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  • il y a 9 minutes
Les attaques hybrides russes ne resteront "pas sans réponse" des Européens, a affirmé vendredi Emmanuel Macron, estimant que la Russie serait dans "l'erreur" si elle continuait "d'agir de cette manière".

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00:00Merci beaucoup d'être là. Je souhaite vous rendre compte et répondre à vos questions à l'issue de cette
00:05réunion que nous avons souhaité faire avec M. le Premier ministre
00:07en invitant l'ensemble des forces politiques représentées à l'Assemblée nationale et au Sénat et leurs candidats
00:16pour évoquer la situation aujourd'hui que vit notre pays et les conséquences très directes sur la vie de nos
00:23compatriotes de la situation internationale.
00:26A ce titre, le directeur général de la sécurité extérieure, la directrice générale de la sécurité intérieure, le directeur du
00:34renseignement militaire et le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale ainsi que le directeur général de
00:40l'énergie ont pu faire un point détaillé sur les deux grandes crises qui bousculent notre pays et l'ensemble
00:47des nations nues du monde.
00:49La première crise, les conséquences premières sont celles de la guerre d'agression russe en Ukraine.
00:56Nous connaissons cette situation dans sa phase la plus intense depuis février 2022, mais ces dernières semaines, la menace en
01:05particulier, la menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France s'est intensifiée.
01:12En Ukraine, vous le savez, la guerre est chaque mois très meurtrière, avec des pertes de part et d'autre
01:20qui sont considérables et avec aucun équivalent contemporain.
01:24Et vous connaissez évidemment, je n'y reviens pas, la position de la France des Européens en soutien à l
01:30'Ukraine, sanctionnant la Russie.
01:31Mais depuis cet été, la Russie a multiplié les attaques contre les intérêts européens.
01:39J'ai pu ici à plusieurs reprises, rappelez-vous de l'alerte sonnait en février 2024, en appelant les Européens
01:45à gagner en ambiguïté stratégique,
01:47annonçant ce que nous allions faire un an plus tard avec la coalition des volontaires.
01:52Je veux ici dire que la nature de l'agressivité russe et de ces menaces en Europe change.
01:59L'attaque de drones sur un train de passagers depuis Kiev, il y a quelques jours.
02:05L'attaque, la tentative d'attaque à l'aéroport de Leipzig, qui a échoué, mais c'est parce qu'elle
02:12a échoué qu'il y a eu si peu de conséquences,
02:14attribuées par les services allemands aux grues.
02:18Le tir de fusées éclairantes à proximité d'une frégate danoise, des incursions dans l'espace aérien dans plusieurs pays
02:25européens,
02:26et la multiplication d'actes hostiles dans la plupart de nos pays.
02:32Le DRM et le SGDSN, ainsi que la DGSI, ont pu faire l'état des attaques hybrides dont notre pays
02:39a fait l'objet ces dernières semaines.
02:41Face à ces situations, notre position est claire, le soutien à l'Ukraine est plus que jamais indispensable,
02:48parce qu'il est la condition de notre sécurité et d'un retour à une paix juste et durable.
02:54C'est la position qui demeure, c'est celle aussi qui nous conduit avec le Royaume-Uni à piloter cette
02:59coalition des volontaires,
03:01et d'ailleurs avoir dans quelques semaines des exercices qui seront menés sur le sol européen pour consolider celle-ci.
03:07Et c'est aussi ce qui a justifié la réunion du 13 juillet dernier, la coalition nouvelle et les composantes
03:14nouvelles que la France livre,
03:15comme d'autres pays, aux Ukrainiens.
03:18Sur la menace intérieure, nous avons tenu un Conseil de défense et de sécurité nationale mercredi dernier,
03:24à l'issue duquel le Premier ministre a pu donner un ensemble d'instructions à ses ministres et ses services.
03:29A notre demande, le ministre de l'Intérieur a réuni hier l'ensemble des préfets de zone
03:34pour monter la posture et la vigilance à l'égard des attaques hybrides russes,
03:39et demander au gouvernement de préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques,
03:44ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense
03:49contre les attaques de drones et les attaques cyber.
03:53Au-delà de ce rehaussement légitime de notre posture,
03:56sur lequel nous avons informé les forces politiques et donné les détails,
04:00nous poursuivons aussi le travail enclenché depuis plusieurs mois
04:03afin d'améliorer notre protection contre les ingérences étrangères et les attaques cyber.
04:09La France a été l'un des premiers pays d'Europe à s'organiser en la matière,
04:13construisant, créant Viginum il y a maintenant 5 ans,
04:17développant ces pratiques, venant en aide à la Roumanie ou la Moldavie,
04:21pour ne citer que quelques exemples dans ce qu'elles furent attaquées.
04:25Nous avons bâti de nouveaux textes sur les ingérences étrangères comme le cyber,
04:30qui continueront aussi vite que nous le pouvons leur chemin législatif
04:34pour pouvoir être pleinement applicables dans les semaines qui viennent.
04:38Au-delà de ça, plusieurs mesures réglementaires ont été prises
04:41et continueront d'être prises en la matière.
04:43Et il y a eu un long débat et beaucoup de questions et réponses
04:46sur la question des ingérences lors de l'échange avec les forces politiques.
04:51La deuxième crise que nous vivons, ce sont les conséquences
04:54de la guerre au Proche et Moyen-Orient,
04:57et en particulier les conséquences sur le prix de l'énergie
05:01et sur la vie de nos compatriotes.
05:03Nul n'ignore ici ce que vivent tant et tant
05:07de nos compatriotes de famille depuis ces dernières semaines
05:11où le prix des carburants a fortement augmenté.
05:14Les prix à la pompe atteignent des niveaux historiques
05:17qui font aujourd'hui beaucoup souffrir,
05:20qui accroissent les problèmes de pouvoir d'achat,
05:23l'inquiétude monte sur les prix du gaz
05:25et la situation énergétique.
05:27Cette situation, elle est due intégralement
05:33aux guerres et à la situation internationale.
05:36Et c'est aussi l'objectif de cette réunion,
05:39et elle est en particulier due,
05:40puisque la guerre en Ukraine, elle dure depuis 4 ans,
05:44à la fermeture du détroit d'Hormuz
05:46et aux conséquences des attaques qui ont été lancées
05:51par les Etats-Unis d'Amérique et Israël en Iran.
05:53Vous le savez, cette guerre, la France ne l'a pas choisie.
05:56Elle n'y a d'ailleurs pas participé.
05:58Mais comme beaucoup d'autres pays,
05:59nous vivons les conséquences de ce qu'elle a déclenché.
06:03Le détroit d'Hormuz reste quasiment bloqué.
06:06En tout cas, il n'y a pas d'accords
06:07qui permettent de réouvrir les choses.
06:09Et aujourd'hui, le transit s'est dégradé
06:11par rapport à ce qui était la situation
06:15il y a quelques semaines.
06:17Des voies de contournement avaient pu être trouvées,
06:19comme le pipeline en Arabie saoudite
06:21débouchant sur Yambou en mer Rouge,
06:24qui avait permis de transférer
06:26plusieurs millions de barils de jour, l'équivalent.
06:29Et aujourd'hui, après les attaques des outils sur Yambou,
06:34ces volumes ont aussi fortement diminué.
06:37Cette situation à laquelle s'ajoute
06:39la destruction des infrastructures énergétiques
06:41en Russie et en Ukraine,
06:42conséquence de la guerre d'agression russe,
06:45ont conduit à une explosion des prix de l'énergie
06:48partout dans le monde.
06:50Le brut, le diesel,
06:53l'ensemble des produits raffinés et transformés,
06:55donc diesel ou jet fuel,
06:57mais aussi une tension sur le gaz
06:58pour aujourd'hui et pour demain.
07:01Cette situation est évidemment
07:03celle que nous connaissons et que connaissent
07:05nos compatriotes,
07:06mais celle aussi qui va continuer
07:08dans les prochaines semaines
07:09de rythmer la vie du pays.
07:10Et donc nous avons pu partager notre analyse,
07:13mais aussi les actions que nous menons.
07:16Aujourd'hui, la France fait tout pour faciliter
07:19la réouverture pacifique du Détroit d'Hormuz.
07:21C'est l'action que, dès le mois d'avril dernier,
07:23nous avons conduite, ici même,
07:24en réunissant pour la première fois
07:26cette mission internationale défensive
07:29avec l'Organisation internationale maritime
07:31pour permettre, dès qu'un accord serait trouvé,
07:34d'escorter les tankers et les portes-conteneurs
07:38qui permettraient de réouvrir
07:39de manière pacifique Hormuz.
07:41Ceci dépend de la capacité à finaliser un accord
07:44qui nous paraît peu probable
07:46entre l'Iran et les Etats-Unis d'Amérique
07:48à court terme.
07:49Néanmoins, des discussions que nous accompagnons existent
07:53entre Oman et l'Iran.
07:56Et il existe, là aussi, des chemins diplomatiques
07:59qui permettraient la réouverture de ce Détroit.
08:02Et nous sommes donc disposés à accompagner celle-ci
08:05et à sécuriser le trafic.
08:08Deuxième action que nous sommes en train de mener,
08:10c'est de sécuriser nos volumes et nos approvisionnements
08:13sur les catégories les plus sensibles,
08:15où il y a pu avoir des tensions dès cet été.
08:17Je pense au jet fuel,
08:18qui a touché beaucoup de pays dépendants,
08:20et le gaz qui peut toucher les Européens cet hiver,
08:23même si la France, elle, est au bon niveau de stockage attendu
08:27et obtiendra pour cet hiver le remplissage des cuves
08:30comme nous devons le faire selon les critères européens,
08:32c'est-à-dire nous serons à 80%.
08:35Mais l'Europe, en tant que telle, reste dépendante du gaz,
08:38plus que la France elle-même,
08:39et donc nous devons agir pour qu'il n'y ait pas de tensions
08:42sur ce marché.
08:43Et donc diesel, jet fuel et gaz sont notre priorité.
08:47Et à ce titre, ça a été le cœur de l'action diplomatique
08:50que j'ai pu conduire ces dernières semaines.
08:53En recevant ici le Premier ministre d'Arabie Saoudite,
08:57le prince héritier, Mohamed Ben Salman,
08:59qui est évidemment un grand fournisseur,
09:00travaillant ensemble sur les solutions
09:02pour sécuriser extraction-production
09:05et sortie des hydrocarbures fossiles
09:07et notre approvisionnement.
09:08C'est aussi à ce titre que j'ai reçu,
09:11il y a quelques jours, le Premier ministre irakien,
09:12avec lequel nous avons signé des accords
09:15pour sécuriser nos volumes et nos approvisionnements
09:17pour aujourd'hui et pour les années à venir,
09:19et avec lequel aussi nous avons travaillé
09:21sur plusieurs projets de pétrole et de gaz.
09:24C'est ce qui a été au cœur de mes échanges
09:26avec l'émir du Qatar
09:28ou avec le président des Émirats arabes unis,
09:30deux grands fournisseurs.
09:32C'est aussi ce dont j'ai pu parler hier
09:35avec le président du Nigeria,
09:38qui est également un de nos grands fournisseurs
09:40sur les hydrocarbures,
09:41toutes ces initiatives ayant vocation
09:43à sécuriser à court terme
09:45nos approvisionnements
09:47dans les catégories les plus critiques
09:48que j'évoquais.
09:49A côté de cela, nous avons accéléré les travaux
09:52lancés par la France avec quelques autres
09:54depuis plusieurs mois, même plusieurs années,
09:56pour multiplier les corridors énergétiques
09:58et réduire nos dépendances.
10:00C'est ce que nous avions lancé
10:02avec l'Inde dès son G20
10:05et ce que nous avons accéléré
10:07ces derniers mois, en particulier
10:08dans le cadre du G7 que la France a organisé
10:10en invitant les pays qui étaient concernés.
10:13Et donc, nous avons des travaux
10:14qui sont en cours pour organiser des pipelines
10:17depuis l'Irak jusqu'à la Méditerranée orientale
10:21afin de sécuriser la sortie de ce gaz.
10:23Nos acteurs énergétiques font partie
10:25de ces coalitions
10:26et nous avons pu y revenir
10:28avec le Premier ministre irakien lundi
10:30et hier, avec le roi de Jordanie
10:33et avec le président Aoun,
10:35la Jordanie et le Liban,
10:36en faisant partie, aux côtés de la Syrie,
10:38des pays critiques pour sécuriser
10:39cette sortie du gaz irakien.
10:41C'est aussi ce qui nous conduit
10:43à travailler avec l'Arabie saoudite
10:44et l'Egypte pour permettre l'acheminement
10:46d'autres capacités de gaz
10:48ou de produits raffinés
10:50depuis les pays du Golfe
10:52vers la Méditerranée orientale.
10:54L'ensemble de ces projets,
10:55nous continuerons évidemment de les accélérer,
10:58mais ça a été aussi au cœur
10:59de notre action diplomatique
11:00des derniers jours et des dernières semaines.
11:03Dès dimanche, je rencontrerai aussi
11:05le Premier ministre du Canada,
11:06Marc Carnet, à Saint-Pierre-et-Miquelon,
11:07pour renforcer nos échanges commerciaux
11:09en matière de produits pétroliers
11:11et de gaz naturels liquéfiés.
11:13Vous le voyez donc,
11:14au-delà de tout faire pour rouvrir Hormuz
11:17et participer aux efforts diplomatiques,
11:18le deuxième axe d'effort international,
11:21c'est sécuriser nos approvisionnements
11:22pour préparer les semaines
11:24et les mois qui viennent,
11:25faire le maximum pour essayer
11:26de faire baisser les prix
11:27et travailler à des voies alternatives
11:30pour réduire notre dépendance à Hormuz.
11:33Au-delà de ces travaux,
11:35la France, président de le G7,
11:37aura à prendre plusieurs initiatives
11:39et je convoquerai un G7
11:41pour avancer sur une meilleure coordination
11:42sur les niveaux de stock
11:44avec une plus grande coopération aussi
11:48sur les exportations
11:49et les capacités de production.
11:50Et donc, nous aurons dans les prochaines semaines
11:52un G7 qui sera consacré
11:54à ces sujets énergétiques,
11:55à la fois pour accroître la coopération
11:57et éviter des tensions inutiles
11:58entre les pays du G7
11:59et nos principaux partenaires,
12:01pour aussi considérer les options
12:04de libération potentielle
12:06de stocks stratégiques ou de déblocage,
12:09comme nous l'avions fait d'ailleurs
12:10il y a quelques mois
12:12avec nos partenaires,
12:14en lien étroit avec l'Agence internationale
12:16de l'énergie.
12:18À période exceptionnelle,
12:19mesure exceptionnelle,
12:20nous voulons aussi agir au niveau européen.
12:23C'est pourquoi, dès aujourd'hui,
12:24je vais saisir la présidente
12:26de la Commission européenne,
12:28d'abord pour accélérer les travaux
12:30sur les stockages de gaz
12:31au niveau européen,
12:33ensuite pour pouvoir accélérer
12:36toutes les flexibilités possibles
12:37pour baisser nos prix
12:39et la structure de nos prix d'énergie
12:41et tout faire pour, évidemment,
12:44maintenir nos capacités
12:46et d'importation et de raffinerie.
12:49À cet égard,
12:50j'adresserai donc dans cette saisine
12:54plusieurs axes d'efforts
12:55pour libérer nos capacités de production,
12:58travailler sur toutes les flexibilités possibles,
13:01faciliter le recours au biocarburant
13:03lorsque c'est techniquement possible,
13:04une série de mesures très concrètes
13:06et activables rapidement
13:08qui doivent nous permettre
13:09de raffiner plus vite et davantage,
13:11en européen,
13:12de consolider davantage de volume
13:13et d'activer des flexibilités
13:15qui nous permettront de réduire
13:16à très court terme
13:17nos dépendances aux hydrocarbures
13:19devenues plus chères
13:20et faire baisser les prix
13:22pour l'ensemble de nos compatriotes.
13:24Cette action européenne est urgente
13:26et dans les prochaines semaines,
13:27elle sera au cœur de notre travail
13:29avec nos partenaires européens.
13:31Enfin, au niveau national,
13:33nous voulons avec M. le Premier ministre
13:35évidemment nous assurer
13:37de l'ensemble de nos capacités
13:39à la fois d'apport,
13:41d'import et de production.
13:44Le Premier ministre,
13:46dans les prochaines heures
13:47et en particulier lundi
13:48à travers une série de réunions
13:50et un séminaire gouvernemental,
13:53aura à coordonner les actions nationales
13:56au-delà de ce qui a déjà été fait
13:57sur plusieurs domaines.
13:59Sécuriser tous nos approvisionnements
14:01sur la base des efforts diplomatiques
14:02que nous venons de construire.
14:05Donner de la visibilité
14:06sur les semaines et les mois
14:07qui viennent à toutes les mesures
14:09justement de gestion de nos stocks
14:10et de fluidité
14:12pour éviter les ruptures de charges,
14:13qu'il s'agisse à la fois du pétrole,
14:16des produits raffinés ou du gaz.
14:18Et donc sécuriser nos chaînes logistiques
14:21et nos approvisionnements.
14:22Le deuxième axe d'effort,
14:24ce sera aussi d'accélérer et d'optimiser
14:25tous les efforts en matière
14:27d'électrification et de réduction
14:29de nos dépendances à ces hydrocarbures.
14:32Et le troisième axe d'effort,
14:33ce sera de consolider nos mesures
14:36d'accompagnement de nos compatriotes
14:38et des grandes filières économiques.
14:41Comme vous le savez,
14:41il y a déjà eu des plans de filières
14:43qui ont été pris pour nos pêcheurs,
14:44nos agriculteurs et plusieurs autres.
14:47Ceux-ci seront évalués,
14:49si nécessaire, adaptés.
14:52Ils pourront aussi être dans cette évaluation
14:56modulée sur leurs composantes
14:58et la rapidité des aides données.
15:00Le Premier ministre évaluera avec ses ministres cela,
15:02ainsi que les mesures d'accompagnement
15:04de nos compatriotes.
15:06Là aussi, vous avez plusieurs mécanismes
15:08qui existent,
15:08mais ces travaux permettront
15:09d'en tirer des conclusions provisoires
15:11et de pouvoir les adapter
15:13et d'en tirer les conséquences
15:15pour la vie de nos compatriotes,
15:16pour les accompagner dans cette période.
15:19Voilà, mesdames et messieurs,
15:20ce que je souhaitais vous dire
15:21pour rendre compte de cette réunion.
15:23Elle était importante
15:24parce que la situation que nous traversons
15:26est grave.
15:27Elle est grave du fait
15:29de la situation internationale
15:31et des conséquences des guerres
15:32que nous subissons.
15:33Et dans un tel contexte,
15:35nous devons d'abord rester unis,
15:37mobilisés.
15:38Nous devons essayer de traiter
15:39les problèmes à leur racine,
15:41c'est-à-dire tout faire
15:42pour que les causes premières soient résolues
15:45et donc essayer de bâtir la paix,
15:47réduire nos dépendances
15:49et nous protéger
15:50et protéger nos compatriotes
15:51pour l'hiver.
15:52C'est exactement ce que nous faisons.
15:54Et puis, nous avons les mesures
15:55d'accompagnement
15:56parce que la situation est dure
15:57pour beaucoup de familles françaises
15:59et donc pour aussi
16:00beaucoup de professions.
16:01Et donc, le gouvernement,
16:03moi-même, avons à cœur
16:04d'accompagner nos compatriotes
16:05dans cette période
16:06que je sais si dure.
16:08Et je veux leur dire ici
16:08que nous sommes à leurs côtés
16:10et que nous nous mobiliserons.
16:12Je l'ai dit, le Premier ministre,
16:13dans les heures et jours à venir,
16:14aura à mener ces travaux.
16:15Pour ma part, dès dimanche,
16:17je verrai le Premier ministre du Canada.
16:18Je verrai plusieurs autres dirigeants
16:20à New York lundi et mardi.
16:22Et j'aurai l'occasion de revenir
16:23à l'issue de ces déplacements
16:25devant les Françaises et les Français,
16:27à la fois pour leur rendre compte
16:28de nos actions
16:29et revenir aussi sur les prochains mois.
16:31Je vais maintenant répondre
16:32à vos questions.
16:35Monsieur le Président de la République,
16:37bonjour.
16:37Cyril Adrien Salman
16:38pour France Télévisions.
16:39Vous avez parlé de prix historiques
16:41qui font souffrir les Français
16:42pour vous citer.
16:44Le prix du gazole vient de battre
16:46aujourd'hui 2,39 euros le litre
16:48en moyenne.
16:49Est-ce que très concrètement,
16:50les Français doivent se préparer
16:51à un prix qui pourrait aller
16:53d'ici la fin de l'année
16:54vers 2,50 euros, vers 3 euros ?
16:57Dans cette perspective,
16:59est-ce que les mesures portées
16:59par le Premier ministre
17:00ici présent sont suffisantes
17:02et vers où aller ?
17:04Vous avez dit que lundi,
17:04il y aurait des réunions,
17:05mais quelles pistes ont votre assentiment ?
17:09Et puis enfin,
17:11vous avez reçu des personnalités politiques
17:12ce matin nombreuses.
17:14Certaines vous demandent
17:15un blocage des prix,
17:16d'autres une baisse de la taxation
17:17sur les carburants.
17:19Est-ce que ce sont des pistes sérieuses,
17:21crédibles,
17:22qui méritent d'être expérimentées ?
17:24Merci.
17:24Merci beaucoup.
17:25D'abord, tout mérite d'être analysé.
17:27Tout doit être analysé, expérimenté,
17:29parce que c'est ce que nous devons faire
17:31pour accompagner nos compatriotes.
17:33La situation est très dure.
17:34Vous avez rappelé les prix.
17:36Elle est angoissante
17:37pour beaucoup de familles
17:39et elle impose
17:41que nous soyons pleinement mobilisés.
17:43Donc évidemment,
17:43tous les efforts seront faits,
17:44on ira au bout.
17:47Sur les réponses nationales,
17:48le Premier ministre y reviendra.
17:50J'appelle simplement
17:51l'attention collective
17:52sur plusieurs éléments.
17:53Le premier,
17:54j'entends beaucoup de gens
17:55qui nous disent
17:56faites ceci, faites cela.
17:57Bloquez les prix, dépensez plus.
17:59Ce sont les mêmes
18:00qui, il y a 15 jours,
18:01nous disaient
18:01vous avez beaucoup trop fait
18:02de manière irresponsable
18:03ces dernières années
18:04entre 2022 et 2024
18:06ou pendant le Covid
18:06pour nous mettre
18:07dans ces situations
18:08de finances publiques.
18:09Et donc, il y a un moment donné,
18:11il faut juste être cohérent
18:12et honnête avec les Français.
18:14Moi, je vais être honnête avec eux.
18:15Nous avons énormément protégé
18:17les Français,
18:18beaucoup plus qu'ailleurs en Europe,
18:20face à la crise du Covid,
18:21comme face à la crise énergétique
18:23que nous avons subie,
18:24qui, elle, était aussi importée,
18:25qui étaient les conséquences
18:27de la guerre russe en Ukraine.
18:30Aujourd'hui,
18:31on a une responsabilité aussi
18:33de finances publiques
18:34que vous avez,
18:34à juste titre,
18:35largement relayées.
18:36Et donc,
18:36il ne faut pas que les mêmes
18:37qui ont déploré
18:38les conséquences
18:39de mesures naguères
18:40viennent nous redemander
18:41de faire la même chose.
18:43Bon.
18:43Ensuite,
18:44je veux attirer
18:44l'attention collective.
18:45La France a parfois été en colère
18:47face à des décisions
18:49prises par nous
18:50ou nos prédécesseurs
18:51qui avaient eu vocation
18:52à monter les prix du carburant.
18:54J'en ai quelques souvenirs.
18:56J'étais au contact des Français,
18:57on a pris des mesures.
18:58La situation que nous vivons
18:59aujourd'hui sur les prix
19:00à la pompe
19:01comme sur l'ensemble
19:03des prix des hydrocarbures fossiles
19:04n'est pas la conséquence
19:05de décisions gouvernementales.
19:07Elle est la décision,
19:08elle est la conséquence
19:09de la situation géopolitique.
19:11Et il faut avoir l'honnêteté
19:12de le rappeler.
19:13Et donc, face à ça,
19:14avant de dépenser
19:16le maximum d'argent
19:17qui est l'argent des Français
19:19et donc qui se traduira
19:21soit en déficit accru,
19:22soit en impôts,
19:23il faut surtout
19:23que nous soyons mobilisés
19:24pour essayer d'en traiter les causes.
19:26C'est ce que nous faisons.
19:28Dans l'ordre que je viens de rappeler,
19:30nous mobiliser pour obtenir la paix
19:32et la réouverture des voies.
19:34C'est ce qu'on veut faire sur Ormuz,
19:36y compris en facilitant
19:37ce petit accord
19:38et en ressortant des volumes.
19:40Et c'est aussi pour ça
19:40que ce travail,
19:41y compris ce qu'on veut faire
19:42pour aider à sécuriser
19:44la sortie en mer rouge
19:45du Parlement de Yambou
19:46est très important
19:46parce qu'il y a un mois,
19:48la situation était moins tendue.
19:49Donc, on a des voies et moyens
19:51diplomatiques de le faire.
19:52Deuxièmement,
19:53nous mobiliser
19:53pour sécuriser
19:55les approvisionnements,
19:56comme je l'ai rappelé.
19:57C'est très important
19:58parce qu'on doit,
19:59face à ces situations risquées,
20:01la vérité.
20:02Et donc,
20:02c'est par cette action diplomatique
20:03qu'on pourra pleinement
20:05sécuriser ces volumes
20:06pour nos compatriotes.
20:07Et puis,
20:07c'est la mobilisation européenne
20:09pour agir ensemble
20:10et faire baisser ces prix.
20:11Au-delà de ça,
20:12une fois qu'on a activé
20:13tous ces leviers,
20:14une fois qu'on a été au maximum,
20:16il y aura en effet
20:17des mesures d'accompagnement
20:18et il y en a déjà.
20:20Et donc,
20:20ces mesures d'accompagnement,
20:21ce sera le fruit
20:22du travail du gouvernement,
20:23soit pour des secteurs
20:24qui sont très dépendants,
20:25qui ne peuvent pas faire autrement
20:27et qui, à court terme,
20:28ne peuvent pas subir,
20:29malgré tous nos efforts,
20:30toute notre action,
20:31l'évolution de ces prix,
20:33soit auprès de nos compatriotes.
20:34On connaît les mesures,
20:35elles sont en cours,
20:36ce qu'on appelle
20:37la mesure gros rouleur
20:38qui touche environ
20:383 millions de nos compatriotes.
20:40Et donc,
20:41tout ça fera l'objet
20:41d'une analyse
20:42et d'une action.
20:43Et nous agirons
20:44sur l'ensemble de ces leviers.
20:45Mais on agira
20:47en étant lucide.
20:49Cette flambée des prix
20:50n'est pas la conséquence
20:51de décisions gouvernementales
20:53ou de mesures nationales,
20:54mais de la situation géopolitique.
20:56Nous avons des contraintes
20:57de finances publiques
20:58et nous sommes mobilisés
21:00pour être aux côtés des Français.
21:03Merci, M. le Président.
21:04Francesco Fontemaghi
21:05pour l'agence France-Fresse.
21:07Plusieurs candidats
21:08ont évoqué
21:08une situation sociale
21:10explosive en France.
21:11Vous-même,
21:11vous avez souligné
21:13la gravité de la situation.
21:15Les appels plus ou moins formels
21:17à la mobilisation
21:17se multiplient
21:18et on voit
21:19que les réponses gouvernementales
21:22sont forcément limitées
21:23aussi par la situation
21:23des finances publiques.
21:25Quelle est votre analyse
21:26de la situation sociale du pays
21:28et redoutez-vous
21:29des mouvements
21:29du type gilet jaune
21:30ou d'autres types de mouvements
21:32dans les semaines
21:33et les mois qui viennent ?
21:33Et par ailleurs,
21:35permettez-moi,
21:35nous sommes en pleine campagne
21:36pour une élection présidentielle
21:39à laquelle vous ne pouvez
21:40pas être candidat.
21:41Est-ce que la réunion
21:42d'aujourd'hui
21:43correspond au rôle
21:44que vous vous assignez
21:45pendant cette campagne ?
21:46Est-ce que vous allez
21:47intervenir régulièrement
21:48pour dire ce que sont,
21:49selon vous,
21:50les enjeux
21:51et le contexte ?
21:52Et pour compléter,
21:53est-ce que vous trouvez
21:54que la campagne
21:55est aujourd'hui
21:55à la hauteur de ces enjeux ?
21:57Merci.
21:58Je pense que la réunion
21:59d'aujourd'hui,
22:00et merci pour votre question,
22:01était importante.
22:02J'ai eu l'occasion
22:03d'ailleurs ces dernières années
22:04de procéder
22:04à de telles réunions
22:05et d'en organiser
22:07en 2024,
22:08en 2025,
22:09en janvier dernier,
22:10ici même,
22:11pour rendre compte
22:12de la situation
22:13souvent des crises internationales
22:15et de l'impact
22:15sur nos vies.
22:17M. le Premier ministre
22:18lui-même a eu l'occasion
22:19aussi de faire
22:20plusieurs réunions
22:21sur les risques cyber,
22:22les risques d'ingérence
22:22avec les forces politiques.
22:24Et je considère en effet
22:25que c'est notre devoir
22:26de procéder
22:28à ces exercices
22:29de transparence
22:30pour que les forces politiques
22:33qui ont un rôle
22:34au Parlement
22:35par les textes
22:35qu'elles vont voter
22:36ou les initiatives
22:37qu'elles ont à prendre
22:38et évidemment
22:38par les candidats
22:39qu'elles présentent
22:40pour l'élection présidentielle
22:44dans quelques mois,
22:46doivent avoir
22:47la transparence
22:48sur ce que notre pays vit,
22:50les conséquences
22:51des crises internationales,
22:52les menaces éventuelles
22:54et les conséquences économiques.
22:56C'est un exercice
22:56de transparence
22:57et je l'organiserai
23:00autant de fois
23:01que j'estimerai
23:02que ce sera nécessaire
23:03et pertinent
23:03pour la qualité
23:05du débat démocratique
23:06ou pour la bonne conduite
23:09et l'intérêt des Français.
23:10Et je crois que c'est
23:11le rôle de garant
23:11qui est celui
23:12du président de la République.
23:15Ce rôle de garant
23:16n'appelle pas de moi
23:17d'être un commentateur
23:18de notre vie publique.
23:19Et donc, je ne vais pas vous dire
23:20si je pense que ceci
23:21ou cela est au niveau.
23:21Ce n'est absolument pas
23:22ce que doit faire le président.
23:24Je suis à la fois le garant,
23:27j'accompagne les travaux
23:29que le gouvernement conduit
23:30chaque jour
23:30et M. le Premier ministre
23:31sur tous ces sujets.
23:33Et puis,
23:35j'agis dans la compétence
23:36qui est la mienne
23:37au niveau international,
23:39européen et international
23:40pour protéger les Français
23:42et nous aider à faire face
23:43à cette situation.
23:47Je dirais que je me tiendrai
23:49à ce rôle
23:49et qu'il est déjà bien rempli.
23:52Sur la crise sociale,
23:54d'abord, je veux ici redire
23:58que nos compatriotes
23:59vivent dans leur chair
23:59les conséquences
24:02de cette situation.
24:04D'une part,
24:05les conséquences
24:05d'une guerre lancée
24:07par la Russie
24:07contre l'Ukraine
24:09qui crée
24:09ces tensions multiples
24:12et d'autre part,
24:13les conséquences
24:14de la guerre
24:15lancée par d'autres
24:16en Iran.
24:17Donc nous,
24:18nous sommes actifs
24:19diplomatiquement
24:20et très actifs
24:21depuis plusieurs années
24:22pour essayer
24:23de les résoudre
24:23et nous continuerons
24:24de le faire.
24:25Mais je suis solidaire
24:26à l'égard
24:27de nos compatriotes,
24:28mobilisés,
24:30mais je les appelle
24:31aussi à rester unis
24:32et nous devons tous
24:33rester unis
24:33parce que dans cette situation,
24:35la division nous rendra
24:36moins forts
24:37pour affronter ces crises.
24:39Et les mobilisations sociales
24:40sont toujours légitimes,
24:41mais elles sont efficaces
24:43lorsqu'elles ont un débouché
24:45qui est à la main
24:45du gouvernement.
24:47Lorsqu'elles protestent
24:48contre les conséquences
24:49de phénomènes
24:50qui ne sont pas
24:51le résultat
24:51d'actions gouvernementales,
24:53elles disent une souffrance,
24:55mais elles produisent
24:57moins une solution.
24:59Donc restons unis,
25:00concentrés.
25:01Vous avez un gouvernement
25:02qui est à la tâche,
25:04conscient de ce que vit le pays,
25:05qui prendra les meilleures
25:06décisions possibles
25:07avec les contraintes
25:08qui sont les nôtres.
25:09Je crois qu'il y a
25:10des forces politiques
25:10qui ont compris cela
25:11et j'espère toutes.
25:13Et il y aura ensuite
25:14le débat parlementaire
25:15qui se doit.
25:16Je pense qu'on a aujourd'hui
25:18besoin de rester très unis
25:19et d'avoir conscience
25:20que la situation
25:21que nous vivons,
25:22elle est la conséquence
25:23des crises internationales.
25:27Bonjour,
25:27M. le Président.
25:28Nicolas Laurent
25:28pour TF1-LCI.
25:29Le Premier ministre polonais
25:30Donald Tusk
25:31met en garde hier
25:32contre des frappes hybrides
25:34russes
25:35qui pourraient viser
25:35des pays
25:36qui soutiennent Kiev.
25:37Il parle de frappes
25:38de drones notamment.
25:39Est-ce que vous partagez
25:40cette crainte-là ?
25:41Est-ce que vous avez
25:41des informations
25:43en ce sens ?
25:44Et surtout,
25:45quelle serait la réponse
25:46des Européens
25:46si ça venait à être le cas ?
25:48Merci.
25:49Merci beaucoup.
25:50Les propos du Premier ministre
25:52Donald Tusk
25:53sont solides,
25:55documentés
25:56et c'est un Premier ministre
25:58qui a toujours été responsable
26:01et je crois qu'il tire
26:03les conséquences légitimes
26:05de ce qui s'est passé
26:06ces dernières semaines
26:06et que je rappelais.
26:08Ce qui s'est passé en Allemagne
26:10à Leipzig
26:10ne le sous-estimait pas.
26:13A échoué
26:14parce que le dispositif prévu
26:15par le GRU
26:16n'a pas fonctionné.
26:17Mais les conséquences
26:18auraient été tragiques
26:19avec des pertes humaines
26:20et conséquences matérielles
26:21massives.
26:23Donc ça veut dire
26:24que l'intention
26:26des services secrets militaires
26:28russes
26:28était celle-là.
26:30Si ce qui se passe
26:31à Leipzig
26:32peut se passer
26:33dans toute autre ville
26:34européenne.
26:36Les intrusions de drones
26:38dans l'espace aérien
26:39de plusieurs pays,
26:41d'ailleurs avec une réelle profondeur
26:43dans l'action russe,
26:45nous montrent que nul
26:46n'est à l'abri.
26:47Donc face à cela,
26:49on agit.
26:50On agit à travers
26:51la mobilisation
26:52que nous avons décidée,
26:54mobilisation de nos préfets
26:55de zone,
26:57mobilisation de l'ensemble
26:59du dispositif français
27:00pour mieux protéger
27:01nos emprises
27:02les plus stratégiques
27:03et notre base industrielle
27:04et technologique
27:05de défense,
27:06et posture collective
27:07de grande vigilance.
27:09Nous sommes dans un moment
27:10de vigilance.
27:11Nos amis suédois
27:12ont appelé ça
27:13la défense totale
27:13pour appeler aussi
27:14leur peuple
27:14à la vigilance.
27:15C'est très cohérent
27:16avec ce que nous avons
27:17bâti tous ensemble
27:19et la stratégie nationale
27:20de résilience
27:20qui a été présentée
27:21par le SGDSN
27:23il y a plusieurs mois.
27:24C'est aujourd'hui
27:25une réalité
27:25et donc nous devons
27:26tous être vigilants
27:27en action,
27:29conscients que de telles manœuvres
27:30et de telles attaques
27:31sont possibles
27:32dans nos villes
27:33et nos capitales
27:34et sur les emprises
27:35les plus sensibles
27:35et donc tout faire
27:37pour prévoir,
27:39planifier,
27:40nous protéger
27:40et rester extrêmement vigilants.
27:43Et c'est en européen
27:44que nous allons continuer
27:46de le faire.
27:47Ensuite,
27:47sur la riposte,
27:48le propre de la dissuasion
27:50c'est de ne pas
27:53donner de la visibilité
27:54sur ce qu'on fera,
27:55mais ça ne restera pas
27:55sans réponse.
27:56Et je pense que ce serait
27:57une erreur
27:58de la part de la Russie
27:59de continuer d'agir
28:00à l'égard des Européens
28:01de cette manière.
28:02La volonté
28:03qu'il y a derrière
28:04c'est nous intimider
28:06et c'est casser
28:07l'effort de soutien
28:08aux Ukrainiens.
28:10La conséquence
28:11sera le contraire.
28:12Nous ne sommes pas intimidés
28:13parce que nous savons
28:14que se joue en Ukraine
28:16notre sécurité
28:16d'aujourd'hui
28:17et de demain.
28:18Et tous ceux
28:19qui pensaient
28:19que la Russie
28:20était prête
28:21à trouver des compromis
28:22faciles et de court terme
28:25savent très clairement
28:26ce que c'est
28:27que d'avoir une puissance
28:28désinhibée à nos frontières.
28:30Donc si on veut
28:30une paix
28:31et une sécurité durable,
28:32il faut faire ce qu'on est
28:33en train de faire
28:33en Ukraine,
28:34continuer nos efforts
28:35de défense et de sécurité
28:36comme nous l'avons fait
28:37avec nos lois de programmation
28:38militaire successives
28:39et accroître notre résilience nationale,
28:43y compris civile,
28:44sur nos emprises.
28:45Je vais prendre une dernière question.
28:51Bonjour M. le Président.
28:52Alison Tassin
28:53pour Le Parisien
28:53aujourd'hui en France.
28:55Deux questions.
28:56Lorsqu'on vous écoute,
28:57il y a un grand sentiment
28:58d'impuissance,
29:00notamment pour le quotidien
29:01des Français.
29:02Est-ce que vous diriez
29:03quand même
29:04qu'il y a de l'espoir
29:06en quelque sorte
29:06pour tous nos compatriotes ?
29:08Et puis vous évoquiez
29:09à l'instant
29:10cette guerre
29:11menée par la Russie.
29:13Est-ce qu'il y a eu
29:13jusqu'ici
29:14des menaces
29:14très concrètes
29:15sur notre territoire français ?
29:18Et comment envisagez-vous
29:20d'éventuelles futures discussions
29:21avec Vladimir Poutine
29:22par exemple ?
29:24Les contacts avec la Russie
29:25ont toujours été maintenus
29:26au niveau des services.
29:29Tout ce qui s'est passé
29:31et les attaques hybrides
29:32des dernières semaines
29:33n'ont jamais donné lieu
29:34à des messages
29:35de prévention ou d'alerte.
29:38Donc ce que je veux dire par là
29:40c'est que nous avons subi
29:40des attaques informationnelles,
29:42nous avons subi
29:42des attaques cyber,
29:43elles ont été documentées,
29:45attribuées,
29:46et nous savons,
29:47là aussi elles ont été attribuées,
29:49qu'il y a eu plusieurs attaques
29:50très claires,
29:51physiques,
29:51dans l'espace européen.
29:53Le jour où on sera attaqué
29:54physiquement,
29:55on ne nous préviendra pas.
29:56Je préfère vous le dire,
29:57ça ne marchera pas comme ça.
29:58Il n'y a pas eu
29:59de message d'alerte
29:59pour dire qu'ils allaient
30:00attaquer la EPSICH.
30:01Donc c'est pour ça
30:02qu'il faut de la vigilance.
30:03Mais oui, nous avons déjà été
30:05l'objet d'attaques hybrides,
30:06je vous en ai déjà rendu compte,
30:08plusieurs d'entre elles
30:08ont été attribuées,
30:09et oui, ce risque,
30:10il existe,
30:11il est réel,
30:12et la menace
30:13a été rehaussée.
30:15Et donc face à ça,
30:16on agit.
30:17Pour ce qui est des prix,
30:18nous sommes mobilisés
30:19et nous agissons.
30:21Vraiment,
30:22c'est l'inverse
30:22qu'il faut comprendre
30:23de ce que j'ai dit.
30:23On agit ces derniers mois
30:24par les actions diplomatiques
30:26qu'on conduit
30:27pour pouvoir rouvrir.
30:28Nous ne sommes pas
30:28des partis prenants
30:29de ce conflit.
30:30Ce n'est pas une action française
30:31ou européenne
30:32qui a conduit
30:32à fermer Hormuz.
30:33Donc à cet égard-là,
30:35on n'est pas au premier rang
30:36d'une action possible.
30:37On ne va pas arrêter
30:37un conflit qu'on a mené.
30:39Nous ne sommes pas
30:39ceux qui ont attaqué.
30:40Mais nous,
30:41on agit en proposant
30:42des solutions
30:42de déminage
30:43ou d'escorte,
30:44premier point.
30:45On agit en multipliant
30:47les approvisionnements
30:48et les accords
30:49de sécurisation,
30:50et ça, c'est très important,
30:51parce qu'il y a des pays
30:52cet été, l'été dernier,
30:53qui ont manqué de jet fuel
30:54et qui ont dû réguler
30:55leur trafic aérien.
30:56Nous, nous arrivons
30:57à les sécuriser.
30:58Et donc cette action,
30:59elle est très importante
31:00pour que, justement,
31:02tout au long de l'hiver,
31:03on ait une sécurité
31:04d'approvisionnement.
31:05Cette sécurité
31:06d'approvisionnement
31:06ne se fera pas toute seule
31:08sur les produits
31:09les plus sensibles.
31:10Donc là, on agit.
31:11Ensuite, on agit en européen
31:13pour pouvoir produire plus,
31:15sécuriser davantage
31:16et trouver les flexibilités.
31:17Ça, c'est de l'action,
31:18avec, là aussi,
31:19un impact qui aura
31:20sur les prix.
31:21Et ce qu'on est en train
31:21de faire,
31:22à la fois à Hormuz
31:24et aux côtés
31:25de nos partenaires saoudiens
31:27sur Yambou,
31:28pour aider à ce que ça rouvre,
31:29ça a un impact.
31:31Parce que, comme je le disais,
31:32la guerre a commencé
31:33fin février dernier.
31:34Il y a eu tout de suite
31:35un impact sur les prix.
31:36Mais on a réussi,
31:38quand le trafic avait repris
31:40ou qu'on avait trouvé
31:40des voies de contournement,
31:41à ce que les prix
31:42soient plus bas qu'aujourd'hui.
31:44Donc c'est ces efforts-là
31:45qui ne sont pas
31:45le règlement complet de la guerre,
31:47mais l'accompagnement
31:48de ces efforts
31:48qui vont nous permettre
31:49de faire rebaisser
31:50les prix à la pompe.
31:51Donc ce qui est important
31:52de comprendre,
31:53c'est que nous sommes mobilisés,
31:55on aura des résultats
31:56sur la sécurité
31:57d'approvisionnement
31:58comme les prix
31:58dans les semaines
31:59et les mois qui viennent.
32:00Mais on n'a pas
32:00la totalité du problème en main
32:02parce que ce n'est pas nous
32:03qui détenons la clé d'Hormuz.
32:04Mais là-dessus,
32:05on agit.
32:06La France et l'Europe
32:07sont à la manœuvre
32:08et nous pouvons faire des choses
32:10et nous en avons fait
32:11ces dernières semaines.
32:12Parce qu'aussi,
32:12on est plutôt
32:13des vecteurs de paix
32:14et qu'on a des partenaires
32:15qu'on a beaucoup engagés
32:17ces dernières années
32:17qui sont aussi
32:19nos fournisseurs.
32:20Et comment on peut
32:21sécuriser les approvisionnements ?
32:22C'est parce qu'on a été
32:23aux côtés de l'Irak
32:24dès qu'elle est sortie
32:25de la guerre
32:25en étant les premiers
32:26à faire la conférence
32:26de Bagdad.
32:28C'est parce que nous,
32:28on a mis des systèmes
32:29et qu'on a défendu
32:30les Émirats et le Qatar
32:31quand ils ont été attaqués
32:32il y a quelques mois.
32:33C'est parce qu'on avait
32:34ici l'Arabie saoudite
32:35et qu'on est aussi
32:36des partenaires.
32:37C'est grâce à ça
32:37qu'on sécurise
32:38nos approvisionnements.
32:40Donc ça,
32:40c'est notre action
32:41internationale européenne.
32:42Et puis le gouvernement,
32:43il agit aujourd'hui aussi
32:44pour accompagner
32:45les filières et les ménages
32:47et il continuera de le faire
32:49dans les semaines
32:49et les mois qui viennent
32:50mais en analysant
32:51la situation.
32:52Mais il ne faut pas
32:52que le débat public
32:53vienne tout de suite
32:54se concentrer
32:55en quelque sorte
32:57comme si
32:58la flambée des prix
32:59n'était que le résultat
33:00de décisions intérieures
33:01nationales.
33:01Ce n'est pas vrai.
33:02Et si on fait ça,
33:03on fera des erreurs
33:04extrêmement importantes
33:06et on va dépenser
33:07énormément d'argent public
33:08que nous n'avons pas
33:09pour régler une situation
33:11que nous subissons
33:12et que nous importons.
33:13Donc vous voyez bien
33:14que ce n'est pas
33:15la meilleure réponse
33:16et donc face à cette émotion,
33:18face à la colère,
33:19face parfois au désespoir
33:21qu'ont certaines familles
33:21et que je ressens
33:24avec eux
33:24parce que cette situation
33:25elle est intenable,
33:27je veux leur dire
33:27on agit
33:28et on peut avoir
33:29des résultats
33:30mais on agit
33:31avec méthode
33:31en analysant
33:32la situation
33:33et en le faisant
33:34de la manière
33:35la plus efficace possible.
33:37Voilà.
33:38Je vous remercie beaucoup
33:39mesdames et messieurs
33:39et j'aurai l'occasion
33:40donc comme je l'ai dit
33:41de revenir auprès de vous
33:42à l'issue des initiatives
33:43des prochains jours,
33:45sans doute
33:45deuxième partie
33:46de semaine prochaine.
33:47Merci beaucoup.
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