00:00– Mais ce qui serait réaliste, c'est de ne pas faire ces économies.
00:02– Vous soutenez le montant de l'enveloppe, pour vous c'est la bonne ?
00:06– Je pense que quand l'élection présidentielle aura eu lieu
00:09et qu'un nouveau président ou une nouvelle présidente sera élue,
00:12quand Bruno Retailleau, j'espère, sera à l'Élysée
00:14et qu'il aura une majorité parlementaire forte,
00:16alors on pourra faire les réformes vraiment structurelles
00:19qui permettront de sortir durablement la France de l'ornière des déficits.
00:23Mais dans l'immédiat, dans l'urgence, on ne peut pas attendre.
00:26Parce que je pense que les Français l'ont compris,
00:29le moment des conséquences est arrivé.
00:31Pendant des années, Emmanuel Macron nous a expliqué
00:34que ce n'était pas grave de s'endetter,
00:35que les taux étaient bas et que par conséquent, ce serait même…
00:38J'entendais ça, que ce serait absurde de ne pas endetter le pays
00:42dans un moment où les taux étaient bas, voire négatifs.
00:44La vérité, c'est que nous avons toujours alerté
00:47sur le fait qu'un jour viendrait le moment où remonteraient les taux d'intérêt.
00:50Ce moment, il est arrivé.
00:52On a les taux d'intérêt qui sont comparables à ceux que la France connaissait
00:55pendant la crise de 2008.
00:56Il y a une grande différence pourtant.
00:58C'est qu'entre les deux, le montant de la dette française a quasiment triplé.
01:02Et le volume en part de PIB de la dette a quasiment doublé.
01:07Et donc, évidemment, l'explosion des taux d'intérêt
01:10va représenter une augmentation massive de la charge de la dette.
01:14C'est-à-dire que nous allons, pour la première fois cette année,
01:18payer le premier budget de l'État pour rembourser seulement les intérêts de la dette.
01:23C'est un scandale moral absolu, bien sûr.
01:25C'est de l'argent qu'on vole à nos enfants et à nos petits-enfants.
01:28Mais c'est aussi un danger évident pour la France.
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