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00:06C'est d'ailleurs une des stratégies de Hone, c'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il signe
00:10un partenariat avec un grand sportif, ils le font entrer au capital.
00:13Et ça c'est pas bête pour lier un petit peu le...
00:15Ça avait commencé avec Roger Federer, qui était devenu un des actionnaires principaux de Hone, qui est désormais son équipementier.
00:22Enfin, il est à la retraite ce bon monsieur, il a tout gagné, mais en tout cas il est partenaire
00:27de Hone et actionnaire tout comme Kylian Mbappé.
00:29Un petit coup d'œil sur Nike, moins 0,48%.
00:33Bon, il n'y a pas d'impact monstrueux autour de Nike.
00:37Du côté du CAC, moins 1,65%, 8 051 points.
00:41Ça y est, on commence à nouveau à regarder les 8 000 points qui se rapprochent à grands pas.
00:45On en a parlé de ce spread, de cet écart de taux sur les 10 ans allemands et français, 3
00:51,52 pour le 10 ans allemand, 4,55 pour le 10 ans français.
00:57Donc ça commence à vraiment s'écarter de manière significative.
01:01On a Orange qui signe la plus forte baisse du CAC, à moins 5,3%, 15,12.
01:05On a le secteur auto, très mal orienté, Stellantis, moins 4,62, 4,23.
01:10De mémoire, on est sur de nouveau plus bas historique, autour de Stellantis, je crois.
01:14Renault, moins 4,59 à 27,62 euros.
01:17Et puis du côté des valeurs à la hausse, STMicro, plus 1,5%, 43,08 euros.
01:22Ça va plutôt bien.
01:23Eurofins scientifiques, comme hier, qui résiste bien, plus 0,52 à 77,28 euros.
01:28Et puis, Thalès, la valeur défensive du moment.
01:30Là, ça fait trois séances que le titre arrive à bien bien résister aux fortes baisses de marché.
01:36A noter que c'est l'ensemble du secteur de la défense qui est bien orienté.
01:39Exocense, c'est une très belle performance aussi dans ce marché très baissier.
01:41Moins de 2,9% à 60,60 euros.
01:45Effectivement, en titre exocense, qui continue de progresser, plus 2%.
01:47Donc, avec Thierry Gauthier, on va analyser cette séance.
01:50Thierry Gauthier pour GSD Gestion.
01:51Bonjour, Thierry.
01:52Le fait du jour, on va beaucoup en parler avec tous nos experts,
01:55c'est quand même l'écart de taux entre la France et l'Allemagne,
01:57qui s'accroît, mais grandement, cet après-midi.
01:59Le 10 ans français, t'as 4,56, là.
02:02On a un écart de taux de 104 points au plus haut depuis 2012,
02:05entre les 10 ans français et allemands.
02:06C'est très spectaculaire.
02:08On essaiera de comprendre pourquoi Michel Rumi sera avec nous dans quelques minutes.
02:11Mais ça, ça impacte d'ores et déjà un secteur, c'est le secteur bancaire.
02:13On va regarder le titre Société Générale.
02:15Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi à la télé.
02:17Et Société Générale, cet après-midi, perd 2%, 72,54 euros.
02:21Société Générale qui, dans ce contexte qu'on est en train de décrire,
02:23de tensions obligataires, de pression sur la France,
02:26va annoncer son plan stratégique lundi.
02:28Ça s'annonce chaud, Thierry, pour Société Générale ?
02:32Oui, alors c'est vrai que les banques françaises,
02:35elles ont plutôt rassuré sur leur exposition aux positions françaises.
02:39Société Générale va présenter lundi son plan stratégique pour 2029.
02:43Ils avaient présenté en 2023 celui pour 2026 qui s'est achevé
02:47et qui s'est achevé brillamment,
02:48puisqu'ils sont en avance sur tous leurs objectifs de ratio de solvabilité,
02:53de ratio de rentabilité.
02:55Donc voilà, c'était vraiment plutôt positif.
02:58Mais là, c'est vrai qu'en trois semaines,
02:59il y a eu trois dégradations d'analystes
03:01qui sont passées d'acheter à conserver seulement
03:03sur le titre Société Générale.
03:05Un titre qui a progressé en deux ans,
03:07il a été multiplié par quatre.
03:08Donc c'est peut-être aussi le moment de souffler.
03:10Et puis voilà, c'est peut-être un prétexte aussi
03:12pour voir ces valeurs souffler un petit peu.
03:14Mais le plan de lundi est très attendu.
03:16Est-ce que les objectifs de rentabilité vont être rehaussés de 11%
03:22qui est la target qui a été atteinte cette année
03:24à un peu plus de 13% ?
03:26C'est ce qui est attendu.
03:26Voilà, on va voir.
03:28Est-ce qu'ils vont poursuivre les sessions d'actifs ?
03:31Comment ça va se passer pour la Banque de Détail en France ?
03:34Quelle sera la politique de dividendes, de distribution ?
03:37C'est sur tous ces sujets-là où la banque est attendue.
03:40Donc voilà, on se dit que oui, sur Société Générale,
03:43on était peut-être sur une thématique un petit peu
03:45acheter la rumeur et vendre la nouvelle quand elle sortira
03:48parce que les belles trajectoires sont déjà un peu anticipées.
03:52Effectivement, mais il y a ce contexte très français aussi qui pèse.
03:55Alors sur le secteur bancaire cet après-midi et sur d'autres valeurs.
03:58Par exemple, Orange, Morgan Stanley dégrade le titre Orange.
04:02Morgan Stanley met en exergue le risque politique français.
04:05En plus d'une concurrence vive en Espagne,
04:07on va regarder comment ce titre Orange réagit.
04:08Mais vraiment, il y a un contexte franco-français là.
04:10Moins 5,5% Orange.
04:12Et sans doute d'autres valeurs amenées à être impactées aussi.
04:15L'écart de taux entre la France et l'Allemagne,
04:17est-ce que pour vous, c'est un sujet dans vos choix de valeurs ?
04:19Est-ce que ça va le devenir ?
04:20On sent que la dynamique d'écartement des taux
04:22n'est sans doute pas encore complètement arrivée à son terme.
04:25Oui, c'est un vrai sujet.
04:27C'est vrai qu'il y a un an, quand on se parlait,
04:28le spread Bound-OAT, c'était 65 points de base.
04:32C'était déjà assez élevé puisque c'était post-dillusion,
04:36dissolution de l'Assemblée.
04:37Et puis aujourd'hui, on est rendu à plus de 100 points de base.
04:41Vous l'avez dit, 102 points de base tout à l'heure.
04:44Ça va plus mal pour les obliques françaises
04:46que pour les actions françaises.
04:47Mais forcément, ça pèse aussi sur les actions françaises
04:49et notamment celles qui ont une activité très franco-française
04:54puisque vous vous souvenez de ce sujet,
04:56de cette surtaxe sur les bénéfices
04:59qui étaient censés être temporaires.
05:01Évidemment, la temporalité va devenir de plus en plus aléatoire.
05:06Et si toutes ces sociétés françaises
05:09qui réalisent leurs profits en France sont surtaxées,
05:12et bien c'est sûr que c'est malheureusement les plus désavantagées.
05:16Donc oui, les franco-françaises, on pense à Orange,
05:20on peut penser au secteur des médias avec TF1, M6,
05:24des sociétés comme Eiffage aussi par exemple,
05:27celles qui détiennent les autoroutes
05:28qui peuvent être très franco-françaises.
05:30Et bien c'est bien plus compliqué pour elles que pour d'autres.
05:34Ceux qui nous suivent à la télé voient aussi apparaître là en bas de l'écran,
05:37Nestlé est parmi les valeurs à ne pas rater sur les marchés financiers.
05:40Et Nestlé perd 2% en ce moment la bourse de Zurich.
05:43Pourquoi ? Parce que les actifs de Nestlé seront nationalisés en Russie.
05:48Oui, Nestlé est encore un peu présent.
05:50Alors ce n'est pas une grande part de son chiffre d'affaires,
05:51c'est tout petit Nestlé en Russie dans son activité globale,
05:54mais ça pose des questions, des questions peut-être aussi sur la valeur d'actifs,
05:58si jamais il va falloir céder cette activité là-bas en Russie.
06:01Comment vous regardez la réaction du titre ?
06:03Et donc le fait que les Russes s'arrogent, s'octroient, s'approprient, Nestlé sur place.
06:09Oui, alors le titre il sous-performe un petit peu,
06:11mais toutes les bourses sont en repli de 1,5% aujourd'hui.
06:14Donc on va dire que ce n'est pas très significatif.
06:16Comme vous l'avez dit, c'est 1% du chiffre d'affaires qu'a réalisé là-bas.
06:19Donc en soi, c'est assez gérable.
06:21Et puis oui, la Suisse a perdu un peu de sa neutralité
06:25en prenant un peu position sur le conflit russo-ukrainien,
06:28même si les rondes de négociations, etc. se passent encore en Suisse
06:35et qu'il y a un vote sur la neutralité qui doit intervenir la semaine prochaine.
06:38Ils ont un petit peu pris parti.
06:39Et la Russie, elle a fait pour Nestlé comme elle avait fait pour Danone ou Carlsberg.
06:44C'est-à-dire qu'ils procèdent à des nationalisations provisoires
06:51en obligeant les sociétés à faire des cessions forcées à des secteurs qui sont locaux.
06:57Voilà, Nestlé évalue encore l'impact, mais on ne pense pas que ce sera dramatique.
07:02Après, dans le secteur, on lui préfère Danone.
07:05Plutôt Danone, très bien.
07:07En plus, c'est français, donc c'est parfait.
07:09Le CAC 40 qui recule d'1,4% cet après-midi.
07:11On aura une nouvelle valeur dans l'Eurostock 50 lundi.
07:14Un retour, en fait.
07:16Nokia revient dans l'Eurostock 50.
07:18Quel phénix quand même, quel symbole.
07:20Nokia qu'on pensait écraser avec l'arrivée des iPhones au début des années 2000.
07:25Ses téléphones n'avaient pas résisté.
07:27Mais Nokia s'est transformé, reviendra donc lundi dans l'Eurostock 50.
07:30Est-ce qu'il faut renforcer ce titre Nokia, l'avoir en portefeuille, Thierry ?
07:34Nous, on est plutôt à l'achat.
07:35Oui, le cours avait beaucoup, beaucoup monté.
07:37Au mois de juin, on avait atteint 14 euros.
07:39Cet été, elle est bien retombée, alors que les publications étaient plutôt très correctes.
07:46Mais en dessous de 10 euros, nous, on est plutôt à l'achat.
07:48D'ailleurs, deux analystes ont initié la valeur cette semaine aussi à l'achat.
07:52Et ce retour, on le salue.
07:55Alors, c'est vrai que c'est un retour dans l'Eurostock 50 sans ces téléphones Nokia.
07:59Mais voilà, avec des activités sur les réseaux, sur les réseaux optiques,
08:03sur tout ce qui est infrastructure télécom.
08:05Et avec les développements de l'intelligence artificielle, ils seront au cœur aussi de tout ça.
08:09C'est une société sur laquelle on est acheteur.
08:12Donc, il y a un haut, c'est Volkswagen qui quittera lundi l'Eurostock 50.
08:16En tout cas, tout un symbole.
08:17Autre grand groupe télécom, fabricant de téléphones, qui a marqué l'histoire,
08:23Blackberry.
08:24Mais Blackberry, qui connaît une seconde vie très intéressante,
08:28du côté de la Bourse de Toronto.
08:29C'est une société canadienne, mais qui s'est recentrée sur les systèmes télécom et la cybersécurité,
08:35vu que c'était une de ses grandes spécialités.
08:37Et le titre, en six mois, gagne quand même 140%.
08:41Effectivement.
08:41Oui, oui.
08:42Revival, on a un retour.
08:43Il y a quelques phoenix dans le marché, intéressants à suivre, bien évidemment.
08:47Virbac, un petit mot.
08:47On attend Alcatel.
08:48Oui, oui, c'est ça, oui.
08:50Tout à fait.
08:51D'ailleurs, Nokia avait racheté à l'époque Alcatel.
08:53Ce qui vient que pendant quelques mois, Nokia était présente dans le CAC 40, il y a quelques années.
08:57Mais on voyait Nokia, comme ça, apparaître dans notre CAC.
09:01Virbac, donc, qui confirme ses perspectives.
09:03Pourtant, le titre perd 2%.
09:04En plus, ils confirment plutôt le haut de la fourchette de leur perspective.
09:06Ça n'a pas l'air de suffire au marché.
09:08Est-ce que le titre était devenu trop cher, Thierry ?
09:12Trop cher, non.
09:13On est autour de 14 de PER.
09:16Ce n'est pas si cher.
09:17C'est un titre qui a déjà baissé de 15 ou 20% depuis le début de l'année.
09:21La publie est plutôt bonne.
09:23Le signal est plutôt bon.
09:24C'est une société qui est bien gérée.
09:25Mais voilà, après, dans un contexte où le marché ne baisse pas mal aujourd'hui,
09:29ce n'est pas évident de sortir la tête de l'eau.
09:33Vétotinol, dans le secteur de la santé animale, avait publié la semaine dernière des bons chiffres.
09:38Ça avait permis de rebondir aussi.
09:41Là, le rebond a fait long feu.
09:42Mais sur ce niveau-là, on n'est pas inquiet sur la valeur qui est une belle valeur bien gérée.
09:47Est-ce que vous êtes content de l'enquête Bloomberg auprès des analystes
09:50qui montrent que les analystes à l'échelle mondiale sont hyper optimistes pour l'Europe,
09:53à un niveau d'optimisme pour le potentiel des marchés européens, Thierry ?
09:57Un niveau d'optimisme un plus haut depuis 2018.
09:59Donc un plus haut de quasiment 10 ans.
10:00Ils attendent en moyenne, les analystes interrogés par Bloomberg,
10:035% de hausse supplémentaire d'ici la fin de l'année.
10:06On voit même des prévisions à plus de 10% de hausse avec les bons résultats des entreprises.
10:10Peut-être le retour de flux des valeurs les plus chères américaines
10:13plutôt vers l'Europe qui est les moins chères.
10:14Donc, niveau d'optimisme un plus haut de 10 ans.
10:16Est-ce que vous vous dites « l'optimisme appelle l'optimisme,
10:19la confiance appelle la confiance et il faut donc encore renforcer l'Europe ? »
10:23Alors non, je n'avais pas la stat.
10:24Merci de nous la fournir.
10:27Et non, à la limite, ça m'inquiéterait un peu parce que vous savez que,
10:31justement, tous les marchés haussiers terminent dans l'euphorie
10:34de tous les gérants et tous les analystes.
10:37Et donc cette vision unique de tous les analystes qui deviennent très positifs
10:42et qui ne voient peut-être plus les dangers, c'est presque un signal inverse pour nous.
10:48Merci Thierry Gauthier avec nous pour GSD.
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