Passer au playerPasser au contenu principal
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilliers.
00:00:04Cher Philippe, bonsoir.
00:00:05Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:00:07Geoffroy le jeune est avec nous comme chaque vendredi soir, cher Geoffroy, bonsoir.
00:00:10Bonsoir à tous les deux les amis.
00:00:11Philippe Devilliers, on va commencer avec une image qui a été sous-traitée.
00:00:15Et certains pourraient dire c'est anecdotique.
00:00:18Pourtant le symbole est extrêmement fort.
00:00:21Jeanne-Françoise Hutin, la présidente d'honneur de Ouest-France,
00:00:25a rendu sa légion d'honneur à l'Elysée.
00:00:28Ça s'est passé ce mercredi, regardez, en signe de protestation contre la loi euthanasie.
00:00:33Elle l'avait reçue des mains d'Emmanuel Macron, sous les ors du palais présidentiel.
00:00:38Et mercredi donc, elle a été reçue sur le trottoir pour rendre cette légion d'honneur.
00:00:45Et vous souhaitiez commencer par cette image, Philippe Devilliers ?
00:00:48Oui, parce que cette image m'a beaucoup frappé.
00:00:52Sur cette image se trouve le grand drame que la France est en train de vivre avec un président de
00:01:02la République
00:01:04qui s'est mal comporté vis-à-vis des Français et par rapport à l'avenir de la France.
00:01:11Et puis il y a une dame qui s'ouvre l'honneur, toute seule.
00:01:14Elle arrive avec sa légion d'honneur et elle vient déposer sa légion d'honneur
00:01:20dans les mains de celui qui la lui a remis.
00:01:25Mais il n'est pas là et c'est un huissier qui prend la légion d'honneur sur un coussin
00:01:29pour la remettre au président de la République.
00:01:32Madame Hutin est la femme du président mythique de Ouest-France que j'ai bien connu,
00:01:41François Régis Hutin.
00:01:42Il était là quand Solzhenits est venu en Vendée le 25 septembre.
00:01:48Il a fait de Ouest-France un grand journal.
00:01:51On avait parfois des points de désaccord, notamment sur la question européenne,
00:01:54mais sur beaucoup de questions qui touchent à la matrice anthropologique.
00:01:58il était très ferme et c'était quelqu'un qui faisait de son journal à l'époque
00:02:06un journal de mission, un journal de vocation locale enraciné.
00:02:11C'était un homme enraciné.
00:02:13Et donc je lui ai dit cette dame, Madame Hutin, en cet instant, elle incarne la France.
00:02:19Et Jeanne-Françoise Hutin sera notre invitée demain, samedi à 10h30 dans l'heure des pros
00:02:27où elle pourra nous raconter pourquoi elle a fait ce choix
00:02:30et comment s'est passée cette remise de la Légion d'honneur.
00:02:34Et c'est vrai que personne n'en avait parlé.
00:02:36Et c'est vous, Philippe Devilliers, qui avez décidé de commencer cette émission avec cette image-là.
00:02:42Vous avez parlé du président de la République, Philippe Devilliers.
00:02:45La colère des Français ne cesse de monter face à la hausse des prix à la pompe,
00:02:49des prix de l'énergie, de l'alimentation, nos finances qui sont dans le rouge.
00:02:52Et face à cela, Emmanuel Macron, ce vendredi, a organisé une réunion d'urgence
00:02:56avec les principaux représentants des partis politiques
00:02:59où il a été question des guerres en Ukraine et en Iran
00:03:02et des conséquences sur notre économie.
00:03:05Il a pris la parole face à plusieurs journalistes pendant plus d'une trentaine de minutes.
00:03:10Et on vous a concocté toutes les fois, quasiment toutes les fois,
00:03:13où le président de la République a décidé d'expliquer que ce qu'il se passait
00:03:20sur le terrain de la hausse des prix de l'énergie et des difficultés françaises
00:03:24n'était pas de sa responsabilité, mais de la responsabilité des conflits internationaux.
00:03:30Écoutez Emmanuel Macron, cette petite séquence montée.
00:03:33La deuxième crise que nous vivons, ce sont les conséquences de la guerre au Proche et Moyen-Orient
00:03:39et en particulier les conséquences sur le prix de l'énergie et sur la vie de nos compatriotes.
00:03:44Cette situation, elle est due intégralement aux guerres et à la situation internationale.
00:03:53Et elle est en particulier due, puisque la guerre en Ukraine, elle dure depuis 4 ans,
00:03:58à la fermeture du détroit d'Hormuz et aux conséquences des attaques
00:04:04qui ont été lancées par les Etats-Unis d'Amérique et Israël en Iran.
00:04:07Vous le savez, cette guerre, la France ne l'a pas choisie.
00:04:10Elle n'y a d'ailleurs pas participé.
00:04:12Mais comme beaucoup d'autres pays, nous vivons les conséquences de ce qu'elle a déclenché.
00:04:17Cette situation à laquelle s'ajoute la destruction des infrastructures énergétiques en Russie et en Ukraine,
00:04:22conséquence de la guerre d'agression russe,
00:04:24ont conduit à une explosion des prix de l'énergie partout dans le monde.
00:04:28La situation que nous traversons est grave.
00:04:32Elle est grave du fait de la situation internationale et des conséquences des guerres que nous subissons.
00:04:37La situation que nous vivons aujourd'hui sur les prix à la pompe,
00:04:40comme sur l'ensemble des prix des hydrocarbures fossiles,
00:04:43n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales.
00:04:46Elle est la conséquence de la situation géopolitique.
00:04:50Il faut avoir l'honnêteté de le rappeler.
00:04:51Cette flambée des prix n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales ou de mesures nationales,
00:04:56mais de la situation géopolitique.
00:04:59Geoffroy Lejeune.
00:05:00Alors, cher Philippe, qu'avez-vous pensé de cette prise de parole d'Emmanuel Macron ?
00:05:07Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire.
00:05:10Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau.
00:05:13C'est pas moi, c'est pas ma faute, c'est les autres.
00:05:19Moi, je vais lui répondre ceci, à Emmanuel Macron.
00:05:25Il a fait preuve d'inconséquence et d'imprévoyance.
00:05:34Et je le démontre.
00:05:37Puisqu'il évoque les guerres, en expliquant que ce sont les guerres qui expliquent la détresse des Français et de
00:05:46leur pouvoir d'achat.
00:05:49Alors, examinons le problème des guerres, des deux guerres.
00:05:54Par rapport à la guerre en Ukraine, il a fait preuve d'inconséquence.
00:06:01Pourquoi ?
00:06:02Parce qu'il se plaint de la Russie, il se plaint de l'ours russe qui nous menace, dit-il.
00:06:09Mais c'est lui qui nous a mis en situation de co-belligérance.
00:06:14On a déjà dépensé 26 milliards d'euros, est-ce que les Français le savent ?
00:06:19Et surtout, on a obéi à l'OTAN,
00:06:23qui nous a demandé de prendre des sanctions anti-russes,
00:06:30qui nous ont coupé du gaz et du pétrole russe pour nous forcer à acheter le GNL américain,
00:06:37le gaz dikefi américain, qui est quatre fois plus cher et quatre fois plus polluant.
00:06:44Donc, le responsable, celui qui a suivi Van der Leyen dans cette entreprise folle de la guerre en Ukraine,
00:06:52avec le statut de pré-belligérance,
00:06:55et celui qui a écouté l'Amérique, l'OTAN,
00:06:59en nous coupant du gaz et du pétrole russe,
00:07:04quatre fois moins cher que le gaz américain et le pétrole américain,
00:07:08c'est Emmanuel Macron.
00:07:11Je parle d'inconséquence pour l'Ukraine.
00:07:14Je parle maintenant d'imprévoyance pour l'Iran.
00:07:18En effet,
00:07:21gouverner, c'est prévoir,
00:07:22gouverner, c'est anticiper,
00:07:23gouverner, c'est imaginer le pire.
00:07:27Gouverner, c'est regarder où est l'intérêt national.
00:07:32Je vous rappelle un événement majeur.
00:07:391973, la guerre du Kippour, la première crise pétrolière.
00:07:44Qu'est-ce que fait Mesmer ?
00:07:50Il décide de prendre le grand virage pour l'indépendance de la France.
00:07:55C'est le souvenir aussi du canal de Suez.
00:08:00Il faut être indépendant.
00:08:02Et donc, pour être indépendant,
00:08:04le gouvernement Pompidou,
00:08:06et Giscard poursuivra sur cette lancée,
00:08:09à partir de 1974,
00:08:11décide le mix énergétique de l'indépendance nationale,
00:08:17c'est-à-dire le nucléaire et l'hydroélectrique.
00:08:21Et qu'est-ce que fait Emmanuel Macron,
00:08:23dans la foulée de François Hollande,
00:08:25pour avoir les voix des écolos,
00:08:28quand il arrive au pouvoir,
00:08:31on met fin à l'indépendance du nucléaire,
00:08:35on ferme Fessenheim, c'est le symbole,
00:08:37on s'engage à fermer les autres centrales nucléaires,
00:08:40pour le tout éolien, sous contrôle allemand.
00:08:44Et c'est là qu'on décide de rentrer dans le marché européen d'électricité,
00:08:49qui nous fait vendre notre électricité en France,
00:08:53aux Français, aux ménages, aux entreprises françaises,
00:08:55beaucoup plus cher que si c'était au coût national.
00:08:59Là, on vend au coût allemand,
00:09:02qui est un coût à partir du mix énergétique allemand,
00:09:07largement, d'ailleurs,
00:09:09enfin, beaucoup plus polluant que le nôtre.
00:09:12Et j'ajoute un autre point,
00:09:14dont jamais personne ne parle.
00:09:16Agnès Verdier-Mouliné en a parlé un jour,
00:09:19dans une chronique remarquable sur Europe 1.
00:09:22En 2017, quand il arrive au pouvoir,
00:09:26qu'est-ce que fait Macron ?
00:09:30Pour faire plaisir à son ministre de l'écologie,
00:09:33disparu depuis, Nicolas Hulot,
00:09:37il prend une décision qui pèse encore sur nous aujourd'hui.
00:09:43La décision, c'est d'interdire à jamais, en France,
00:09:46toute exploration du sous-sol français.
00:09:49Or, tous les spécialistes,
00:09:52des gens comme Fabien Bouglet,
00:09:54par exemple avec qui je parlais cette semaine,
00:09:56remarquables spécialistes des questions d'énergie,
00:09:58tous les spécialistes disent
00:10:00qu'il y a dans le sous-sol français
00:10:02des réserves de gaz et de pétrole.
00:10:07Je cite un exemple, la Guyane,
00:10:09au large de la Guyane.
00:10:11On a interrompu l'exploration,
00:10:13alors que pendant ce temps-là,
00:10:14le Suriname, lui, regorge d'énergie.
00:10:17Tous les pays qui sont autour de la Guyane
00:10:20ont une énergie qui vient du sous-sol.
00:10:24Et donc, on s'est interdit en France
00:10:27d'avoir une énergie indépendante.
00:10:31Donc, on s'est coupé du gaz russe et du pétrole russe.
00:10:35On s'est coupé de toute possibilité d'avoir des forages
00:10:43à partir de notre exploration pétrolière en France.
00:10:49Et maintenant, il vient nous donner des leçons.
00:10:52Non.
00:10:53Emmanuel Macron nous a précipités dans la guerre en Ukraine.
00:10:58Il ne faut pas s'étonner que l'ours russe s'ébroue.
00:11:03Et il n'a pas su prévenir ce qui est en train de se passer.
00:11:09Moi, je me souviens d'avoir parlé avec lui il y a fort longtemps,
00:11:12dès 2018.
00:11:15Attention, tous les géostratèges nous expliquaient.
00:11:19Il y a deux endroits à surveiller dans le monde,
00:11:23avec les routes de la soie.
00:11:24C'est le détroit d'Hormuz et le détroit de Babel-Mandeb.
00:11:31On le savait.
00:11:33Ils le savent.
00:11:34Ils le savaient.
00:11:35Le renseignement, puisqu'il a fait venir le renseignement
00:11:37pour parler avec les hommes politiques,
00:11:38ils le savaient.
00:11:39Ils le savent, tout ça, depuis longtemps.
00:11:41Donc, ils n'ont rien fait, en fait.
00:11:45On est gouverné par des sourds et des aveugles,
00:11:49par des gens qui ne veulent pas voir,
00:11:50qui ne veulent pas entendre,
00:11:51qui ne veulent pas comprendre le monde dans lequel on est entré.
00:11:55Voilà.
00:11:55En fait, je dirais en synthèse,
00:11:59si vous me permettez l'image,
00:12:02le Mozart de la finance est devenu le premier violon du Titanic.
00:12:07Monsieur le Président, on coule.
00:12:11Et justement, parlons de l'économie à présent.
00:12:1454 milliards, Philippe Devilliers,
00:12:16c'est l'effort budgétaire envisagé par son chef du gouvernement,
00:12:20Sébastien Lecornu,
00:12:21pour le prochain projet de loi de finances,
00:12:23avec une promesse également, la stabilité fiscale.
00:12:26C'était à la lune des colonnes du Figaro aujourd'hui,
00:12:28des efforts aujourd'hui pour éviter des sacrifices demain.
00:12:32Et en miroir de cet entretien,
00:12:34je voudrais vous faire écouter la colère d'un marin pêcheur,
00:12:38un homme qui était l'invité de Pascal Praud cette semaine.
00:12:41Écoutez.
00:12:42Moi et mes marins, cette semaine, ils ont travaillé 4 jours,
00:12:44ils ont fait 60 heures de travail.
00:12:46Quand j'ai enlevé le carburant sur la débarque de ma semaine,
00:12:49les gars, ils ont gagné 300 euros pour la semaine.
00:12:52Ils ne seront même pas au SMIC ce mois-ci.
00:12:54Nos salaires, ils se sont divisés par deux.
00:12:56Le gasoil, quand je vous parle,
00:12:58il y a 6 mois avant le début du conflit au Moyen-Orient,
00:13:00on était à 60 centimes.
00:13:01C'est entre 60 et 60 centimes,
00:13:03c'est ce qu'il faut pour un chalutier,
00:13:05pour qu'il soit à peu près pérenne.
00:13:07Et là, on est passé à 1,20 euros.
00:13:09Geoffroy Lejeune.
00:13:10Alors Philippe, dans ce contexte très compliqué,
00:13:12est-ce que vous avez un conseil à donner
00:13:13au président de la République ou au chef du gouvernement ?
00:13:16Oui, vous allez voir.
00:13:18D'abord, je voudrais dire qu'on est devant un étranglement.
00:13:25Un étranglement énergétique mondial,
00:13:28je ne reviens pas,
00:13:29avec les deux des trois,
00:13:31c'est inouï, inattendu,
00:13:34même si c'était prévisible.
00:13:39Ensuite, un étranglement de l'État.
00:13:42Il y a un chiffre à retenir.
00:13:45C'est le chiffre qui me frappe le plus.
00:13:47C'est que la charge de la dette
00:13:51est devenue aujourd'hui le premier poste budgétaire français
00:13:53devant l'éducation nationale.
00:13:5578 milliards.
00:14:01C'est-à-dire qu'en fait,
00:14:04quand on disait ça il y a cinq ans,
00:14:07tout le monde souriait en disant
00:14:08non, quand même, ça n'arrivera jamais.
00:14:11Donc en fait, on est devant une spirale hélicoïdale
00:14:16et on monte de jour en jour.
00:14:18Et puis le troisième étranglement,
00:14:21c'est l'étranglement des ménages.
00:14:26J'avais cette semaine,
00:14:28j'ai vu deux personnes,
00:14:29une infirmière qui m'a dit
00:14:30je ne peux plus aller voir mes malades.
00:14:33On pleure.
00:14:35pour ces malades.
00:14:37Parce qu'elle ne peut plus payer son essence.
00:14:42Et ensuite, un marin pêcheur sardinier de Saint-Gilles
00:14:46qui m'a dit, bon ça y est,
00:14:47je dépose le bilan cette semaine.
00:14:51Il ne peut plus payer son carburant.
00:14:54Donc la situation est gravissime.
00:14:57Alors pourquoi elle est gravissime ?
00:15:00Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:15:03Il s'est passé que
00:15:05notre classe dirigeante depuis 50 ans
00:15:10a fait des mauvais choix.
00:15:14Des choix absurdes.
00:15:16Des choix coûteux.
00:15:19Et que nous payons aujourd'hui au prix fort.
00:15:24premier choix,
00:15:27on a transféré la souveraineté.
00:15:30Et quand un pouvoir n'a plus le pouvoir,
00:15:32il paye.
00:15:35Par exemple, ce matin,
00:15:39on a annoncé que
00:15:42à partir du 1er janvier,
00:15:44l'essence va encore augmenter
00:15:45parce qu'il y a un nouveau règlement européen,
00:15:49je ne sais pas si vous êtes au courant,
00:15:51pour les émissions de méthane.
00:15:53Donc il y a des eurocrates
00:15:56qui pompent des règlements.
00:15:57Ça nous arrive dessus.
00:15:59Et comme on est plus souverain,
00:16:01on applique.
00:16:02On appelle ça les super normes.
00:16:04Il y a les normes et les super normes.
00:16:05Nous, on est dans les super normes,
00:16:07mais il y a les normes qui arrivent.
00:16:09Et donc ça va être 10%
00:16:10d'augmentation supplémentaire du carburant.
00:16:17Et il y a une chose qui est intéressante,
00:16:19c'est que depuis trois ans
00:16:20qu'on se retrouve tous les vendredis,
00:16:22tous les trois,
00:16:24je vous dis souvent
00:16:26la contribution française
00:16:29au budget européen.
00:16:32Et je sens bien que par moments,
00:16:34je vous agace un peu
00:16:35parce que vous vous dites,
00:16:35bon, il y aura d'autres.
00:16:38Est-ce que vous avez vu cette semaine
00:16:39ce qui s'est passé ?
00:16:41Monsieur Lecornu
00:16:44s'est tout à coup
00:16:48mis en colère
00:16:52en expliquant
00:16:53« Je vais demander à Bruxelles
00:16:54de baisser la contribution française. »
00:16:58Ah, ah bon ?
00:16:59Alors que tous les journalistes de France
00:17:03nous font croire,
00:17:04parce que je les entends,
00:17:06« Non, mais la contribution,
00:17:07mais attendez,
00:17:08la contribution française,
00:17:09on reçoit beaucoup plus
00:17:10que ce qu'on donne. »
00:17:13Mensonge.
00:17:15Et tous les hommes politiques
00:17:16disent ça aussi.
00:17:18Sauf Lecornu qui dit
00:17:20« Ben oui, effectivement,
00:17:21on donne plus que ce qu'on reçoit. »
00:17:23Alors le chiffre réel,
00:17:25c'est 28, 15.
00:17:2928 milliards, 15 milliards.
00:17:32C'est-à-dire qu'on donne 28 milliards
00:17:34et on reçoit 15 milliards.
00:17:37Vous faites la soustraction,
00:17:39il reste 13 milliards.
00:17:41Donc on donne 13 milliards de plus.
00:17:44Ces 13 milliards,
00:17:45pourquoi on ne les récupère pas ?
00:17:47Ils sont à nous.
00:17:49Et donc ça,
00:17:51c'est la première grande erreur.
00:17:52Ça nous coûte de plus en plus cher.
00:17:54Mais attendez,
00:17:54ce n'est pas fini.
00:17:55D'après les spécialistes
00:17:58qui se parlent entre eux,
00:18:01mes Ovoche,
00:18:03ça va être 40 milliards
00:18:04dans quelques années
00:18:05quand il va y avoir
00:18:07l'élargissement à l'Ukraine
00:18:09et au Balkan.
00:18:1140 milliards
00:18:12de contributions
00:18:13à l'Union européenne.
00:18:15Donc ça nous coûte
00:18:15de plus en plus cher
00:18:16et ça nous rapporte
00:18:17de moins en moins.
00:18:18Parce que pendant
00:18:19qu'on verse,
00:18:21on verra sera demain
00:18:22les 40 milliards,
00:18:25les paysans disparaissent,
00:18:26les pêcheurs disparaissent,
00:18:28les artisans disparaissent,
00:18:29les commerçants disparaissent
00:18:30et nos PME
00:18:32se délocalisent
00:18:33ou disparaissent.
00:18:34C'est ça
00:18:35qui est en train
00:18:35de se passer.
00:18:36C'est-à-dire que cette Europe
00:18:37est en train
00:18:38de nous épuiser,
00:18:39de nous accabler
00:18:40et en plus,
00:18:41on paye le cercueil.
00:18:46Deuxième choix.
00:18:48Alors sur ce premier choix,
00:18:50vous noterez que
00:18:51ma parole est rare.
00:18:55Je vous demande de dire
00:18:56« Ah oui, mais non,
00:18:57c'est quand même... »
00:18:59Il faut qu'on soit
00:18:59une grande puissance.
00:19:01Ah oui, d'accord,
00:19:02une grande puissance.
00:19:03On voit ce que c'est
00:19:04que l'Europe,
00:19:05la grande puissance.
00:19:06C'est une colonie.
00:19:08Colonie chinoise,
00:19:09colonie américaine,
00:19:10colonie africaine,
00:19:12colonie islamique bientôt.
00:19:14Qu'est-ce que vous voulez
00:19:14être plus ?
00:19:15Donc je dis aux gens
00:19:16qui nous regardent,
00:19:18réfléchissez,
00:19:19levez-vous,
00:19:21soyez lucides.
00:19:22la blessure la plus proche
00:19:23du soleil,
00:19:24disait René Char.
00:19:25Deuxième choix,
00:19:27l'immigration massive.
00:19:29Cette semaine,
00:19:31je regardais
00:19:32tous les hommes politiques
00:19:33de premier plan
00:19:34et
00:19:38je constate
00:19:39que
00:19:41la plupart
00:19:42des candidats
00:19:44et tous les partis
00:19:46du Bloc central
00:19:47et LR,
00:19:48ils ont
00:19:49une expression
00:19:51à la bouche
00:19:52dans leur programme,
00:19:53c'est
00:19:53l'immigration choisie.
00:19:56En fait,
00:19:56l'immigration choisie,
00:19:57ça veut dire
00:19:58l'immigration légale.
00:19:59Et ça tombe bien,
00:20:00c'est ce que veut
00:20:01Mme Van der Leyen.
00:20:02Elle veut plus
00:20:03d'immigration légale
00:20:04et moins d'immigration illégale.
00:20:06Parce que
00:20:06le patronat européen
00:20:08veut des migrants
00:20:09parce que c'est moins cher
00:20:11que la main-d'oeuvre
00:20:12locale.
00:20:13Voilà.
00:20:15Selon
00:20:15Nicolas Pouvromonti,
00:20:19l'immigration massive,
00:20:21ça nous coûte
00:20:2140 milliards par an.
00:20:23Je suis prêt à détailler.
00:20:2440 milliards d'euros.
00:20:26OK ?
00:20:28Troisième choix,
00:20:29la guerre en Ukraine.
00:20:30La guerre en Ukraine,
00:20:32je rappelle le chiffre,
00:20:3326 milliards jusqu'à présent.
00:20:34Mais ça va continuer
00:20:35puisque Mme Van der Leyen
00:20:36vient annoncer ce matin
00:20:37qu'elle va mettre
00:20:39encore 3 milliards
00:20:39de missiles
00:20:40et de drones.
00:20:42n'est pas son argent.
00:20:44C'est l'argent
00:20:45des Européens.
00:20:46C'est l'argent
00:20:47des contribuables.
00:20:48Et donc,
00:20:49elle décide
00:20:51comme une impératrice
00:20:52sans en référer
00:20:54à
00:20:56je ne sais quelle
00:20:57chambre des députés.
00:21:01Et puis,
00:21:02quatrièmement,
00:21:03c'est la fameuse
00:21:04politique énergétique.
00:21:05C'est-à-dire qu'on est passé
00:21:07d'une politique énergétique
00:21:09indépendante
00:21:11qui nous vient
00:21:11du général de Gaulle
00:21:12et de Georges Pompidou
00:21:14poursuivie par Giscard
00:21:15à une politique
00:21:18aujourd'hui
00:21:18de dépendance.
00:21:20C'est-à-dire
00:21:24qu'on a le mix,
00:21:27enfin,
00:21:28le marché européen,
00:21:30on paye au prix
00:21:32du marché européen
00:21:33de l'électricité
00:21:35on a les sanctions
00:21:37vis-à-vis de la Russie.
00:21:38Je ne vais pas rappeler
00:21:39ce que je viens de dire
00:21:40à l'instant.
00:21:41Mais cette politique énergétique,
00:21:43elle nous coûte
00:21:45de plus en plus cher.
00:21:47Alors,
00:21:49en réalité,
00:21:50ce qui se passe,
00:21:51c'est que nous sommes
00:21:51devant
00:21:53une double spirale,
00:21:55la spirale
00:21:55des dépenses
00:21:57et la spirale
00:21:57des recettes.
00:21:58La spirale des dépenses
00:21:59qui monte,
00:22:02la dépense publique,
00:22:03la dette,
00:22:04les taux
00:22:05et la spirale
00:22:07qui descend,
00:22:08la spirale
00:22:09des recettes.
00:22:12Avec la paupérisation
00:22:14et la tiers-amendisation
00:22:15du peuple français.
00:22:18Alors,
00:22:18qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:22:20Si on continue comme ça,
00:22:21on ne s'en tire pas.
00:22:23Et on n'a pas le temps.
00:22:24On n'a pas le temps
00:22:25d'attendre la présidentielle.
00:22:27Pourquoi ?
00:22:27Parce que de quoi on parle ?
00:22:28De quoi on entend parler ?
00:22:30On dit dissolution,
00:22:31on dit censure,
00:22:32on dit ordonnance,
00:22:35que sais-je encore.
00:22:36On cherche des formules
00:22:39pour en sortir.
00:22:40Parce qu'en fait,
00:22:42on est dans une impasse financière,
00:22:44mais aussi dans une impasse politique.
00:22:49Et moi,
00:22:49je dis
00:22:50à Macron,
00:22:52le Cornu
00:22:52et leurs équipes,
00:22:56partez.
00:22:57Tout de suite.
00:22:59Le pays vous sera reconnaissant.
00:23:02Pourquoi ?
00:23:03Parce qu'en fait,
00:23:07vous nous coulez chaque jour
00:23:10par votre indécision
00:23:12ou vos mauvaises décisions.
00:23:15Parce que vous cherchez
00:23:16à faire durer le pouvoir.
00:23:19Un pouvoir qui n'a plus de forme
00:23:20et qui n'a plus de sens.
00:23:23Partez.
00:23:26avant qu'il ne soit trop tard,
00:23:27parce que dans quelques mois,
00:23:29la situation sera plus reprenable.
00:23:33Partez.
00:23:35Parce que non seulement
00:23:35vous avez échoué,
00:23:36mais vous avez nargué les Français
00:23:38et vous continuez à les narguer
00:23:40avec le président qui nous explique
00:23:41que ce n'est pas à ma faute,
00:23:42c'est à l'extérieur de nous.
00:23:46Partez parce que,
00:23:47en fait,
00:23:48dans la Ve République,
00:23:51la clé de voûte,
00:23:51c'est le chef de l'État.
00:23:52Or, il n'y a plus de chef
00:23:53et il n'y a plus d'État.
00:23:54Il faut changer la clé de voûte
00:23:56tout de suite.
00:23:57Et donc,
00:23:58ce serait une preuve magnifique
00:24:00de civisme,
00:24:01de dévouement,
00:24:04une forme d'honneur
00:24:06que l'équipe qui est au pouvoir
00:24:08s'adresse aux Français
00:24:09et dise,
00:24:10voilà, on s'en va.
00:24:10parce qu'il est temps
00:24:12parce qu'il est temps
00:24:12que les Français décident.
00:24:14On rend la parole au peuple.
00:24:16On lui rend
00:24:17les clés de la maison.
00:24:18Je ne sais pas
00:24:19si je serai entendu,
00:24:21mais je crois profondément
00:24:22qu'on ne peut pas durer
00:24:26plusieurs semaines de plus.
00:24:28La situation est trop grave.
00:24:30Le Titanic coule
00:24:32et bientôt,
00:24:33on n'aura plus rien à manger
00:24:34que des algues.
00:24:37Philippe de Villiers,
00:24:38permettez-moi de vous relancer
00:24:39parce que ce que vous dites
00:24:40est très important.
00:24:40Vous appelez à la démission
00:24:41du président de la République
00:24:43ainsi que de son Premier ministre.
00:24:46On est à sept mois
00:24:46du premier tour
00:24:47de la présidentielle.
00:24:49Certains pourraient vous répondre,
00:24:50mais la présidentielle,
00:24:51c'est demain.
00:24:52Pourquoi ce départ
00:24:53changerait-il quelque chose ?
00:24:57Parce que là,
00:24:57on ne peut pas faire de budget.
00:25:00L'histoire des 54 milliards
00:25:02dont vous avez parlé tout à l'heure,
00:25:03c'est du vent.
00:25:04Vous savez bien.
00:25:05Quand on lit l'article,
00:25:06moi j'ai lu trois fois l'article
00:25:07du Ficaro,
00:25:08je n'ai rien compris.
00:25:09Vous avez compris quelque chose ?
00:25:11On ne sait pas
00:25:11où ils vont chercher l'argent.
00:25:12Alors ils annoncent un chiffre,
00:25:13mais c'est du vent.
00:25:15Et donc en fait,
00:25:16ils font du vent.
00:25:17Voilà.
00:25:18Ou du pipeau.
00:25:19Voilà.
00:25:20Mais on ne peut pas continuer
00:25:21comme ça.
00:25:22Parce que pendant ce temps-là,
00:25:24les Français sont dans la panade.
00:25:27Je vais vous donner un exemple.
00:25:28Qu'est-ce qu'il faudrait faire là ?
00:25:30Il faudrait faire un budget
00:25:32de redressement.
00:25:33Qu'est-ce qu'un budget
00:25:34de redressement ?
00:25:35Un budget de redressement,
00:25:36c'est un budget de croissance
00:25:39et de désendettement.
00:25:40Qu'est-ce qu'un budget de croissance ?
00:25:41Il faut une politique énergétique
00:25:43nouvelle immédiate.
00:25:44C'est-à-dire,
00:25:45j'énumère,
00:25:46c'est très simple.
00:25:48Premièrement,
00:25:49la TVA 5-5.
00:25:51Bon, l'Europe ne sera pas d'accord,
00:25:52on s'en fout.
00:25:53TVA 5-5
00:25:54pour faire baisser
00:25:55le prix du carburant
00:25:57immédiatement.
00:25:58Ça, on peut le faire
00:25:58cette nuit.
00:26:00Bon,
00:26:01ensuite,
00:26:03il faut
00:26:04en finir
00:26:05avec les sanctions russes
00:26:06pour qu'on puisse avoir
00:26:08un pétrole moins cher
00:26:09que le gaz du Kéfi américain.
00:26:11Et on sort du marché
00:26:12de l'électricité
00:26:13cette nuit.
00:26:14Et demain matin,
00:26:15l'électricité est moins chère.
00:26:16Etc.
00:26:17Etc.
00:26:17Il faut prendre des décisions.
00:26:18Alors, vous me direz,
00:26:20les gens qui nous regardent
00:26:21peuvent peut-être se dire
00:26:22ou nous entendent
00:26:22se disent
00:26:23« Ah, mais où il prend l'argent ? »
00:26:25Ah !
00:26:26Eh bien,
00:26:28vous savez combien
00:26:31on subventionne
00:26:33les éoliennes,
00:26:34les énergies renouvelables
00:26:36qui ne servent à rien
00:26:36et qui nous polluent.
00:26:38Peut-être qu'on en parlera
00:26:40tout à l'heure.
00:26:41Ça coûte 10 milliards.
00:26:4310 milliards de subventions.
00:26:45Voilà.
00:26:45Et si on prend
00:26:46la contribution nette
00:26:47au budget européen,
00:26:4810 milliards plus 13 milliards
00:26:49avec 23 milliards,
00:26:51les Français sont tranquilles,
00:26:52ils peuvent reprendre
00:26:52la voiture demain matin.
00:26:54Voilà.
00:26:54En fait,
00:26:54il faut faire des choix.
00:26:56Voilà.
00:26:56Mais eux,
00:26:57ils font des choix idéologiques.
00:26:59Vous voyez ?
00:26:59Parce qu'en fait,
00:27:00c'est leur histoire
00:27:01de transition, etc.
00:27:02Parce qu'ils sont tous
00:27:03entre eux
00:27:03avec ton de lié.
00:27:04Ils se tiennent tous.
00:27:06C'est toute une équipe,
00:27:07en fait.
00:27:07C'est une idéologie.
00:27:09C'est pas une équipe.
00:27:10C'est pas qu'ils s'aiment bien.
00:27:11C'est que c'est une idéologie.
00:27:12Une idéologie européiste,
00:27:15mondialiste,
00:27:16globaliste
00:27:16et qui obéit
00:27:17à von der Leyen.
00:27:18Donc,
00:27:19de toute façon,
00:27:19ils ne peuvent rien faire.
00:27:20Ils ne pourront prendre
00:27:21aucune décision.
00:27:23Vraiment.
00:27:25Et,
00:27:27je veux dire,
00:27:27un budget de désendettement.
00:27:29Donc,
00:27:30croissance.
00:27:31Aujourd'hui,
00:27:31on ne peut pas repartir
00:27:33avec les exportations.
00:27:34Il n'y en a plus.
00:27:34On ne peut pas repartir
00:27:35avec les investissements.
00:27:37Les investisseurs ont peur.
00:27:39Donc,
00:27:39il n'y a que la consommation.
00:27:40Donc,
00:27:40il faut donner
00:27:41un coup de pouce
00:27:42au pouvoir d'achat.
00:27:44Désendettement.
00:27:44Qu'est-ce que ça veut dire,
00:27:45désendettement ?
00:27:46Ça veut dire deux choses.
00:27:47Baisser les dépenses
00:27:48et baisser les impôts.
00:27:49Si on ne fait pas ça,
00:27:50on est foutus.
00:27:52Alors,
00:27:52baisser les dépenses,
00:27:55alors vous me direz,
00:27:55oh là là,
00:27:56mais de quelles dépenses ?
00:27:58Alors,
00:27:58baisser les dépenses,
00:27:59ça veut dire,
00:28:01par exemple,
00:28:02réserver
00:28:03et les prestations sociales
00:28:05non-contributives
00:28:06aux citoyens français.
00:28:0915 milliards.
00:28:14Stopper l'hébergement,
00:28:16le financement
00:28:16de l'hébergement
00:28:17gratuit
00:28:19pour les clandestins.
00:28:201 milliard.
00:28:22Arrêter l'AME,
00:28:24l'aide médicale d'État,
00:28:26pour les clandestins.
00:28:281 milliard.
00:28:31Arrêter l'aide
00:28:31au développement.
00:28:3315 milliards.
00:28:36Arrêter de financer
00:28:38les agences.
00:28:40Les agences
00:28:40qui ont des démembrements
00:28:42de l'État,
00:28:43qui sont des bureaucraties
00:28:44complémentaires.
00:28:45L'ADEME,
00:28:45etc.
00:28:46Vous savez,
00:28:47l'ADEME,
00:28:47qui nous avait conseillé
00:28:49à Nantes
00:28:49de mettre notre slip
00:28:51dans la terre.
00:28:53Plante ton slip.
00:28:54Oui,
00:28:55c'est ça.
00:28:55Pour voir
00:28:56ce que ça faisait
00:28:56comme effet
00:28:57sur l'environnement.
00:28:58Ils sont complètement
00:28:59tapés ces mecs.
00:29:01Et donc,
00:29:02on supprime
00:29:03les agences.
00:29:04Je peux vous dire
00:29:05qu'il ne se passera rien.
00:29:0610 milliards,
00:29:07etc.
00:29:09Donc,
00:29:10si vous me dites,
00:29:11moi,
00:29:12trouvez donc
00:29:12les 54 milliards,
00:29:14je vous les trouve
00:29:14tout de suite.
00:29:15Alors qu'on ne vienne pas
00:29:16nous dire
00:29:17que c'est très difficile.
00:29:19Mais simplement,
00:29:20moi,
00:29:20je préfère prendre l'argent
00:29:22aux étrangers
00:29:23qu'aux retraités.
00:29:24C'est un choix.
00:29:25Et je préfère
00:29:26prendre l'argent
00:29:28dans la poche
00:29:29des bureaucrates
00:29:31que dans la poche
00:29:31des Français.
00:29:32C'est un choix.
00:29:34Vous avez parlé
00:29:35de l'impératrice
00:29:36von der Leyen.
00:29:37La présidente
00:29:37de la Commission européenne,
00:29:38Ursula von der Leyen,
00:29:39a prononcé mercredi
00:29:40son discours
00:29:41de rentrer
00:29:42devant le Parlement européen
00:29:43à Strasbourg.
00:29:44Et je vais vous mettre
00:29:44en parallèle
00:29:45deux images.
00:29:46L'image de l'impératrice,
00:29:49regardez à gauche,
00:29:50c'était en milieu
00:29:51de semaine.
00:29:51et les images
00:29:54à droite,
00:29:55c'est à Ceuta.
00:29:56Ça s'est passé
00:29:57ce matin très tôt
00:29:58avec ce chaos
00:29:59qui se poursuit.
00:30:00Je rappelle
00:30:01que la crise
00:30:02de Ceuta
00:30:02a débuté
00:30:03le 30 juillet dernier.
00:30:06C'est vrai
00:30:06que ces deux images
00:30:07à mettre en parallèle
00:30:08sont très importantes.
00:30:10Le discours
00:30:11de l'union
00:30:11d'Ursula von der Leyen,
00:30:13quelle réflexion
00:30:14vous a-t-il
00:30:14inspiré,
00:30:15Philippe de Villiers ?
00:30:17C'est la fuite
00:30:17en l'avant.
00:30:19avec une annonce
00:30:21qu'elle a faite
00:30:22à la fin
00:30:23et qui est passée
00:30:23inaperçue,
00:30:24sur laquelle je voudrais
00:30:25revenir un instant.
00:30:26Elle a donc annoncé
00:30:28à l'occasion
00:30:29des 70 ans
00:30:30du traité de Rome
00:30:32la réunion
00:30:33d'un congrès,
00:30:36d'un congrès
00:30:38fondateur,
00:30:38refondateur
00:30:41et elle a fait allusion
00:30:42à un autre congrès
00:30:43qui a eu lieu
00:30:44à La Haye
00:30:44en 1948
00:30:47que je connais bien
00:30:48parce que je connais bien
00:30:48cette histoire.
00:30:50Et ce congrès
00:30:50de La Haye
00:30:51en fait s'appelait
00:30:52la fédéralisation
00:30:54de l'Europe.
00:30:56Ce congrès
00:30:57est arrivé
00:30:57quelques mois
00:30:58avant l'ACK,
00:31:01le projet
00:31:01d'Europe de la Défense,
00:31:02etc.
00:31:04Et en fait
00:31:05ce qu'elle a voulu dire,
00:31:06ce qu'elle n'a pas dit
00:31:07mais qui est entre les lignes,
00:31:09quand j'ai lu
00:31:10et relu
00:31:11le texte
00:31:12de son discours,
00:31:13elle veut faire
00:31:14la convention
00:31:15de Philadelphie
00:31:171787
00:31:18avec Madison,
00:31:19Washington,
00:31:21Franklin
00:31:23et les autres.
00:31:24C'est-à-dire
00:31:24en fait
00:31:25elle veut faire
00:31:26un congrès
00:31:28constitutif
00:31:29pour passer
00:31:30à l'étape suivante,
00:31:31c'est-à-dire
00:31:32un État fédéral
00:31:33définitif
00:31:35avec la complicité
00:31:36de Macron
00:31:37qui est derrière
00:31:37tout ça évidemment
00:31:39et Mertz
00:31:40et tous ceux
00:31:40qui ont la trouille
00:31:41et qui sont pris
00:31:42de vitesse
00:31:43par les peuples
00:31:44parce que
00:31:45les peuples
00:31:46eux rejettent
00:31:47cette Europe
00:31:49post-étatique
00:31:51et supranationale.
00:31:52Voilà.
00:31:53Donc ça c'est
00:31:54la première annonce.
00:31:55La deuxième annonce
00:31:56elle dit
00:31:56une phrase
00:31:57que je porte
00:31:59à votre attention
00:31:59elle dit
00:32:00seule l'Europe
00:32:02peut apporter
00:32:03la souveraineté
00:32:04textuellement.
00:32:06Ça veut dire
00:32:07qu'il n'y a plus
00:32:07de souveraineté possible
00:32:08pour les nations,
00:32:09pour les États.
00:32:10ça veut dire
00:32:11qu'en fait
00:32:12les États
00:32:12deviennent
00:32:13des protectorats
00:32:14qu'on y est.
00:32:15Des protectorats
00:32:16de Bruxelles.
00:32:19Avec deux corollaires
00:32:21qui sont dans son texte,
00:32:22dans son discours.
00:32:23Le premier corollaire
00:32:24c'est un impôt européen.
00:32:25Ah, ça y est.
00:32:27Ah oui,
00:32:28un État européen
00:32:29qui dit État
00:32:29dit impôt.
00:32:31Donc ressource propre,
00:32:32l'expression
00:32:33qu'elle utilise.
00:32:34Et deuxièmement,
00:32:35le transfert
00:32:36de la compétence défense
00:32:37avec un Conseil supérieur
00:32:39de sécurité européen.
00:32:42En copie de l'OTAN
00:32:44mais évidemment
00:32:44dans la subordination
00:32:46de l'État
00:32:46vu de l'OTAN
00:32:47vu que de toute façon
00:32:48tous les pays d'Europe
00:32:50sauf la France
00:32:51vont acheter
00:32:52leurs matériels
00:32:53et leurs armes
00:32:53aux États-Unis.
00:32:57Troisièmement,
00:32:59et ça c'est le plus troublant
00:33:00et le plus étonnant
00:33:02et le plus amusant,
00:33:05c'est la GAF en fait.
00:33:07Parce que là,
00:33:08il y a plein d'Européistes
00:33:09que je connais,
00:33:09que j'ai eu aujourd'hui
00:33:10dans la journée
00:33:11qui sont des Européistes
00:33:12vraiment chauds,
00:33:13bouillants,
00:33:14vous voyez.
00:33:15Et qui disent
00:33:16ah là,
00:33:17c'est pas possible.
00:33:18Alors,
00:33:19qu'est-ce qui n'est pas possible ?
00:33:20Elle a dit
00:33:20on va faire
00:33:22une union,
00:33:23on va élargir l'Europe
00:33:24à Canada
00:33:26qui va devenir
00:33:26membre associé.
00:33:28Et ensuite,
00:33:29dans les couloirs,
00:33:30elle a ajouté
00:33:30et puis derrière,
00:33:31il y aura
00:33:32l'Australie
00:33:33et la Nouvelle-Zélande.
00:33:34Ah !
00:33:36Alors,
00:33:37vous me direz
00:33:37pourquoi pas ?
00:33:38Plus on sera nombreux,
00:33:40plus on va rigoler
00:33:40avec les Canadiens,
00:33:41c'est sympathique.
00:33:43Ça fera plaisir
00:33:44à Mathieu Bocoté.
00:33:45Mais,
00:33:46je pensais à Mathieu
00:33:47en me disant
00:33:47en fait,
00:33:48elle se prend pour
00:33:50Champlain
00:33:50ou pour Jacques Cartier
00:33:52qui en 1534
00:33:53envoyé par François Ier
00:33:54est allé découvrir
00:33:55le Saint-Laurent
00:33:56et ça a été
00:33:57la Nouvelle-France.
00:33:58Donc,
00:33:59en fait,
00:34:00François Ier,
00:34:01il a voulu faire
00:34:01la Nouvelle-France
00:34:02s'ajoutant
00:34:03à la France ancienne.
00:34:04C'est toujours
00:34:05la même histoire.
00:34:06Et elle,
00:34:07elle veut faire
00:34:07une Nouvelle-Europe
00:34:08là-bas au Canada.
00:34:10Bon,
00:34:10qu'est-ce que ça veut dire ?
00:34:11En fait,
00:34:11c'est le passage
00:34:13d'une Europe
00:34:15qui est un corps politique,
00:34:18un corps physique,
00:34:20donc une Europe européenne,
00:34:24à une Europe
00:34:26qui est un corps,
00:34:28un corpus juridique,
00:34:30un corpus idéologique
00:34:34et qui n'a plus rien à voir
00:34:35avec la définition
00:34:37territoriale
00:34:38de ce qu'était
00:34:41l'Europe historique.
00:34:44Et donc,
00:34:44c'est la fin.
00:34:45Parce que quand on se précipite
00:34:47à l'extérieur
00:34:48et qu'on ne peut pas résoudre
00:34:49les problèmes à l'intérieur,
00:34:52on cherche le Lebensraum,
00:34:54c'est typiquement allemand.
00:34:57Drang-Nar-Osten.
00:35:00Là,
00:35:01c'est Drang-Nar-Osten.
00:35:04Et enfin,
00:35:06quelque chose
00:35:06qui m'a frappé,
00:35:07c'est,
00:35:08elle parle
00:35:08de la menace intérieure.
00:35:10Et la menace intérieure,
00:35:12en fait,
00:35:13c'est ce qu'elle appelle
00:35:14les nationalistes
00:35:15et les anti-européens.
00:35:18Ça veut dire
00:35:18que si on émet
00:35:19une critique
00:35:20contre cette Union européenne,
00:35:22là,
00:35:23on est anti-européens,
00:35:24ultra-nationalistes,
00:35:27on devient dangereux
00:35:28et donc s'exerce
00:35:29sur nous la censure.
00:35:31Ah,
00:35:31il y a de beaux jours
00:35:32pour nous.
00:35:34Pour vous ?
00:35:36Oui.
00:35:37Que pour vous ?
00:35:38Philippe de Villiers.
00:35:39En revanche,
00:35:39plus sérieusement,
00:35:42son rêve,
00:35:43que vous imaginez,
00:35:44celui d'une Europe fédérale,
00:35:47va plaire à un candidat
00:35:48à la présidentielle
00:35:50et il s'appelle
00:35:51Gabriel Attal
00:35:52qui, lui,
00:35:53n'avance pas masqué
00:35:54puisqu'il l'a annoncé
00:35:55il y a un peu moins
00:35:57de 24 heures
00:35:58et son objectif,
00:35:59c'est de bâtir
00:36:00les Etats-Unis d'Europe.
00:36:02Voilà une formule,
00:36:03les Etats-Unis d'Europe
00:36:05avec une belle photo
00:36:06où, d'ailleurs,
00:36:08vous voyez
00:36:08le drapeau européen
00:36:10derrière Gabriel Attal
00:36:12et non le drapeau français.
00:36:14Ça vous plaît
00:36:14les Etats-Unis d'Europe,
00:36:15Philippe ?
00:36:16Vous avez vu,
00:36:17ce n'est pas un drapeau,
00:36:19il a une aura.
00:36:20Ah oui,
00:36:20évidemment.
00:36:21Il y a un côté virginal
00:36:23chez cet homme.
00:36:24Effectivement.
00:36:28Alors,
00:36:29en fait,
00:36:31Gabriel Attal,
00:36:32qui est-il ?
00:36:34Il ne faut jamais oublier ça.
00:36:37C'est un Jung
00:36:38global leader.
00:36:40Il a été distingué
00:36:42comme Jung
00:36:42global leader
00:36:43et comme Jung leader
00:36:45aux Etats-Unis.
00:36:46Donc, Davos,
00:36:47les Etats-Unis.
00:36:48Donc,
00:36:48c'est un homme
00:36:49qui ne s'appartient pas.
00:36:50Il a signé.
00:36:52Il fait partie
00:36:53d'un ordre mondial.
00:36:55Et donc,
00:36:57dans l'engagement
00:36:58que prennent
00:36:59les Jung leaders,
00:37:01il y a un codicil
00:37:02très important
00:37:03que j'ai retrouvé
00:37:04et que je livre
00:37:06à l'attention
00:37:07des téléspectateurs
00:37:08et des auditeurs
00:37:08d'Europe.
00:37:11C'est un engagement
00:37:13à soutenir
00:37:14les Etats-Unis.
00:37:19D'ailleurs,
00:37:19on est distingué
00:37:20aux Etats-Unis
00:37:21pour soutenir
00:37:21les Etats-Unis.
00:37:22C'est logique.
00:37:23C'est un réflexe
00:37:24de grande puissance.
00:37:28Alors,
00:37:29les Etats-Unis
00:37:30d'Europe,
00:37:31en fait,
00:37:32c'est une vieille idée.
00:37:34Elle n'est pas
00:37:34d'Atal.
00:37:35Il ne le sait peut-être pas,
00:37:37il croit que c'est lui,
00:37:37mais elle est
00:37:39de Roosevelt.
00:37:41Dans son bureau
00:37:41en 1943,
00:37:43en face de son conseiller
00:37:44français
00:37:44qui s'appelait
00:37:45Jean Monnet.
00:37:47Jean Monnet
00:37:48qui termine
00:37:49ses mémoires
00:37:51par cette phrase
00:37:53« Ai-je bien fait comprendre
00:37:55que la communauté
00:37:56que nous créons
00:37:56n'est pas une fin en soi,
00:37:58mais ce qu'elle n'est
00:37:59qu'une étape
00:37:59vers les formes
00:38:00d'organisation
00:38:01du monde de demain ? »
00:38:04Et donc,
00:38:05les Etats-Unis d'Europe,
00:38:06comment ça s'est fait ?
00:38:09Donc,
00:38:09l'idée naît
00:38:10dans le bureau
00:38:11de Roosevelt
00:38:13et qui décide
00:38:14avec Monnet
00:38:14de créer
00:38:15un comité
00:38:16pour les Etats-Unis
00:38:17d'Europe
00:38:17aux Etats-Unis
00:38:18qui s'appelle
00:38:19Comité pour l'Europe unie
00:38:20qui fournit
00:38:21les financements
00:38:23pour la propagande
00:38:24et un comité français
00:38:26pour les Etats-Unis
00:38:27d'Europe
00:38:28dirigé
00:38:29par Jean Monnet
00:38:30pour créer
00:38:31les Etats-Unis d'Europe.
00:38:32Et qu'est-ce que ça veut dire
00:38:33les Etats-Unis d'Europe
00:38:34dans l'esprit
00:38:35des fondateurs,
00:38:37c'est non pas
00:38:38la fusion
00:38:39des Etats-Unis d'Amérique
00:38:40et des Etats-Unis d'Europe,
00:38:42mais
00:38:42la création
00:38:44d'un marché
00:38:46transatlantique
00:38:47commun.
00:38:49C'est-à-dire
00:38:50qu'en fait,
00:38:52l'Europe
00:38:53devient
00:38:53dans leur esprit
00:38:55la 51e étoile
00:38:57du trapeau américain.
00:38:58voilà ce que veut faire
00:39:00Attal.
00:39:01En fait,
00:39:02c'est une vieille idée
00:39:04qui est une sorte
00:39:06de sauve-qui-peut.
00:39:07Pourquoi ?
00:39:08Parce qu'on voit bien
00:39:09que le rêve
00:39:11se termine en cauchemar.
00:39:12On nous avait promis
00:39:14la civilisation.
00:39:16La promesse de civilisation
00:39:18est devenue
00:39:18la promesse
00:39:19d'une autre civilisation
00:39:20qui arrive sur notre sol
00:39:21et qui est en train
00:39:22de nous bousculer.
00:39:23La civilisation islamique.
00:39:25Ensuite,
00:39:25c'était une promesse
00:39:27de paix.
00:39:30L'Europe,
00:39:31c'est la paix.
00:39:32Et ils nous ont emmenés
00:39:34dans la co-belligérance
00:39:35avec l'Ukraine.
00:39:36Ensuite,
00:39:37c'était une promesse
00:39:38de prospérité.
00:39:40On a la désindustrialisation,
00:39:43l'appauvrissement,
00:39:44on est complètement décalé
00:39:46par rapport à l'intelligence
00:39:47artificielle,
00:39:48etc.
00:39:49La silicium économie,
00:39:51etc.
00:39:51Complètement
00:39:54à l'arrière
00:39:55de la remorque.
00:39:56Et enfin,
00:39:57la liberté.
00:39:58On nous avait promis
00:39:59la liberté.
00:40:00Et qu'est-ce qu'on voit
00:40:02aujourd'hui ?
00:40:03L'Europe est en train
00:40:04de devenir
00:40:05un monde orwellien.
00:40:07Et donc,
00:40:08en fait,
00:40:08Attal et les derniers
00:40:10européistes
00:40:10sont paniqués
00:40:12parce qu'ils voient
00:40:12le peuple qui s'en va,
00:40:14qui les lâche,
00:40:15qui s'éloigne
00:40:16de ce rêve
00:40:17parce que le peuple
00:40:18couchemarde.
00:40:21Certains rêvent
00:40:22de créer
00:40:24les Etats-Unis
00:40:25d'Europe,
00:40:25d'autres
00:40:27imaginent
00:40:28revenir
00:40:29à des nations
00:40:30souveraines
00:40:30et de donner
00:40:31la primeur,
00:40:33la priorité
00:40:33à la population
00:40:35sur son sol.
00:40:36Et on va parler
00:40:36de la préférence nationale
00:40:37à présent,
00:40:38Philippe de Villiers,
00:40:39depuis le discours
00:40:39de Marine Le Pen
00:40:40à Hénin-Beaumont
00:40:41lors de sa rentrée politique
00:40:42dimanche dernier.
00:40:43Le concept
00:40:44de préférence nationale
00:40:46agite les débats
00:40:47politiques et médiatiques.
00:40:48Je vous propose
00:40:48de l'écouter.
00:40:50La première mesure sociale
00:40:52que nous prendrons
00:40:53sera un droit nouveau
00:40:54pour tous les Français.
00:40:57Nous allons garantir
00:40:59à tous les Français,
00:41:00comme cela se pratique
00:41:01dans tous les pays
00:41:02du monde,
00:41:02un droit naturel
00:41:04et juste.
00:41:05Avec nous,
00:41:06les Français,
00:41:08quelle que soit
00:41:08leur couleur de peau
00:41:09ou leur religion,
00:41:10leur origine
00:41:11ou leur résidence,
00:41:12quelle que soit
00:41:13leur région
00:41:14ou leur condition sociale,
00:41:15seront prioritaires
00:41:17chez eux.
00:41:20Et cette idée
00:41:21de préférence nationale,
00:41:22un certain Philippe de Villiers
00:41:23en 1994,
00:41:26lors d'un débat,
00:41:27une émission
00:41:28qui s'appelait
00:41:287 sur 7,
00:41:30l'évoquait notamment
00:41:30sur les questions
00:41:31économiques
00:41:31et d'industrie.
00:41:32Je vous propose
00:41:33de réécouter
00:41:34votre intervention.
00:41:36Il y a 700 000 vélos
00:41:38produits en France
00:41:39et il y a 2 700 000 vélos
00:41:41qui arrivent
00:41:42de Malaisie,
00:41:42d'Indonésie
00:41:43et de Chine
00:41:44et qui arrivent
00:41:4510 fois,
00:41:4515 fois,
00:41:4630 fois moins cher.
00:41:47Alors,
00:41:47l'équipementier de Saint-Étienne,
00:41:49le fabricant de vélos
00:41:50de Saint-Étienne,
00:41:50il me dit ceci
00:41:51et il vous dit ceci
00:41:52et il nous dit
00:41:53à tous ceci.
00:41:53Moi, je veux bien
00:41:54que vous me mettiez
00:41:54en concurrence
00:41:55avec les pays européens,
00:41:56l'Europe des 12,
00:41:57l'Europe des 15.
00:41:58Ça, c'est le marché commun
00:42:00au sens de la fin
00:42:02des droits de douane
00:42:03entre nous,
00:42:04un marché unique,
00:42:05un marché où on commerce
00:42:06librement avec la concurrence,
00:42:07l'émulation,
00:42:08la compétition,
00:42:09l'innovation,
00:42:09la baisse des prix.
00:42:11Mais à la condition
00:42:12qu'on consomme d'abord
00:42:14et qu'on donne
00:42:15la priorité d'abord
00:42:16à la production
00:42:17qui est chez nous,
00:42:18à partir du moment
00:42:18où vous mettez
00:42:19le producteur de vélos
00:42:20de Saint-Étienne
00:42:21en concurrence directe
00:42:22avec les vélos chinois,
00:42:23on ne peut pas tenir.
00:42:25Il y a deux solutions,
00:42:26Anne Sinclair.
00:42:26Il y en a deux,
00:42:27il n'y en a pas trois.
00:42:27Ou bien on installe
00:42:29un minimum de protection économique
00:42:32autour de l'Europe,
00:42:33des 12, des 15, etc.
00:42:35Un minimum de protection économique
00:42:37pour garder
00:42:37notre protection sociale.
00:42:39Ou bien alors
00:42:39on entame notre protection sociale
00:42:41avec l'ajustement
00:42:42des salaires vers le bas.
00:42:44Vous interdirez
00:42:45au producteur français
00:42:46de délocaliser ?
00:42:48Parce qu'il y aura
00:42:48toujours des différences
00:42:49de plus salariés.
00:42:50Mais non,
00:42:50moi je suis un libéral,
00:42:51je n'interdis pas
00:42:53les lois de l'économie.
00:42:54Je dis simplement
00:42:54qu'il faut un minimum
00:42:55de protection,
00:42:56c'est-à-dire
00:42:57un système de membrane,
00:42:58ce que j'appelle
00:42:58le bouclier,
00:43:00l'Europe bouclier,
00:43:01qui a été abolie
00:43:02par le traité de Maastricht.
00:43:04C'est un peu long.
00:43:05Geoffroy Lejeune.
00:43:06Alors Philippe,
00:43:07qu'avez-vous pensé
00:43:07cette semaine
00:43:08de cette polémique
00:43:09et puis au-delà
00:43:09de la polémique,
00:43:10que pensez-vous
00:43:11de cette notion
00:43:11de préférence nationale ?
00:43:14Alors, la préférence nationale,
00:43:19qu'est-ce que c'est d'abord ?
00:43:22La préférence nationale,
00:43:23elle établit la distinction
00:43:26entre le citoyen
00:43:28et l'étranger.
00:43:30Par exemple,
00:43:32cette distinction,
00:43:33elle conduit
00:43:35à donner le droit de vote
00:43:36au citoyen,
00:43:37mais pas à l'étranger.
00:43:40Pourquoi ?
00:43:40Parce que le citoyen
00:43:42est chez lui
00:43:43pour la suite des temps.
00:43:45Donc c'est normal
00:43:45qu'il vote
00:43:46sur la suite des temps
00:43:48par l'étranger.
00:43:50Ensuite,
00:43:51et surtout et d'abord,
00:43:52il y a la pérennité
00:43:53du séjour
00:43:55pour le citoyen français,
00:43:56pas pour l'étranger.
00:43:58L'étranger
00:43:59n'est pas chez lui,
00:44:00il est là
00:44:01de manière temporaire.
00:44:04En fait,
00:44:05c'est une idée
00:44:05qui est vieille
00:44:06comme le monde.
00:44:09Chez les Romains,
00:44:11on disait
00:44:12les civesses romanies,
00:44:15citoyens romains,
00:44:16et les périgrénies,
00:44:18les étrangers.
00:44:19C'est une idée
00:44:20qui est consubstantielle
00:44:21à l'idée de cité,
00:44:23à l'idée de nation,
00:44:24à l'idée de citoyenneté.
00:44:26Et c'est si vrai
00:44:27que pendant deux siècles,
00:44:29la gauche
00:44:30a accompagné
00:44:31la préférence nationale.
00:44:32Elle l'a prôné.
00:44:34Moi,
00:44:35je connais bien
00:44:36l'histoire
00:44:37d'Edouard Riau
00:44:37à Lyon,
00:44:38au conseil municipal
00:44:39en 1934.
00:44:41Il s'en prend
00:44:42à son opposition
00:44:42en expliquant
00:44:43qu'il faut protéger
00:44:44le travail français.
00:44:45Et en 1932,
00:44:47comme l'a rappelé
00:44:47d'ailleurs Marine Le Pen
00:44:48avant-hier,
00:44:50il y a eu
00:44:51la loi Sallangro
00:44:53pour protéger
00:44:54la main-d'oeuvre nationale.
00:44:55Et le front populaire
00:44:57a renforcé
00:44:58la préférence nationale.
00:44:59et personne,
00:45:02ni à droite
00:45:02ni à gauche,
00:45:03ne remet en cause
00:45:04l'ordonnance 59
00:45:06qui dit
00:45:07de manière explicite
00:45:08que
00:45:08les emplois
00:45:11publics
00:45:12dans la fonction
00:45:13publique
00:45:13sont réservés
00:45:14aux citoyens français.
00:45:16Donc,
00:45:17de nationalité
00:45:18française.
00:45:21J'ajoute
00:45:22que la préférence nationale
00:45:23elle est légitime.
00:45:26Il y a une préférence
00:45:27familiale.
00:45:29Qu'est-ce que c'est ?
00:45:29La préférence
00:45:30c'est la primauté
00:45:31d'un ordre.
00:45:33Donc,
00:45:33le père de famille
00:45:34il a le devoir
00:45:36de préférence familiale
00:45:39c'est-à-dire
00:45:39de s'occuper
00:45:40d'abord
00:45:40de ses enfants.
00:45:42Ensuite,
00:45:43il y a une préférence
00:45:44locale.
00:45:45Un corse
00:45:46il a envie
00:45:48de donner du travail
00:45:49à des corches.
00:45:50Un breton
00:45:51à des bretons.
00:45:53Ça n'a rien
00:45:54de choquant.
00:45:56Même si
00:45:57l'Union Européenne
00:45:58nous empêche
00:45:58aujourd'hui
00:45:59l'accès au marché public
00:46:00pour l'artisan
00:46:01vendéen
00:46:03pour un marché
00:46:05qui concerne
00:46:05le Conseil Général
00:46:06de la Vendée.
00:46:07C'est absurde.
00:46:08Et ce que j'aborde
00:46:09en présence
00:46:10de Jean-Pierre Chevenement
00:46:11qui est à fond
00:46:12sur cette ligne
00:46:13à l'époque
00:46:13on est en 1993
00:46:16c'est qu'on vient
00:46:17de faire sauter
00:46:17avec Maastricht
00:46:18la préférence
00:46:19européenne.
00:46:20Jusqu'à 1992
00:46:21il y a une préférence
00:46:22européenne
00:46:23c'est-à-dire
00:46:23il y a un marché
00:46:24commun
00:46:24avec un cordon
00:46:27douanier
00:46:28pour protéger
00:46:30la production
00:46:30européenne
00:46:33par rapport
00:46:33aux productions
00:46:34extérieures.
00:46:35On appelle ça
00:46:35la préférence
00:46:36européenne
00:46:36ça ne choque
00:46:37personne.
00:46:38Et je dirais
00:46:38qu'aujourd'hui
00:46:39la préférence
00:46:39nationale
00:46:40elle est vitale
00:46:41à cause
00:46:42de ce qu'a dit
00:46:42Milton Friedman.
00:46:43Il a dit
00:46:44vous pouvez avoir
00:46:45une immigration
00:46:46massive
00:46:46ou alors
00:46:49un état social
00:46:50mais si vous avez
00:46:51les deux
00:46:52un état social
00:46:53et une immigration
00:46:53massive
00:46:54votre état social
00:46:55qui deviendra
00:46:55l'état Providence
00:46:56sera une pompe
00:46:57aspirante
00:46:58et vous ne pourrez
00:46:59pas vous en sortir.
00:47:01Alors ce qui est
00:47:01amusant
00:47:02et symptomatique
00:47:05c'est que
00:47:06la
00:47:08bien-pensance
00:47:10aujourd'hui
00:47:11culturelle
00:47:12artistique
00:47:12qui multiplie
00:47:13les pétitions
00:47:14s'en prend
00:47:15à la préférence
00:47:16nationale
00:47:16pour les personnes
00:47:17mais réclame
00:47:18la préférence
00:47:19nationale
00:47:19pour les oeuvres
00:47:20de l'esprit
00:47:20pour les copains.
00:47:22C'est-à-dire
00:47:23ce qu'on appelle
00:47:24l'exception culturelle.
00:47:25L'exception culturelle
00:47:26c'est la préférence
00:47:27nationale
00:47:27appliquée
00:47:29aux questions
00:47:30artistiques.
00:47:31Donc 40%
00:47:33de films
00:47:35obligatoires
00:47:36sur les chaînes
00:47:36de télé
00:47:3740%
00:47:37de chansons
00:47:38obligatoires
00:47:39chansons françaises
00:47:40obligatoires
00:47:41sur les radios
00:47:41et puis
00:47:42les taxes
00:47:44etc.
00:47:44pour faire payer
00:47:45au cinéma
00:47:45américain
00:47:46le cinéma
00:47:46français.
00:47:47Alors moi
00:47:48je suis un vieux
00:47:49complice
00:47:49de cette opération
00:47:50parce que je l'ai
00:47:51renforcée
00:47:51quand j'étais
00:47:51au ministère
00:47:52de la Culture
00:47:52en 1986.
00:47:55Mais c'est amusant
00:47:56de voir
00:47:56que les mêmes
00:47:57qui critiquent
00:47:58la préférence
00:47:59nationale
00:47:59en disant
00:48:00fasciste
00:48:01réclament
00:48:02la préférence
00:48:02nationale
00:48:02pour eux-mêmes.
00:48:04C'est-à-dire
00:48:05pour l'exception
00:48:05culturelle.
00:48:06Et quand on va
00:48:07au fond des choses
00:48:08Elliot Geoffroy
00:48:10ces gens-là
00:48:12qui critiquent
00:48:13la préférence
00:48:13nationale
00:48:13en fait
00:48:14et qui veulent
00:48:15l'exception
00:48:16culturelle
00:48:16en fait
00:48:16ils veulent
00:48:17la préférence
00:48:17étrangère.
00:48:19Pourquoi ?
00:48:20Parce que c'est
00:48:20la seule
00:48:21manière
00:48:21pour eux
00:48:22de durer
00:48:23la loi
00:48:24SRU.
00:48:25C'est-à-dire
00:48:25d'avoir
00:48:26des logements
00:48:26sociaux
00:48:27répartis
00:48:27dans toute
00:48:27la France
00:48:28pour une opération
00:48:29de répartition
00:48:30de l'immigration
00:48:31de masse
00:48:31et permettre
00:48:32à Mme Roland
00:48:33à Nantes
00:48:34de gagner
00:48:34la ville.
00:48:35C'est-à-dire
00:48:36qu'en fait
00:48:36leur idée
00:48:36c'est de changer
00:48:38des lecteurs
00:48:38puisque leur
00:48:39électorat
00:48:39traditionnel
00:48:40est parti
00:48:40l'électorat
00:48:41ouvrier
00:48:41est parti
00:48:42et comme
00:48:43il est parti
00:48:43à cause d'eux
00:48:44puisque c'est eux
00:48:45qui ont délocalisé
00:48:46désindustrialisé
00:48:47alors les gens
00:48:48de gauche
00:48:48se disent
00:48:49il faut qu'on rattrape
00:48:50des électeurs
00:48:50pour rattraper
00:48:51les électeurs
00:48:52il y a
00:48:52les logements sociaux
00:48:53on va installer
00:48:54partout
00:48:54des logements sociaux
00:48:55avec des sanctions
00:48:56et grâce
00:48:58aux logements sociaux
00:48:59on aura
00:48:59une nouvelle population
00:49:00on aura
00:49:01un nouvel électorat
00:49:02peut-être qu'on pourra
00:49:03sauver
00:49:03cette fois-ci encore
00:49:04puisque vous parlez
00:49:05de culture
00:49:05on va parler
00:49:06de patrimoine
00:49:06à présent
00:49:07Philippe Devilliers
00:49:08demain samedi
00:49:09c'est la journée
00:49:10du patrimoine
00:49:10vous avez beaucoup
00:49:12œuvré
00:49:12Philippe
00:49:13pour le patrimoine
00:49:14historique
00:49:15et monumental
00:49:17Philippe Devilliers
00:49:18dans quelle situation
00:49:19le patrimoine français
00:49:21se trouve-t-il
00:49:21aujourd'hui ?
00:49:24le patrimoine français
00:49:25est en situation
00:49:26très délicate
00:49:29très délicate
00:49:30d'abord
00:49:31le patrimoine
00:49:31historique
00:49:32est en
00:49:34en grande difficulté
00:49:37selon les chiffres
00:49:38du ministère
00:49:38de la culture
00:49:39sur 38 000
00:49:41monuments historiques
00:49:4236 000
00:49:43pardon
00:49:44il y en a 8 000
00:49:45qui sont
00:49:46en péril
00:49:47ou en mauvais état
00:49:49deuxièmement
00:49:50le patrimoine
00:49:52rural
00:49:53ce qu'on appelle
00:49:54au ministère
00:49:54de la culture
00:49:55le petit patrimoine
00:49:56est en grande
00:49:57difficulté
00:49:58songez que
00:49:5850% des châteaux
00:50:00qui sont à l'abandon
00:50:01sont rachetés
00:50:02par des étrangers
00:50:03il n'y a plus personne
00:50:04aujourd'hui
00:50:05pour avoir
00:50:05l'argent nécessaire
00:50:08et puis enfin
00:50:08le patrimoine
00:50:09paysager
00:50:10est abîmé
00:50:11défiguré
00:50:12par les éoliennes
00:50:14la co-visibilité
00:50:17alors
00:50:18que faut-il faire
00:50:20il faut refaire
00:50:21un peuple
00:50:21de propriétaires
00:50:22et un peuple
00:50:23d'héritiers
00:50:24un peuple
00:50:25de propriétaires
00:50:26ça veut dire
00:50:26que ça passe
00:50:27par l'abolition
00:50:27des droits
00:50:28de succession
00:50:29pour redonner
00:50:30le goût
00:50:31de transmettre
00:50:33et un peuple
00:50:34d'héritiers
00:50:34pour redonner
00:50:36l'appétit
00:50:38pour aller chercher
00:50:39dans le
00:50:41temps long
00:50:42fut-il lointain
00:50:48le meilleur
00:50:51de
00:50:53nos accomplissements
00:50:57sublimes
00:50:58qui nous ont
00:50:59précédés
00:51:01qui nous ont
00:51:02protégés
00:51:03il faut qu'on sorte
00:51:05de cette société
00:51:05de ce monde
00:51:06des éternels
00:51:07premiers venus
00:51:09de ce monde
00:51:12qui
00:51:14fait que
00:51:14beaucoup de parents
00:51:15regardent leurs enfants
00:51:16comme les fils
00:51:17de personnes
00:51:19il faut
00:51:20retrouver
00:51:20en France
00:51:23pour retrouver
00:51:24l'âme de la France
00:51:25le culte
00:51:26du temps long
00:51:27et c'est la raison
00:51:28pour laquelle
00:51:29je pense que
00:51:30la grande réforme
00:51:30de l'éducation nationale
00:51:31ce serait
00:51:32l'éducation artistique
00:51:34c'est à la proximité
00:51:35des chefs-d'oeuvre
00:51:36l'apprentissage
00:51:37d'une discipline
00:51:39et l'histoire
00:51:40de l'art
00:51:40pour donner aux français
00:51:42le goût du patrimoine
00:51:43c'est-à-dire qu'un français
00:51:44qui traverse la France
00:51:47il faut qu'il soit
00:51:47attentif
00:51:48à ce qu'il voit
00:51:50et qu'est-ce qu'il voit
00:51:51c'est ce que
00:51:51Pierre Nora
00:51:52appelait
00:51:53des aides-mémoires
00:51:57Autre sujet à présent
00:51:58et on l'avait
00:51:59annoncé
00:52:00en grande pompe
00:52:02la semaine dernière
00:52:03force est de constater
00:52:04qu'il n'est même pas
00:52:05encore
00:52:06dans les librairies
00:52:07puisqu'il n'est qu'en
00:52:08précommande
00:52:09mais vous trustez déjà
00:52:10les premières places
00:52:11Philippe De Villiers
00:52:12sur Amazon notamment
00:52:14Philippe De Villiers
00:52:15résurrection
00:52:16le retour
00:52:16de la France éternelle
00:52:18Geoffroy Lejeune
00:52:19Alors Philippe
00:52:20c'est un livre
00:52:20Elliot l'avait souligné
00:52:21la semaine dernière
00:52:22mais étonnamment optimiste
00:52:24en tout cas le titre
00:52:24puisque pour l'instant
00:52:25on n'a pas eu la chance
00:52:26de le lire
00:52:26J'allais vous poser la question
00:52:27parce que c'est à l'œil
00:52:28si vous l'avez lu
00:52:30avant moi
00:52:30Non j'oserais pas
00:52:31J'arrête de proposer
00:52:32cette émission
00:52:33J'oserais pas
00:52:33mais on n'a pas eu
00:52:34de privilège cette fois-ci
00:52:36et donc c'est très optimiste
00:52:37à quoi selon vous
00:52:38tient aujourd'hui
00:52:39l'espérance française ?
00:52:42Alors
00:52:44d'abord le livre
00:52:45il n'est pas imprimé
00:52:46en tout cas
00:52:47moi je ne l'ai pas
00:52:50mais la différence
00:52:51entre vous et moi
00:52:52c'est moi je sais
00:52:53ce qu'il y a dedans
00:52:55et
00:52:56en fait
00:52:57je l'ai conçu
00:52:59écrit
00:53:00comme un voyage
00:53:02haletant
00:53:03tourmenté
00:53:07on ne quitte plus
00:53:08le livre
00:53:09quand on a lu
00:53:10la première page
00:53:10vous verrez pourquoi
00:53:12un voyage
00:53:13au cœur
00:53:14de
00:53:16au cœur
00:53:16de la France
00:53:17qui désespère
00:53:18et qui espère
00:53:21c'est-à-dire
00:53:22que j'ai
00:53:25voulu montrer
00:53:28enfin
00:53:28j'ai écrit
00:53:29sur
00:53:29le bi-millénaire
00:53:31d'espérance française
00:53:32c'est-à-dire
00:53:34j'ai écrit
00:53:37sur la France
00:53:39l'ancienne
00:53:39France
00:53:40comment
00:53:41l'ancienne
00:53:42France
00:53:42a duré
00:53:43si longtemps
00:53:45puis
00:53:46comment
00:53:46l'ancienne
00:53:48France
00:53:48a été
00:53:49tabula rasée
00:53:50par
00:53:52la France
00:53:53nouvelle
00:53:54comme Robespierre
00:53:55l'appelait
00:53:55des lumières
00:53:57et de la révolution
00:53:57comment
00:53:59comment
00:53:59cette
00:53:59nouvelle
00:54:02cette France
00:54:03nouvelle
00:54:03est devenue
00:54:04la nouvelle
00:54:05ancienne
00:54:05France
00:54:07qui a trahi
00:54:08ses promesses
00:54:09comment
00:54:10comment
00:54:10cette
00:54:10nouvelle
00:54:11ancienne
00:54:11France
00:54:12a été
00:54:14ou est
00:54:14tabula rasée
00:54:15par la
00:54:15nouvelle
00:54:16France
00:54:16de Mélenchon
00:54:17et comment
00:54:18la nouvelle
00:54:20France
00:54:20sera
00:54:21et plus vite
00:54:22qu'on ne le croit
00:54:23et j'explique
00:54:24pourquoi
00:54:24tabula rasée
00:54:26par la
00:54:27France
00:54:27éternelle
00:54:28en fait
00:54:31ce ne sont pas
00:54:33les majorités
00:54:33qui font
00:54:33l'histoire
00:54:34ce que j'explique
00:54:36ce sont les minorités
00:54:37qui font
00:54:37l'histoire
00:54:41les
00:54:43les
00:54:45civilisations
00:54:45déclinent
00:54:47par masse
00:54:50et se sauvent
00:54:52par poignet
00:54:56aux heures
00:54:57décisives
00:54:59quand les
00:55:00institutions
00:55:01sont vides
00:55:01que les élites
00:55:02ont quitté
00:55:03le forum
00:55:04quand le
00:55:04nombre
00:55:05lui-même
00:55:08choisit
00:55:09l'insignifiance
00:55:12alors
00:55:13le destin
00:55:13d'un peuple
00:55:14repose
00:55:14sur une minorité
00:55:15salvatrice
00:55:17et c'est ce que
00:55:18j'explique
00:55:19dans mon livre
00:55:21et c'est donc
00:55:22déjà
00:55:22on précommande
00:55:23sur toutes les
00:55:24plateformes
00:55:25mais ce sera
00:55:26à découvrir
00:55:27dans les librairies
00:55:28le 7 octobre
00:55:31prochain
00:55:32je me suis demandé
00:55:33si ce n'était pas
00:55:34votre anniversaire
00:55:35Philippe De Villiers
00:55:35parce que
00:55:36on va reprendre
00:55:37une dose
00:55:38de Philippe De Villiers
00:55:39à 21h
00:55:40pour le Puy du Fou
00:55:41ce soir sera diffusé
00:55:43un documentaire
00:55:44extraordinaire
00:55:44le Puy du Fou
00:55:45raconté par
00:55:46Philippe De Villiers
00:55:47je vous propose
00:55:48d'en découvrir
00:55:49un extrait
00:55:50c'est lorsque vous parlez
00:55:51de trois mélodies
00:55:52que vous entendez
00:55:53lorsque vous êtes enfant
00:55:54et ces trois mélodies
00:55:55composent une symphonie
00:56:02il y a quelque chose
00:56:03qui me revient
00:56:03c'est le matin
00:56:05là
00:56:05j'écoutais
00:56:07trois mélodies
00:56:09avant de partir
00:56:11à l'école
00:56:12les cloches
00:56:14donc l'angélus
00:56:17on avait l'enclume
00:56:19qu'on entendait
00:56:20le bourg
00:56:21juste à côté
00:56:23et le coq
00:56:25et en fait
00:56:26ces trois mélodies
00:56:27composent une symphonie
00:56:28intime
00:56:29et j'ai fait une scène
00:56:30là-dessus
00:56:31la scène du marché
00:56:32où on entend
00:56:34il y a l'enclume
00:56:35on entend les cloches
00:56:36et on entend le coq
00:56:54donc symboliquement
00:56:55j'ai fait un petit clin d'œil
00:56:58à mon enfance ici
00:57:00je constate que
00:57:01quand vous êtes en Vendée
00:57:02la cravate n'est pas de mise
00:57:03Geoffroy Lejeune
00:57:04moi j'ai la chance
00:57:05d'avoir vu ce documentaire
00:57:06que j'ai trouvé extraordinaire
00:57:08les gens qui l'ont réalisé
00:57:08ont vraiment travaillé
00:57:09de manière formidable
00:57:10ils vous ont accompagné partout
00:57:11vous racontez le parc
00:57:12toutes les histoires
00:57:13qui ont conduit
00:57:14à ce qu'on connaît aujourd'hui
00:57:14mais la question qui me vient
00:57:16c'est pourquoi
00:57:17vous avez voulu raconter ça
00:57:18et qu'est-ce que vous avez voulu dire ?
00:57:21Alors
00:57:22c'est une idée
00:57:23d'Éric Pierrot
00:57:23le grand réalisateur
00:57:25le grand producteur
00:57:26qui est un des meilleurs
00:57:27producteurs français
00:57:28remarquable
00:57:30et qui un jour
00:57:31est venu nous voir
00:57:32au Puy du Fou
00:57:33avec Nicolas
00:57:34il nous a dit
00:57:35voilà je vais raconter
00:57:36l'histoire des premiers moments
00:57:39d'ailleurs ça va tellement vite
00:57:40que la scène
00:57:41qu'on vient de voir
00:57:42elle a disparu
00:57:43Nico a fait
00:57:44une nouvelle scène
00:57:45à la place
00:57:46qui est bien meilleure
00:57:46à mon avis
00:57:47beaucoup plus spectaculaire
00:57:49et beaucoup plus touchante
00:57:51alors
00:57:52je vais vous dire
00:57:52en fait
00:57:54j'ai fait le Puy du Fou
00:57:55quand j'étais à l'ENA
00:57:57j'ai fait l'ENA
00:57:58buissonnière
00:58:01j'avais neuf mois
00:58:02pour faire le Puy du Fou
00:58:03pendant mes études
00:58:05pendant ma scolarité
00:58:06j'ai pris ces neuf mois
00:58:08et la première a eu lieu
00:58:10le 16 juin 1978
00:58:12j'étais en face
00:58:13d'une ruine
00:58:15mais cette ruine
00:58:16elle a une caractéristique
00:58:17particulière
00:58:18qui m'intéressait
00:58:18c'est que
00:58:19c'est l'action
00:58:21c'est l'oeuvre
00:58:21de Tureau
00:58:23des colonnes infernales
00:58:26et de la terreur
00:58:28et donc je voulais faire
00:58:29de cette ruine piteuse
00:58:30une ruine glorieuse
00:58:34et
00:58:36mon idée
00:58:37c'était
00:58:37de faire
00:58:38un requiem pour la Vendée
00:58:40et un hymne à la France
00:58:42en me disant
00:58:43c'est Ernest Clavis
00:58:44le créateur du roman national
00:58:45revenait
00:58:46aujourd'hui
00:58:46qu'est-ce qu'il ferait ?
00:58:47Il ferait un Puy du Fou
00:58:50c'est la raison du succès
00:58:51parce que le Puy du Fou
00:58:53c'est le haut lieu
00:58:54de la mémoire vivante
00:58:55du roman national
00:58:57et ce que je voudrais vous dire
00:59:00pour que chacun sache
00:59:02ce que j'ai voulu faire
00:59:07et aussi pourquoi
00:59:10il y a aujourd'hui
00:59:11encore plus de bénévoles
00:59:13qu'il y a 50 ans
00:59:164600 bénévoles
00:59:18c'est que
00:59:19d'abord la transmission
00:59:20s'est faite
00:59:21très bien
00:59:22avec Nicolas
00:59:23Nicolas de Villiers
00:59:24qui mène
00:59:24d'une main experte
00:59:28les destinées
00:59:30de cette aventure
00:59:32mais ça reste
00:59:33une aventure
00:59:35humaine
00:59:36artistique
00:59:37culturelle
00:59:38fondée sur le principe
00:59:39des gratuités
00:59:40le 11 mars 1978
00:59:43je suis monté
00:59:44sur une barrique
00:59:45devant les 200 premiers
00:59:47curieux
00:59:48appelés à devenir
00:59:50les 200 premiers
00:59:51membres actifs
00:59:52de l'association
00:59:53du plus du fou
00:59:55qui est née à ce moment-là
00:59:58et je leur ai dit ceci
01:00:00je lis dans vos regards
01:00:02le scepticisme
01:00:05parce que vous ne savez pas
01:00:06qui je suis
01:00:07vous ne savez pas
01:00:07ce que je veux faire
01:00:09vous pensez peut-être
01:00:10que je veux faire du fric
01:00:11non
01:00:12je ne suis pas venu
01:00:14déposer dans cette ruine
01:00:16un acte de business
01:00:18mais un acte
01:00:19d'amour
01:00:20et donc
01:00:21je prends
01:00:22en présence
01:00:23de maître Gouraud
01:00:24notaire aux épaisses
01:00:25c'est bien vous
01:00:25maître
01:00:26oui
01:00:26noté
01:00:28je prends
01:00:30plusieurs engagements
01:00:31je fais devant vous
01:00:32quatre serments
01:00:33premier serment
01:00:34il n'y aura jamais
01:00:35de droit d'auteur
01:00:36pour le créateur
01:00:39deuxième serment
01:00:40il n'y aura jamais
01:00:42de dividendes
01:00:43au plus du fou
01:00:44ce sera toujours
01:00:45un modèle associatif
01:00:46qui sera propriétaire
01:00:47de l'oeuvre
01:00:48troisième serment
01:00:50il n'y aura
01:00:51jamais
01:00:52de subvention
01:00:54pour ne pas dépendre
01:00:55des collectivités publiques
01:00:56et quatrième serment
01:00:57il n'y aura jamais
01:00:58de brevet extérieur
01:00:59géré moins haut
01:01:01peut-être
01:01:01mais tout seul
01:01:02Cyrano
01:01:04et bien c'est à découvrir
01:01:06à 21h ce soir
01:01:09documentaire inédit
01:01:10à découvrir
01:01:10ce soir sur CNews
01:01:11à 21h
01:01:12juste après
01:01:13l'heure des pros
01:01:14Philippe De Villiers
01:01:15un grand merci
01:01:15rendez-vous la semaine prochaine
01:01:17Geoffroy Lejeune
01:01:18à demain
01:01:19j'ai la chance
01:01:20de vous retrouver
01:01:21sur l'antenne de CNews
01:01:22pour l'heure des pros
01:01:23la semaine prochaine
01:01:24on va se glisser
01:01:26on va se lever
01:01:27entre l'Évêpre
01:01:31et le Sade de France
01:01:33exactement
01:01:35on sera peut-être
01:01:36même
01:01:36vraiment pile
01:01:37au moment
01:01:38du Sade de France
01:01:39il est
01:01:4019h59
01:01:41on se retrouve
01:01:42dans un instant
01:01:42pour l'heure des pros
01:01:43de rester avec nous
01:01:44sur CNews
01:01:45et le Sade de France
01:01:47et le Sade de France

Recommandations