regard d'un risque théorique
00:13:31et d'un chiffrage maximaliste,
00:13:34ces montants ne représentent pas
00:13:35le caractère d'un motif impérieux d'intérêt général.
00:13:38Donc, ce paragraphe 4 de l'article 28
00:13:41de la loi de financement de Sécurité sociale pour 2026
00:13:43doit faire l'objet d'une censure
00:13:45de la part de votre Conseil
00:13:46en application de l'article 16 de la DDHC.
00:13:49Très rapidement, sur le dernier point,
00:13:52d'autant plus que le gouvernement,
00:13:54en validant la méthode de calcul du CEPS et du RSAF,
00:13:58a opté pour une méthode
00:14:00qui porte atteinte à l'article 13 de la DDHC.
00:14:03Pour mémoire, cette contribution vise à capter
00:14:06une partie de l'accroissement trop importante
00:14:08du chiffre d'affaires des laboratoires.
00:14:11Et donc, des revenus générés
00:14:13par des dépenses prises en charge
00:14:14par l'assurance maladie.
00:14:16Or, s'agissant des remises commerciales,
00:14:18les bénéficiaires des dépenses prises en charge
00:14:20par l'assurance maladie,
00:14:21ce ne sont pas les laboratoires,
00:14:23mais les officines,
00:14:24ou plus vulgairement, les pharmacies.
00:14:27Et donc, en prenant en compte
00:14:29ces remises commerciales au niveau des laboratoires,
00:14:32la méthode du CEPS et de l'URSSAF,
00:14:34validée rétroactivement par le gouvernement,
00:14:36conduit à taxer une ressource
00:14:38au niveau d'un contribuable qui n'en dispose pas.
00:14:41Et ça crée donc une rupture d'égalité
00:14:43au niveau des facultés contributives des contribuables
00:14:46qui appellent, encore une fois, votre censure.
00:14:49Merci, Maître.
00:14:52Maître Charlotte Damiano,
00:14:54vous êtes avocate au barreau de Paris.
00:14:56Vous représentez la société
00:14:58Zantiva France, partie requérante,
00:15:00et 12 autres sociétés, partie intervenante.
00:15:03Maître, nous vous écoutons.
00:15:06Merci, M. le Président,
00:15:07Mesdames et Messieurs les membres du Conseil.
00:15:10Sans revenir sur le mécanisme de la crise de sauvegarde,
00:15:13on pourrait penser que c'est un litige
00:15:14qui porte sur le chiffrage d'une contribution de sécurité sociale.
00:15:18Mais je voudrais que vous preniez la pleine mesure
00:15:21de la décision que vous allez rendre,
00:15:22et qui est double.
00:15:23Elle est d'abord nationale et internationale.
00:15:26La question qui se pose est de savoir
00:15:28si lorsque la direction de la sécurité sociale
00:15:30n'est pas d'accord avec une décision
00:15:33d'une juridiction suprême,
00:15:34en l'occurrence le Conseil d'État,
00:15:36elle peut, dans une loi de financement
00:15:37de la sécurité sociale,
00:15:39porter une mesure, et la faire voter,
00:15:40de validation pour dire l'inverse
00:15:42de la haute juridiction suprême.
00:15:45Et le rayonnement international de la décision,
00:15:48et je suis désolée,
00:15:49mais je vais parler en des termes un peu familiers,
00:15:51c'est que lorsqu'on explique à des investisseurs,
00:15:54des groupes étrangers,
00:15:55qu'on gagne à la Cour de cassation et au Conseil d'État,
00:15:57parce qu'on va se revoir dans quelques semaines
00:15:59sur une autre mesure de validation
00:16:00qui vient contredire la Cour de cassation
00:16:02après le Conseil d'État,
00:16:03est-ce qu'on peut leur expliquer
00:16:04que six mois après,
00:16:05la direction de la sécurité sociale
00:16:07va faire voter une loi de validation
00:16:08pour dire l'inverse de la Cour de cassation
00:16:10et du Conseil d'État ?
00:16:11Eh bien, nous passons tout simplement pour des fous.
00:16:14Et la place de la France n'est plus crédible,
00:16:17et c'est pour ça qu'aujourd'hui,
00:16:18les patients français n'accèdent plus
00:16:20à certaines thérapies novantes,
00:16:21parce que les groupes étrangers,
00:16:22lorsqu'ils voient cette instabilité
00:16:24de la régulation autour du prix du médicament,
00:16:26ne souhaitent plus s'installer en France.
00:16:29Et nous ne pouvons pas leur expliquer
00:16:31comment une telle instabilité est possible.
00:16:35Et au niveau national, évidemment,
00:16:36ça pose la question de l'État de droit,
00:16:38de la séparation des pouvoirs,
00:16:39de l'indépendance, de la justice,
00:16:40enfin, tout ce pourquoi, à titre personnel,
00:16:42j'ai fait une carrière dans le droit.
00:16:44Pour entrer un petit peu plus dans le détail,
00:16:46donc d'abord, je vais discuter les chiffres
00:16:49qui sont avancés par le ministre de la Santé
00:16:51et le Premier ministre ici représentés.
00:16:55Ensuite, je parlerai des deux moyens
00:16:57qui sont contredits par cette mesure de validation.
00:17:00Et enfin, je répondrai aux questions
00:17:02que vous avez bien voulu nous poser vendredi dernier.
00:17:07Premièrement, et à titre principal,
00:17:09et je pourrais quasiment m'en arrêter là,
00:17:11mais j'utiliserai mes 12 minutes de plaidoirie,
00:17:13le point, c'est qu'à la date de l'adoption
00:17:15de la loi de financement de la Sécurité sociale,
00:17:18le chiffrage de la loi de validation n'existait pas.
00:17:23Or, le motif impérieur d'intérêt général,
00:17:25je ne vous apprends rien.
00:17:26Il s'apprécie au regard des éléments
00:17:27sur lesquels le législateur s'est fondé
00:17:30au moment où il a voté la loi.
00:17:32Or, à la date de l'adoption de la loi,
00:17:34l'annexe 9 de la loi de financement
00:17:37de la Sécurité sociale pour 2026
00:17:38qui vient établir le chiffrage
00:17:40des différentes mesures,
00:17:42l'impact financier,
00:17:43ne contenait tout simplement aucun chiffre
00:17:46sur cette mesure de validation.
00:17:47Et le rapporteur du Conseil d'État
00:17:49dans la décision de renvoi
00:17:50qui vous a transmis cette QPC l'a bien relevé.
00:17:54Il n'y avait aucun chiffrage.
00:17:56L'impérieux motif d'intérêt général,
00:17:58je le répète, c'est au moment du vote,
00:18:02et il n'existait pas.
00:18:04Une évaluation qui est construite
00:18:06plusieurs mois après un vote,
00:18:07simplement pour les besoins
00:18:08de la présente instance,
00:18:09pour justifier a posteriori,
00:18:12ne supplée pas cette carence.
00:18:13Le législateur ne peut pas se prévaloir
00:18:15d'un motif d'intérêt général
00:18:16qu'il n'a lui-même pas identifié
00:18:17au moment où il a voté.
00:18:20Donc, avant toute discussion sur les chiffres,
00:18:22et bien sûr, la discussion est large,
00:18:24l'absence de chiffrage contemporain au vote
00:18:29justifie déjà à lui seul l'annulation de la mesure.
00:18:36Ensuite, un chiffrage a été produit au fil des mémoires
00:18:38devant le Conseil d'État, devant votre juridiction,
00:18:40mais il n'était pas davantage recevable.
00:18:42Le Premier ministre chiffre les enjeux financiers
00:18:44de la validation à 1,422 milliards d'euros
00:18:48pour les recours pendant,
00:18:49et à 4,6 milliards d'euros
00:18:50pour l'ensemble des instances potentielles.
00:18:52Je mets des guillemets.
00:18:54Ces montants ne sont assortis
00:18:56d'aucun d'éléments de preuve.
00:18:57Ce sont deux tableaux, mon confrère en a parlé,
00:19:00dans des mémoires,
00:19:02avec des formes arrondis,
00:19:04sans donner de chiffre d'affaires,
00:19:05sans donner de remise,
00:19:06sans détail par entreprise,
00:19:08sans détail des recours.
00:19:12Le principe également de droit de nul
00:19:14ne peut se constituer de preuve à soi-même
00:19:17ne permet pas d'accepter ces chiffres,
00:19:19en tout cas pas dans un débat contradictoire.
00:19:21Le contrôle exercé sur le motif impéreux
00:19:24d'intérêt général,
00:19:26puisque le Premier ministre invoque
00:19:27votre jurisprudence,
00:19:29selon laquelle un motif impéreux
00:19:32d'intérêt général peut être justifié
00:19:33lorsque les conséquences financières
00:19:35sont de grande ampleur,
00:19:36y compris lorsqu'elles affectent
00:19:37les comptes de la Sécurité sociale,
00:19:39au regard du risque financier
00:19:40des recours pendant,
00:19:41mais également des recours potentiels.
00:19:44Le Premier ministre invoque également
00:19:46votre propre décision du 12 mars 2016,
00:19:49Société civile immobilière PB,
00:19:51dont il tire un renseignement
00:19:52qui, à mon sens,
00:19:53se retourne contre lui,
00:19:54puisque vous avez jugé
00:19:55que l'issue incertaine
00:19:56d'une contestation
00:19:57ne suffit pas à établir
00:19:59un risque financier.
00:20:01C'est précisément le cas en l'expèce.
00:20:03Le Premier ministre invoque
00:20:04un risque de 4,6 milliards d'euros
00:20:07qu'il dit lui-même
00:20:08ne pouvoir déterminer avec précision,
00:20:11je cite,
00:20:12et ce borne a indiqué qu'il pouvait,
00:20:13je cite également,
00:20:14« raisonnablement redouter
00:20:15un volume de contentieux
00:20:16dans des proportions pouvant entraîner
00:20:17des conséquences financières considérables ».
00:20:19Ce n'est pas sérieux.
00:20:20Une simple appréhension
00:20:22pourrait fonder une loi de validation
00:20:24alors que vous exercez
00:20:26un contrôle quasi concret,
00:20:28selon le commentaire
00:20:29de votre décision que je viens de citer.
00:20:33Les chiffres du Premier ministre
00:20:35font état d'un tel écart
00:20:37entre les recours pendant
00:20:38et les recours potentiels
00:20:39qu'il révèle par lui-même
00:20:40l'ampleur de la surévaluation
00:20:42qui vous est proposée aujourd'hui.
00:20:43Le mémoire contient dans ses annexes
00:20:46un premier tableau
00:20:47sur un risque réel
00:20:49des recours pendants
00:20:50qui serait de 72 en nombre
00:20:52pour 1,422 milliards d'euros.
00:20:54Puis un second tableau
00:20:55distinct spéculatif,
00:20:57un risque de décharge totale
00:20:59pour tous les laboratoires
00:21:00pharmaceutiques français
00:21:02pour 4,61 milliards d'euros.
00:21:05Entre les deux tableaux,
00:21:06il y a 3,19 milliards d'écarts
00:21:07entièrement composés d'entreprises
00:21:09qui n'ont engagé aucun recours
00:21:11et ces recours précisément sont prescrits.
00:21:14Et là, je vais contredire mon confrère
00:21:15qui vient de prendre la parole
00:21:16et je vous expliquerai pourquoi.
00:21:18C'est cet écart que nous dénonçons
00:21:20pour dire que ces montants
00:21:21sont surévalués,
00:21:22qu'ils ne sont assortis
00:21:23d'aucun élément de preuve
00:21:24dans des tableaux
00:21:25que l'administration établit elle-même
00:21:27sans donner de chiffres d'affaires,
00:21:29sans montants notifiés de contributions,
00:21:31ni la méthode de calcul,
00:21:32ni l'entreprise concernée,
00:21:34ni des détails des recours.
00:21:36L'État a fourni
00:21:37trois chiffrages différents
00:21:39selon la juridiction.
00:21:42D'abord, devant le Conseil d'État,
00:21:44en juin 2026,
00:21:45le ministre de la Santé
00:21:45faisait état de 74 recours pendants,
00:21:49représentant 1,435 milliard d'euros,
00:21:51et d'un risque global
00:21:52de 2,61 milliards d'euros
00:21:54en cas de recalcul intégral
00:21:55des assiettes
00:21:56pour tous les laboratoires de France.
00:21:58Devant votre Conseil,
00:21:59le 30 juillet 2026,
00:22:01le Premier ministre retient désormais
00:22:02soit 112 recours
00:22:04pour 1,422 milliard de recours
00:22:07et 13 millions d'euros
00:22:08ont disparu entre les deux mémoires,
00:22:09et portent le risque global
00:22:11non plus à 2,61 milliards,
00:22:13mais à 4,6 milliards d'euros,
00:22:15soit une augmentation
00:22:16de près de 80 %
00:22:18en quelques mois,
00:22:19sans aucune donnée nouvelle,
00:22:21sans aucun chiffrage
00:22:21et sans aucun changement de méthode.
00:22:23Ce n'est pas sérieux.
00:22:25Un chiffrage qui varie ainsi
00:22:27au gré d'un mémoire
00:22:28de la juridiction saisie
00:22:29est simplement une estimation ajustée
00:22:31pour les besoins de la cause.
00:22:33Le rapporteur public,
00:22:35M. Mathieu Lecoq,
00:22:37a jugé important
00:22:38de s'arrêter sur ce point
00:22:39du chiffrage
00:22:39dans la décision de renvoi
00:22:41qui vous a transmise
00:22:42la présente QPC.
00:22:44Mathieu Lecoq a relevé
00:22:46d'abord que les vices
00:22:47affectant la contribution M
00:22:50ne conduiront pas forcément
00:22:52à des décharges totales.
00:22:53Les décharges peuvent être
00:22:54et devraient être partielles.
00:22:56Et ensuite,
00:22:57que rien n'impose à l'administration,
00:22:58évidemment,
00:22:59de rembourser la contribution
00:23:01sans qu'aucun recours
00:23:02ne soit déposé.
00:23:04Et ils sont aujourd'hui prescrits.
00:23:06Pour la petite histoire,
00:23:07j'ai fait annuler
00:23:07pour certains laboratoires
00:23:09qui m'ont suivi
00:23:09la clause de sauvegarde 2019
00:23:11qui avait été tout simplement
00:23:13déclenchée à tort.
00:23:14La Cour des comptes
00:23:15l'a reconnue.
00:23:15Dans trois rapports,
00:23:17évidemment,
00:23:18j'ai obtenu les restitutions
00:23:19pour les laboratoires
00:23:20qui ont engagé des recours.
00:23:21Pas pour les autres
00:23:21qui n'en avaient pas fait
00:23:22et l'État n'a pas remboursé,
00:23:24évidemment,
00:23:24les autres laboratoires.
00:23:26Donc, ça n'est pas sérieux.
00:23:27C'était surévaluation
00:23:28du chiffrage
00:23:29sur des recours potentiels
00:23:30et prescrits.
00:23:31La conclusion de Mathieu Lecoq
00:23:33mérite d'être citée.
00:23:34Le risque réel,
00:23:35selon lui,
00:23:35des comptes en suit en cours
00:23:36n'est pas de 1,4 milliard,
00:23:392,4 milliards ou 4,6 milliards,
00:23:42mais plutôt aux alentours
00:23:44de 600 millions.
00:23:46Un risque réel,
00:23:47mais très inférieur
00:23:48à celui soutenu
00:23:49par le Premier ministre.
00:23:50Ce chiffre de 600 millions
00:23:51devrait être le repère
00:23:52du Conseil
00:23:53lorsqu'il va rendre sa décision.
00:23:55Il émane du Conseil d'État,
00:23:56la décision qui vous a renvoyé
00:23:58la présente QPC
00:23:59et il n'est contredit,
00:24:00en tout cas à ma connaissance,
00:24:01par aucune pièce ultérieure
00:24:02du dossier.
00:24:03Le postulat de la décharge totale
00:24:05pour tous les laboratoires
00:24:07de France et de Navarre,
00:24:08c'est-à-dire une décharge totale
00:24:10généralisée pour 4 exercices,
00:24:12selon le Premier ministre,
00:24:13peu importe la précision
00:24:14des éléments qui seraient
00:24:15transmis au juge
00:24:16par l'administration,
00:24:17le juge ne pourrait procéder
00:24:18qu'à une décharge totale
00:24:19faute de pouvoir calculer.
00:24:21Le juge sait calculer
00:24:22une contribution
00:24:22et s'il ne le sait pas,
00:24:24il peut renvoyer au CEPS
00:24:25le soin de le faire.
00:24:26Mais surtout,
00:24:27cette affirmation
00:24:28que le juge
00:24:28ne pourrait recalculer
00:24:30se heurtre frontalement
00:24:31à la position
00:24:32que l'État lui-même
00:24:33a défendue
00:24:33dans deux affaires
00:24:34dans lesquelles je représentais
00:24:36les laboratoires
00:24:37Bayer et Zantiva
00:24:38il y a deux ans,
00:24:39dans ces décisions
00:24:40du Conseil d'État
00:24:41du 9 février 2024,
00:24:42Société Bayer,
00:24:43et du 17 avril 2024,
00:24:45Société Zantiva France.
00:24:46Le Conseil d'État
00:24:47a refusé de renvoyer
00:24:48une première QPC
00:24:49que j'avais soulevée
00:24:49sur le fondement
00:24:50du droit au recours
00:24:51juridictionnel effectif
00:24:52au motif que la circonstance
00:24:54je cite
00:24:55que le montant notifié
00:24:56à chaque redevable
00:24:57repose en partie
00:24:57sur des données couvertes
00:24:58par le secret des affaires
00:24:59puisque c'est ainsi
00:25:00que la clause est calculée
00:25:01ne fait pas obstacle
00:25:03à ce que le montant
00:25:04soit utilement contesté
00:25:05devant la juridiction compétente
00:25:08laquelle statuera
00:25:08en fonction de l'argumentation
00:25:10et des éléments de preuve
00:25:11présentés devant elle
00:25:11le cas échéant
00:25:13en aménageant
00:25:13les exigences
00:25:14de la contradiction
00:25:15pour protéger
00:25:15le secret des affaires.
00:25:17Donc cette faculté
00:25:18de recalcul par le juge
00:25:19a été la condition même
00:25:21du caractère utile
00:25:22du recours
00:25:22et du non-renvoi
00:25:23d'une première QPC
00:25:24que j'avais soulevée.
00:25:25Si le juge de l'imposition
00:25:27ne pouvait qu'annuler
00:25:28la contribution
00:25:28sans la recalculer
00:25:29ces décisions du Conseil d'État
00:25:31seraient privées des faits
00:25:32et l'imposition
00:25:33toute entière
00:25:33de la clause de sauvegarde
00:25:34échapperait à tout contrôle
00:25:35du juge.
00:25:36Encore une fois
00:25:37ce n'est pas sérieux.
00:25:38L'État ne peut
00:25:39en tout état de cause
00:25:40soutenir aujourd'hui
00:25:40l'exact inverse
00:25:41de ce qu'il a soutenu
00:25:42il y a deux ans
00:25:43et si le tribunal administratif
00:25:45de Paris
00:25:45après les décisions
00:25:46du Conseil d'État
00:25:51recalculer
00:25:51c'est peut-être faute
00:25:52d'avoir obtenu
00:25:53les données du comité économique
00:25:54le ministre de la Santé
00:25:56pouvant tout à fait
00:25:56les produire en appel
00:25:58puisqu'il a formé
00:25:58appel de ces décisions.
00:26:00En tout état de cause
00:26:01l'issue la plus probable
00:26:02si le comité fournit
00:26:04les données
00:26:04pour permettre au juge
00:26:05de recalculer une contribution
00:26:07ce n'est pas une décharge totale
00:26:08mais une décharge partielle
00:26:09ou alors un renvoi
00:26:11au comité économique
00:26:12à recalculer la contribution
00:26:14sur les bonnes bases.
00:26:16Pourquoi le chiffre
00:26:16de 4,6 milliards d'euros
00:26:18est virtuel ?
00:26:19C'est parce que tout simplement
00:26:20les recours sont prescrits.
00:26:24Vous savez,
00:26:25j'ai initié
00:26:25ces contentieux
00:26:26sur la clause de sauvegarde
00:26:28il y a quelques années
00:26:29et j'ai initié
00:26:30la stratégie procédurale
00:26:31qui va avec
00:26:31et elle est double.
00:26:32Pourquoi ?
00:26:33Il y a d'abord
00:26:34sur la clause de sauvegarde
00:26:35une facture du comité
00:26:36qui doit être contestée
00:26:37dans les deux mois
00:26:38prescription administrative
00:26:39et ensuite
00:26:40une facture de l'URSSAF
00:26:41qui suit
00:26:42qui elle peut être contestée
00:26:43dans les trois ans.
00:26:44Mais si la facture
00:26:45du comité économique
00:26:46n'est pas contestée
00:26:47dans les deux mois
00:26:47la facture de l'URSSAF
00:26:49ne peut pas l'être.
00:26:50Le délai de prescription
00:26:50administrative est de deux mois.
00:26:52Tous les recours
00:26:53aujourd'hui pour les exercices
00:26:5421-24
00:26:54sont tout simplement
00:26:56prescrits.
00:26:56On ne peut pas faire
00:26:57une action en répétition
00:26:58de l'indu
00:26:59devant le tribunal judiciaire
00:27:00en matière de facture
00:27:01URSSAF
00:27:02pour contester
00:27:03le titre de recouvrement
00:27:04URSSAF
00:27:04si le titre de recouvrement
00:27:06du comité économique
00:27:07n'a pas été contesté
00:27:08dans les deux mois.
00:27:08Donc c'est tout simplement
00:27:11plus possible.
00:27:13Et la Cour de cassation
00:27:14a validé ma stratégie
00:27:15procédurale
00:27:16dans une décision
00:27:16qui est citée
00:27:17dans mes écritures
00:27:18du 16 avril 2026
00:27:19société
00:27:20Viatrice Hub
00:27:21et a précisé
00:27:22la Cour de cassation
00:27:23que le contrôle
00:27:24de la validité
00:27:25des calculs
00:27:25du comité économique
00:27:27relève de la compétence
00:27:28exclusive
00:27:29du juge administratif.
00:27:30Le juge judiciaire
00:27:32ne peut donc faire droit
00:27:32à une action
00:27:33en répétition de l'indu
00:27:33que si la facture
00:27:34du comité
00:27:35a été préalablement
00:27:36annulée.
00:27:37Or je le répète
00:27:38les délais de recours
00:27:39étant de deux mois
00:27:40contre une facture
00:27:40du comité économique
00:27:43toutes les actions
00:27:44pour de l'exercice
00:27:462021-2024
00:27:47sont aujourd'hui
00:27:47prescrites.
00:27:49Le risque
00:27:49de 4,6 milliards
00:27:50d'euros
00:27:51repose donc
00:27:52sur des contestations
00:27:53qui n'existent pas
00:27:53et qui ne peuvent
00:27:54plus exister.
00:27:57Le mémoire
00:27:58du Premier ministre
00:27:58se contredit
00:27:59d'ailleurs lui-même
00:27:59en indiquant
00:28:01que la masse
00:28:01de ces contention
00:28:02n'est plus susceptible
00:28:02de connaître
00:28:03une augmentation
00:28:04tout en fond
00:28:05dans les deux tiers
00:28:05de son argumentation
00:28:06sur des recours
00:28:07qui ne peuvent
00:28:08plus exister.
00:28:10L'État
00:28:11n'en est pas
00:28:11à sa première
00:28:12en matière
00:28:12de loi de validation.
00:28:14L'État
00:28:14a été sanctionné
00:28:15dans une décision
00:28:16qui lui a coûté
00:28:16cher ou pas assez cher
00:28:17puisque la condamnation
00:28:18par la Cour européenne
00:28:19des droits de l'homme
00:28:20était à 1 euro symbolique
00:28:21et donc on m'a indiqué
00:28:22dans les couleurs
00:28:23du ministère
00:28:24qu'une condamnation
00:28:24à 1 euro symbolique
00:28:25ça ne faisait pas peur
00:28:26à l'État
00:28:26qui réitérait
00:28:28donc ces procédés.
00:28:29Le gouvernement
00:28:30avait il y a
00:28:31quelques années
00:28:32justifié
00:28:32une loi de validation
00:28:33dans une précédente
00:28:34loi financement
00:28:35de la sécurité sociale
00:28:36sur la base
00:28:37d'un risque financier
00:28:39évalué
00:28:39à 400 millions d'euros
00:28:40cette fois.
00:28:41La Cour européenne
00:28:42des droits de l'homme
00:28:42a jugé le 25 novembre 2010
00:28:44que ce chiffre
00:28:45était nécessairement
00:28:46hypothétique.
00:28:47Le gouvernement
00:28:48ne fournissait
00:28:49comme ici
00:28:49aucun renseignement
00:28:50quant à son mode
00:28:51de calcul
00:28:52et le reposait
00:28:52sur une évaluation
00:28:53aléatoire
00:28:54de recours potentiel.
00:28:56Elle en a conclu
00:28:57la Cour européenne
00:28:57des droits de l'homme
00:28:58que la validation
00:28:58n'était justifiée
00:29:00par aucun motif
00:29:00d'intérêt général
00:29:01et a condamné
00:29:02la France
00:29:03avec une mesure
00:29:04à 1 euro symbolique.
00:29:05En effet,
00:29:06ce n'est pas
00:29:06beaucoup financièrement
00:29:07mais ça veut dire
00:29:08beaucoup en droit.
00:29:09Le parallèle
00:29:10avec la présente affaire
00:29:11est frappante.
00:29:11Comme dans l'affaire
00:29:12Lili France,
00:29:13l'État avance
00:29:14un chiffre rond
00:29:14présenté comme représentatif
00:29:16d'un risque financier
00:29:17majeur
00:29:17pour l'équilibre
00:29:18de la sécurité sociale
00:29:19sans produire
00:29:20méthode de calcul
00:29:21donnée sous-jacente
00:29:22ni ventilation
00:29:22par entreprise.
00:29:23La Cour européenne
00:29:24des droits de l'homme
00:29:25avait relevé
00:29:25dans cette affaire
00:29:26qu'aucun redressement
00:29:27n'avait été remis en cause
00:29:28avant l'intervention
00:29:28de la loi litigieuse
00:29:29ce qui rendait
00:29:30le chiffre virtuel.
00:29:32Il en va de même ici.
00:29:33Le risque de 4,6 milliards
00:29:35ne repose pour l'essentiel
00:29:36sur des contentieux
00:29:37qui, comme je viens de le dire,
00:29:38sont prescrits
00:29:39et ne peuvent plus exister.
00:29:40L'État français
00:29:41a donc déjà été condamné
00:29:43pour un procédé identique
00:29:44pour avoir invoqué
00:29:45un motif impérieux
00:29:46d'intérêt général
00:29:47sur le budget
00:29:48de la sécurité sociale
00:29:49fondé sur un chiffrage
00:29:50aussi peu étayé
00:29:51que dans la présente instance.
00:29:53Nous demandons donc
00:29:54au Conseil
00:29:54et je vous le demande
00:29:55également à titre personnel
00:29:56de ne pas laisser se reproduire
00:29:5815 ans plus tard
00:29:59la même procédé.
00:30:00Nous irons sinon
00:30:01à la Cour européenne
00:30:02des droits de l'homme
00:30:02mais j'espère
00:30:03et j'ai confiance
00:30:04en notre institution.
00:30:05Sur le chiffrage
00:30:06des 4,6 milliards d'euros
00:30:10invoqués
00:30:10par le Premier ministre,
00:30:11plus de 3 milliards
00:30:12donc concernent
00:30:13des impositions définitives
00:30:14et hors de toute contestation
00:30:16possible
00:30:16et sur le solde,
00:30:17le rapporteur public lui-même,
00:30:19M. Mathieu Lecoq,
00:30:20situe le risque réel
00:30:21autour de 600 millions d'euros
00:30:23et non à 1,4 milliards
00:30:24ou 2,6 milliards
00:30:25selon les mémoires.
00:30:27Rapporté au déficit
00:30:28de la branche
00:30:28d'assurance maladie
00:30:29que vous connaissez,
00:30:30très significatif,
00:30:3215,9 milliards d'euros
00:30:33en 2025
00:30:34et probablement au-dessus
00:30:35de 16 milliards
00:30:36l'année prochaine,
00:30:37évidemment,
00:30:38ce ne sont pas nos litiges
00:30:39qui vont mettre en péril
00:30:40l'équilibre financier
00:30:41de la sécurité sociale
00:30:42sur lesquels je pourrais
00:30:43disserter des heures.
00:30:44Tous les gens
00:30:44qui sont dans la salle
00:30:45le savent
00:30:45car je suis à titre personnel
00:30:48révolté de la façon
00:30:49dont notre budget
00:30:49de la sécurité sociale
00:30:50est géré,
00:30:51mais ce ne sont pas
00:30:51ces litiges
00:30:52qui peuvent venir réparer
00:30:53les erreurs de gestion.
00:30:55Le Conseil
00:30:56ne saurait ainsi valider
00:30:57une atteinte
00:30:58à des droits
00:30:59constitutionnellement garantis
00:31:00sur la foi
00:31:01d'un chiffrage
00:31:02qui n'existe pas.
00:31:03Sur les deux moyens,
00:31:05les remises commerciales
00:31:06et les remises versées
00:31:07par des laboratoires,
00:31:08les remises versées
00:31:09à l'assurance maladie,
00:31:10je les ai identifiées
00:31:11il y a quelques années
00:31:12et avant de les soumettre
00:31:12aux juridictions,
00:31:13j'avais tenté
00:31:14d'en discuter
00:31:14avec le comité économique
00:31:15qui n'a rien voulu
00:31:16entendre à l'époque.
00:31:18Dans tout état de cause,
00:31:19les laboratoires
00:31:19ne peuvent pas être imposés
00:31:20sur des revenus
00:31:21dont ils ne disposent pas.
00:31:22C'est une jurisprudence constante
00:31:23que je ne vais pas vous rappeler.
00:31:25Quant à la neutralisation
00:31:26des chiffres d'affaires négatifs,
00:31:28évidemment,
00:31:29la déduction de la remise
00:31:30versées à l'assurance maladie
00:31:31est prévue par la loi.
00:31:31L'État n'a pas à refaire un calcul.
00:31:33Sur les questions
00:31:34que vous avez bien voulu
00:31:35nous poser vendredi dernier,
00:31:36le nombre de recours,
00:31:38évidemment,
00:31:38je ne dispose pas
00:31:39de cette information,
00:31:40mais comme on l'a vu,
00:31:41le chiffre de 72
00:31:41est invérifié
00:31:42et manifestement excessif.
00:31:44Sur la voie
00:31:44de la compensation,
00:31:45juste un mot,
00:31:46évidemment,
00:31:47rien n'interdit
00:31:47à l'État
00:31:48de recalculer
00:31:49une contribution
00:31:49pour les exercices
00:31:50non prescrits.
00:31:51Si on l'a vu,
00:31:52la prescription
00:31:52pour les recours
00:31:53des laboratoires
00:31:54est deux mois.
00:31:55La prescription URSAF
00:31:57qui lui permet
00:31:58de recalculer une contribution
00:31:59est elle de trois ans.
00:32:00Les exercices 2023-2024
00:32:02sont encore ouverts
00:32:03à l'URSAF
00:32:03si elles souhaitent
00:32:03recalculer une contribution.
00:32:06L'enjeu irrémédial
00:32:07serait simplement
00:32:08sur 21 et 22
00:32:09et non pas 23 et 24.
00:32:11Et enfin,
00:32:11sur la déduction
00:32:12des remises commerciales,
00:32:13en effet,
00:32:13pour certaines années,
00:32:14la contribution
00:32:15pourrait tout simplement
00:32:16ne pas être due,
00:32:17ce qui retirerait également
00:32:18du chiffrage
00:32:19du Premier ministre
00:32:20les exercices
00:32:21pour lesquels
00:32:21la contribution
00:32:22n'était totalement pas due.
00:32:24Donc,
00:32:24nous vous demandons
00:32:25de déclarer
00:32:26les dispositions
00:32:27inconstitutionnelles
00:32:27et de prononcer
00:32:28leur abrogation
00:32:29sans report
00:32:30d'immodulation.
00:32:31Merci.
00:32:32Merci, Maître.
00:32:33Vous avez surutilisé
00:32:34les 12 minutes
00:32:35que vous redoutiez
00:32:36de ne pas utiliser.
00:32:38La parole est maintenant
00:32:39à M. Thibaut Tessial
00:32:41pour le gouvernement.
00:32:43Merci, M. le Président.
00:32:44Je vais tâcher
00:32:45de faire aussi bref
00:32:46que possible,
00:32:47mais vous me permettrez
00:32:47de revenir sur...
00:32:48Bref que Maître Damiano.
00:32:50Je vais essayer.
00:32:51Je vais essayer.
00:32:52Mais vous remarquerez
00:32:53que d'habitude,
00:32:54je n'utilise pas
00:32:54mon temps de parole,
00:32:55donc j'espère que cette fois-ci,
00:32:57je vais tâcher
00:32:59d'être raisonnable.
00:33:01La contribution M,
00:33:02appelée clause de sauvegarde,
00:33:04a été très bien présentée
00:33:05tout à l'heure.
00:33:05Il s'agit d'une contribution
00:33:07qui est mise à la charge
00:33:08des entreprises
00:33:08qui exploitent
00:33:09des spécialités pharmaceutiques
00:33:11remboursables
00:33:11par l'assurance maladie.
00:33:13Elle est due
00:33:13lorsque ce chiffre d'affaires
00:33:14réalisé par l'ensemble
00:33:16des entreprises du secteur
00:33:17au titre des médicaments
00:33:19est supérieur
00:33:19à un montant M
00:33:20qui est fixé chaque année
00:33:21par la loi de financement
00:33:22de la Sécurité sociale
00:33:23à faire d'assurer le respect
00:33:25de l'objectif national
00:33:26de dépense d'assurance maladie.
00:33:28Ce chiffre d'affaires
00:33:30pris en compte,
00:33:30il est minoré
00:33:31de certaines remises,
00:33:32les remises conventionnelles
00:33:33et obligatoires
00:33:34et les remises légales
00:33:35qui sont des remises
00:33:36qui sont versées
00:33:37par les entreprises
00:33:38à l'assurance maladie.
00:33:39Et ces remises
00:33:40qui portent sur tout
00:33:41ou partie du chiffre d'affaires,
00:33:42elles viennent en déduction
00:33:43des dépenses supportées
00:33:44par l'assurance maladie
00:33:45et ne sont pas prises en compte
00:33:46dans le chiffre d'affaires
00:33:48pris en compte
00:33:49pour le calcul
00:33:50de la contribution M.
00:33:52Ce chiffre d'affaires,
00:33:53il permet de déterminer
00:33:55l'assujettissement
00:33:56des entreprises
00:33:57à la contribution
00:33:57lorsque l'ensemble
00:33:58du chiffre
00:33:59dépasse le montant M
00:34:00et il sert aussi
00:34:03d'assiette
00:34:03pour le calcul
00:34:04de la contribution.
00:34:06La détermination
00:34:08du montant
00:34:08de la contribution
00:34:09repose sur un mécanisme
00:34:10en deux temps.
00:34:11Lorsqu'il y a
00:34:12assujettissement
00:34:12la détermination
00:34:14d'une contribution globale
00:34:15à partir du dépassement
00:34:17du montant M
00:34:17puis la répartition
00:34:18de cette contribution
00:34:19entre les entreprises.
00:34:20Le montant total
00:34:22est calculé
00:34:23par application
00:34:23d'un taux progressif
00:34:24au montant du chiffre d'affaires
00:34:25excédant le seuil
00:34:27du montant M
00:34:28et il est ensuite réparti
00:34:29entre les différentes entreprises
00:34:31au prorata
00:34:32de leur chiffre d'affaires
00:34:33individuels
00:34:34et de la croissance
00:34:35de ces derniers
00:34:36dans la limite
00:34:36d'un plafond de 10%.
00:34:39Cette contribution
00:34:40concerne environ
00:34:41320 laboratoires
00:34:43aujourd'hui
00:34:44et parmi ces laboratoires
00:34:46il existe
00:34:46un dispositif particulier
00:34:48qui concerne
00:34:49à peu près
00:34:49200 d'entre eux
00:34:51qui ont conclu
00:34:52en convention
00:34:53avec le comité économique
00:34:55des produits de santé
00:34:56et qui bénéficient
00:34:57à ce titre
00:34:58de remises
00:35:00dites exonératoires
00:35:02en pratique
00:35:02c'est un abattement
00:35:04de 5 à 10%
00:35:05du montant
00:35:06de la contribution
00:35:07selon les cas
00:35:08et pour ces laboratoires
00:35:10ces 200 laboratoires
00:35:11ce n'est pas l'URSSAF
00:35:12qui calcule
00:35:13et qui recouvre
00:35:14pour faire simple
00:35:15c'est le comité économique
00:35:16des produits de santé
00:35:17qui calcule
00:35:18le montant
00:35:19de la contribution
00:35:20en tenant compte
00:35:20de cet abattement
00:35:21qui transmet ensuite
00:35:22à l'URSSAF
00:35:22l'URSSAF
00:35:23qui recouvre
00:35:25par plusieurs jugements
00:35:26le tribunal administratif
00:35:27de Paris
00:35:28a prononcé
00:35:29et là j'insiste
00:35:30la décharge intégrale
00:35:31des contributions
00:35:32M mise à la charge
00:35:33de plusieurs entreprises
00:35:34pour deux motifs
00:35:35d'abord il a considéré
00:35:37que les textes applicables
00:35:38ne permettaient pas
00:35:39d'intégrer dans le chiffre
00:35:40d'affaires
00:35:41les remises commerciales
00:35:42une telle analyse
00:35:44ne correspondait pas
00:35:45à ce qui était mis en oeuvre
00:35:46par l'administration
00:35:46qui prenait en compte
00:35:47dans l'assiette de calcul
00:35:48les remises commerciales
00:35:50qui sont accordées
00:35:51par les entreprises pharmaceutiques
00:35:53à leurs clients
00:35:54c'est-à-dire
00:35:54les grossistes répartiteurs
00:35:56et les pharmacies
00:35:58Deuxièmement
00:35:58il s'est également prononcé
00:36:00sur la manière
00:36:01dont devaient être
00:36:02pris en compte
00:36:02les chiffres d'affaires
00:36:03négatifs
00:36:04des entreprises de secteur
00:36:05Alors quelques mots
00:36:06d'explication sur ce point
00:36:07parce qu'il n'est pas
00:36:08totalement intuitif
00:36:09de comprendre
00:36:10comment le chiffre d'affaires
00:36:11d'une entreprise
00:36:11peut devenir négatif
00:36:13En principe
00:36:14le tarif des médicaments
00:36:16remboursés
00:36:16est fixé par une convention
00:36:18entre le laboratoire
00:36:19et le comité
00:36:20économique des produits de santé
00:36:22Toutefois
00:36:23il y a certains médicaments
00:36:24qui font l'objet
00:36:25avant la fixation
00:36:26de ce tarif
00:36:27d'un dispositif
00:36:28d'accès précoce
00:36:28ils sont remboursés
00:36:29intégralement
00:36:30par l'assurance maladie
00:36:31au prix fixé
00:36:33librement
00:36:33par le fabricant
00:36:35par le laboratoire
00:36:36et à la sortie du dispositif
00:36:37un tarif
00:36:38va être finalement fixé
00:36:39entre le CEPS
00:36:40et le laboratoire
00:36:41et le laboratoire
00:36:42va devoir rembourser
00:36:44la différence
00:36:44entre ce prix fixé
00:36:46et le prix
00:36:47qu'il a librement pratiqué
00:36:48pour les ventes
00:36:48qu'il a réalisé
00:36:50pendant cette période
00:36:51d'accès précoce
00:36:52et c'est ces remises
00:36:53dites de débouclage
00:36:55qui peuvent
00:36:55in fine excéder
00:36:57le chiffre d'affaires comptable
00:36:59du laboratoire
00:37:00et conduire à ce qu'on ait
00:37:01un chiffre d'affaires négatif
00:37:03alors le tribunal administratif
00:37:05a jugé sur ce point
00:37:06qu'il convenait
00:37:06de déduire
00:37:07du chiffre d'affaires
00:37:08pris en compte
00:37:09l'ensemble des remises
00:37:11reversées par chaque entreprise
00:37:12et non
00:37:13comme le faisait
00:37:14l'administration
00:37:15neutralisant
00:37:16entreprise par entreprise
00:37:17les assiettes
00:37:18individuelles négatives
00:37:19alors la pratique
00:37:20administrative
00:37:21était différente
00:37:21et quelques mots
00:37:22d'explication
00:37:22sur cette pratique
00:37:23parce que contrairement
00:37:25à ce que j'ai entendu
00:37:27pour apprécier
00:37:28l'assujettissement
00:37:29c'est-à-dire
00:37:29le seuil de déclenchement
00:37:30et le calcul
00:37:32de la contribution globale
00:37:33l'administration
00:37:34prenait en compte
00:37:35l'intégralité des remises
00:37:36y compris lorsque
00:37:37le chiffre d'affaires
00:37:37est négatif
00:37:38en raison de ces remises
00:37:39de débouclage
00:37:40en revanche
00:37:41c'est au stade
00:37:42de la répartition
00:37:43par entreprise
00:37:44qu'elle neutralise
00:37:45ces chiffres d'affaires
00:37:46négatifs
00:37:46et concrètement
00:37:47elle ramène à zéro
00:37:48ce chiffre d'affaires
00:37:50puisque à défaut
00:37:51d'une telle neutralisation
00:37:52pas au stade
00:37:53du déclenchement
00:37:54ni du calcul
00:37:54de la contribution globale
00:37:55mais de la ventilation
00:37:56par entreprise
00:37:57si on prend en compte
00:37:58un chiffre d'affaires négatif
00:37:59la contribution
00:38:00est elle-même négative
00:38:01théoriquement
00:38:02on doit de l'argent
00:38:03à l'entreprise
00:38:03et puisque personne
00:38:05ne reverse de l'argent
00:38:06à l'entreprise
00:38:07ça aboutissait
00:38:09à ce que les autres
00:38:10entreprises
00:38:10qui présentent
00:38:11un chiffre d'affaires
00:38:12positif
00:38:12viennent compenser
00:38:14en quelque sorte
00:38:15ce chiffre d'affaires
00:38:16qui devient négatif
00:38:17et donc
00:38:18la neutralisation
00:38:19des chiffres d'affaires
00:38:20négatifs
00:38:20l'opération
00:38:22pour l'entreprise
00:38:22concernée
00:38:23c'est zéro
00:38:23elle n'a rien à payer
00:38:25parce que son chiffre
00:38:26d'affaires est négatif
00:38:26en revanche
00:38:27on neutralise
00:38:28pour ne pas pénaliser
00:38:29les entreprises
00:38:30qui elles ont
00:38:30un chiffre d'affaires
00:38:31positif
00:38:31et qui sont soumises
00:38:33à la contribution
00:38:37j'ai perdu
00:38:38j'ai perdu
00:38:41j'ai perdu
00:38:41j'ai perdu
00:38:42j'ai retrouvé
00:38:43donc l'article 28
00:38:45de la loi de financement
00:38:45de la sécurité sociale
00:38:47pour 2026
00:38:48est intervenu
00:38:49pour consacrer
00:38:50la pratique administrative
00:38:51pour préciser
00:38:52premièrement
00:38:52que les remises commerciales
00:38:53sont incluses
00:38:54dans l'assiette
00:38:54et que les autres
00:38:55remises conventionnelles
00:38:56ou légales
00:38:57ne sont pas prises en compte
00:38:58au stade de la contribution
00:39:00de chaque entreprise
00:39:01lorsqu'elles excèdent
00:39:02ce chiffre d'affaires
00:39:04et deuxièmement
00:39:06le cadre de cet article
00:39:08a validé
00:39:09les décisions
00:39:10ainsi calculées
00:39:11pour les années
00:39:122021 à 2024
00:39:13à l'exception
00:39:14des décisions
00:39:17de justice
00:39:17passées en force
00:39:18de choses jugées
00:39:19alors
00:39:20vous savez
00:39:21je ne veux pas rappeler
00:39:22votre jurisprudence
00:39:23simplement pour dire
00:39:24que du point de vue
00:39:25du gouvernement
00:39:25la validation
00:39:26répond à un motif
00:39:27d'intérêt
00:39:27d'intérêt général
00:39:29vous avez reconnu
00:39:30que le motif financier
00:39:32peut constituer
00:39:32à lui seul
00:39:33un motif d'impérieux
00:39:34dès lors que le montant
00:39:35est important
00:39:37vous pour apprécier
00:39:38le risque financier
00:39:39vous ne vous fondez pas
00:39:40uniquement au regard
00:39:42des affaires en cours
00:39:42mais du volume total
00:39:43des décisions
00:39:44qui peuvent faire l'objet
00:39:45d'une contestation
00:39:46et je reviendrai
00:39:46et vous prenez en compte
00:39:48également les chances
00:39:49de succès des contestations
00:39:50les chances de succès
00:39:52des contestations
00:39:52en l'état de la jurisprudence
00:39:53c'est 100%
00:39:56et bien évidemment
00:39:57vous exercez
00:39:58un contrôle quasi contré
00:40:00et je vais revenir
00:40:01sur le chiffrage
00:40:03du gouvernement
00:40:04sur les incidences financières
00:40:06des décharges
00:40:08prononcées
00:40:09et qui pourraient être prononcées
00:40:11et affectées
00:40:11les contentieux en cours
00:40:13et ceux qui pourraient être introduits
00:40:15alors deux voies de droit
00:40:17sont ouvertes
00:40:17aux laboratoires
00:40:18qui entendent contester
00:40:19la contribution M
00:40:20mise à leur charge
00:40:21premièrement
00:40:22pour ceux qui sont conventionnés
00:40:23pour lesquels
00:40:24c'est le comité économique
00:40:26qui prononce
00:40:28le montant
00:40:28de la contribution
00:40:30c'est
00:40:32ces décisions
00:40:33du CPS
00:40:33qui peuvent faire l'objet
00:40:34d'un recours
00:40:35pour excès de pouvoir
00:40:35qui est encadré
00:40:37dans un délai de recours
00:40:38de deux mois
00:40:39devant le juge administratif
00:40:40à compter
00:40:41la notification
00:40:41de la décision contestée
00:40:43en l'état
00:40:44et les chiffres
00:40:45ont un peu augmenté
00:40:46par rapport
00:40:47à ceux que nous avons
00:40:48fournir en juillet
00:40:49nous faisions un état
00:40:50de 72 contentieux
00:40:52il en existe 77
00:40:5677 contentieux
00:40:57à ce jour
00:40:58et comme en témoignent
00:41:00et là contrairement
00:41:01à ce que disent
00:41:01les requérants
00:41:02les juridictions
00:41:04ont prononcé
00:41:04la décharge totale
00:41:06des contributions
00:41:06et n'ont pas
00:41:07recalculé
00:41:09et fait le recalcul global
00:41:11pour ne décharger
00:41:13qu'à concurrence
00:41:13de ce qu'ils devaient
00:41:15si on excluait
00:41:16de l'assiette
00:41:17les remises commerciales
00:41:18et je dois dire
00:41:19que cela résulte
00:41:21probablement
00:41:22de la complexité
00:41:23du calcul
00:41:24puisque vous l'avez compris
00:41:25le mécanisme
00:41:25il est global
00:41:26d'abord il faut connaître
00:41:27le chiffre d'affaires
00:41:28global du secteur
00:41:29en exclure
00:41:31les remises commerciales
00:41:32et voir si ça dépasse
00:41:34le montant M
00:41:35calculer le montant global
00:41:36et ensuite le répartir
00:41:37au prorata
00:41:38du chiffre d'affaires
00:41:39de chaque entreprise
00:41:40et si on évalue
00:41:43les sommes en jeu
00:41:45sur ces 77 recours
00:41:47la décharge totale
00:41:49des impositions
00:41:50c'est 1,476 milliards d'euros
00:41:54donc 1,476 millions
00:41:56le chiffre a un peu
00:41:57augmenté
00:41:57par rapport
00:41:58à ce que nous avons
00:41:59communiqué en juillet
00:42:00mais c'est dû
00:42:00à l'augmentation
00:42:01du nombre de recours
00:42:0272 en juillet
00:42:0477 aujourd'hui
00:42:06deuxièmement
00:42:06et là le gouvernement
00:42:07ne partage pas
00:42:08ce qui vient d'être dit
00:42:09les entreprises
00:42:10sujeties
00:42:10pardon
00:42:11peuvent
00:42:12et là c'est
00:42:13tous les laboratoires
00:42:14également exercer
00:42:15devant le juge judiciaire
00:42:16l'action en répétition
00:42:18de l'indu
00:42:18dans un délai
00:42:19de trois ans
00:42:19à compter de la date
00:42:20à laquelle la contribution
00:42:21a été acquittée
00:42:23la contribution
00:42:24elle est au titre
00:42:26d'une année N
00:42:26appelée et acquittée
00:42:28à la fin de l'année
00:42:29N plus 1
00:42:30et donc on est
00:42:31dans un délai de recours
00:42:33jusqu'à la fin
00:42:33de l'année N plus 4
00:42:35ce qui explique
00:42:36que les contributions
00:42:37de 2022
00:42:38peuvent encore
00:42:38jusqu'à fin décembre
00:42:40encore faire l'objet
00:42:41de contestations
00:42:42et lorsque le législateur
00:42:44a pris les dispositions
00:42:45elles avaient encore
00:42:46un an
00:42:47pour exercer
00:42:48ces recours
00:42:49alors simplement
00:42:51pour vous dire
00:42:51que la cour de cassation
00:42:52effectivement
00:42:54a reconnu
00:42:55le juge administratif
00:42:56seul compétent
00:42:57pour statuer
00:42:58sur la légalité
00:42:59des décisions
00:43:00du comité économique
00:43:01des produits de santé
00:43:02qui mettent à la charge
00:43:03d'une entreprise
00:43:04le montant
00:43:05la contribution M
00:43:07mais il n'en demeure
00:43:08pas moins
00:43:08qu'à l'occasion
00:43:10du recours
00:43:11devant le juge judiciaire
00:43:12il incombe au juge judiciaire
00:43:13puisque le juge administratif
00:43:14est seul compétent
00:43:15de renvoyer
00:43:16une question préjudicielle
00:43:18au juge administratif
00:43:19qui devra sursoir
00:43:21à statuer
00:43:21dans l'attente
00:43:22de la réponse
00:43:22du juge administratif
00:43:23et ensuite
00:43:24en tirer
00:43:24toutes les conséquences
00:43:25de la décision
00:43:26du juge administratif
00:43:27qui pourrait être
00:43:27l'annulation du titre
00:43:28en raison de l'intégration
00:43:30des remises commerciales
00:43:32et je cite
00:43:33la décision
00:43:34assez topique
00:43:35Conseil d'Etat
00:43:3617 février 2025
00:43:37numéro 491
00:43:39792
00:43:40qui statuait
00:43:41précisément
00:43:41sur une question
00:43:43préjudicielle
00:43:44du juge judiciaire
00:43:45sur la légalité
00:43:46d'une décision
00:43:46du CEPS
00:43:49donc si l'on prend
00:43:51maintenant
00:43:51l'ensemble des recours
00:43:53qui peuvent être engagés
00:43:56les sommes en jeu
00:43:58sur l'ensemble
00:43:59du secteur
00:44:00les sommes en jeu
00:44:01c'est 4,6 millions d'euros
00:44:03et 4,6 milliards
00:44:084,6 milliards
00:44:094,6 milliards
00:44:17pour appréhender
00:44:18dans quelle mesure
00:44:19les différentes règles
00:44:20de prescription
00:44:20à la fois
00:44:21de mon juge administratif
00:44:21et de mon juge judiciaire
00:44:23pourraient faire obstacle
00:44:24à ce que ces décharges
00:44:25totales puissent ensuite
00:44:26être reprises
00:44:27pour calculer
00:44:29et réémettre
00:44:30des titres
00:44:32et corriger
00:44:34ce qui devait être corrigé
00:44:35mais si on prend
00:44:35l'hypothèse
00:44:36la plus favorable
00:44:38la plus favorable
00:44:39ou l'hypothèse
00:44:40où pour l'ensemble
00:44:41des contentieux
00:44:43et ceux qui seraient
00:44:44susceptibles d'être engagés
00:44:45l'administration
00:44:46pouvait reprendre
00:44:47des titres
00:44:48là
00:44:49les pertes financières
00:44:50pour les 77
00:44:51recours en cours
00:44:53les pertes financières
00:44:54c'est 630 millions
00:44:55et pour l'ensemble
00:44:56du contentieux
00:44:57c'est 1,890,000,000
00:45:01et le gouvernement
00:45:02soutient que
00:45:03de telles sommes
00:45:03répondent à un motif
00:45:05d'impérieur général
00:45:05lorsqu'on les rapporte
00:45:07en particulier
00:45:08aux environ 15 milliards
00:45:11de déficit
00:45:12de la branche
00:45:13de l'assurance maladie
00:45:16deuxièmement
00:45:16sur le fait
00:45:19que les décisions
00:45:20d'imposition validées
00:45:22ne méconnaissent pas
00:45:22les exigences
00:45:23de l'article 13
00:45:25premièrement
00:45:26l'assiette
00:45:27est définie
00:45:27selon des critères
00:45:28objectifs et rationnels
00:45:30la contribution
00:45:31n'est due
00:45:31que si le chiffre
00:45:32d'affaires
00:45:33réalisé au titre
00:45:34des médicaments
00:45:35dépasse la cible
00:45:36fixée par le législateur
00:45:37ce qui signifie
00:45:38que la contribution
00:45:39n'a pas pour objet
00:45:40principal
00:45:40de taxer le revenu
00:45:42ou le bénéfice
00:45:43des laboratoires
00:45:44mais de les faire participer
00:45:45au financement
00:45:45des dépenses
00:45:46d'assurance maladie
00:45:48à propos de la contribution
00:45:49M
00:45:50vous avez déjà exigé
00:45:51que l'assiette
00:45:51de la contribution
00:45:52reflète la part
00:45:53prise par les entreprises
00:45:54concernées
00:45:55dans les dépenses
00:45:56d'assurance maladie
00:45:57tel est le cas
00:45:58pour l'intégration
00:46:00des remises commerciales
00:46:01elle diminue
00:46:02les recettes
00:46:02des laboratoires
00:46:03mais elles n'ont aucun effet
00:46:04sur le volume
00:46:05des médicaments commercialisés
00:46:07et les dépenses
00:46:08prises en charge
00:46:08par l'assurance maladie
00:46:09le chiffre d'affaires
00:46:11intégrant ces remises
00:46:12permet ainsi de mesurer
00:46:13le niveau d'activité
00:46:14justifiant l'intervention
00:46:15de la contribution
00:46:16et il permet de lier
00:46:17le seuil de déclenchement
00:46:19de cette contribution
00:46:19avec les dépenses
00:46:20effectivement prises en charge
00:46:22par l'assurance maladie
00:46:23ces dépenses
00:46:24elles sont calculées
00:46:24à partir du prix de vente
00:46:26au public facturé
00:46:27aux patients des pharmacies
00:46:28les deux tarifs sont régulés
00:46:30à la fois le prix fabricant
00:46:32le prix auquel le fabricant
00:46:33vend au grossiste
00:46:34et au pharmacien
00:46:35et deuxièmement
00:46:36le prix public
00:46:37celui que chacun paye
00:46:38à la pharmacie
00:46:39et le chiffre d'affaires
00:46:40retenu est objectif
00:46:41et rationnel
00:46:42car il mesure
00:46:43l'activité économique
00:46:44génératrice de dépenses
00:46:45pour l'assurance maladie
00:46:47je passe sur la neutralisation
00:46:49puisque je pense que
00:46:50ce n'est pas la peine
00:46:51de revenir
00:46:52mais je répondrai
00:46:52vos questions
00:46:53si jamais vous en avez
00:46:55sur l'assiette de calcul
00:46:57elle n'a pas non plus
00:46:58pour effet d'entraîner
00:46:59une rupture caractérisée
00:47:00d'égalité
00:47:01dans la charge publique
00:47:02alors l'argumentaire
00:47:03des requérants
00:47:04est assez simple
00:47:04on ne peut imposer
00:47:06qu'une ressource
00:47:06ou un revenu
00:47:07dans la mesure
00:47:08où les laboratoires
00:47:09n'ont pas perçu
00:47:10les remises commerciales
00:47:11puisque par construction
00:47:13ce sont des sommes
00:47:14qui ont été laissées
00:47:16à leurs clients
00:47:17et bien on ne peut pas
00:47:18faire supporter
00:47:19une imposition
00:47:19sur une telle assiette
00:47:21je crois que ça n'est pas vrai
00:47:22pour deux raisons
00:47:24la première
00:47:24c'est que si l'assiette
00:47:25de la contribution
00:47:26ne correspond pas
00:47:27exactement
00:47:28aux sommes
00:47:29effectivement perçues
00:47:30par les laboratoires
00:47:31elle se rattache
00:47:31directement à son activité
00:47:33économique
00:47:33et présente donc
00:47:34un lien étroit
00:47:35avec ses capacités
00:47:36contributives
00:47:37et les remises commerciales
00:47:39ne constituent pas
00:47:40un élément extérieur
00:47:41décorrélé de la situation
00:47:43de l'activité économique
00:47:44du relevable
00:47:45ces remises commerciales
00:47:47sont au contraire
00:47:47un instrument
00:47:48de sa politique commerciale
00:47:50c'est à dire
00:47:50qu'au plus
00:47:51on effectue des remises
00:47:52et plus
00:47:52on pense vendre
00:47:54et
00:47:55ces remises
00:47:56sont destinées
00:47:57à augmenter
00:47:58les volumes vendus
00:47:59les volumes
00:47:59qui ont eu des conséquences
00:48:00ensuite
00:48:01sur les dépenses
00:48:01d'assurance maladie
00:48:02et sur le plan économique
00:48:03elles correspondent
00:48:05au coût
00:48:05de cette politique commerciale
00:48:07et d'ailleurs
00:48:07certaines remises
00:48:08commerciales
00:48:09correspondent en pratique
00:48:10à des remises
00:48:12des ristournes
00:48:12accordées ex poste
00:48:14aux laboratoires
00:48:14aux clients des laboratoires
00:48:16venant ensuite
00:48:16déduire
00:48:17a posteriori
00:48:17les sommes initialement
00:48:19perçues
00:48:19par ces laboratoires
00:48:20or la jurisprudence
00:48:22et votre jurisprudence
00:48:23admet que l'imposition
00:48:25d'un revenu brut
00:48:26admet pardon
00:48:27l'imposition
00:48:27d'un revenu brut
00:48:28et n'exige pas
00:48:29que l'imposition
00:48:30porte toujours
00:48:31sur un revenu net
00:48:32et le législateur
00:48:33est ainsi fondé
00:48:34à ne pas déduire
00:48:35de la base d'imposition
00:48:36les coûts supportés
00:48:37par les laboratoires
00:48:38au titre de
00:48:39la commercialisation
00:48:40de leurs produits
00:48:42deuxièmement
00:48:42deuxième argument
00:48:43et je crois
00:48:44que c'est le principal
00:48:45c'est que
00:48:46les laboratoires
00:48:47pharmaceutiques
00:48:48sont axés
00:48:49à raison des médicaments
00:48:50qu'ils ont vendus
00:48:51et dont ils ont
00:48:52nécessairement disposé
00:48:54pour répondre
00:48:54directement
00:48:55à l'argumentation
00:48:56sur laquelle
00:48:57on les taxe
00:48:58sur une assiette
00:48:59dont ils n'ont
00:48:59jamais disposé
00:49:00autrement dit
00:49:01la contribution
00:49:02ne taxe pas
00:49:03le chiffre d'affaires
00:49:04comptables
00:49:04de l'entreprise
00:49:05encore moins
00:49:06son revenu
00:49:06mais la valeur
00:49:07des biens
00:49:08détenue par l'entreprise
00:49:09et au fin
00:49:10de constituer
00:49:10cette assiette
00:49:11chaque médicament
00:49:12est valorisé
00:49:13à hauteur d'un prix
00:49:15et ce prix
00:49:16fabricant
00:49:16il est négocié
00:49:17par le laboratoire
00:49:19et le CEPS
00:49:20et donc il est
00:49:21représentatif
00:49:22de la valeur économique
00:49:23qui est librement
00:49:24admise
00:49:24par les parties
00:49:25et la circonstance
00:49:27que le fabricant
00:49:27concentre par ailleurs
00:49:29à des remises commerciales
00:49:30sur ce prix
00:49:30négocié
00:49:34non prise en compte
00:49:35dans cette valorisation
00:49:36ne remet pas en cause
00:49:37la circonstance
00:49:38que le fabricant
00:49:39avait la libre disposition
00:49:40des produits taxés
00:49:42il résulte
00:49:43de ces éléments
00:49:43que le législateur
00:49:44a ainsi valablement
00:49:46pu asseoir la contribution
00:49:47sur une telle assiette
00:49:49je ne reviens pas
00:49:50sur la neutralisation
00:49:52des assiettes individuelles
00:49:53je crois que
00:49:53ce n'est pas la peine
00:49:54si vous deviez considérer
00:49:56néanmoins
00:49:57s'agissant spécifiquement
00:49:58de l'intégration
00:49:59des remises commerciales
00:50:00qu'une telle détermination
00:50:01méconnaît
00:50:02les exigences
00:50:03de l'article 13
00:50:03la validation
00:50:04contestée
00:50:05ainsi que
00:50:06je l'ai dit tout à l'heure
00:50:07est justifiée
00:50:08par le motif
00:50:09impérieux
00:50:09d'intérêt général
00:50:10tenant à la préservation
00:50:11de l'équilibre financier
00:50:12de la sécurité sociale
00:50:13qui constitue un objectif
00:50:14à valeur constitutionnelle
00:50:15et eu égard
00:50:16d'une part
00:50:17aux conséquences financières
00:50:19sur les ressources
00:50:19de l'assurance maladie
00:50:20et d'autre part
00:50:21du lien direct
00:50:23existant
00:50:23entre les remises commerciales
00:50:24et l'activité économique
00:50:25des laboratoires
00:50:26le législateur
00:50:27a opéré
00:50:27une conciliation
00:50:28qui n'est pas
00:50:29manifestement déséquilibrée
00:50:31entre l'objectif
00:50:32de sauvegarde
00:50:32de l'équilibre des comptes
00:50:33de la sécu
00:50:34et les exigences
00:50:35découlant de l'article 13
00:50:36de la déclaration
00:50:37de 1789
00:50:39une dernière remarque
00:50:41pour répondre directement
00:50:42à la mesure d'instruction
00:50:43pour dire effectivement
00:50:45que si jamais
00:50:45on enlevait
00:50:46les remises commerciales
00:50:47du chiffre d'affaires
00:50:49pris en compte
00:50:49la question
00:50:50notre troisième question
00:50:51c'est de savoir
00:50:52si du coup
00:50:52on ne dépasse pas
00:50:53pour certaines années
00:50:54le montant M
00:50:56la réponse est non
00:50:57non
00:50:58mais pour 2021
00:50:59on s'en rapproche
00:51:00de telle sorte
00:51:00que pour les recours
00:51:02pour 2021
00:51:03il n'y a plus de recours
00:51:04c'est possible d'être engagé
00:51:05donc on est uniquement
00:51:05sur les recours
00:51:06en cours
00:51:07je crois qu'il y en a 8
00:51:09les sommes en jeu
00:51:10sont de 30-31 millions d'euros
00:51:12mais comme le montant
00:51:14dépasse juste
00:51:14la cible fixée par le législateur
00:51:17décharge totale
00:51:18ou décharge partielle
00:51:18en réalité
00:51:19ça ne change pas grand chose
00:51:23merci monsieur
00:51:24n'a-t-il des questions
00:51:25monsieur Alain Juppé
00:51:27oui
00:51:27monsieur le président
00:51:28d'abord
00:51:29un constat
00:51:30le choc
00:51:31de simplification
00:51:31n'a pas encore
00:51:32percuté
00:51:33les modalités
00:51:34de calcul
00:51:35de la contribution
00:51:35M
00:51:36deux questions
00:51:38la première
00:51:39pour éclairer
00:51:41ma lanterne personnelle
00:51:42est-ce que vous pourriez
00:51:42caractériser
00:51:43de manière simple
00:51:44la différence de nature
00:51:46entre les remises
00:51:47conventionnelles
00:51:48qui sont déductibles
00:51:49de l'assiette
00:51:51de la contribution
00:51:52et les remises commerciales
00:51:54qui elles
00:51:54en cas de validation
00:51:56ne seraient pas déductibles
00:51:58et ma deuxième question
00:51:59pour apprécier
00:52:00l'impact budgétaire
00:52:02d'une non-validation
00:52:03quelle est la bonne base
00:52:05de référence
00:52:05M. Bravet
00:52:06en prenant le chiffre
00:52:07de 660 millions
00:52:08nous explique
00:52:09qu'il représente
00:52:100,27%
00:52:11des recettes
00:52:12de l'assurance maladie
00:52:13si l'on rapporte
00:52:14cette somme
00:52:15au déficit
00:52:16de l'assurance maladie
00:52:16est-ce qu'on n'a pas
00:52:18une vision
00:52:18un petit peu différente
00:52:19de l'impact budgétaire
00:52:21M. Kessian
00:52:23attendez
00:52:24chacun aura son tour
00:52:25maître
00:52:25allez-y
00:52:36le prix fabricant
00:52:38est à 10 euros
00:52:40en réalité
00:52:41les remises commerciales
00:52:42vont venir en déduction
00:52:44du prix payé
00:52:46par le pharmacien
00:52:47pour faire simple
00:52:48je mets les grossistes
00:52:49répartiteurs à part
00:52:50pour présenter
00:52:51les choses simplement
00:52:52donc le laboratoire
00:52:53ne va pas vendre
00:52:55à 10 euros
00:52:56le pharmacien
00:52:56ne va pas payer 10
00:52:57il va payer 6 euros
00:52:59et le pharmacien
00:53:00lui est obligé
00:53:01de vendre
00:53:02au prix public
00:53:02si ce prix public
00:53:03il est à 12 euros
00:53:04il va faire une marge
00:53:05de 6 au lieu
00:53:06de faire une marge
00:53:07de 2
00:53:07et cette marge là
00:53:09cette maximisation
00:53:10de la charge
00:53:11va permettre au laboratoire
00:53:12de vendre plus de produits
00:53:13que son concurrent
00:53:14donc ces remises commerciales
00:53:16c'est vraiment le coût
00:53:16de la politique commerciale
00:53:18du laboratoire
00:53:19sur les remises conventionnelles
00:53:21c'est différent
00:53:22ce sont des sommes
00:53:24qui sont remboursées
00:53:26à l'assurance maladie
00:53:27et là bien sûr
00:53:28elles sont prises en compte
00:53:29parce qu'elles n'ont
00:53:30aucun effet
00:53:31plutôt
00:53:32c'est l'inverse
00:53:33elles ont un effet
00:53:34sur les dépenses
00:53:35supportées par l'assurance maladie
00:53:36puisqu'elles viennent
00:53:37en déduction
00:53:37des sommes
00:53:38qui sont supportées
00:53:39par l'assurance maladie
00:53:39sur la deuxième
00:53:45évidemment
00:53:45lorsque l'on rapporte
00:53:47les choses
00:53:47selon l'ordre de grandeur
00:53:48et selon ce que l'on prend
00:53:49il peut y avoir
00:53:50des effets d'optique
00:53:51le gouvernement soutient
00:53:52qu'au regard
00:53:53du déficit
00:53:54de l'assurance maladie
00:53:55et de la branche maladie
00:53:57qui est autour
00:53:58de 15 milliards
00:53:59une validation
00:54:00qui porte
00:54:00sur une somme
00:54:01de 630 millions
00:54:02dans l'hypothèse
00:54:04basse
00:54:04et jusqu'à presque 2
00:54:06dans une hypothèse maximale
00:54:08ça constitue
00:54:09un motif impérieux
00:54:11d'intérêt général
00:54:12au regard
00:54:12de ce déficit
00:54:13merci
00:54:14maître
00:54:15si vous voulez
00:54:19le système
00:54:20de régulation
00:54:22du prix
00:54:22du médicament
00:54:23est complexe
00:54:24en substance
00:54:26le prix
00:54:27facial
00:54:28d'un médicament
00:54:29on l'appelle facial
00:54:31c'est à dire
00:54:31le prix de vente
00:54:32officiel
00:54:32est fixé
00:54:33par le comité économique
00:54:34et publié
00:54:35au journal officiel
00:54:36sur ce prix
00:54:36deux différences
00:54:38d'abord
00:54:39les laboratoires
00:54:40concluent
00:54:40avec le comité économique
00:54:41une convention
00:54:42qui prévoit
00:54:43vous avez dû en entendre
00:54:44parler
00:54:44un prix net
00:54:45c'est à dire
00:54:46le premier système
00:54:47de régulation
00:54:47est un reversement
00:54:48d'une partie
00:54:49du chiffre d'affaires
00:54:49à l'assurance maladie
00:54:50l'année suivant
00:54:51la réalisation des ventes
00:54:53le comité économique
00:54:54et le laboratoire
00:54:55se mettent d'accord
00:54:56sur le fait
00:54:56que le laboratoire
00:54:58reversera une partie
00:54:58de son chiffre d'affaires
00:54:59ça ce sont les remises
00:55:00à l'assurance maladie
00:55:01les remises conventionnelles
00:55:03ensuite
00:55:03il y a le système
00:55:04de remise commerciale
00:55:05dans le circuit
00:55:06de distribution
00:55:06des médicaments
00:55:07en pharmacie
00:55:08on a toujours
00:55:09le prix fabricant
00:55:10qui est publié
00:55:10au journal officiel
00:55:11et ensuite
00:55:12les laboratoires
00:55:13vendent soit aux grossistes
00:55:14soit aux pharmaciens
00:55:15dans le cadre de vente directe
00:55:16et ils leur accordent
00:55:17des réductions de prix
00:55:18donc le laboratoire
00:55:20se consentent
00:55:21des rabais
00:55:21remises-ristournes
00:55:22au sens comptable
00:55:23soit en faveur des grossistes
00:55:25soit en faveur des pharmaciens
00:55:26qui sont très gourmands
00:55:27en remise
00:55:27parce qu'on ne les accorde pas
00:55:28pour nous faire plaisir
00:55:30comme j'entends
00:55:32ce qu'on nous dit
00:55:33et ce sujet
00:55:34de la définition
00:55:35du chiffre d'affaires
00:55:35de laboratoire
00:55:36il a été jugé
00:55:38à la fois par la Cour de cassation
00:55:39et le Conseil d'État
00:55:39et par la Cour de justice
00:55:40de l'Union européenne
00:55:41qui a dit dans une décision
00:55:42Boringer
00:55:42le chiffre d'affaires
00:55:43d'un laboratoire
00:55:44il est net
00:55:44des remises versées
00:55:46à l'assurance maladie
00:55:48j'ai fait revirer
00:55:49toutes les juridictions
00:55:50françaises
00:55:50civiles et administratives
00:55:52sur le fait
00:55:52que les remises conventionnelles
00:55:53doivent être déduites
00:55:54du chiffre d'affaires
00:55:54d'un laboratoire
00:55:55les remises commerciales
00:55:57sont exactement
00:55:58la même logique
00:55:59le système de médicaments
00:56:01est tripartite
00:56:01on a l'assurance maladie
00:56:02le labo
00:56:03et le client
00:56:04qui est soit
00:56:05l'hôpital
00:56:07soit le grossiste répartiteur
00:56:08la Cour de justice
00:56:09a dit
00:56:10peu importe
00:56:10que le système
00:56:11soit tripartite
00:56:12si le laboratoire
00:56:13verse une partie
00:56:14de son chiffre d'affaires
00:56:16lui ne peut pas
00:56:17être imposé
00:56:18sur ses remises
00:56:19c'est juste
00:56:19le système
00:56:20qui est tripartite
00:56:21et qui confuse
00:56:22un peu les choses
00:56:23et en effet
00:56:23lorsque le comité
00:56:24nous explique
00:56:25que quand on vend
00:56:26à l'hôpital
00:56:26on peut déduire
00:56:27les remises
00:56:27qu'on consent aux hôpitaux
00:56:28mais pas
00:56:29quand on les revend
00:56:30à la ville
00:56:30parce que l'assurance maladie
00:56:32décide de payer
00:56:32le PPTTC
00:56:33c'est-à-dire
00:56:34le prix fabricant
00:56:35plus la TVA
00:56:36peu importe
00:56:37puisque nous
00:56:37laboratoire
00:56:38on n'a pas facturé
00:56:39le prix fabricant
00:56:40en plein
00:56:41donc en fait
00:56:42la confusion
00:56:43elle est liée
00:56:43au fait que c'est
00:56:44un système tripartite
00:56:45dans les deux cas
00:56:46le conseil d'état
00:56:46nous a dit
00:56:47les remises commerciales
00:56:48vous ne pouvez pas
00:56:48être imposées dessus
00:56:49et la Cour de cassation
00:56:53nous a dit
00:56:53vous ne pouvez pas
00:56:54être imposé
00:56:55sur les mises conventionnelles
00:56:56donc on a gagné
00:56:56de toutes parts
00:56:57et là on est juste
00:56:58en train de faire
00:56:58du colmatage
00:56:59de choses qui sont
00:56:59juste illégales
00:57:02Merci
00:57:02y a-t-il d'autres questions ?
00:57:05Oui
00:57:07Très rapidement
00:57:08sur les groupes
00:57:08c'est un calcul de tête
00:57:10vous m'excuserez
00:57:11s'il n'est pas tout à fait
00:57:13justifié
00:57:13si on devait comparer
00:57:15le risque maximaliste
00:57:19par le gouvernement
00:57:20pour une année
00:57:21comparé non pas
00:57:22à des recettes
00:57:22ce qui serait plus logique
00:57:24mais à un déficit
00:57:25on serait à peu près
00:57:26aux alentours de 2%
00:57:282% de ce déficit
00:57:30600 millions
00:57:31600 millions
00:57:31de 15 milliards
00:57:32c'est quelques les 4
00:57:33on va en discuter
00:57:35Merci
00:57:37J'ai dit de tête
00:57:39Oui merci
00:57:40M. le Président
00:57:41j'ai une question
00:57:41de clarification
00:57:42qui est plutôt
00:57:43pour M. Kessial
00:57:43la question d'évaluation
00:57:45du risque contentieux
00:57:47et central
00:57:47dans cette affaire
00:57:48on l'a bien compris
00:57:49et au-delà de chiffres
00:57:51j'aimerais savoir
00:57:52parce que je n'ai pas vu
00:57:54une souveraine de ma part
00:57:55très clairement
00:57:55dans les mémoires écrites
00:57:57quelle est la position
00:57:59du gouvernement
00:58:00sur l'argument
00:58:01qui a été repris
00:58:02à la barre
00:58:03par maître Damiano
00:58:04tiré de ce que
00:58:05le risque contentieux
00:58:07n'existe plus
00:58:08une fois qu'est passé
00:58:09qu'est expiré
00:58:10le délai de 2 mois
00:58:11de recours
00:58:12contre les ordres
00:58:14de recettes
00:58:14du CEPS
00:58:16adressé aux différents
00:58:17laboratoires
00:58:18est-ce bien
00:58:19la mécanique
00:58:20ou y a-t-il possibilité
00:58:22de contester
00:58:22devant le juge judiciaire
00:58:24indépendamment
00:58:25de l'exercice
00:58:26préalable
00:58:26de ce recours
00:58:27administratif
00:58:30alors je n'ai peut-être
00:58:31pas suffisamment
00:58:32expliqué tout à l'heure
00:58:33mais c'est ce que
00:58:33j'ai dit tout à l'heure
00:58:34il y a deux voies de droit
00:58:35pour ceux qui sont
00:58:36conventionnés
00:58:37alors il y a ceux
00:58:37qui ne sont pas conventionnés
00:58:38il n'y a que le recours
00:58:39en répétition de l'indu
00:58:40devant le juge judiciaire
00:58:41et pour ceux
00:58:42qui sont conventionnés
00:58:43il y a le recours
00:58:44en excès de pouvoir
00:58:44dans les deux mois
00:58:45contre la décision du CEPS
00:58:46et ensuite
00:58:47ce recours en répétition
00:58:49de l'indu
00:58:49devant le juge judiciaire
00:58:50juge judiciaire
00:58:51qui se déclare incompétent
00:58:53pour juger
00:58:53de la légalité
00:58:54de la décision
00:58:55du CEPS
00:58:56qui sert de base
00:58:57à une mesure
00:58:58de recouvrement
00:58:59et le juge judiciaire
00:59:00si je vous ai cité
00:59:01la décision du conseil d'état
00:59:02dans une telle hypothèse
00:59:03renvoie à une question
00:59:04préjudiciaire
00:59:05au juge administratif
00:59:06pour faire juger
00:59:07de la légalité
00:59:07de cette décision
00:59:08donc le risque contentieux
00:59:10du point de vue
00:59:11du gouvernement
00:59:12c'est l'ensemble
00:59:13des recours
00:59:14qui ne sont pas prescrits
00:59:14devant le juge judiciaire
00:59:22il faudrait finir
00:59:23par y voir clair
00:59:24d'un côté vous expliquez
00:59:29que dès l'instant
00:59:30qu'on a soulevé
00:59:31la démarche de répétition
00:59:34de l'industrie
00:59:35est impossible
00:59:35où le représentant
00:59:36du gouvernement
00:59:37dit l'inverse
00:59:37nous vous écoutons
00:59:38alors déjà
00:59:39on vous fait une différence
00:59:41entre les laboratoires
00:59:42conventionnés
00:59:43et non conventionnés
00:59:4499% des laboratoires
00:59:46de France
00:59:46sont conventionnés
00:59:47c'est à dire
00:59:47qu'ils ont conclu
00:59:48une convention de prêt
00:59:48avec le comité
00:59:49quelques petits labos
00:59:50ne le sont pas
00:59:51par exemple
00:59:51une biotech
00:59:51qui vient d'arriver
00:59:52qui n'a pas encore
00:59:53conclu la convention
00:59:54mais c'est infiniment
00:59:56subsidiaire
00:59:56donc 99%
00:59:58de laboratoires
00:59:58sont conventionnés
00:59:59et on conclut
01:00:00un accord
01:00:00avec le comité économique
01:00:01c'est pour ça
01:00:02qu'ils ont un prix
01:00:03ensuite sur le risque
01:00:04contentieux
01:00:04je suis désolée
01:00:05de le relever
01:00:05mais monsieur le représentant
01:00:06de premier ministre
01:00:07se contredit
01:00:07en faisant référence
01:00:08à une exception
01:00:10d'illégalité
01:00:11une question préjudicielle
01:00:12posée au juge administratif
01:00:13c'est bien qu'il a été saisi
01:00:15donc comme je vous l'ai dit
01:00:17le double recours
01:00:18c'est d'abord
01:00:19il y a deux titres
01:00:20de recouvrement
01:00:20un titre CEPS
01:00:22pour 99% des laboratoires
01:00:24qui doit être contesté
01:00:25dans les deux mois
01:00:26on peut saisir
01:00:27l'URSSAF ensuite
01:00:28d'une action
01:00:28en répétition de l'indu
01:00:29puisqu'il faut faire
01:00:30les deux
01:00:30pour être conforme
01:00:33procéduralement
01:00:33on doit attaquer
01:00:34les deux
01:00:34l'URSSAF
01:00:35suit le comité
01:00:35elle envoie
01:00:36un titre de recouvrement
01:00:37il faut aussi
01:00:38le contester
01:00:38dans les trois ans
01:00:39mais on ne peut pas
01:00:40obtenir la restitution
01:00:41si on n'a pas d'abord
01:00:42contesté la facture du comité
01:00:43dans un délai
01:00:44de deux mois
01:00:44j'espère que c'est très clair
01:00:46parce que ça fait
01:00:47cinq ou six ans
01:00:47que j'ai conçu
01:00:48cette pratique judiciaire
01:00:49et que pour certains cas
01:00:51pour être tout à fait
01:00:52transparente
01:00:52pour certains cas
01:00:53où on est allé voir
01:00:54le juge judiciaire
01:00:55sans avoir contesté
01:00:56la facture du comité
01:00:57le juge judiciaire
01:00:58nous a dit
01:00:58non non
01:00:59il faut aller voir
01:01:00d'abord le juge administratif
01:01:01et la cour de cassation
01:01:02l'a consacré
01:01:03dans la décision
01:01:04de 2026
01:01:05il faut d'abord
01:01:06contester la facture du comité
01:01:07et seulement après
01:01:08vous pouvez aller devant
01:01:09le juge judiciaire
01:01:09qui suit la procédure administrative
01:01:11le juge judiciaire
01:01:12ne se prononce même pas
01:01:13il dit
01:01:13j'attends la décision administrative
01:01:14et ensuite je prononce
01:01:16l'annulation
01:01:16ou le remboursement
01:01:17voilà
01:01:18j'espère que c'est clair
01:01:19est-ce que vous contestez cela
01:01:21monsieur le représentant
01:01:22du gouvernement
01:01:24non non mais
01:01:25le gouvernement conteste
01:01:26conteste une telle analyse
01:01:28décision
01:01:28deuxième chance
01:01:29civile de la cour de cassation
01:01:3022 mars 2005
01:01:32numéro 02
01:01:3331
01:01:33193
01:01:35qui ne remet pas en cause
01:01:37la possibilité pour un laboratoire
01:01:39de contester
01:01:39le montant de la contribution
01:01:41M devant le juge judiciaire
01:01:42et deuxièmement
01:01:43la décision du conseil d'état
01:01:45que j'ai cité tout à l'heure
01:01:46lorsque le juge judiciaire
01:01:47est saisi
01:01:47et que l'issue de son litige
01:01:51dépend de l'appréciation
01:01:52de la légalité
01:01:53de la décision du CEPS
01:01:55c'est renvoi
01:01:55d'une question préjudicielle
01:01:57à l'ordre administratif
01:01:58et c'était précisément
01:01:59l'objet de cette décision
01:02:01et je ne vois pas
01:02:03dans les textes
01:02:04sur la répétition
01:02:05de l'indu devant le judiciaire
01:02:06cette répétition de l'indu
01:02:08qui ne serait ouverte
01:02:09que aux laboratoires
01:02:12non conventionnés
01:02:13et pour lesquels
01:02:13les laboratoires conventionnés
01:02:15ne pourraient pas
01:02:16exercer cette action
01:02:22une question de fait
01:02:24qui n'a peut-être pas d'importance
01:02:26sur ce qui pourra être
01:02:27la décision du conseil
01:02:29mais je la pose
01:02:30au représentant du gouvernement
01:02:31est-ce que vous contestez
01:02:33l'affirmation de maître Damiano
01:02:36concernant l'inexistence
01:02:38d'un chiffrage
01:02:39au moment du vote
01:02:43il faudrait que je regarde
01:02:44à nouveau les débats parlementaires
01:02:46mais s'il n'y a pas de chiffrage
01:02:47et s'il n'y a pas de tableau
01:02:48le gouvernement ne conteste pas
01:02:53ce qui compte
01:02:54c'est le motif
01:02:55lui n'est pas contesté
01:02:57c'est-à-dire qu'il résulte
01:02:59clairement des débats parlementaires
01:03:00que le législateur
01:03:01a souhaité valider
01:03:02et s'il a souhaité valider
01:03:03il n'y a pas d'incertitude
01:03:06sur le fait
01:03:07que ce qu'il a souhaité valider
01:03:08c'est en raison
01:03:09des conséquences financières
01:03:10qui résulterait des décharges
01:03:11ça je crois qu'il n'y a pas de débat
01:03:15bien
01:03:15y a-t-il d'autres questions
01:03:18bien s'il n'y a donc pas de questions
01:03:20je veux d'abord saluer
01:03:21les jeunes étudiants
01:03:23de Paris 1
01:03:24qui auront pu
01:03:26vérifier que le droit
01:03:27est parfois une matière complexe
01:03:29et je leur souhaite donc
01:03:31bon courage
01:03:32cette question prioritaire
01:03:34de constitutionnalité
01:03:35est mise en délibéré
01:03:36la décision sera publique
01:03:38le 8 octobre 2026
01:03:39vous pourrez en prendre connaissance
01:03:40en vous connectant
01:03:42sur notre site internet
01:03:43l'audience est levée
01:03:44merci
01:03:45merci
01:03:45merci
01:03:45merci

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