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  • il y a 15 minutes
Ce vendredi 18 septembre, Charlotte de Montpellier, économiste senior chez ING, Benoît Begoc, stratégiste quantitatif chez ABN AMRO Investment Solutions, et Charlotte Davain, gérante Obligataire chez Montpensier Arbevel, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:12Dans un instant, il sera 9h, ça sera le début de Good Morning Market, l'ouverture des marchés européens,
00:16très légère baisse pour l'Europe, alors que hier soir, c'était une très belle séance à Wall Street,
00:19plus 1,6% pour le Nasdaq, grâce notamment à Nvidia, il faut dire que son patron, John Seng Yang,
00:24a dit que son groupe avait probablement doublé les livraisons de puces l'année prochaine,
00:29sachant qu'il y a un mois, il avait déjà annoncé que le chiffre d'affaires sera en hausse de
00:3270%.
00:33Est-ce qu'il faut encore être positionné sur ce segment de l'intelligence artificielle ?
00:38Élément de réponse au début de l'émission avec Benoît Bejog de ABN Amro et Charlotte de Montpellier de ING,
00:43il sera bien sûr question des banques centrales, puisqu'après la fête mercredi, cette nuit,
00:46la Banque du Japon a relevé ses taux, et puis en dernière partie d'émission,
00:49Charlotte Davin de Montpensier-Arbevel nous parlera justement de ce marché obligataire
00:53et des opportunités que nous pouvons trouver sur celui-ci.
00:56Voilà le programme Good Morning Market 9h, 9h30, et puis ensuite à 9h30 vous retrouvez des experts.
01:01Bonjour à tous les experts, aujourd'hui un casting 5 étoiles pour parler des efforts budgétaires
01:05avec Laurent Wronski, directeur général d'Airvor, Cécile Maisonneuve qui fait son grand retour,
01:09fondatrice de Décisive, et Thibaut Prébet, économiste, président de ECAT, c'est le nom de sa nouvelle boîte.
01:14Voilà le programme des experts avec leur closier à 9h30.
01:17En attendant, il est 9h et c'est toute l'information du jour avec Léo Dumas.
01:25Et donc 54 milliards d'euros d'efforts.
01:28C'est le cadre du prochain budget, celui fixé en tout cas par Sébastien Lecornu ce matin
01:32dans une interview au journal Le Figaro.
01:34Un effort massif mais nécessaire pour contenir le déficit à 5% l'an prochain
01:40après un nouveau dérapage cette année, nous explique Roland Lescure sur BFM TV.
01:45On sera en dessous de 5,5, sans doute autour de 5,4.
01:48C'est quand même une dégradation par rapport à 25.
01:51Et donc il est très important qu'on remette la France à la fois sur les voies de la croissance,
01:56on préserve les moteurs de croissance, mais aussi sur les voies de la réduction du déficit public.
02:00Donc c'est vrai que ça fait des efforts importants, vous le savez,
02:02si on ne fait rien l'année prochaine, on sera autour de 6,5% du déficit.
02:07C'est absolument impossible.
02:09Et alors le plus gros de l'effort, Margot Faudet, en direct, ce sera pour l'État ?
02:14Oui, avec un budget qui sera gelé en valeur, en excluant bien les dépenses de défense et la charge de
02:19la dette.
02:20Alors à l'intérieur du budget de l'État, certains périmètres vont voir leur crédit augmenter.
02:24C'est le cas par exemple de la recherche.
02:26Mais donc en face, d'autres vont devoir faire des efforts.
02:28Le ministère du Travail, avec un effort à hauteur de 2,5 milliards d'euros,
02:32en passant notamment par un recentrage du CPF, le compte personnel de formation.
02:36Le Premier ministre annonce aussi un gel du point d'indice des fonctionnaires,
02:40en essayant tout de même de protéger les salaires les plus faibles.
02:43Cela va représenter 2 milliards d'euros de non-dépenses qui seront partagées entre l'État et les collectivités.
02:48Les collectivités d'ailleurs dont les dépenses vont suivre l'inflation, ni plus ni moins.
02:52Enfin, le budget prévoit des gels potentiels d'allocation, par exemple sur les APL.
02:57En revanche, les dépenses de sécurité sociale, elles, progresseraient plus vite que l'inflation.
03:02Ça, c'est pour les mesures de freinage.
03:03Mais il y aura aussi de vraies baisses de dépenses.
03:062 milliards d'euros d'économies sur les arrêts maladie.
03:09100 millions d'euros dès l'année prochaine avec la réforme des ruptures conventionnelles.
03:13Du côté des retraites, toujours deux options sur la table.
03:16Soit une diminution de l'abattement de 10%, soit un gel des pensions des plus aisés.
03:20Tout ça sera discuté au Parlement, nous dit Sébastien Lecornu.
03:24Mais l'effort sera inférieur à 6 milliards d'euros.
03:27Et puis enfin, du côté des rentrées fiscales, la surtaxe d'IS est reconduite dans une version allégée,
03:32puisqu'elle devrait rapporter non plus 7 milliards et demi, mais 5 milliards d'euros.
03:37Merci Margot Faudéré.
03:39Par ailleurs, ce matin, le ministre du Commerce, Serge Papin, annonce que l'aide carburante des Sino-Gro-Rouleurs
03:44sera prolongée au-delà du 30 septembre, sans dire jusqu'à quand les modalités devraient être arbitrées lundi.
03:50Alors que le prix du gasoil dépasse 2,39 euros en moyenne en France, c'est un nouveau record.
03:56Et puis dans l'actualité des entreprises, des nouvelles de Nestlé, Auchan et Leroy Merlin du côté de la Russie,
04:00où les actifs de ces trois groupes ont été transférés au sein d'une même société russe,
04:06cette nuit sur décret de Vladimir Poutine. Et selon un média d'investigation locale,
04:10l'entité est dirigée par un général du ministère de l'Intérieur, réaction de Nestlé ce matin,
04:14qui dit prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses droits dans le pays
04:18et assurer la continuité de ses activités.
04:21Il est 9h03, le CAC 47, 0,48% ce matin à l'ouverture.
04:25Orange est la plus forte baisse, moins 3%.
04:27Morgan Stanley passe à sous-pondérer contre pondération en ligne.
04:31Le titre s'échange à 15,42 euros ce matin.
04:34Moins 3% également pour Soitec dans le SBF 120.
04:37Alors que le groupe annonce ce matin avoir émis 500 millions d'euros d'obligations
04:42à options de remboursement en numérique ou en obligations, c'est-à-dire des obligations convertibles.
04:47Forcément, ce genre de nouvelles est assez peu appréciées par le marché actions.
04:51137 euros, d'autant plus que le titre a très bien performé ces dernières séances.
04:55Belle détente en ce qui concerne le pétrole ce matin.
04:57Le baril américain, le WTI, passe sous la barre symbolique des 100 dollars.
05:0299,80 dollars quand le Brent s'échange à 102,50 dollars.
05:06Avec notamment des informations de presse encore cette nuit qui évoquent
05:08que la Chine fait pression sur l'Iran pour essayer d'apaiser la situation.
05:13Et comme à chaque fois, quand vous avez une baisse des cours du pétrole,
05:17vous avez une belle détente du marché obligataire, surtout aux Etats-Unis,
05:19avec un 10 ans américain qui est ce matin à 4,93.
05:23Les valeurs à suivre encore ce matin.
05:25Vinci qui a publié hier soir son trafic autoroutier.
05:29Conséquence de la forte remontée des prix à la pompe,
05:30vous avez quand même une baisse du trafic en ce qui concerne les véhicules légers,
05:34donc les voitures de 6,2% au mois d'août par rapport à août de l'année dernière.
05:39Souvenez-vous, il y avait également une baisse de la fréquentation sur les autoroutes
05:41au mois de juillet par rapport à juillet 2025.
05:44Le groupe explique que certes, cette année, le 15 août est tombé un samedi
05:48versus un vendredi l'an dernier.
05:50N'empêche que l'envolée des prix à la pompe a quand même un impact non négligeable
05:54sur le trafic des autoroutes de Vinci.
05:56Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec nos deux invités,
05:59Benoît Bejoque de ABN Amro et Charlotte de Montpellier de ING,
06:03afin de revenir sur la Boge qui a relevé cette nuit, cette taux,
06:05sur des plus hauts de 30 ans, 1,25%.
06:07Et le président Ueda, qui vient de terminer sa conférence de presse, à tout de suite.
06:23Il est 9h08 sur BFM Business, première partie de Good Morning Market
06:27avec en plateau Charlotte de Montpellier, économiste senior chez ING.
06:30Bonjour Charlotte de Montpellier.
06:31Merci de nous accompagner en compagnie de Benoît Bejoque,
06:33stratégiste quantitatif chez ABN Amro IS.
06:37Merci d'être avec nous Benoît, avec donc ce matin la Banque centrale du Japon
06:42qui a relevé ses taux comme attendu, Charlotte de Montpellier, c'était très attendu.
06:46Ce qui est intéressant de voir, c'est que sur les 9 membres votants,
06:49vous avez 2 membres qui n'ont pas souhaité relever les taux.
06:52Oui, effectivement, donc il y a des dissidents qui ne sont pas d'accord avec les décisions
06:55et ça c'est un signal important, parce qu'en fait si on compare aux précédentes décisions,
06:59il y avait chaque fois qu'une personne qui n'était pas d'accord,
07:01là on a 2 personnes qui ne sont pas d'accord, ça signale quoi ?
07:04Ça signale simplement que ça ne va pas être si simple pour la Banque du Japon
07:07de continuer à relever les taux de façon régulière et rapprochée dans le futur.
07:11Donc on peut encore éventuellement tabler sur une hausse de taux un peu plus tard dans l'année,
07:14mais ce n'est pas un down deal, ce n'est pas fait.
07:17Clairement, compte tenu du fait que finalement l'inflation, pour l'instant ça va encore,
07:22certains membres de la Banque du Japon veulent une posture plus accommodante,
07:27ce qui ne va pas aider la devise bien entendu.
07:29En dehors du sujet de l'inflation, bien sûr qui est très présent au Japon
07:32comme dans toutes les régions du monde en ce moment, à part peut-être la Chine,
07:36il y a bien sûr un sujet de devise avec un yen qui ne cesse de se déprécier.
07:40On se souvient, cet été, le yen était sur des plus bas de 40 ans face au dollar.
07:44Voilà, effectivement, et la Banque du Japon avait dû intervenir
07:47avec l'aide du Trésor américain pour un peu renforcer ce yen.
07:50Il faut quand même se rendre compte que quand le yen se déforce,
07:53se déprécie de cette façon, ça génère en tant que telle dépression inflationniste,
07:56simplement ce qui est importé devient de plus en plus cher.
07:59Donc pour la Banque du Japon, ce n'est pas une bonne chose.
08:01Alors le problème, dans la situation actuelle, c'est qu'on a, à travers le monde,
08:05plein de banques centrales qui sont devenues beaucoup plus agressives.
08:07La Fed a relevé ses taux avec un signal plus agressif.
08:10Ce n'est pas la seule, la BCE, donc il y a vraiment une tendance plus agressive.
08:14Et donc, en fait, la Banque du Japon, elle se retrouve en arrière,
08:17elle se trouve avec un taux beaucoup plus faible, un 1,25,
08:20et surtout, le différentiel de taux risque encore de s'accentuer.
08:24Et ça, ça continue à mettre des pressions sur la devise.
08:27La Boche, donc, qui relève ses taux ce matin.
08:30Mercredi, c'était la Fed.
08:31La semaine dernière, c'était la BCE.
08:33Bon, il y a eu une exception ailleurs, c'était la Banque d'Angleterre,
08:35qui n'a pas décidé de relever le prix de l'argent.
08:38Néanmoins, Benoît Bejoque, quand vous regardez un petit peu toutes les banques centrales,
08:41la semaine prochaine, on aura la BNS aussi, la Banque nationale suisse.
08:43Est-ce qu'on est à l'aube d'un nouveau cycle de resserrement monétaire ?
08:47Est-ce que ça y est, on est parti pour encore plusieurs hausses de taux ?
08:50La question est là, et je pense que, même si toutes les banques centrales ont monté d'un coup leur
08:56taux directeur,
08:56les situations sont différentes pour chaque économie, pour chaque région.
09:00Néanmoins, nous, ce qu'on pense, c'est qu'on n'est pas parti pour un cycle agressif de hausses
09:04de taux de chaque banque centrale.
09:05On l'a vu notamment sur la Fed.
09:08Effectivement, c'était un discours qui était plutôt au quiche.
09:10Néanmoins, on peut s'attendre à, par exemple, une pause en octobre et une nouvelle hausse en décembre.
09:14Et rien ne nous dit qu'on part pour trois ou quatre taux supplémentaires.
09:18Même, on peut penser que le marché est un peu agressif dans cet aspect-là.
09:22Pareil pour la BCE, il y aura probablement à minima une nouvelle hausse de taux.
09:26Mais le chemin ensuite est plus délicat à cerner,
09:28parce qu'on sait que les pressions inflationnistes peuvent descendre selon l'évolution aussi du conflit au Moyen-Orient.
09:33Et pour le moment, pour ce qui est du cas de la BCE et de la Fed,
09:37on n'a pas de matérialisation d'effet de second tour.
09:40On n'a pas de propagation de l'inflation.
09:42Donc, en ce sens, il n'y a pas cette volonté et forcément cette ambition
09:46d'aller sur un cycle monétaire très agressif dans les prochains mois.
09:49Sachant que, pour l'instant, quand on regarde la Fed, mais aussi la BCE,
09:53voire peut-être même le Japon, je ne sais pas,
09:54on est encore sur des politiques monétaires accommodantes.
09:59Alors, on est à la limite.
10:01Je pense qu'on est vraiment à la limite.
10:02C'est-à-dire que la BCE, et même d'ailleurs, c'était le discours de Philippe Lannes,
10:05on remonte les taux, mais on va atteindre vraiment la borne haute du taux neutre.
10:09On commence à le passer.
10:11Là où on peut se dire qu'on est encore dans une politique monétaire
10:15complètement accommodante, c'est aux États-Unis.
10:17Du fait qu'il y a probablement, du moins à court terme, si on parle d'un sort de taux
10:22neutre
10:22à court terme, alors on sait quoi, Arche n'aime pas et justement dit qu'il ne le regarde pas.
10:26On a vu des conditions financières qui sont particulièrement accommodantes,
10:29une productivité qui est assez importante, une consommation qui tient, un marché de l'emploi qui tient.
10:33Donc oui, effectivement, là, on est dans une économie qui peut complètement supporter
10:37des hausses de taux supplémentaires.
10:38Encore faut-il que ces hausses de taux supplémentaires soient utiles et achèvent quelque chose,
10:43c'est-à-dire qu'elles touchent les pressions inflationnistes.
10:46Et on sait que ce n'est pas si évident que ça, étant donné que les pressions inflationnistes
10:49viennent de l'énergie, de l'offre, viennent des investissements d'intelligence artificielle,
10:54et ça c'est plutôt inélastique à une hausse de taux de 25 points de base,
10:57viennent aussi d'un reliquat des droits de douane.
10:59Et pour toutes ces pressions inflationnistes-là, cette hausse de taux n'a pas tellement d'intérêt.
11:04Donc c'est vraiment une hausse de taux presque préemptive,
11:06dans le sens où il ne faut pas que les effets de second tour se propagent,
11:09dans une économie qui peut très bien la supporter.
11:11Donc en ce sens, ce n'est pas dramatique, et d'ailleurs le marché l'a plutôt très bien pris.
11:14Oui, c'était le discours de Kevin Warch mercredi soir, Charlotte de Montpellier.
11:18Nous ne pouvons pas agir sur le prix d'un produit en particulier, disait-il.
11:22Il faisait référence au pétrole, mais aussi à l'alimentaire.
11:25J'ai envie de vous dire, dans ce cas-là, pourquoi remonter les taux alors ?
11:27Eh bien, je pense qu'il y a quand même une certaine volonté de maîtriser le risque inflationniste,
11:31et donc, effectivement, oui, ils ne peuvent pas diminuer le prix de l'énergie,
11:35eh bien, ils vont essayer de diminuer les autres prix.
11:38C'est un peu ça, alors, de façon réducteur, ce n'est pas diminuer,
11:41mais en tout cas, de diminuer les pressions inflationnistes sur les autres prix.
11:44Comment ? Leur but, c'est de freiner la demande de ce qui est domestique,
11:47et donc, pour éviter que ces pressions inflationnistes énergétiques,
11:51elles se propagent au salaire, par exemple, qui sont très surveillées,
11:54et donc au prix des services, et ça devient un peu un cercle vicieux.
11:57Et finalement, en augmentant les taux, eh bien, ils limitent la possibilité de croissance forte des prix domestiques,
12:04ils limitent la possibilité d'une boucle, d'une spirale prix-salaire,
12:07et ça, ça permet d'être un peu plus optimiste pour l'inflation pour la suite.
12:11Et je pense que, par exemple, au niveau de la fête,
12:13eh bien, on peut se dire que, globalement, au-delà de la question du choc énergétique,
12:16ce n'est pas non plus que l'inflation va complètement dans la mauvaise direction.
12:19Je veux dire, quand on regarde les évolutions d'un mois à l'autre,
12:22l'inflation va plutôt dans la bonne direction.
12:25Donc, le jour où on n'a plus ce choc énergétique,
12:28probablement que la fête sera beaucoup plus relaxe,
12:30et pourra s'arrêter dans son cycle de resserrement.
12:32Mais est-ce que le plus important, au final, ce n'est pas le prix du pétrole ?
12:35Hier, on a eu une petite détente des cours.
12:38Ce matin, c'est la troisième séance de baisse.
12:39Alors, on est vraiment sur un repli minime.
12:42On est quand même à 103 dollars ce matin pour un baril de Brent.
12:45Ça n'empêche que vous avez eu une détente du disant américain.
12:484,93 ce matin, alors qu'on était encore à 5% au début de semaine
12:51quand on était à 108 dollars.
12:53Effectivement.
12:53Donc, les prix de l'énergie, en tout cas à court terme,
12:56sont ceux qui vont diriger les marchés financiers, l'économie
13:00et évidemment les taux à long terme.
13:02Et là, finalement, tout le monde dépend du coup de ce qui se passe au Moyen-Orient.
13:06On sait que la situation s'était plutôt envenimée la semaine passée.
13:09On sait aussi qu'il y a certaines meilleures nouvelles cette semaine
13:12qui permettent une petite détente.
13:14Mais globalement, on reste avec des prix élevés.
13:16Donc, il faudrait une vraie amélioration de la situation,
13:18plus massive et plus longue dans la durée,
13:20pour qu'on ait effectivement une baisse plus longue des taux à long terme
13:23et que ça ait des répercussions économiques.
13:26Parce que n'oublions pas que ces taux à long terme élevés,
13:28ça a des répercussions économiques, ça resserre les conditions de financement
13:31et donc ça ralentit l'activité économique.
13:33Eh bien, il faudrait qu'on ait des prix plus bas
13:35pour que les conditions économiques s'améliorent.
13:37Avec, selon Reuters, la Chine qui aurait demandé à l'Iran
13:40de contenir ses alliés outils au Yémen.
13:42On voit que la Chine souhaite que les prix du pétrole baissent
13:46puisqu'elle n'a pas épuisé,
13:47mais elle a pompé un petit peu dans ses réserves stratégiques
13:50et aujourd'hui, elle doit les remplir
13:51et forcément, l'addition n'est plus la même.
13:54Quels sont vos scénarios aujourd'hui ?
13:55Benoît Beujocq chez ABN Amro,
13:57sachant que depuis le mois de mars, le début de ce conflit,
14:00il y avait un scénario central,
14:01c'était un apaisement de tout cela à l'été.
14:04Bon, c'est bientôt la fin de l'été, il n'y a pas d'apaisement.
14:06Comment aujourd'hui, on essaye un petit peu
14:08de construire des scénarios macro,
14:10sachant que, comme le disait Charlotte de Montpellier à l'instant,
14:12tout est lié au pétrole ?
14:14C'est très compliqué, notamment sur cette situation-là,
14:16parce qu'il y a énormément de va-et-vient.
14:18Trump nous a assez habitués à ces va-et-vient,
14:19il l'a fait sur les droits de douane,
14:21il le fait désormais sur le pétrole,
14:22il y a un accord, il n'y a plus d'accord.
14:24Ce qui est à peu près sûr,
14:26c'est que le marché s'en est accoutumé.
14:27C'est-à-dire que désormais, il n'y a presque plus de réaction.
14:29Je parle du marché à action,
14:31évidemment, les prix du baril réagissent toujours.
14:33Le marché à action, lui, est extrêmement résilient.
14:35Donc ça, c'est un premier fait.
14:36Il y a les taux longs qui montent,
14:38mais pas que du fait de la géopolitique.
14:41Et ce qu'on peut penser à ce stade,
14:43c'est quand même qu'à l'approche des mid-termes
14:46et du fait de ce que Trump nous a habitués,
14:48on pourrait voir cette histoire de Trump-put à un moment.
14:51C'est-à-dire, on voit que les taux longs montent,
14:54on voit que ça réagit un petit peu,
14:55que le baril était repassé au-dessus.
14:57Donc là, il s'est détendu légèrement,
14:58mais il était repassé au-dessus des 106 dollars.
14:59On peut se demander s'il n'y a pas un moment ou un accord.
15:02Et d'ailleurs, c'est ce qu'on voit,
15:03les news sont de plus en plus positifs.
15:05Un accord ne va pas venir d'un moment ou à un autre.
15:08Néanmoins, pour que tout cela revienne à une normalisation,
15:12et d'ailleurs, on le voit dans la courbe future des prix du baril,
15:15il faudra beaucoup de temps.
15:16On peut avoir des détentes et un baril qui, pour nous,
15:18descend vers les 90 dollars ou 85-90,
15:22mais de là à avoir un retour aux 60-70,
15:24comme on l'a connu avant le conflit,
15:26ça, ça me semble beaucoup plus délicat.
15:28103 dollars ce matin, donc, pour le baril de pétrole.
15:31En tout cas, à court terme,
15:32les pressions inflationnistes sont présentes.
15:35Preuve à l'appui ce matin,
15:36les prix à la production en Allemagne.
15:37C'est un indicateur clé qui permet de mesurer
15:40cette inflation directement chez les industriels.
15:42Charlotte de Montpellier,
15:43plus 4,6% au mois d'août.
15:45Après, déjà plus 3% en juillet.
15:474,6%, c'est largement plus que le consensus,
15:49qui s'attendait à 4,1%.
15:51Là aussi, même question,
15:52quels sont vos scénarios macro, là,
15:53pour cette fin d'année ?
15:54Voilà, alors, effectivement,
15:55on va vers plus d'inflation,
15:57très clairement,
15:58avec ce niveau de prix de l'énergie.
15:59Juste les réactions directes sur le transport,
16:02sur l'industrie,
16:02ça génère davantage d'inflation.
16:04Donc, je pense que pour la zone euro,
16:05on va avoir une inflation
16:06qui continue d'augmenter,
16:07qui pourrait se rapprocher des 4%.
16:11Mais, à mon avis,
16:12c'est quelque chose
16:13qui est probablement purement
16:15lié au prix de l'énergie.
16:16Et c'est-à-dire qu'au moment
16:17où on pourra enfin voir
16:18une baisse des prix de l'énergie,
16:19on devrait voir une détente
16:21de l'inflation.
16:21Il faut bien se rendre compte
16:23qu'on n'est plus pas du tout
16:24dans la situation qu'on avait
16:25en 2022, par exemple,
16:27où la demande était tellement forte
16:29que le choc sur les prix de l'énergie
16:31s'était très rapidement répandu
16:32au reste de l'économie.
16:33Et là, moi,
16:34je n'y crois pas du tout.
16:35Je pense que l'économie
16:36est en fait fondamentalement
16:37assez faible
16:37et qu'au-delà des conséquences directes,
16:40les entreprises ne vont pas pouvoir
16:41augmenter leurs prix,
16:42même si leur coût de production augmente.
16:44Et donc, finalement,
16:45ça va se répercuter
16:46sur une inflation
16:47qui a augmenté
16:48liée au prix de l'énergie,
16:49mais qui n'augmente pas beaucoup plus.
16:50Je pense à ce regard
16:51que la Banque Centrale Européenne
16:53est très, très, très optimiste
16:54dans ses prévisions
16:55en termes d'inflation et de croissance
16:56et que, probablement,
16:57on n'ira pas jusque-là.
16:58L'inflation sera plus faible
17:00l'année prochaine
17:00compte tenu de cette économie faible.
17:02Cette capacité
17:02à pouvoir répercuter les prix,
17:04c'est le fameux pricing power.
17:05C'est vrai qu'il est de plus en plus difficile
17:07à trouver, Benoît Beugeoc,
17:09en termes d'allocations aujourd'hui.
17:10Comment vous répartissez
17:11l'argent qu'il vous est confié
17:12sachant que, contrairement à 2022
17:14où, à l'époque,
17:14il y a eu pléteurs de secteurs
17:15qui avaient réussi
17:18à augmenter leurs prix.
17:19Aujourd'hui,
17:19ce n'est pas trop le cas.
17:21C'est vrai que c'est plus compliqué.
17:23On avait vu un grand cycle
17:24dominé par les marges
17:25et notamment avec...
17:26On avait vu énormément
17:27de pricing power
17:28des différentes entreprises,
17:30surtout aux États-Unis.
17:31Alors nous,
17:32dans cet aspect-là,
17:33on est quand même plus positifs,
17:34toujours sur les actions,
17:36compte tenu de la résilience
17:37de l'économie,
17:38compte tenu aussi
17:39des valorisations qu'on baissait
17:40et potentiellement
17:42des bénéfices
17:42qui sont toujours très importants.
17:44Néanmoins, on favorise
17:46les États-Unis
17:47et les émergents
17:48vis-à-vis de l'Europe.
17:49Pour les raisons
17:49qui viennent d'être évoquées,
17:50justement,
17:50on est un peu plus sceptiques
17:52sur l'Europe actuellement.
17:54Par contre,
17:54sur les États-Unis,
17:54il y a encore
17:56énormément de potentiel.
17:57Et même si on va plus loin,
17:59malgré la hausse de taux,
18:00nous, on est toujours...
18:01la hausse des taux longs,
18:02je veux dire,
18:02on est toujours assez positifs
18:04sur les valeurs de croissance
18:05aux États-Unis.
18:06C'est-à-dire qu'on a vu
18:07une compression des multiples,
18:08mais qui se justifie
18:09par des bénéfices
18:10qui sont toujours positifs.
18:12Quand on regarde les bénéfices
18:13par action,
18:13ils sont révisés à la hausse.
18:14Donc, on a à la fois
18:15une dynamique actuelle.
18:17Quand on regarde
18:17les dynamiques futures,
18:19il y a des révisions à la hausse.
18:20Donc, c'est plutôt positif.
18:21Et contrairement à l'Europe,
18:23aux États-Unis,
18:24il y a encore un petit peu
18:25de marge de manœuvre,
18:27notamment sur la croissance,
18:28les valeurs de qualité croissance,
18:29qui possèdent encore
18:30un peu de pricing power
18:31à ce stade.
18:32Il y a le risque mid-terms,
18:34le risque Trump, néanmoins.
18:35On approche de cette date.
18:37Ça sera début novembre.
18:39Et puis, on a un effet
18:40de saisonnalité aussi.
18:42qui n'est pas toujours
18:43à l'avantage du mois de septembre.
18:45Aujourd'hui,
18:45est-ce qu'il faut prendre en compte
18:46ces facteurs ou pas vraiment ?
18:48Alors, disons qu'il y a
18:49un vrai risque mid-terms
18:50et je vais y revenir.
18:51Pour le risque saisonnalité,
18:52on est un peu plus sceptique.
18:54Ça dépend énormément
18:54aussi des conditions actuelles.
18:56Là, effectivement,
18:56il y a surtout
18:57le risque géopolitique
18:58qui prédomine.
18:59On part dans des pressions
19:01inflationnistes
19:02qui sont assez importantes.
19:03Donc, pour nous,
19:03c'est plus ça qui va prédominer,
19:04des taux longs
19:04qui sont assez élevés,
19:05plutôt qu'une saisonnalité historique.
19:08Le mot de la fin, oui.
19:09Mais concernant les mid-terms,
19:10juste un petit mot
19:11sur les mid-terms,
19:13le gros risque,
19:14mais on sait que Trump
19:15est assez coutumier du fait
19:16de dire beaucoup de choses
19:17pour ne pas forcément faire,
19:18serait vraiment
19:19qu'il agisse
19:20avec son histoire de chèque
19:21à 5 000 dollars
19:21pour tous les ménages américains.
19:23Et ça, c'est vrai que
19:23ça pourrait effectivement,
19:25s'il arrivait à le mettre en place,
19:26ce qui est très délicat,
19:27créer de fortes tensions
19:28sur les taux longs.
19:29Oui, et on voit encore
19:30cette semaine
19:30le secrétaire américain
19:31au Trésor
19:32qui avait bien du mal
19:33à défendre cette mesure
19:34devant les parlementaires.
19:35Le mot de la fin,
19:36Charlotte de Montpellier,
19:39Macron, c'est vrai que
19:40les États-Unis attirent
19:41encore et toujours l'attention
19:42parce qu'il y a une certaine
19:43forme de résilience aujourd'hui.
19:44Oui, je pense que là,
19:45on est carrément au-delà
19:45de la résilience.
19:46On est sur un nouveau
19:47dynamisme économique
19:48qui est notamment engendré
19:49par l'intelligence artificielle
19:50mais qui se répand
19:50à la plupart des secteurs
19:52avec une croissance économique
19:53qui est très dynamique
19:53et surtout avec un potentiel
19:56de croissance qui,
19:57à mon sens,
19:58augmente pour les prochaines années.
19:59Donc on est dans une situation
20:00tout à fait différente.
20:01Quand on parlait des mid-terms,
20:02je pense que c'est quand même
20:03un élément important
20:04dans la mesure où probablement
20:06le Parlement,
20:06le Congrès
20:07va passer démocrate.
20:09D'un point de vue
20:09des taux longs
20:10et de l'économie,
20:11ça veut probablement dire
20:12une politique budgétaire
20:13un peu moins expansionniste,
20:15en tout cas moins de chèques
20:16en blanc pour les envies
20:17du Président.
20:18Ça, c'est plutôt une nouvelle
20:19un peu plus rassurante
20:20pour les taux longs,
20:21à mon sens.
20:21Évidemment, on verra
20:22si c'est ce qu'il advient.
20:24Merci à tous les deux
20:25de nous avoir accompagnés
20:25ce matin en plateau.
20:27Charlotte de Montpellier,
20:28économiste senior
20:28chez ING
20:29et Benoît Bejoque,
20:30stratégiste quantitatif
20:31chez ABN Amro IS.
20:329h22,
20:33on va continuer à parler
20:34des banques centrales
20:35et donc de la Bosch
20:36qui a relevé ses taux.
20:36Comment aujourd'hui
20:37ça se traduit sur le marché
20:38obligataire en termes d'allocations ?
20:39Éléments de réponse
20:40avec Charlotte Davin.
20:43Good Morning Market
20:44sur BFM Business.
20:47Oui, on le disait à l'instant,
20:49après donc la fête mercredi,
20:50c'est la Banque du Japon
20:51qui a relevé ses taux ce matin.
20:54Bonjour Charlotte Davin.
20:55Merci de nous accompagner
20:56ce matin,
20:57gérante obligataire
20:58chez Montpensier,
20:59Arbevel.
21:00Le disant américain
21:01qui a donc franchi
21:02en milieu de semaine
21:03les 5%.
21:04On voit aussi
21:05des taux longs
21:06en Europe
21:07qui sont sur des plus hauts
21:08de 2008 voire 2012.
21:10Est-ce que vous vous dites
21:11que ça y est là,
21:11après les hausses de taux
21:12qu'on a évoquées
21:12dans cette première partie
21:14d'émission,
21:14le marché a intégré
21:15toutes les nouvelles
21:16que le plus dur
21:17entre guillemets
21:17est passé ?
21:18Oui, c'est un peu
21:19le message qu'on veut
21:19faire passer nous,
21:20c'est un peu notre sentiment aussi.
21:22Aujourd'hui,
21:22si on regarde les prices monétaires
21:23qui sont attendus
21:24par les marchés,
21:25on est autour de 3 hausses
21:26attendues sur les 12 prochains mois
21:27aux Etats-Unis.
21:28On est à un peu plus
21:29de 3 hausses,
21:303 hausses et demi
21:31de la part de la BCE
21:32et même sur la BO,
21:34donc la Banque britannique,
21:35on est quasiment à 4 hausses
21:36attendues sur les 12 prochains mois.
21:38Donc on a vraiment
21:38le sentiment
21:39qu'on a fait
21:39une grosse partie du chemin.
21:41Et puis,
21:42bon, certes,
21:43on a toujours cette inquiétude
21:44d'avoir des effets
21:45de second tour
21:46liés à l'inflation,
21:47mais pour l'instant,
21:48c'est vrai qu'on voit
21:49assez peu de chiffres
21:49qui militent pour ça
21:50avec des dynamiques salariales
21:52qui sont assez contrôlées.
21:53On est autour de plus 3%
21:54en zone euro,
21:56plus 2,5% aux US.
21:57Donc on est très loin
21:58des pics qu'on a pu voir
21:59en 2024.
22:01Bien sûr,
22:02il y a aussi la concurrence
22:02des hyperscalers
22:03qui ont émis
22:04plus de 260 milliards
22:05depuis le début de l'année
22:06sur les marches obligataires.
22:07Mais la question
22:08qu'on va se poser après,
22:09c'est est-ce que
22:10si ce pricing monétaire
22:11devient beaucoup trop restrictif,
22:13est-ce qu'il va peut-être
22:13y avoir un risque
22:14pour l'économie,
22:15un risque de récession éventuellement
22:17si on continue
22:17à pousser les taux
22:18beaucoup plus haut que ça ?
22:19Donc nous,
22:20on a vraiment le sentiment
22:20qu'aujourd'hui,
22:21les niveaux sont
22:22plutôt actifs.
22:23Bon, évidemment,
22:24il peut y avoir
22:25un peu de hausse de taux
22:25par-ci, par-là.
22:27Mais on a l'impression
22:28qu'on a quand même
22:28fait une grosse partie
22:29du chemin, oui.
22:29Et comment aujourd'hui
22:30on se positionne
22:31sur ce marché obligataire ?
22:33Alors, on ne va pas revenir
22:33sur le cas France.
22:34On voit encore ce matin
22:35qu'il n'y a pas de détente
22:36sur le disant français
22:37malgré les annonces
22:37de Sébastien Lecorni
22:38en ce qui concerne
22:39le budget de l'an prochain.
22:41Elles se retrouvent où
22:42aujourd'hui les opportunités ?
22:44Alors, c'est vrai que récemment,
22:45on a vu des mouvements
22:45de pente
22:47plutôt dans le sens
22:47d'un flattening,
22:48c'est-à-dire que les taux courts
22:49ont plus monté
22:50que les taux longs.
22:51Donc, on a des pentes
22:51qui se sont plutôt platifiées.
22:53Donc, pour nous,
22:54il n'y a pas besoin
22:54d'aller chercher forcément
22:55du très très long.
22:56Si on reste sur du 5-10 ans,
22:58on a déjà une partie
22:59de la courbe
22:59qui est assez attractive.
23:01Et puis, comme je l'ai déjà
23:01dit précédemment,
23:02les niveaux de valorisation
23:03nous semblent extrêmement
23:04attractifs.
23:05Nous, on aime beaucoup
23:06les taux britanniques
23:07puisque pour nous,
23:08c'est la zone géographique
23:09sur laquelle il pourrait y avoir
23:10un retournement
23:11du pricing monétaire
23:12assez rapide
23:13puisqu'on commence
23:14à avoir des signaux faibles
23:15en particulier
23:15sur le marché de l'emploi.
23:18On a un taux de chômage
23:19qui est autour de 5%.
23:20On a des baisses
23:21de salaires,
23:23enfin, une baisse
23:24de la dynamique
23:25de croissance des salaires
23:26sur les marchés britanniques.
23:28Et puis, c'est la zone
23:29où on a le plus
23:30de hausses de taux
23:30qui sont pricées aussi.
23:32Donc, nous, c'est la zone
23:33qu'on a tendance
23:33à bien aimer en ce moment.
23:36Avec un effet change
23:37quand même à prendre en compte
23:38puisque forcément,
23:39on est en sterlin
23:40et pas en euros.
23:41Oui, oui, bien sûr.
23:42Mais en termes de dynamique,
23:43on trouve ça assez intéressant
23:44à regarder.
23:45Et puis, nous,
23:46on privilégie plutôt
23:47de la partie souveraine
23:48par rapport à la partie crédit
23:49puisque le crédit,
23:50les primes de risque
23:51sont très, très compressées.
23:52On est autour de 250 points de base
23:54sur le crossover du risque
23:55qui est plutôt
23:55à un niveau historiquement faible.
23:58Et du coup,
23:59ça fait une soupape
23:59de sécurité
24:00assez limitée
24:01pour les investisseurs.
24:02Et pour cause,
24:02on a encore eu
24:02une journée record
24:03cette semaine
24:04en termes d'émissions
24:05d'obligations des entreprises.
24:07Là, ce matin,
24:08typiquement,
24:08c'est Soitec encore
24:09qui émet 500 millions d'euros
24:10d'obligations convertibles.
24:12Tout cela fait qu'aujourd'hui,
24:13on a donc un crédit
24:14qui est cher
24:15de quelque façon.
24:16C'est vrai qu'on trouve
24:17le crédit assez cher,
24:18mais le marché reste
24:19relativement ouvert.
24:20Vous l'avez dit,
24:21on a une journée record
24:22mercredi,
24:22en tout cas pour le marché
24:23au rendement,
24:25puisqu'il y a eu
24:253,5 milliards, je crois,
24:27d'émissions au rendement
24:28ce jour-là.
24:29Et puis, plus globalement,
24:30même les placements
24:30Investment Grades
24:31se placent très bien.
24:32On a des taux
24:32de sursouscription
24:33autour de 4 fois,
24:34donc c'est plutôt
24:34des niveaux assez confortables.
24:36Et des resserrements,
24:37donc entre le début
24:38du pricing
24:38et le pricing réalisé
24:40sur le marché
24:40en fin de journée,
24:41on a un resserrement
24:42d'une trentaine
24:43de point de base
24:44qui est plutôt en ligne
24:44avec les niveaux historiques.
24:46Donc, un marché obligataire
24:47qui reste très largement ouvert
24:49pour les corporates
24:50qui voudraient venir se financer.
24:51Cet été,
24:52le 10 ans japonais
24:52a franchi les 3 %
24:54pour la première fois
24:55en l'espace de 30 ans.
24:57Conséquence, cette nuit,
24:57la Banque du Japon
24:58a relevé ses taux,
24:59là aussi,
25:00sur des plus hauts de 30 ans
25:01à 1,25.
25:02Ça a inquiété un petit peu
25:03les investisseurs cet été,
25:05parce que c'est vrai
25:05que ça remet un petit peu
25:06en cause
25:07le phénomène de carry trade.
25:08Est-ce qu'aujourd'hui,
25:10là-dessus,
25:10là aussi,
25:11le plus dur est passé ?
25:13Ou non, il faut encore et toujours
25:14regarder ce qui se passe au Japon ?
25:16Alors, c'est vrai que le Japon,
25:17c'est un marché assez difficile.
25:18En ce moment,
25:19il y a eu tous ces sujets
25:20sur le Yen
25:21qu'on a vus en août
25:21avec les interventions
25:22du Trésor américain,
25:24du Trésor japonais
25:25pour aller soutenir
25:26un peu le Yen.
25:27Et puis, on le voit ce matin,
25:28finalement,
25:29la hausse de taux
25:29était spricée quasiment
25:31à 100 % par les marchés,
25:32donc pas de surprise là-dessus.
25:33Ce qui a plus surpris,
25:35c'est le fait
25:35qu'il y ait deux gouverneurs
25:36sur les huit de la BOJ
25:37qui ont voté
25:38pour un statu quo sur les taux,
25:40donc pour pas
25:40de nouvelles hausses de taux.
25:43Et du coup,
25:43ça fait douter le marché
25:44quant à la vraie volonté
25:46ou en tout cas
25:46la capacité de la BOJ
25:47à vraiment mener
25:48toutes les hausses de taux
25:49qui sont attendues
25:50et à vraiment lutter
25:51significativement
25:51contre l'inflation.
25:53D'où le Yen
25:54qui a du mal à se reprendre.
25:55On est toujours
25:55sous les 160 ce matin.
25:56D'où le Yen
25:57qui rebasse ce matin, exactement.
25:58Merci beaucoup,
25:59Charlotte Davin,
26:00de nous accompagner ce matin,
26:01gérante obligataire
26:02chez Montpensier Arbevel
26:03pour faire un petit point
26:04sur ce marché obligataire
26:05et du crédit.
26:06Il est 9h27.
26:07Dans 3 minutes,
26:10l'or closier, pour l'instant,
26:11le CAC 40 cède 0,4%.
26:13L'Eurostock 50,
26:14de son côté,
26:15cède 0,3%.
26:17La séance, bien sûr,
26:17est à suivre
26:18tout au long de la journée
26:19sur BFM Business.
26:19Rendez-vous à 15h30
26:20avec Antoine Larigauderie
26:21pour USA Today.
26:22On se retrouve lundi à 9h
26:23pour Good Morning Market.
26:24Très bonne journée.
26:26Good Morning Market
26:27sur BFM Business.
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