- il y a 22 minutes
Ce vendredi 18 septembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
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00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11Thank God it's Friday et c'est USA Today qui commence votre dernière dose de contact direct avec Wall Street
00:20de la semaine.
00:21Autant vous dire qu'on attend une ouverture parfois très très positive dans quelques minutes sur les marchés américains et
00:28les marchés européens qui en prennent déjà l'impact.
00:29On est déjà sur une baisse assez marquée, on s'est bien rattrapé toute la séance d'hier avec une
00:35tendance positive mais là il y a beaucoup beaucoup de choses au menu,
00:39beaucoup de sujets de vexation un petit peu partout sur les marchés de manière à tendre un petit peu l
00:45'atmosphère et c'est sur cette note tendue qu'on s'apprête à finir la semaine.
00:50du côté des sujets dont on va parler, alors déjà la production industrielle du côté des Etats-Unis, les chiffres
00:57sont sortis il y a quelques minutes.
01:00Suspense, est-ce que ça va aller dans la continuité des chiffres qui témoignent de cette robustesse de l'économie
01:06américaine qui a nécessité une hausse de taux de la Fed cette semaine ?
01:11On va voir, justement cette hausse des taux de la Fed, elle arrive dans le même temps où la BCE
01:16monte ses taux et la Banque du Japon a monté ses taux ce matin.
01:20Déjà il y a des taux au Japon, c'est une grande nouvelle mais en plus ils commencent à grimper,
01:24ils sont au plus haut depuis des décennies.
01:25Cette unanimité des banques centrales alors qu'il n'y a pas vraiment de crise fondamentale qui couvre, est-ce
01:31que c'est une bonne, est-ce que c'est une mauvaise nouvelle ?
01:33On va s'attaquer évidemment à tous ces sujets dans USA Today.
01:36L'ouverture, vous la voyez, on n'échappe pas à la baisse du côté de Wall Street, enfin c'est
01:40une baisse modérée.
01:41On est en baisse de 0,12% pour le Dow Jones à 51 713 points du côté des autres
01:47indices américains et notamment le Nasdaq sur le marché américain.
01:53On est actuellement sur une hausse, le Nasdaq qui gagne à 0,4%, 26 524 points.
01:59On a peut-être de bonnes nouvelles aussi à commenter du côté des techs et de l'IA.
02:03Le S&P 500, lui, quasiment à l'équilibre, on est sur une hausse de 0,1%.
02:08Allez, USA Today, c'est maintenant, ça commence maintenant, on y va.
02:18Et avec nous, en plateau, Nourmèd Nimered d'Ivesta Family Office.
02:22Bonjour.
02:23Bonjour Antoine.
02:24Et puis John Plassard, comme tous les jours, notre grand témoin de l'actualité américaine,
02:27notre grand témoin de Wall Street, cité gestion.
02:30Bonjour John, bon vendredi.
02:32Bonjour Antoine.
02:32Et une grande nouvelle, bon elle était très très attendue, mais Warren Buffett, ça y est,
02:37cède officiellement les reines de l'Empire Berkshire Hathaway à son fils.
02:43La nouvelle était jusque-là très très attendue.
02:45Ce qui est moins attendu, c'est qu'il reçoit un titre honorifique,
02:48c'est la première fois que j'en entends parler, président émérite.
02:51Comme si, voilà, Berkshire Hathaway était une académie des sciences ou quelque chose du genre,
02:56une grande institution publique.
02:58Bon, voilà, ça a eu une importance macroéconomique.
03:00La décision était attendue.
03:02Enfin, ça reste quand même un petit événement, John.
03:04Moi, ça reste, vous savez quand on parle de Berkshire Hathaway, évidemment, qu'on le veuille ou non,
03:09évidemment, on a le, c'est en remplaçant, Greg Abel,
03:12mais quand on parle de Berkshire Hathaway, c'est Warren Buffett, qu'on le veuille ou non.
03:16Bon, il a 96 ans, il boit toujours du coca avec un goût au, comment ça s'appelle, au, quel
03:27est son,
03:28il a un coca spécial qui boit toujours, le cherry coke, voilà.
03:32Ah, le coca à la cerise, il boit.
03:34Voilà, exactement, il adore ça.
03:37Il ne boit que ça, en fait.
03:38Bon, il est aussi investi dans Coca-Cola.
03:40Oui.
03:41Donc, il devient président d'honneur, vous l'avez dit, il reste quand même administrateur.
03:45C'est assez, je dirais que le changement le plus symbolique, c'est la présidence du conseil
03:49qui transfère à son fils, Howard Buffett, qui a quand même 71 ans.
03:54Donc, on a l'impression qu'il est très jeune, mais non, il est administrateur depuis 1993.
04:01Donc, évidemment, le rôle du fils, c'est de préserver la culture, l'indépendance,
04:05et puis l'horizon à long terme du groupe.
04:07C'est comme ça qu'il a construit son empire, parce que c'est un véritable empire
04:13qui est valorisé autour de 1100 milliards de dollars.
04:17Il l'a transformé avec une performance, et ça, c'est très important de le noter.
04:22En moyenne, sa performance annualisée, c'est de 19,9%, 20% par année.
04:29Depuis 1960, donc c'est le double de la moyenne du S&P 500 par année,
04:36quoi qu'on dise sur le fait, et quoi qu'on dise de Warren Buffett.
04:41Ce qui est intéressant de noter ici, puis il y a tellement de choses qu'il a dit,
04:47Warren Buffett, tellement de choses qui ont marqué.
04:49Alors, il n'est pas encore mort.
04:51Non, on ne va pas l'enterrer.
04:53Non, on ne va pas l'enterrer, espérons qu'il reste encore en vie pendant des années.
04:57Mais c'est surtout cette phrase qui aura marqué une génération,
05:00et qui nous marque toujours aujourd'hui.
05:01Et en plus, lorsqu'il y a des volatilités sur le marché,
05:05c'est « price is what you pay, value is what you get ».
05:09En français, en bon français, c'est le prix est ce que vous payez,
05:14et la valeur, c'est ce que vous obtenez.
05:17Donc, ça résume toute sa discipline.
05:19Il ne faut surtout pas confondre un mouvement d'un cours
05:23avec la valeur économique réelle d'une entreprise.
05:27Et ça, c'est très important, parce que souvent, on l'a critiqué,
05:31parce qu'il avait trop de cash, et on en a parlé hier et avant-hier,
05:34sur le fait qu'aujourd'hui, avec les taux élevés,
05:37la liquidité, ça rapporte de l'argent.
05:40Et donc, même en parquant son argent dans de la liquidité
05:43et sur du money market, comme on dit,
05:46eh bien, par exemple, l'année passée, il a fait 12 milliards de profits
05:51juste sur la liquidité.
05:52Donc, c'est pas mal pour de l'argent qui dort.
05:55Et effectivement, il n'est pas toujours prêt à acheter des entreprises
05:59s'il ne sent pas que c'est la bonne entreprise
06:01qui est bien valorisée pour ses critères.
06:05Donc, effectivement, ça va faire couler beaucoup d'angles.
06:08L'action, et vous me confirmeriez, Antoine,
06:11ne baissait pas tellement en prêt-marché.
06:15Mais effectivement, là, c'est peut-être le prochain pas,
06:19le next step, comme on dit, aux États-Unis,
06:22où effectivement, il va de plus en plus, eh bien,
06:25se mettre de côté dans l'ombre, on dira, de Berkshire-Ottawa.
06:29Berkshire-Ottawa, non, qui est quasiment inchangé,
06:31moins 0,05% du côté de Wall Street.
06:34On va peut-être regarder un peu les chiffres
06:36de la production industrielle américaine
06:38qui sont tombés il y a quelques minutes.
06:40Alors, il ne faut pas oublier qu'on sort d'une série de chiffres
06:44du côté de l'économie américaine
06:45qui montrent une véritable robustesse.
06:48C'est d'ailleurs un des arguments principaux
06:50que Kevin Walsh a pris pour relever les taux de la Fed.
06:53John, est-ce que ces chiffres de la production industrielle
06:56sont du même acabit, on va dire ?
06:58Oui, mais je rebondis, Antoine, sur ce que vous dites.
07:01On se souvient des statistiques économiques cette semaine,
07:05les ventes au détail en hausse.
07:06On se souvient des prévisions de la réserve fédérale américaine
07:10mercredi soir, avec une progression
07:13et des estimations de progression de la croissance cette année
07:17et surtout l'année prochaine de 2,3 à 2,4%.
07:21Et puis, bien évidemment, une révision à la baisse
07:24du taux de chômage, 4,1%.
07:27Donc là, tout va bien, entre guillemets, aux États-Unis.
07:31Et là, on a eu les chiffres de la production industrielle
07:34et il reste inchangé à 0%.
07:36On avait 0,2% en juillet
07:39et le consensus attendait 0,3%.
07:42Intéressant ici,
07:43alors ce n'est pas une alarme,
07:45ce n'est même pas un feu orange, je dirais,
07:47mais on est dans une situation où ce chiffre d'aujourd'hui,
07:52le 0%, met fin à une série de sept mois consécutifs de hausse.
07:58Donc, il y a peut-être un peu un assouplissement,
08:04je dirais,
08:05et prise d'oxygène des marchés là-dessus.
08:09On a une faiblesse qui provient surtout de l'industrie manufacturière.
08:13L'industrie manufacturière, ça représente près de 80% de la production industrielle,
08:18mais là, il n'y a pas non plus quelque chose sur lequel il faut s'inquiéter.
08:24On note juste une chose qui est assez intéressante,
08:26c'est le taux d'utilisation des capacités.
08:29Vous savez, on en parle très rarement,
08:30mais il est resté à 76,3%,
08:34mais c'est à environ 3 points sous la moyenne à long terme.
08:39Donc, l'économie américaine conserve des capacités inutilisées.
08:44C'est important, il y a encore quelque chose qui pourrait venir.
08:48Nous, Bedi Mered, vous avez entendu tous ces chiffres américains,
08:52ils restent quand même extrêmement impressionnants,
08:54malgré l'inflation, malgré les coûts de l'énergie.
08:57L'économie américaine s'en tire mieux que bien,
09:00et c'est pour ça qu'on se retrouve dans un contexte monétaire
09:02où, à l'ancienne, entre guillemets, j'allais dire,
09:05la Fed est là pour lutter contre le risque de surchauffe.
09:10De surchauffe, de dérapage de l'inflation,
09:12et comme le disait Kevin Warch lors de la conférence de presse,
09:16d'une transmission de l'inflation énergétique
09:18à une installation beaucoup plus durable de cette inflation
09:21par la mécanique traditionnelle de boucle prix-salaire.
09:26Donc, l'objectif de la Banque centrale,
09:27ça a été annoncé très clairement,
09:28ce n'est pas de lutter contre l'inflation énergétique,
09:30il y a des questions qui ont été posées dans ce sens,
09:32est-ce qu'elle fait une erreur en remontant les taux
09:34alors que l'inflation vient principalement de l'énergie ?
09:37D'après Kevin Warch, on est plutôt aligné avec cette vision,
09:40non, ce qu'elle vise, c'est plutôt,
09:42dans ce contexte de résilience assez impressionnante,
09:46de l'économie américaine,
09:48malgré tout le contexte géopolitique relativement stressant,
09:52inflationniste qui génère des pressions assez fortes aussi
09:54sur le pouvoir d'achat des ménages,
09:56on a deux composantes au niveau de la croissance du PIB américain
10:01qui sont assez marquantes,
10:03c'est d'abord l'investissement dans l'IA particulièrement,
10:06le reste, on l'a vu avec la publication de ce jour-là,
10:08d'il y a 15 minutes,
10:09dans le manufacturier, ça a plutôt tendance à ralentir,
10:11notamment dans le secteur automobile,
10:13où le ralentissement est extrêmement marqué,
10:15mais l'IA sauve un petit peu cette tendance,
10:18avec tous les investissements dans les data centers,
10:20dans les biens, dans les équipements,
10:22les ordinateurs, etc.,
10:25et la consommation qui aussi tient plutôt pas mal,
10:28malgré cette pression inflationniste
10:32qui met le pouvoir d'achat des ménages à rude épreuve,
10:35mais en fait les Américains ont une chance
10:37qu'on n'a pas malheureusement en Europe,
10:40c'est qu'ils sont très investis sur les marchés,
10:42à la fois parce que c'est dans leur culture,
10:44mais aussi parce qu'il y a une retraite par capitalisation
10:46et des formes de fonds de pension, de dotation, etc.,
10:49qui leur permet de profiter de cette hausse des marchés,
10:52et donc il y a ce qu'on appelle un effet de richesse
10:54à mesure que les marchés progressent,
10:56qu'il y a le patrimoine des ménages américains qui progresse,
10:58et donc ça booste un petit peu la confiance,
11:01ça leur permet de puiser dans leurs réserves,
11:03de réduire le taux d'épargne
11:04et de maintenir un niveau de consommation.
11:06Donc jusqu'à présent, on a quand même une résilience
11:08qui est amenée par les deux grands facteurs traditionnels,
11:10l'investissement, l'IA et la consommation.
11:14La publication de ce jour,
11:15bon je n'ai pas eu le temps d'analyser complètement,
11:17elle est sortie il y a 15 minutes,
11:19mais pour l'instant, effectivement,
11:20il y a quand même un petit ralentissement,
11:21ou en tout cas, on n'est pas encore dans de la décroissance,
11:26mais c'est un ralentissement,
11:28ça reste quand même une petite déception,
11:29mais est-ce qu'on ne va pas arriver à finalement
11:32ce fameux contexte où « bad news is a good news »
11:34puisque finalement, un ralentissement,
11:36c'est ce que cherche à provoquer,
11:38sans casser la croissance,
11:39simplement la faire ralentir
11:41pour éviter que l'inflation s'installe
11:43et qu'on ait ces fameuses pressions inflationnistes de second tour.
11:48Finalement, ça peut être une bonne nouvelle
11:49de façon assez contre-intuitive.
11:51Ce qu'il ne faudrait pas,
11:52c'est que le ralentissement
11:53vienne de façon excessive
11:55de la part de la technologie.
11:58Donc, si on a un ralentissement
11:59dans l'investissement,
12:01les capex de l'IA
12:02avec des taux de capacité d'utilisation
12:05qui sont inférieurs à la moyenne historique,
12:08ça, ça pourrait annoncer quand même
12:09un ralentissement des investissements,
12:11ce qu'on ne croit pas trop pour l'instant,
12:13mais ce qui a été annoncé,
12:14en tout cas demandé,
12:15par les quelques géants de la tech
12:17le week-end dernier,
12:18notamment OpenEye et Anthropique.
12:20Pour l'instant,
12:21ça ne semble pas être le cas.
12:23Ça reste un élément à surveiller,
12:24mais s'il y a un ralentissement,
12:25c'est plutôt de bonne augure.
12:26Ça voudrait dire que la Banque centrale
12:28pourrait aller,
12:30enfin,
12:32réaliser,
12:32continuer cette remontée taux,
12:35mais ne pas forcément rentrer
12:36dans une vraie spirale
12:38de...
12:39Un vrai cycle haussier.
12:40Exactement,
12:41un vrai cycle restrictif
12:42en termes de politique monétaire.
12:44C'est ce que disait Kevin Warch.
12:45Pour l'instant,
12:46l'économie était plutôt dans un cycle
12:48où la politique monétaire
12:49était accommodante.
12:50Il veut simplement retirer
12:51ce biais accommodant,
12:53mais ne pas tomber
12:54dans un biais restrictif.
12:56Si on a une hausse,
12:57une deuxième,
12:58et que l'économie ralentit
12:59sans s'effondrer,
13:00c'est plutôt un pari gagnant
13:02pour Kevin Warch.
13:03Ça permettra à Otto aussi
13:04de rapidement dégonfler
13:06et de ne pas anticiper
13:07une inflation qui dérape.
13:08Et c'est ce qu'on disait
13:09avec John hier,
13:10effectivement,
13:11Kevin Warch qui disait
13:12« Je me contente d'enlever
13:13une petite dose d'accommodement
13:16à la politique monétaire
13:17de la Fed. »
13:18C'est très bien,
13:18il commence à parler
13:19comme un vrai patron de la Fed.
13:20C'est-à-dire qu'on ne comprend plus rien
13:22à ce que ça veut dire.
13:23Mais globalement,
13:24si vous n'avez pas compris,
13:25si vous avez compris,
13:26c'est que je me suis mal exprimé.
13:27Donc là,
13:28on peut dire qu'il est vraiment
13:29dans son costume
13:30de patron de la Fed.
13:31Un petit coup d'œil
13:32sur les taux,
13:33tiens, justement.
13:33Il y a eu très peu de mouvements
13:35sur le 10 ans américain.
13:37On est à 99,
13:38donc toujours proche
13:39des 5.
13:41attention,
13:42c'est l'actualité
13:43et c'est en gros pour ça
13:45que les marchés européens
13:46sont quand même
13:48mal orientés en ce moment.
13:49On a quand même
13:50un spread,
13:50un écart de taux
13:51entre Allemagne et France
13:53qui est au-dessus
13:54des 100 points de base.
13:56On est à 102 points de base.
13:573,52 pour le 10 ans allemand,
13:594,54 pour le 10 ans français.
14:02La situation commence
14:03à être tendue.
14:03Et John,
14:04ça nous ramène
14:04à la situation,
14:05à l'échiquier monétaire
14:06du moment.
14:07C'est-à-dire que globalement,
14:08BCE, Fed,
14:10Banque du Japon,
14:11ont monté leur taux
14:12en l'espace d'une semaine
14:15et ça,
14:16sans qu'il y ait besoin
14:17forcément,
14:17qu'il y ait un contexte
14:18d'urgence.
14:19Est-ce que ça en dit long
14:20aussi sur les dynamiques
14:22mondiales du moment ?
14:24Oui,
14:25alors,
14:25vous me permettez,
14:26Antoine,
14:27parce que c'est vendredi,
14:28je vais vous poser une colle.
14:29Est-ce que vous me permettez,
14:30Antoine ?
14:31Oui,
14:31dites-moi de toute manière,
14:32je vais répondre à côté,
14:33mais oui.
14:35En quelle année
14:37est-ce que,
14:37durant le même mois,
14:39la Banque Centrale Européenne,
14:40la Fed et le Japon
14:42ont monté les taux
14:43en même temps ?
14:44Est-ce que vous avez
14:45une réponse là-dessus,
14:47Antoine ?
14:47j'allais dire,
14:48ces post-crise
14:49des dettes souveraines,
14:50peut-être 2009-2010 ?
14:53Alors,
14:54ce n'est jamais arrivé.
14:56Depuis la création
14:57de la BCE,
14:59évidemment,
14:59il y avait un piège.
15:00Vous imaginez bien
15:01qu'il y avait un piège.
15:02Bravo.
15:03Donc,
15:03ce n'est jamais arrivé
15:04depuis la création
15:05de la BCE en 1999.
15:07D'accord.
15:07Et c'est assez important
15:08de le noter.
15:09Bon,
15:10vous direz que la réponse
15:11était d'une certaine manière,
15:13lorsqu'on connaît
15:14la vérité de la Banque du Japon
15:16de monter ses taux
15:17qui est assez basse.
15:19Et donc,
15:20qu'est-ce que ça veut dire ?
15:21Et c'est effectivement
15:22ce que vous disiez.
15:23Donc,
15:24ça ne traduit pas
15:25une crise imminente.
15:27Ça,
15:27c'est très important.
15:28Mais peut-être
15:29la fin d'un monde
15:31dans lequel
15:31une grande banque centrale
15:33pouvait,
15:34d'une certaine manière,
15:35compenser l'inaction
15:36d'une autre.
15:37C'est ce qu'on avait.
15:38On comptait sur la Fed,
15:40on comptait sur la Banque Centrale Européenne,
15:42on comptait sur toutes
15:43les banques centrales
15:44de leur manière.
15:45Mais aujourd'hui,
15:46on a cette inflation
15:47qui est liée
15:48à l'énergie,
15:49bien évidemment,
15:50qui redevient
15:51un phénomène mondial.
15:54Parce qu'il y a
15:55une implication
15:55sur l'Europe,
15:56bien évidemment.
15:57Il y a une implication
15:58sur l'Asie,
15:59qui sont très dépendants
16:00de ce qui se passe
16:01au Moyen-Orient.
16:02Et il y a une implication
16:04sur les États-Unis
16:05parce que l'énergie
16:06est traitée
16:07au niveau international.
16:09Que les Américains
16:10soient producteurs
16:11de pétrole
16:12ou de gaz
16:13ou pas,
16:13le prix du galon
16:14est largement au-dessus
16:15des 4 dollars
16:16le baril.
16:17Et ça,
16:17c'est très important
16:18parce que le message,
16:20il est
16:21qu'aujourd'hui,
16:22le problème
16:23n'est pas lié
16:24à seulement
16:24une économie.
16:25Le deuxième message,
16:27et je rebondis là-dessus
16:28parce qu'on en a parlé
16:29cette semaine,
16:30Antoine,
16:30c'est que,
16:31en fait,
16:32les taux courts,
16:33et là,
16:35on peut rebondir
16:35sur Warren Buffett,
16:37ne sont pas simplement
16:38un simple outil
16:41défensif,
16:41je dirais,
16:42les taux courts
16:43rapportent de l'argent.
16:45Les taux très courts
16:46rapportent de l'argent.
16:47On rappelle,
16:48aux États-Unis,
16:48entre 4 %
16:49et 4,25
16:50entre le 3 mois
16:51et le 6 mois.
16:52Et puis,
16:53en Europe,
16:54on est plutôt
16:55vers 2,50.
16:56Donc,
16:56en fait,
16:57la liquidité,
16:57les taux courts
16:59rapportent de l'argent.
17:00Et donc,
17:01le fait que
17:02les trois banques,
17:03ces trois grandes banques
17:04dont on parle tout le temps,
17:06aient monté simultanément
17:07leur taux
17:09ne signifie pas,
17:10spécialement,
17:11qu'il y a une crise,
17:13que les actions
17:13doivent baisser.
17:15Mais,
17:16et ça,
17:16c'est le plus important,
17:17il faut absolument
17:19que la croissance
17:20résiste
17:21et il faut absolument
17:22que les bénéfices
17:23des entreprises
17:25soient toujours là,
17:26pas qu'on ait
17:27des avertissements.
17:28Et ça,
17:28c'est important.
17:29Pourquoi ?
17:30Parce que la publication
17:31des résultats
17:32du troisième trimestre,
17:34eh bien,
17:34ça commence dans quelques jours.
17:35On est presque
17:36à la fin septembre.
17:38Et là,
17:38on aura vraiment
17:40le message
17:40de savoir
17:41si on peut avoir
17:42des taux élevés
17:42et aussi
17:43des bénéfices
17:44qui continuent
17:45à progresser.
17:47Nous,
17:47Orben Diméred,
17:50le fait qu'à la fois
17:51on ait cette unanimité
17:53des banques centrales
17:53pour relever les taux,
17:54donc on voit bien
17:55que c'est pour
17:56lutter contre un phénomène
17:57à la base
17:58qui est de toute manière globale,
18:00mais quand ça occasionne
18:01des déséquilibres
18:03comme celui auquel
18:04on assiste en ce moment
18:04pour les taux européens
18:05et ce spread
18:07qui n'arrête pas
18:07de s'écarter
18:08et qui devient franchement
18:09inquiétant
18:09entre France et Allemagne
18:11qui arrive au lendemain
18:12de la présentation
18:13d'idées budgétaires
18:14de la part du Premier ministre,
18:16est-ce que c'est une coïncidence ?
18:17Est-ce que...
18:18Hop, hop, hop !
18:19Mais là,
18:20c'est un petit peu
18:21en fait quand il commence
18:22à y avoir des craquelements
18:23dans la coque,
18:24la pression fait que ça ne fait
18:25que peser sur les failles
18:28et peser sur les économies
18:29un petit peu faibles
18:30et là on est en train
18:31d'en prendre tout l'impact.
18:32Complètement.
18:33On a quand même des contextes
18:34un petit peu différents
18:35entre ces trois zones.
18:36Oui, tout à fait.
18:38Les politiques monétaires
18:39sont alignées
18:40dans la mesure
18:40où on est dans un resserrement
18:42monétaire
18:42dans les trois zones.
18:43Par contre,
18:44aux États-Unis,
18:45on est sur un resserrement monétaire
18:46qui est lié certes
18:47au prix de l'énergie
18:48mais aussi à une résilience
18:50macroéconomique.
18:50En Europe,
18:51la résilience macroéconomique
18:52elle est moindre,
18:54on va dire ça comme ça.
18:56On a quand même
18:56une croissance positive
18:57mais on n'est pas
18:58sur une croissance
18:59à plus de 2%
19:00comme aux États-Unis.
19:02Donc c'est un petit peu
19:02plus inquiétant
19:03pour la zone euro.
19:04Au Japon,
19:05ce qui est quand même
19:05assez intéressant,
19:06c'est que l'inflation
19:07n'est pas encore
19:08au-dessus de la cible
19:09des 2%.
19:10Par contre,
19:10c'est plutôt en prévention
19:12puisqu'on a les salaires
19:13qui sont relativement robustes.
19:14Donc là,
19:15on est dans un cycle
19:16un peu différent
19:17où la Banque Centrale,
19:18la BOJ,
19:19la Banque du Japon,
19:20craint une installation
19:21de cette inflation
19:22et une création
19:23par cette fameuse
19:23boucle prix-salaire.
19:24Parce que là,
19:24l'inflation est autour
19:25des 1,5%
19:25donc on est sous la cible
19:26des 2%,
19:27mais les salaires
19:28sont au-dessus
19:28de 3,5%
19:29en croissance
19:30et donc effectivement,
19:32on a une spirale
19:33qui est un peu différente.
19:34On a des cycles économiques
19:36et monétaires
19:37qui sont un petit peu différents.
19:38On a des cycles monétaires
19:39qui sont alignés
19:39mais pour des raisons différentes.
19:41En France,
19:42ce qui est plus préoccupant
19:42effectivement,
19:43c'est la montée
19:44très linéaire,
19:46on est sur un spread
19:48contre l'Allemagne
19:49qui est autour de
19:49entre 80 et 100 points de base
19:52depuis un petit moment maintenant.
19:54La remontée des taux
19:55longs français
19:56de quasiment 100 points de base
19:58depuis le début de l'année
19:59s'explique en réalité
20:00en grande partie
20:01par un effet de base
20:02et on a peut-être
20:03sur 100 points de base
20:04de remontée de taux
20:0520 points de base
20:06qui viennent du spread.
20:07Donc le spread,
20:08c'est un élément
20:09de signal
20:10assez inquiétant
20:11puisque finalement,
20:12c'est la prime de risque
20:13sur la dette française
20:15qui remonte
20:16mais on a aussi
20:17un problème
20:18très global
20:18qui est lié
20:19au contexte économique
20:22et inflationniste
20:23et donc monétaire
20:24de la zone euro.
20:25Le fait que ça intervienne,
20:26qu'on passe la barre
20:27des 100 points de base
20:28au lendemain
20:29de la publication
20:30du budget,
20:31effectivement,
20:32c'est un signal
20:32que j'imagine
20:33le gouvernement
20:35prend comme un message.
20:36– Effectivement
20:37et puis sur le plan
20:40tout à fait global
20:41international,
20:42on sort du cadre continental,
20:46il y a le président Trump
20:47qui va faire une sorte
20:49de trêve sur les droits
20:50de douane
20:51vis-à-vis de la Chine.
20:52Pourquoi ?
20:53Parce qu'il doit rencontrer
20:54Xi Jinping,
20:55ce sera la semaine prochaine
20:57à Washington.
20:58Alors on sait qu'en plus,
21:00un certain nombre
21:00de dirigeants des BRICS
21:02se sont tombés malades
21:02au dernier sommet
21:03qui a eu lieu en Inde.
21:04On espère qu'il pourra
21:05faire le voyage.
21:07Mais pour le climat,
21:09pour les tensions
21:10qui règnent en ce moment
21:12entre les États-Unis
21:13et la Chine,
21:13est-ce que c'est
21:14une simple accalmie ?
21:15Est-ce que c'est un geste
21:15de bonne volonté
21:16ou est-ce qu'il faut
21:17y voir autre chose, John ?
21:19– Oui, alors il faut aussi
21:21rappeler que Scott Besant,
21:22entre parenthèses,
21:23qui est absolument partout,
21:24il est au Moyen-Orient,
21:25il est à Washington,
21:26là il va rencontrer…
21:28Il est absolument…
21:29Il doit se dédoubler,
21:30cet homme-là,
21:31mais bon,
21:31ça c'est une autre chose.
21:32Eh bien,
21:33il rencontre aussi
21:34certains responsables chinois
21:36ce week-end
21:37pour préparer
21:37ce fameux sommet
21:39entre le président Xi
21:40et le président Trump.
21:42Alors,
21:43l'administration américaine
21:44envisageait très sérieusement
21:46une surtaxe
21:47de 7,5%
21:48sur les produits chinois
21:50qui auraient porté
21:52le niveau global
21:53des droits américains
21:54autour de 20%.
21:55Donc,
21:56ce n'était pas rien
21:56et ils ont décidé
21:58de faire une trêve.
21:59Mais alors,
22:00lorsqu'on parle de trêve,
22:01il faut faire très attention
22:03parce que les deux présidents
22:06se voient la semaine prochaine.
22:07C'est une trêve
22:08de quelques jours.
22:09Évidemment,
22:09c'est une pause
22:10qui est totalement tactique.
22:12On commence à lire
22:14dans les yeux
22:16du président Trump
22:17puisque c'est une menace tarifaire
22:20qui est un levier,
22:21qui devient moins un levier,
22:23mais bon,
22:23ça c'est une autre question,
22:24un levier de négociation.
22:26Et ça,
22:27c'est intéressant.
22:28On sait qu'il y aura
22:29pas mal de discussions.
22:30Alors,
22:31on espère que ça va aborder
22:33ou ça va arriver
22:34sur quelque chose
22:35d'un peu plus concret.
22:36Mais il y aura des discussions,
22:37évidemment,
22:38sur l'Iran,
22:38le prix du baril
22:40dont on a parlé,
22:41l'intelligence artificielle,
22:43les terras,
22:44le yuan,
22:44et puis,
22:46évidemment,
22:46aussi la situation
22:47à Taïwan.
22:49C'est aussi intéressant
22:51de noter
22:51que cette trêve,
22:53cette pause
22:55qu'on a aujourd'hui,
22:57elle arrive à échéance,
22:58la grande pause,
22:59qui arrive à échéance
23:00en novembre
23:01et Washington,
23:03aujourd'hui,
23:04n'envisage potentiellement
23:06seulement de la repousser
23:08une prolongation
23:09de six mois,
23:10ce qui va arriver en novembre.
23:11Donc là,
23:12potentiellement,
23:13il va y avoir
23:14des accords
23:14qui seront faits,
23:15mais je dirais
23:16que le plus intéressant,
23:18le plus important,
23:19c'est évidemment
23:20la question
23:21du détroit d'Hormuz
23:22au niveau géopolitique.
23:24Nour,
23:24Bandy Mered,
23:26Iran,
23:26Chine,
23:27on reste au centre
23:27du jeu géopolitique.
23:29Complètement,
23:29la main tendue
23:30des Américains
23:31envers la Chine,
23:31c'est probablement
23:33une demande aussi
23:34de coup de pouce
23:35dans cette négociation
23:35avec l'Iran.
23:36La Chine,
23:36c'est le plus grand
23:37partenaire commercial
23:38de l'Iran.
23:38C'est peut-être
23:39le seul
23:39qui a la capacité
23:41d'influencer
23:42le gouvernement
23:44iranien.
23:44Donc probablement
23:45que cette main tendue
23:47avec ce sujet
23:48tarifaire,
23:49quelques jours
23:50avant la rencontre
23:51et dans un contexte
23:52où les tensions
23:53repartent clairement
23:54de l'avant
23:55entre les États-Unis
23:55et l'Iran,
23:56annonce probablement
23:57une demande
23:58d'intervention
23:59de la Chine
23:59dans les négociations.
24:01Signal intéressant
24:02en tout cas.
24:02John,
24:04le consensus
24:05Bloomberg en ce moment
24:06n'a jamais été
24:07aussi positif
24:08sur quoi ?
24:10Sur les marchés
24:10européens.
24:11Sur nous.
24:12Depuis 2018,
24:14les nouveaux flux
24:15internationaux
24:17visiblement
24:17sont en train
24:18d'effectuer
24:18une nouvelle rotation
24:19géographique
24:20et cette fois
24:20ça pourrait être
24:21en notre faveur.
24:23Oui,
24:23c'est assez intéressant
24:24pour regarder.
24:25Vous savez,
24:26on parle évidemment
24:26d'aller dans USA Today
24:27mais on se dit
24:29qu'effectivement
24:30il y a certains flux
24:31qui pourraient partir
24:31des États-Unis
24:32pour aller vers l'Europe.
24:33Le consensus
24:34dit qu'il y a
24:35un objectif médian
24:36de 670 points
24:38pour l'Eurostock 600
24:39en fin d'année.
24:40Qu'est-ce que ça veut dire ?
24:41Ça veut dire que
24:41par rapport à la clôture
24:42de mercredi,
24:44il faudra voir
24:44comment on termine aujourd'hui,
24:45mais par rapport
24:46à la clôture de mercredi,
24:47on pourrait monter
24:49encore de 5%
24:50sur l'Eurostock 600.
24:53Scénario optimiste
24:54joue même
24:55une hausse
24:55de 10%
24:57par rapport
24:58à mercredi passé.
24:59Alors,
25:00évidemment,
25:00la conviction,
25:01elle est quoi ?
25:01Elle repose
25:02sur les bénéfices,
25:03ce qui est assez intéressant.
25:05On a des profits
25:06des sociétés
25:07de l'Eurostock 600
25:08qui sont attendus
25:09en hausse
25:10de 15%
25:11en 2026,
25:12donc ça,
25:12c'est aussi intéressant.
25:14Et puis,
25:14on a aussi
25:15ce regain
25:17européen
25:17qui s'explique
25:19par ce qu'on appelle
25:20un arbitrage
25:21international.
25:22On n'a pas encore
25:23envie d'avoir
25:24tous les œufs
25:25dans le même panier,
25:26c'est-à-dire
25:27sur les grandes valorisations,
25:29notamment
25:30sur l'intelligence
25:31artificielle
25:32américaine,
25:33il faut un peu
25:34diversifier.
25:35Alors,
25:35on avait parlé
25:36de l'Asie,
25:36mais là,
25:37en fait,
25:38on a l'impression
25:40que l'Europe
25:42suscite un attrait
25:43un peu plus élevé.
25:44On ne va pas parler
25:45de la valorisation
25:46parce que c'est difficile
25:46de comparer
25:47les États-Unis
25:48et l'Europe,
25:49ni de la croissance
25:50des bénéfices
25:51parce que c'est difficile
25:52de comparer
25:53l'évolution
25:54des bénéfices
25:56des sociétés
25:56de l'intelligence
25:57artificielle
25:58et l'Europe,
25:58mais intéressant.
25:59Il faut toujours
26:00regarder ça
26:00parce que,
26:01vous savez,
26:01les flux,
26:02c'est très important
26:02notamment pour
26:04l'évolution
26:05des indices.
26:06Non,
26:06Bani Merède,
26:07un tout petit
26:07commentaire.
26:09On l'a prévoyé
26:11pour il y a
26:116-7 mois,
26:12cette rotation
26:13en faveur
26:14des actions européennes.
26:15Là,
26:16elle se rematérialise
26:18un petit peu.
26:18C'est des cycles
26:19très courts,
26:19là,
26:20pour le coup.
26:20C'est des cycles
26:20très courts,
26:21mais espérons
26:21que ce soit durable
26:22cette fois.
26:22Ce qui ne va pas
26:25forcément dans le sens
26:26d'un cycle durable,
26:27c'est quand on regarde
26:27la composition
26:28de cette révision
26:29haussière,
26:30c'est principalement
26:31l'énergie,
26:32les bancaires,
26:32ce qui est traditionnellement
26:33relativement cyclique.
26:34Il y a quand même
26:35l'industrie
26:35qui repart assez fortement
26:37avec la politique
26:38de réindustrialisation
26:39européenne
26:39et notamment
26:40les investissements
26:41dans l'armement.
26:42Ça,
26:42probablement que
26:43ça a un cycle
26:43un petit peu plus long.
26:45Quand même,
26:46il faut mettre ça
26:47au regard des croissances
26:47qu'on a à travers
26:49le monde,
26:49notamment aux États-Unis.
26:51Le S&P 500,
26:52c'est quasiment 50%,
26:53c'est plus de 50%
26:54de croissance
26:55des bénéfices au Q2.
26:5631% attendu cette année,
26:58près de 18%
26:58l'année prochaine.
26:59Donc,
27:00l'Europe redevient
27:01attractive,
27:02intéressante en tout cas.
27:03En termes de valorisation,
27:04quand on regarde
27:05relativement
27:05à son historique,
27:07c'est pas forcément
27:08peu cher,
27:09mais on a un momentum
27:10qui commence
27:11à se mettre en place.
27:12C'est un petit marché
27:13dans les indices internationaux,
27:14donc il suffit
27:15qu'il y ait un début
27:16de retour des flux
27:17pour que ça réaccélère
27:18assez significativement.
27:19Les flux sont quand même
27:19très importants
27:20pour les anticipations
27:22de performances.
27:23Néanmoins,
27:23il faut rester diversifié
27:24et quand on regarde
27:25l'Europe,
27:27ce qui est plutôt intéressant,
27:28c'est les small et mid-cap
27:29pour vraiment jouer
27:31le rebond
27:33plutôt industriel
27:34de la zone euro.
27:36John,
27:36il nous reste moins
27:37d'une minute,
27:37je suis désolé,
27:38il va falloir faire court,
27:39mais il y a
27:40l'éléphant dans la pièce.
27:41Il y a Nvidia
27:42qui mise sur un
27:44doublement
27:44de ses ventes
27:45qui étaient déjà
27:45absolument monstrueuses
27:47cette année
27:48pour l'année prochaine.
27:50Oui, absolument incroyable.
27:52Vous avez Jensen Yuan,
27:53alors il faut faire attention
27:53à ce qu'il a dit
27:55parce qu'il ne parle pas
27:55de doubler les ventes
27:56de cartes graphiques
27:57grand public,
27:58mais il veut écouler
27:59deux fois plus de puces
28:00et de systèmes
28:01de calcul accélérés
28:03qui sont destinés
28:03à l'intelligence artificielle.
28:05Alors c'est ultra ambitieux,
28:07mais ce n'est pas absurde
28:07parce que,
28:08et c'est ça qui est très important
28:10avec l'intelligence artificielle,
28:11la demande,
28:12elle ne provient plus seulement
28:14des grands acteurs du cloud,
28:16elle provient des entreprises,
28:18des gouvernements,
28:19des télécoms,
28:20de la santé,
28:21de l'industrie
28:21et des nouveaux modèles
28:23d'intelligence artificielle générative.
28:26On l'avait dit,
28:26l'intelligence artificielle,
28:28ça touche tout le monde,
28:29toutes les industries
28:30et il faut écouter
28:32ce qu'il dit
28:33au-delà de ce qui se passe
28:34sur les marchés.
28:34Oui, c'est une sorte
28:35de loi de Moore
28:36en miniature
28:36et à l'échelle d'NVIDIA.
28:39Merci infiniment,
28:40Nour,
28:41Mendy Mered
28:42d'avoir été avec nous,
28:44un de Ivesta Family Office
28:46et John Plassard,
28:48Cité Gestion,
28:49bon vendredi à tous.
28:51On se quitte
28:52pour cette USA Today,
28:53on revient évidemment lundi,
28:55commenter l'actualité
28:55des marchés américains
28:56et d'ici quelques minutes,
28:58Guillaume Sommerer,
28:59je vous retrouve
28:59aux côtés de lui
29:01pour BFM Bourse.
29:04USA Today
29:05sur BFM Business
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