00:00De toute façon, ça se terminera comme avec les Gilets jaunes, c'est-à-dire qu'il cèdera et il
00:04faudra qu'il cède.
00:06Plus il cède tard, plus ça nous coûtera cher.
00:09Parce que de toute façon, il n'a pas le choix.
00:15On arrive à cette situation, mais ça fait longtemps, je la décrivais dans le livre,
00:20et ça fait longtemps que nous, entrepreneurs de terrain, on prévient.
00:22C'est-à-dire, on dit, attention, toute la France qui bosse est sous tension.
00:26Les salariés ne gagnent pas assez, ils coûtent trop cher aux employeurs,
00:30il n'y a plus de marge de manœuvre, et l'État ne faisait aucun effort.
00:36Donc maintenant, on arrive à une situation sur laquelle l'État n'a pas d'argent,
00:39et puis il dit, oui, l'essence augmente.
00:41Mais il n'y a pas que l'essence qui augmente.
00:43Donc de toute façon, il va falloir qu'il lâche à un moment,
00:46parce qu'on ne peut pas arriver dans une élection présidentielle avec des ronds-points en feu partout.
00:53Maintenant, sur les entreprises, parce qu'on ne parle pas beaucoup des entreprises,
00:57les conséquences sont terribles.
00:59Elles souffrent en ce moment aussi ?
01:00Mais c'est même pas souffrir.
01:03Les entrepreneurs, les chefs d'entreprise, ils sont comme la France.
01:08C'est-à-dire que vous en avez qui sont en colère,
01:11vous en avez qui sont désespérés, des petits patrons, ça,
01:14et vous en avez qui se résignent, ce qui est très embêtant d'ailleurs,
01:17c'est nos grands patrons et nos milliardaires entrepreneurs,
01:21et qui se disent, c'est foutu, ce pays est foutu en fait.
01:25Or, je ne crois pas que le pays est foutu.
01:27Par contre, ce qui est foutu, c'est cet État qui va impérativement devoir se réformer.
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