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  • il y a 5 minutes
Ce vendredi 18 septembre, Louis de Montalembert, gérant chez Sunny Asset Management, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management, Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France et professeur d'économie à la Sorbonne, et Stéphanie Maugey, gérante de portefeuilles à la Financière d'Uzès, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00C'est les jours du gouvernement, le cornu sont comptés, mais moi j'ai trois bonnes nouvelles.
00:03C'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission exceptionnelle, exceptionnelle
00:07parce qu'on va faire le point sur les événements économiques et financiers de la semaine.
00:11Quelle semaine encore ? En sommaire, aujourd'hui, le mot de la semaine, allez, j'ai voulu frapper fort,
00:15dévaluation, pas la dévaluation du franc, mais la dévaluation de la France.
00:19Le chiffre de la semaine, 0,25, c'est la hausse des taux aux Etats-Unis.
00:22Le parti pris de la semaine, non.
00:24Les banques centrales ne sont pas indépendantes et tout le monde s'en fout.
00:28Et en deuxième partie de l'émission, bourse, où va la bourse ?
00:31Le CAC 40, évidemment, cette semaine, petite semaine.
00:34On sent de l'hésitation, ça hésite.
00:37Depuis le début de l'année, le CAC 40 est quasiment à zéro, c'est pas très brillant.
00:41La question d'argent, quel est le placement de la semaine dans cet environnement ?
00:44Il y a quand même des opportunités avec les taux d'intérêt qui remontent.
00:47Il faut bien que c'est un avantage, c'est un avantage pour les placements.
00:50Le top ou le flop ? Je sais que j'ai un de mes invités qui adore les produits de
00:54taux.
00:54Laisse pas l'ouïe de mon talon derrière.
00:56Le top ou le flop de la semaine, le top 3 des gérants, les actions achetées ou vendent.
00:59Mais pour une émission exceptionnelle, est-ce que vous savez ce qu'il faut ?
01:02Même dans cette période difficile, il faut des invités exceptionnels.
01:05J'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance.
01:08Comprendre, analyser, expliquer, mais aussi enseigner l'économie.
01:11C'est ce que fait avec talent Anne-Sophie Alcif, chef économiste chez BDF France
01:15et professeur d'économie à la Sorbonne.
01:18D'abord, bonjour.
01:19Bonjour.
01:19Je suis très content de vous avoir.
01:20Je vous avoue très franchement que je compte sur vous pour m'en monter le moral.
01:24On va essayer.
01:25Non, mais c'est votre mission.
01:26Et en plus, dites-vous que tout le monde sait le week-end,
01:29tout le monde nous écoute et nous regarde.
01:31Et qu'avec ce qu'ils lisent et ce qu'ils entendent,
01:33ils ont un peu le moral dans les chaussettes.
01:35Il vit dans les nuages du cloud, sur le soleil de Sony AM.
01:38Et arrivé au galop du château de Versailles,
01:41Louis de Montalembert, gérant de Sony AM.
01:44Comment ça va ?
01:44Très bien, très bien, Marc.
01:46Arrivée juste à l'heure.
01:48Non, non, mais c'est bien.
01:50Avant l'heure, c'est pas l'heure.
01:52Nos portefeuilles font l'objet de toutes les convoitises.
01:54Eh bien, son métier, c'est de les défendre et de les faire fructifier.
01:57Stéphanie Maugé, vous êtes gérante de portefeuille à la financière d'USAS.
02:00Comment ils vont, les portefeuilles ?
02:02Alors, c'est très dispersé, les performances.
02:05C'est difficile.
02:06Mais voilà, avec un large choix d'investissement,
02:10on arrive à maintenir quand même des performances.
02:11Pourquoi c'est très dispersé, juste avant ?
02:13Parce qu'il y a, en fait, des écarts de performance
02:15en fonction des secteurs qui sont incroyables.
02:17En fait, vous avez un LVMH à moins 40 depuis le début de l'année
02:20et puis, au contraire, un total qui...
02:22C'est ça, parce que moi, quand je dis qu'on est à zéro,
02:24en fait, c'est l'écran fumé, quoi, derrière.
02:26Au sein de cet univers, et que c'est pareil, en fait,
02:29aux Etats-Unis et ailleurs, on a vraiment,
02:32en fonction des secteurs, de très gros écarts de performance.
02:34Donc, il faut réussir...
02:35LVMH à moins 40 depuis le début de l'année.
02:37Oui.
02:37Dingue.
02:38Il sait tout faire de la macroéconomie à l'Irox.
02:42Vous avez bien.
02:43Vous avez vu ?
02:44Je suis.
02:45Parce qu'avant, j'étais à la muscu.
02:47J'ai vu que c'était passé de la muscu à l'Irox.
02:49Parce qu'il faut quand même, en passant par l'élevage de chats,
02:52parce que ça, c'est toujours la même chose.
02:53Christopher Dembig, vous êtes conseiller en stratégie d'investissement
02:56chez PICT Asset Management.
02:57Les clients sont nerveux ou...
03:00Alors, sur la clientèle institutionnelle,
03:02évidemment, ils sont exposés aux obligataires français.
03:05Donc, il y a des questionnements sur qu'est-ce qu'on fait.
03:08Mais...
03:08Mais pas d'inquiétude particulière.
03:10Et la clientèle privée ?
03:11Pas d'inquiétude particulière.
03:12Elle ouvre des comptes en Suisse ?
03:15Non, mais légalement, il n'y a pas de...
03:17Tout est légal.
03:18Tout est légal.
03:18Avec des largos.
03:19Les largos, ils apportent.
03:21Oui, oui.
03:22Non, mais très franchement,
03:23entre le Luxembourg, c'est le délire.
03:26Oui, les contrats luxembourgeois.
03:27Non, mais c'est dingue.
03:28La collecte sur les contrats d'assurance vie luxembourgeois,
03:31c'est complètement fou.
03:32Allez, le mot de la semaine.
03:33J'ai voulu vous choquer un peu, ces dévaluations.
03:35Surtout choquer Anne-Sophie, qui me reproche souvent de faire du French bashing.
03:39Défiance, attaque, spéculation contre la dette française, contre les actions françaises.
03:44Ça m'a rappelé quelque chose.
03:45Ça m'a rappelé ma vieille époque, l'époque du front.
03:47On appelait ça la dévaluation à l'époque.
03:49Est-ce qu'on est en train d'assister, Anne-Sophie Assif, à une dévaluation de la France ?
03:54Alors non, parce que déjà, il faut regarder nous, mais pas seulement.
03:59Vous avez une augmentation des taux d'intérêt pour absolument tous les pays.
04:02Bien sûr, les États-Unis, mais également nos amis allemands.
04:04Ça ne nous a pas échappé.
04:06Nos amis britanniques, qui pourtant ne sont pas dans la zone euro
04:08et ont un taux légèrement supérieur d'emprunt au nôtre.
04:11Donc là, on voit aussi l'aspect zone euro qui nous protège aussi.
04:15Si on n'était peut-être pas dedans, on aurait encore un taux un peu plus haut.
04:17Je le rappelle des fois quand on parle de la zone euro.
04:20Ça, je suis d'accord à 100% avec vous.
04:22Non, là-dessus, évidemment que sans la zone...
04:25C'est intéressant quand vous regardez le taux britannique pour le Royaume-Uni.
04:28Donc c'est assez intéressant.
04:29Vous êtes en train de dire aussi, parce que vous ne regardez pas le taux italien,
04:31le taux espagnol, le taux grec.
04:32J'allais y venir, j'allais...
04:34Et vous parlez de la hausse, parce que je connais l'argument
04:37que les taux ont monté partout, mais notre spread de taux, il a monté quand même.
04:40Voilà, donc j'allais y venir.
04:41Déjà, au Japon aussi, il y a cet environnement où les taux augmentent partout.
04:46Après, en effet, il y a une spécificité française,
04:48au-delà de l'énergie, de la crise, de la dette, etc.
04:51C'est, à mon sens, l'incertitude de la présidentielle qui est assez normale.
04:54On voit historiquement, dès qu'il y a une élection présidentielle,
04:56vous êtes dans cette situation.
04:58Sauf que ça fait plus de deux ans.
04:59Voilà.
04:59Là, le problème, c'est qu'en effet, il y a une anticipation
05:01qu'il n'y aura pas de majorité absolue au Parlement
05:03et que le futur président ou présidente n'aura pas de majorité absolue.
05:06Et c'est ça qui est assez nouveau par rapport aux autres élections présidentielles.
05:09Vous pensez qu'il y a cette...
05:10Moi, je me dis qu'il n'y a même pas d'anticipation.
05:12C'est-à-dire que ça fait deux ans qu'on a un vide politique total.
05:15On n'a pas de gouvernement, on n'a pas de président.
05:17Bon, là, vous êtes quand même un gouvernement et un président.
05:19Mais là, ce qu'on anticipe par rapport aux autres élections,
05:22c'est qu'il n'y aura pas de majorité absolue.
05:24En effet, on a vu le spectacle de l'absence de budget.
05:27Donc, les investisseurs se disent,
05:28la France ne sera pas en situation de mettre en place des réformes structurelles,
05:32quelles qu'elles soient.
05:32Et à mon sens, c'est ça qui est beaucoup plus intéressant.
05:35C'est cette incertitude-là,
05:36plus que le problème de l'endettement,
05:38le problème de la dette.
05:40Si on a un plan, et d'ailleurs, c'est ce que tout le monde nous demande,
05:42de désendettement et qu'on est en œuvre pendant 10-15 ans,
05:45tout le monde s'en fiche, il n'y a pas de sujet là-dessus.
05:46Il y a vraiment cette anticipation qu'on n'aura pas de majorité absolue.
05:50Et donc, de fait, on va aller dans un système de coalition,
05:53ce qui n'est pas le système français,
05:55et que donc, on sera dans un système de blocage.
05:56Donc, c'est ça qui fait, à mon sens,
05:58qu'on fait une surprime de risque
05:59par rapport à un environnement de taux
06:01qui a augmenté, encore une fois, partout pour des régions géopolitiques.
06:04Est-ce que, Christopher, j'entends ce que dit Anne-Sophie,
06:07est-ce que, sincèrement, on oublie les présentations,
06:10on oublie qu'on est là, on oublie qu'on est à la télé ?
06:12Est-ce que vous êtes inquiet ?
06:13Oui, plus.
06:16Systématiquement, quand on parle de la présidentielle,
06:18je disais, en général, il ne faut jamais surestimer
06:20l'effet du politique sur les marchés financiers.
06:21C'était le cas en 2007, c'était le cas en 2022.
06:23Parce qu'il y avait toujours cette tension 2-3 mois avant.
06:25En revanche, le problème qu'on a,
06:27c'est que cette tension, elle arrive bien avant
06:29l'échéance de la présidentielle.
06:31Parce qu'il y a eu la dissolution.
06:32Parce qu'il y a eu la dissolution.
06:33Et quand vous discutez avec des investisseurs étrangers,
06:35notamment asiatiques et japonais,
06:36qui prennent assez peu de risques,
06:38ils vous disent, aujourd'hui, l'Europe, pour nous,
06:40c'est un peu comme des pays émergents.
06:41On voit des opportunités.
06:43Mais il y a toujours un pays qui a un problème.
06:45Et en l'occurrence, c'est la France.
06:46Pourquoi la France a un problème ?
06:47C'est le manque de volonté.
06:49Non pas tant le schéma politique,
06:50mais le manque de volonté, aujourd'hui,
06:52de faire des réformes structurelles.
06:53Parce que les Français considèrent
06:55qu'on est tout big, tout fell.
06:56Et dans le pire des cas, la BCE interviendra.
06:58Alors, ça peut durer très longtemps.
07:00Mais à un certain stade,
07:00vous aurez une sanction du marché
07:02et vous avez déjà ce déclassement.
07:03Alors, je n'utiliserai pas ces dépréciations.
07:06D'évaluation.
07:06D'évaluation, pardon.
07:07Vous avez quand même ce décrochage français
07:10qui est très palpable.
07:11Je vous donne un seul chiffre
07:12pour montrer à quel point on est sur un décrochage.
07:14La Pologne, d'ici deux ans,
07:16donc les prévisions, ça c'est fiable,
07:18aura un PIB par habitant supérieur à la France.
07:21Alors, vous allez me dire,
07:22mais c'est les fonds européens.
07:23Non.
07:23Depuis 2008, la contribution des fonds européens
07:26à la croissance polonaise,
07:27c'est un huitième de la croissance.
07:28Et on peut faire ça avec plein d'autres pays.
07:30Alors certes, il y a l'Europe qui se décroche un peu,
07:33mais au sein de l'Europe,
07:34vous avez un État qui décroche très lourdement
07:36par son manque de volonté
07:37de faire des formes structurelles
07:38et tôt ou tard, on le paiera.
07:40En 2022, je n'aurais pas été inquiet,
07:42en 2017 encore moins,
07:43mais à ce stade-là,
07:45ça va être quand même très compliqué.
07:46Il va falloir gérer.
07:47Juste sur la Pologne,
07:48il y a quand même un effet rattrapage
07:49et quand on regarde historiquement
07:50l'allocation des fonds,
07:52on avait par exemple cette problématique
07:53quand il y a eu la réunification
07:54avec l'allocation des fonds européens
07:56pour l'Allemagne.
07:58Oui, mais c'est un huitième,
08:00sur la tendance,
08:01c'est normal qu'il y ait cet effet de rattrapage
08:02une fois que vous avez une question.
08:04Anne-Sophie, au-delà de ça,
08:05est-ce que vous êtes inquiète ?
08:09Bien sûr que la situation
08:10n'est pas positive.
08:11C'est ça dont on parle,
08:12c'est pas de...
08:13Enfin, je veux dire,
08:13vous avez raison,
08:14les arguments sont très forts,
08:15c'est de se dire à la fin,
08:16est-ce qu'on est inquiet ?
08:18Comment on va s'en sortir,
08:19en fait, tout simplement ?
08:20Parce que là où je suis d'accord
08:21avec vous et avec toi, Christopher,
08:24c'est qu'en fait,
08:26il faudrait très peu de choses.
08:27Je veux dire, il nous faut...
08:28C'est ça en fait qui est un petit peu frustrant,
08:29c'est-à-dire qu'on a beaucoup de choses
08:30qui permettraient de ne pas du tout
08:32être dans cette situation.
08:33Et puis on a beaucoup de gras,
08:34on n'a pas l'impression,
08:34parce qu'on parle d'austérité,
08:36mais on est loin de l'austérité.
08:37Moi, l'inquiétude que j'ai plus
08:38par rapport à ces taux,
08:39même si en effet,
08:40on est en dessous de la moyenne
08:41du PIB par tête européen,
08:42donc ça en effet,
08:43il y a cette paupérisation qu'on a,
08:45mais c'est pas récent,
08:46c'est vraiment la question de l'investissement.
08:47C'est-à-dire qu'avant,
08:48ce qu'on voyait,
08:49c'est qu'on avait un décrochage
08:50de l'investissement des entreprises
08:51par rapport, bien sûr,
08:52au reste du monde
08:52et des partenaires européens.
08:54Là, c'est également le cas
08:55pour l'investissement des ménages
08:56et l'investissement des administrations.
08:58Donc on voit que,
08:59alors que l'Europe,
08:59on le voit à l'Allemagne,
09:00même les Royaumes-Unis
09:01ont un plan d'investissement à 2035,
09:03on l'a dit,
09:04Espagne, Italie ont le plan d'investissement
09:05pour l'Europe de 80 milliards,
09:07tout le monde se remet à investir.
09:08Nous, parce qu'on est dans cette situation,
09:10on n'investit pas.
09:11Donc on n'investit pas assez
09:12par rapport au reste du monde,
09:13mais également par rapport
09:14à nos partenaires européens.
09:15Et c'est là, à mon sens,
09:16où le décrochage est compliqué
09:17parce que tous ces volumes
09:18où on n'investit pas,
09:20on ne peut pas vraiment les rattraper.
09:21Vous, en tant que gérant de portefeuille,
09:24gérant de fonds,
09:26vous dites, bon, la France,
09:27quand je fais le tableau général,
09:29je ne regarde même pas.
09:30Non, mais il y a un éléphant dans la pièce.
09:33La raison pour laquelle on n'investit pas
09:34et pour laquelle l'éducation nationale s'effondre,
09:36ce sont les retraites.
09:37En fait, tant qu'on pensera collectivement
09:40que nous, on peut partir à la retraite
09:42à 62 ans
09:42avec un système de répartition
09:44quand tous les gouvernements
09:45de gauche ou de droite
09:46ont pris en compte...
09:47Ce qui n'est pas tout à fait le cas.
09:48Je veux dire, là,
09:48je vais faire du contre-Fierrentino.
09:50Là, vous faites du Fierrentino.
09:51L'âge de départ à la retraite,
09:53il n'est pas à 62 ans,
09:54il est quasiment à 64 ans déjà.
09:56Oui, oui, mais ce que je veux dire,
09:57c'est qu'on ne fait pas
09:59les réformes structurelles des retraites
10:01qui font que le budget de l'éducation,
10:03on a l'impression qu'on dépense
10:04beaucoup en éducation.
10:05En réalité, non,
10:06puisqu'on dépense en retraite
10:07de personnel d'éducation.
10:09On paye mal les infirmiers,
10:10on paye mal les profs.
10:11Enfin, tout ça est en train...
10:13De se déliter.
10:14Voilà, une espèce
10:15d'effondrement éducationnel.
10:16Notre déclassement,
10:17il vient de là.
10:19Et ça, c'est...
10:19Le problème, c'est que ça porte
10:21sur le long terme
10:22avant qu'on fasse quelque chose.
10:24Il y a une qualité,
10:25c'est que notre trésor a su gérer
10:27les durations de dette,
10:28contrairement aux Américains.
10:29Du coup, en fait,
10:30on a aujourd'hui des dettes
10:31qui ne sont pas très chères payées.
10:32Par rapport au taux du marché.
10:33C'est le boulant, voilà.
10:33Ça a monté, ça a monté, ça a monté.
10:35On voit bien que la croissance structurelle,
10:37elle n'est pas soutenable
10:38par rapport au taux d'intérêt futur.
10:40Mais pratiquement, vous,
10:41vous dites,
10:41quand vous faites la sélection de valeur,
10:43je ne regarde pas la France pour la France.
10:45Sauf quelques champions internationaux,
10:47évidemment,
10:47dont le chiffre d'affaires
10:49est très peu réalisé en France.
10:50Stéphanie, vous dites la même chose ?
10:51Alors, quand même,
10:52pour relativiser,
10:53les dernières adjudications
10:54de la dette française,
10:55elles ont quand même été...
10:56Il y a eu une couverture de trois fois.
10:58C'est normal.
10:58Les taux sont hyper intéressants.
11:01Voilà, donc les gens
11:01n'ont pas un état de panique complet
11:04en se disant
11:04je demande plus
11:05parce qu'ils ne vont pas rembourser.
11:06Vous avez la garantie de l'Allemagne
11:07avec un pourcent de plus.
11:08Ce n'est pas mal.
11:09Voilà, donc très bien.
11:10Donc, profitons-en.
11:12Et après,
11:13est-ce qu'on met la France de côté ?
11:15Alors, ce qui est sûr,
11:16c'est que c'est un discours
11:17qu'on entend de plus en plus
11:18de la part de l'étranger
11:19et que donc, oui,
11:21la France n'est plus investissable
11:22ou en tout cas,
11:23on va sortir le marché français.
11:24Je pense qu'il va falloir être,
11:26comme d'habitude,
11:26très sélectif
11:27et qu'on va se retrouver
11:29certainement
11:29avec de très belles opportunités
11:30parce que déjà,
11:31on a un certain nombre de sociétés
11:33qui se payent
11:33sur des niveaux de valorisation
11:36qu'avant.
11:37Et donc, on a des belles boîtes
11:38industrielles.
11:39Ce n'est pas seulement
11:39un jugement sur la France,
11:41c'est les flux, en fait.
11:42C'est-à-dire que moi,
11:42je pense que la France
11:43n'est pas investissable,
11:44pas parce que j'ai un jugement
11:46incroyablement négatif
11:47sur la France,
11:47mais à partir du moment
11:48où les flux ne viennent pas
11:49ou bien ils sortent,
11:50ça ne sert à rien
11:51d'investir sur des valeurs
11:52cotées françaises, j'entends.
11:54On le voit sur les small caps.
11:56Les small caps,
11:56ça a eu une performance
11:57très mauvaise cette année.
11:59Depuis cet été, en fait.
12:00Ça a baissé.
12:02Anne-Sophie,
12:02j'avais le sentiment
12:03que le wake-up call,
12:05ça serait quand les taux
12:06d'intérêt, le spread
12:07allaient passer à 1%,
12:08qu'on allait avoir
12:09des taux d'intérêt.
12:10Là, je me suis dit
12:11ça y est, tout le monde
12:12va se réveiller.
12:12Et puis, on voit que
12:13Sébastien Lecornu
12:14présente un plan
12:16qui est courageux.
12:17Il fait ce qu'il peut,
12:18sans moyens.
12:21Et que tout le monde
12:22explique que c'est
12:23l'austérité.
12:24Et que tous les candidats
12:26ont l'air de dire
12:27non mais ça ne va pas,
12:28on ne peut pas faire ça,
12:29on ne peut pas faire ça.
12:30Je ne sais pas,
12:31il n'y a pas de prise
12:32de responsabilité.
12:33C'est ça qui me...
12:34Qu'est-ce qui va faire
12:35qu'à un moment donné,
12:36les gens se disent
12:37il y a le feu ?
12:38Le pouvoir d'achat.
12:39On a déjà commencé
12:40mais pas encore assez.
12:41Le grand problème
12:42que l'on a,
12:42et pourquoi il n'y a pas
12:43le changement malgré
12:43l'augmentation des taux,
12:44c'est en raison
12:45de notre modèle de croissance
12:46qui est basé à 60%
12:47sur la consommation
12:48des ménages
12:48et même pas à 20%
12:49sur l'investissement.
12:50Donc, votre incitation
12:52à faire de l'investissement
12:53long terme
12:53pour avoir une création
12:54de PIB est très faible.
12:56Par contre, en effet,
12:57lever ou de l'impôt
12:58ou de la dette
13:02à 1,5, 2 de croissance,
13:03vous n'avez plus de problème
13:04de déficit et autre.
13:04Donc, c'est excessivement efficace.
13:06Donc, tant qu'on aura
13:07ce modèle de croissance
13:08avec ce poids écrasant
13:10de la consommation
13:11des ménages,
13:12on ne changera pas de modèle,
13:13on n'aura pas
13:14cette vision long terme.
13:15Ce qui va se passer,
13:16c'est qu'on continue,
13:17en effet,
13:18d'avoir ce modèle
13:19de consommation.
13:20Avant, vous l'avez dit,
13:20il y a 10 ans,
13:21on consommait beaucoup
13:22de produits
13:23encore américains, européens.
13:25Aujourd'hui,
13:25c'est beaucoup moins le cas.
13:26Vous allez avoir...
13:27C'est beaucoup le moins le cas.
13:28Parce qu'il y a du protectionnisme,
13:30vous allez avoir
13:30des augmentations de prix.
13:31Donc, aujourd'hui,
13:32tout ce qu'on arrive
13:33à acheter pas cher,
13:34les prix vont augmenter.
13:35On le voit déjà.
13:36Pour l'instant,
13:36on alimente la balance commerciale,
13:38le surplus commercial chinois.
13:40Exactement,
13:40pour l'instant.
13:41Mais à long terme,
13:42ce sera de moins en moins le cas.
13:43Vous avez des entreprises,
13:44vous voyez aujourd'hui
13:44l'intelligence artificielle,
13:45vous croyez que les prix
13:46vont rester à ce niveau-là ?
13:47Vous croyez que dans la tech,
13:48les prix vont rester à ce niveau-là ?
13:49Vous croyez que dans l'énergie,
13:50les prix vont rester à ce niveau-là ?
13:51Mais on ne va quand même pas
13:51toujours acheter nos t-shirts
13:53au Bangladesh.
13:54Mais il y aura un effet prix
13:57avec le protectionnisme
13:58qu'on sentira
13:59et qu'on ne sent pas encore aujourd'hui
14:01avec ce modèle sur la consommation.
14:03Et à ce moment-là,
14:04là, on est baisse du pouvoir d'achat
14:06à 0,4%.
14:06Ça reste faible
14:08dans un État
14:08qui a 17% de taux d'épargne.
14:10Quand on aura vraiment
14:12une forte baisse du pouvoir d'achat,
14:14donc des salaires en effet
14:14qui augmentent très peu,
14:15des choses bien de consommation
14:17qui augmentent plus,
14:18on n'est pas encore
14:19à ce niveau-là.
14:20Ça peut être dans 5-10 ans.
14:22C'est les 5-10 prochaines années
14:24qui vont être absolument spéciales.
14:24Donc vous dites aujourd'hui encore,
14:25il n'y a pas d'urgence ?
14:27Ce n'est pas qu'il n'y a pas d'urgence,
14:28mais les conséquences
14:29de notre paupérisation
14:30ne se voient pas
14:31parce qu'on a ce modèle
14:32de croissance basé
14:33sur la consommation
14:34qui nous permet
14:35d'avoir un peu l'illusion
14:36de garder en fait
14:37les dépenses courantes,
14:38le modèle que nous avons.
14:40Et un modèle
14:40qui a très bien marché
14:41pendant des années.
14:42Vous avez des crises
14:43internationales, etc.
14:44Avec ça,
14:44on a toujours notre 1% de croissance.
14:46Ça nous permet souvent
14:46de tenir alors que les autres baissent.
14:48Donc c'est ça
14:49qui est assez intéressant.
14:50Par contre, aujourd'hui,
14:51vu ce protectionnisme,
14:53vu les changements structurels
14:54que l'on a,
14:55on aura un impact important
14:57sur le pouvoir d'achat
14:57qu'on voit aujourd'hui
14:58mais qui va continuer
14:59de s'accroître
15:00et c'est à ce moment-là
15:01qu'il y aura, à mon sens,
15:02une sonnette d'alarme.
15:03On n'y est pas encore.
15:03Mais là où je ne suis pas
15:04tout à fait d'accord,
15:06Christopher,
15:07j'aimerais avoir votre avis,
15:08c'est que je pense
15:09qu'on y est déjà
15:10parce qu'aujourd'hui,
15:11on se rend compte
15:11qu'à partir du moment
15:12où on ne peut plus faire
15:13de déficit,
15:14donc on ne peut plus faire d'aide.
15:15On a bien vu
15:16avec les pêcheurs et autres,
15:18on essaye de donner
15:19quelques centaines de millions
15:19mais on n'y arrive pas,
15:21il n'y a plus de croissance.
15:22En fait, on a un modèle
15:23qui ne produit pas
15:24de la croissance naturellement.
15:25Complètement.
15:26Je pense que même
15:26le niveau de croissance potentiel
15:27est plus proche aujourd'hui
15:28des 0,5,
15:29des 1,2 %.
15:31Vous êtes d'accord avec ça ?
15:32Oui, sur le chiffre.
15:33C'est très mauvais, ça.
15:35C'est très mauvais.
15:36Et surtout,
15:36c'est-à-dire,
15:37on peut être mauvais
15:37dans un univers
15:38où tout le monde est mauvais.
15:39C'est-à-dire,
15:39si vous n'êtes pas le dernier,
15:40ça va, toujours.
15:41Mais aujourd'hui,
15:41quand vous regardez l'Europe,
15:42ils ont tous fait des efforts
15:43plus ou moins.
15:43Et il y en a qui ont vraiment
15:44fait de l'austérité
15:45et même encore récemment,
15:46par exemple,
15:46le pire,
15:47avant nous,
15:47vous aviez la Roumanie.
15:48Ils ont fait de l'austérité,
15:49ils n'avaient pas le choix
15:50et aujourd'hui,
15:50ils ont leur déficit
15:51qui va diminuer.
15:52Donc, à un certain stade,
15:53on a le sentiment de paupérisation,
15:55on le voit dans les enquêtes d'opinion
15:56mais le problème qu'on a,
15:57c'est qu'on a des responsables politiques
15:59qui ne sont pas courageux.
16:01Je suis en désaccord avec vous
16:02sur le plan, par exemple,
16:03Le Cornu.
16:04Le plan Le Cornu, c'est quoi ?
16:05Ils ne sont pas courageux
16:05mais je veux dire,
16:06c'est parce qu'ils sont élus
16:08par des gens
16:09qui ne sont pas courageux.
16:10Certes,
16:10mais vous avez quand même
16:10la même majorité,
16:12vous avez quand même
16:12le même gouvernement.
16:13Quand vous avez
16:14une partie de la population
16:16qui vote pour des gens,
16:17enfin,
16:18qui veulent voter pour des gens
16:19qui vont mettre la retraite
16:20à 60 ans
16:21ou qui veulent dépenser
16:22plus d'argent,
16:23c'est que le politique,
16:25il est juste le représentant.
16:26Je suis d'accord
16:27mais on ne va pas...
16:28C'est facile.
16:28On sait qu'il y a
16:29l'éducation financière, etc.
16:30Mais on ne va pas refaire ça,
16:31ça prend des générations.
16:32Vous avez eu quand même
16:33en 2017
16:34une opportunité historique
16:35de mettre des réformes
16:36et ça n'a jamais été plus encore.
16:38Je suis d'accord avec vous là-dessus.
16:39Et par exemple,
16:40sur les 50 milliards
16:41annoncés de baisse d'économie,
16:42concrètement,
16:42vous avez réellement
16:4314 milliards
16:44qui sont de vraies baisses
16:45et le reste,
16:46ça va être sur des ministères
16:46en espérant que les dépenses
16:47n'augmentent pas suffisamment.
16:48Donc, il n'y a pas
16:49de courage politique.
16:50Alors certes,
16:50le contrat politique
16:51n'est pas favorable.
16:52Il ne peut rien faire.
16:53Ce n'est même plus de la politique.
16:54On est dans un gouvernement
16:55de transition.
16:57On a l'impression
16:57qu'aucun soit ne peut faire
16:59ou ne veut faire.
17:00Et le débat français,
17:02tôt ou tard,
17:02à mon avis,
17:03malheureusement,
17:04j'oserais dire,
17:04ce n'est pas les marchés financiers
17:05qui vont faire la loi
17:06comme on lit sur certains médias,
17:08etc.
17:08En France.
17:09Je n'y crois pas.
17:10Moi, je n'y crois pas.
17:11Non, mais attendez.
17:11Attendez.
17:12Non, mais je vous entends.
17:13Je vous entends les deux.
17:15Écoutez, aujourd'hui,
17:16on en parlait justement
17:17dans le couloir.
17:19Les Français,
17:20une des préoccupations,
17:21je n'aurais jamais imaginé ça
17:22il y a trois ans.
17:23C'est la dette.
17:23La dette, l'économie,
17:24leur pouvoir d'achat.
17:25Oui.
17:26Et ça,
17:27si on ne leur disait pas
17:28que les taux d'intérêt
17:29étaient montés,
17:30ils n'auraient jamais découvert
17:32qu'on était un défi jusqu'au jour.
17:33Mais parce que vous avez
17:34des responsables politiques
17:35qui ont mis sur le devant
17:35de la scène
17:36l'annulation de la dette.
17:37Donc, je ne suis pas sûr
17:37que c'est dans le sens
17:38que vous voulez dire.
17:39C'est intéressant.
17:40Les préoccupations de la dette,
17:41c'était bien avant,
17:42même avec le gouvernement
17:42Bayrou et autres.
17:43Oui, mais ça s'accentue.
17:44On a eu ce débat budgétaire.
17:46Donc, ça veut dire
17:46qu'il y a conscience
17:47que le niveau de la dette...
17:48Oui, parce qu'il y a
17:49cette conscience
17:49de la paupérisation.
17:51Les gens commencent
17:51à le sentir.
17:52Vous avez l'accès aux biens
17:53qui sont quand même
17:54de plus en plus chers.
17:55Vous le voyez,
17:55vous parlez souvent
17:56des personnes qui ont
17:57des revenus en dessous
17:58de 1 500 euros
17:59avec des biens de consommation
18:00courants qui ont augmenté
18:02et des salaires
18:02qui n'augmentent pas.
18:03Donc, cet effet prix
18:04dont je vous parlais précédemment,
18:06les gens commencent
18:07à le sentir.
18:08Alors, pas à des niveaux
18:09macro encore importants,
18:10mais les gens
18:10commencent à le sentir.
18:11Et donc, cette paupérisation
18:13dont on parle,
18:14les gens,
18:14toute une catégorie,
18:15commencent déjà
18:16à le sentir.
18:16J'entends très bien
18:16ce que vous dites,
18:17je suis d'accord
18:17avec ce que vous dites,
18:18mais on ne pourra pas
18:19attendre 5 à 10 ans.
18:20Vous nous dites,
18:21avant que la solette d'alarme
18:23retentisse
18:23et qu'elle devienne écrasante
18:25et qu'on soit obligé
18:26de réagir comme la Grèce,
18:28comme la Roumanie,
18:28comme tous ces pays,
18:29il faut 5 à 10 ans.
18:30Mais on ne pourra pas
18:31attendre 5 à 10 ans.
18:32Alors, on ne pourra pas
18:32attendre 5 à 10 ans.
18:33Après, on n'est pas non plus
18:34dans la même situation
18:35que ces pays-là.
18:36On est quand même une économie,
18:37on a quand même plus d'atouts.
18:38Vous parliez quand même
18:39de l'énergie décarbonée,
18:40on a des choses,
18:41on a l'aéronautique,
18:41on a encore quand même
18:42certains secteurs
18:43qui vont bien, etc.
18:44Il faut l'activer,
18:45on a du patrimoine,
18:46on a de l'épargne,
18:48donc on n'a quand même
18:49pas rien du tout.
18:50Le grand problème,
18:51c'est qu'en effet,
18:51en raison de cette situation
18:52de politique,
18:53on n'a pas de vision,
18:54on ne se projette pas
18:55et c'est vraiment ça le problème.
18:56Ce n'est pas forcément
18:57nos actifs,
18:58encore une fois,
18:58que nous avons.
18:59En tout cas, bravo
18:59pour la dissolution,
19:00ça a foutu quand même
19:01une belle merde.
19:02Allez, on passe
19:03au chiffre de la semaine
19:04très rapidement,
19:05c'est 0,25%,
19:06la hausse des taux
19:07aux Etats-Unis.
19:09Alors, voilà quelque chose
19:10que non seulement
19:10je n'avais pas prévu,
19:11j'avais prévu une baisse des taux,
19:12j'avais même prévu
19:13une baisse des taux en Europe
19:14et il y a eu deux hausses des taux,
19:15donc bravo Marc Fiorentino.
19:17Une fois qu'on a dit ça,
19:19la hausse des taux d'intérêt,
19:21moi je trouve ça aberrant.
19:22Alors, aux Etats-Unis,
19:23je trouve que c'est
19:24un tout petit peu plus justifié
19:25parce qu'il n'y a pas d'inflation,
19:27je pense,
19:27mais il y a une croissance
19:28qui tourne,
19:29mais là,
19:30on parle de mettre des poids
19:32sur une économie
19:33qui est déjà en difficulté,
19:35remonter les taux,
19:36c'est absurde, non ?
19:37Alors non,
19:38ce n'est pas absurde
19:38parce que le problème
19:40et le but
19:40de la Banque Centrale Européenne,
19:42c'est vraiment
19:42d'éviter l'effet de contagion.
19:45Déjà, il y a le mandat de 2%,
19:46vous allez me dire,
19:47ah oui,
19:47on ressort toujours
19:48le mandat de 2%.
19:48Bah oui,
19:49c'est quand même dans son mandat,
19:50donc c'est quand même
19:51quelque chose qui existe.
19:52Il y a l'indépendance
19:52et le machin.
19:52Voilà, exactement.
19:54On va faire ce laïus,
19:55mais c'est important.
19:56Et l'autre élément,
19:56quand vous regardez vraiment
19:57la diffusion de l'inflation,
19:58qu'est-ce qui se passe ?
19:59On a l'énergie,
19:59ça très bien,
20:00on a les engrais,
20:01très bien.
20:01Là, on voit que ça se dispute
20:02à l'industrie.
20:03Ensuite, vous allez sur les services,
20:04ensuite, vous allez sur les salaires.
20:05Là, on est à la phase industrielle.
20:07On sait que le conflit
20:08au Moyen-Orient-Orient-Orient-Orient-Orient
20:08c'est fini.
20:08Les salaires, il n'y a aucune chance.
20:10Il n'y a aucune chance.
20:11Si vous ne faites rien,
20:12il peut,
20:12peut-être pas en France,
20:13mais dans d'autres pays.
20:14Vous regardez,
20:14quand il y a eu la crise en Ukraine,
20:15tous les pays du Nord
20:17ont eu cet impact-là.
20:18Donc, la zone euro,
20:19c'est la zone euro.
20:20Ce n'était pas la même situation.
20:21Soyez honnête.
20:22Ah non, pas du tout la même situation.
20:23On était en sortie de post-Covid,
20:26l'économie était en surchauffe.
20:27La crise inflationniste
20:28n'avait rien à voir.
20:28On était à 6.
20:29Là, on est plutôt à 3.
20:30Et puis, il y avait une surchauffe
20:31de la demande.
20:31Là, il n'y a pas de demande.
20:32Là, ce n'est pas du tout
20:33la même situation.
20:34Ce n'est pas comparable.
20:35Donc, l'idée,
20:35c'est vraiment de casser
20:36les anticipations
20:37et l'effet de contagion,
20:38surtout sur le secteur industriel
20:40qui n'a pas échappé
20:41et aussi en crise.
20:42Donc, c'est pour ça
20:43que la Banque centrale
20:44augmente les taux.
20:45Après, là, vous avez raison,
20:46c'est que c'est la pire situation,
20:47la crise énergétique,
20:48parce que c'est de l'inflation importée.
20:49Donc, vous augmentez les taux,
20:50ça peut casser votre croissance.
20:51Mais si après,
20:52vous avez de la contagion...
20:52ça n'a aucun impact
20:53sur le prix du pétrole.
20:54Alors, oui,
20:54parce que ça importait.
20:55C'est pour ça qu'il faut mettre
20:56en place des plans
20:57d'électrification, etc.,
20:58comme le fait la France,
20:59l'Union européenne.
20:59Donc, ça, il faut accélérer
21:00encore beaucoup plus.
21:02Mais surtout,
21:02il faut éviter l'aspect contagion.
21:05Comme ça, quand ça va rebaisser
21:06ou que ces effets
21:06d'électrification vont être là,
21:08eh bien là,
21:09vous allez vraiment avoir
21:09un effet sur votre taux.
21:10Donc, je pense qu'en effet,
21:11c'est bien, Christine Lagarde,
21:13et augmenter les taux.
21:15Alors, bon,
21:15c'est horrible ce que vous dites.
21:16Je sais.
21:17Je vais passer directement
21:18à la partie d'après.
21:19On va mélanger les deux.
21:20Je pense que les banques centrales,
21:22c'est mon parti pris de la semaine,
21:23ne sont pas indépendantes.
21:26Est-ce que vous,
21:26vous pensez qu'elles le sont ?
21:28Je pense que...
21:29Vous l'avez dit, vous voulez dire ?
21:30Je pense qu'elles ne sont pas indépendantes.
21:31Je pense que la BCE
21:32fait semblant d'être indépendante
21:33en disant
21:34je monte mes taux
21:36pour montrer aux investisseurs
21:37que je suis indépendant.
21:39Kevin Warch
21:39fait la même chose.
21:41Mais moi, je pense qu'en fait,
21:41ils sont au service des politiques
21:42parce qu'ils n'ont pas le choix.
21:44Ah non, pas dans toutes les zones.
21:45Parce qu'aujourd'hui,
21:46je pense que les politiques européennes
21:47se traitent plutôt justement
21:48des baisses de taux.
21:49Donc, pas dans ce sens-là.
21:50En revanche,
21:51on peut débattre effectivement
21:52de l'approche
21:52qui est plus ou moins orthodoxe ou pas.
21:54Typiquement, la BCE
21:55aurait pu avoir l'approche...
21:56Donc, vous dites
21:56que la Banque centrale est indépendante ?
21:58Européenne ?
21:58Non, elle est vraiment indépendante.
22:00Moi, je ne pense pas du tout.
22:00Mais quel est votre argument ?
22:02Attendez, je développe le cas.
22:04Je suis là pour vous écouter, moi.
22:05Je ne veux pas te donner ses billes tout de suite.
22:06Voilà.
22:07Mais en revanche,
22:07la BCE, je pense,
22:08respecte un peu trop son mandat.
22:10Elle aurait pu avoir l'approche
22:10de la Banque d'Angleterre.
22:11C'est à peu près la même problématique.
22:12La Banque d'Angleterre,
22:13elle dit, on regarde
22:14avant potentiellement
22:15d'augmenter une première hausse de taux
22:16en novembre.
22:17La BCE, elle va nous en faire
22:18trois cette année.
22:19Donc, effectivement,
22:20mais après,
22:20changer le mandat de la BCE,
22:22on sait très bien que c'est illusoire,
22:23on n'y arrivera pas.
22:24Donc, elle respecte...
22:24Enfin, le monde chande.
22:25Il faut changer son...
22:26Oui, oui, mais moi,
22:27je suis quelqu'un de plus réaliste
22:28et je ne pense pas
22:28que je ne changerais le mandat de la BCE.
22:30Ce n'est plus l'époque
22:30du Deutsche Mark
22:31et de la Bundesbank.
22:32Alors, mon argument principal,
22:33c'est qu'une banque centrale,
22:34notamment européenne,
22:36qui a racheté les titres
22:38d'emprunt des États
22:39de façon détournée,
22:42c'est une banque centrale
22:43qui n'est pas...
22:44D'accord,
22:45mais si on va au bout
22:45de votre réflexion,
22:46vous êtes bloqué,
22:47ça veut dire que la BCE
22:48pourrait intervenir
22:49à tout moment
22:49pour sauver la France
22:50et donc, il n'y aura jamais
22:51de réforme en France
22:51si on suit votre raison.
22:52Oui, c'est exactement ça.
22:53Donc, pour vous,
22:54il n'y aura jamais...
22:54C'est pour ça que je dis
22:55que la banque centrale
22:56n'est pas indépendante.
22:57Alors, moi, je pense
22:58qu'elle est indépendante,
22:59justement,
22:59parce que si elle n'était pas,
23:00elle n'aurait pas augmenté les taux.
23:01Si, parce que c'est un effet de manche
23:04et c'est donner 0,25%
23:05deux fois,
23:06ça va être compliqué.
23:07On disait,
23:08il faudrait qu'elle baisse les taux,
23:09ça montrerait que, justement,
23:10elle n'est pas indépendante
23:11et là, en fait,
23:11elle a augmenté les taux
23:13pour montrer qu'elle est,
23:13en fait, finalement, indépendante.
23:15C'est quand même un argument...
23:16Moi, je pense que
23:17quand on regarde vraiment...
23:18Elle a racheté la dette des États,
23:19c'est une forme d'indépendance, ça ?
23:21Oui, mais on avait une crise
23:23de liquidité qui était majeure.
23:25Bon, voilà, donc...
23:26Mais ça, ce n'était pas son mandat.
23:29Mais c'était la zone euro
23:30qui était en jeu aussi.
23:31Donc là, je pense que
23:32si elle n'avait rien fait,
23:32vous en avez été le premier
23:34à dire, il y a quand même un problème.
23:36Sans monnaie,
23:36c'est aussi la stabilité des prix.
23:38C'est ça, son mandat.
23:39Et donc, ça fait partie
23:39de garder la zone euro.
23:40Et aux États-Unis,
23:41la Banque centrale indépendante,
23:42vous y croyez ?
23:43Là, vous l'avez dit,
23:45à votre grande surprise,
23:46là aussi, hausse des taux.
23:47Alors que, bien évidemment,
23:48on a vu que le discours politique
23:49n'était pas sur une hausse des taux.
23:51Donc, pourquoi, encore une fois,
23:52j'insiste sur mon phénomène de contagion,
23:53je sais que vous n'y avez pas beaucoup,
23:55mais c'est important sur les prix.
23:56Aujourd'hui, ça attaque l'industrie.
23:58Et là, je pense que c'est
23:59le pire cauchemar
24:00pour les banques centrales,
24:01que ce soit en Europe,
24:02aux États-Unis,
24:02qui sont des pays,
24:03aussi les États-Unis,
24:04des industrialisés,
24:05qui ont le problème
24:06des droits de douane
24:06qui va se poser cette année,
24:08qui ont le problème.
24:08Vous dites, il y a de la croissance,
24:09mais deux tiers,
24:10c'est de l'investissement en IA.
24:11Vous n'avez plus d'investissement en IA,
24:12vous n'avez plus d'industrie,
24:13vous n'avez plus rien.
24:14Oui, mais c'est deux tiers de la croissance.
24:15Ça n'a jamais été historiquement
24:17un secteur qui drive autant
24:18la croissance économique
24:19mais une croissance diversifiée.
24:19Mais il se trouve que c'est un secteur
24:20qui est porteur quand même.
24:21Je sais, mais vous êtes économiste,
24:22vous savez que le maître mont,
24:23c'est la diversification.
24:24Là, elle n'est pas diversifiée.
24:25C'est vous qui êtes éconniste.
24:25C'est ça le problème.
24:26Donc, vous voyez,
24:27c'est quand même...
24:28C'est ça le problème.
24:30Mais oui, je suis d'accord avec vous.
24:31C'est ça le problème.
24:32Manque de diversification.
24:33Le grand manque,
24:33la banque centrale est là.
24:35Bon, allez, indépendante,
24:36moi, je ne pense pas du tout.
24:37Allez, on se retrouve
24:37en deuxième partie de l'émission.
24:38Vous ne m'avez pas convaincu.
24:39On va se demander
24:40où est le CAC, la bourse.
24:41On va essayer de trouver
24:42des placements de la semaine
24:43qui ne soient pas juste les actions
24:44et les actions du cloud
24:46pour Louis de Montalembert,
24:47le top ou le flop de la semaine,
24:48le top 3 des gérants
24:49et les actions acheter ou vendre.
24:54BFM Business présente
24:58C'est votre argent
25:00Marc Fiorentino
25:02Et on se retrouve après
25:04la première partie de l'émission.
25:05Est-ce qu'on vous a déprimé ?
25:06Je ne sais pas.
25:07Moi, je les avais invités
25:09pour qu'ils me remontent le moral.
25:10Bon, on verra
25:12ce que va devenir
25:13le gouvernement,
25:13le cornu, le pauvre.
25:15Il me fait de la peine.
25:16Je ne vous fais pas de peine,
25:17vous, Christopher.
25:17Non, quand on choisit la politique,
25:18on sait que c'est dur.
25:20Oui, mais là, c'est vraiment dur.
25:22C'est de la politique.
25:22Oui, mais dès qu'il a accepté le job,
25:24je pense qu'il savait
25:25que c'était dur.
25:26Bon, c'est un moine soldat,
25:28comme vous avez dit.
25:28Allez, on passe tout de suite
25:29au marché.
25:30Les marchés, cette semaine,
25:31c'est rien de spécial.
25:33Vous avez vu qu'on a une nouvelle carte, là ?
25:36Oui.
25:37C'est beau, on a une carte
25:39avec les zones et tout.
25:40Ils sont forts, derrière.
25:41C'est de l'investissement.
25:42Vous avez vu ça ?
25:43C'est révolutionnaire.
25:44Ça a eu ça.
25:44Alors, cette semaine,
25:46il ne s'est quasiment rien passé,
25:47on peut dire ça.
25:48Des hausses, des baisses.
25:49Et puis, depuis le début de l'année,
25:51toujours cet écart frappant quand même
25:54entre le CAC,
25:55je ne veux pas faire du French bashing,
25:56Anne-Sophie,
25:57mais les chiffres sont là.
25:59Entre l'Eurostock et le CAC,
26:01c'est à peu près 9% d'écart.
26:02Entre le CAC et les indices américains,
26:05c'est à peu près 11% d'écart.
26:07Bon, ce n'est pas du French bashing,
26:08mais je ne peux rien y faire,
26:09ce n'est pas de ma faute.
26:11Louis de Montalembert,
26:12on va où sur les marchés, là ?
26:14Qu'est-ce qui se passe ?
26:15On vend, on achète ?
26:16Oui, moi, je pense qu'on est
26:17très, très prudents en ce moment,
26:18parce que malgré ce que vous dites
26:20sur l'inflation qui serait transitoire,
26:22etc., je pense que quand même,
26:23aux États-Unis,
26:24il y a une chose qui a changé,
26:25c'est la politique migratoire
26:26qui induit quand même
26:27des tensions sur les salaires.
26:29On l'a vu,
26:30les chiffres de l'emploi
26:31sont très bons.
26:32Alors, on a une économie
26:32qui est encore extrêmement positive,
26:34mais on sent bien
26:35que la boucle prix-salaire
26:36peut s'allumer.
26:38Et on a des taux qui montent,
26:39qui montent de manière inexorable.
26:40Enfin, le 10 ans américain
26:41qui passe les 5%
26:42et il se passe rien en force.
26:43C'est un gros événement.
26:44C'est super,
26:44parce qu'on se dit,
26:46effectivement,
26:47il y a une croissance
26:48qui est fabuleuse,
26:49mais en fait,
26:49cette croissance,
26:49elle est très localisée
26:50à un endroit,
26:51la consommation est toujours bonne,
26:53mais on sait bien
26:54que l'accumulation de risques
26:56et de poids
26:57sur une économie
26:57si vibrante soit-elle,
26:59à un moment ou l'autre,
27:00c'est quand même très risqué.
27:01Donc moi,
27:01j'incite à la prudence
27:02et contrairement à vous,
27:04alors, vous dites,
27:05je ne crois pas
27:06à les banques centrales.
27:06Pour l'instant,
27:07moi, j'y crois,
27:07mais c'est possible
27:09le fameux debasement trade
27:11dont on parlait,
27:11c'est-à-dire le fait de dire,
27:13bon, on ne s'en sort pas,
27:14on a des déficits
27:15qui sont abyssaux,
27:16on n'arrive pas
27:17à les résorber,
27:18pour ça,
27:19on va laisser filer la monnaie.
27:21Aux US,
27:22je veux dire,
27:22franchement,
27:23on ne sait pas du tout
27:24où est-ce que ça peut aller
27:25avec l'administration
27:26telle qu'elle est.
27:27Et donc, moi,
27:28je regarde beaucoup l'or,
27:29quand même.
27:29L'or est quand même,
27:30aujourd'hui,
27:31le signal,
27:31beaucoup plus que le bitcoin
27:32qui est devenu un truc
27:33un peu bizarre
27:34et qui, en plus,
27:34est challengé technologiquement.
27:37On regarde beaucoup l'or.
27:38Alors, on a vu
27:39qu'avec la hausse des taux,
27:40ça s'est à peu près tenu.
27:42Mais, moi, aujourd'hui,
27:44avoir de l'or...
27:45Vous passez directement
27:46au placement de la semaine,
27:47ça y est.
27:48Non, mais c'est pas grave.
27:49Non, mais il va falloir
27:49être prudent sur les marchés.
27:51Donc, déjà,
27:52la bourse,
27:52vous dites prudence.
27:53Le problème de ça,
27:54c'est que...
27:56Ça fait un moment
27:56qu'on peut dire prudent.
27:57Mais moi, je dis...
27:58Non, mais moi,
27:58je ne dis pas ça.
27:59Ce n'est pas pour vous.
28:00Je dis qu'on peut être prudent
28:01et puis on loupe...
28:03Mais parce que ce n'est pas 0,1.
28:04Ce n'est pas 0,1.
28:05Quand je dis prudent,
28:06moi, j'ai toujours été
28:07100% investi.
28:08Là, une des rares fois
28:10où j'ai peut-être
28:1018% de cash
28:11à titre personnel.
28:13C'est ça que j'appelle
28:13de la prudence.
28:14C'est se dire...
28:15Mais je suis d'accord avec vous
28:16que structurellement,
28:17il faut être investi en action.
28:19Non, non, moi, je...
28:19Non, non, moi, je dis que
28:20structurellement,
28:21il faut toujours être investi
28:22en action.
28:22Mais en ce moment,
28:23il y a quand même
28:23énormément de signaux.
28:24Alors, peut-être
28:25ce qui est contrariant,
28:25c'est que tout le monde...
28:26J'ai regardé votre émission
28:27la semaine dernière.
28:28Tout le monde dit
28:28qu'il faut être prudent.
28:29Et c'est presque là
28:31où je me décide moi-même.
28:32C'était vous,
28:32parce qu'on a eu
28:34un téléspectateur
28:35et on se demandait
28:35qui c'était.
28:35C'était vous, en fait.
28:37Oui, oui, je le garde
28:38en replay.
28:40Stéphanie, qu'est-ce qu'on fait ?
28:40Vous êtes prudent.
28:41Qu'est-ce qu'on fait ?
28:42Vous êtes gérante
28:44de portefeuille.
28:44Aujourd'hui,
28:45qu'est-ce que vous faites
28:46pour vos clients ?
28:47Alors, aujourd'hui,
28:48on va, évidemment,
28:49en fonction de l'horizon
28:50d'investissement des clients,
28:52réfléchir à des options
28:53différentes.
28:53C'est-à-dire qu'on se retrouve
28:58le crédit revient,
29:00redevient.
29:01Voilà, une manière
29:02d'imaginer de la capitalisation
29:04sur des niveaux
29:05à 3-4 ans
29:06qui sont vraiment
29:08significativement
29:08plus élevés qu'avant.
29:10Donc, aujourd'hui,
29:11c'est vrai qu'on se retrouve
29:12avec, déjà,
29:13rien que le monétaire,
29:15six caves monétaires
29:15toutes bêtes,
29:16c'est 2,50.
29:17Donc, on peut aussi se dire
29:18qu'on peut attendre un peu
29:19sur cette poche de cash
29:20que Louis aimerait avoir.
29:22Et puis, on a aussi
29:23tous ces fonds datés,
29:24des trackers aussi,
29:25maintenant qu'on peut
29:26être obligataire.
29:26Alors, attendez,
29:26on va aller doucement
29:29fonds datés, c'est quoi ?
29:30Alors, un fonds daté,
29:31c'est un portefeuille
29:33obligataire
29:33qui est constitué
29:34par une maison de gestion
29:35et qui va acheter
29:36des obligations
29:37et les porter
29:37jusqu'à une échéance.
29:38Donc, par exemple,
29:392032,
29:40aujourd'hui,
29:40vous avez des fonds
29:42avec des obligations
29:43bien notées,
29:44donc Investment Grade,
29:45qui rapportent
29:45à horizon 2032
29:47à peu près 4,3-4,4%.
29:50Bon, ça,
29:50vous savez que
29:51si vous portez
29:51ce produit
29:52jusqu'à cette date-là,
29:54vous aurez...
29:54Sauf s'il y a une faillite.
29:55Sauf s'il y a des faillites,
29:56mais ces portefeuilles
29:57sont très diversifiées
29:58et doivent permettre
29:59de...
29:59D'accord.
29:59Ça, c'est fonds obligataires
30:01datés ou fonds à échéance ?
30:03Vous pouvez aussi trouver
30:04sur le marché
30:04des trackers obligataires
30:06à échéance
30:06qui, eux aussi,
30:07ont une très grande
30:08date de diversification.
30:10Et donc, ça,
30:11aujourd'hui,
30:11voilà, ça,
30:12c'est pour les gens
30:12qui veulent optimiser
30:13leur diversification.
30:14Si vous avez
30:15des portefeuilles plus gros,
30:16vous pouvez aussi
30:16acheter des obligations
30:17en direct,
30:18encore, il n'y a pas longtemps,
30:19juste hier,
30:20on a fait pour des clients,
30:22alors c'est des tranches
30:22importantes,
30:23vous ne pouvez pas acheter
30:2410 000 euros.
30:24Là, on parle pour Montalemberg,
30:26il n'y a pas de problème.
30:27Mais voilà,
30:28la garde d'air 2032,
30:30c'est plus de 5%
30:30Air France,
30:31plus de 5%,
30:31Canal Plus,
30:325,5%.
30:33Mais si les taux montent,
30:35si les taux longs montent,
30:35alors OK,
30:36mais là, vous savez
30:37que si vous portez
30:38ces obligations-là,
30:39vous les portez jusqu'en 2032,
30:40vous allez vous faire
30:4110,5%.
30:41Vous êtes très riche
30:43pour pouvoir s'enrichir
30:44avec 5,5%.
30:44Mais ces fonds datés,
30:45vous pouvez rentrer
30:46avec des centaines d'euros,
30:48il n'y a pas besoin
30:48d'être forcément...
30:49Et pareil pour les trackers
30:51obligataires.
30:52Donc ça, c'est une vraie alternative.
30:53Et si on peut imaginer,
30:55effectivement,
30:56sur 5 ans,
30:565% que vous capitalisez
30:58si vous réinvestissez,
30:59bon, voilà,
30:59vous connaissez la mécanique.
31:00Donc ça, c'est une vraie nouvelle...
31:01Ils ne connaissent pas très bien, non.
31:02Ils ne connaissent que les actions.
31:03C'est une vraie alternative.
31:05Non, mais...
31:05Et sur la bourse ?
31:07Et sur la bourse,
31:07évidemment qu'aujourd'hui,
31:09il y a...
31:09Alors, d'abord,
31:11on attendait quand même
31:11sur les résultats
31:12du premier sommet,
31:13ce qui a été excellent,
31:14en fait,
31:14un impact déjà
31:14de ces cours de l'énergie
31:15qui ne sont pas du tout arrivés.
31:16On les voyait,
31:17et les résultats
31:17ont été historiquement...
31:18Ça, c'est très important.
31:19Très bon.
31:19Je pense que c'est le truc
31:20qu'on ne répète pas assez.
31:21Et ça, ça a été incroyable.
31:23C'est-à-dire que vraiment,
31:24les entreprises ont,
31:25aux États-Unis,
31:26publié des résultats
31:27bien meilleurs
31:27qu'attendus à 80%.
31:28En Europe,
31:29c'est à 60%.
31:30Donc, on a quand même
31:32un soutien de cette base
31:33qui sont des sociétés,
31:35donc les moyennes
31:36et très grosses,
31:37qui ont une vraie santé économique.
31:40Alors, je pense que
31:40dans les plus petites sociétés,
31:41quand vous parlez à vos clients,
31:42c'est beaucoup plus dur.
31:44Et en fonction des secteurs,
31:46ça peut être très diversifié.
31:47Mais on voit
31:48qu'il y a beaucoup de secteurs
31:49où, en fait,
31:50ils arrivent à négocier
31:51à travers toutes ces crises
31:54des maintiens
31:54de leur marge,
31:55de leur rentabilité,
31:56de leur geste.
31:56Et on reste sur la bourse.
31:57Et on reste...
31:58Voilà.
31:58On reste sur la bourse.
31:59Donc, moi, je trouve qu'aujourd'hui,
32:00si on a du temps long,
32:02on va avoir des vraies opportunités
32:04de stock picking
32:05sur des valeurs.
32:06Vous voyez, aujourd'hui,
32:06mais c'est que de la France.
32:07Donc, si on a...
32:09Par exemple,
32:10dans la construction,
32:11qui est un secteur,
32:12nous,
32:13qu'on reste neutre,
32:14mais vous avez, par exemple,
32:15du Vica à 60 euros,
32:17ça se paye six fois les bénéfices.
32:18Et c'est une boîte
32:19qui a des carnets de commandes,
32:20etc.
32:20Vous avez du Jacket Metal,
32:23encore,
32:23mais c'est un acteur européen
32:24et puis pas mal en Allemagne,
32:26aux Etats-Unis.
32:27Pareil, six fois,
32:28avec une belle rentabilité,
32:30etc.
32:30Et donc, moi,
32:31je suis sûre que dans deux ans,
32:32cette boîte-là,
32:32ça vaudra deux fois le prix
32:33parce qu'ils ont une espèce
32:35de rigueur d'investissement
32:36qui est formidable.
32:37Donc, si on a du temps,
32:39évidemment qu'il faut avoir
32:40un peu de diversification géographique,
32:43c'est la clé.
32:44Le Japon,
32:44le Japon a très bien performé
32:45depuis le début de l'année.
32:46Je pense qu'on peut encore
32:47aller se positionner
32:48en action sur le Japon,
32:51mais même la dette.
32:51En fait, finalement,
32:52aujourd'hui,
32:53les fonds obligataires japonais,
32:54alors le Yen étant au niveau,
32:56il est,
32:56on a en plus peut-être...
32:57Les taux à long terme
32:57sont au plus haut depuis 30 ans.
32:59Depuis 30 ans.
33:00Et la Banque du Japon
33:01a relevé ses taux
33:01à 1,25% cette semaine.
33:03Ils cherchent moins.
33:04Donc, aujourd'hui,
33:05oui, diversifier
33:07et pour les gens plus prudents,
33:09on se retrouve
33:09avec une vraie nouvelle alternative
33:10sur le crédit
33:11qui peut peut-être encore,
33:12les taux peuvent encore
33:13peut-être monter.
33:14Mais si on se dit
33:15qu'on porte ces placements,
33:17on sait qu'on a une rentabilité
33:18qui commence à être
33:19à deux niveaux très intéressants.
33:20Louis, vous mettez où
33:21vos 18% de cash ?
33:23Alors, je le mets à court terme
33:25parce que là où je me méfie
33:26sur le crédit à long terme,
33:27c'est que même 5,5%,
33:29quelle va être l'inflation
33:30dans les années qui viennent ?
33:31Si on a le debasement trade...
33:32Il faut demander à Anne-Sophie,
33:33posez-lui la question.
33:34Quelle va être l'inflation ?
33:35Non, non,
33:35mais si les banques centrales...
33:36Non, c'est pas ça.
33:37C'est que si les banques centrales
33:38lâchent les chevaux,
33:39comme on le disait tout à l'heure,
33:40je trouve qu'il y a trop
33:40d'incertitudes et de transformations
33:42dans l'économie mondiale
33:43aujourd'hui pour porter,
33:45pour moi,
33:45une obligation longue.
33:46Donc, je le mettrai
33:47effectivement sur du cours.
33:49Et sinon, effectivement,
33:50moi, je pense qu'aujourd'hui,
33:52les minières,
33:54orifères et l'or,
33:55comme je disais tout à l'heure,
33:57c'est un actif de diversification
33:59assurantiel.
33:59C'est vraiment assurantiel
34:00parce qu'en tant qu'investisseur,
34:02pour moi, l'or,
34:02ça vaut zéro.
34:03Autant les minières,
34:04il y a quelque chose
34:04qui est très intéressant
34:05parce qu'on peut avoir
34:06effectivement une déconnexion
34:09intrants, bien que le pétrole augmente
34:11et le coût des outputs,
34:13la valeur des outputs,
34:14mais voilà,
34:15je pense que...
34:16La valeur des outputs.
34:17La valeur de son chiffre d'affaires,
34:18enfin de...
34:20Oui, excusez-moi.
34:21Après, on se demande
34:21pourquoi les gens décrochent.
34:23Et donc,
34:24les minières orifères,
34:25je trouve que c'est intéressant.
34:27La tech reste intéressante
34:28parce que malgré tout,
34:29on est dans un chamboulement économique
34:32qui est sans commune mesure.
34:33Quand on parle de croissance
34:34des résultats,
34:35on parle de croissance
34:36aux Etats-Unis,
34:37on parle essentiellement
34:38de croissance des résultats,
34:39des entreprises technologiques.
34:40Anne-Sophie,
34:41j'ai oublié de vous poser la question.
34:42Vous voyez les taux d'intérêt
34:44à long terme,
34:44par exemple en France,
34:46rebaisser à un moment
34:47ou vous pensez
34:47qu'on va être sous pension ?
34:48Non, je pense qu'en tout cas,
34:49on ne reviendra pas au niveau
34:50qu'on a pu connaître
34:51un poste crise financière
34:52et là,
34:53on va rester quand même
34:53à des tons qui vont rester élevés
34:54parce que justement,
34:55on l'a dit,
34:56l'aspect géopolitique va continuer.
34:57Je pense qu'on va continuer
34:58dans cette augmentation
34:59du protectionnisme
35:00avec des effets prix,
35:02des effets qui vont être importants
35:03sur les chaînes de valeur
35:04les dix prochaines années
35:05donc on va rester
35:05à des niveaux
35:06où ce sera plus cher
35:08de s'endetter
35:09et puis comme il y aurait
35:10énormément aussi
35:10d'innovation à financer
35:11mais ça,
35:12vous le savez,
35:12vous allez avoir une demande
35:13de financement
35:14qui va être absolument colossale
35:15et donc forcément,
35:17alors que maintenant,
35:18on le dit,
35:19on soulève de la dette,
35:20il y a quand même
35:20beaucoup de monde,
35:21demain,
35:22il y aura peut-être
35:23beaucoup plus d'opportunités
35:24et si justement,
35:25on ne fait pas
35:25les bons choix stratégiques
35:26et qu'on n'est pas bien placé,
35:27on aura accès au financement
35:29mais encore une fois,
35:30un coût beaucoup plus élevé.
35:30Mais je chahutais
35:31pendant ce cours d'économie
35:33mais si les taux montent,
35:37ça va faire une croissance
35:38qui va être quand même
35:39sous pression.
35:40Si la croissance est sous pression,
35:42les taux ne peuvent pas
35:43rester élevés.
35:43Alors ça dépend,
35:44ça dépend des révolutions
35:46technologiques,
35:46c'est ça qui est assez intéressant.
35:47Donc où elles vont être ?
35:48C'est sûr que pour la tech,
35:49on le sait,
35:50on sait que la Chine,
35:51là aussi dans beaucoup de secteurs,
35:52il va y avoir
35:52beaucoup de changements.
35:53La question c'est
35:54quid de l'Europe là-dedans ?
35:55Est-ce que nous,
35:56on va prendre le pas
35:56et on va suivre ou pas ?
35:58Donc ça va être
35:58beaucoup plus une question
35:59d'allocation du capital
36:00et du rendement du capital
36:02dans quelle ou quelle zone
36:03plus qu'à mon sens
36:04de dire voilà
36:04les taux vont rester longs,
36:06vont rester plus élevés
36:07longtemps
36:07mais qui va avoir l'argent,
36:10avoir accès au financement
36:11pour vraiment vivre
36:12ces révolutions technologiques ?
36:14Et les autres pays
36:14seront peut-être à côté
36:15avec en effet
36:15le déclassement
36:16dont on a parti.
36:17Christopher,
36:17vous êtes d'accord avec ça
36:18que les taux longs
36:19vont rester élevés ?
36:21Oui, je pense que
36:21outre l'aspect endettement
36:22et ce qui est,
36:23je suis complètement d'accord
36:24sur les arbitrages
36:25entre les géants de la tech
36:26et la dette souveraine.
36:27Aujourd'hui, honnêtement,
36:28vous êtes investisseur,
36:29pourquoi vous achèteriez
36:30de la dette d'un État
36:31qui est potentiellement à risque
36:32alors que vous allez avoir
36:33par exemple un État
36:34qui est sur une maturité
36:36qui va être similaire
36:37mais avec 6-7% de rendement
36:39et là vous n'avez pas
36:39trop de risques
36:40et surtout,
36:41ce qu'il faut bien voir
36:42c'est que les arbitrages
36:43vont continuer d'augmenter.
36:43Ça je comprends,
36:44mais ma question c'est
36:45est-ce qu'à terme
36:46vous voyez les taux d'intérêt
36:47rester élevés ?
36:49Sur les années à venir,
36:50oui, pour les États, oui.
36:52Malgré une économie
36:53quand même dont on dit
36:54Louis nous dit
36:55il y a une concurrence
36:57des liquidités
36:58C'est pas automatique
37:00ces ajustements
37:00donc ça peut rester
37:01pendant plusieurs années
37:02élevé.
37:03Mais un ralentissement
37:04de la croissance économique
37:05même aux États-Unis
37:06plus une économie
37:07un peu amorphe en Europe
37:08ça n'enlève pas
37:09une partie de la pression.
37:10Le ralentissement
37:11américain n'est pas garanti
37:12en plus.
37:13Sauf à inonder
37:14le marché de liquidités
37:15mais tant qu'il y a
37:16de la concurrence
37:17pour les liquidités
37:18donc on revient
37:19aux banques centrales
37:20qui impriment des billets.
37:21Bon on a fait
37:22la partie d'après
37:23donc on ne fait pas de jingle
37:24sur le placement de la semaine.
37:25Si, vous avez
37:26quelque chose à rajouter ?
37:27Non, après c'est plus
37:28effectivement au niveau
37:29des secteurs.
37:29On va voir les actions.
37:30Ah les secteurs
37:31vous pouvez en parler maintenant ?
37:32Oui, oui, les secteurs
37:33nous c'est vrai
37:33qu'on reste quand même
37:34positif sur les secteurs
37:35de la banque
37:36de la tech
37:37il y a
37:37de l'énergie
37:38malgré tout
37:39parce que c'est une tendance
37:40de fond structurelle
37:41on a besoin d'énergie
37:42il n'y en aura jamais assez
37:42et tout ce qui est
37:43aéronautique défense
37:44je pense que là
37:45on se retrouve malgré tout
37:46avec...
37:47On est en surcapacité
37:48en termes d'électricité
37:49donc c'est bien
37:49C'est bien
37:50exactement
37:51nous la France
37:53on en a beaucoup
37:54Chez Piquet
37:55qu'est-ce que vous recommandez
37:56en ce moment ?
37:57Alors je voudrais pas
37:58on peut en reparler
37:59après son idée d'investissement
38:00parce que je voudrais pas
38:01éclairer le...
38:02On est aligné en fait
38:03Ah d'accord
38:04donc sur la valeur
38:07Vous avez organisé
38:08l'émission sans moi en fait
38:09Exactement
38:11Juste dernière chose
38:12il y a quand même aussi
38:13toutes ces valeurs de rendement
38:14qui aujourd'hui
38:14permettent d'attendre
38:17Exemple Valorec
38:18Exemple des Rubis
38:19Exemple de toutes les bancaires
38:20Ça paye combien ça ?
38:21Exactement
38:22Ça paye combien ça ?
38:22Valorec 9%
38:23Rubis 7%
38:25Donc les bancaires
38:27on est encore autour
38:27de 6%
38:286-7%
38:29Donc je vais pas parler
38:30de l'automobile
38:31parce qu'on a pas envie
38:31d'y mettre
38:32mais là il y a
38:32des très gros rendements aussi
38:33Mais bon
38:34Donc il y a beaucoup
38:35de rendements possibles
38:35C'est bien
38:36il y a des placements
38:36à faire alors
38:37Allez
38:38le top ou le flop
38:38de la semaine
38:39Natsoufi
38:39on commence par vous
38:40Alors malheureusement
38:41un flop
38:42C'est plus la même
38:44on nous l'a changé
38:44pendant l'été
38:45C'est ça
38:46quand j'ai vu
38:46les prévisions d'investissement
38:47Donc oui
38:48croissance revue à la baisse
38:49l'INSEE à 0,4
38:51on est plutôt à 0,5
38:52on était à 0,7 avant
38:53donc là c'est quand même
38:54un très fort ralentissement
38:55et encore une fois
38:56ce qui est préoccupant
38:57quand vous regardez
38:57les composantes
38:58c'est vraiment
38:58l'investissement
38:59pas seulement des entreprises
39:00mais des administrations
39:02et des ménages
39:02qui s'effondrent
39:03Donc c'est ça
39:04qui est à mon sens
39:05assez procturant
39:05Vous savez que vous étiez
39:06le dernier rempart
39:07d'optimisme sur la France
39:09Il est en train de s'écrouler
39:10Et quand je savais
39:11que vous étiez là
39:12je me suis dit
39:12ça va remonter le moral
39:14Elle va m'engueuler
39:16en me disant
39:16vous êtes trop négatif
39:17sur la France
39:17comme d'habitude
39:18Là c'est vrai
39:19que sur la prévision de croissance
39:20malheureusement
39:20on ne s'attendait pas
39:21à un ralentissement
39:23aussi important
39:24Malheureusement
39:24Louis de Montalembert
39:26top ou flop ?
39:26Moi c'est un flop
39:27c'est le mémo
39:28de Dario Amodei
39:29qui est sorti samedi
39:30qui explique qu'il faut
39:31ralentir la recherche en IA
39:33parce qu'il y a quand même
39:33des risques substantiels
39:35et je ne sais pas
39:35si vous avez suivi
39:36ou parlé ici
39:37du feuilleton de cet été
39:39des 700 agents
39:40qui se sont échappés
39:40d'un environnement confiné
39:42qu'on appelle une sandbox
39:43et c'est une histoire
39:45hallucinante
39:45ils ont créé un langage
39:46qui est compréhensible
39:47qu'à 50% par les humains
39:49ils ont créé une hiérarchie
39:50on peut dire
39:50qu'ils ont créé une culture
39:51pour s'échapper
39:52et pour obtenir un résultat
39:54qui allait contre
39:55l'alignement des humains
39:57et donc c'est un flop
39:59parce que ça pose
39:59quand même énormément
40:00de questions
40:01à un moment ou l'autre
40:02on va avoir des robots humanoïdes
40:03qui vont le charger à l'IA
40:05à l'époque
40:05on avait les chevaux
40:06qui étaient beaucoup
40:07moins intelligents que nous
40:08et beaucoup plus puissants physiquement
40:09on va fabriquer des trucs
40:10beaucoup plus puissants que nous
40:11et beaucoup plus intelligents que nous
40:12je vous donne juste un chiffre
40:14Mohamed Gadad
40:15qui était un des hiérarches
40:17des patrons de Google
40:18prévoit que
40:19en 2040
40:20l'intelligence artificielle
40:22sera un milliard de fois
40:23plus intelligente
40:23que l'humain
40:24c'est le rapport
40:25dit-il
40:26entre Einstein
40:27et une mouche
40:29voilà
40:30c'est pour ça qu'il veut de l'or
40:31pour avoir des pièces
40:32pour aller chez son boucher
40:33et pas que tout sera déconnecté
40:36bon ça me laisse
40:38franchement ça me laisse sans voix
40:39c'est Fanny Mojé
40:40ah ouais moi je sais beaucoup plus gai
40:42c'est l'ignion
40:43she's alive
40:45bravo
40:45c'est un bon top
40:46top pour la croissance
40:47économique française
40:48après 6 ans d'absence
40:49850 000 spectateurs attendus
40:52entre là et le mois d'avril-mai
40:53c'est un impact attendu
40:55entre 300 millions et 1 milliard
40:57sur l'économie française
40:59c'est 30% de spectateurs étrangers
41:01qui vont dépenser en moyenne
41:021500 euros
41:03autour de leur spectacle
41:05et donc
41:06dénuité d'hôtels
41:07qui se payent 120% plus cher
41:08que le prix habituel
41:09c'est donc vraiment
41:12voilà
41:12elle nous fait rêver Céline
41:13et le flop c'est que j'ai pas de place
41:15vous avez pas de place
41:16bon bah lancez un appel
41:17lancez un appel
41:17c'est le moment
41:18lancez un appel
41:19si quelqu'un a une place
41:21vous lancez un appel
41:22Christopher vous l'avez vu Céline ?
41:24non
41:24mais j'apprécie la musique
41:28moi mon
41:28top ou flop ?
41:29top
41:30biotech
41:31alors pourquoi je parle des biotech
41:32parce qu'en fait
41:32elles reviennent
41:33en fait je suis très optimiste
41:35sur les actions
41:35je vois pas
41:35il y a énormément d'opportunités
41:37un peu partout
41:37les biotech c'est toujours un peu
41:38volatil et décorrélé
41:40du cycle économique
41:41mais là on voit que ça revient
41:42nettement en force
41:43alors les biotech ça m'intéresse
41:44parce qu'il y en a une grosse partie
41:45sur la longévité
41:46je vous fais pas du placement
41:47de produits piquetés
41:47c'est juste vraiment
41:48que la longévité me paraît intéressant
41:50et vous avez un phénomène
41:52pourquoi vous parlez de ça ?
41:52parce que vous avez un fonds
41:53longévité c'est ça ?
41:54non biotech comme tous
41:56mais moi j'aime
41:58longévité
41:58et un élément qui est fondamental
42:00c'est qu'aujourd'hui
42:00les grandes valeurs pharmaceutiques
42:01elles ont énormément de cash
42:02elles arrivent pas à innover
42:03donc elles achètent l'innovation
42:05près des biotech
42:05juste un chiffre
42:0670% des approbations
42:08de nouveaux médicaments
42:08du côté américain
42:09par la FDA
42:10c'est du côté des biotech
42:11donc finalement
42:11vous avez du cash
42:12vous achetez ce qui fonctionne
42:13et ce qui innove
42:14mais c'est quand même
42:15pour les particuliers
42:17avertis
42:18tout à fait
42:18c'est ça
42:18exactement
42:19et ça performe bien
42:21cette année
42:21si je ne veux pas dire
42:22que l'année prochaine
42:22ça performe bien
42:23vous confirmez
42:23que c'est le yo-yo
42:25quand même
42:25c'est dur
42:27vous en avez vous
42:27en portefeuille ?
42:28moi j'en ai
42:29alors c'est effectivement
42:30il faut avoir du temps long
42:31après il y a aussi
42:32des manières
42:32des fonds
42:33effectivement
42:33des trackers
42:36sur des biotech américaines
42:37par exemple
42:37aussi qui permettent
42:38de diversifier
42:39on passe tout de suite
42:40au top 3
42:41de la semaine
42:42c'est toujours le même
42:44Frédéric Rosier
42:44en 1
42:45Alain Pitou
42:45j'ai exactement le même
42:46que la semaine dernière
42:47je pense
42:47Alain Pitou
42:48en 2
42:49et Pascal Séby
42:51en 3
42:51alors maintenant
42:52je vais me retourner
42:52parce que c'est le moment
42:53que vous attendez tous
42:54le moment où je fais peur
42:55aux géants
42:56alors Stéphanie
42:57il va falloir
42:58réduire votre portefeuille
42:59parce que ça y est
43:00on n'a plus de place
43:01quasiment sur l'écran
43:02alors je réduis
43:03alors on a
43:04donc là si vous voulez faire
43:05un peu de ménage
43:05c'est le jour
43:06sinon je ne vous oblige pas
43:08à le faire
43:08vous avez du L'Oréal
43:09oui je garde
43:10vous avez du Vision
43:11je garde
43:12vous avez du Lumibird
43:13alors ça je vais vendre
43:14mais de manière opportuniste
43:16parce que Lumibird
43:16a annoncé la cession
43:17de sa partie médicale
43:18et ils vont détacher
43:1911 euros
43:20à peu près
43:21de dividendes
43:21comme votre sélection
43:22ne prend pas en compte
43:23les dividendes
43:24Marc
43:24voilà
43:26mais voilà
43:27après ça dépend de son horizon
43:29mais si vous avez
43:29ce titre là
43:30en compte titre
43:31ou en direct
43:33il vaut mieux peut-être
43:33Dassault Aviation
43:34je garde
43:35Pierre et Vacances
43:36alors je vends
43:37parce qu'il y a eu l'OPA
43:37et donc sauf à vouloir
43:39se dire qu'on gagne
43:40quelques euros
43:40centimes de plus
43:41on sort
43:42Alibaba
43:43je garde
43:44Milandie
43:44je garde
43:45La Française de l'énergie
43:47je garde
43:47Vicard vous nous en avez parlé
43:48je garde
43:49Robert T
43:49publication qui est bonne
43:51mais qui réagit très mal ce matin
43:52mais donc je vais garder
43:53Verti Volding
43:54je garde
43:55Side Trade
43:56je garde
43:57Atem
43:58beau parcours
43:59très beau parcours
43:5975%
44:00le potentiel est encore intact
44:02je pense que c'est le début de l'histoire
44:04Baidu
44:05ça je vais vendre
44:06parce qu'on a
44:06voilà
44:07non je vends
44:08Accord
44:09Accord
44:10je pense qu'il faut profiter de Céline
44:12donc on va
44:12on y va
44:14Médincelle
44:14Médincelle je garde
44:15qu'est-ce qu'on achète
44:16alors j'achète
44:16Nexence
44:18qui est un des vieux cabliers français
44:20qui est en train de devenir
44:21enfin qui est devenu un des leaders
44:22de l'électrification mondiale
44:24c'est une société
44:25qui fait 6 milliards
44:26de capitalisation boursière
44:28un peu moins de 7 milliards
44:30de chiffre d'affaires
44:30et qui est vraiment devenu
44:32un des leaders
44:32du remplacement des câbles
44:34parce qu'un câble
44:35c'est 40 ans de durée de vie
44:36à peu près
44:37et en Europe notamment
44:38la durée de vie moyenne
44:39de nos câbles
44:40enfin l'âge moyen de nos câbles
44:41c'est plus de 50
44:42et en France
44:42c'est plutôt 55
44:43donc il va y avoir
44:44un gros travail de remplacement
44:46et donc
44:46on a pris de vieux câbles
44:47on a pris de vieux câbles
44:49et donc Nexence
44:51ça vous avait achevé
44:51déjà quand on était décrivés
44:53maintenant
44:53on apprend que même nos câbles
44:55ils sont vieux
44:55Nexence ils ont quand même
44:57en plus un très très beau savoir-faire
44:58dans tout ce qui est
44:59les câbles sous-marins offshore
45:00pour aller raccorder
45:01notamment tous les champs
45:03électro
45:03voilà tous les champs
45:05la longévité des câbles
45:06exactement
45:07ça devient très technologique
45:09et évidemment
45:10ils sont positionnés aussi
45:11sur tout ce qui est
45:12raccordement des data centers
45:14de base puissance
45:14ils ont fait une très belle acquisition
45:15aux Etats-Unis
45:16voilà récemment
45:17et donc
45:17ils investissent
45:19et donc voilà
45:20et là Christopher veut rebondir
45:22et Christopher est là
45:23c'est une idée
45:24qui est excellente
45:25et je pense que c'est
45:26aujourd'hui
45:27vraiment
45:27parce qu'on a eu
45:29100 millions les deux là
45:29sur l'IA
45:30vous avez toujours
45:31des goulets d'étranglement
45:31à un moment on disait
45:32il n'y a pas assez de capitaux
45:33puis c'était les semi-conducteurs
45:34aujourd'hui c'est vraiment
45:35la thématique du raccordement électrique
45:36juste deux chiffres
45:37vous avez
45:38le raccordement électrique
45:40aux Etats-Unis
45:40en moyenne
45:41pour un data center
45:42ça prend 5 à 8 ans
45:43donc c'est extrêmement long
45:44donc c'est là
45:45les vrais goulets d'étranglement
45:46et la conséquence de cela
45:47c'est que des friches industrielles
45:48qui sont déjà raccordées au réseau
45:50elles deviennent des vraies pépites
45:51aux Etats-Unis
45:52vous avez une ancienne centrale à charbon
45:54qui a fermé
45:54il y a 3 ans de cela
45:55en Pennsylvania
45:57ils l'ont reconvertie
45:58parce qu'elle est déjà raccordée
45:59au réseau électrique
45:59ils ont investi 10 milliards
46:00dans une petite ville
46:01qui est totalement désindustrialisée
46:02donc c'est vraiment le vrai sujet
46:03c'est pour ça que cette société
46:05a une carte à jouer
46:06et si on ne veut pas jouer
46:07la France avec Nexans
46:08il y a Prismian
46:09qui est un très bel
46:09vous devriez faire un spectacle
46:10les deux là
46:11ah c'est un duo
46:12après Céline Dion
46:13allez
46:14Louis de Montalembert
46:15on va lui faire peur à Louis
46:16oh oui
46:16il a peur Louis ?
46:18il aime ça
46:18Snowflake
46:19oui on garde
46:20bon rebond hein
46:21ouais
46:22MongoDB
46:22on garde
46:23Record
46:24Adienne
46:24on garde
46:25Broadcom
46:27Synopsis
46:27on garde
46:27Schneider
46:28Palo Alto
46:29ça a pris 135%
46:31oui on garde
46:31on garde
46:32ah ouais
46:33Soitech ça a pris 140%
46:35oui on garde
46:35vous avez eu deux bonnes pioches là
46:37et Oracle
46:38ouais
46:39c'est un peu difficile
46:41depuis qu'on a acheté
46:42qu'est-ce qu'on a acheté ?
46:43on va acheter ServiceNow
46:45vous restez dans
46:46c'est ça ?
46:47non on revient sur le logiciel
46:48justement
46:48c'est-à-dire que là
46:49on était pas mal sorti du logiciel
46:51on avait gardé
46:51d'ailleurs un peu opportuniste
46:52ServiceNow
46:53en fait c'est une
46:55entreprise américaine
46:55Snowflake c'est pas du logiciel ?
46:57si mais alors
46:58excusez
46:58dans l'applicatif
46:59alors
46:59Snowflake c'est du logiciel
47:01j'aime qu'on soit précis
47:02voilà c'est ce qu'on appelle
47:03du data layer
47:04donc
47:05et comme MongoDB
47:06c'est plus évidemment
47:07bénéficiaire de l'IA
47:09parce que ça agit
47:09sur les données
47:10alors que là
47:11on parle des gens
47:12qui sont vraiment menacés
47:13ServiceNow
47:14le SaaS Apocalypse
47:15dont on a beaucoup parlé
47:16c'est une boîte
47:17dont on parle moins
47:18pour une raison précise
47:19c'est que
47:20de son point haut
47:21ça a perdu 60%
47:22puis il y a eu un rebond important
47:24parce qu'en fait
47:24l'open source
47:25a commencé
47:26à challenger
47:27la vision
47:28d'un duopole
47:29qui prendrait finalement
47:30tout
47:31et tous les applicatifs
47:32etc
47:32et finalement
47:33ServiceNow
47:34c'est vraiment
47:35la blue chip
47:35des blue chips américains
47:37c'est 16 milliards
47:37de chiffre d'affaires
47:38plus de 20%
47:39de croissance
47:40année après année
47:4132%
47:42de marge
47:43opérationnelle
47:44pas de dette
47:45et
47:46c'est une bonne illustration
47:47de ce que vous disiez
47:48tout à l'heure
47:48c'est à dire que
47:49les résultats des entreprises
47:50sont juste incroyables
47:51parce que là
47:51les chiffres que vous nous donnez
47:52ils sont phénoménaux
47:53ils sont spectaculaires
47:54et surtout
47:54c'est une entreprise
47:55qui commence à montrer
47:56qu'elle arrive
47:56à induire
47:57des gros gains
47:58de productivité
47:58pour l'IA agentique
48:00puisque eux
48:01travaillent ce qu'on appelle
48:02les workflows
48:02c'est à dire
48:03toutes les communications
48:04entre les salariés
48:05enfin les actions
48:06des salariés
48:07à l'intérieur
48:08des entreprises complexes
48:09et donc
48:10ils sont en concurrence
48:11avec l'IA en fait
48:12de plus en plus
48:13on se dit
48:14que les boîtes
48:14de logiciels
48:15vont pouvoir avoir
48:16leur propre modèle
48:17open source
48:18qui vont organiser
48:19avec leur propre GPU
48:21et proposer
48:22le service d'IA
48:23avec quelque chose
48:24qui est beaucoup plus sécurisé
48:25au niveau des données
48:26et au niveau
48:27de la structuration
48:28d'une entreprise
48:29donc ServiceNow
48:30alors c'est pas
48:31je suis pas en train de dire
48:32il faut acheter
48:32tous les applicatifs
48:33je reste encore méchant
48:34vous êtes sélectif
48:34mais ServiceNow
48:35ça fait partie
48:36des grosses entreprises
48:37sur lesquelles
48:38on peut se dire
48:38oui il y a un truc à jouer
48:40Christopheur
48:40vous aviez prévu
48:41de rebondir
48:41sur ce qu'il a dit
48:42non
48:42non non
48:43mais il a raison
48:44parce que les logiciels
48:46de toute façon
48:46c'était exagéré
48:47la correction
48:48de début d'année
48:48personne ne le disait
48:50c'est un erreur
48:51vous ne me lisez jamais
48:52vous ne me lisez jamais
48:53non vous m'envoyez rien
48:54on va régler ça
48:55on va régler ça
48:57dans le couloir
48:57c'est ça
48:58il est plus costeux que vous
48:59il est plus costeux que vous
49:02oui mais il boxe
49:03il est meilleur en boxe que moi
49:05attendez là
49:05Louis de Monta
49:06il nous reste
49:07quelques secondes
49:08vous avancez là
49:10vous me challengez là
49:11c'est un défi
49:12c'est un défi
49:14mon champion
49:14c'est Christopher
49:15j'ai bien compris
49:18c'est du pragmatisme
49:19vous êtes d'accord
49:20que vous ne serez plus invité
49:22merci de nous avoir suivis
49:23merci à tous les invités
49:25même Louis de Monta
49:26Lambert
49:26dit plus au revoir
49:26on se retrouve la semaine prochaine
49:28pour une émission
49:29dont je peux déjà vous annoncer
49:30qu'elle sera exceptionnelle
49:31et vous savez
49:31vous le savez ça
49:32que vous pouvez nous écouter
49:34nous voir
49:34nous réécouter
49:35nous revoir en replay
49:36et en podcast
49:39c'est votre argent
49:40sur BFM Business
49:41c'est votre argent
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