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Ce vendredi 18 septembre, Nicolas Voinchet, responsable de l'allocation et des thématiques actions chez BNP Paribas CIB, et Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis investment manager, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir ils viennent de nous rejoindre, Nicolas Wanchet, BNP Paris Basse CIB,
00:07bonsoir Nicolas, bienvenue Mabrouk Chetouane. Bonsoir Mabrouk. Bonsoir Guillaume.
00:12Natixi Investment Manager, toujours très classe l'un et l'autre, dans des styles différents,
00:16mais voilà. Je trouvais que c'était plus la belle et le clochard, et bon voilà, on va dire ok.
00:22La belle et le clochard, donc la belle c'est vous et le clochard. Non non, moi je suis le
00:24clochard.
00:25On est content de vous accueillir, messieurs, alors même si l'ambiance n'est pas top quand même,
00:31ici sur le plateau ça va, mais sur les marchés c'est compliqué.
00:33Moins 1,6% le CAC, il est en train de signer une sixième baisse hebdomadaire d'affilée,
00:37pire serré depuis 2024. Et surtout on va démarrer là-dessus, l'écart de taux.
00:41France-Allemagne, on est à plus de 100 points d'écart de taux,
00:44le spread entre les 10 ans français et allemand est un peu de 2012.
00:47104 points d'écart de taux ce soir Mabrouk entre la France et l'Allemagne.
00:51Pourquoi ce soir ? Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui se passe ?
00:54Alors quand vous regardez cet écart de taux que tout le monde regarde entre guillemets
00:58avec beaucoup d'attention parce que ça marque un peu la nervosité finalement
01:02des investisseurs vis-à-vis d'une signature souveraine,
01:05donc on regarde évidemment les écarts de taux avec l'Espagne, le Portugal, l'Italie, etc.
01:08Donc la France en particulier, il y a un constat que l'on doit faire,
01:12c'est qu'il y a une dérive qui a commencé depuis maintenant plusieurs semaines,
01:15voire même plusieurs mois. Ce n'est pas quelque chose qu'on observe,
01:17il n'y a pas soudainement un mouvement finalement de panique sur la France,
01:20il y a une dérive qui est liée tout simplement à cette absence de feuilles de route crédibles
01:25concernant une éventuelle consolidation budgétaire, voire même juste une simple stabilisation.
01:30Donc on ne parle même pas de réduire quelque part le déficit, donc ce n'est même pas le propos.
01:33On dit juste, on veut, enfin le marché appelle finalement le gouvernement français à stabiliser de manière crédible
01:39sa trajectoire de déficit public exprimé en pourcentage du pays.
01:43Mais le gouvernement a annoncé 54 milliards d'euros d'économie,
01:46c'est presque deux fois plus que ce qu'on avait anticipé.
01:48Résultat, la récompense du marché, c'est allez, on franchit les 100 points d'écart de taux.
01:51Le marché n'est pas dupe. Le marché nous dit, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.
01:55Et le marché n'écoute pas effectivement M. Lecornu, tout simplement parce qu'aujourd'hui,
01:59si on a si peu de croissance en Europe que pouvoir générer finalement 54 milliards d'économies,
02:04ça voudrait dire encore plus pénaliser, amputer la croissance finalement économique.
02:08Et donc on rentre dans une sorte de cercle vicieux par ailleurs qui nous dit que sans croissance,
02:13vous ne pouvez pas consolider, mais si on ne consolide pas avec des dépenses,
02:16avec moins de dépenses et donc plus de recettes, on va avoir un vrai problème dans l'équation budgétaire.
02:21Et donc, et vous l'aviez souligné en introduction, quelle est la probabilité qu'un tel budget passe finalement,
02:27qui ne soit pas censuré, que ça ne conduise pas finalement encore plus de fragmentation politique
02:32dans un paysage qui est déjà très fragmenté, que ça ne conduise pas finalement encore à un 49-3,
02:37donc à un passage en force qui mécontenterait encore tout le monde,
02:39alors même qu'on est dans un moment finalement où le bruit politique est très fort finalement en France
02:45avec cette campagne présidentielle qui rajoute une couche.
02:47Alors, je ne pense pas que ce soit la campagne parce que finalement tout le monde dit tout et n
02:50'importe quoi
02:51finalement sur ce qui se passe en ce moment en France,
02:54mais néanmoins, ce qui me semble-t-il être le point le plus important,
02:57c'est la crédibilité du gouvernement face à cette situation complexe.
03:01Et aujourd'hui, le marché n'y croit pas, mais il se passe la même chose aux Etats-Unis.
03:05Aux Etats-Unis, globalement, on a beau voir effectivement M. Bessent indiquer vouloir réduire,
03:10en tout cas normaliser la trajectoire budgétaire, il n'y arrive pas, le marché n'y croit pas
03:15et ces opérations finalement qui relèvent un peu de la magie sur la courbe des taux américaines
03:19ne convainc pas le marché. Dès l'instant où on a eu ce genre d'annonce, les taux ne font
03:23qu'exploser.
03:23Oui, la différence, c'est que là-bas, il a tenté l'ingénierie financière et pas d'effort sur les
03:27déficits.
03:28Là, en France, il y a un effort quand même du gouvernement qui est annoncé budgétaire, 54 milliards.
03:33Vous dites le problème, c'est que 1, cet effort, on ne voit pas comment on va pouvoir atteindre l
03:36'objectif de 54 milliards
03:37et 2, si on l'atteint, ce sera au détriment de la croissance et donc on n'améliorera pas notre
03:41déficit.
03:42Et donc, on n'atteindra pas. En fait, c'est ça le problème. C'est que du coup, la probabilité
03:45de l'atteindre, si on raisonne en proba, elle est relativement faible.
03:48Et donc, le marché dit, mais l'effort demandé est tel qu'il devient inatteignable. Et donc, mécaniquement, il y
03:53a une sanction.
03:54Et ce que dit le marché, à la limite, donnez-nous une feuille de route crédible pour que l'hémorragie
03:59cesse.
03:59Parce que là, on commence, on a dépassé le fameux seuil psychologique des 100 points de base.
04:02Et quand on commence à rentrer finalement dans cette zone un peu grise, un peu finalement qui suscite vraiment l
04:09'attention des investisseurs entre 100 et 120 points de base,
04:12là, on va devoir effectivement prendre des décisions relativement conséquentes.
04:16Le point le plus important, c'est de se dire, il vaut mieux réagir de manière préventive et avoir quelque
04:20chose, une feuille de route encore une fois, sérieuse et crédible,
04:23plutôt que d'attendre que le marché ne nous l'impose. Et c'est finalement ça, en fait, aujourd'hui
04:28qui se joue en creux.
04:30– C'est chaud. Ils pensaient sans doute rassurer le marché. Beaucoup de médias disaient, oui, 54 milliards sont annoncés
04:35d'économie pour rassurer le marché.
04:36Un message avant tout au marché financier. Regardez la réponse des marchés ce soir.
04:39Ce 10 ans français est à 4,57, il n'est pas dupe le marché.
04:42– Bessent de le retour. Donc, c'est un peu ça l'idée.
04:45– Je vous trouve cruel, je vous trouve cruel.
04:46– Non, c'est un peu le même principe.
04:47– Non, parce que ce qu'a fait Bessent, c'est un peu comme si l'agence France Trésor trouvait
04:50une façon, une ingénierie financière pour rouler efficacement.
04:53Là, c'est autre chose, on vient toucher le budget.
04:54– Encore une fois, ce que demande le marché et ce qu'a demandé le marché à l'administration, au
04:58Trésor américain, c'est une feuille de route crédible.
05:00Il ne l'a pas donnée, la réaction des taux a été exactement celle que l'on voit aujourd'hui
05:03sur les marchés français.
05:05– Mais par ailleurs, il y a un point quand même qu'il faut souligner, certes le spread, cet écart
05:11de taux augmente, mais on constate que finalement tous les taux en Europe augmentent.
05:15Donc ça aussi, c'est quand même un point qu'il faut indiquer. On file tout droit sur finalement le
05:204,6% en France, mais quelque part aujourd'hui, même le 3,75% en Allemagne devient quelque part
05:27une cible atteignable.
05:28Personne n'aurait parié sur ce niveau de taux en début d'année. Et là, on voit bien qu'à
05:32mesure que l'on se rapproche finalement de la fin de l'année, cette cible de taux d'intérêt à
05:353,75%, voire même au-delà, devient un scénario de plus en plus crédible.
05:39– C'est vrai, le 10 ans allemand aujourd'hui, parce que le 10 ans français, bon 4,57, le
05:4210 ans allemand franchit la barre des 3,5%, il ne parle que de ça dans les médias financièrement, 3
05:47,5% c'est fait sur le 10 ans allemand,
05:48le 10 ans espagnol vient de franchir la barre des 4%, tout le monde monte, et c'est quand même
05:52le 10 ans français qui se tend deux fois plus que les autres aujourd'hui.
05:55Le 10 ans français se tend deux fois plus que les autres. Il n'y a pas de solution, c
06:00'est-à-dire que Sébastien Lecornu a annoncé 54 milliards d'euros d'économie, c'est peut-être pas suffisant,
06:04mais c'est deux fois plus que ce qu'on imaginait.
06:06Mais le marché se dit, ce n'est pas possible, et si on met en place toutes ces économies, ce
06:11sera récessif, donc plus on voudra atteindre ces 54 milliards, et moins on les atteindra.
06:15Il n'y a pas de solution ? Tous les chemins mènent à l'impasse pour la trajectoire budgétaire et
06:19de taux français ? Nicolas ?
06:22– L'économiste a répondu sur l'aspect économiste, moi je vais revenir par contre sur une opportunité que ça
06:27peut créer, alors ça prendra peut-être du temps,
06:29mais au sein du CIO Office, chez BNP, on a des indices basés sur la recherche, et peu à peu,
06:35de manière presque imperceptible,
06:36on avait tendance à mettre de plus en plus de valeurs françaises, parce qu'en fait, il y a beaucoup
06:40de valeurs françaises de qualité,
06:41qui commençaient à être très décotées par rapport à leur paire européen, des grosses valeurs aussi, type Engie, Total, Société
06:48Générale,
06:48qui va annoncer la semaine prochaine, a priori, un capital marketisé qui sera important pour lundi.
06:52– C'est une surprise, cet été on avait Eden Red qui pouvait être intéressante, parce qu'on commençait à
06:57avoir potentiellement
06:58des logiques de rapprochement, de rachat d'Eden Red par du private equity, donc on voit que les valeurs françaises
07:03sont intéressantes,
07:04notamment celles évidemment qui ont une exposition à l'international, mais elles subissent, ce que Mabrouk vient d'expliquer,
07:10et donc globalement, le travail qu'on va avoir nous au sein des prochains mois, ça va être d'essayer
07:15de déterminer
07:16à partir de quel moment de crédibilité sur la feuille de route, et de quel moment d'écartement des spreads,
07:21si la situation ne devient pas évidemment tragique en approchant des élections, à quel moment on pourra
07:27commencer à s'intéresser aux valeurs françaises en tant que telles, qui commencent à avoir une décode de valorisation
07:31par rapport au reste de l'Europe ?
07:32– Exemple orange ce soir, le titre orange perd 5,5%, Morgan Stanley dégrade son conseil sur orange,
07:37pourquoi ? En raison, dit Morgan Stanley, du risque politique français.
07:40– Voilà.
07:40– Là on a un exemple de valeurs françaises très exposées. Qui d'autre est exposé ?
07:44– Le secteur bancaire, attention.
07:45– Le secteur bancaire, évidemment, via l'OAT, Total n'a pas de profit en France quasiment,
07:51donc contrairement à ce que tout le monde pense, c'est compliqué.
07:54ENGIE n'a pas tant de profits que ça en France. Ce qui nous intéresse, nous, c'est qu'il
07:57y a quand même
07:57beaucoup d'entreprises françaises qui vont subir cette décote systémique liée à ce qui se passe en ce moment
08:02et à ce qui va se passer l'année prochaine, et qui pour autant n'ont pas tellement d'activité
08:06en France.
08:07Et ces entreprises-là, je pense qu'au fur et à mesure, il faudra savoir s'y intéresser.
08:10Et ce sera peut-être l'objet de ce dont on pourra parler.
08:12– Ça me rappelle, ce que vous nous dites, vous êtes en train de dire, c'est formidable,
08:16parce qu'en fait, on va avoir plein d'opportunités sur le marché français.
08:19À force de voir les valeurs baisser, on va devoir trouver le moment où il faut y rentrer.
08:22Ce que vous me dites, ça me rappelle, alors j'ai déjà raconté cette anecdote, mais je vais la répéter,
08:25ça me rappelle quand j'étais en prépa, où j'avais eu la pire note de la classe,
08:28mais le prof, avant de me donner ma note, m'avait dit, c'est formidable,
08:31vous êtes l'élève le plus prometteur de la classe, puisque vous avez la plus mauvaise note,
08:35donc c'est vous qui pouvez le plus progresser.
08:36C'est un peu comme ça que vous voyez les choses, c'est-à-dire que c'est formidable,
08:40les nouvelles sont mauvaises, donc elles vont devenir meilleures.
08:42– En tout cas, je trouve que ce dont on souffre principalement en Europe, on a deux problèmes.
08:46On n'a pas assez de capitaux par rapport aux Américains,
08:47et dans une économie capitaliste, il faut des capitaux,
08:50on en parlera peut-être quand on parlera de ce qui se passe dans l'IA.
08:52Et puis après, le deuxième sujet, c'est qu'on n'a pas de narratif.
08:55Il n'y a pas de raison pour lesquelles on peut aujourd'hui acheter l'Europe en tant que telle.
08:59On avait l'Allemagne l'année dernière, mais bon, ça se passe moins bien que prévu,
09:03même s'il y a du potentiel, si les choses se passent bien sur l'Allemagne.
09:06Et donc en fait, moi ce que je vois, c'est que les marchés ont horreur du vide,
09:09ont besoin d'un narratif, n'en ont pas en Europe.
09:11Et donc quand on a des opérations, on a du M&A par contre qui revient sur l'Europe.
09:15On a du M&A, je peux donner quelques exemples.
09:17Il y a des mid-cap européennes qui se font racheter,
09:20qui se font racheter cet été, avec des primes de valorisation comprises entre 60 et 100%,
09:24100% en cash, et ça a été le cas de certaines entreprises achetées par des acquéreurs industriels,
09:32type Tate & Lyle qui a été rachetés par Ingredion, type Retor qui a été rachetés par ABB.
09:37Donc on voit bien qu'il y a un intérêt pour les entreprises européennes
09:40qui vient non pas des investisseurs financiers traditionnels,
09:44mais du Private Equity, type EasyJet cet été.
09:47Donc on a des intérêts, mais qui viennent des industriels et du Private Equity.
09:51Et les investisseurs financiers classiques, on va dire, sur les actions listées,
09:55n'ont pas tellement d'opportunités à...
09:57Ah, on vous laisse finir, c'est Christophe qui nous appelle là en régie.
10:02Ah ?
10:03Ah ?
10:03Non, je ne sais pas, vous avez...
10:04Non, j'ai terminé.
10:05Ah, il manquait le verbe.
10:06Ah oui, alors là, je sais toujours.
10:07On a oublié la phrase.
10:09Christophe en régie, donc notre réalisateur BFM Bours,
10:11qui, messieurs, vous suit ce soir,
10:13et manifestement, il est 17h16, des questions ou une question à vous poser.
10:17Salut, Chris.
10:18Bonsoir à tous.
10:18Salut.
10:19Mabrouk, pour vous, c'est tout sauf la France dans les allocations ?
10:24Non, parce que finalement, on n'a pas...
10:26Il ne peut pas dire oui, c'est la Tixi, il ne peut pas dire oui.
10:28Non, pas du tout.
10:28C'est-à-dire qu'en gros, c'est tout sauf le marché obligataire souverain,
10:30en fait, en réalité, de manière générale.
10:32Tout sauf la duration, donc c'est-à-dire qu'en gros,
10:34tout ce qui est actif à duration longue,
10:36alors qu'est-ce que ça veut dire ?
10:36C'est des actifs qui sont sensibles, justement,
10:39à l'augmentation, notamment, des taux d'intérêt à long terme.
10:42Donc, on va prendre, par exemple, la dette d'entreprise bien notée,
10:45qui a une duration, une sensibilité au taux d'intérêt
10:47qui est relativement forte.
10:48Celle-ci, on n'en veut pas dans nos portefeuilles.
10:50En revanche, aller chercher, finalement, de la dette
10:53un peu moins bien notée, mais qu'on appelle high yield,
10:55mais dont la duration est beaucoup plus courte,
10:57ça, par contre, on aime bien.
10:59Mais rester, finalement...
11:00Les taux du high yield se tendent beaucoup moins
11:02que les taux de l'investment grain, en ce moment,
11:03dans l'univers des obligations d'entreprise.
11:04C'est à cause, justement, de cette sensibilité, justement,
11:06à la partie longue de la courbe des taux d'intérêt.
11:09Et donc, mécaniquement, on n'est encore...
11:12On n'est pas dans une situation où on dit
11:13que cette augmentation des taux d'intérêt à long terme
11:16va être préjudiciable pour le cycle,
11:18pour les actifs risqués,
11:20pour les marchés actions, de manière générale.
11:22Nous, on dit qu'il y a quand même une composante
11:23qui sauve un peu le truc, notamment, aussi,
11:25aux États-Unis, c'est de dire qu'une partie de cette hausse
11:28vient du fait que le cycle macroéconomique,
11:30notamment aux États-Unis, mais un peu moins en Europe,
11:32mais c'est le cas également,
11:33n'est pas aussi mauvais que ça,
11:35n'est pas aussi dégradé que ça.
11:36On a, aujourd'hui, beaucoup d'éléments anxiogènes
11:38qui viennent ternir un peu le tableau,
11:40ternir ce panorama,
11:41mais, au fond, quand on regarde,
11:43on a une reprise manufacturière
11:44qui est quand même tout à fait significative
11:46en Europe, aux États-Unis,
11:48et ça, globalement, le marché ne l'ignore pas.
11:49On ne peut pas avoir, globalement,
11:51des banques centrales qui montent leurs taux
11:53et qui, finalement, ne déclenchent pas, quelque part,
11:56un questionnement de la part des marchés sur le cycle.
11:58Ce questionnement n'a pas eu lieu,
12:00les taux longs continuent de monter,
12:01on n'a pas de raison de voir le cycle s'effondrer.
12:03Donc, nous, on reste positif,
12:05et je ne dirais pas tout sauf la France,
12:06je dirais tout sauf le marché obligataire de l'ingénéral.
12:08Oui, alors, il y a un certain nombre de pays
12:09qui voient leur taux se tendre,
12:10effectivement, parce qu'il y a des perspectives de croissance,
12:12il y a une part de croissance aussi
12:13dans la flambée des taux américains,
12:14pas que, mais il y a une part de ça,
12:16un peu moins dans la flambée des taux français,
12:18malgré tout, on est d'accord ?
12:19Absolument, non, non,
12:19on a quand même ce facteur français spécifique,
12:21on ne dit pas le contraire.
12:22Mais, juste, un dernier point,
12:23la France, mais comme la zone euro,
12:25vous regardez ce qui a été publié
12:27cette semaine ou la semaine dernière par l'INSEE,
12:28l'INSEE nous dit tout simplement
12:29que la projection de croissance pour cette année,
12:31c'est 0,4%.
12:32Donc, c'est-à-dire qu'en gros,
12:33avec l'acquis de croissance que l'on a,
12:34c'est-à-dire 0,3%,
12:35on a un troisième et un quatrième trimestre
12:37qui vont flirter avec le zéro.
12:39Donc, encore une fois,
12:39je reviens sur mon propos initial,
12:41comment peut-on effectivement espérer
12:42une quelconque stabilisation
12:43avec un tel besoin d'économie budgétaire
12:46avec si peu, voire même pas de croissance ?
12:48Sachant que les 54 milliards d'euros d'économies
12:49annoncées par Sébastien Lecornu,
12:51ce ne sont pas des économies, en fait,
12:52c'est des moindres dépenses
12:53par rapport à ce qu'on aurait dépensé
12:55en gardant la trajectoire précédente.
12:56– Mais les moindres dépenses
12:57veut dire moins d'injections finalement
12:59quelque part dans le cycle
13:00et donc veut dire moins de croissance in fine.
13:02– Oui, oui, de toutes les façons.
13:03– Et tout ça, pourquoi ?
13:04Pour atteindre, avec les 54 milliards d'euros
13:05d'économies annoncées,
13:074,9% de…
13:09– Arrondissons à 5.
13:10– Arrondissons à 5.
13:11Enfin voilà, on ne reviendrait pas à 3%,
13:123% de Maastricht avec ça.
13:13Il faudra du temps, manifestement, on le sent.
13:16Ça n'empêche pas les analyses
13:17d'être hyper positifs,
13:18alors pas forcément sur le marché français,
13:19mais sur les marchés européens.
13:20Le consensus Bloomberg affiche
13:22un taux d'optimisme au plus haut depuis 2018,
13:26parce que les résultats d'entreprises
13:28sont super bons ici aussi en Europe quand même.
13:29Il faut le souligner,
13:30même les entreprises françaises.
13:31Et puis parce que,
13:32d'après les analyses interrogées par Bloomberg,
13:35de plus en plus d'investisseurs
13:36choisissent d'alléger leur position
13:38sur les valeurs américaines les plus chères
13:39pour les repositionner ici en Europe.
13:41Est-ce que vous pensez que ça,
13:42ça va produire des miracles sur nos marchés
13:44pour la suite de l'année ou pour 2027 ?
13:46Nicolas ?
13:46– C'est difficile de dire que ça produira des miracles.
13:49Je pense qu'on a un rebalancement
13:50qui est plus large que ça.
13:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:52on a aussi un rebalancement
13:53sur certains pays asiatiques,
13:54sur certains pays émergents
13:56et pas uniquement sur l'Europe.
13:57L'Europe fait partie du paysage
13:59en termes de rebalancement
13:59parce qu'on avait des niveaux
14:00de sous-investissement sur l'Europe
14:02de la part des allocataires mondiaux
14:03qui étaient très élevés.
14:04Donc nous, on a toujours une oreille attentive
14:05quand on parle de l'Europe aux investisseurs.
14:07Mais je ne suis pas certain
14:09que ce soit une zone qui soit choisie par excès.
14:11C'est souvent une zone qui est aussi choisie
14:12dans une logique de diversification
14:14par défaut en partie.
14:15Après, il y a aussi beaucoup de filières en Europe
14:17qui sont tirées par la croissance
14:18effectivement dans d'autres zones,
14:20notamment par la croissance américaine.
14:22Et donc effectivement,
14:23on a beaucoup d'entreprises européennes
14:24qui sont intéressantes
14:25pour participer potentiellement
14:27à ce qui se passe dans l'IA,
14:29à ce qui se passe dans certains secteurs.
14:30Une seule valeur sur le CAC progresse ce soir.
14:32On est à un quart d'heure de la clôture.
14:33On entre dans la dernière ligne droite
14:34de cette séance.
14:35On accélère.
14:36Et cette unique valeur en hausse,
14:38c'est une valeur liée à l'IA.
14:40C'est STMicroelectronics.
14:41Seule hausse du CAC ce soir,
14:42plus 1,7%,
14:43alors que toutes les autres valeurs
14:44sont en repli,
14:45notamment Orange,
14:46donc après l'avertissement de Morgan Stanley
14:48sur Orange
14:48qui met en exergue,
14:49Morgan Stanley,
14:50le risque politique.
14:51Également une concurrence vive
14:52pour Orange en Espagne.
14:54en baisse de 5,4%.
14:55On a aussi Renault,
14:56Stellantis en repli de 6% chacune.
14:59Et puis Hermès en baisse.
15:00On n'arrête pas de parler
15:01de la baisse d'LVMH,
15:02mais Hermès,
15:03pas top non plus.
15:04Le titre Hermès ce soir
15:05est sur un plus bas de 3 ans,
15:06figurez-vous.
15:07Plus bas de 3 ans,
15:07le titre Hermès perd 3,6%.
15:09On en parle avec
15:10Mabrouk Chetouane et Nicolas Wanchet.
15:12Nicolas, je sais que vous brûlez
15:13de parler de tech et d'IA.
15:14Alors on y va.
15:15On va se lancer
15:15puisque la seule hausse ce soir,
15:16c'est STM.
15:17Il faut quand même fêter ça.
15:18L'IA continue de rêtre porteuse.
15:24Alors que le S&P recule
15:26légèrement de 0,1%.
15:29Nvidia annonce
15:30qu'il va tout simplement
15:31doubler ses ventes de puces
15:32l'an prochain.
15:32Annonce de Jet Senguang.
15:33Donc ils vont doubler
15:34leur vente de puces
15:34qui amènerait le chiffre d'affaires
15:35d'Nvidia à quasiment
15:36700 milliards de dollars.
15:38Voilà.
15:38Est-ce que vous êtes surpris
15:39ou vous vous dites
15:39c'est prudent comme personne ?
15:41De moins en moins.
15:41Et je pense que c'est important
15:42de faire le point là-dessus.
15:43Je suis parti en vacances
15:44comme tout le monde
15:45au mois de juillet
15:46pour revenir au mois d'août.
15:47Et je me suis rendu compte
15:47qu'en un mois,
15:48on avait encore ajouté
15:50200 milliards de dollars
15:51d'investissement
15:52de la part des hyperscalers
15:53dans leur data center
15:54uniquement sur l'été.
15:55Ce qui fait que l'année prochaine
15:56on sera à 1100 milliards
15:57à peu près d'investissement
15:58de la part de ces entreprises-là.
15:59Je rappelle que selon Mario Draghi
16:01avec 800 milliards d'euros par an
16:02on sort l'Europe de l'ornière
16:04on les a pas
16:05et eux ils les mettent
16:05dans les data centers.
16:06Donc on a une grosse différence
16:08entre les deux côtés
16:08de l'Atlantique là-dessus.
16:09Une logique de capitaux
16:10c'est ce dont on parlait.
16:11Mais la raison de fond de ça
16:12et je pense que c'est très important
16:13de suivre ce qui se passe là-dessus
16:14c'est qu'en fait
16:15on a une demande
16:16qui est en train de croître
16:17fortement pour l'IA
16:19liée à l'agentique
16:20et donc on a un prix
16:21de location des data centers
16:22on suit le prix de location
16:24du GPU
16:24donc qui est la puce
16:26de Nvidia
16:26qui est en train de monter
16:27et donc plus
16:28les puces GPU
16:30de Nvidia
16:31à qui il les vend
16:32aux hyperscalers
16:33au NeoCloud
16:34à tout un tas d'entreprises
16:35plus le prix de location
16:36de ces puces-là
16:37monte
16:38plus on pourra construire
16:39des data centers
16:40en escomptant
16:41un retour sur investissement
16:42sur les data centers
16:43et donc aujourd'hui
16:44on a à la fois
16:45les hyperscalers
16:46qui accroissent très fortement
16:47leurs investissements
16:48donc je pense que ça rentre
16:49dans ce que Nvidia compte
16:50mais pas que
16:50on a les NeoCloud
16:52qui font la même chose
16:52des entreprises comme
16:53CoreWeave
16:53Oracle aussi
16:54et puis même typiquement
16:55en France
16:56chez BNP
16:56on a une vision plus positive
16:57depuis cette semaine
16:58sur OVH Cloud
16:59par exemple
16:59OVH
17:00qui est une prise souveraine
17:01européenne
17:02le français
17:02qui a beaucoup pâti
17:03ces dernières années
17:04du fait que finalement
17:05elle n'a pas réussi
17:05à finalement devenir
17:07l'acteur souverain
17:08dans le cloud
17:08parce que le cloud
17:09a eu une compétition
17:12de la part des acteurs
17:12américains très fortes
17:13mais selon nous
17:14OVH Cloud
17:15va construire de plus en plus
17:16de data centers
17:17GPU
17:18qui va pouvoir louer
17:19à des entreprises européennes
17:21également à des hyperscalers
17:22et donc on a une vision
17:23positive sur le GPU
17:25qui n'était pas attendue
17:26il y a 2-3 mois
17:27qui est en train d'accélérer
17:28et qui fait qu'au finish
17:30les entreprises
17:30qui profitent le plus de ça
17:32ce sont les fabricants de GPU
17:33et la première entreprise
17:34qui fabrique des GPU
17:35c'est Nvidia
17:36effectivement
17:37Nvidia compte doubler
17:38ses ventes de puces
17:39l'an prochain
17:39alors pour juste donner
17:40l'échelle des choses
17:41vous disiez
17:41on cherche 800 milliards
17:43en Europe
17:44qu'on n'arrive pas à retrouver
17:44pour acquérir
17:46une puissance financière
17:47eux ils investissent
17:48plus de 1000 milliards
17:49dans les data centers
17:49une autre échelle des choses
17:51les bénéfices d'Nvidia
17:52l'an prochain
17:53devraient être
17:5415 fois supérieurs
17:55à ceux de Total Energy
17:56alors rien à voir
17:57deux secteurs différents
17:58mais bon
17:58comme c'est un peu
17:59le totem ici en France
18:00Total Energy
18:01des bénéfices d'Nvidia
18:0215 fois supérieurs
18:03à ceux de Total
18:03après on n'est pas du tout
18:04sur les mêmes marchés
18:05en gros la marge
18:06finalement sur un prix
18:07sur du baril de pétrole
18:08et la marge sur une puce
18:09n'est pas du tout la même
18:11donc on a besoin de pétrole
18:12donc on est obligé
18:13d'en acheter
18:14par contre la puce
18:14c'est un besoin
18:17la demande marginale
18:18est croissante
18:18et donc ce qui fait
18:19par ailleurs écho
18:20si on a un doublement
18:21des ventes
18:22c'est-à-dire qu'on va avoir
18:22un doublement de la production
18:23par ailleurs
18:24ce qui va bénéficier en cascade
18:25à d'autres thématiques
18:26et d'autres zones géographiques
18:28pardon
18:28comme l'Asie émergente
18:30enfin l'Asie qualifiée
18:31d'émergente
18:31elle n'a rien d'émergente
18:32du tout
18:32quand on parle de la Corée du Sud
18:34ou même de Taïwan
18:35et on voit bien
18:35que globalement
18:36ce qui s'est passé
18:37finalement sur
18:38ces deux bourses
18:40notamment
18:40qui tire à elle seule
18:41finalement l'indice émergent
18:43le MSCI émergent
18:44et bien finalement
18:45il n'y a pas de raison fondamentale
18:47pour que ça s'épuise
18:48on a eu
18:49une sorte
18:50un peu d'embardé
18:50en début d'année
18:51puisque tout le monde
18:51finalement a pris
18:52un peu la grosse tête
18:53autour de ces valeurs
18:54mais globalement
18:55la tendance est lourde
18:56et la tendance est là
18:57et le seul point négatif
19:00sur lequel il faudra
19:00faire un tout petit peu
19:01attention sur l'IA
19:02on a eu quelques échos
19:03finalement un peu
19:04en début de semaine
19:04quand on a eu finalement
19:06des déclarations autour
19:07des dangers théoriques
19:09que présente effectivement l'IA
19:11c'est le risque de régulation
19:12mais je pense qu'effectivement
19:13ça c'est un risque
19:14dont on ne peut pas écarter
19:15à un moment donné
19:16si on a une régulation
19:17qui vient s'abattre
19:17de manière trop forte
19:18sur justement ce paysage
19:20effectivement il faudra
19:21il y aura sans doute
19:22des corrections à venir
19:23c'est pas notre scénario du tout
19:24et on pense qu'en fait
19:25elles vont d'abord
19:26s'auto-réguler
19:27avant d'attendre
19:27finalement que le régulateur
19:29s'en prenne finalement
19:30à ces entreprises technologiques
19:31donc globalement
19:32la tendance est là
19:33et il y a un vrai coup d'opportunité
19:35à ne pas s'exposer
19:36ou à se tenir distant
19:37finalement de ces valeurs
19:38on pense que globalement
19:39même d'ici la fin de l'année
19:40c'est véritablement dangereux
19:42de quitter le marché
19:42d'action américain
19:43Oui
19:43mais en effet
19:45il y a des enjeux de sécurité
19:46qui sont en train
19:46de marquer cette rentrée
19:48effectivement
19:48soit tout ça sera très régulé
19:50soit dites-vous
19:51ils s'auto-réguleront
19:52dans tous les cas
19:52plus de sécurité dans l'IA
19:53ce sera moins d'investissement
19:55et moins de croissance en bourse
19:56ou pas ?
19:56Non pas du tout
19:57moi je ne vois pas du tout
19:57les choses de cette manière là
19:58je dis que
19:59si on régule davantage
20:00si elles s'auto-régulent davantage
20:02quitte même
20:02finalement à ralentir
20:03un peu leur rythme
20:04de croissance
20:05et de progression
20:06finalement c'est pour mieux
20:07progresser sur la durée
20:08alors qu'en gros
20:09au lieu de faire du
20:10je ne sais pas moi
20:10du 100% par an
20:11si on fait seulement
20:12entre guillemets
20:13du 75%
20:14et bien finalement
20:14ça permettra de faire
20:15durer le plaisir
20:16si je puis dire
20:16un peu plus longtemps
20:17plutôt qu'un shot
20:18un bon petit verre de vin
20:19qui dure un peu plus longtemps
20:21avec modération
20:21Nicolas là-dessus
20:22sur la sécurité
20:23et les impacts
20:24attendus en bourse
20:25Oui alors ce que je ne comprends pas
20:27on parle beaucoup de la France
20:28mais la première élection
20:29qui va arriver
20:30et qui est importante
20:30c'est les mid-terms
20:31qui ne sont pas si longtemps que ça
20:33et ce qu'on commence à regarder
20:34chez BNP
20:35c'est le type
20:36parce que finalement
20:37les mid-terms vont être
20:37très polarisés
20:38comme d'habitude
20:39on a vu que typiquement
20:40sur le sujet de l'IA
20:41on a une vision très différente
20:42selon les démocrates
20:43et les républicains
20:44je pense qu'ils ne feront pas
20:45la même chose
20:46sur ce qu'on appelle
20:47le scénario en cas
20:47dans la consommation
20:48le fait qu'une partie
20:50de la population
20:50souffre énormément
20:51de l'inflation
20:51du fait de ne pas avoir
20:52d'actifs financiers
20:53tandis qu'une autre
20:54en profite
20:54on a beaucoup de sujets
20:56sur lesquels
20:57on va avoir un débat
20:58très polarisé
20:59et donc quelque part
21:01une résolution
21:01qui ne sera pas la même
21:02selon qu'on a un sweep
21:04des chambres
21:05par les démocrates
21:05selon qu'on reste
21:06chez les républicains
21:07sur le sujet de l'IA
21:08Trump a clairement dit
21:09qu'il ne voulait pas réguler
21:10si les démocrates
21:11gagnent les élections
21:12je pense qu'ils vont
21:13commencer à revenir
21:14sur ce type de sujet
21:15où est-ce qu'on peut mettre
21:15les data centers
21:16comment on fait pour ralentir
21:17un petit peu les choses
21:17et donc c'est un sujet
21:19qui c'est ce que vous disiez
21:20qui est politique également
21:21et je pense que ça va être intéressant
21:22et c'est un sujet
21:23qui est américain
21:24parce que moi
21:27il y a sur la Chine
21:28par rapport aux Etats-Unis
21:29rencontre à venir
21:29Xi Jinping, Donald Trump
21:30jeudi prochain
21:31exactement
21:31les modèles chinois
21:32sont de plus en plus efficients
21:34et très peu chers
21:34mais ils ne sont pas à la frontière
21:35et donc de ce que j'ai compris
21:37cette semaine
21:37il y avait un article intéressant
21:38dans le Financial Times
21:39il faut expliquer la frontière
21:40juste parce que ce n'est pas encore
21:41la frontière
21:42c'est des modèles
21:43qui sont quasiment
21:44à l'intelligence artificielle générale
21:46c'est-à-dire justement
21:46les modèles d'anthropique
21:47ou d'open AI
21:48qui peuvent vivre
21:49des embardés
21:51par eux-mêmes
21:52de manière endogène
21:53sans que l'être humain
21:54puisse modifier
21:55les choses par la suite
21:56ni comprendre
21:56ce que fait l'IA
21:58exactement
21:58les chinois
21:59on n'en est pas là
21:59et donc les chinois disent
22:00nous on n'a pas forcément
22:01envie de se positionner
22:02sur ce débat de régulation
22:03parce que pour l'instant
22:04on n'en est pas là
22:05c'est un problème
22:06qui concerne anthropique
22:07et open AI aujourd'hui
22:07et qui ne nous concerne pas
22:08donc on a un débat
22:10aux Etats-Unis
22:10qui va dépendre
22:11des entreprises
22:12mais également des élections
22:13donc ça va être un sujet
22:15très intéressant à suivre
22:16mais est-ce que vous vous dites
22:17les américains veulent garder
22:18le leadership sur la Chine
22:19en matière d'intelligence artificielle
22:20on peut le comprendre
22:21honnêtement
22:22c'est comme la question nucléaire
22:23au XXème siècle
22:24et aujourd'hui encore
22:24l'enjeu est nucléaire
22:26quelque part
22:26c'est très important
22:28est-ce que les américains
22:29voudront garder ce leadership
22:30au prix d'un sacrifice
22:32d'un peu de sécurité
22:33sur l'IA
22:34est-ce que pour garder
22:35le temps d'avance
22:36en matière d'innovation
22:37il va falloir prendre des risques
22:38accepter les risques
22:39quitte à mettre en péril
22:40un certain nombre
22:41en tout cas risquer
22:42de mettre en péril
22:43un certain nombre de domaines
22:44est-ce que les américains
22:45le feront coûte que coûte
22:47garder le leadership
22:47en tout cas
22:48ma conviction profonde
22:49depuis un certain temps
22:50Guillaume
22:50on en a déjà parlé
22:51plusieurs fois
22:52c'est que les Etats-Unis
22:53étaient trop en retard
22:54sur la Chine
22:55sur la production industrielle
22:57sur beaucoup de filières
22:58industrielles
22:58et qu'ils avaient du mal
22:59à rattraper ça
22:59ils ont quelque part perdu
23:00la guerre des tarifs
23:01l'année dernière
23:01et que pour eux
23:02l'IA c'est effectivement
23:04systémique
23:05c'est existentiel
23:06c'est ce qu'on appelle
23:07en anglais ou en américain
23:08un boom or bust
23:10les Etats-Unis
23:11ont pris de l'avance
23:11ils veulent reprendre
23:13une hégémonie grâce à ça
23:14et je pense qu'ils ne peuvent
23:15pas se permettre
23:16que ce soit un échec
23:17parce que par ailleurs
23:18ils se sont rendu compte
23:19l'année dernière
23:19qu'ils avaient des retards
23:20sur la Chine
23:21qu'ils ne pourraient pas combler
23:22dans d'autres domaines
23:23que l'IA
23:23et donc c'est vital pour eux
23:25de garder l'avance là-dessus
23:27Oui et on verra
23:28dans cette rencontre
23:28entre Donald Trump
23:29et Xi Jinping
23:29qui sera le grand rendez-vous
23:30la semaine prochaine
23:31les marchés vont suivre
23:31ce rendez-vous
23:32cette rencontre
23:32on verra si justement
23:34les enjeux de sécurité
23:35sont tels
23:35qu'Américains et Chinois
23:36choisiront là-dessus
23:37de coopérer
23:38ou au contraire
23:38les enjeux sont tels
23:39qu'ils choisiront
23:40de se concurrencer
23:41Il y a une revoie aussi
23:43il y a celle de la coopération
23:44ou celle de la confrontation
23:46mais il y a aussi
23:46des équilibres non coopératifs
23:48c'est ce qu'on nous apprend
23:48la théorie des jeux
23:49et donc globalement
23:50on peut arriver
23:51à des équilibres sous-optimales
23:52où personne ne coopère
23:53chacun effectivement
23:54fait ce truc dans son coin
23:55et on arrive finalement
23:56pas à une solution
23:57enfin une solution
23:57qui aboutit
23:58à une forme de confrontation
24:00moi que je trouve inéluctable
24:01dans la mesure où finalement
24:02en creux
24:02qu'est-ce qui se joue
24:03derrière cette bataille technologique
24:04c'est une forme aussi
24:05de conservation de sa souveraineté
24:07puisque fondamentalement
24:08si en Europe
24:08on n'est clairement
24:09pas du tout au niveau
24:11et donc on voit bien
24:12que là-dessus
24:12on va se faire
24:13littéralement dévorer
24:16et globalement
24:16on voit mal comment
24:18et Nicolas l'a parfaitement rappelé
24:19comment cette course finalement
24:21cette dernière course
24:23à l'hégémonie
24:23qui est caractérisée
24:24par la tech
24:25puisse être perdue
24:26par les Etats-Unis
24:27ça voudrait dire
24:27que finalement
24:28ils perdraient
24:29leur leadership
24:31sur beaucoup d'aspects
24:32la déroute en Iran
24:33la déroute tarifaire
24:35l'an dernier
24:36globalement finalement
24:36tout ceci ne joue pas
24:37en faveur
24:38finalement de l'hégémon américain
24:40on sent plutôt
24:40que c'est plutôt
24:41finalement le champ du signe
24:42plutôt
24:42alors est-ce que les IA
24:43vont s'entredéverer aussi
24:44on a appris que des pirates
24:46avaient utilisé
24:47Claude
24:47l'IA d'Enthropic
24:48pour venir s'insérer
24:50dans les logiciels
24:51d'OpenAI
24:52donc Enthropic
24:53pour aller s'insérer
24:54dans OpenAI
24:54c'est toucher couler
24:55c'est de la bataille navale
24:56exactement
24:57Warren Buffett
24:58du coup a-t-il bien fait
24:58alors Warren Buffett
24:59qui quitte ses fonctions
25:00de président du conseil
25:01d'administration
25:01de Berkshire Hathaway
25:02vous avez vu
25:02il a cédé déjà
25:04la direction générale
25:05il y a neuf mois
25:05à Greg Abel
25:06et puis là
25:07il cède carrément
25:08la présidence du groupe
25:09avec effet immédiat
25:10il dit
25:10le temps finit toujours
25:11par l'emporter
25:12voilà ce qu'a expliqué
25:13Warren Buffett
25:13aujourd'hui dans une lettre
25:14à 97 ans
25:16donc il lâche
25:16la présidence de Berkshire
25:18est-ce qu'il a bien fait
25:19de mettre Berkshire
25:20au point qu'il a choisi
25:22de faire
25:22à ce point
25:23à distance de la tech
25:25moi là-dessus
25:26j'ai une remarque
25:27il préfère Coca-Cola
25:28le titre Coca-Cola
25:29à la tech
25:30en fait Warren Buffett
25:31là où il a été
25:32toujours très bon
25:33c'est d'avoir su
25:34constituer du cash
25:35et de quelque part
25:36d'être soit prêteur
25:37en dernier ressort
25:38soit acheteur
25:38en dernier ressort
25:39il l'a fait
25:39dans chaque crise
25:40aux Etats-Unis
25:40je pense qu'il voyait
25:42peut-être une crise arriver
25:43et qu'il a préféré
25:44faire du cash
25:44pour ça ces dernières années
25:45mais ce qui m'a frappé
25:46cet été
25:47c'est l'opération
25:49lorsque Citadel
25:50a racheté
25:50toutes les actions
25:51que détenait le hedge fund
25:53qui avait 25 milliards
25:54détenus par un Allemand
25:55aux Etats-Unis
25:56je ne me souviens plus
25:56du nom
25:57on le salue
25:57s'il nous écoute d'ailleurs
25:58et donc globalement
25:59qui avait quand même
26:00qui a été obligé
26:01de vendre
26:01tout son portefeuille
26:02d'actions
26:02très concentré
26:03sur quelques titres
26:04ça c'était une opération
26:05pour Warren Buffett
26:06historiquement
26:06et ce n'est pas lui
26:07qui l'a faite
26:08c'est Citadel
26:08et donc on voit quand même
26:10la montée en puissance
26:10des hedge funds
26:11dans le financement
26:12de l'économie
26:13et dans le rôle
26:13de liquidité
26:14à la fois sur le T-note
26:15à la fois sur les actions
26:17au sens large
26:17et j'ai été très surpris
26:19enfin pas surpris
26:19mais finalement
26:20c'est ce que vous disiez
26:21Warren Buffett
26:22a préféré rester sur autre chose
26:24et il y a une partie
26:24quand même du narratif
26:25des dernières années
26:26qui lui a échappé
26:27aura-t-il raison ou tort
26:28je pense que maintenant
26:29il a intérêt
26:30à être un petit peu baire
26:31enfin sa boîte
26:32a intérêt à être un petit peu baire
26:33sur la manière
26:33dont elle conçoit
26:34l'avenir de l'économie
26:35par rapport à l'IA notamment
26:36mais c'est intéressant
26:36parce qu'il faut souhaiter
26:37que les financeurs de l'IA
26:38ceux qui apportent de l'argent
26:40soient des acteurs long terme
26:42il voudrait mieux
26:43que ce soit des banquiers
26:43et des assureurs
26:44plutôt que des hedge funds
26:45en quelque sorte
26:45pour moins de spéculation peut-être
26:48il faudrait surtout
26:49on sait pertinemment
26:50que le marché
26:51est toujours très pressé
26:52donc de voir
26:52des résultats immédiats
26:54avoir des financeurs
26:55finalement de long terme
26:57et qui disposent de temps
26:59c'est absolument fondamental
27:00quand on est sur
27:01des changements de paradigme
27:02tels que ceux
27:03que propose l'IA
27:04donc voir des résultats immédiats
27:06nous paraît effectivement
27:07encore une fois
27:08pas répondre finalement
27:09aux enjeux actuels
27:10on est sur des transformations
27:11qui sont très profondes
27:12et exiger en fait
27:14des rendements immédiats
27:15très forts etc
27:16peut-être c'est une forme
27:18d'inadéquation
27:19par rapport au temps long
27:20donc il faut faire
27:21un petit pas attention à ça
27:22mais donc on n'a pas
27:23d'autre choix
27:23que de rester très investi
27:24sur le marché américain
27:25c'est votre vision
27:25pour la suite Mabrouk
27:26je résume mais oui
27:27on ne peut pas
27:28on ne peut pas
27:28faire l'économie
27:29de ce marché
27:30d'accord
27:30et Europe Wall Street
27:32vous privilégiez quoi vous Nicolas
27:33moi je reste d'accord là-dessus
27:34et la deuxième chose
27:35que je tiens à dire
27:36en dehors de l'Europe
27:38quelque chose qui
27:39et j'en reviens
27:39vers le point de vue de Mabrouk
27:40on n'aura pas le temps
27:40donc il faudra nous réinviter ensemble
27:43la Chine
27:43c'est 30%
27:45de la production industrielle mondiale
27:4620% du PIB mondial
27:47quand on regarde
27:48le poids de la Chine
27:49dans le MSCI
27:50World Indices
27:51donc à la fois émergé et émergent
27:52c'est 2%
27:54Mabrouk
27:54moi je considère
27:55qu'il faut surpondérer
27:56quand même
27:56par rapport à ces 2%
27:57et je ne prends pas de risque
27:58en le disant
27:58qu'est-ce qu'on pense
28:00pareil
28:00on est surpondéré Chine
28:02on est surpondéré émergent
28:03par rapport à 2%
28:04oui c'est sûr
28:05après la question
28:06c'est combien on en est
28:07en gros
28:07la Chine
28:08c'est une forme de diversification
28:09aussi
28:10quelque part
28:11sur la thématique de l'IA
28:12on peut jouer l'IA
28:13mais pas seulement
28:14qu'aux Etats-Unis
28:14on peut le jouer par ailleurs
28:15et pas forcément
28:16sur la thématique
28:17uniquement de l'intelligence artificielle
28:19ou même des semi-conducteurs
28:20tels qu'on peut le voir
28:21à Taïwan
28:21ou en Corée du Sud
28:22il y a d'autres façons
28:23de le jouer
28:24et la Chine
28:24est une manière de le faire
28:25il faut bien choisir
28:26son sous-jacent
28:26vous avez suivi TechSox
28:27tout à l'heure
28:28c'est notre rendez-vous
28:28du vendredi
28:30justement on avait un gérant
28:31action tech chinoise
28:32qui était là avec nous
28:33face à un gérant
28:34action tech américaine
28:35il y avait le débat là
28:36le débat entre Donald Trump
28:37et Xi Jinping
28:37il s'est passé déjà ici
28:39c'était il y a une demi-heure
28:39dans TechSox
28:40la séquence passionnante
28:41on a découvert plein de valeurs
28:42qu'on ne connaissait pas
28:43la séquence est disponible
28:43en replay sur l'application
28:45BFM Business
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