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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.  

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00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur CNews.
00:00:03On ne perd pas de temps dès le début de cette émission à 14h55
00:00:05puisqu'on va sur le terrain où Marine Le Pen se trouve à Pommas en direct,
00:00:09village de Lode, touchée par une impressionnante tornale fin
00:00:12où on écoute la candidate du RN pour 2027.
00:00:15Sans que le village puisse reprendre, pas une vie normale,
00:00:19parce qu'il ne reprendra pas une vie normale d'ici cet hiver,
00:00:23mais au moins que tous les espaces qui sont faits pour recevoir du public
00:00:29puissent les recevoir à nouveau.
00:00:32Marine Le Pen, ça vient de tomber, Emmanuel Macron ferme la porte
00:00:36à une baisse tout simplement de la TVA.
00:00:39Il dit que ça creuserait le déficit et dépenserait juste autrement l'argent des Français.
00:00:42Est-ce que vous comprenez cet argument ?
00:00:45Non, il a tort. Je pense que c'est un argument erroné.
00:00:48Je suis prêt à prendre le pari.
00:00:51Si la situation continue, voire si elle s'aggrave,
00:00:54ce qui fait partie des possibilités,
00:00:57qu'ils en viendront à cela.
00:00:59Parce qu'en réalité, il n'y a pas d'autre solution que celle-là.
00:01:03Le risque que prend Emmanuel Macron en ne mettant pas en place cette solution,
00:01:07c'est le risque du blocage de l'économie.
00:01:10Mais c'est aussi le risque en réalité de la perte massive de recettes pour l'État
00:01:14parce qu'à partir d'un certain niveau de coût des carburants,
00:01:18les gens vont arrêter, quand ils le peuvent, de consommer du carburant.
00:01:23Et la baisse de consommation du carburant va entraîner des baisses massives de recettes pour l'État.
00:01:28Donc les économies qu'ils veulent en réalité faire en laissant souffrir les Français,
00:01:33eh bien ils ne les feront pas et ils laisseront souffrir les Français.
00:01:37Et ils risquent de surcroît de bloquer l'ensemble de l'économie.
00:01:41C'est une proposition de baisse de la TVA qui fait environ 11 milliards d'euros.
00:01:46Est-ce que c'est vraiment réaliste, entre guillemets, dans un contexte d'économie budgétaire ?
00:01:50Oui, c'est réaliste parce que ça ne veut rien dire un contexte d'économie budgétaire.
00:01:55Quelles économies ? Sur quoi ?
00:01:57Nous n'avons pas la même manière de voir les économies qui doivent être faites.
00:02:01C'est clair ça. Tout le monde dit qu'il faut faire des économies.
00:02:04Mais il y en a qui veulent faire des économies sur les retraités.
00:02:06Certains veulent faire des économies sur les malades, avec les franchises médicales ou les déremboursements de médicaments.
00:02:12Nous, nous souhaitons faire des économies sur le fonctionnement des administrations,
00:02:17sur le train de vie de l'État, mais aussi sur des politiques qu'aujourd'hui nous contestons,
00:02:23d'autant plus fermement qu'elles nous apparaissent insoutenables,
00:02:27type le financement massif de l'immigration.
00:02:30Vous voyez, donc c'est juste qu'ils font le choix, encore une fois,
00:02:36de refuser de venir en aide, non seulement aux Français,
00:02:40mais également au pays et à l'économie du pays.
00:02:42C'est une proposition de BGTV, Mme Le Pen, si Emmanuel Macron répond que l'État des finances publiques ne
00:02:46permet pas
00:02:47et dit plutôt que de dépenser un maximum d'argent, qu'il faut traiter les causes.
00:02:49Il a eu une réunion avec les chefs de parti, notamment Sondan Bardella,
00:02:53où il a alerté sur la situation face-à-face qui s'aggrave la menace, qui s'aggrave la menace.
00:02:58Oui, alors ça, n'importe qui est capable de le faire.
00:03:00Vous allez dans les rues, là, vous demandez à quelqu'un, il est capable de vous dire
00:03:03« Ouh là là, il y a un problème à l'international et donc c'est catastrophique pour les intérêts
00:03:09de la France. »
00:03:12Et quoi ? Et ces choses-là nous dépassent, peignons-donc avec les organisateurs, c'est ça ?
00:03:16En réalité, il n'a aucune solution à apporter pour régler le problème de, aujourd'hui, l'augmentation des carburants.
00:03:25Donc la seule possibilité qui est la sienne, c'est ce sur quoi il a un pouvoir, c'est de
00:03:32baisser les taxes sur les carburants.
00:03:35Voilà, c'est la seule possibilité qu'il a.
00:03:37Et encore une fois, il y viendra.
00:03:39Mais il y viendra comme d'habitude, trop tard, après avoir critiqué notre proposition,
00:03:44après l'avoir ridiculisé, après avoir trouvé mille arguments pour ne pas la mettre en œuvre.
00:03:50Ils finiront par la mettre en œuvre de la même manière que lorsque nous avons demandé la baisse de la
00:03:55contribution à l'Union Européenne.
00:03:56Ils nous ont également critiqué, ridiculisé, indiqué que c'était impossible.
00:04:01Et que vient de faire le Premier ministre ?
00:04:03Il vient de demander à ce qu'il y ait une ristourne sur la contribution de la France à l
00:04:08'Union Européenne.
00:04:08Vous avez dit qu'on le pari qui viendra pour vous, vous avez une certaine, Emmanuel Macron finira par vous
00:04:12donner raison à votre...
00:04:13Mais bien sûr, car il n'y a pas d'autres possibilités.
00:04:16Vous voyez bien que la politique des chèques est une politique qui n'est pas suffisante pour pouvoir relancer l
00:04:23'économie,
00:04:24qui là, pour le coup, est terriblement coûteuse,
00:04:26parce que non seulement on va avoir une baisse de la consommation des carburants
00:04:30et donc une baisse des recettes de l'État d'un côté,
00:04:32mais de surcroît, il y aura des chèques qui devront sortir du budget de l'État
00:04:38et qui ne toucheront pas, nous le savons déjà, tous ceux qui en ont besoin.
00:04:42Et manifestement, là, ce n'est pas du tout sa priorité, mais qu'est-ce que c'est un motif
00:04:45de censure pour vous ?
00:04:48Ça, le motif de censure, il s'insère à l'intérieur d'un budget.
00:04:53Moi, je n'ai pas vu le budget pour l'instant.
00:04:54J'ai entendu des grandes déclarations, il n'y a pas de précision, il n'y a aucune précision sur
00:05:01ces sujets.
00:05:01J'ai fait savoir, et Jordan Bardella a fait connaître également quelles étaient les lignes qui ne nous apparaissaient pas
00:05:11admissibles.
00:05:12Et on va avoir très certainement l'occasion d'en parler avec le gouvernement rapidement.
00:05:17Parce que si j'étais venue trois jours après, vous auriez sûrement considéré que c'était de la récupération.
00:05:29Marine Le Pen, offensive, donc, qui, lors de ce déplacement à Pomasse auprès des sinistrés de l'Aude, répond aux
00:05:36questions des journalistes sur l'annonce.
00:05:38Les annonces plutôt, ou la conférence de presse d'Emmanuel Macron, parce que justement, il n'y a pas eu
00:05:41d'annonce de la part du chef de l'État,
00:05:43une sorte d'explication de texte sur la crise et le désarroi des Français, mais très peu d'annonces, c
00:05:48'est ce qu'a pointé du doigt Marine Le Pen.
00:05:50Bonjour Yohann Usa, et c'est vrai qu'on a pris l'antenne en allant directement sur la prise de
00:05:55parole de Marine Le Pen.
00:05:55Yohann Usa du service politique, Yvan Riouffol, merci beaucoup, comme chaque vendredi, d'être avec nous.
00:05:59Merci à Stanislas Godon de nous accompagner, délégué national Alliance, parce qu'on va avoir des sujets de sécurité importants
00:06:04qu'on va évoquer avec vous.
00:06:05Mais d'abord, ce débat à distance entre la chef de file du RN candidate pour 2027 et le chef
00:06:11de l'État,
00:06:12Marine Le Pen, qui réagit dans un premier temps au refus d'Emmanuel Macron de baisser les taxes sur les
00:06:17carburants.
00:06:18Cette phrase forte, Yohann, qu'on peut analyser, à l'instant, le gouvernement refuse de venir en aide aux Français.
00:06:25Il y a Marine Le Pen qui considère toujours qu'il s'agit d'une erreur, parce que voilà ce
00:06:28que dit Marine Le Pen.
00:06:29Elle dit, oui effectivement, baisser les taxes, ça coûte cher.
00:06:32J'ai rappelé ce chiffre il y a un instant chez Nelly Dénac, baisser le prix des carburants de 1
00:06:36centime, ça coûte 500 millions d'euros par an.
00:06:39Mais ce que dit Marine Le Pen, c'est qu'avec l'augmentation du prix des carburants, va arriver très
00:06:44rapidement une crise économique qui est déjà là d'ailleurs.
00:06:46Et cette crise économique finira par coûter plus cher que la baisse des taxes sur les carburants si cette décision
00:06:52était prise maintenant.
00:06:54Elle dit, Emmanuel Macron se trompe et elle va plus loin.
00:06:57Elle dit, même, il se trompe aujourd'hui.
00:06:58Mais demain, il sera contraint d'appliquer notre méthode, d'appliquer nos propositions, à savoir baisser assez massivement quand même
00:07:04les taxes sur les carburants.
00:07:06Parce qu'encore une fois, cette augmentation massive du coût des carburants a une répercussion sur l'ensemble de l
00:07:13'économie.
00:07:14Ça commence à se voir dans les rayons des supermarchés.
00:07:16Ça sera plus visible encore demain lorsque les Français passeront à la caisse dans ces mêmes supermarchés.
00:07:22Donc c'est effectivement potentiellement une crise économique assez importante qui arrive.
00:07:26Une crise économique qui, selon Marine Le Pen, pourrait être, dont l'ampleur pourrait être diminuée si Emmanuel Macron prenait
00:07:33la décision de baisser les taxes sur l'essence et le diesel dès maintenant.
00:07:36Et ça lui donnerait évidemment raison le RN qui propose cet allègement de la TVA, voire annulation de la TVA
00:07:41sur les carburants depuis de très longues semaines.
00:07:43Et le début de cette crise extrêmement offensive après la conférence de presse du chef de l'État, Marine Le
00:07:49Pen, qu'on suivait à l'instant en direct sur CNews, Yvan Riouffol.
00:07:52– Oui, et ça reflète effectivement les deux politiques qui vont s'affronter, celle du Bloc central, par exemple, avec
00:07:59ceux qui se réclament du macronisme,
00:08:02et celle de Marine Le Pen et du plan souverainiste.
00:08:04C'est-à-dire que vous aurez d'un côté Marine Le Pen qui sera très à l'aise effectivement
00:08:08en se mettant en scène dans des scènes de désastre,
00:08:11en foulant des champs de ruines dans le fond.
00:08:13Et d'un autre côté, vous aurez Emmanuel Macron qui lui parlera de politique internationale
00:08:18et qui se mettra au-delà naturellement de la proximité avec les Français, avec ces Français oubliés.
00:08:24Or il me semble qu'en effet aujourd'hui, ce sont les Français oubliés qui vont dicter l'histoire
00:08:28et qu'Emmanuel Macron se trompe en effet en s'entêtant, en ne pas vouloir comprendre que la baisse des
00:08:35taxes sur les carburants va être nécessaire,
00:08:37va être obligatoire. Et naturellement, tout le monde se souvient que les grandes crises sociales,
00:08:43même les grandes révolutions, à commencer par la révolution française, a d'abord été une révolution contre la fiscalité.
00:08:48Et là, j'ai l'impression que cet ancien régime est en train de se caricaturer dans ce qu'il
00:08:52est effectivement de plus insupportable,
00:08:55c'est-à-dire dans cette surdité face à la détresse des plus pauvres.
00:09:00Parce que c'est ainsi que Marine Le Pen se présente à travers tous ceux qui ont eu...
00:09:04Qui est là, candidat du pouvoir d'achat ces dernières semaines, clairement, et qui se positionne en tout cas comme
00:09:07ça.
00:09:08Et en plus, qui voulait subir une catastrophe naturelle et en foulant très physiquement des chandruines, en effet.
00:09:12Qui sont très symboliques de ce que peut être maintenant la France, généralement.
00:09:15Oui, Yohan.
00:09:16Non, simplement rappeler qu'Emmanuel Macron, qui vient de prendre la parole il y a quelques instants,
00:09:20charge le gouvernement de faire des annonces. Parce que des annonces, il y en aura.
00:09:24Il y a un séminaire gouvernemental qui sera convoqué lundi à Matignon,
00:09:27donc présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:09:30On peut imaginer qu'il y aura des annonces à l'issue de ce séminaire gouvernemental.
00:09:33Mais simplement, on connaît déjà à peu près ces annonces.
00:09:35Oui, sauf que, pardon de vous interrompre, Yohan, mais sauf que la seule annonce audible pour les Français
00:09:40qui serait la baisse des taxes a été balayée cet après-midi par le chef de l'État.
00:09:43Alors, c'est ce que j'allais vous dire. On sait qu'il y aura des annonces lundi à Matignon.
00:09:46On les connaît déjà un peu. Ça ne sera pas une baisse des taxes.
00:09:49Ça ne sera pas une annonce qui concernera l'ensemble de la distribution de l'essence et du diesel.
00:09:54Ça sera probablement toujours la politique du chèque.
00:09:57Est-ce que ce seront des aides ciblées qui seront amplifiées ? Probablement.
00:10:01Mais ces aides, elles devraient rester ciblées parce que, vous l'avez rappelé justement,
00:10:05Emmanuel Macron refuse de baisser de manière générale les taxes sur les carburants.
00:10:09Il dit que ça coûterait trop cher et ça ne serait pas suffisamment efficace selon lui.
00:10:13Reste à savoir si la politique du chèque qui est mise en place aujourd'hui est efficace.
00:10:18Manifestement pas non plus.
00:10:19On va demander l'avis d'un économiste.
00:10:21Laurent Capeletti, que je remercie d'être avec nous en visio, en direct économiste, professeur au CNAM.
00:10:26Avant de vous solliciter, de vous entendre, Laurent Capeletti, je voudrais juste qu'on revoie,
00:10:31parce que les prix sont exorbitants, c'est du jamais vu, les prix en moyenne aujourd'hui,
00:10:36avec cette infographie qui va s'afficher.
00:10:37Je parle du carburant, évidemment.
00:10:40On ne l'a pas encore, mais je vous les donne.
00:10:42Le gasoil est à 2,378 euros.
00:10:45On a pris 45% en un an.
00:10:47Le sans-plomb à 2,25, c'est 24,2% en un an.
00:10:50Le sans-plomb 95 à 2,16 euros.
00:10:52Et c'est de la moyenne, parce qu'il y a des stations dans Paris où vous frôlez les 3
00:10:56euros,
00:10:56notamment quasiment 26% en un an.
00:11:00La seule mesure acceptable pour les Français, c'est la baisse des taxes.
00:11:04Et le président de la République ne veut pas en entendre parler.
00:11:07Votre commentaire à ce sujet ?
00:11:11Bonjour.
00:11:13Alors, mon commentaire, c'est qu'il a tort sur la hausse des carburants,
00:11:19sachant que les signaux qu'on a, c'est que ce n'est pas parti pour s'arrêter d'un
00:11:23coup.
00:11:24Puisqu'il y a des stratégies au Moyen-Orient de bloquer, de jouer là-dessus, justement.
00:11:29De provoquer des hausses des prix de l'énergie.
00:11:33C'est essence et gaz, en plus.
00:11:35C'est-à-dire qu'il y a aussi le gaz, on en parlera une autre fois.
00:11:38Donc, à très court terme.
00:11:39Alors, à moyen terme, je ne vais pas en parler.
00:11:41Bien entendu qu'il faut préparer, il aurait fallu préparer la reconversion massive vers l'électrique, etc.
00:11:49Certains l'ont fait.
00:11:50Il y a notamment des chauffeurs Uber, des chauffeurs de taxi qui sont passés à l'électrique.
00:11:55Maintenant, à très court terme, si en effet, le Président de la République veut éviter une crise sociale profonde et
00:12:02majeure,
00:12:03il faut absolument qu'il baisse en effet.
00:12:07Alors, le prix des taxes, selon moi, pas la TVA qui permet d'autofinancer,
00:12:11mais ce qu'on appelle l'assise, en fait, qui représente l'essentiel.
00:12:14La TVA, c'est que 20%.
00:12:15L'essentiel de la taxe, en fait, en effet, l'a baissé.
00:12:21On est sur 40% environ, parce que les taxes en tout...
00:12:24Vous me dites, vous m'arrêtez, c'est 60%, donc 20% de TVA, il en reste 40%.
00:12:29Voilà, voilà, voilà.
00:12:30Alors, sachant que l'assise, en fait, on ne peut pas l'abaisser jusqu'à zéro,
00:12:34parce qu'il y a des contraintes, etc.
00:12:35Mais disons qu'on peut l'abaisser, on va dire, de moitié ou de 40%.
00:12:40Mais ce qu'il ne faut pas faire, en effet, c'est que cette baisse profite à tout le monde,
00:12:45y compris ceux qui n'en ont pas besoin.
00:12:47Parce qu'à ce moment-là, quand on dit on va baisser le prix, on va baisser les taxes,
00:12:52on n'a rien dit, en fait.
00:12:53Il faut dire comment est-ce qu'on finance tout ça, d'accord ?
00:12:56Parce qu'on est en déficit et on ne peut pas emprunter.
00:12:59Donc, en effet, il faut que cette baisse soit ciblée,
00:13:02c'est-à-dire sur les gros rouleurs, les professionnels gros rouleurs, bien évidemment,
00:13:06qui ne se sont pas encore reconvertis à l'électrique,
00:13:09et puis sur les Français qui ont besoin,
00:13:12qui ont un besoin impératif, en fait, de rouler pour leur travail
00:13:14et qui ont des revenus modestes.
00:13:16En ciblant ainsi cette baisse, on a moyen, en fait, de trouver,
00:13:21effectivement, de l'ordre de, d'après mes estimations, 10 milliards
00:13:25pour venir, en fait, baisser le prix de l'essence de façon significative.
00:13:30Ce que vous nous dites, c'est que, finalement, Marine Le Pen prévoit,
00:13:36d'une certaine manière, qu'Emmanuel Macron, à terme, n'aura pas d'autre choix
00:13:41face à cette colère sociale que, justement, revenir rogner sur ces fameuses taxes.
00:13:45– Alors, on va dire que, sur l'analyse, je suis d'accord avec elle,
00:13:51il faut faire quelque chose.
00:13:53En effet, après, on a l'expérience, on a l'histoire aussi.
00:13:56Toutes les grandes crises sociales, etc., ont démarré.
00:14:01On est quoi ? On est dans un pré-choc pétrolier, là.
00:14:03Voilà. Et, en revanche, dans le détail, c'est là où je diverge,
00:14:08par rapport à ce qu'a pu proposer Marine Le Pen, dans le détail,
00:14:13pour que, en fait, cette baisse soit supportable, compte tenu de nos finances
00:14:17qui sont dans un état dramatique, vous l'avez vu, c'est impérativement de cibler,
00:14:22en fait, cette baisse sur les professionnels gros rouleurs,
00:14:28pêcheurs, taxis, transporteurs, et les Français modestes
00:14:32qui ont besoin de rouler pour leur travail.
00:14:36– La vérité, c'est que tous les Français ont besoin de ces baisses de taxes
00:14:39et de ces aides sur le carburant.
00:14:41Mais l'équation, c'est que les finances françaises ne sont pas saines
00:14:45et c'est un euphémisme que de le dire.
00:14:47C'est peut-être à cela que ça sert, d'ailleurs, d'avoir un budget et des finances saines.
00:14:51C'est de pouvoir aider les Français lorsqu'ils en ont besoin.
00:14:53Aujourd'hui, on est obligé, pardon de le dire de cette façon,
00:14:57mais de trier, en fait, de trier comme on peut le faire dans les hôpitaux,
00:15:00lors d'une crise sanitaire, par exemple.
00:15:03On trie les Français que l'on peut aider.
00:15:05Voilà où nous en sommes.
00:15:05– En fait, oui, c'est-à-dire que si nous n'avions pas eu une gestion à la gribouille,
00:15:13en effet, nous aurions des marges pour, en fait, aider en temps de crise.
00:15:19On l'a fait au moment de la Covid,
00:15:21on l'a refait au moment de la guerre en Ukraine,
00:15:26lors du premier choc, il y a eu un choc assez violent énergétique,
00:15:30mais là, on n'a plus de marge, en fait, pour aider tout le monde.
00:15:33Voilà, c'est ça, ce n'est pas possible.
00:15:35– Je voudrais qu'on entendre vous rester avec nous, si vous le voulez bien,
00:15:38Laurent Capeletti, je voudrais qu'on entendre,
00:15:39pour ceux qui n'étaient pas avec nous un petit peu plus tôt,
00:15:41conférence de presse du chef de l'État,
00:15:42après avoir réuni les différents chefs de partis
00:15:44pour tenter d'alerter sur cette crise des carburants
00:15:48et en donner surtout les explications.
00:15:50C'est génial, parce que…
00:15:51Et d'ailleurs, la phrase, c'était un petit coup bas
00:15:55qui a envoyé un petit tacle à la gorge,
00:15:56qui a envoyé Marine Le Pen et Emmanuel Macron en disant
00:15:58« Je prends quelqu'un dans la rue au hasard,
00:16:01il y a cinq minutes, lors de son déplacement dans l'Aude,
00:16:02et puis il sera capable de vous expliquer que oui,
00:16:04la crise internationale fait qu'il y a des problèmes de carburant. »
00:16:08Il nous a fait l'explication de l'explication
00:16:09et quand il s'agit de parler, d'évoquer l'accompagnement des Français
00:16:13et les différentes aides qui pourraient être apportées,
00:16:15c'est plus difficile.
00:16:16Emmanuel Macron.
00:16:18J'entends beaucoup de gens qui nous disent
00:16:20« Faites ceci, faites cela, bloquez les prix, dépensez plus. »
00:16:24Ce sont les mêmes qui, il y a 15 jours, nous disaient
00:16:25« Vous avez beaucoup trop fait de manière irresponsable
00:16:27ces dernières années, entre 2022 et 2024,
00:16:30ou pendant le Covid, pour nous mettre dans ces situations de finances publiques. »
00:16:34Et donc, il y a un moment donné, il faut juste être cohérent
00:16:37et honnête avec les Français.
00:16:38Moi, je vais être honnête avec eux.
00:16:40Nous avons énormément protégé les Français,
00:16:42beaucoup plus qu'ailleurs en Europe,
00:16:44face à la crise du Covid,
00:16:46comme face à la crise énergétique que nous avons subie,
00:16:48qui, elle, était aussi importée,
00:16:50qui étaient les conséquences de la guerre russe en Ukraine.
00:16:55Aujourd'hui, on a une responsabilité aussi de finances publiques
00:16:58que vous avez, à juste titre, largement relayées.
00:17:01Et donc, il ne faut pas que les mêmes qui ont déploré
00:17:02les conséquences de mesures naguères
00:17:04viennent nous redemander de faire la même chose.
00:17:07La situation que nous vivons aujourd'hui sur les prix à la pompe
00:17:10comme sur l'ensemble des prix des hydrocarbures fossiles
00:17:13n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales.
00:17:16Elle est la conséquence de la situation géopolitique.
00:17:20Et il faut avoir l'honnêteté de le rappeler.
00:17:22Et donc, face à ça,
00:17:23avant de dépenser le maximum d'argent,
00:17:26qui est l'argent des Français,
00:17:28et donc qui se traduira soit en déficit accru,
00:17:31soit en impôts,
00:17:32il faut surtout que nous soyons mobilisés
00:17:33pour essayer d'en traiter les causes.
00:17:35– C'est de la faute de tout le monde,
00:17:37sauf du chef de l'État, Johan Zay.
00:17:39– Non, écoutez, moi, je veux bien qu'ils disent
00:17:41aujourd'hui, on n'a plus les moyens de faire ce qu'on a fait
00:17:43parce qu'on a beaucoup dépensé pendant la crise du Covid, etc.
00:17:46Bon, la dette liée au Covid,
00:17:48tout le monde s'accorde à dire
00:17:48qu'effectivement, ça tourne autour de 500 milliards d'euros.
00:17:52Je crois qu'on est dans cette mesure-là,
00:17:54dans cet ordre de grandeur-là.
00:17:55500 milliards d'euros liés au Covid,
00:17:58VS, 1300 milliards d'euros d'augmentation de la dette depuis 2017.
00:18:02Donc, il y a au moins 800 milliards
00:18:03qui ne sont pas liés à la crise du Covid,
00:18:06mais à la gestion absolument calamiteuse
00:18:08qu'a eue le Président de la République
00:18:10avec nos finances publiques.
00:18:11Bon, la vérité, c'est que si Emmanuel Macron
00:18:14avait fait preuve d'un peu de courage,
00:18:16s'il avait mieux géré nos finances publiques,
00:18:18s'il avait fait des économies là où on peut les faire,
00:18:20notamment dans l'immigration,
00:18:22je rappelle que Nicolas Pouvromanti
00:18:23nous dit que ça nous coûte 40 milliards d'euros par an.
00:18:25On va en parler de tout à l'heure, oui.
00:18:26C'est quand même pas une bagatelle.
00:18:2840 milliards d'euros par an.
00:18:30Sur 10 ans, ça fait 400 milliards.
00:18:31Bon, s'il avait fait quelques économies,
00:18:33eh bien aujourd'hui, nous pourrions aider les Français
00:18:35en baissant assez massivement les taxes sur les carburants
00:18:38et en nous épargnant peut-être une crise économique
00:18:40qui va arriver demain.
00:18:42Pas après-demain, demain.
00:18:43Oui, et puis on va déjà commencer, j'ai envie de dire.
00:18:45Laurent Cappelletti, économiste, professeur Ocnam.
00:18:48Moi, ce que j'ai retenu,
00:18:49et vous me dites si c'est la même chose de votre côté,
00:18:51avec votre œil d'expert, bien sûr,
00:18:53la crise, elle va durer, elle va s'aggraver.
00:18:55Et à l'heure où nous, nous parons,
00:18:57les Français n'ont aucune visibilité
00:18:59sur la suite des événements.
00:19:03Oui, alors c'est bon,
00:19:04c'est un peu la boule de cristal, si vous voulez.
00:19:06Mais là, compte tenu du contexte,
00:19:08on se rend bien compte que,
00:19:09puisque cette hausse des prix des carburants
00:19:11est liée au conflit, en fait, au Moyen-Orient,
00:19:14on voit bien que, côté Yémen, côté iranien,
00:19:18j'allais dire, il y a une volonté, justement,
00:19:20passez-moi l'expression,
00:19:22de jouer en sorte de foutre le bordel chez nous.
00:19:24Voilà.
00:19:25C'est pour ça que...
00:19:26Il l'a dit Emmanuel Macron,
00:19:27on ne l'a pas entendu,
00:19:28mais il a dit qu'il...
00:19:29Enfin, je n'ai plus les mots exacts,
00:19:30mais qu'un accord entre l'Iran et les États-Unis
00:19:32n'était pas forcément à l'ordre du jour
00:19:34ces prochaines semaines.
00:19:36Alors, une fois qu'on a dit ça,
00:19:38OK, c'est parti pour longtemps.
00:19:39Donc, moi, je pense que,
00:19:41là où je diverge avec le président Emmanuel Macron,
00:19:44c'est qu'en fait,
00:19:45on ne peut pas aider sans trouver la contrepartie.
00:19:49C'est ça.
00:19:49Mais en fait, on peut tout à fait aider.
00:19:51Mais simplement, il faut trouver l'autofinancement.
00:19:54Voilà.
00:19:54Mais bien entendu qu'on peut aider.
00:19:55Et de mon point de vue,
00:19:56il faut aider,
00:19:58notamment les Français modestes qui travaillent
00:20:01et les entrepreneurs petites entreprises, etc.,
00:20:05qui travaillent,
00:20:06qui ont besoin de rouler
00:20:08pour en fait passer ce cap.
00:20:10Voilà.
00:20:10Parce qu'il y a une colère, évidemment,
00:20:12que l'on s'en montait.
00:20:13Yvan Riuffol, je vous fais réagir.
00:20:14Je voudrais juste qu'on entende le chef de l'État
00:20:16parce que la question d'un éventuel retour,
00:20:18que ce soit les gilets jaunes
00:20:19ou une autre forme de colère sociale,
00:20:20est bien sûr sur la table
00:20:21et dans la tête de beaucoup
00:20:22ces dernières semaines.
00:20:24Écoutez ce qu'en dit le chef de l'État.
00:20:28Je suis solidaire
00:20:29pour l'égard de nos compatriotes,
00:20:31mobilisés.
00:20:33Mais je les appelle aussi à rester unis.
00:20:35Et nous devons tous rester unis
00:20:36parce que dans cette situation,
00:20:38la division nous rendra moins forts
00:20:40pour affronter ces crises.
00:20:41Et les mobilisations sociales
00:20:43sont toujours légitimes,
00:20:44mais elles sont efficaces
00:20:46lorsqu'elles ont un débouché
00:20:47qui est à la main du gouvernement.
00:20:49Lorsqu'elles protestent
00:20:51contre les conséquences
00:20:52de phénomènes
00:20:53qui ne sont pas le résultat
00:20:54d'actions gouvernementales,
00:20:56elles disent une souffrance,
00:20:58mais elles produisent moins une solution.
00:21:01Donc restons unis, concentrés.
00:21:04Vous avez un gouvernement
00:21:05qui est à la tâche,
00:21:07conscient de ce que vit le pays,
00:21:08qui prendra les meilleures décisions possibles
00:21:10avec les contraintes qui sont les nôtres.
00:21:12Je crois qu'il y a des forces politiques
00:21:13qui ont compris cela,
00:21:14et j'espère toutes.
00:21:15Et il y aura ensuite
00:21:16le débat parlementaire qui se doit.
00:21:19Je pense qu'on a aujourd'hui
00:21:21besoin de rester très unis
00:21:22et d'avoir conscience
00:21:23que la situation que nous vivons,
00:21:25elle est la conséquence
00:21:26des crises internationales.
00:21:28Ce que nous dit Emmanuel Macron
00:21:29et Yvan Rioffel,
00:21:29c'est que ça ne sert à rien
00:21:30d'aller dans la rue
00:21:30puisque de toute façon
00:21:31ça ne changera rien
00:21:32et que ce n'est pas moi
00:21:33qui suis le responsable
00:21:34de ce que vous vivez.
00:21:35C'est toujours la même chose.
00:21:35On a un président
00:21:36qui vit une vie parallèle.
00:21:37Je me souviens qu'avant
00:21:39le mouvement des Gilets jaunes,
00:21:41quelques mois avant,
00:21:41il avait fait un grand parcours mémoriel.
00:21:43C'était ainsi
00:21:44qu'il avait intitulé son parcours.
00:21:45Il s'était baladé en France.
00:21:46Il avait dit
00:21:46que je ne sens pas la colère française.
00:21:47La colère française
00:21:48avait débarqué six mois après.
00:21:50Et là, on fait la même chose.
00:21:51Il nous dit dans le fond
00:21:53je ne sens pas non plus
00:21:54la colère française.
00:21:55Il ne comprend pas
00:21:55l'irritation
00:21:56qui parcourt maintenant
00:21:57une société
00:21:58qui naturellement
00:21:59a supporté
00:22:01une succession
00:22:02d'erreurs de gestion.
00:22:03Et la deuxième caractéristique
00:22:05de ce président
00:22:05c'est qu'en effet
00:22:06ce n'est jamais de sa faute.
00:22:08C'est tout à fait ahurissant
00:22:09de voir que même
00:22:10sur l'effondrement
00:22:12très général de l'économie
00:22:13mais pas simplement de l'économie,
00:22:14de la culture,
00:22:15de la civilisation,
00:22:16de l'école, etc.
00:22:17Ce n'est pas non plus
00:22:17de sa faute.
00:22:18Il va désigner
00:22:19des pressions internationales.
00:22:20il va désigner
00:22:21je ne sais qui
00:22:22Poutine sans doute
00:22:23parce que c'est
00:22:23le plus comète.
00:22:25La Russie
00:22:25qui a été largement
00:22:26au cœur
00:22:26de cette conférence de presse
00:22:27avec la menace hybride.
00:22:29On voit très bien
00:22:30naturellement
00:22:30que les boucs émissaires
00:22:31vont être très utiles
00:22:32pour lui
00:22:33mais la véritable cause
00:22:35de l'effondrement
00:22:36de la France
00:22:36du champ de ruines
00:22:37qui est devenu la France
00:22:38c'est bien lui.
00:22:39Pas que lui naturellement.
00:22:40Il est la conséquence
00:22:41de 50 ans de gestion
00:22:42qui ont été absurdes
00:22:43au bout du compte
00:22:43mais lui quand même
00:22:44très prioritairement
00:22:45et singulièrement
00:22:46à travers cette crise du Covid
00:22:47qui a été également
00:22:48surévaluée
00:22:49de mon point de vue
00:22:49je l'avais critiqué
00:22:50dès le départ
00:22:51et il se met
00:22:53il se flatte
00:22:54dans le fond
00:22:55d'avoir répondu
00:22:56en dépensant
00:22:56des sommes folles
00:22:57à cette crise du Covid
00:22:58on pourrait aussi
00:22:58s'interroger
00:22:59de savoir
00:22:59s'il fallait vraiment
00:23:00dépenser à ce point
00:23:00des sommes folles
00:23:01sur le Covid aussi
00:23:02donc tout est à revoir
00:23:04dans cette gestion.
00:23:05Le problème
00:23:05c'est pas comme si
00:23:06on n'avait pas déjà vécu ça
00:23:07en fait
00:23:07c'est pas comme si
00:23:08on ne connaissait pas
00:23:09le discours
00:23:09que l'effet de rappeau
00:23:10la dramatisation
00:23:11on n'avait pas déjà
00:23:12ça en tête
00:23:12pour expliquer
00:23:13les crises nationales.
00:23:14C'est très grave
00:23:14car nous arrivons
00:23:15au bout d'un système
00:23:16au bout d'un régime
00:23:17avec une colère
00:23:18qui devient
00:23:18une colère
00:23:19quasiment irrépressible
00:23:20et d'autant plus
00:23:21que vous avez un président
00:23:22encore une fois
00:23:23qui ne voit rien
00:23:24qui n'entend rien.
00:23:24Alors Yohan
00:23:25je vous donne tout de suite
00:23:25la parole
00:23:25je voudrais juste
00:23:26qu'on entende
00:23:26quelques chefs de parti
00:23:27qui ont réagi
00:23:27justement après avoir
00:23:28rencontré le chef de l'état
00:23:30le ton et le son de cloche
00:23:31qu'on pouvait entendre
00:23:32à la sortie de l'Elysée
00:23:33et puis vous concluez
00:23:34sur ce sujet.
00:23:36Je n'ai pas entendu
00:23:37de la part du président
00:23:38de la République
00:23:38ou du Premier ministre
00:23:40qui participait aussi
00:23:41à la réunion
00:23:43de nouvelles mesures
00:23:44des annonces
00:23:45pour pouvoir faire face
00:23:46à cet état d'urgence sociale.
00:23:49Le président
00:23:49n'a apporté
00:23:50aucune réponse
00:23:51sur le pouvoir d'achat
00:23:53ou sur la question
00:23:53des taxes sur les carburants
00:23:54et la question
00:23:55du pouvoir d'achat
00:23:56a été malheureusement
00:23:57balayée par le gouvernement.
00:23:59Écoutez
00:23:59le président de la République
00:24:00j'espère
00:24:03qu'il répondra
00:24:04aux Français rapidement.
00:24:05Il n'a pas apporté
00:24:06de réponse là
00:24:08immédiate
00:24:10mais ce n'est pas
00:24:11à nous
00:24:12qu'il doit parler.
00:24:13Maintenant
00:24:13c'est aux Français.
00:24:16Le président de la République
00:24:17a à la fois raison
00:24:18et tort.
00:24:19Il a raison
00:24:20quand il dit
00:24:21la France n'est pas responsable
00:24:22de l'augmentation
00:24:23du prix du baril de pétrole.
00:24:25Ça c'est vrai.
00:24:25On ne peut rien faire.
00:24:26Ça nous n'avons
00:24:27absolument aucun impact
00:24:28et nous subissons
00:24:30l'augmentation
00:24:30du cours
00:24:31du pétrole.
00:24:32Là où il a tort
00:24:32en revanche
00:24:33c'est quand il dit
00:24:35considérer
00:24:36qu'il n'est pas responsable
00:24:38du prix à la pompe.
00:24:39Le prix à la pompe
00:24:40il en est en partie
00:24:40responsable
00:24:41parce que s'il n'avait pas
00:24:42géré de manière
00:24:43absolument calamiteuse
00:24:45catastrophique
00:24:46les finances publiques
00:24:47et le pays en général
00:24:48et bien il aurait
00:24:49les marges de manœuvre
00:24:50pour faire baisser
00:24:51à la pompe.
00:24:51Donc oui
00:24:52le prix du baril
00:24:53augmente
00:24:53et nous n'y pouvons rien
00:24:54mais c'est à cause de lui
00:24:55que nous ne sommes plus
00:24:57en mesure de baisser
00:24:58les prix à la pompe.
00:24:59Donc il a quand même
00:25:00une part de responsabilité
00:25:01dans le drame
00:25:03que vivent les français
00:25:03parce qu'aujourd'hui
00:25:04aller faire son plein
00:25:05pour une très grande
00:25:06partie des français
00:25:07ça n'est pas seulement
00:25:08difficile
00:25:08c'est un drame
00:25:09parce que faire le plein
00:25:11de sa voiture
00:25:13ça implique de se priver
00:25:14de tout un tas de loisirs
00:25:15le week-end
00:25:16etc.
00:25:17Donc oui
00:25:18c'est un drame
00:25:18et ce drame là
00:25:19il en est en partie
00:25:20responsable
00:25:21parce qu'il a très mal
00:25:21géré les finances publiques.
00:25:23Laurent Capelletti
00:25:23l'état français
00:25:24n'a plus les moyens
00:25:25d'amortir durablement
00:25:26le choc
00:25:27c'est une formule
00:25:28qu'on entend beaucoup
00:25:28mais est-ce qu'elle est
00:25:30prophétique ?
00:25:31La France va
00:25:33véritablement
00:25:33dans le mur ?
00:25:36Ah bah oui
00:25:37si on n'améliore pas
00:25:38la qualité de gestion
00:25:39c'est sûr
00:25:40qu'on va dans le mur
00:25:41complètement
00:25:43sur cette histoire
00:25:44en fait
00:25:45du prix de l'essence
00:25:47je rejoins un peu
00:25:48votre chroniqueur
00:25:49c'est-à-dire que
00:25:50les grandes causes
00:25:51il y a beaucoup
00:25:52de causes extérieures
00:25:53c'est vrai
00:25:53c'est indubitable
00:25:54mais il y a aussi
00:25:55des causes
00:25:55qui sont dues
00:25:56à notre pied
00:25:56de qualité de gestion
00:25:57et il faut
00:25:59et on peut
00:25:59faire quelque chose
00:26:00de façon raisonnable
00:26:02pour nos finances publiques
00:26:03il suffit de regarder
00:26:04les exemples des pays
00:26:05où l'essence est plus bas
00:26:06on cite souvent l'Espagne
00:26:08comment font-ils
00:26:09pour avoir des taxes
00:26:10moins élevées ?
00:26:11Et bien en fait
00:26:12ils créent plus de richesses
00:26:13d'un côté
00:26:14ils travaillent un petit peu plus
00:26:16et de l'autre côté
00:26:17ils gèrent beaucoup mieux
00:26:17leurs dépenses publiques
00:26:19c'est un effort
00:26:20qu'ils ont fait
00:26:20depuis ces dix dernières années
00:26:22on va dire
00:26:22on peut faire ça
00:26:24il faut faire ça
00:26:25Ce sont différents postes
00:26:26qui s'imbriquent
00:26:26et ça demande
00:26:27une vraie volonté politique
00:26:29et une action réelle
00:26:31évidemment
00:26:32de la part du gouvernement
00:26:33il y aura encore
00:26:34beaucoup de choses à dire
00:26:35mais on va marquer
00:26:35la pause
00:26:36merci beaucoup Laurent Cappelletti
00:26:37économiste
00:26:38professeur Ocknam
00:26:38d'avoir réagir
00:26:40on va s'afficher
00:26:40ce qu'on appelait tout à l'heure
00:26:42les prix de l'essence
00:26:43qu'on n'a jamais vu au CIO
00:26:45et je vous dis
00:26:45là on est vraiment
00:26:46sur la moyenne basse
00:26:46parce que vous avez
00:26:47certains secteurs
00:26:49en France
00:26:49où on frôle
00:26:50d'ores et déjà
00:26:51les 3 euros
00:26:52à se demander
00:26:52quand est-ce que tout cela
00:26:53va s'arrêter
00:26:55la première pause
00:26:56tout autre sujet
00:26:57dans un instant
00:26:58et on se tournera
00:26:59plutôt vers vous
00:26:59Stanislas Godon
00:27:00pour évoquer
00:27:02cet individu
00:27:03d'ailleurs
00:27:03qui est encore
00:27:04en urgence absolue
00:27:05alors on se parle
00:27:06en cause
00:27:07un autre individu
00:27:08un délinquant
00:27:08qui a refusé
00:27:09d'obtempérer
00:27:10encore une fois
00:27:11face à des pompiers
00:27:12qui lui demandaient
00:27:13de s'arrêter
00:27:13à tout de suite
00:27:17Il est quasiment 15h30
00:27:19bienvenue à tous
00:27:19les téléspectateurs
00:27:21qui nous rejoignent
00:27:21en direct sur CNews
00:27:22la suite de 100%
00:27:24actu
00:27:24oui 100%
00:27:26je ne sais pas
00:27:26comment réagir
00:27:26100% actu
00:27:28évidemment
00:27:28avec Valérie Acknin
00:27:29d'abord pour l'essentiel
00:27:30de l'actualité
00:27:31bonjour Valérie
00:27:31Bonjour Julien
00:27:32et bonjour à tous
00:27:33à la une
00:27:34Emmanuel Macron
00:27:34a convié
00:27:35les chefs des partis
00:27:36à l'Elysée
00:27:37ils ont évoqué
00:27:38les conflits internationaux
00:27:39et leurs conséquences
00:27:40nationales
00:27:41après cette réunion
00:27:42le président de la république
00:27:43a pris la parole
00:27:44il déclare que la France
00:27:45va convoquer un G7
00:27:46sur l'énergie
00:27:47écoutez
00:27:49Merci beaucoup
00:27:50la deuxième crise
00:27:51que nous vivons
00:27:51ce sont les conséquences
00:27:53de la guerre
00:27:54au Proche et Moyen-Orient
00:27:56et en particulier
00:27:57les conséquences
00:27:58sur le prix de l'énergie
00:27:59et sur la vie
00:28:00de nos compatriotes
00:28:01nul n'ignore ici
00:28:03ce que vivent
00:28:04tant et tant
00:28:06de nos compatriotes
00:28:07de familles
00:28:08depuis ces dernières semaines
00:28:10où le prix des carburants
00:28:11a fortement augmenté
00:28:12les prix à la pompe
00:28:13atteignent des niveaux
00:28:14historiques
00:28:16qui font aujourd'hui
00:28:17beaucoup souffrir
00:28:18qui accroissent
00:28:19les problèmes
00:28:20de pouvoir d'achat
00:28:21l'inquiétude monte
00:28:22sur les prix du gaz
00:28:23et la situation énergétique
00:28:25cette situation
00:28:28elle est due
00:28:29intégralement
00:28:31aux guerres
00:28:32et à la situation
00:28:33internationale
00:28:34et c'est aussi
00:28:35l'objectif
00:28:36de cette réunion
00:28:37et elle est en particulier
00:28:38due
00:28:39puisque la guerre en Ukraine
00:28:40elle dure depuis 4 ans
00:28:42à la fermeture
00:28:43du détroit d'Hormuz
00:28:45et aux conséquences
00:28:48des attaques
00:28:48qui ont été lancées
00:28:49par les Etats-Unis d'Amérique
00:28:50et Israël
00:28:51en Iran
00:28:51vous le savez
00:28:52cette guerre
00:28:53la France ne l'a pas choisie
00:28:54elle n'y a d'ailleurs
00:28:55pas participé
00:28:56mais comme beaucoup
00:28:57d'autres pays
00:28:58nous vivons les conséquences
00:28:59de ce qu'elle a déclenché
00:29:00et de son côté
00:29:01Fabien Roussel
00:29:02candidat PCF
00:29:03à l'élection présidentielle
00:29:04estime qu'Emmanuel Macron
00:29:06n'envisage aucune solution
00:29:08à court terme
00:29:08écoutez
00:29:10la situation est préoccupante
00:29:13elle est même très grave
00:29:15et ça
00:29:17malheureusement
00:29:18on ne l'apprend pas
00:29:20on ne le découvre pas
00:29:20on a été plusieurs
00:29:22on est plusieurs
00:29:24à dire
00:29:24depuis plusieurs semaines
00:29:27que
00:29:27cette situation
00:29:29de guerre
00:29:30au Moyen-Orient
00:29:31ou en Ukraine
00:29:32va
00:29:33aggraver
00:29:34la crise énergétique
00:29:36C'est l'avis de Jordan Bardella
00:29:38président du Rassemblement National
00:29:40il estime
00:29:41qu'Emmanuel Macron
00:29:42n'a apporté
00:29:43aucune réponse
00:29:45Nous avons
00:29:46eu un certain nombre
00:29:47d'informations
00:29:48sur la situation internationale
00:29:50qui est loin
00:29:51d'être rassurante
00:29:52et donc
00:29:53il était nécessaire
00:29:54que la représentation nationale
00:29:56et que les responsables
00:29:58de partis
00:29:58puissent avoir
00:29:59des éléments
00:30:00sur la dégradation
00:30:01de la situation
00:30:02sécuritaire
00:30:03et énergétique
00:30:04notamment
00:30:04au Moyen-Orient
00:30:05mais
00:30:07le président
00:30:07n'a apporté
00:30:08aucune réponse
00:30:10sur le pouvoir d'achat
00:30:11ou sur la question
00:30:12des taxes
00:30:12sur les carburants
00:30:13Nous avons réclamé
00:30:13avec Eric Ciotti
00:30:15une baisse de la TVA
00:30:17de 20%
00:30:17à 5,5%
00:30:18sur le carburant
00:30:20et une annulation
00:30:22des augmentations
00:30:23de taxes
00:30:23sur l'essence
00:30:24qui ont été mises en oeuvre
00:30:24par le gouvernement
00:30:25en 2018
00:30:26ce qui permettrait
00:30:27sur un plein
00:30:28de 40 litres
00:30:29de gagner une vingtaine
00:30:30d'euros à la pompe
00:30:31qui serait directement
00:30:32rendu à nos compatriotes
00:30:33et la question
00:30:34du pouvoir d'achat
00:30:34a été
00:30:36malheureusement
00:30:36balayée
00:30:37par le gouvernement
00:30:38Cette déclaration
00:30:39du ministre de l'économie
00:30:40en 2026
00:30:41le gouvernement
00:30:42vise un déficit
00:30:43public inférieur
00:30:44à 5,5%
00:30:46et ce n'est pas tout
00:30:47pour Roland Lescure
00:30:48l'objectif
00:30:49de 5%
00:30:50de déficit
00:30:51en 2027
00:30:51est ambitieux
00:30:52mais réalisable
00:30:55Et c'est une dispute
00:30:56entre deux sœurs
00:30:57qui a viré au drame
00:30:58à Saint-Mort-des-Fossais
00:30:59dans le Val-de-Marne
00:31:01L'une d'elles
00:31:01a été mortellement blessée
00:31:03au couteau
00:31:04par le fils
00:31:04de l'autre
00:31:05L'enfant âgé
00:31:06de seulement 7 ans
00:31:07l'a égorgé
00:31:08La mère a été placée
00:31:10en garde à vue
00:31:10Dans le reste de l'actualité
00:31:15à Nantes
00:31:15la construction
00:31:16d'un centre
00:31:17de rétention administrative
00:31:18a été autorisée
00:31:20Chez les opposants
00:31:21de ce projet
00:31:21la colère monte
00:31:22Ils appellent
00:31:23à manifester demain
00:31:24Les explications
00:31:25d'Alison Blanc
00:31:28A Nantes
00:31:29un centre
00:31:29de rétention administrative
00:31:31va voir le jour
00:31:32à la fin du premier
00:31:33semestre 2028
00:31:34Le tribunal administratif
00:31:36a rejeté
00:31:36la suspension
00:31:37des travaux
00:31:38demandés par des opposants
00:31:39140 places
00:31:41vont être créées
00:31:42Pour le préfet
00:31:43de Loire-Atlantique
00:31:44c'est une urgence
00:31:45Nous avons besoin
00:31:46de ce centre
00:31:46de rétention administrative
00:31:47On en a besoin
00:31:48pour éloigner
00:31:49les étrangers
00:31:50qui sont en situation
00:31:51irrégulière
00:31:51qui troublent
00:31:52l'ordre public
00:31:53Sur Nantes
00:31:54près de 40%
00:31:55de la délinquance
00:31:55de voix publique
00:31:56est liée
00:31:57à des ressortissants
00:31:57étrangers
00:31:58en situation irrégulière
00:31:59Face à lui
00:32:00la gauche
00:32:01et l'extrême gauche
00:32:01contestent
00:32:02le préfet
00:32:03ne cède pas
00:32:03Nous ne permettrons
00:32:05aucun trouble
00:32:05à l'ordre public
00:32:06A chaque fois
00:32:07qu'il y avait
00:32:07des tentatives
00:32:08nous avons très clairement
00:32:09fait appliquer la loi
00:32:10A chaque fois
00:32:11qu'il y a eu
00:32:11des dizaines de personnes
00:32:12qui s'y sont risquées
00:32:13ces personnes ont essayé
00:32:14de pénétrer sur le site
00:32:15Elles ont été interpellées
00:32:16mises à disposition
00:32:17immédiatement de la justice
00:32:18Un constat qui résonne
00:32:19avec celui du député
00:32:20Richard Rodouel
00:32:21Dans un rapport
00:32:22rendu public ce mercredi
00:32:24le député affirme
00:32:25que la gestion
00:32:25des éloignements
00:32:26d'irréguliers
00:32:27passe par la création
00:32:28de CRA
00:32:30La crise migratoire
00:32:31à Ceuta en Espagne
00:32:32Les autorités
00:32:33ont commencé
00:32:34à transférer
00:32:34des migrants
00:32:35qui se trouvaient
00:32:36sur les plages
00:32:37vers des tentes
00:32:38pouvant accueillir
00:32:381700 personnes
00:32:40Elles ont été installées
00:32:41dans le port
00:32:42de l'enclave espagnole
00:32:43en Afrique du Nord
00:32:44Quelques tensions
00:32:44ont eu lieu
00:32:45en début de l'opération
00:32:48Et pour terminer
00:32:49le 25 septembre
00:32:51aura lieu
00:32:51la visite historique
00:32:52du pape Léon XIV
00:32:53à Paris
00:32:54La rédaction
00:32:55est partie
00:32:55sur les traces
00:32:56de ses ancêtres
00:32:57en Normandie
00:32:58Le récit
00:32:59de Raphaël Lazreg
00:33:02C'est ici
00:33:03dans ce petit village
00:33:05du Calvados
00:33:05de 3000 habitants
00:33:06que l'on retrouve
00:33:07une partie
00:33:08de l'histoire familiale
00:33:09du pape Léon XIV
00:33:10Le maire de Saint-Pierre-sur-Dy
00:33:12va retrouver
00:33:12plusieurs actes
00:33:13d'état civil
00:33:14qui permettent
00:33:14de retracer
00:33:15l'histoire de sa famille
00:33:16sur plus de 3 générations
00:33:18En 1777
00:33:19on trouve
00:33:20l'arrière-arrière-arrière-grand-mère
00:33:22Jeanne Germain
00:33:23qui aura
00:33:24plusieurs enfants
00:33:25dont une fille
00:33:26cette fois-ci
00:33:27on arrive à l'arrière-arrière-grand-mère
00:33:29du pape
00:33:29Cette personne-là
00:33:30Pierre-Gustave Fontaine
00:33:32lui menuisier
00:33:33qui aura plusieurs enfants
00:33:34dont Ernest-Auguste Fontaine
00:33:36Donc là
00:33:37on est sur un document
00:33:38de 1857
00:33:39Mais les racines françaises
00:33:41du pape
00:33:41ne s'arrêtent pas ici
00:33:42Dans le Calvados
00:33:43elles nous conduisent
00:33:44100 km plus loin
00:33:45du côté du Havre
00:33:46C'est ici
00:33:47qu'est née sa grand-mère
00:33:48paternelle
00:33:48en 1894
00:33:50Suzanne-Marie-Louise Fontaine
00:33:52elle sera née
00:33:53au Havre
00:33:54et partira
00:33:55en Amérique
00:33:56où elle aura
00:33:56un époux
00:33:57deux enfants
00:33:58et parmi les deux enfants
00:33:59on va trouver
00:33:59Louis-Marius-Prévot
00:34:01le père
00:34:02de Robert-Francis-Prévot
00:34:04à savoir
00:34:05Léon XIV
00:34:05aujourd'hui
00:34:06En 1944
00:34:07le père du pape
00:34:08Louis-Marius-Prévot
00:34:09alors âgé de 23 ans
00:34:10est officier
00:34:11dans l'US Navy
00:34:11Il débarque
00:34:12lui aussi
00:34:13sur cette terre familiale
00:34:14lors du débarquement
00:34:15du 6 juin
00:34:15Une histoire familiale
00:34:17qui traverse donc
00:34:17plusieurs générations
00:34:18et qui selon
00:34:19l'arbre généalogique
00:34:20reconstitué
00:34:21révèle près de
00:34:2240% d'origine française
00:34:23chez le pape
00:34:26Un petit peu français
00:34:27donc le pape
00:34:28Léon XIV
00:34:28avec un week-end
00:34:29fantastique
00:34:30qui nous attend
00:34:31j'en profite
00:34:32pour le rappeler
00:34:33à nos téléspectateurs
00:34:34week-end
00:34:35pas celui-ci
00:34:35celui qui viendra
00:34:37évidemment
00:34:37avec la visite du pape
00:34:40cette grande célébration
00:34:41au Stade de France
00:34:42l'espace de la Concorde
00:34:43on attend des centaines
00:34:43de milliers de personnes
00:34:44ce sera fabuleux
00:34:45Merci beaucoup Valérie
00:34:46Rendez-vous à 16h
00:34:47pour l'actualité
00:34:48encore avec vous
00:34:49Yvan Rufol
00:34:50Stanislas Godon
00:34:51Johan Usai
00:34:51toujours présent
00:34:52autour de la table
00:34:53Célia Barod du service
00:34:54police-justice
00:34:54nous a rejoint
00:34:55pour évoquer
00:34:55ce nouveau refus
00:34:56d'obtempéré
00:34:57qui se termine en drame
00:34:58avec cet accident
00:35:00le conducteur
00:35:00d'un scooter puissant
00:35:02en fuite
00:35:03a percuté un homme
00:35:04qui traversait
00:35:05sur le passage piéton
00:35:06ça s'est passé à Montreuil
00:35:06en Seine-Saint-Denis
00:35:07il est en urgence
00:35:09absolue
00:35:09les explications
00:35:10avec Fabrice Elsner
00:35:11et Mathilde Ibaniez
00:35:11d'abord
00:35:14Il est 18h15
00:35:16ce mercredi
00:35:17à Montreuil
00:35:17en Seine-Saint-Denis
00:35:18quand les policiers
00:35:19de la BAC
00:35:20repèrent deux individus
00:35:21casqués sur un T-Max
00:35:22le scooter
00:35:23vient de multiplier
00:35:24les infractions
00:35:25au code de la route
00:35:26les policiers
00:35:27le prennent en chasse
00:35:28mais pendant la poursuite
00:35:30ils perdent
00:35:30le deux roues de vue
00:35:31quelques instants plus tard
00:35:33le scooter
00:35:33percute un homme
00:35:34qui traversait
00:35:35sur un passage piéton
00:35:36au vert
00:35:37On a vu le corps
00:35:37il était là
00:35:40au niveau là
00:35:41et en fait
00:35:42c'était mon ami
00:35:42je ne l'avais pas reconnu
00:35:43au début
00:35:44parce qu'en fait
00:35:45il était allongé
00:35:47presque sur le ventre
00:35:47je ne l'avais pas
00:35:48sa tête
00:35:49et c'est quand
00:35:50j'ai vu son sac
00:35:50que j'ai reconnu
00:35:51que c'était mon ami
00:35:52donc c'est là
00:35:52que ça m'avait fait
00:35:53un gros choc
00:35:54Projeté à 5 mètres
00:35:55le piéton
00:35:56est grièvement blessé
00:35:57il a été transporté
00:35:58à la pitié salpêtrière
00:35:59en urgence absolue
00:36:01le conducteur du T-Max
00:36:02est lui
00:36:03grièvement blessé
00:36:04son passager lui
00:36:05est en urgence relative
00:36:07On a été assez surpris
00:36:09parce que
00:36:09on n'a pas l'habitude
00:36:10de voir ça ici
00:36:11et il y avait pas mal
00:36:13de monde
00:36:13les gendarmes
00:36:15les pompiers
00:36:15etc
00:36:16donc on était
00:36:18assez choqués
00:36:18en disant que c'est normal
00:36:20et donc c'était triste
00:36:22de voir
00:36:22deux personnes
00:36:23au sol
00:36:24Sur le conducteur
00:36:25les policiers
00:36:26découvrent également
00:36:276 000 euros
00:36:27en liquide
00:36:28aucune caméra municipale
00:36:30ne couvre
00:36:31la zone de l'accident
00:36:32On rappelle Stanislas Gonon
00:36:34délégué national
00:36:35Alliance Police
00:36:36qui a entre 60 et 70
00:36:38refus d'obtempérer
00:36:38chaque jour
00:36:39dans ce pays
00:36:41C'est le chiffre
00:36:42Il y a 17
00:36:43des refus d'obtempérer
00:36:44aggravés
00:36:45c'est-à-dire
00:36:45qui mettent en danger
00:36:46Sur les 70
00:36:47il y en a une quinzaine
00:36:47qui sont aggravés
00:36:49pourquoi ?
00:36:49Parce que les délinquants
00:36:51n'ont peur
00:36:51ni de la police
00:36:52ni de la justice
00:36:53Exactement
00:36:53et puis c'est un fléau
00:36:54auquel la justice
00:36:56n'a pas répondu
00:36:57d'ailleurs
00:36:57le dernier observateur
00:36:58de la réponse pénale
00:36:59faisait état
00:36:59pour deux ans
00:37:00encourus
00:37:00c'était à peu près
00:37:01une moyenne de 7 mois
00:37:02ça vous dit
00:37:03qu'on est très très loin
00:37:04du compte
00:37:05en matière de réponse
00:37:07notamment de fermeté
00:37:08et moi je redis encore
00:37:09ce message
00:37:10essayons une fois
00:37:11pour toute la fermeté
00:37:12parce que non seulement
00:37:13les policiers sont en danger
00:37:14les citoyens le sont
00:37:15et d'ailleurs
00:37:16c'est le cas
00:37:17notamment par rapport
00:37:18à ce piéton
00:37:18donc en fait
00:37:19tout le monde est concerné
00:37:20Il y a une chose
00:37:20que je n'ai pas comprise
00:37:21à travers ce sujet
00:37:23parce que je ne suis pas sûr
00:37:24de bien comprendre la règle
00:37:25moi ce que je sais
00:37:26c'est que les policiers
00:37:27dans ce pays
00:37:27ont pour consigne
00:37:29de ne pas poursuivre
00:37:30les contrevenants
00:37:31qui font des refus
00:37:31d'obtempérer
00:37:32là en l'occurrence
00:37:33il était poursuivi
00:37:33par la BAC
00:37:35ce monsieur
00:37:35donc
00:37:35si on ne les poursuit pas
00:37:37c'est du laxisme
00:37:37si on les poursuit
00:37:38on met des vies en danger
00:37:39comment ?
00:37:39Ils peuvent être quand même
00:37:40pris en chasse
00:37:41comme on dit
00:37:42c'est à dire
00:37:42qu'on peut quand même
00:37:43les poursuivre
00:37:43les suivre
00:37:44jusqu'à temps qu'ils s'arrêtent
00:37:45puisque les policiers
00:37:46vont leur faire
00:37:47plusieurs avertissements
00:37:48et à quel moment
00:37:49on s'arrête ?
00:37:49à quel moment
00:37:49il y a cette interdiction
00:37:50de les poursuivre ?
00:37:50en fait je ne comprends pas
00:37:51la règle
00:37:52Est-ce qu'il y a une règle nationale
00:37:54sur les refus d'obtempérer ?
00:37:56Alors la règle en fait
00:37:56c'est de ne pas mettre en danger
00:37:57la vie d'autrui
00:37:58On est d'accord
00:37:59Et donc ce qui fait que
00:38:00ça met effectivement
00:38:01en insécurité
00:38:02notamment juridique
00:38:02les policiers
00:38:03rappelez-vous d'ailleurs
00:38:04à chaque fois qu'il se passe
00:38:05un accident grave
00:38:06même quand on est à 200
00:38:07ou 300 ou 400 mètres
00:38:08et qu'on n'a rien à voir
00:38:09avec l'histoire
00:38:10qu'est-ce qui se passe ?
00:38:11Vous avez tout de suite
00:38:11des émeutes
00:38:12on accuse des policiers
00:38:13d'avoir mis en danger
00:38:14d'avoir percuté
00:38:15peut-être notamment
00:38:16ces personnes qui ont commis
00:38:18tous les risques
00:38:19toutes les infractions possibles
00:38:20et imaginables
00:38:21Donc la règle en fait
00:38:22est la suivante aujourd'hui
00:38:23c'est qu'on prend en charge
00:38:24jusqu'à en fait
00:38:25concurrence de la sécurité
00:38:27en fait des citoyens
00:38:28Maintenant vous savez
00:38:29en Angleterre
00:38:30il y a ce qu'on appelle
00:38:31l'impact
00:38:32qui a été notamment
00:38:33mis en place
00:38:34et qui a donné en fait
00:38:35des résultats
00:38:36La commission notamment
00:38:37d'enquête
00:38:38Il y a une façon de faire
00:38:39il y a une façon d'impacter
00:38:40le véhicule que l'on conçue
00:38:41sans a priori
00:38:42trop mettre en danger
00:38:43il y a une façon de
00:38:45tamponner
00:38:46Vous savez
00:38:48les lignes
00:38:49les hers
00:38:49que l'on peut lancer
00:38:51devant les véhicules
00:38:51pour qu'il puisse s'arrêter
00:38:52Encore faut-il
00:38:53qu'on soit devant lui
00:38:53Exactement
00:38:54C'est bien tout le problème
00:38:55Et puis là en plus
00:38:56vous avez affaire à un deux-roues
00:38:57puisque c'est un scooter T-Max
00:38:58extrêmement puissant
00:38:59et les deux-roues
00:39:00évidemment
00:39:01ont une faculté
00:39:02de se faufiler
00:39:03notamment entre les fils
00:39:04qui sont extrêmement importants
00:39:06Yvan
00:39:06On a beaucoup parlé
00:39:07d'Emmanuel Macron
00:39:08il y a un instant
00:39:08sur d'autres sujets
00:39:09mais le bilan économique
00:39:11on le connaît
00:39:11on sait ce qu'en pensent
00:39:12les Français
00:39:13du chef de l'État
00:39:14le bilan sécuritaire
00:39:15également
00:39:17On connaît maintenant
00:39:18naturellement
00:39:19ces genres de situations
00:39:20Le refus d'obtempérer
00:39:22c'est le refus
00:39:22de répondre
00:39:23à des règles communes
00:39:25Le refus d'obtempérer
00:39:26c'est un acte
00:39:27de séparatisme
00:39:28dans le fond
00:39:30naturellement
00:39:30c'est un acte délictuel
00:39:31mais il y a également
00:39:32un sous-entendu politique
00:39:34qui n'est pas exprimé ainsi
00:39:36mais enfin
00:39:36c'est quand même
00:39:37en général
00:39:38à travers les profils
00:39:39de ceux qui se prêtent
00:39:40à ces genres de situations
00:39:41ce sont des voyous
00:39:43qui sont issus
00:39:44de ce que l'on a appelé
00:39:45la contre-société
00:39:46et c'est cette contre-société
00:39:47qui n'a pas été prise en compte
00:39:48par tout l'ensemble
00:39:49des dirigeants
00:39:50qui depuis 40 ans
00:39:5150 ans
00:39:52et j'entendais encore
00:39:53Dominique de Ville-Pin
00:39:54hier
00:39:55se pâmer devant
00:39:57la nation-monde
00:39:58ainsi a-t-il appelé
00:40:00la France
00:40:00la nation-monde
00:40:01qui était remarquable
00:40:03à travers son universalisme
00:40:05qui faisait en sorte
00:40:06que chacun pouvait venir
00:40:07la rejoindre
00:40:08Ça fait rêver
00:40:08Et si vous avez encore
00:40:10des dirigeants français
00:40:12qui pensent ainsi
00:40:12c'est-à-dire
00:40:13qui pensent de travers
00:40:14et bien naturellement
00:40:15vous allez continuer
00:40:16à fractionner
00:40:17une société multiculturelle
00:40:18qui devient
00:40:19multiconflictuelle
00:40:20à l'évidence
00:40:20et je ne vois pas
00:40:22comment on va sortir
00:40:22de ce cycle infernal
00:40:24sinon en dégageant
00:40:25dans le fond
00:40:26tous ces dirigeants-là
00:40:26qui sont en train
00:40:27de cautionner
00:40:28un enfer
00:40:29Sinon en revoyant
00:40:30une culture pénale
00:40:31de A à Z
00:40:32et en effet
00:40:33faire peur
00:40:33à ceux qui voudraient
00:40:34refuser d'obtempérer
00:40:35Avant de tout revoir
00:40:36il faut d'abord
00:40:37demander à ces gens-là
00:40:37de partir
00:40:38parce que vous ne pouvez pas
00:40:39naturellement essayer
00:40:40de concevoir
00:40:41une politique différente
00:40:42avec les gens
00:40:42qui ont cautionné
00:40:43cette politique-là
00:40:43Donc il y a vraiment
00:40:45une rupture
00:40:46qui doit à un moment donné
00:40:47être actée
00:40:47pour en finir
00:40:49effectivement
00:40:49avec ce délire idéologique
00:40:50qui voudrait
00:40:51qu'une société mondialisée
00:40:53soit une société parfaite
00:40:54et on connaît
00:40:55le symbole
00:40:56de la tour de Babel
00:40:57on est un petit peu
00:40:57dans cette situation-là
00:40:58avec ces sortes
00:41:00de guerres civiles
00:41:01larvées dans le fond
00:41:02même qu'ici
00:41:03on n'en est pas
00:41:03à ce point pour l'instant
00:41:04On a le fléau
00:41:05des refus d'obtempérer
00:41:06le fléau des fusillades
00:41:07sur fond de narcotrafic
00:41:08qu'on ne connaît
00:41:09que trop bien
00:41:10également
00:41:11Dernier exemple
00:41:11à Trappes
00:41:12les forces de l'ordre
00:41:13sont sur les dents
00:41:14depuis une fusillade mortelle
00:41:15qui a eu lieu
00:41:15le 2 septembre dernier
00:41:16dans un quartier de la ville
00:41:17le climat est plus que pesant
00:41:19d'autant que des balles
00:41:20des impacts de balles
00:41:22ont été retrouvés
00:41:22sur la façade
00:41:23d'une école maternelle
00:41:24Godéric B
00:41:25Olivier Campan
00:41:25sur la façade
00:41:29de l'école maternelle
00:41:30les traces d'une fusillade
00:41:31étaient visibles
00:41:32ce lundi matin
00:41:34une douille
00:41:34a également été retrouvée
00:41:36devant l'établissement
00:41:37les faits
00:41:38se sont déroulés
00:41:39dans la nuit
00:41:39de dimanche à lundi
00:41:41provoquant l'inquiétude
00:41:42des parents d'élèves
00:41:43Je me sens
00:41:44qu'on n'est plus en sécurité
00:41:45même s'il y a la police
00:41:46qui font les ronds
00:41:47C'est la panique totale
00:41:48on ne sait pas
00:41:49si nos enfants sont en sécurité
00:41:50quels moyens sont déployés
00:41:52pour protéger les enfants
00:41:53Moi ça fait 10 ans
00:41:54que je suis sur Trappes
00:41:55et j'ai l'impression
00:41:56que c'est là
00:41:57depuis un bon 2-3 semaines
00:41:59c'est intense
00:41:59Les coups de feu
00:42:00s'intensifient à Trappes
00:42:02depuis une fusillade mortelle
00:42:03le 2 septembre
00:42:04Depuis des mois
00:42:05Caroline et son association
00:42:07tentent en vain
00:42:08d'alerter le maire
00:42:09sur l'insécurité
00:42:10et les fusillades
00:42:11dans le quartier de Bussi
00:42:13La nuit
00:42:13La nuit
00:42:13on a des nuisances sonores
00:42:15continues
00:42:17qui viennent d'un espace
00:42:19public
00:42:20qui est juste là
00:42:22Vous pouvez nous montrer ?
00:42:23Cet espace public
00:42:24est juste en face
00:42:25de chez moi
00:42:25C'est en cet état
00:42:27Dès minuit
00:42:28jusqu'à 4h à 5h
00:42:29ça dure éternellement
00:42:31et ça finit
00:42:32par des insultes
00:42:33des bagarres
00:42:36d'adultes
00:42:37Jusqu'au bal
00:42:38devant les portes
00:42:39d'immeubles
00:42:40Beaucoup d'habitants
00:42:41disent envisager
00:42:42de déménager
00:42:43Contactés
00:42:43la mairie a refusé
00:42:44de répondre
00:42:45à nos sollicitations
00:42:46Et ça fait du mal
00:42:47d'entendre les gens
00:42:48qu'on entend dans ce sujet
00:42:49les riverains
00:42:49les gens qui habitent
00:42:50le quartier
00:42:51Stanislas
00:42:51parce qu'ils sont
00:42:52en première ligne
00:42:52et puis pour beaucoup
00:42:53même s'ils en ont envie
00:42:54c'est difficile
00:42:55de déménager
00:42:56de changer de vie
00:42:57de se délocaliser
00:42:58donc on est obligé
00:42:59de subir cet enfer
00:43:00au quotidien
00:43:01La peur pour les enfants
00:43:02la peur pour les proches
00:43:03Bien sûr
00:43:04et en fait
00:43:05vous parliez du bilan
00:43:06mais le bilan sécuritaire
00:43:07c'est ça
00:43:07c'est qu'entre 2016
00:43:08et 2025
00:43:09toutes les stats
00:43:10qui concernent
00:43:11notamment la violence
00:43:11dans tous les domaines
00:43:12elles ont explosé
00:43:13Et en fait
00:43:14aujourd'hui
00:43:14on assiste
00:43:15à la fois des mises en scène
00:43:17comme par exemple
00:43:18la vidéo à Vénissieux
00:43:19on assiste à des tirs
00:43:21notamment aux abords
00:43:22des établissements scolaires
00:43:24et notamment là
00:43:24en l'occurrence
00:43:25une école maternelle
00:43:26je crois
00:43:26si je ne me trompe pas
00:43:27Et en fait
00:43:28si vous voulez
00:43:29il n'y a plus d'autocensure
00:43:30il n'y a plus de désinhibition
00:43:32en fait
00:43:33tous les verrous
00:43:34en fait ont sauté
00:43:35et en fait
00:43:35alors il faudra évidemment
00:43:36mener l'enquête
00:43:37pour savoir sur quel fond
00:43:38en fait il y a eu
00:43:39ces fusillades
00:43:39parce qu'elles deviennent
00:43:40de plus en plus répétitives
00:43:41Est-ce que je prends des risques
00:43:42en disant que ce sont
00:43:43des guerres de narcotrafiquants ?
00:43:44Non, je pense que vous êtes
00:43:46certainement dans le vrai
00:43:47mais oui, bien sûr
00:43:48puisque en fait
00:43:48le lien entre le narcotrafic
00:43:50et la violence
00:43:51dans toutes les stats
00:43:52c'est marrant
00:43:53parce qu'en fait
00:43:53ça suit exactement
00:43:54la même courbe
00:43:55donc c'est bien pour ça
00:43:56que nous on dit
00:43:56qu'il faut enfin
00:43:57et je le redis
00:43:58donner des moyens
00:43:59parce que nous
00:44:00on n'est pas responsable
00:44:00de la police
00:44:01de la banqueroute de l'Etat
00:44:01je pardonne de le dire
00:44:02alors on nous parle
00:44:03on dit oui
00:44:04il n'y a pas de marge de manœuvre
00:44:05mais quel est le prix
00:44:06de l'insécurité en France ?
00:44:08Juste je pose la question
00:44:08il y a quelqu'un
00:44:09qui a écrit
00:44:09qui a estimé
00:44:10que c'était 163 milliards
00:44:12donc nous
00:44:13quand on demande
00:44:13500 millions d'euros
00:44:14il faut quasiment
00:44:15qu'on défile
00:44:15sur les Champs-Elysées
00:44:16qu'on aille jusqu'à
00:44:17l'Assemblée Nationale
00:44:18c'est ça en fait
00:44:19l'Etat aujourd'hui
00:44:19dans notre pays
00:44:20on a oublié le régalien
00:44:21le régalien a été mis de côté
00:44:22et je ne mets pas de côté
00:44:24la justice
00:44:24parce que si la justice
00:44:25n'est pas effectivement
00:44:26dotée en moyens
00:44:27et bien en fait
00:44:28la chaîne pénale
00:44:28elle ne marche pas
00:44:29Évidemment
00:44:29que c'est une chaîne
00:44:35on peut aller un petit peu
00:44:35plus au nord de Paris
00:44:36dans l'Oise
00:44:37pour évoquer quasiment
00:44:38le même sujet
00:44:38panique générale
00:44:40hier à la sortie des classes
00:44:41à Montaterre
00:44:42c'est près de Creil
00:44:43vers 16h30
00:44:44des coups de feu
00:44:45ont été tirés
00:44:45dans un parc
00:44:46non loin d'une école
00:44:47deux personnes ont été blessées
00:44:49sans lien avec
00:44:49l'établissement scolaire
00:44:50les élèves et les enseignants
00:44:51ont trouvé refuge
00:44:52dans l'école
00:44:52un homme de 18 ans
00:44:5318 ans
00:44:54a été interpellé
00:44:55placé en garde à vue
00:44:56en quête pour tentative
00:44:57de meurtre ouverte
00:44:58est-ce qu'on en sait plus
00:44:59Célia sur cette affaire ?
00:45:00Et bien que ce suspect
00:45:01âgé de 18 ans
00:45:03est déjà connu de la justice
00:45:05pour une affaire
00:45:05liée aux stupéfiants
00:45:06il a été interpellé
00:45:07donc placé en garde à vue
00:45:09hier soir
00:45:10concernant les élèves
00:45:11les élèves ont pu quitter l'école
00:45:12dans des conditions sécurisées
00:45:14en fin de journée
00:45:15et une équipe mobile
00:45:16de sécurité académique
00:45:17a été déployée
00:45:18avec également
00:45:19une cellule d'écoute
00:45:21mais c'est une école
00:45:21quand même primaire
00:45:22qui a été visée
00:45:23deux hommes blessés
00:45:25il s'agit donc
00:45:26de deux hommes majeurs
00:45:27ils ont été victimes
00:45:28de tirs par balle
00:45:30et donc on nous indique
00:45:31également que des projectiles
00:45:33ont probablement
00:45:34ricoché sur le toit
00:45:35ou un poteau
00:45:36de la clôture métallique
00:45:37qui entoure l'école
00:45:38et c'est ce qu'il y a eu
00:45:39pour effet de créer
00:45:40un mouvement de foule
00:45:41alors qu'intervenait
00:45:42la sortie des classes
00:45:43donc là on l'a vu à trappe
00:45:44ça s'est déroulé
00:45:45dans la nuit
00:45:46mais il y a aussi
00:45:47ce genre d'événement
00:45:48en pleine journée
00:45:49en fait il n'y a plus rien
00:45:49de sacré parce que
00:45:50quand on commence à tirer
00:45:52à balle réelle
00:45:52la proximité d'une école
00:45:54heureusement
00:45:55et on touche du bois
00:45:56je pense bien sûr
00:45:57à Socaïna
00:45:58à Marseille
00:45:58qui est un exemple
00:45:59patent de cette guerre
00:46:00des narcotrafiques
00:46:02qui fait des dommages
00:46:03insupportables
00:46:03mais de mémoire
00:46:04et je parle sous le contrôle
00:46:06des uns et des autres
00:46:06il n'y a jamais eu
00:46:07d'enfants dans une école
00:46:09qui a été touchée
00:46:09directement par des tirs
00:46:10mais ça en prend la direction
00:46:12on voit les impacts à trappe
00:46:13on retrouve parfois
00:46:14des stupéfiants aussi
00:46:16dans les cours
00:46:16des écoles qui déménagent
00:46:18à Saint-Ouen
00:46:19il y a 2 ou 3 ans
00:46:20parce qu'il y avait
00:46:21un point de deal
00:46:22il va falloir faire le ménage
00:46:24parce que le jour
00:46:24où nos enfants
00:46:25vont recevoir une balle
00:46:26sur le fond de narcotrafic
00:46:27par des tueurs à gage
00:46:28de 18 ans
00:46:28parce que c'est de ça
00:46:29dont on parle
00:46:29en tout cas supposé
00:46:31il y a un moment
00:46:31où on ne pourra plus
00:46:33revenir en arrière
00:46:34et ce pays
00:46:35sera complètement par terre
00:46:37aujourd'hui
00:46:37il y a des gamins
00:46:38de 14 ans
00:46:38Stanislas et Yvan
00:46:39aujourd'hui
00:46:39il y a des gamins
00:46:40de 14 ans
00:46:40qui sont enrôlés
00:46:41pour faire des assassinats
00:46:42pour quelques centaines d'euros
00:46:43on peut bien avoir ça
00:46:45en conscience
00:46:45vous savez
00:46:46le narcotrafic
00:46:46c'est 7 milliards d'euros
00:46:47à l'échelle nationale
00:46:49c'est 380 milliards
00:46:50à 500 milliards
00:46:51à l'échelle internationale
00:46:52on n'est pas tout à fait
00:46:53dans la même cour
00:46:54quand je vois
00:46:54que la loi narco
00:46:55on est seulement
00:46:56à 60% des textes publiés
00:46:58alors que les textes
00:46:59c'est plus important
00:46:59notamment pour taper
00:47:00au portefeuille
00:47:00sur le blanchiment de l'argent
00:47:01sont toujours pas publiés
00:47:03je me dis que quand même
00:47:04on a encore une fois
00:47:05un train de retard
00:47:06par rapport au narcotrafic
00:47:08rappelez-vous
00:47:08en fait c'est l'histoire du terrorisme
00:47:10le terrorisme
00:47:11on est frappé en 2015
00:47:12en 2012 évidemment
00:47:132015
00:47:14et puis après
00:47:14les autres années
00:47:15et en fait
00:47:16on fait des lois
00:47:17entre guillemets
00:47:18d'exception
00:47:18mais en fait
00:47:19on a donné effectivement
00:47:20des moyens
00:47:20aux agences de renseignement
00:47:22pour faire
00:47:23de la politique
00:47:25de lutte contre le terrorisme
00:47:26mais aujourd'hui
00:47:27on en est où
00:47:27de la loi narco
00:47:28on en est où
00:47:29quels sont les moyens
00:47:30qui ont été alloués
00:47:31là aujourd'hui
00:47:32on n'a toujours pas
00:47:33un logiciel de rédaction
00:47:33des procédures
00:47:34il nous manque 2500 enquêteurs
00:47:37sur le territoire national
00:47:38si vous voulez
00:47:39qu'en fait
00:47:39on soit efficace
00:47:40et bien
00:47:41là aujourd'hui
00:47:42la seule solution
00:47:43contrairement à ce qu'a dit
00:47:44le président de la république
00:47:44c'est une question de moyens
00:47:45je suis désolé de le répéter
00:47:46mais moi je suis désolé aussi
00:47:47de dire que
00:47:48dans cette école de l'Oise
00:47:50aujourd'hui
00:47:50il doit y avoir
00:47:51le ministre de l'Intérieur
00:47:51qui se déplace
00:47:53on a failli toucher
00:47:54à nos enfants
00:47:55c'est un risque
00:47:55qui est immense
00:47:57pour les populations
00:47:57sur place
00:47:58qui doivent être encore
00:47:59sous le choc
00:47:59de ce qui s'est passé
00:48:00il faut que notre gouvernement
00:48:01montre aux populations
00:48:02qu'il est présent
00:48:03il ne le fera pas
00:48:05vous savez moi
00:48:06je suivais les faits divers
00:48:08dans les années 90
00:48:09et dans les années 90
00:48:10il y avait un mot d'ordre
00:48:11quasiment gouvernemental
00:48:12qui était de dire
00:48:13on ne montre pas
00:48:14les banlieues du doigt
00:48:15c'est à dire que
00:48:16vous aviez interdiction
00:48:17morale naturellement
00:48:19d'aller
00:48:20de décrire
00:48:20ce que déjà
00:48:21nous voyions
00:48:22nous les journalistes
00:48:23de terrain
00:48:24dans les écoles
00:48:26sur le terrain
00:48:27auprès des commissariats
00:48:28pris pour cible
00:48:29etc
00:48:29et ceux qui avaient
00:48:30à dénoncer ceci
00:48:32étaient considérés
00:48:33effectivement
00:48:33comme étant
00:48:35potentiellement
00:48:36poursuivis
00:48:36pour des dits racistes
00:48:37dans le fond
00:48:38parce que c'était cela
00:48:38vous désignez
00:48:39les banlieues du doigt
00:48:39vous étiez raciste
00:48:40or
00:48:41naturellement
00:48:42cet aveuglement
00:48:43a perduré aujourd'hui
00:48:44est-ce que
00:48:44ce dont l'on déplore
00:48:46aujourd'hui
00:48:46était quelque chose
00:48:46que l'on déplorait
00:48:47déjà il y a 30 ans
00:48:48simplement
00:48:49cela s'est aggravé
00:48:50par la démission
00:48:51de l'état
00:48:51et par effectivement
00:48:52ce refus
00:48:53des autorités
00:48:54mais plus généralement
00:48:54par ce refus
00:48:55de la loi commune
00:48:57dans le fond
00:48:58d'avoir à se confronter
00:48:59à des minorités
00:48:59qui elles mettent en péril
00:49:01naturellement
00:49:01à la cohésion nationale
00:49:02c'est la fin de cette
00:49:03première partie
00:49:04merci Stanislas Godon
00:49:05Alliance Police
00:49:06d'avoir été sur
00:49:07ce plateau
00:49:08je vous annonce
00:49:08ce document
00:49:09exceptionnel
00:49:10sur le Puy du Fou
00:49:11ce soir à 21h
00:49:12raconté par Philippe De Villiers
00:49:13ce sera
00:49:14à suivre sur notre antenne
00:49:16on vous proposera
00:49:17un petit avant-goût
00:49:17avant la fin de notre émission
00:49:19tout à l'heure
00:49:20aux alentours de 16h50
00:49:21restez bien avec nous
00:49:22et surtout
00:49:22je vous invite à suivre
00:49:23ce document ce soir
00:49:24à 21h
00:49:26l'évolution démographique
00:49:27cette étude
00:49:28publiée par l'observatoire
00:49:29de l'immigration
00:49:30et de la démographie
00:49:31qui nous dit
00:49:31avec trois scénarios
00:49:33différents
00:49:33à quoi pourrait ressembler
00:49:35la France de 2050
00:49:36pas mal d'enseignements
00:49:37en tirer
00:49:37on en parle dans un instant
00:49:38merci Stanislas
00:49:39à bientôt
00:49:43il est 16h
00:49:44la suite de 100%
00:49:45actus
00:49:45bienvenue
00:49:45sur CNU
00:49:46si vous nous rejoignez
00:49:47on démarre
00:49:48à cette deuxième heure
00:49:48avec le JT
00:49:49de Valérie Acknard
00:49:50bonjour Valérie
00:49:50bonjour Julien
00:49:51et bonjour à tous
00:49:52Emmanuel Macron
00:49:53a convié les chefs
00:49:54des partis à l'Elysée
00:49:55ils ont évoqué
00:49:56les conflits internationaux
00:49:58et leurs conséquences
00:50:00nationales
00:50:00après cette réunion
00:50:01le chef de l'Etat
00:50:02a pris la parole
00:50:03il souligne
00:50:04que la hausse des prix
00:50:05n'est pas
00:50:05la conséquence
00:50:06de décisions gouvernementales
00:50:07il indique que les aides
00:50:09mises en oeuvre
00:50:09seraient évaluées
00:50:10et adaptées
00:50:11pour mieux accompagner
00:50:12les français
00:50:12de son côté
00:50:14Marine Le Pen est allée
00:50:15à la rencontre
00:50:16des sinistrés
00:50:17de Pomasse
00:50:17dans l'Aude
00:50:18elle en a profité
00:50:19pour répondre
00:50:19à Emmanuel Macron
00:50:20le chef de l'Etat
00:50:21a tort
00:50:22déclare-t-elle
00:50:22la seule solution
00:50:23baisser les taxes
00:50:25la candidate
00:50:25du rassemblement national
00:50:27à l'élection présidentielle
00:50:28ajoute que la politique
00:50:29d'échec n'est pas suffisante
00:50:31pour relancer l'économie
00:50:32dans ce contexte
00:50:34le prix moyen en France
00:50:35d'un litre de gazole
00:50:36a dépassé
00:50:362,30 euros
00:50:37un nouveau record
00:50:39cette moyenne calculée
00:50:40à partir des prix
00:50:41de 9000 stations-service
00:50:43dépasse donc
00:50:43son pic d'avril 2026
00:50:45dans le reste
00:50:47de l'actualité
00:50:48le ministre de l'Intérieur
00:50:49a rendu
00:50:50un hommage national
00:50:51à Bordeaux
00:50:52au caporaux
00:50:53Anthony Berthom
00:50:54et Wilfried Schmitters
00:50:56les deux pompiers
00:50:57sont décédés
00:50:58lors des terribles incendies
00:50:59qui ont frappé
00:51:00le sud-ouest du pays
00:51:01Laurent Nunez
00:51:02leur a décerné
00:51:03à titre posthume
00:51:04la Légion d'honneur
00:51:05et la médaille de la sécurité intérieure
00:51:07et pour terminer
00:51:09c'est en pleine guerre
00:51:10que les électeurs russes
00:51:11se rendent aux urnes
00:51:12pour le premier jour
00:51:13des élections législatives
00:51:15prévues sur trois jours
00:51:16elles devraient permettre
00:51:17au Kremlin
00:51:18de se faire une idée
00:51:19sur l'état d'esprit
00:51:20des russes
00:51:20alors que les initiatives
00:51:22diplomatiques
00:51:23pour mettre fin
00:51:24au conflit
00:51:24avec l'Ukraine
00:51:25ont toutes échoué
00:51:26jusqu'à maintenant
00:51:27merci beaucoup
00:51:28Valérie Knaï
00:51:29à tout à l'heure
00:51:29toujours avec
00:51:30Yvan Riaufol
00:51:31Stanislas Godon
00:51:32que je remercie un peu tôt
00:51:33parce qu'il est encore avec nous
00:51:34pour 30 minutes
00:51:34merci Stanislas
00:51:35d'être encore ici
00:51:37Johan Uzaï
00:51:37du service politique
00:51:38l'immigration de masse
00:51:40peut-elle bouleverser
00:51:41notre démographie
00:51:42étude très éclairante
00:51:44dans le Figaro Magazine
00:51:45aujourd'hui
00:51:45l'Observatoire de l'immigration
00:51:46et de la démographie
00:51:47propose cette étude inédite
00:51:49cette étude qui propose
00:51:50différents scénarios démographiques
00:51:52démographiques
00:51:52pour 2050
00:51:54avec différentes projections
00:51:55ce qu'il faut en retenir
00:51:56avec Sarah Fenzari
00:51:59à quoi pourrait ressembler
00:52:01la France de demain
00:52:02c'est la question posée
00:52:03par le Figaro Magazine
00:52:04qui publie une étude
00:52:06de l'Observatoire
00:52:07de l'immigration
00:52:07et de la démographie
00:52:08trois scénarios d'évolution
00:52:10de la population française
00:52:11d'ici à 2100
00:52:12sont imaginés
00:52:13en fonction notamment
00:52:14du niveau
00:52:15des flux migratoires
00:52:17le premier
00:52:18350 000 entrées
00:52:19permanentes
00:52:20chaque année
00:52:21dans cette hypothèse
00:52:22après 2040
00:52:23plus d'un nouveau-né sur deux
00:52:25aurait une ascendance
00:52:26extra-européenne
00:52:27et quelques décennies plus tard
00:52:29les personnes ayant
00:52:30cette ascendance
00:52:31deviendraient majoritaires
00:52:32dans l'ensemble
00:52:33de la population
00:52:34vers le milieu
00:52:35des années 2070
00:52:36deuxième scénario
00:52:38250 000 entrées par an
00:52:40le changement démographique
00:52:42serait plus progressif
00:52:43après 2050
00:52:44plus d'un nouveau-né sur deux
00:52:46aurait une ascendance
00:52:47extra-européenne
00:52:47mais cette majorité
00:52:49ne concernerait
00:52:50l'ensemble
00:52:51de la population française
00:52:52que dans les années
00:52:532090
00:52:54enfin
00:52:55troisième scénario
00:52:57une forte réduction
00:52:58des flux migratoires
00:52:59extra-européens
00:53:00il serait alors
00:53:01divisé par quatre
00:53:02par rapport
00:53:03aux scénarios
00:53:04intermédiaires
00:53:04dans ce cas
00:53:05la part des personnes
00:53:07ayant une ascendance
00:53:08extra-européenne
00:53:09resterait minoritaire
00:53:10dans la population
00:53:11autour de 30%
00:53:13à partir de 2070
00:53:14mais attention
00:53:15il ne s'agit pas
00:53:17de prévision
00:53:18ce sont des projections
00:53:19qui dépendent
00:53:20des hypothèses
00:53:21retenues
00:53:22sur les migrations
00:53:23la fécondité
00:53:24et la mortalité
00:53:24et qui pourront donc
00:53:26évoluer en fonction
00:53:26des politiques migratoires
00:53:28qui seront mises en place
00:53:29dans les prochaines années
00:53:31juste pour expliquer
00:53:32comment a été menée
00:53:33cette étude
00:53:34de l'observatoire
00:53:34de l'immigration
00:53:35de la démographie
00:53:36Nicolas Pouvour-Monti
00:53:37ce matin
00:53:37chez Pascal Praud
00:53:40on se fait parfois
00:53:40une idée excessive
00:53:41de ce qu'il n'est pas
00:53:42possible de faire
00:53:43sur ce sujet
00:53:43parce qu'on sait
00:53:44que ce qu'on appelle
00:53:45les statistiques
00:53:46dites ethniques
00:53:46en France
00:53:47sont si ce n'est
00:53:48interdites
00:53:49en tout cas très limitées
00:53:50il n'en demeure pas moins
00:53:51que la statistique publique
00:53:53l'INSEE en l'occurrence
00:53:54produit tout un appareil
00:53:55de données
00:53:56sur les origines migratoires
00:53:58des populations
00:53:58sur plusieurs générations
00:53:59et ce sont sur ces données
00:54:01publiques
00:54:02institutionnelles
00:54:03les moins contestables
00:54:03qui soient
00:54:04que nous avons construit
00:54:05ces scénarios de projection
00:54:06et nous l'avons fait
00:54:07notamment
00:54:08parce qu'il nous a semblé
00:54:09que c'était désormais
00:54:09la question
00:54:11qui planait
00:54:11sur le débat public français
00:54:12et que c'était même
00:54:13le sujet
00:54:14sur lequel
00:54:14se faisait maintenant
00:54:15la césure
00:54:16entre les camps politiques
00:54:17il y a évidemment
00:54:17la centralité
00:54:18du concept
00:54:19de nouvelle France
00:54:20à gauche
00:54:20il y a la crainte
00:54:22du grand remplacement
00:54:23à droite
00:54:23qui est à la fois
00:54:24un concept
00:54:24très largement
00:54:25délégitimé
00:54:26dans l'espace public
00:54:27mais dont les enquêtes
00:54:28d'opinion
00:54:28nous disent
00:54:29qu'il est assez largement
00:54:31constaté par les français
00:54:32si on leur demande
00:54:33pensez-vous qu'il y a ou non
00:54:34un grand remplacement
00:54:34c'est un concept
00:54:35qu'on n'emploie pas
00:54:36parce que je considère
00:54:37et nous considérons
00:54:38qu'il a beaucoup de défauts
00:54:39il n'en demeure pas moins
00:54:40que ce que cette étude démontre
00:54:41c'est que dans les scénarios
00:54:42de la continuité
00:54:43la France est engagée
00:54:45serait engagée
00:54:46dans un basculement démographique
00:54:48qui est sans précédent
00:54:49dans son histoire
00:54:49qui pose des questions
00:54:51importantes
00:54:51sur sa cohésion
00:54:52de long terme
00:54:53et qui pose des questions
00:54:54aussi sur la capacité
00:54:55à intégrer
00:54:56ou à assimiler
00:54:57les français
00:54:58les plus récents
00:54:58finalement la question
00:55:00qui est posée
00:55:00dans cette étude
00:55:01c'est peu ou prou
00:55:02serons-nous encore
00:55:03serons-nous encore français
00:55:04dans 30 ou 40 ans ?
00:55:06Mais la France
00:55:06elle a déjà
00:55:07considérablement évolué
00:55:09il y a de plus en plus
00:55:10de restaurants halal
00:55:11par exemple
00:55:11il y a même
00:55:12une grande chaîne
00:55:13de fast-food
00:55:14qui ne propose plus
00:55:15que des produits halal
00:55:17il y a récemment
00:55:19un restaurant
00:55:19près de Lyon
00:55:20qui a voulu réserver
00:55:22une salle
00:55:23spécialement pour les femmes
00:55:24pour que les hommes
00:55:24et les femmes
00:55:25ne se mélangent pas
00:55:26le préfet est intervenu
00:55:27évidemment
00:55:28heureusement
00:55:29mais enfin
00:55:29il y a eu
00:55:30cette tentative
00:55:31il y a des quartiers
00:55:32en France
00:55:32qui sont des quartiers
00:55:33de plus en plus nombreux
00:55:34où si on est bien
00:55:35effectivement
00:55:37légalement sur le sol
00:55:38de France
00:55:38plus rien ne ressemble
00:55:40à la France
00:55:40ça ça existe déjà
00:55:41ce que nous dit
00:55:42Nicolas Pouvromanty
00:55:43c'est que si rien n'est fait
00:55:45si
00:55:45oui parce que
00:55:46pardon
00:55:46pardon de vous interrompre
00:55:47mais cette étude
00:55:48on ne peut pas la qualifier
00:55:49de défaitiste
00:55:50parce qu'il y a plusieurs scénarios
00:55:51il y a trois scénarios
00:55:53du plus pessimiste
00:55:54au moins pessimiste
00:55:56et en l'occurrence
00:55:56ce qu'on nous explique
00:55:57également
00:55:58si on lit tout cela
00:55:59c'est qu'il y a des moyens
00:56:01de faire évoluer les choses
00:56:02il y a des leviers
00:56:03c'est ce que j'allais vous dire
00:56:04j'allais vous dire
00:56:05que si les dirigeants
00:56:07et si ceux qui sont élus
00:56:08à partir de 2027
00:56:09ne mènent pas
00:56:11une politique
00:56:12en adéquation
00:56:13avec la volonté populaire
00:56:15et bien
00:56:16effectivement
00:56:16ce que je viens
00:56:17de vous décrire
00:56:17va s'amplifier
00:56:18et donc la situation
00:56:19de la France
00:56:20par définition
00:56:20va se détériorer
00:56:22en tout cas
00:56:23c'est la lecture
00:56:23qui est la mienne
00:56:24mais rien n'est inéluctable
00:56:26seulement
00:56:26si on veut changer les choses
00:56:28et ne pas arriver
00:56:29à ce scénario
00:56:30qui est un scénario
00:56:31catastrophe
00:56:31parce que la plupart des français
00:56:33une très grande majorité
00:56:34des français le dit
00:56:35nous voulons moins
00:56:36voire beaucoup moins
00:56:37d'immigration
00:56:37précisément
00:56:38pour que la France
00:56:39reste que la France
00:56:40mais il faut prendre
00:56:41ces mesures
00:56:41de manière urgente
00:56:42parce que la situation
00:56:43est déjà
00:56:45comment dirais-je
00:56:46la situation
00:56:47est déjà préoccupante
00:56:48il y a la question du nombre
00:56:49et il y a la question
00:56:50de l'assimilation
00:56:51et pourquoi est-ce
00:56:52qu'on se pose cette question
00:56:53parce que par
00:56:53les différentes vagues
00:56:55migratoires
00:56:56par le passé
00:56:56se sont assimilées
00:56:58à la France
00:56:59est-ce que c'est le nombre
00:57:00la quantité
00:57:01qui fait que cette assimilation
00:57:02aujourd'hui
00:57:03elle n'est
00:57:03pas visible
00:57:04en tout cas
00:57:05plus visible
00:57:05pour une partie
00:57:06des populations
00:57:07désignées
00:57:08c'est sans doute
00:57:08le nombre
00:57:09mais c'est surtout
00:57:10la culture
00:57:11et les incompatibilités
00:57:13culturelles
00:57:13parce qu'une France
00:57:14multi-ethnique
00:57:15dans le fond
00:57:16peut se concevoir
00:57:17une France multiculturelle
00:57:18ne se conçoit pas
00:57:19or pour l'instant
00:57:20ce que l'on voit apparaître
00:57:21à travers cette immigration
00:57:22de peuplement
00:57:23qui vient
00:57:25très majoritairement
00:57:26dans le fond
00:57:26des pays arabo-musulmans
00:57:27c'est une immigration
00:57:28et d'Afrique subsaharienne
00:57:30qui porte en elle
00:57:31une civilisation différente
00:57:33et une civilisation
00:57:33qui aujourd'hui
00:57:35par l'effet du nombre
00:57:35en effet
00:57:36ne s'assimile plus
00:57:37sinon à la marge
00:57:38naturellement
00:57:38vous avez toujours
00:57:38des exceptions
00:57:39qui sont d'ailleurs
00:57:39des exceptions remarquables
00:57:40mais au bout du compte
00:57:41vous avez maintenant
00:57:42une fracture identitaire
00:57:43qui s'est installée
00:57:44et qui risque en effet
00:57:45à terme
00:57:46de faire en sorte
00:57:47que certes
00:57:47vous aurez toujours
00:57:47une France
00:57:48un pays qui s'appellera
00:57:49la France
00:57:51à échéance de 50 ans
00:57:52mais qui n'aura plus
00:57:53rien de commun
00:57:53avec ce que nous connaissions
00:57:54d'une France occidentale
00:57:55d'une France judéo-chrétienne
00:57:57gréco-latine
00:57:58et judéo-chrétienne
00:57:59et donc
00:57:59cette perspective là
00:58:00naturellement
00:58:01est effrayante
00:58:02pour ceux qui sont attachés
00:58:03à la France millénaire
00:58:05dans le fond
00:58:05mais c'est une perspective
00:58:06qui enthousiasme
00:58:08tous ceux
00:58:08qui maintenant
00:58:09ont misé
00:58:10singulièrement
00:58:11à l'extrême gauche
00:58:12sur ce grand mélangisme
00:58:14sur cette France islamisée
00:58:15parce que c'est de ceci
00:58:16dont on parle
00:58:17et donc la question
00:58:18est de savoir
00:58:18si effectivement
00:58:19on peut freiner
00:58:20ce grand remplacement
00:58:22parce que c'est un grand remplacement
00:58:24qui se voit
00:58:24il y a un grand basculement
00:58:25civilisationnel
00:58:26qui s'opère
00:58:27alors l'étude refuse
00:58:28d'utiliser ce terme
00:58:28pour les raisons
00:58:29que je viens d'expliquer
00:58:30parce qu'il y a plusieurs scénarii
00:58:31qui sont envisageables
00:58:32mais c'est la crainte latente
00:58:34oui
00:58:34elle se plie
00:58:34à un politiquement correct
00:58:35mais
00:58:37on peut le supposer ainsi
00:58:39mais vous savez
00:58:40Aimé Césaire
00:58:41dans les années 75
00:58:42parlant de la Guyane
00:58:44avait dénoncé
00:58:44un génocide
00:58:45par substitution
00:58:47parlant des Guyanais
00:58:48qui rejoints
00:58:49par les populations européennes
00:58:51protestaient
00:58:52de leur disparition
00:58:52et d'ailleurs Christiane Taubira aussi
00:58:54parlait des Guyanais
00:58:55de souche
00:58:56dans un sens
00:58:56c'est audible
00:58:57mais pas dans l'autre
00:58:58et alors ce qui est audible
00:58:59pour eux
00:58:59ne l'est pas pour les français
00:59:00dits de souche
00:59:01ce n'est pas un très grand mot
00:59:03un très bon mot
00:59:03je l'en conviens
00:59:04mais je fais partie
00:59:05de ces français de souche
00:59:06par exemple
00:59:06et je ne supporte pas
00:59:07que l'on dise de moi
00:59:09que je suis amené
00:59:09à disparaître
00:59:10et je ne disparaîtrai
00:59:11très très pas
00:59:12et nous sommes
00:59:12très majoritairement
00:59:14démographiquement
00:59:14encore 70%
00:59:15à être des français
00:59:16d'origine française
00:59:17et donc encore une fois
00:59:18nous pouvons
00:59:20si les élections le permettent
00:59:21nous pouvons redresser la barre
00:59:23mais beaucoup a été fait
00:59:24et beaucoup a été déjà abîmé
00:59:25dans la cohésion nationale
00:59:26bien sûr
00:59:27Stanislas Godon
00:59:28je sais que vous voulez réagir
00:59:29je voudrais juste qu'on entende
00:59:30d'abord Simon Villegas
00:59:30également de cet observatoire
00:59:31de l'immigration et de la démographie
00:59:33qui nous explique en gros
00:59:33que si on conserve
00:59:34la tendance actuelle
00:59:35les personnes d'ascendance
00:59:36extra-européenne
00:59:37seront majoritaires
00:59:38à la naissance
00:59:38dès 2040 environ
00:59:40écoutez-le
00:59:42dans le scénario
00:59:43qui est dit
00:59:43haut
00:59:44qui est le scénario
00:59:45qui se dessine
00:59:46si on conserve
00:59:48un petit peu
00:59:48les flux
00:59:49et la tendance actuelle
00:59:50d'augmentation
00:59:51on s'aperçoit
00:59:53que
00:59:53les personnes
00:59:55d'ascendance
00:59:56extra-européenne
00:59:56sur trois générations
00:59:57seront majoritaires
00:59:58dans les naissances
00:59:59peu après 2040
01:00:00et majoritaires
01:00:02dans la population générale
01:00:03peu après 2070
01:00:05voilà
01:00:06et à l'inverse
01:00:07on voit
01:00:08si une réduction
01:00:10drastique
01:00:11des flux
01:00:11est opérée
01:00:13donc une division
01:00:13par quatre
01:00:14des flux
01:00:14d'origine extra-européenne
01:00:16et bien
01:00:18à ce moment-là
01:00:19la part
01:00:21dans la population
01:00:21générale
01:00:22des personnes
01:00:22d'origine extra-européenne
01:00:23plafonnera
01:00:24autour de 30%
01:00:25et s'y maintiendra
01:00:27globalement
01:00:28de 2070
01:00:29à la fin
01:00:30du siècle
01:00:31et en tant que policier
01:00:32ce sont des choses
01:00:33que l'on observe aussi
01:00:34peut-être
01:00:34dans certains quartiers
01:00:35et je reste
01:00:36encore une fois
01:00:37sur cette question
01:00:38du nombre
01:00:38qui me paraît primordial
01:00:39dans la question
01:00:40qu'on est en train
01:00:41de soulever
01:00:41quand dans certains quartiers
01:00:43une certaine population
01:00:44est majoritaire
01:00:45avec elle
01:00:46les codes sociaux
01:00:47les codes culturels
01:00:48qui sont importés
01:00:49et c'est ça la difficulté
01:00:50une difficulté
01:00:52d'ailleurs
01:00:52qui se ressent
01:00:53en fait
01:00:53dans les statistiques
01:00:54je rappelle
01:00:54qu'un quart des détenus
01:00:55sont de nationalité étrangère
01:00:57dans nos prisons françaises
01:00:59je rappelle aussi
01:01:00que dans les statistiques
01:01:01du ministère de l'Intérieur
01:01:02qui sont publiées
01:01:03depuis deux ans
01:01:03il y a
01:01:04la part notamment
01:01:05des nationalités étrangères
01:01:06dans toutes les infractions
01:01:08je dirais pénales
01:01:09et les proportions
01:01:11sont relativement importantes
01:01:12donc cette surreprésentation
01:01:14en fait
01:01:14des nationalités étrangères
01:01:16dans la partie
01:01:17de la délinquance
01:01:17et de la criminalité
01:01:18elle illustre aussi
01:01:19qu'il y a quelque chose
01:01:20qui dysfonctionne
01:01:21au-delà du fait
01:01:21qu'après
01:01:22en bout de chaîne
01:01:23il y a la problématique
01:01:24de la gestion
01:01:25de ces flux migratoires
01:01:26avec les OQTF
01:01:28les interdictions
01:01:28et la gestion aussi
01:01:30de ces individus
01:01:31de nationalité étrangère
01:01:32parce qu'une fois
01:01:33qu'ils ont fait leur peine
01:01:34il faut s'assurer
01:01:35qu'ils repartent
01:01:36dans leur pays
01:01:36et ça c'est une autre histoire
01:01:37il y a le troisième scénario
01:01:38que j'évoquais
01:01:39qui est le moins défaitiste
01:01:40le moins pessimiste
01:01:42si le politique
01:01:43joue son rôle
01:01:44sur l'immigration
01:01:45si cette immigration
01:01:46est contenue
01:01:47dans ce cas
01:01:48les politiques
01:01:49d'assimilation
01:01:50peuvent être menées
01:01:52et en effet
01:01:53quand bien même
01:01:53vous avez des arrivées
01:01:54de populations étrangères
01:01:55ce qui a été le cas
01:01:56et on en a parlé
01:01:56dans les premières vagues
01:01:58au début du XXe siècle
01:01:59pourquoi pas
01:02:00et bien vous avez
01:02:01ce mécanisme
01:02:02d'assimilation
01:02:02qui est possible
01:02:03encore une fois
01:02:04pardon de le répéter
01:02:05pour la troisième ou quatrième fois
01:02:06depuis le début
01:02:06de cette thématique
01:02:07mais c'est le nombre
01:02:07qui fait tout
01:02:08c'est le nombre
01:02:09qui fait tout
01:02:09et c'est pour ça
01:02:10que les français
01:02:10réclament un contrôle
01:02:12de l'immigration
01:02:12qui devrait être une priorité
01:02:14d'ailleurs
01:02:14quels que soient
01:02:14les partis politiques
01:02:15oui on peut être inquiet
01:02:17parce que malgré
01:02:18en l'état actuel
01:02:19on peut être inquiet
01:02:19parce que malgré
01:02:20les belles promesses
01:02:21de tous ceux
01:02:22qui sont en campagne
01:02:23les politiques menées
01:02:25ces dernières décennies
01:02:27nous montrent
01:02:28que la volonté populaire
01:02:29n'est jamais prise en compte
01:02:30notamment lorsqu'il s'agit
01:02:31d'immigration
01:02:32parce que ça ne date pas
01:02:33d'aujourd'hui
01:02:34que les français
01:02:35veulent beaucoup moins
01:02:36d'immigration
01:02:37beaucoup moins d'immigration
01:02:38tous les sondages le montrent
01:02:40et bien malgré ça
01:02:41effectivement
01:02:41nous avons continué
01:02:43à accueillir
01:02:43des centaines
01:02:44de milliers de personnes
01:02:45chaque année
01:02:45qui s'accumulent donc
01:02:47dans notre pays
01:02:48c'est pour ça que le destin
01:02:49de la France se joue maintenant
01:02:51il se joue maintenant
01:02:52en ce moment
01:02:52oui à supposer
01:02:53qu'il ne soit pas trop tard
01:02:54manifestement
01:02:55il n'est pas trop tard
01:02:56selon l'observatoire
01:02:58de l'immigration
01:02:58et de la démocratie
01:03:00mais bon
01:03:00j'entends quand même toujours
01:03:02les candidats
01:03:03qui ont le plus de chances
01:03:05d'être élus
01:03:05en tout cas ceux qui sont en tête
01:03:06dans les sondages
01:03:07à l'exception de Marine Le Pen
01:03:09nous dire que nous avons
01:03:10toujours besoin d'immigration
01:03:11qu'il nous faut
01:03:12une immigration économique
01:03:13relativement importante
01:03:14pour satisfaire le patronat
01:03:16pour faire les métiers
01:03:17que les français
01:03:18ne voudraient pas faire
01:03:19ce dont je doute
01:03:20en partie
01:03:20en tout cas
01:03:22donc je dois vous dire
01:03:23que je ne suis pas
01:03:24très optimiste
01:03:25et que je suis très loin
01:03:26de faire confiance
01:03:26aux politiques
01:03:27qui promettent
01:03:28effectivement
01:03:29de réduire l'immigration
01:03:30lorsqu'ils sont en campagne
01:03:31mais qui font exactement
01:03:32l'inverse
01:03:32une fois qu'ils sont élus
01:03:34Yvan pour conclure
01:03:35il est aussi intéressant
01:03:37d'observer
01:03:37dans les débats
01:03:39qui commencent
01:03:40à alimenter
01:03:40la campagne présidentielle
01:03:41que se pose aujourd'hui
01:03:42le problème également
01:03:43du rapatriement
01:03:44des étrangers indésirables
01:03:46on l'appelle
01:03:47certains
01:03:48les OQTF
01:03:49appellent ça
01:03:49la remigration
01:03:50je n'aime pas beaucoup
01:03:51ce mot là
01:03:51je préférais le mot
01:03:53de rapatriement
01:03:53parce que le rapatriement
01:03:54veut dire simplement
01:03:55que les étrangers
01:03:56qui n'ont rien à faire en France
01:03:57c'est régulièrement
01:03:58les délinquants
01:03:59peut-être même
01:03:59les doubles nationaux
01:04:00quand ils peuvent
01:04:01commettre des crimes
01:04:01et qu'ils peuvent
01:04:02là vous vous heurtez
01:04:02à beaucoup d'obstacles
01:04:03sur cette question là
01:04:04non mais j'observe
01:04:05malgré tout
01:04:06que cette question
01:04:07qui était une question
01:04:08qui était inaudible
01:04:09il y a encore quelques temps
01:04:10est une question
01:04:10qui est maintenant posée
01:04:11dans le débat public
01:04:12et donc déjà
01:04:12débattons-en
01:04:14plutôt que d'avoir
01:04:15à exclure naturellement
01:04:16ou en rajoutant
01:04:17d'autres tabous
01:04:18justement
01:04:19vous qui évoquez
01:04:20l'expulsion des étrangers
01:04:22il y a un système
01:04:23administratif
01:04:23qui s'appelle
01:04:24l'OQTF
01:04:25l'obligation de quitter
01:04:26le territoire français
01:04:27dont nos téléspectateurs
01:04:28entendent régulièrement parler
01:04:29en attendant leurs expulsions
01:04:30cette question posée
01:04:31aux français
01:04:32sondage exclusif
01:04:33sur CC News
01:04:35CSA
01:04:35faut-il emprisonner
01:04:37systématiquement
01:04:38tous les étrangers
01:04:39sous OQTF
01:04:40les étrangers OQTF
01:04:42auteurs de crimes et délits
01:04:43donc connus pour délinquance
01:04:4585% des français interrogés
01:04:47répondent oui
01:04:48c'est assez unanime
01:04:49dans le détail
01:04:50on peut voir également
01:04:51que tout le monde
01:04:51y est favorable
01:04:52peu importe la proximité politique
01:04:53même à gauche
01:04:54si on peut l'afficher
01:04:56ils sont 75%
01:04:58à le penser
01:04:59Stanislas
01:05:00sur un sujet aussi important
01:05:01et on le voit souvent
01:05:03et sur beaucoup de sujets
01:05:03et c'est un peu
01:05:04ce que disait Yoann
01:05:05il y a quelques instants
01:05:06sur le sujet précédent
01:05:07c'est-à-dire que
01:05:08les politiques se déchirent
01:05:09mais les français
01:05:10eux sont très cohérents
01:05:12alors le souci des OQTF
01:05:14c'est que
01:05:15dans le droit aujourd'hui
01:05:17tel qu'il s'exerce
01:05:18il est fait ainsi
01:05:19c'est que
01:05:20quelqu'un qui commet
01:05:21un crime ou un délit
01:05:22donc il fait sa peine
01:05:23après il sort
01:05:24il est mis en centre de rétention
01:05:25parce qu'il faut organiser
01:05:27justement
01:05:27le rapatriement
01:05:29ou l'application
01:05:31de l'obligation
01:05:31de quitter le territoire français
01:05:32sauf qu'il y a un truc
01:05:34qui n'est pas du fait
01:05:35de la police
01:05:36ni de la justice
01:05:36ni de la police administrative
01:05:37il y a un truc
01:05:38qui est du fait diplomatique
01:05:39et si vous n'avez pas
01:05:40le laisser passer consulaire
01:05:41et bien le pays
01:05:43il ne reprend pas
01:05:44effectivement
01:05:44le ressortissant
01:05:45qui pourtant a commis
01:05:46un crime ou un délit
01:05:47si on part du principe
01:05:48que la 7ème puissance mondiale
01:05:50n'est pas capable
01:05:50de faire pression
01:05:51sur des pays
01:05:52qui ne veulent pas accueillir
01:05:52leurs ressortissants
01:05:53c'est qu'on abandonne tout de suite
01:05:54on l'abandonne tout de suite
01:05:56il y en a 1 sur 10 aujourd'hui
01:05:57je sais bien
01:05:58c'est 7%
01:05:59et puis il y a des pays
01:05:59même qui refusent
01:06:01ceux qui pourtant
01:06:02sont détenteurs
01:06:03de leur passeport
01:06:03alors que normalement
01:06:04les accords
01:06:06par exemple avec l'Algérie
01:06:07prévoient que
01:06:08si vous êtes titulaire
01:06:09effectivement d'un passeport
01:06:10ou d'une carte d'identité
01:06:11et bien en fait
01:06:11le pays reprend
01:06:12le ressortissant
01:06:13qui a commis
01:06:14un crime et délit
01:06:14en France
01:06:17d'un point de vue
01:06:18vraiment purement international
01:06:19Sylvain Maillard
01:06:20le député macroniste
01:06:21invité de Romain Desarbres
01:06:22ce matin sur ce sujet
01:06:23Yoann Voirprenet
01:06:26Il faut que nous soyons
01:06:27beaucoup plus efficaces
01:06:29sur les OQTF
01:06:29les retours
01:06:30dans le pays
01:06:31de ceux qui n'ont pas de papier
01:06:33qui n'ont pas vocation
01:06:33à rester en France
01:06:34il fait des propositions
01:06:36travaillons-y
01:06:36quoi qu'il arrive
01:06:38nous n'aurons jamais
01:06:39100% d'OQTF
01:06:40très concrètement
01:06:41c'est impossible
01:06:42d'avoir 100%
01:06:42puisqu'il faut l'autorisation
01:06:43du pays
01:06:45qui est de la nationalité
01:06:46d'origine
01:06:47et qui peut décider
01:06:48de ne pas reprendre
01:06:49ses ressortissants
01:06:50donc nous ce qu'il faut
01:06:51c'est qu'on soit
01:06:52beaucoup plus efficace
01:06:52quand on émet une OQTF
01:06:53dans nos procédures à nous
01:06:55On rappelle quand même
01:06:56que c'est en 2017
01:06:57Emmanuel Macron lui-même
01:06:58qui avait parlé
01:06:58de 100% d'exécution
01:06:59d'OQTF
01:07:00Tout le monde est ravi
01:07:01d'entendre les macronistes
01:07:02aujourd'hui nous expliquer
01:07:03qu'il faut faire preuve
01:07:04de beaucoup plus de fermeté
01:07:05alors qu'ils s'apprêtent
01:07:06à quitter le pouvoir
01:07:07dans 8 mois
01:07:07donc depuis 9 ans
01:07:09et 4 mois
01:07:10ils ont eu l'occasion
01:07:11d'être extrêmement fermes
01:07:13et depuis 9 ans
01:07:14et 4 mois
01:07:14Emmanuel Macron
01:07:15notamment est soumis
01:07:17à l'Algérie
01:07:18et l'Algérie
01:07:19s'essuie les pieds sur nous
01:07:20voilà la réalité
01:07:21de la situation
01:07:21donc je veux bien
01:07:22qu'ils nous disent
01:07:22ce qu'ils vont faire
01:07:23dans les 8 mois
01:07:24qu'il leur reste
01:07:24l'exact inverse
01:07:25de ce qu'ils ont fait
01:07:26depuis 9 ans et 4 mois
01:07:27mais je n'y crois pas
01:07:28une seule seconde
01:07:29donc leur tour est passé
01:07:30ils ont eu l'occasion
01:07:31de démontrer aux français
01:07:33de quoi ils étaient capables
01:07:34ou plutôt de quoi
01:07:35ils étaient incapables
01:07:36mais là où il y a
01:07:38une volonté
01:07:38il y a un chemin
01:07:39enfin pardon
01:07:39mais vous n'allez pas
01:07:40me faire croire
01:07:41que si vraiment
01:07:43nous menaçons l'Algérie
01:07:44de représailles
01:07:45l'Algérie ne cèdera pas
01:07:47si nous disons
01:07:48à l'Algérie
01:07:48et bien nous allons
01:07:50couper l'intégralité
01:07:51des visas
01:07:52il ne sera plus possible
01:07:53pour aucun d'entre vous
01:07:55de venir en France
01:07:56si nous disons
01:07:57à l'Algérie
01:07:57nous allons couper
01:07:59les transferts de fonds
01:08:00il n'y aura plus
01:08:01de transferts de fonds
01:08:02entre la France
01:08:02et l'Algérie
01:08:03si nous leur disons
01:08:05que nous allons
01:08:06effectivement
01:08:07durcir le ton
01:08:08sur tout un tas
01:08:09d'autres sujets
01:08:10et bien je ne crois pas
01:08:11que l'Algérie soit en capacité
01:08:13de
01:08:13comment dirais-je
01:08:15de maintenir
01:08:16une telle politique
01:08:17contre la France
01:08:18aussi longtemps
01:08:18seulement Emmanuel Macron
01:08:20n'a jamais essayé
01:08:21il a toujours cédé
01:08:22il a toujours eu peur
01:08:23et donc quand vous avez peur
01:08:24évidemment
01:08:24monsieur Théboune
01:08:25sent bien la peur
01:08:26du président français
01:08:27et donc il se moque de nous
01:08:29il nous prend pour des idiots
01:08:30et il fait subir aux français
01:08:32effectivement
01:08:32le danger
01:08:33le danger de sa politique
01:08:35parce que
01:08:35les Algériens
01:08:36qui sont en France
01:08:37et qui commettent
01:08:38des crimes et délits
01:08:39et bien pardon
01:08:39mais ils représentent
01:08:40une menace grévissime
01:08:41pour la France
01:08:41Yvan Youfol
01:08:42et Stanislas Godon
01:08:43vous conclurez
01:08:44moi j'entends juste
01:08:45revenons un petit peu
01:08:46sur la question initiale
01:08:48mettre les OQTF délinquants
01:08:49en prison
01:08:50d'accord
01:08:50mais déjà construisons
01:08:51des places de prison
01:08:52également
01:08:53il n'y a pas de place
01:08:53dans l'écrat
01:08:54il n'y a pas de place
01:08:54dans les prisons
01:08:55donc moi je veux bien
01:08:55mais Yvan et Stanislas
01:09:10conclurent
01:09:10ce sont les électeurs musulmans
01:09:11qui avaient fait élire
01:09:13François Hollande
01:09:14par rapport à Nicolas Sarkozy
01:09:15le million de voix
01:09:16ça a été acté depuis
01:09:17ça a été documenté
01:09:18venait de cette communauté
01:09:19arabo-musulman
01:09:20qui était plus sensible
01:09:22naturellement
01:09:23au discours de la gauche
01:09:23et de la même
01:09:24ou par exemple en Suède
01:09:25ou également
01:09:26où l'on voit
01:09:26que les sociodémocrates
01:09:27viennent de gagner
01:09:27un cheveu
01:09:29grâce effectivement
01:09:30à la mobilisation
01:09:30de ce nouvel électorat
01:09:31et donc on peut toujours
01:09:32naturellement dire
01:09:33que la France manque
01:09:35de vigueur
01:09:35face à l'Algérie
01:09:36mais la France
01:09:37enfin les autorités françaises
01:09:38résonnent aussi me semble-t-il
01:09:39avec cet électorat
01:09:41qui est un électorat
01:09:41qui pèse maintenant
01:09:42sur les décisions politiques
01:09:44un électorat
01:09:45qui a convaincu
01:09:47Emmanuel Macron
01:09:47de ne pas manifester
01:09:48contre l'antisémitisme
01:09:49également
01:09:49en novembre 2023
01:09:51faut-il le rappeler
01:09:52on est tombé quand même
01:09:53dans un piège
01:09:54où ces minorités
01:09:56peuvent faire basculer
01:09:57à quelques voix près
01:09:58en Suède
01:09:59ça a été le cas
01:09:59la semaine dernière
01:10:01des majorités
01:10:02qui normalement
01:10:03seraient acquises
01:10:04précisément
01:10:05mais vous avez même
01:10:0675% des électeurs de gauche
01:10:08qui disent
01:10:08oui il faut emprisonner
01:10:09les OQTF dangereux
01:10:10donc il y a un consensus
01:10:11national
01:10:11mais vous avez 75%
01:10:12de l'électorat musulman
01:10:13qui votent pour la gauche
01:10:14ou l'extrême gauche
01:10:16Stanislas
01:10:17juste
01:10:17j'aime pas trop
01:10:18la petite musique
01:10:19qu'a laissée sous-entendre
01:10:20M. Maillard
01:10:21en expliquant
01:10:22qu'il faut être meilleur
01:10:23dans les procédures
01:10:24je rappelle que c'est
01:10:24plus 60%
01:10:25les OQTF
01:10:26pour les agents
01:10:26des préfectures
01:10:27je vous invite
01:10:28à un jour
01:10:28taper sur internet
01:10:30OQTF
01:10:30la réglementation
01:10:31et le process
01:10:32vous allez voir
01:10:32comment ça va vous donner
01:10:33mal à la tête
01:10:34donc d'abord
01:10:35essayons de simplifier les choses
01:10:36faisons un focus
01:10:38notamment diplomatique
01:10:39pour forcer effectivement
01:10:40les pays
01:10:41à reprendre
01:10:41leurs ressortissants
01:10:42lorsqu'ils sont
01:10:43lorsqu'ils commettent
01:10:44des crimes et des délits
01:10:44et je le répète
01:10:45c'est d'abord
01:10:46l'emprisonnement
01:10:47la détention
01:10:48et après
01:10:49l'OQTF
01:10:50qui doit être réalisé
01:10:51et en fait
01:10:51c'est dans ce sens là
01:10:52qu'il faut le faire
01:10:52j'ai encore un extrait
01:10:54à vous faire entendre
01:10:54et on va en dire
01:10:55un petit mot
01:10:55alors on va laisser passer
01:10:56la pause
01:10:57on va revenir
01:10:58également sur
01:10:59le feuilleton Charles Sapin
01:11:00France Inter
01:11:01et la direction de France Inter
01:11:02qui a plié
01:11:02et oui
01:11:03comme attendu
01:11:04la direction de France Inter
01:11:06à plier
01:11:07et puis il y aura
01:11:07un dernier sujet également
01:11:08que vous avez adoré
01:11:09cet été
01:11:09et on va remettre
01:11:10une petite pièce
01:11:11dans la machine
01:11:12comme on dit
01:11:12le pavillon de l'Assemblée Nationale
01:11:14à 50 millions d'euros
01:11:15et Elbrun Pivet
01:11:15persiste et signe
01:11:16on vous dit tout
01:11:17dans quelques instants
01:11:18cette fois je vous salue
01:11:19Stanislas
01:11:19c'est bon c'est officiel
01:11:20merci d'être venu
01:11:21délégué à l'Alliance
01:11:22police déléguée nationale
01:11:23à tout de suite
01:11:24sur CNews
01:11:2916h30
01:11:29la dernière partie
01:11:30de 100% actue
01:11:30merci d'être avec nous
01:11:31en direct sur CNews
01:11:32toujours avec Yohan Uzaï
01:11:33et Yvan Riouffol
01:11:34le feuilleton France Inter
01:11:35qui nous tient en haleine
01:11:37depuis quelques semaines
01:11:38maintenant
01:11:38la direction de Radio France
01:11:40a plié
01:11:40en tout cas
01:11:41elle commence à reculer
01:11:42force est de le constater
01:11:43elle a proposé
01:11:44hier
01:11:45de transformer
01:11:46le billet dominical
01:11:47qui crée cette discorde
01:11:50au sein de la maison ronde
01:11:51le billet dominical
01:11:52de Charles Sapin
01:11:53en débat contradictoire
01:11:54l'idée a été examinée
01:11:55par l'intersyndical
01:11:56lors d'une Assemblée Générale
01:11:57toutefois pas convaincu
01:11:58les syndicats
01:11:58qui maintiennent donc
01:12:00leur préavis de grève
01:12:00pour lundi qui vient
01:12:01lundi 21 septembre
01:12:03l'intersyndical
01:12:04qui réclame toujours
01:12:05le retrait de Charles Sapin
01:12:06de l'antenne
01:12:07de France Inter
01:12:08ça dit quelque chose
01:12:10quand même
01:12:10cette reculade
01:12:11de la direction
01:12:12face aux syndicats
01:12:13qui tiennent
01:12:14d'une main de fer
01:12:16une radio
01:12:17qui est financée
01:12:18par les français
01:12:19faut-il le rappeler
01:12:20Yohan Uzaï ?
01:12:21ça dit que
01:12:21les vrais dirigeants
01:12:23de Radio France
01:12:24et en l'occurrence
01:12:25de France Inter
01:12:26ce sont les salariés
01:12:27qu'ils soient journalistes
01:12:28ou qu'ils soient techniciens
01:12:29et que la direction officielle
01:12:31finalement
01:12:31est contrainte d'obéir
01:12:34c'est la direction
01:12:35qui a le doigt sur la couture
01:12:36en réalité
01:12:37voilà
01:12:37mais ça illustre
01:12:39ce que disait
01:12:40de manière remarquable
01:12:41Charles Aloncle
01:12:42dans son rapport
01:12:43parce que si Mme Pigalle
01:12:46géritrice de France Inter
01:12:47souhaite effectivement
01:12:48qu'il y ait un contradicteur
01:12:50face à Charles Sapin
01:12:52il faudrait dans le même cas
01:12:54alors qu'il y ait un contradicteur
01:12:56face à M. Cohen
01:12:58qui est un journaliste de gauche
01:12:59il faudrait qu'il y ait
01:13:00un contradicteur
01:13:01face à Salomé Sacquet
01:13:03qui est une journaliste
01:13:04du média d'extrême gauche Blast
01:13:06et là en revanche
01:13:07il n'y a pas de contradiction
01:13:08là ils ont carte libre
01:13:10c'est une chronique
01:13:11dans laquelle ils peuvent raconter
01:13:12ce qu'ils souhaitent
01:13:13c'est une chronique
01:13:14dans laquelle
01:13:15ils rééduquent politiquement
01:13:17les français
01:13:17parce que c'est ça
01:13:18le service public
01:13:18en réalité
01:13:19aujourd'hui
01:13:20l'objectif du service public
01:13:21c'est de rééduquer
01:13:22politiquement les français
01:13:23en espérant
01:13:24qu'ils votent bien
01:13:25selon leurs critères
01:13:26en 2027
01:13:27parce qu'on a bien compris
01:13:28que France Inter
01:13:29France Info
01:13:30France Télévisions
01:13:32étaient ancrés
01:13:32en campagne
01:13:33contre le Rassemblement National
01:13:35contre Éric Zemmour
01:13:36et aussi sans doute
01:13:38contre Bruno Retailleau
01:13:39contre ce qu'ils considèrent
01:13:41être l'axe
01:13:41de l'extrême droite
01:13:42donc la direction
01:13:44se plie à cela
01:13:45c'est tout à fait regrettable
01:13:46et ça n'est certainement pas
01:13:47aux français
01:13:47de financer
01:13:48cette campagne politique
01:13:50je rappelle
01:13:50Yvan que 77%
01:13:52c'était un sondage
01:13:52du JD News
01:13:53paru il y a quelques semaines
01:13:5477% des français
01:13:55veulent une réforme
01:13:56de l'audiovisuel public
01:13:58cette séquence
01:13:58ce feuilleton
01:13:59autour de Charles Sapin
01:14:00pour deux minutes
01:14:01d'antenne hebdomadaire
01:14:03rappelons-le aussi
01:14:04cette séquence
01:14:04elle est folle
01:14:05parce qu'en effet
01:14:06Johan a entamé de le dire
01:14:07elle met
01:14:08elle donne raison
01:14:09à 100%
01:14:10à tout ce qui avait été mis en avant
01:14:11pendant la commission
01:14:12sur l'audiovisuel public
01:14:13en fait
01:14:13c'est tellement contre-productif
01:14:15pour le service public
01:14:16c'est incroyable
01:14:17oui cela démontre
01:14:20l'effondrement
01:14:21du journalisme
01:14:22dit labellisé
01:14:23de ce journalisme
01:14:24qui avait été
01:14:25labellisé par le pouvoir
01:14:26en place
01:14:27c'est un journalisme
01:14:28qui est du côté du Manche
01:14:29et pire encore
01:14:30c'est un journalisme
01:14:31aujourd'hui
01:14:31qui réclame des censures
01:14:33qui refuse le pluralisme
01:14:34et qui réclame même
01:14:35parfois
01:14:36des fermetures
01:14:37de chaînes
01:14:38suivez mon regard
01:14:38et donc c'est un journalisme
01:14:40qui naturellement
01:14:41devient honteux
01:14:42je me désolidarise
01:14:43je ne me reconnais pas
01:14:45du tout
01:14:45dans cette petite caste
01:14:47qui s'est appropriée
01:14:48qui squatte
01:14:49dans le fond
01:14:49un service public
01:14:50de l'audiovisuel
01:14:52qui devrait naturellement
01:14:53être ouvert à tous
01:14:54ça paraît évident
01:14:55et qui se caricature
01:14:56à ce point
01:14:57dans son intolérance
01:14:58dans une sorte
01:14:58de stalinisme
01:14:59en tout cas
01:15:00de sectarisme
01:15:01au point
01:15:02qu'aujourd'hui
01:15:03au nom du pluralisme
01:15:03c'est ça qui est faux
01:15:04non même pas
01:15:05au nom du pluralisme
01:15:06non justement
01:15:06il ne se réclame
01:15:08même plus du pluralisme
01:15:09il se réclame simplement
01:15:10d'une pensée conforme
01:15:11d'une pensée autorisée
01:15:12de leur pensée à eux
01:15:14qui ne représente plus
01:15:15les sondages de le monde
01:15:16qui ne représente plus
01:15:16la pensée
01:15:17la pensée commune
01:15:18dans le fond
01:15:18et donc
01:15:19on est face à une casse
01:15:21qui se renferme
01:15:21sur elle-même
01:15:22qui creuse sa tombe
01:15:24me semble-t-il
01:15:24et qui devient
01:15:25tout à fait odieuse
01:15:26et qui naturellement
01:15:27précipite
01:15:28l'effondrement
01:15:29de cette profession
01:15:30en tout cas
01:15:31telle qu'elle est
01:15:32représentée par l'audiovisuel
01:15:33du service public
01:15:34moi j'ai honte
01:15:35d'avoir à m'affilier
01:15:37dans le fond
01:15:38à cette petite communauté
01:15:39de privilégiés
01:15:40qui n'entend pas
01:15:42quelles sont
01:15:44les voies divergentes
01:15:47des français
01:15:47pardon
01:15:47Sylvain Maillard
01:15:48qu'on a entendu tout à l'heure
01:15:49sur le sondage
01:15:50sur l'emprisonnement
01:15:51des OQTF délinquants
01:15:52qui réagissait ce matin
01:15:53également face à Romain Desarbres
01:15:54sur cette question
01:15:56ce feuilleton
01:15:57donc à France Inter
01:15:59puisque nous finançons
01:16:00nous devons financer
01:16:01cette pluralité
01:16:02et donc se dire
01:16:03que ça peut être
01:16:04un bastion
01:16:05et un bastion de gauche
01:16:05disons les choses
01:16:07et le service public
01:16:09et que finalement
01:16:09des opinions différentes
01:16:11ou très différentes
01:16:12de ça
01:16:12n'ont pas vocation
01:16:13et dessus
01:16:14c'est quelque part
01:16:14une part réservée
01:16:16bah oui ça me choque
01:16:17donc dans le service public
01:16:18dans le cahier des charges
01:16:18qui est encore plus important
01:16:20il est essentiel
01:16:21qu'il y ait la pluralité
01:16:22c'est un bien précieux
01:16:24sinon ça en fait quoi
01:16:25ça en fait une radio
01:16:26une radio
01:16:27comme une autre
01:16:28comme une autre
01:16:29et donc il n'y a pas vocation
01:16:30à être payé
01:16:32par l'impôt des français
01:16:34sauf que ce que l'on comprend
01:16:35jour après jour
01:16:36c'est que l'audiovisuel public
01:16:37en France
01:16:37est impossible à réformer
01:16:39impossible
01:16:39et oui la preuve
01:16:41c'est que j'entends
01:16:42effectivement
01:16:43le discours
01:16:44qui est tenu
01:16:46à l'instant
01:16:47par les macronistes
01:16:49et c'est un discours
01:16:49qui moi me convient
01:16:51tout à fait
01:16:51je suis heureux
01:16:52d'entendre ces mots là
01:16:53dans la bouche
01:16:54de Sylvain Maillard
01:16:55mais seulement
01:16:56qu'ont-ils fait
01:16:57pour réformer
01:16:58à ce moment là
01:16:59le service public
01:17:00parce qu'on ne découvre pas
01:17:01aujourd'hui
01:17:01que le service public
01:17:04regroupe des médias
01:17:05de gauche
01:17:05voire d'extrême gauche
01:17:06on ne découvre pas
01:17:07le sectarisme
01:17:08de France Inter
01:17:09ils l'ont toujours été
01:17:10ils le sont de plus en plus
01:17:11et ils vont se radicaliser
01:17:13davantage
01:17:13au fur et à mesure
01:17:14que nous allons nous rapprocher
01:17:15de l'élection présidentielle
01:17:17naturellement
01:17:17parce qu'ils jouent aussi
01:17:18leur survie en réalité
01:17:20donc ils sont en guerre
01:17:21principalement
01:17:21contre le Rassemblement National
01:17:23puisque Marine Le Pen
01:17:24a d'ores et déjà annoncé
01:17:25qu'elle souhaitait privatiser
01:17:26l'audiovisuel public
01:17:29si elle arrivait
01:17:30à l'Elysée
01:17:31donc en plus
01:17:31de leur idéologie
01:17:32extrême gauchiste
01:17:33qui les imprègne
01:17:35depuis des années
01:17:35ils jouent aussi
01:17:36leur survie
01:17:37et ils se battent
01:17:38pour leurs avantages
01:17:39rappelons le nombre
01:17:40incalculable
01:17:41de semaines de congés
01:17:41qu'ils ont par an
01:17:42la moyenne des salaires
01:17:44est absolument
01:17:46déraisonnable
01:17:47les salaires
01:17:48dans l'audiovisuel public
01:17:49sont déraisonnables
01:17:50d'ailleurs
01:17:50l'audiovisuel public
01:17:51nous coûte 4 milliards
01:17:52d'euros par an
01:17:53donc vous comprenez aussi
01:17:54que cette petite caste
01:17:56médiatique
01:17:56se bat
01:17:57pour préserver
01:17:58ses avantages
01:17:59au détriment
01:18:00naturellement
01:18:00de l'intérêt des français
01:18:02et c'est bien
01:18:02ce qui est regrettable
01:18:03parce qu'encore une fois
01:18:04tout cela est financé
01:18:05par nous
01:18:06c'est nous qui finançons cela
01:18:07ce sont les téléspectateurs
01:18:09qui nous regardent
01:18:09en ce moment
01:18:10qui financent
01:18:12cette propagande
01:18:13et cette volonté
01:18:14de encore une fois
01:18:15j'insiste sur ces mots là
01:18:16cette volonté
01:18:17de rééduquer
01:18:17politiquement les français
01:18:18et je n'apprends à personne
01:18:20qu'il y a des économies
01:18:20à faire dans ce pays
01:18:21en plus
01:18:21donc ça tomberait bien
01:18:23Sébastien Lecornu
01:18:24qui est rattrapé par les comptes
01:18:25hier soir
01:18:25le Premier ministre
01:18:26a mis sur la table
01:18:2754 milliards d'euros
01:18:29d'efforts budgétaires
01:18:30il promet
01:18:30une stabilité fiscale
01:18:32fonctionnaires
01:18:33retraités
01:18:33malades entreprises
01:18:34que prévoit le Premier ministre
01:18:35les explications
01:18:36en ce sujet
01:18:39objectif
01:18:40contenir le déficit
01:18:41à 5%
01:18:42du PIB
01:18:43en 2027
01:18:44pour y parvenir
01:18:45terminer les dépenses
01:18:46de l'Etat
01:18:47à l'exception
01:18:48de la charge
01:18:48de la dette
01:18:49et du budget
01:18:49des armées
01:18:50celles-ci sont gelées
01:18:51tout comme
01:18:52les salaires
01:18:53des fonctionnaires
01:18:53qui eux non plus
01:18:54n'augmenteront pas
01:18:55ainsi
01:18:56Sébastien Lecornu
01:18:57espère dégager
01:18:582 milliards d'euros
01:18:59d'économies
01:18:59autre cible
01:19:01les arrêts maladie
01:19:02et là encore
01:19:03le Premier ministre
01:19:04invoque
01:19:042 milliards d'euros
01:19:05d'efforts
01:19:06c'est un peu moins
01:19:07que les 2 milliards
01:19:08et demi
01:19:08que devra trouver
01:19:09le ministère
01:19:10du travail
01:19:11Sébastien Lecornu
01:19:12invite ce dernier
01:19:13à regarder du côté
01:19:14des dispositifs
01:19:15hérités du Covid
01:19:16et le compte personnel
01:19:17de formation
01:19:19les retraités
01:19:20seront également
01:19:21mis à contribution
01:19:21pour moins de
01:19:236 milliards d'euros
01:19:24précise Sébastien Lecornu
01:19:25côté impôts
01:19:26le Premier ministre
01:19:27promet de ne pas
01:19:28les augmenter
01:19:29concernant les entreprises
01:19:30la surtaxe
01:19:31sur les grands groupes
01:19:32sera maintenue
01:19:32mais allégée
01:19:33Sébastien Lecornu
01:19:34veut la ramener
01:19:35à 5 milliards d'euros
01:19:36en 2027
01:19:37contre 7 milliards
01:19:39et demi
01:19:39cette année
01:19:39enfin
01:19:40le Premier ministre
01:19:41promet ni 49.3
01:19:43ni ordonnance
01:19:44à une condition
01:19:45qu'il n'y ait pas
01:19:46d'obstruction parlementaire
01:19:47de la part
01:19:48de la France insoumise
01:19:49alors ce qui est formidable
01:19:50Yvan Rieuffol
01:19:51c'est que pendant une semaine
01:19:52avant l'interview
01:19:53de Sébastien Lecornu
01:19:54dans le Figaro
01:19:55ce matin
01:19:55et ses pistes
01:19:56annoncées hier
01:19:57pendant une semaine
01:19:57on nous a parlé
01:19:58des retraités
01:19:59qu'on allait taper
01:19:59sur les retraités
01:20:00vous avez tous les ministres
01:20:01qui sont montés
01:20:01pour expliquer
01:20:02qu'il fallait faire des efforts
01:20:03que les retraités
01:20:04étaient bien gentils
01:20:04mais que c'était eux
01:20:05qui allaient être ponctionnés
01:20:06les premiers
01:20:07et on voit que déjà
01:20:08ils reculent
01:20:08déjà ils reculent
01:20:09aujourd'hui
01:20:10parce qu'il y a quand même
01:20:1118 millions de retraités
01:20:12qui votent dans ce pays
01:20:13donc forcément
01:20:14ça peut les effrayer
01:20:15lisez bien ce que dit
01:20:16Sébastien Lecornu
01:20:17ce matin dans le Figaro
01:20:18avec moi
01:20:19si on peut l'afficher
01:20:20pour nos téléspectateurs
01:20:21merci les amis
01:20:22aucune pension
01:20:23ne diminuera
01:20:24le débat sur le rythme
01:20:26d'augmentation
01:20:26sera tranché
01:20:27au Parlement
01:20:28nous dit Sébastien Lecornu
01:20:29je ne sais pas s'il y a
01:20:30d'autres volets
01:20:30les voici
01:20:31on les lit ensemble
01:20:32je déplore que le débat public
01:20:33de ces derniers jours
01:20:34ait pu donner l'impression
01:20:35que les retraités
01:20:36seraient les seuls
01:20:37mis à contribution
01:20:37c'est faux et injuste
01:20:39et je crois qu'il y a encore
01:20:40une ou deux parties
01:20:41les voici
01:20:42d'ailleurs leur effort
01:20:43qu'ils portent sur une réduction
01:20:44de la niche fiscale
01:20:45ou sur le gel partiel
01:20:46des pensions
01:20:46sera inférieur
01:20:47à 6 milliards d'euros
01:20:51encore un volet
01:20:52je le redis
01:20:52les petites retraites
01:20:53seront protégées
01:20:54voilà ça se termine
01:20:55donc on veut rassurer
01:20:5618 millions d'électeurs potentiels
01:20:58on est très très loin
01:20:59de cette tronçonneuse
01:21:00des manifestants
01:21:02des retraités
01:21:02qui ont manifesté
01:21:03leur inquiétude
01:21:03ces derniers jours
01:21:05et on voit bien
01:21:05que le gouvernement
01:21:06recule très rapidement
01:21:07non ?
01:21:08oui et non
01:21:08je trouve que c'est un recul
01:21:10quand même exceptionnel
01:21:11il n'y aura pas d'augmentation
01:21:12de la prestation
01:21:12donc c'est quand même
01:21:13un manque à gagner de leur part
01:21:15évidemment
01:21:15et puis je remarque
01:21:16malgré tout
01:21:17mais ça a déjà été développé
01:21:18par ailleurs
01:21:19que les grandes économies
01:21:20les grands axes
01:21:21les grandes coupes claires
01:21:22que pourrait faire le gouvernement
01:21:24ne sont pas faites ici
01:21:25on fait des économies
01:21:26de bout de chandelle
01:21:27peut-être qu'au bout du compte
01:21:28ça rassemblera
01:21:29les grandes pistes
01:21:30elles sont affichées
01:21:30les APL, les retraites
01:21:31les arrêts maladie
01:21:32et geler les points d'indice
01:21:33des fonctionnaires
01:21:34on a fait l'inventaire
01:21:35et Sarah Knafo
01:21:36notamment parmi bien d'autres
01:21:37on fait l'inventaire
01:21:38des grandes économies
01:21:39qui pourraient être faites
01:21:40et là l'État ne touche à rien
01:21:42et il ne touche à rien
01:21:42depuis d'ailleurs
01:21:43maintenant 10 ans
01:21:44on avait attendu
01:21:45d'Emmanuel Macron
01:21:45qu'il réformât l'État
01:21:47rien n'a été fait
01:21:48de ce point de vue-là
01:21:48et c'est un État omnipotent
01:21:49un État dépensier
01:21:50qui continue
01:21:51à vouloir faire
01:21:52les poches des contribuables
01:21:53pardon Sébastien Lecornumant
01:21:56ou en tout cas
01:21:56il joue sur les mots
01:21:57il dit
01:21:58aucune pension ne diminuera
01:21:59bon alors d'accord
01:22:00effectivement
01:22:01vous recevrez
01:22:02tous les mois
01:22:02sur votre compte en banque
01:22:03la même somme
01:22:04seulement
01:22:05si le gouvernement
01:22:06choisit
01:22:07de retenir
01:22:07la suppression
01:22:08de l'abattement forfaitaire
01:22:10de 10%
01:22:11vous aurez effectivement
01:22:12tous les mois
01:22:12le même versement
01:22:13sur votre compte
01:22:14seulement à la fin de l'année
01:22:15vous paierez plus d'impôts
01:22:16sur le revenu
01:22:16puisque vous ne bénéficierez pas
01:22:18de l'avantage fiscal
01:22:19donc ça signifie bien
01:22:20que votre pouvoir d'achat
01:22:21va diminuer
01:22:22par ailleurs
01:22:23s'il retient
01:22:24la deuxième hypothèse
01:22:25à savoir
01:22:26le gel des pensions
01:22:27de retraite
01:22:27effectivement
01:22:28vous percevrez
01:22:29tous les mois
01:22:29la même pension
01:22:31le même montant
01:22:31sera affiché
01:22:32lorsque le versement
01:22:33sera fait
01:22:34sur votre compte en banque
01:22:35mais seulement
01:22:36comme vous allez percevoir
01:22:37le même montant
01:22:38qui ne sera pas indexé
01:22:39sur l'inflation
01:22:40et bien votre pouvoir d'achat
01:22:41va diminuer
01:22:42parce que votre retraite
01:22:43va rester la même
01:22:44mais l'inflation
01:22:45elle va progresser
01:22:46donc dans tous les cas
01:22:47les retraités
01:22:48dont la pension
01:22:49sera gelée
01:22:49ou dont l'abattement
01:22:50forfaitaire
01:22:51aura été supprimé
01:22:53et bien ces retraités
01:22:54vont voir
01:22:54leur pouvoir d'achat
01:22:55diminuer
01:22:56alors la question c'est
01:22:57est-ce qu'il va trouver
01:22:57des alliés politiques
01:22:58pour faire voter ce budget
01:22:59ah ça c'est
01:23:00ça c'est toute la question
01:23:01on sera dans un moment
01:23:02extrêmement sensible
01:23:03c'est dans trois mois
01:23:03c'est ça
01:23:04on sera fin de l'année
01:23:04absolument
01:23:05peu avant noël
01:23:06on sera dans un moment
01:23:07politique extrêmement sensible
01:23:08bien sûr
01:23:09on sera à quatre mois
01:23:10de l'élection présidentielle
01:23:11chaque candidat
01:23:13chaque camp
01:23:13voudra envoyer
01:23:14des messages
01:23:15aux électeurs
01:23:17retraités
01:23:18voudra montrer
01:23:18qu'il est le garant
01:23:19de leurs droits
01:23:20qu'il ne laissera pas
01:23:21les retraités
01:23:22être les victimes
01:23:24du gouvernement
01:23:25donc il faut voir
01:23:26comment est-ce qu'ils vont
01:23:27il y a une planche de salut
01:23:27qui s'appelle le rassemblement national
01:23:29c'est sa seule planche de salut
01:23:30oui oui
01:23:31naturellement
01:23:32mais il est vrai
01:23:33que les retraités
01:23:34en tout cas sont courtisés
01:23:35par l'ensemble des partis
01:23:36et donc il va être
01:23:37très difficile
01:23:37pour ces partis
01:23:39d'accepter
01:23:40enfin de voter un budget
01:23:40ils ne voteront pas
01:23:41le budget évidemment
01:23:42mais de ne pas censurer
01:23:43le gouvernement
01:23:44en cas d'utilisation
01:23:45du 49-3
01:23:45si jamais
01:23:46les retraités
01:23:47devaient être
01:23:48la cible du gouvernement
01:23:49à hauteur de 4, 5 ou 6 milliards d'euros
01:23:52la France
01:23:52qui cherche à faire des économies
01:23:54là où la présidente
01:23:55de l'Assemblée nationale
01:23:56cherche à dépenser des millions
01:23:57après la polémique
01:23:59que vous avez suivi cet été
01:24:00certainement
01:24:01la présidente de l'Assemblée
01:24:02Elbron Pivet
01:24:03a défendu encore une fois
01:24:04avec ferveur
01:24:04son fameux projet
01:24:06de pavillon d'accueil du public
01:24:08à l'Assemblée nationale
01:24:09qui coûte 53 millions d'euros
01:24:10décrié
01:24:11mais selon elle
01:24:12et je la cite
01:24:13vital
01:24:14pour la démocratie
01:24:15les explications
01:24:16de Kylian Salé
01:24:19Ici
01:24:19l'actuel pavillon d'accueil
01:24:21de l'Assemblée nationale
01:24:22et en 2030
01:24:24voici à quoi
01:24:25il devrait ressembler
01:24:25un projet polémique
01:24:27à près de 53 millions d'euros
01:24:29dans un contexte
01:24:30de rigueur budgétaire
01:24:31mais selon la présidente
01:24:32de l'Assemblée nationale
01:24:33il sera financé
01:24:34par les fonds propres
01:24:35de l'institution
01:24:35Je sais que c'est élevé
01:24:37j'en ai bien conscience
01:24:38mais il n'y a pas
01:24:40un euro
01:24:41de cet argent
01:24:42qui est investi
01:24:43pour les députés
01:24:43l'ensemble
01:24:44de l'investissement
01:24:45vous l'avez vu
01:24:46est destiné
01:24:47à des espaces
01:24:48qui sont dédiés au public
01:24:50Parmi ces espaces
01:24:51un petit hémicycle
01:24:52une salle des textes fondateurs
01:24:54ou encore
01:24:55cette salle
01:24:56déjà creusée
01:24:56à 15 mètres de profondeur
01:24:57pour accueillir
01:24:58des expositions permanentes
01:25:01L'une des nombreuses critiques
01:25:02du projet
01:25:03concerne le bâtiment
01:25:04d'entrée
01:25:04datant de 1888
01:25:06Ce dernier
01:25:07sera démoli
01:25:08et la pierre de taille
01:25:09sera transformée
01:25:10en colonnette
01:25:11pour servir de brise soleil
01:25:12Je n'estime pas
01:25:13avoir fait un bâtiment
01:25:14en verre
01:25:15j'estime avoir fait
01:25:16un bâtiment
01:25:17avec des transparentes
01:25:18qui sont protégées
01:25:19par un brise soleil
01:25:19et nous avons fait
01:25:20pendant
01:25:21pas pendant le concours
01:25:23mais juste après
01:25:23parce qu'on a eu
01:25:24ce travail à faire
01:25:26de stimulation dynamique
01:25:27avec des ensoleillements
01:25:28que protéger
01:25:29les brise soleil
01:25:30Plusieurs personnalités
01:25:31et associations
01:25:32de conservation du patrimoine
01:25:33ont attaqué ce projet
01:25:34Une pétition
01:25:36a même déjà recueilli
01:25:37plus de 152 000 signatures
01:25:40Ça ne sert à rien
01:25:41ce n'est pas le moment
01:25:42on fait ça
01:25:42à six mois
01:25:43de la présidentielle
01:25:43pour graver
01:25:44le nom de madame
01:25:45Yélène Broum-Pivet
01:25:46sur la façade
01:25:46Moi j'ai signé
01:25:47la pétition
01:25:47contre ce projet
01:25:48d'abord c'est un projet
01:25:50architecturalement
01:25:51qui me paraît
01:25:52très contestable
01:25:52je ne le vois pas
01:25:53Ça ressemble plus
01:25:54à un Apple Store
01:25:54qu'à un bâtiment d'Etat
01:25:55Voilà donc déjà
01:25:56c'était la première raison
01:25:58qui m'a fait signer
01:25:59cette pétition
01:26:00puis la deuxième raison
01:26:01c'est qu'effectivement
01:26:01quand on demande
01:26:02des économies
01:26:02à tout le monde
01:26:03on commence d'abord
01:26:04par en faire
01:26:05quand on est président
01:26:06de l'Assemblée nationale
01:26:06auprès d'un bâtiment
01:26:07qui peut encore durer
01:26:09comme celui-ci
01:26:10même s'il est vétu
01:26:11je veux bien l'entendre
01:26:11mais en tout cas
01:26:12il y a une aberration
01:26:13à vouloir dépenser
01:26:1458 millions
01:26:15pour quelque chose
01:26:16qui n'est pas nécessaire
01:26:18en tout cas
01:26:19qui n'est pas indispensable
01:26:20Excusez-moi
01:26:21mais l'adjectif vital
01:26:22je trouve
01:26:23est pas forcément
01:26:25employé
01:26:27à bon
01:26:27comment on dit
01:26:28mince
01:26:28je permets moi
01:26:29à bon escient
01:26:30merci
01:26:30merci cher ami
01:26:31vital
01:26:32pour la démocratie
01:26:33soyons sérieux
01:26:35les mots ont encore un sens
01:26:36et les mots utilisés
01:26:37par madame Brun Pivet
01:26:39sont presque indécentes
01:26:40vous vous êtes toi ?
01:26:41moi je dis effectivement
01:26:43pour bien connaître
01:26:44ce pavillon
01:26:45qu'il est effectivement vétuste
01:26:47qu'il ne permet pas
01:26:47d'accueillir
01:26:482888 c'est normal
01:26:49qu'il ne permet pas
01:26:50d'accueillir les visiteurs
01:26:51dans de bonnes conditions
01:26:52et donc
01:26:53qu'il faille le réaménager
01:26:54je trouve que
01:26:55oui effectivement
01:26:56c'est une bonne idée
01:26:57ensuite je n'ai pas d'avis
01:26:59particulier sur le projet
01:27:00là en question
01:27:01c'est une question de timing
01:27:02aussi
01:27:03je veux bien que vous soyez
01:27:04si vous me laissiez
01:27:06aller au bout de mes propos
01:27:06si vous me laissiez
01:27:07aller au bout de mes propos
01:27:08vous êtes budgétaire
01:27:09est-ce que c'est le moment
01:27:09d'annoncer ce genre
01:27:10de process
01:27:12non mais si vous me laissiez
01:27:14aller au bout de mes propos
01:27:14vous m'auriez entendu dire
01:27:17effectivement
01:27:17que si ce projet
01:27:18à terme est souhaitable
01:27:20ou en tout cas
01:27:20qu'il faille moderniser
01:27:21le pavillon
01:27:22qui reçoit les visiteurs
01:27:23est souhaitable
01:27:24vous m'auriez entendu dire
01:27:25par la suite
01:27:26qu'effectivement
01:27:26le timing n'est pas bon
01:27:28et donc qu'à minima
01:27:29il faut reporter ce projet
01:27:31que ça n'est pas
01:27:31le bon moment
01:27:32de le faire
01:27:33parce qu'effectivement
01:27:34on demande aux français
01:27:35de se serrer la ceinture
01:27:36on leur dit
01:27:37qu'il faut faire des économies
01:27:38à tout va
01:27:39on va cibler les retraités
01:27:41les français
01:27:42se serrent la ceinture
01:27:43pour faire le plein
01:27:45de leur réservoir
01:27:46et ça devient un drape
01:27:47donc ça n'est pas le moment
01:27:48de dépenser 53 millions
01:27:49effectivement
01:27:49pour rénover
01:27:50ou pour construire
01:27:51un nouveau pavillon
01:27:52je dis simplement
01:27:53je dis simplement
01:27:53qu'à terme
01:27:53il serait sans doute
01:27:55utile
01:27:55de le moderniser
01:27:57voilà
01:27:57j'ai un conseil
01:27:58à madame Brune Pivet
01:27:59la patronne
01:28:00de l'Assemblée Nationale
01:28:01c'est de regarder
01:28:01notre documentaire
01:28:02sur le Puy du Fou
01:28:03ce soir raconté
01:28:05par son fondateur
01:28:06Philippe de Villiers
01:28:07c'est à suivre ce soir
01:28:08à 21h sur CNews
01:28:09tiens avant goût
01:28:09de ce qui vous attend
01:28:10ce soir
01:28:16il y a quelque chose
01:28:18qui me revient
01:28:18c'est le matin
01:28:20
01:28:20j'écoutais
01:28:22trois mélodies
01:28:24avant de partir
01:28:26à l'école
01:28:27les cloches
01:28:29donc l'angélus
01:28:32on avait l'enclume
01:28:34qu'on entendait
01:28:35le bourg
01:28:36juste à côté
01:28:38et le coq
01:28:40et en fait
01:28:41ces trois mélodies
01:28:42composent une symphonie
01:28:43intime
01:28:44et je fais une scène
01:28:45là-dessus
01:28:46la scène du marché
01:28:47où on entend
01:28:49il y a l'enclume
01:28:50on entend les cloches
01:28:51et on entend le coq
01:29:09donc symboliquement
01:29:10j'ai fait un petit clin d'oeil
01:29:13à mon enfance ici
01:29:16ça donne envie
01:29:16d'y retourner
01:29:17disait Johan
01:29:18oui
01:29:19j'y suis allé
01:29:20effectivement
01:29:20il y a maintenant
01:29:21plusieurs années
01:29:22donc ça commence
01:29:22à dater
01:29:23et en voyant ces images
01:29:24je me disais effectivement
01:29:25que j'aimerais bien
01:29:26y retourner
01:29:27très rapidement
01:29:28on y va ensemble ?
01:29:28allons-y ensemble
01:29:29allez on prend rendez-vous
01:29:30si vous voulez
01:29:32si ça ne tient qu'à ça
01:29:33bon Yvan
01:29:34c'est Johan qui régale
01:29:35on y va
01:29:36on y va tous les trois
01:29:36vous êtes vraiment intéressés
01:29:37c'est terrible ça
01:29:39Punchline est à suivre
01:29:40dans un instant
01:29:40avec Thomas Bonnet
01:29:41merci à tous
01:29:42de nous avoir suivis
01:29:42pendant ces deux heures d'actu
01:29:43Sarah Godron
01:29:44Benjamin Bouchard
01:29:45on prépare à cette émission
01:29:46j'ai le plaisir de vous retrouver
01:29:47tout au long du week-end
01:29:48pour 100% Actu
01:29:49très bon week-end
01:29:50donc sur CNews
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