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Mercredi 23 septembre 2026, retrouvez Loïc Michel (CEO & Co-fondateur, 365Talents), Guillaume Vuillemey (professeur, HEC Paris), Alexandre Lamy (avocat en droit social) et Anne-Laure Asboth (Directrice du pôle Économie Circulaire, Groupe SOS) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH Management.
00:12Débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles, évidemment.
00:15Bien dans son job, on s'intéresse aux entreprises d'insertion par le travail indépendant
00:21avec un dispositif très spécifique qui est en danger.
00:24On va faire le point d'ailleurs avec Anne-Laure Asbott.
00:25Elle est directrice générale Pôle Économie, Circulaire, Entrepreneuriat et Conseil au sein du groupe SOS.
00:32Elle est notre invitée.
00:33Le Cercle RH, c'est le débat des experts.
00:36Alors évidemment, c'est le sujet des carburants qui domine l'actualité,
00:39qui n'est pas qu'un sujet économique, qui est devenu aussi un sujet politique.
00:43C'était la une du monde.
00:44Les carburants s'invitent dans la campagne présidentielle.
00:46On va en parler.
00:47Quelles sont les propositions, les mesures concrètes pour soulager les salariés, les artisans, les chefs d'entreprise ?
00:53C'est un sujet éminemment sensible et abrasif.
00:56On en parlera avec Alexandre Lamy.
00:58Il est avocat en droit social.
01:00Et Loïc Michel, il est le CEO de 365 Talent.
01:03Talent avec un S.
01:04Voilà le programme.
01:05Tout de suite, c'est bien dans son job.
01:19Bien dans son job pour s'intéresser à un dispositif.
01:22Alors, peut-être morné puisqu'il a existé et risque de disparaître.
01:26En tout cas, c'est un projet.
01:28Dans le cadre du projet de loi de finances, il peut disparaître.
01:31Un dispositif qui accompagnait des personnes en précarité ou en grande précarité.
01:35On en parle avec vous, chère Anne-Laure Asbott.
01:37Ravie de vous accueillir.
01:38Merci beaucoup.
01:39Directrice générale pour l'économie circulaire, entrepreneuriat et conseil au sein du groupe SOS.
01:46Vous êtes venue pousser un coup de gueule, disons-le simplement, à travers un dispositif, un acronyme un peu complexe,
01:53EITI.
01:54Qui ne sont pas des ETI, mais des EITI.
01:56D'abord, qu'est-ce que c'est que ce dispositif ?
01:59Et est-il vraiment en danger ?
02:00C'est une double question.
02:01Oui.
02:02Alors, les EITI, ça a été créé, c'est une expérimentation menée avec l'État depuis 2018,
02:07dont l'objectif était de se dire, le travail indépendant, donc ce qu'on appelle l'auto-entrepreneuriat classiquement,
02:13c'est un moyen pour un certain nombre de personnes qui ne peuvent pas aller vers un salariat classique,
02:18de se remettre le pied à l'étrier et de retrouver une dynamique, soit entrepreneuriale, soit ensuite de retourner vers
02:23le salariat.
02:24Mais en fait, on a des personnes, et je pourrais vous parler des types de publics, qui ne peuvent pas
02:29aller sur un emploi classique, un emploi salarié.
02:31Des salariés, alors des mamans seules ?
02:34Exactement, des mamans solos, qui parfois ont des enfants en situation de handicap, dont les horaires sont incompatibles avec un
02:40travail classique.
02:41Des seniors épuisés par des années de salariat, des personnes en situation de handicap, qui ne peuvent pas trouver de
02:48salariat classique.
02:49Et donc, c'est des personnes qui se disent, potentiellement, puisque le monde du travail classique ne veut pas de
02:54moi,
02:55je vais moi-même essayer de créer ma propre activité.
02:58Alors, il y a quelques chiffres quand même qui sont intéressants et que vous allez porter, j'imagine,
03:02et vous allez, j'imagine, faire du lobbying, ou en tout cas exprimer, et sur ce plateau et ailleurs, 54
03:07% des sorties vont vers un emploi durable.
03:10Exactement.
03:11Et 87%, et c'est intéressant parce que beaucoup d'allocataires ou de chercheurs d'emploi se plaignent de la
03:15qualité des formations,
03:1687% des bénéficiaires recommandent le dispositif.
03:20Exactement.
03:21Comment vous l'expliquez, si ce n'est qu'il faut faire des économies et qu'on touche à ce
03:25dispositif ? C'est ça le sujet, non ?
03:26C'est exactement ça le sujet, c'est de se dire, en fait, dans le cadre du PLF 2027, l
03:33'État se dit qu'il faut couper,
03:35et donc il coupe un peu tout azimut.
03:37Nous, ce qu'on dit, c'est évidemment qu'il y a des économies à faire, mais ne coupons pas
03:41les dispositifs qui, en fait, produisent leurs fruits.
03:44Il est démontré, et c'est un cabinet indépendant mandaté par le gouvernement, qui a démontré l'efficacité de ce
03:50système,
03:51et qui le dit bien, on vient combler un angle mort des politiques publiques.
03:54C'est-à-dire que les gens qu'on accompagne ne seront accompagnés par personne d'autre, de la même
03:58façon, parce qu'on a créé cet accompagnement spécifiquement pour eux.
04:01Et donc, du coup, c'est une perte d'expertise, et c'est aussi un investissement du gouvernement, depuis 2018,
04:07qui part à la poubelle.
04:09On parle de... Alors, par ailleurs, c'est une niche, entre guillemets, c'est une expérimentation qui a porté sur
04:154 000 bénéficiaires.
04:16Alors, au total, c'est 10 000 personnes qui ont été accompagnées. Chaque année, on en accompagne 4 000.
04:21Là, ça veut dire concrètement que les personnes étaient fléchées. Comment elles accédaient à cet accompagnement EITI ?
04:27Est-ce que c'est vous qui alliez les chercher, je dirais, en sourçant ? Ou est-ce que France
04:31Travail, ou d'autres institutions, l'émission locale, je ne sais pas ?
04:34Exactement. C'est le réseau pour l'emploi qui nous les prescrivait, et justement qui nous les prescrivait de plus
04:39en plus,
04:40en voyant bien qu'on était le dispositif le plus adapté pour nous les fléchir. Donc France Travail, Cap Emploi,
04:45le réseau d'émission locale.
04:47Alors, vous avez fait une tribune avec plusieurs signataires. L'inclusion, Lulu dans ma rue, l'accélérateur, Germinal, groupe SOS.
04:57Est-ce que vous avez le sentiment d'être entendu ? Est-ce que vous avez pu exprimer le sujet
05:02à des interlocuteurs gouvernementaux ?
05:04Comment ça se passe, là ? Vous en êtes où ?
05:05Alors, on a clairement l'adhésion et le soutien de tous les acteurs de l'emploi. Parce qu'eux voient,
05:11en tant qu'acteurs terrain, l'utilité.
05:13Et ça, c'est unanime. Au niveau des parlementaires, on a un énorme soutien. Actuellement, plus de 100 parlementaires se
05:22sont prononcés en soutien et en faveur du maintien des EITI.
05:26Maintenant, ce qu'il faut qu'on réussisse à faire infléchir, c'est la position du ministère du Travail et
05:31des Solidarités, qui a dans son portefeuille cette expérimentation.
05:36Et qui lui-même devra convaincre Bercy. Exactement.
05:39Très concrètement, les accompagnements faits à ces personnes dont vous parliez, qui étaient un petit peu comme ça, dans des
05:45angles morts, c'est de l'accompagnement sur quoi ?
05:47Créer une entreprise, trouver, constituer son entreprise, savoir s'exprimer pour aller chercher des clients. C'était quoi le programme
05:54?
05:55Alors déjà, c'est travailler sur mesure. Et c'est tout l'intérêt du 87% de satisfaction. C'est
06:00qu'en fait, on part vraiment des problématiques de la personne.
06:02Et on adapte en fonction du projet. Exactement. Et on adapte en fonction du projet.
06:06Mais les grandes thématiques qu'on va retrouver, c'est l'accompagnement socio-professionnel des personnes qui ont des problèmes
06:10de logement, de mobilité,
06:12tout ce qui n'est pas directement lié au projet. Traiter les sujets en amont. Exactement.
06:15Et ensuite, tout ce qui va être vraiment lié à l'entrepreneuriat. Effectivement, il y a la confiance et la
06:19posture de chef d'entreprise, se sentir légitime.
06:22Souvent, c'est des gens qui partent en ne se sentant pas légitimes.
06:24Et à l'issue du programme, il y a 72% qui se disent, je sais que je peux être
06:27auto-entrepreneur, je peux y arriver.
06:29Et par ailleurs, on trahit le projet entrepreneurial classiquement.
06:33Comme on accompagne un jeune dirigeant qui crée sa boîte.
06:36Exactement.
06:38Résultat, bientôt, puisque le projet de la finance est en création, en gestation. On en apprend petit à petit.
06:44Vous reviendrez peut-être nous en parler pour nous dire ce qu'a tranché le ministère ?
06:47Avec plaisir. J'espère que j'aurai une bonne nouvelle.
06:49Je vous le souhaite et puis je pense aussi évidemment à tous ceux qui ont été des bénéficiaires et tous
06:53ceux peut-être qui attendent de bénéficier de ce dispositif qu'on appelle l'EITI.
06:58Ça passe par l'émission locale et tout le réseau, évidemment.
07:00Exactement. Et si je me permets un dernier mot sage, actuellement, c'est une petite expérimentation en nombre de bénéficiaires.
07:07Mais aujourd'hui, les travailleurs indépendants, c'est 13% de la population active.
07:11Donc, ce n'est pas du tout un petit sujet. En fait, c'est une expérimentation qui mériterait d'être
07:14passée à l'échelle.
07:16Et convertie non plus en expérimentation, mais en dispositif pérenne.
07:20Merci Anne-Laure Asbott d'être venue nous rendre visite. C'était un coup de gueule.
07:23On suivra ce dossier, évidemment, en directrice générale du Pôle Économie Circulaire Entrepreneuriat au sein du groupe SOS.
07:29Merci d'avoir, d'être venu, et bien justement pousser ce cri d'alarme.
07:33On tourne une page, c'est le débat d'actu.
07:34C'est un autre sujet d'une très grande sensibilité qui est la question des carburants,
07:39avec l'inquiétude de voir passer le diesel à 3 euros le litre,
07:42qui, évidemment, serait à la fois un record et craindrait, évidemment,
07:45et créerait peut-être des tensions sociales très fortes et des inquiétudes pour les salariés.
07:49On en parle, c'est le débat d'actu. Et j'accueille mes invités.
08:05Le cercle RH, le débat d'actu, évidemment, centré sur l'enjeu des carburants.
08:10Alors, beaucoup de corps de métiers sont en première ligne.
08:12Les ambulanciers, les taxis, les auto-écoles, les infirmières libérales,
08:16tous ces métiers qui sont des gros rouleurs et qui ont besoin, évidemment, d'une aide.
08:21On découvre, et on va en parler, que les Français ne vont pas sur le site pour bénéficier de ces
08:26aides.
08:26Trop compliqué, trop long, trop administratif.
08:29Bref, c'est une crise importante qui s'installe dans notre pays
08:32et qui va impacter à la fois les entreprises mais aussi les salariés.
08:36On en parle avec mes invités.
08:38C'est le débat d'actu avec des annonces et une prise de position du président de la République vendredi
08:43dernier
08:43pour dire pas d'aide massive.
08:45Nous n'irons pas plus loin que ce que l'on fait aujourd'hui.
08:48Alexandre Lamy est avec nous. Bonjour Alexandre.
08:50Bonjour André.
08:50Très heureux de vous accueillir, avocat en droit social.
08:53Un think tank ?
08:54Neos.
08:55Neos, pour parler de plein de sujets.
08:57Je ne sais pas si vous avez décidé de vous pencher sur le sujet de carburant.
09:00Pas celui-ci.
09:01Pas celui-ci, ce n'est pas un sujet néos.
09:04Je pense qu'on en parlera, c'est un sujet néos parce que ça pose beaucoup d'autres questions
09:08que la seule question relative à la prise en charge des frais de carburant,
09:12en tout cas dans les entreprises et pour l'accompagnement des salariés,
09:15mais pas directement ce sujet-là, non.
09:17À suivre donc du côté néos, mais vous êtes bien avec nous pour ce débat.
09:21Merci.
09:21Et Loïc Michel est avec nous.
09:22Bonjour Loïc.
09:23Merci de revenir.
09:24CEO de 365 Talents.
09:26On dit bien 365 ?
09:27On dit bien 365.
09:28Et pas 365 Talents.
09:30Absolument, plus facile à dire.
09:31Plus facile à dire.
09:32Merci d'être là.
09:33La Une du Monde titrait « Carburant de poing »,
09:36les carburants s'invitent dans la campagne présidentielle
09:39avec un débat politique qui est posé.
09:41Quel est le regard que vous portez sur la position qu'a choisi de porter
09:47le président de la République ?
09:48Pas d'aide massive.
09:50On ne crame pas la caisse et on fait des aides ciblées
09:53qui vont être prorogées, prolongées.
09:55Est-ce que c'est suffisant ?
09:56Est-ce que c'est à la hauteur de la crise face à laquelle nous sommes ?
09:59Alors, la crise, c'est une crise d'ampleur, on le sait,
10:02parce que non seulement les carburants en sont touchés,
10:04le gaz est également touché.
10:06Plus 6%.
10:06Plus 6%.
10:07Et on se rend compte aussi que le marché électrique,
10:09de l'énergie électrique, est touché également.
10:14Vous disiez que c'est un débat qui s'invite dans la campagne présidentielle,
10:18ce qui est assez naturel compte tenu de l'ampleur du débat,
10:20parce que ça touche à la question du pouvoir d'achat des Français et des salariés.
10:25Mais c'est un sujet aussi qui s'invite grandement dans l'entreprise.
10:28C'est-à-dire que, de mon regard et de mon point de vue,
10:31de plus en plus s'ouvrent dans l'entreprise
10:34des négociations relatives à l'accompagnement
10:38des contraintes budgétaires que subissent les salariés.
10:41Des compensations ?
10:42Des compensations, forcément,
10:43parce que ça touche à la question du pouvoir d'achat.
10:45Donc on va parler de compensations financières,
10:49notamment dans le cadre des NAO qui vont s'ouvrir,
10:52mais également de mesures ciblées.
10:53C'est-à-dire ce que vous disiez du gouvernement
10:55qui évoque des mesures ciblées,
10:57les entreprises aussi,
10:59dans le cadre de leurs négociations,
11:02s'attachent de plus en plus,
11:03non pas au combien,
11:05ce qui était le cas lors des précédents
11:08chocs inflationnistes que l'on a connus,
11:10mais plutôt du comment.
11:12Quels outils, quels dispositifs
11:14peut-on mettre en place
11:15pour accompagner au mieux
11:16les contraintes budgétaires des salariés ?
11:18Et Dieu sait que ce sont des sujets
11:19qui rentrent déjà dans le cadre
11:21de la négociation dans l'entreprise
11:22au travers de différentes mesures
11:24comme la prime carburant,
11:25mobilité durable, etc.
11:26Loïc ?
11:27Oui, ce qui est intéressant
11:28sur ce que tu viens d'évoquer,
11:30c'est que la question,
11:32elle portait sur un choix
11:33ou une décision politique
11:36et on y répond par le prisme de l'entreprise,
11:40comme si le poids là devait se déporter
11:42et en vérité, il se déporte.
11:44Comme si l'État n'avait plus d'argent.
11:45En tout cas, il y en a plus.
11:47On est d'accord.
11:48Et les entreprises de moins en moins.
11:50Donc vous dites, la vertu de cette crise,
11:52je le redis, qui risque de durer
11:54et qui risque de durer dans le temps,
11:56c'est que l'entreprise,
11:57moi je n'ai pas encore vu
11:58beaucoup d'entreprises
11:58prendre l'initiative,
11:59mais vous dites,
12:00l'entreprise doit en tout cas
12:01prendre des initiatives sur ce sujet.
12:03Alors, moi je pense que c'est mieux
12:05si c'est le gouvernement qui s'en occupe,
12:07mais force est de constater
12:09que peut-être qu'il ne s'en occupera pas
12:11autant que nécessaire.
12:13Donc c'est peut-être aux entreprises
12:15de faire le bout de chemin qui reste.
12:18Et ce bout de chemin,
12:19il est très dépendant de l'industrie
12:21dans laquelle l'entreprise opère,
12:23très dépendant des métiers,
12:25très dépendant des bassins d'emploi
12:27sur lesquels l'entreprise est installée.
12:29Donc il y a plein de variantes.
12:30Et c'est, on va dire,
12:31c'est un nouveau sujet
12:32qui s'empile sur la to-do list
12:34des leaders RH
12:35et des directions RH, notamment.
12:37On a beaucoup à faire cette année.
12:38On a une crise,
12:39Hormuz va rester bloquée,
12:40nous ditons encore plusieurs mois,
12:42on pensait que ça serait réglé,
12:43ça va durer.
12:44L'approvisionnement côté mer rouge
12:46est compliqué.
12:47Est-ce qu'on est de retour
12:48un peu à la crise Covid ?
12:49Où les entreprises se sont dit
12:51bon, on a des salariés
12:53qui pour des raisons médicales,
12:54sanitaires,
12:55pourront pas venir au travail.
12:56Là, on est un peu dans le même sujet.
12:57Il y a des salariés qui vous disent
12:58moi je peux pas venir au travail
13:00parce qu'en fait,
13:00ça va me coûter plus cher
13:01d'aller travailler
13:02que de rester à la maison.
13:03Est-ce qu'on repart pas à l'idée
13:05de que tout le monde au télétravail,
13:06on bouge plus,
13:06on laisse les voitures au garage ?
13:08C'est extrêmement intéressant
13:09ce que vous dites
13:09comme souvent Arnaud.
13:10Oui, c'est vrai.
13:11Mais les problématiques
13:12que l'on voit émerger
13:15dans l'entreprise
13:15dans le cadre des négociations
13:16que j'évoquais
13:17sont celles
13:19qui étaient évoquées
13:20dans le cadre des négociations
13:21pour accompagner le Covid
13:22mais sous un angle différent.
13:24Alors évidemment,
13:24on va y avoir l'angle mobilité,
13:27la mobilisation des dispositifs existants
13:29sur la prime carburant,
13:31une question de prime énergie.
13:34Alors attention
13:34à la gestion de ces dispositifs
13:35qui ne sont pas tous les mêmes
13:36et qui sont soumis
13:37à des contraintes juridiques.
13:39Sans jeu de mots,
13:40c'est des usines à gaz par ailleurs.
13:41Ça peut être des usines à gaz
13:42et peut-être qu'une piste de réflexion
13:43serait, côté gouvernemental,
13:45serait de simplifier
13:47l'ensemble de ces dispositifs
13:49pour inciter les entreprises,
13:50notamment s'agissant
13:51de la prise en charge
13:51de frais professionnels
13:54pour négocier ce type de mesures.
13:56Mais le télétravail,
13:57par exemple,
13:57pour reprendre ce sujet
13:58que vous évoquiez,
14:00était à l'époque envisagé
14:01comme sous l'angle
14:02de la qualité de vie au travail.
14:03Là, il revient
14:04sous l'angle
14:05de l'organisation du travail
14:06et non plus le financement,
14:07la gestion
14:08et la mise en place
14:09de dispositifs
14:10au soutien
14:11de financement
14:13des contraintes
14:13du salarié,
14:14mais de réduction
14:15des contraintes du salarié.
14:16Donc on a le télétravail,
14:17mais on a une autre question
14:19qui est tout aussi essentielle
14:20que celle du télétravail,
14:21qui pour moi
14:22est une question
14:22extrêmement importante,
14:23qui est l'organisation
14:25du travail lui-même.
14:26Donc la réduction
14:27de la contrainte
14:27par l'interrogation
14:29de l'organisation du travail
14:30et donc la gestion
14:30des temps de travail.
14:31Loïc, favorable à cette idée ?
14:33Parce qu'en plus,
14:33ce serait bon pour le climat.
14:35On n'a pas de pluie
14:36depuis trois mois
14:37et les pollutions atmosphériques,
14:38évidemment,
14:38sont encore plus présentes
14:39lorsqu'il ne pleut pas.
14:41Après, il y a une réalité
14:42géographique aussi en France.
14:44Je crois que c'est
14:44au programme du brevet
14:45en troisième
14:45sur l'étalement urbain
14:48et les migrations pendulaires.
14:50Je travaille avec une adolescente
14:53de 13 ans
14:54qui est en troisième,
14:55ma fille.
14:56Du coup, je connais le programme.
14:58Et en réalité,
15:00l'éloignement
15:00est vraiment
15:02un facteur déterminant.
15:04Après, je pense
15:05qu'il faut faire la part
15:05des choses.
15:06Tous les travailleurs
15:06ne sont pas concernés
15:07par ces sujets.
15:09Personnellement...
15:10Paris, par exemple,
15:11le transport en commun.
15:11Nous, on travaille
15:12dans la technologie.
15:14Globalement,
15:14le télétravail,
15:15c'est très accepté.
15:17Ça peut être hybride.
15:18C'est le secteur
15:18où c'est le plus accepté.
15:19C'est très accepté.
15:20Mais on n'est ni pêcheur,
15:22on n'est ni infirmier libéraux,
15:23on n'est ni transporteur,
15:24ni taxi.
15:26Je crois que c'est
15:26Aurel San
15:27dans une chanson
15:27qui dit
15:29où tu achètes
15:30une voiture
15:31pour aller travailler
15:31et tu travailles
15:34pour rembourser
15:34la voiture
15:35que tu viens d'acheter.
15:36C'est ce qu'elle
15:37je coluche
15:37avec le pavillon.
15:38C'est la même chose.
15:39Exactement.
15:39Il y a une autre chanson
15:40qui s'appelle
15:40L'odeur de l'essence
15:41qui est un peu plus apocalyptique
15:42mais qui aurait pu être
15:43dans le thème.
15:44Mais tiens,
15:44vous lancez un débat philosophique.
15:49Le gouvernement dit
15:49qu'on n'a plus d'argent
15:50et qu'on ne peut pas
15:51subventionner
15:51l'accompagnement généralisé.
15:53Laissons aux entreprises
15:54le faire
15:54et on verra
15:55comment elles réagissent.
15:56On imagine
15:56la réaction du MEDEF.
15:58On est aussi
15:59dans un enjeu
15:59de transition écologique,
16:01d'électrification
16:02de la voiture.
16:04Est-ce que ce n'est pas
16:05l'opportunité rêvée
16:07là aussi
16:07pour le gouvernement
16:08d'enclencher
16:09une transfo
16:10de nos modes
16:11de circulation
16:12et de déplacement
16:12c'est-à-dire repartir
16:13et accélérer
16:14sur la voiture électrique ?
16:16Qu'est-ce que vous en pensez ?
16:17Et là aussi,
16:17pas de sujet,
16:18pas de communication
16:20là-dessus.
16:20C'est absolument incroyable.
16:22C'est un vrai sujet.
16:23Non seulement
16:23ça nous questionne
16:24sur notre dépendance
16:28à la voiture
16:29en tant que telle
16:30et encore une fois
16:31comme je le disais
16:31dépendance qui est liée
16:32à mon sens
16:32à l'organisation du travail
16:34donc ça va aussi
16:34ouvrir ce sujet-là
16:35sur l'organisation du travail
16:37et la réconciliation
16:38des différentes temporalités
16:40parce que tu as raison
16:42le trajet
16:43entre le domicile
16:44et le travail
16:44il s'allonge
16:45de plus en plus
16:45parce qu'est-ce qu'on fait
16:46des choix de vie particuliers.
16:47Parce que les maisons
16:47coûtent cher.
16:48Les maisons coûtent cher.
16:48On s'éloigne,
16:49on a envie de verdure,
16:50on s'éloigne
16:51de plus en plus
16:51de son lieu de travail
16:52donc ça questionne tout ça.
16:57Ça renvoie à la question
16:58de l'organisation du travail
16:59et donc la réduction
17:00du temps de déplacement
17:01en tant que tel
17:03et l'articulation
17:04des temporalités
17:05du travailleur.
17:06Ça c'est une première chose
17:07et la deuxième chose
17:07c'est oui
17:09cette question de la dépendance
17:10à la voiture
17:10elle pose nécessairement
17:11la question
17:13de l'énergie
17:14et de la réduction
17:15de notre carbonisation.
17:16Qu'est-ce qu'on met dedans ?
17:16De notre carbonisation
17:17et qu'est-ce qu'on met dedans ?
17:17En revanche,
17:18la politique là pour le coup
17:21à mon avis
17:22suppose qu'il y ait
17:23un vrai effort
17:24de planification
17:25de cette question.
17:26C'est-à-dire qu'aujourd'hui
17:26on nous dit
17:27il faut faire des efforts
17:29sur l'électrification
17:30de vos déplacements.
17:31C'est vrai.
17:31Annonce de Sébastien Cornu
17:32dans la Une des Échos
17:33il y a quelques mois
17:34on va électrifier le pays.
17:36En revanche,
17:36ça reste très individuel.
17:38C'est-à-dire qu'en gros
17:38débrouillez-vous.
17:39La ligne est donnée
17:40la ligne est celle-ci
17:41mais c'est débrouillé.
17:42Je pense qu'il y a
17:42un vrai effort de planification
17:44et d'efforts collectifs
17:45à mettre en place
17:46pour aller sur cette voie-là.
17:49Loïc Michel,
17:49la question qui est posée
17:50en sous-jacent
17:51c'est notre dépendance énergétique.
17:53Grâce à l'électrification
17:54on a aussi un enjeu
17:55d'indépendance énergétique.
17:57C'est aussi un enjeu
17:58qui est posé là.
17:59Je pense que c'est
17:59tout à fait l'enjeu.
18:00Là aussi,
18:01je pense que ça relève
18:04des dispositions
18:05et des pouvoirs de l'État
18:06plus que des entreprises
18:08et encore moins
18:09des individus.
18:12Mais au final,
18:13il faut que tout le monde
18:14trouve midi à sa porte.
18:16Donc il faut vraiment
18:17une planification
18:18qui vient de tout en haut.
18:19Sinon,
18:19on ne peut pas laisser
18:20la responsabilité
18:21de s'électrifier aux citoyens.
18:24On ne pense pas
18:24qu'on puisse le demander
18:25à l'employeur non plus.
18:26Donc je pense que c'est vraiment
18:27de la planification
18:28gouvernementale.
18:29On a...
18:31des dispositifs existent.
18:32Mais encore une fois,
18:33ça reste des dispositifs.
18:34Je parle du forfait
18:35mobilité durable,
18:35par exemple,
18:36qui bénéficie
18:37de régimes sociaux
18:38favorables.
18:39Ça reste une usine à gaz.
18:40C'est très compliqué
18:41à mettre en œuvre.
18:42Il faut le simplifier,
18:43l'élargir,
18:45en sorte à accompagner.
18:46Mais ça ne peut être
18:46qu'un dispositif
18:47accompagnant une planification
18:48beaucoup plus large
18:49et beaucoup plus générale.
18:50Mais vous me dites quoi ?
18:50Vous me dites qu'à force
18:51de ne pas réagir sur un sujet
18:53en disant qu'on n'a plus de sous,
18:54il faut laisser faire,
18:55on ne peut pas donner plus,
18:56est-ce qu'on va vers
18:57une crise sociale
18:58qui peut déboucher,
18:59on l'a vu d'ailleurs
19:00par les premières
19:00manifestations de pêcheurs
19:02dans le sud de la France
19:03avec des violences
19:04et des combats
19:04avec les CRS ?
19:05Est-ce que cette situation,
19:07si elle n'est pas traitée,
19:08peut conduire à une crise sociale
19:10et à un gilet jaune biste
19:12puisque ça a été évoqué
19:13avec des appels au rassemblement ?
19:14Est-ce que ça,
19:15vous le craignez ?
19:15Moi, je pense.
19:16Quand je regarde
19:17ce qui se passe dans l'entreprise,
19:19les questions...
19:19Le ras-le-bol, quoi.
19:20Les questions de pouvoir d'achat
19:22sont extrêmement présentes
19:24et les négociations
19:25sont assez tendues
19:26s'agissant des dispositifs
19:27d'accompagnement
19:28des dépenses contraintes
19:30de chaque salarié,
19:32ce qui est extrêmement compliqué.
19:33On ne peut pas gérer
19:35la situation individuelle
19:36de chaque salarié
19:38dans l'entreprise.
19:38Mais l'égalité de traitement,
19:40qui est un principe fondamental
19:41dans le droit du travail,
19:42n'est pas uniformité de traitement.
19:44Donc, on a des outils
19:45avec lesquels on peut jouer
19:46et on peut individualiser
19:48certaines mesures.
19:48Mais oui, il y a un vrai risque.
19:51Oui, je trouve que la question...
19:53Encore une fois,
19:53je reviens à l'artiste
19:55que je citais tout à l'heure.
19:56Mais la question,
19:57c'est est-ce qu'on reste
19:57dans les paroles
19:58de Tour du Monde
19:59qui est cette question de voiture
20:00ou est-ce qu'on bascule
20:02dans les paroles
20:02de l'odeur de l'essence
20:04où on parle des gilets jaunes ?
20:05Les révoltes.
20:05Les révoltes.
20:07Et moi, je pense que
20:09les révoltes vont être...
20:10ou peuvent être localisées,
20:13spécialisées,
20:14puisqu'encore une fois,
20:14on n'est pas tous logés
20:15à la même enseigne.
20:16Non, mais la question
20:16du pouvoir d'achat,
20:18sous-jacente
20:18au débat de la crise
20:19des carburants,
20:20elle est liée.
20:20Et alors,
20:21pour prendre le principe
20:22de l'entreprise,
20:22on demande aussi
20:23à l'entreprise aujourd'hui
20:24de faciliter les choses
20:27et d'être un rouage important
20:28dans ce pouvoir d'achat.
20:31Et je trouve que
20:33on demande à l'entreprise
20:34de travailler la rémunération,
20:37le coût du travail.
20:39Et là, maintenant,
20:39il y a le coût d'aller travailler.
20:41On lui demande beaucoup, quand même.
20:42Ça fait beaucoup,
20:42alors qu'il y a plein d'autres sujets
20:45sur lesquels
20:45on doit se positionner.
20:46C'est ce qu'avait dit
20:47le MEDEF.
20:47C'est-à-dire qu'il faut
20:48que tout ça soit compensé.
20:50C'est-à-dire que
20:50si on demande autant
20:51à l'entreprise,
20:52il faut qu'au même moment
20:52qu'il puisse y avoir
20:53un travail sur les cotisations,
20:55sur les charges.
20:56C'est le débat qui est posé.
20:57C'est ça qui est posé.
20:58C'est le coût du travail,
20:58c'est le coût du travail,
20:59c'est le coût du travail, par ailleurs.
20:59Mais oui.
21:00Là, on tourne en rond
21:01parce qu'on va voir des salariés
21:02qui vont monter au créneau
21:03chez les RH en disant,
21:04écoutez, j'entendais une femme
21:05tout à l'heure
21:05sur une chaîne de télévision
21:07qui gagne 1450 euros
21:08et qui auparavant
21:09mettait 100 euros d'essence
21:10et qui en met 400 aujourd'hui
21:12et qui, avec ses charges fixes,
21:14explique qu'elle commence
21:15le mois déjà à découvert.
21:17Ça, c'est quand même
21:18des ferments de contestation,
21:20de sentiments d'abandon.
21:22C'est violent quand même.
21:23Et ce, d'autant plus
21:24que l'entreprise ne peut pas tout faire.
21:26Les entreprises,
21:27elles sont aussi directement touchées
21:29par cette crise.
21:30Les coûts de production augmentent.
21:32Vous parliez du marché
21:33de l'électricité,
21:34mais on est dans un écart
21:37de compétitivité énergétique
21:38en Europe
21:40comparé aux autres pays du monde
21:41qui se creusent de plus en plus.
21:45Et un pays qui s'appauvrit.
21:46Et un pays qui s'appauvrit.
21:47Donc, l'entreprise ne peut pas tout.
21:49Elle fait ce qu'elle peut.
21:50Les sujets sont là.
21:51On les traite
21:52autant qu'on peut le faire.
21:54Mais nos entreprises
21:54ne pourra pas tout.
21:55Donc, on est dans un angle mort.
21:59L'État n'a plus d'argent,
22:00le président l'a dit.
22:01Et l'entreprise dit,
22:02nous aussi, on est à l'os
22:04puisqu'on est dans un climat
22:06social-économique
22:07qui n'est pas simple.
22:07Donc, il n'y a pas d'issue
22:08à cette histoire.
22:09Après, je pense que l'argent
22:11n'est pas toujours
22:12la réponse ultime.
22:14Elle l'est nécessairement
22:15quand on parle de pouvoir d'achat.
22:16Mais je pense que les entreprises,
22:17et tu le soulignais,
22:19ont des dispositifs
22:23déployables
22:23autour de la mobilité,
22:25autour du télétravail,
22:28de l'échange de postes.
22:29Je lisais qu'il y avait
22:30une association
22:31qui avait listé
22:32qu'il y avait peut-être
22:323 ou 4 millions
22:33de travailleurs en France
22:34qui pourraient échanger
22:35leur emploi
22:35avec quelqu'un
22:36qui aurait un emploi
22:39plus proche de chez eux,
22:41mais à compétence identique.
22:42Donc, il faut une plateforme.
22:42Donc, il faut une plateforme.
22:44Après, au sein d'une entreprise,
22:45au sein d'une entreprise,
22:47je trouve ça un peu farfouille,
22:49mais au sein d'une entreprise,
22:51développer la mobilité interne
22:52en mappant mieux
22:53les compétences
22:54et en rendant possible...
22:55Je m'autorise
22:56à croire
22:57que c'est un peu même dispo
22:58que le covoiturage,
22:59donc là, pour le coup,
23:00ce n'est pas un dispositif neuf,
23:02ça ne marche pas.
23:03C'est-à-dire que même
23:03les entreprises
23:04qui incitent
23:04les salariés
23:05à faire du covoiturage,
23:06regardez sur le périphérique,
23:08regardez sur la route.
23:09Les voitures,
23:09elles sont seules.
23:10C'est-à-dire que ça ne fonctionne pas.
23:11C'est-à-dire qu'il y a aussi
23:12un problème de mentalité.
23:13C'est soit on prend
23:14le transport en commun
23:14et on l'assume,
23:16mais soit on prend sa voiture
23:17et on est seul.
23:17Je ne dis pas que c'est bien,
23:18mais en tout cas,
23:19je le vois.
23:21Globalement,
23:21est-ce qu'il y a une issue ?
23:22Alors, vous n'allez pas
23:23régler le sujet sur le plateau,
23:25mais est-ce qu'il y a
23:25de l'inquiétude
23:26ou est-ce que vous dites
23:27de toute façon,
23:27cas à un cas,
23:28le système va se réguler ?
23:30Les Français roulent moins,
23:31l'État perd de l'argent.
23:32D'ailleurs, il y a moins
23:32de taxes qui sont prélevées.
23:34Est-ce que tout ça
23:35va se réguler
23:35ou vous pensez
23:36que tout ça va mal se finir ?
23:37Je pense que,
23:39je suis un optimisme naturel,
23:41mais je pense que les choses
23:43vont se régler
23:43dès lors que les bonnes questions
23:44sont posées.
23:45C'est-à-dire qu'il va falloir
23:46effectivement poser la question
23:47de nos nouvelles modalités
23:50de la mobilité.
23:51Donc, d'avoir une réflexion
23:53sur ce qu'on évoquait tout à l'heure,
23:54notre dépendance à la voiture.
23:56Ce n'est pas par plaisir
24:00pour la majorité des Français
24:01que je prends ma voiture.
24:02Je suis dépendant de ma voiture.
24:03Et parce que,
24:04je reviens à la question
24:05que je posais tout à l'heure,
24:05et notamment une des questions
24:06essentielles qui méritera
24:08d'être posée,
24:08c'est cette question
24:09des temporalités.
24:10On a des temporalités
24:11extrêmement complexes
24:12qui ne s'articulent pas
24:13entre elles.
24:14Et cette question
24:15des temporalités
24:16pour définir
24:17des nouvelles modalités
24:18de mobilité
24:18sera essentielle.
24:19Et là, l'entreprise
24:20pourra participer
24:22à la résolution
24:23de ces questions
24:24sur l'articulation
24:25des temporalités du travail.
24:26Vous êtes d'accord
24:27avec cette analyse ?
24:28Je trouve ça intéressant
24:29parce qu'on sort
24:31du pur prisme financier,
24:33des aides,
24:34des dispositifs
24:34d'allègement,
24:36des charges.
24:36Est-ce qu'on donne d'un côté,
24:37on le reprend de l'autre ?
24:38Et là, on n'est plus
24:39sur une réflexion systémique
24:41globale
24:41de l'organisation du travail,
24:43des mobilités
24:44et du temps de travail.
24:45Donc, je pense que c'est là-dessus
24:46qu'il y a des choses à faire.
24:47Et je suis un optimiste aussi.
24:49Donc, on est aligné.
24:51Juste avant de nous quitter,
24:52c'est à l'État
24:52de prendre en compte
24:53ce type de sujet
24:54parce qu'on a un gouvernement
24:55qui est toujours en fonction.
24:56On est en campagne présidentielle
24:57mais on a des ministres.
24:58On a Maude Bréjon
24:59qui dit, comme si elle le subissait,
25:01oui, nous vivons
25:01une situation très difficile.
25:03Enfin, on a le sentiment
25:04que même le gouvernement
25:05est observateur de la situation
25:07tout en expliquant,
25:08c'est l'élément de langage,
25:09que tout ça vient de l'extérieur,
25:11que c'est en mousse
25:11et que le gouvernement
25:12n'a pas choisi
25:13de faire monter
25:14le prix de l'essence.
25:15Ceux là-dessus,
25:16où tout le monde est d'accord.
25:17C'est à l'État
25:18ou c'est à l'entreprise ?
25:19Parce que l'entreprise
25:19va vous claquer la porte au visage
25:21si vous lui dites
25:21qu'il faut en plus aider
25:23à payer l'essence
25:23des collaborateurs.
25:24Alors, les entreprises le font
25:27dans la mesure de leur capacité,
25:29de manière générale.
25:30S'agissant, pour revenir
25:31sur ce que l'on évoquait,
25:32des grandes réflexions
25:34de fonds qui doivent se poser
25:35pour définir
25:36nos nouvelles modalités
25:37de mobilité,
25:38je pense que le gouvernement
25:39ne reste pas inactif
25:41sur le sujet.
25:41Moi, j'ai pu notamment
25:42travailler avec certains
25:44membres du gouvernement
25:45sur la question
25:45du compte de temps,
25:47par exemple,
25:47disponible pour les salariés,
25:50pour permettre une réflexion
25:52précisément sur la question
25:53de l'articulation
25:54des temporalités
25:56tout au long de sa vie.
25:57Donc, c'est des questions
25:58qui sont travaillées
26:02et qui ne manqueront pas
26:04de ressurgir,
26:05j'imagine,
26:06à l'occasion
26:06des élections présidentielles.
26:07Mais chez 3, 6, 5,
26:08vous parliez du télétravail
26:09qui était rentré dans les mœurs,
26:10ce n'est pas vrai partout.
26:12Qu'est-ce que vous disent
26:13les collaborateurs ?
26:14Je dirais la température,
26:15c'est intéressant d'avoir
26:16les avocats voient des clients,
26:18ils vous parlent,
26:18mais vous avez aussi
26:19des collaborateurs.
26:21Quelle température
26:22vous avez chez vos collabs,
26:23même si c'est des personnes
26:24qui gagnent convenablement
26:25leur vie
26:25et qui sont plutôt heureux
26:27et bien dans leurs chaussures ?
26:28Vous y voyez de l'inquiétude ?
26:29Vous y voyez une forme
26:30de désenchantement ?
26:32La réponse est non.
26:35On a la chance, je pense,
26:36dans la technologie à Lyon,
26:38où j'habite,
26:39et à Paris,
26:41de travailler en proximité,
26:43d'avoir un mode de travail,
26:45une organisation du travail
26:46et du temps quand même très flexible.
26:48Beaucoup d'exigences par ailleurs,
26:50mais voilà.
26:51Donc je pense qu'on est protégés.
26:53Je ne pense pas
26:53que je sois le plus légitime
26:54pour dire qu'on a un impact fort
26:57de cette situation
26:58sur nos déplacements,
26:59parce que ce n'est pas le cas.
27:02Mais j'entends...
27:04Pêcheurs, taxis...
27:04Exactement.
27:05J'entends ce qui se passe ailleurs.
27:07Vos clients vous disent quoi ?
27:08Parce qu'on a un sentiment
27:11d'entre-deux,
27:12à la fois une campagne présidentielle
27:13avec plein d'idées
27:13jetées comme ça en l'air,
27:14et puis une réalité
27:15très factuelle, très réelle,
27:16que quand je mets le plein
27:18de ma voiture,
27:18au lieu de payer 100,
27:19je paie 250.
27:20Ça, c'est une réalité.
27:21Qu'est-ce que vous disent
27:22vos clients,
27:23les entreprises que vous rencontrez ?
27:24Les entreprises nous disent
27:25dans le cadre
27:26des négociations actuelles,
27:27notre enveloppe
27:28d'augmentation générale,
27:29elle n'est pas énorme.
27:29Elle est très contrainte.
27:31Les enquêtes de rémunération
27:32nous disent que c'est
27:33entre 1,6 et 2.
27:34Et en plus de ça,
27:36on doit imaginer
27:37la mise en place
27:38de dispositifs
27:39pour cibler les contraintes
27:42et les dépenses réelles
27:43des salariés.
27:43Donc c'est compliqué,
27:44il faut faire des choix.
27:47Et donc c'est là
27:48que nous,
27:49on fait au mieux
27:50pour les accompagner
27:50et définir les dispositifs
27:51qui sont les plus opportuns
27:54dans l'enveloppe
27:55dont il se dépose,
27:56qui se réduit
27:57et qui se réduit
27:57de plus en plus.
27:58Merci messieurs
27:59pour cet optimisme
28:00teinté parfois
28:01de quelques pincées
28:02de pessimisme
28:02parce qu'effectivement
28:03on va suivre de près
28:03cette affaire
28:04en espérant,
28:05peut-être que c'est
28:06le choix du gouvernement,
28:07que tout ça passe
28:07sans trop de difficultés.
28:10C'est un sujet
28:11éminemment sensible.
28:12Merci à vous
28:13cher Loïc Michel,
28:14CEO de 3,6,5 Talent,
28:16Paris et Lyon,
28:17on aura compris,
28:17et vos références
28:18à Aurel San.
28:20Merci à Alexandre Lamy,
28:21Think Tank,
28:22Neos,
28:22peut-être que vous allez
28:23travailler sur ce sujet
28:24de manière plus globale,
28:25plus systémique,
28:25avocat en droit social.
28:27Merci à vous,
28:27merci à tous ceux
28:29qui nous regardent
28:29et qui réagissent
28:30évidemment sur les réseaux sociaux.
28:31Merci à Nicolas Juchat,
28:32Charles à la réalisation
28:33et Paul au son.
28:35Merci à vous,
28:36portez-vous bien.
28:37Bye bye.
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