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  • il y a 7 minutes
Retrouvez le Morning Meeting du vendredi 18 septembre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:03BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braille.
00:11Il est 9h08 sur BFM Business, première partie de Good Morning Market avec en plateau Charlotte de Montpellier, économiste senior
00:16chez ING.
00:17Bonjour Charlotte de Montpellier, merci de nous accompagner en compagnie de Benoît Bejoque, stratégiste quantitatif chez ABN Amro IS.
00:24Merci d'être avec nous Benoît, avec donc ce matin la banque centrale du Japon qui a relevé ses taux
00:30comme attendu, Charlotte de Montpellier, c'était très attendu.
00:33Ce qui est intéressant d'avoir c'est que sur les 9 membres votants, vous avez 2 membres qui n
00:38'ont pas souhaité relever les taux.
00:39Oui effectivement, donc il y a des dissidents qui ne sont pas d'accord avec les décisions et ça c
00:42'est un signal important parce qu'en fait si on compare aux précédentes décisions,
00:46il y avait chaque fois qu'une personne qui n'était pas d'accord, là on a 2 personnes qui
00:49ne sont pas d'accord, ça signale quoi ?
00:50Ça signale simplement que ça ne va pas être si simple pour la banque du Japon de continuer à relever
00:55les taux de façon régulière et rapprochée dans le futur.
00:58Donc on peut encore éventuellement tabler sur une hausse de taux un peu plus tard dans l'année, mais ce
01:02n'est pas un down deal, ce n'est pas fait.
01:04Clairement, compte tenu du fait que finalement l'inflation, pour l'instant ça va encore, certains membres de la banque
01:11du Japon veulent une posture plus accommodante,
01:14ce qui ne va pas aider la devise bien entendu.
01:16En dehors du sujet de l'inflation, bien sûr qui est très présent au Japon comme dans toutes les régions
01:20du monde en ce moment, à part peut-être la Chine,
01:23il y a bien sûr un sujet de devise avec un yen qui ne cesse de se déprécier.
01:27On se souvient cet été, le yen était sur des plus bas de 40 ans face au dollar.
01:31Voilà, effectivement, et la banque du Japon avait dû intervenir avec l'aide du trésor américain pour un peu renforcer
01:36ce yen.
01:37Il faut quand même se rendre compte que quand le yen se déforce, se déprécie de cette façon, ça génère
01:42en tant que telle des pressions inflationnistes,
01:43simplement ce qui est importé devient de plus en plus cher, donc pour la banque du Japon, ce n'est
01:47pas une bonne chose.
01:48Alors le problème dans la situation actuelle, c'est qu'on a à travers le monde plein de banques centrales
01:52qui sont devenues beaucoup plus agressives.
01:54La Fed a relevé ses taux avec un signal plus agressif, ce n'est pas la seule, la BCE, donc
01:59il y a vraiment une tendance plus agressive,
02:01et donc en fait la banque du Japon, elle se retrouve en arrière, elle se trouve avec un taux beaucoup
02:05plus faible, un 1,25,
02:07et surtout, le différentiel de taux risque encore de s'accentuer, et ça, ça continue à mettre des pressions sur
02:13la devise.
02:14La Boj, donc, qui relève ses taux ce matin, mercredi c'était la Fed, la semaine dernière c'était la
02:19BCE,
02:20bon il y a eu une exception ailleurs, c'était la Banque d'Angleterre qui n'a pas décidé de
02:23relever le prix de l'argent.
02:25Néanmoins, Benoît Beugeot, quand vous regardez un petit peu toutes les banques centrales,
02:28la semaine prochaine on aura la BNS aussi, la Banque Nationale Suisse,
02:30est-ce qu'on est à l'ordre d'un nouveau cycle de resserrement monétaire ?
02:34Est-ce que ça y est, on est parti pour encore plusieurs hausses de taux ?
02:37La question est là, et je pense que, bon, même si toutes les banques centrales ont monté d'un coup
02:42leur taux directeur,
02:43les situations sont différentes pour chaque économie, pour chaque région.
02:47Néanmoins, nous ce qu'on pense, c'est qu'on n'est pas parti pour un cycle agressif de hausses
02:51de taux de chaque banque centrale,
02:52on l'a vu notamment sur la Fed, effectivement c'était un discours qui était plutôt au quiche,
02:57néanmoins on peut s'attendre à par exemple une pause en octobre et une nouvelle hausse en décembre,
03:01et rien ne nous dit qu'on part pour trois ou quatre taux supplémentaires,
03:05même on peut penser que le marché est un peu agressif dans cet aspect-là.
03:09Pareil pour la BCE, il y aura probablement à minima une nouvelle hausse de taux,
03:13mais le chemin ensuite est plus délicat à cerner,
03:15parce qu'on sait que les pressions inflationnistes peuvent descendre selon l'évolution aussi du conflit au Moyen-Orient,
03:20et pour le moment, pour ce qui est du cas de la BCE et de la Fed,
03:24on n'a pas de matérialisation d'effet de second tour,
03:27on n'a pas de propagation de l'inflation.
03:29Donc en ce sens, il n'y a pas cette volonté et forcément cette ambition
03:33d'aller sur un cycle monétaire très agressif dans les prochains mois.
03:36Sachant que pour l'instant, quand on regarde la Fed, mais aussi la BCE,
03:40voire peut-être même le Japon, je ne sais pas,
03:41on est encore sur des politiques monétaires accommodantes.
03:46Alors, on est à la limite, je pense qu'on est vraiment à la limite,
03:49c'est-à-dire que la BCE, et même d'ailleurs c'était le discours de Philippe Lannes,
03:52on remonte les taux, mais on va atteindre vraiment la borne haute du taux neutre,
03:57on commence à le passer,
03:58là où on peut se dire qu'on est encore dans une politique monétaire complètement accommodante,
04:03c'est aux Etats-Unis, du fait qu'il y a probablement du moins à court terme,
04:07si on parle d'un sort de taux neutre à court terme,
04:09alors on sait que Warch n'aime pas et justement dit qu'il ne le regarde pas,
04:12on a vu des conditions financières qui sont particulièrement accommodantes,
04:16une productivité qui est assez importante, une consommation qui tient,
04:19un marché de l'emploi qui tient,
04:20donc oui, effectivement, là on est dans une économie qui peut complètement supporter
04:23des hausses de taux supplémentaires.
04:25Encore faut-il que ces hausses de taux supplémentaires soient utiles
04:29et achèvent quelque chose, entre guillemets,
04:31c'est-à-dire qu'elles touchent les pressions inflationnistes,
04:33et on sait que ce n'est pas si évident que ça,
04:34étant donné que les pressions inflationnistes viennent de l'énergie, de l'offre,
04:38viennent des investissements d'intelligence artificielle,
04:40et ça c'est plutôt inélastique à une hausse de taux de 25 points de base,
04:44viennent aussi d'un reliquat des droits de douane,
04:45et pour toutes ces pressions inflationnistes-là,
04:48cette hausse de taux n'a pas tellement d'intérêt.
04:50Donc c'est vraiment une hausse de taux presque préemptive,
04:53dans le sens où il ne faut pas que les effets de second tour se propagent,
04:56dans une économie qui peut très bien la supporter,
04:59donc en ce sens ce n'est pas dramatique,
05:00et d'ailleurs le marché l'a plutôt très bien pris.
05:01Oui, c'était le discours de Kevin Warch mercredi soir,
05:04Charlotte de Montpellier,
05:05nous ne pouvons pas agir sur le prix d'un produit en particulier, disait-il,
05:09il faisait référence au pétrole, mais aussi à l'alimentaire,
05:12j'ai envie de vous dire, dans ce cas-là, pourquoi remonter les taux alors ?
05:14Eh bien je pense qu'il y a quand même une certaine volonté
05:16de maîtriser le risque inflationniste,
05:18et donc effectivement,
05:20oui, ils ne peuvent pas diminuer le prix de l'énergie,
05:22eh bien ils vont essayer de diminuer les autres prix,
05:25c'est un peu ça,
05:26alors de façon réducteur, ce n'est pas diminuer,
05:28mais en tout cas de diminuer les pressions inflationnistes sur les autres prix,
05:31comment leur but c'est de freiner la demande,
05:33de ce qui est domestique,
05:34et donc pour éviter que ces pressions inflationnistes énergétiques,
05:38elles se propagent au salaire, par exemple,
05:40qui sont très surveillées,
05:41et donc au prix des services,
05:42et ça devient un peu un cercle vicieux.
05:44Et finalement, en augmentant les taux,
05:46eh bien ils limitent la possibilité de croissance forte des prix domestiques,
05:51ils limitent la possibilité d'une boucle,
05:53d'une spirale prix-salaire,
05:54et ça, ça permet d'être un peu plus optimiste pour l'inflation pour la suite,
05:58et je pense que par exemple, au niveau de la fête,
06:00eh bien on peut se dire que globalement,
06:01au-delà de la question du choc énergétique,
06:03c'est pas non plus que l'inflation va complètement dans la mauvaise direction.
06:06Je veux dire, quand on regarde les évolutions d'un mois à l'autre,
06:09l'inflation va plutôt dans la bonne direction,
06:12donc le jour où on n'a plus ce choc énergétique,
06:14probablement que la fête sera beaucoup plus relaxe,
06:17et pourra s'arrêter dans son cycle de resserrement.
06:19Mais est-ce que le plus important, au final,
06:20ce n'est pas le prix du pétrole ?
06:22Hier, on a eu une petite détente des cours,
06:24ce matin c'est la troisième séance de baisse,
06:26alors on est vraiment sur un repli minime,
06:29on est quand même à 103 dollars ce matin pour un baril de Brent,
06:32ça n'empêche que vous avez eu une détente du disant américain,
06:354,93 ce matin,
06:36alors qu'on était encore à 5% au début de semaine,
06:38qu'on était à 108 dollars.
06:40Effectivement, les prix de l'énergie, en tout cas à court terme,
06:43sont ceux qui vont diriger les marchés financiers,
06:46l'économie et évidemment les taux à long terme,
06:49et là finalement tout le monde dépend du coup de ce qui se passe au Moyen-Orient,
06:53on sait que la situation s'était plutôt envenimée la semaine passée,
06:56on sait aussi qu'il y a certaines meilleures nouvelles cette semaine
06:59qui permettent une petite détente,
07:01mais globalement on reste avec des prix élevés,
07:02donc il faudrait une vraie amélioration de la situation,
07:05plus massive et plus longue dans la durée,
07:07pour qu'on ait effectivement une baisse plus longue des taux à long terme
07:10et que ça ait des répercussions économiques,
07:13parce que n'oublions pas que ces taux à long terme élevés,
07:15ça a des répercussions économiques,
07:16ça resserre les conditions de financement
07:18et donc ça ralentit l'activité économique,
07:20il faudrait qu'on ait des prix plus bas
07:22pour que les conditions économiques s'améliorent.
07:25Selon Reuters, la Chine qui aurait demandé à l'Iran
07:27de contenir ses alliés outils au Yémen,
07:29on voit que la Chine souhaite que les prix du pétrole baissent,
07:33puisqu'elle n'a pas épuisé,
07:34mais elle a pompé un petit peu dans ses réserves stratégiques
07:37et aujourd'hui, elle doit les remplir
07:38et forcément, l'addition n'est plus la même.
07:41Quels sont vos scénarios aujourd'hui ?
07:42Benoît Beujock chez ABN Amro,
07:44sachant que depuis le mois de mars, le début de ce conflit,
07:47il y avait un scénario central,
07:48c'était un apaisement de tout cela à l'été,
07:51bon, c'est bientôt la fin de l'été,
07:53il n'y a pas d'apaisement.
07:53Comment aujourd'hui, on essaye un petit peu
07:55de construire des scénarios macro,
07:57sachant que, comme le disait Charlotte de Montpellier à l'instant,
07:59tout est lié au pétrole ?
08:00C'est très compliqué, notamment sur cette situation-là,
08:03parce qu'il y a énormément de va-et-vient.
08:05Trump nous a assez habitués à ces va-et-vient,
08:06il l'a fait sur les droits de douane,
08:08il le fait désormais sur le pétrole,
08:09il y a un accord, il n'y a plus d'accord.
08:11Ce qui est à peu près sûr,
08:12c'est que le marché s'en est accoutumé.
08:14C'est-à-dire que désormais,
08:15il n'y a presque plus de réactions.
08:16Je parle du marché d'action,
08:18évidemment, les prix du baril réagissent toujours.
08:20Le marché d'action, lui, est extrêmement résilient.
08:22Donc ça, c'est un premier fait.
08:23Il y a les taux longs qui montent,
08:25mais pas que du fait de la géopolitique.
08:28Et ce qu'on peut penser à ce stade,
08:30c'est quand même qu'à l'approche des mid-termes
08:33et du fait de ce que Trump nous a habitués,
08:35on pourrait voir cette histoire de Trump-put à un moment.
08:38C'est-à-dire, on voit que les taux longs montent,
08:41on voit que ça réagit un petit peu,
08:42que le baril était repassé au-dessus.
08:44Donc là, il s'est détendu légèrement,
08:45mais il était repassé au-dessus des 106 dollars.
08:46On peut se demander s'il n'y a pas un moment
08:49ou un accord, et d'ailleurs, c'est ce qu'on voit,
08:50les news sont de plus en plus positifs,
08:52un accord ne va pas venir d'un moment ou d'un autre.
08:55Néanmoins, pour que tout cela revienne à une normalisation,
08:59et d'ailleurs, on le voit dans la courbe future des prix du baril,
09:02il faudra beaucoup de temps.
09:03On peut avoir des détentes et un baril qui, pour nous,
09:05descend vers les 90 dollars ou 85-90,
09:09mais de là à avoir un retour aux 60-70,
09:11comme on l'a connu avant le conflit,
09:13ça, ça me semble beaucoup plus délicat.
09:15103 dollars ce matin, donc, pour le baril de pétrole.
09:18En tout cas, à court terme,
09:19les pressions inflationnistes sont présentes.
09:22Preuve à l'appui ce matin,
09:23les prix à la production en Allemagne.
09:24C'est un indicateur clé qui permet de mesurer cette inflation
09:27directement chez les industriels.
09:29Charlotte de Montpellier,
09:30plus 4,6% au mois d'août.
09:32Après, déjà plus 3% en juillet.
09:344,6%, c'est largement plus que le consensus,
09:36qui s'attendait à 4,1%.
09:38Là aussi, même question,
09:39quels sont vos scénarios macro,
09:40pour cette fin d'année ?
09:41Voilà, alors, effectivement,
09:42on va vers plus d'inflation,
09:44très clairement,
09:45avec ce niveau de prix de l'énergie.
09:46Juste les réactions directes sur le transport,
09:49sur l'industrie,
09:50ça génère davantage d'inflation.
09:51Donc, je pense que pour la zone euro,
09:52on va avoir une inflation qui continue d'augmenter,
09:54qui pourrait se rapprocher des 4%.
09:58Mais, à mon avis,
09:59c'est quelque chose qui est probablement
10:02purement lié au prix de l'énergie.
10:03C'est-à-dire qu'au moment où on pourra enfin voir
10:05une baisse des prix de l'énergie,
10:06on devrait voir une détente de l'inflation.
10:08Il faut bien se rendre compte
10:10qu'on n'est plus pas du tout dans la situation
10:11qu'on avait en 2022, par exemple,
10:14où la demande était tellement forte
10:16que le choc sur les prix de l'énergie
10:18s'était très rapidement répandu
10:19au reste de l'économie.
10:20Et là, moi, je n'y crois pas du tout.
10:22Je pense que l'économie est, en fait,
10:23fondamentalement assez faible.
10:25Et qu'au-delà des conséquences directes,
10:27les entreprises ne vont pas pouvoir
10:28augmenter leurs prix,
10:29même si leurs coûts de production augmentent.
10:31Et donc, finalement,
10:32ça va se répercuter sur une inflation
10:34qui a augmenté liée au prix de l'énergie,
10:36mais qui n'augmente pas beaucoup plus.
10:37Je pense à ce regard.
10:38que la Banque Centrale Européenne
10:40est très, très, très optimiste
10:41dans ses prévisions
10:42en termes d'inflation et de croissance
10:43et que, probablement,
10:44on n'ira pas jusque-là.
10:45L'inflation sera plus faible
10:46l'année prochaine,
10:47compte tenu de cette économie faible.
10:49Cette capacité à pouvoir répercuter les prix,
10:51c'est le fameux pricing power.
10:52C'est vrai qu'il est de plus en plus difficile
10:54à trouver, Benoît Beugeoc,
10:55en termes d'allocations aujourd'hui.
10:57Comment vous répartissez l'argent
10:58qui vous est confié,
10:59sachant que, contrairement à 2022,
11:01où, à l'époque,
11:01il y a eu pléteurs de secteurs
11:02qui avaient réussi à augmenter leurs prix,
11:06et, aujourd'hui, ce n'est pas trop le cas.
11:08C'est vrai que c'est plus compliqué.
11:10On avait vu un grand cycle
11:11dominé par les marges,
11:12et notamment, on avait vu
11:14énormément de pricing power
11:15des différentes entreprises,
11:17surtout aux États-Unis.
11:18Alors, nous, dans cet aspect-là,
11:20on est quand même plus positifs,
11:21toujours sur les actions,
11:22compte tenu de la résilience,
11:24de l'économie,
11:25compte tenu aussi des valorisations
11:27qu'on baissait,
11:27et potentiellement des bénéfices
11:29qui sont toujours très importants.
11:31Néanmoins, on favorise
11:33les États-Unis
11:34et les émergents vis-à-vis de l'Europe.
11:35Pour les raisons qui viennent d'être évoquées,
11:37justement,
11:37on est un peu plus sceptiques
11:39sur l'Europe actuellement.
11:40Par contre, sur les États-Unis,
11:41il y a encore énormément de potentiel.
11:44Et même si on va plus loin,
11:46malgré la hausse de taux,
11:47nous, on est toujours,
11:48hausse des taux longs, je veux dire,
11:49on est toujours assez positifs
11:51sur les valeurs de croissance
11:52aux États-Unis.
11:53C'est-à-dire qu'on a vu
11:54une compression des multiples,
11:55mais qui se justifie
11:56par des bénéfices
11:57qui sont toujours positifs.
11:59Quand on regarde les bénéfices
12:00par action,
12:00ils sont révisés à la hausse.
12:01Donc, on a à la fois
12:02une dynamique actuelle.
12:04Quand on regarde
12:04les dynamiques futures,
12:06il y a des révisions à la hausse.
12:07Donc, c'est plutôt positif.
12:08Et contrairement à l'Europe,
12:10aux États-Unis,
12:11il y a encore un petit peu
12:12de marge de manœuvre,
12:14notamment sur la croissance,
12:15les valeurs de qualité croissance,
12:16qui possèdent encore
12:17un peu de pricing power
12:18à ce stade.
12:19Il y a le risque mid-terms,
12:21le risque Trump, néanmoins.
12:22On est en approche de cette date.
12:24Ça sera début novembre.
12:26Et puis, on a un effet saisonnalité aussi
12:28qui n'est pas toujours
12:30à l'avantage du mois de septembre.
12:32Aujourd'hui,
12:32est-ce qu'il faut prendre en compte
12:33ces facteurs ou pas vraiment ?
12:35Alors, disons qu'il y a
12:36un vrai risque mid-terms
12:37et je vais y revenir.
12:38Pour le risque saisonnalité,
12:39on est un peu plus sceptique.
12:41Ça dépend énormément
12:41aussi des conditions actuelles.
12:43Là, effectivement,
12:43il y a surtout le risque géopolitique
12:45qui prédomine.
12:46On part dans des pressions inflationnistes
12:49qui sont assez importantes.
12:50Donc, pour nous,
12:50c'est plus ça qui va prédominer,
12:51des taux longues
12:51qui sont assez élevés
12:52plutôt qu'une saisonnalité historique.
12:55Le mot de la fin, oui.
12:56Concernant les mid-terms,
12:57juste un petit mot
12:58sur les mid-terms,
13:00le gros risque,
13:01mais on sait que Trump
13:02est assez coutumier du fait
13:03de dire beaucoup de choses
13:04pour ne pas forcément faire,
13:05serait vraiment
13:06qu'il agisse
13:07avec son histoire de chèque
13:08à 5 000 dollars
13:08pour tous les ménages américains.
13:10Et ça, c'est vrai que
13:10ça pourrait effectivement,
13:12s'il arrivait à le mettre en place,
13:13ce qui est très délicat,
13:14créer de fortes tensions
13:15sur les taux longues.
13:16Oui, et on voit encore
13:17cette semaine
13:17le secrétaire américain
13:18au Trésor
13:19qui avait bien du mal
13:20à défendre cette mesure
13:21devant les parlementaires.
13:22Le mot de la fin,
13:23Charlotte de Montpellier,
13:26Macron, c'est vrai que
13:27les États-Unis attirent
13:28encore et toujours l'attention
13:29parce qu'il y a une certaine
13:30forme de résilience aujourd'hui.
13:31Oui, je pense que là,
13:32on est carrément au-delà
13:32de la résilience.
13:33On est sur un nouveau
13:34dynamisme économique
13:34qui est notamment engendré
13:36par l'intelligence artificielle
13:37mais qui se répand
13:37à la plupart des secteurs
13:39avec une croissance économique
13:40qui est très dynamique
13:40et surtout avec un potentiel
13:43de croissance qui,
13:44à mon sens,
13:45augmente pour les prochaines années.
13:46Donc, on est dans une situation
13:47tout à fait différente.
13:48Quand on parlait des mid-terms,
13:50je pense que c'est quand même
13:50un élément important
13:51dans la mesure où probablement
13:53le Parlement,
13:53le Congrès va passer démocrate.
13:56D'un point de vue
13:56des taux longs et de l'économie,
13:58ça veut probablement dire
13:59une politique budgétaire
14:00un peu moins expansionniste,
14:01en tout cas,
14:02moins de chèques en blanc
14:03pour les envies du président.
14:05Ça, c'est plutôt une nouvelle
14:06un peu plus rassurante
14:07pour les taux longs,
14:08à mon sens.
14:08Évidemment, on verra
14:09si c'est ce qu'il advient.
14:11Merci à tous les deux
14:12de nous avoir accompagnés
14:12ce matin en plateau.
14:14Charlotte de Montpellier,
14:14économiste senior chez ING
14:16et Benoît Bejoque,
14:17stratégiste quantitatif
14:18chez ABN AMRO IES.
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