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Ce jeudi 17 septembre, Gilles Guibout, responsable des actions européennes AXA IM chez BNP Paribas AM, et Laurent Deydier, directeur général délégué et directeur de l’Asset Management, Banque Hottinguer, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Antoine.
00:04Oui, pour finir de nous rassurer sur le climat actuel,
00:07alors le pétrole consolide un petit peu,
00:09on reste quand même au-delà des 100 dollars,
00:11mais 103,60 pour le Bren de Mer du Nord,
00:13101,04 pour le WTI américain,
00:16et cette réflexion de l'équipe commodities de JP Morgan,
00:20qui dit, pour la première fois depuis le début du conflit iranien,
00:23nous n'avons tout simplement plus aucune vision de référence,
00:27nous ne savons tout simplement pas comment modéliser l'issue finale.
00:33Voilà.
00:34Tout va très bien.
00:35Tout va très bien, les gars.
00:36Eux, l'ont peut-être la vision, la clarté, la lucidité, où va-t-on ?
00:40Laurent Dédier nous rejoint, Banque Haute-Tincre,
00:42bonsoir Laurent, bienvenue,
00:44et Gilles Guibou pour BNP Paribas AM, bienvenue Gilles.
00:48Bonsoir Laurent.
00:49On est content de vous accueillir l'un et l'autre.
00:52Le pétrole, on ne sait plus où on va, dit JP Morgan,
00:54on ne sait plus où on va sur le pétrole,
00:55ou quand même on en a une vague idée, Laurent ?
00:57On a une vague idée vis-à-vis de la situation qu'on connaît aujourd'hui.
01:00La question, c'est comment la situation va évoluer,
01:02surtout le conflit géopolitique.
01:03C'est très difficile aujourd'hui.
01:07Quand on réfléchit à notre retour post-vacances
01:09et à la situation actuelle,
01:11si on nous avait dit que la mer Rouge et son détroit
01:13pouvaient potentiellement être aussi fermés,
01:15on aurait facilement imaginé un baril au-dessus de 120,
01:18voire peut-être se rapprocher de 150 et de faire un pic.
01:21Tout ça reste assez calme, assez ordonné.
01:25Pourquoi ? Parce qu'il y a quand même l'espoir
01:27qu'on touche un peu à un pic de pression
01:29vis-à-vis de l'administration Trump
01:31et qu'elle se retrouve dans une obligation
01:33d'essayer de trouver un terrain,
01:34pas de négociation ni d'entente,
01:36mais d'accalmie face à une situation
01:38pour éviter une dérive totale.
01:40Quand on voit le prix du galon,
01:41quand on voit les impacts sur toutes les géographies,
01:44voilà.
01:44Mais sur le papier,
01:46clairement, on peut créer plusieurs scénarii.
01:48Un scénarii qui dérape totalement
01:50avec un baril qui s'envole,
01:51comme un qui est un peu plus calme.
01:53Oui, on est entre les deux là,
01:54entre deux eaux en quelque sorte,
01:56avec cette mer Rouge qui inquiète tout le monde,
01:58au point que la Chine, d'après Reuters,
02:00est en train de faire pression directement sur les outils
02:02pour qu'ils cessent de menacer les Saoudiens
02:05et le trafic maritime,
02:06le trafic des bateaux saoudiens,
02:08très important pour les Chinois aussi,
02:09l'évolution des cours du pétrole, Gilles.
02:12Tout à fait, Guillaume.
02:14Salut Grégoire, d'ailleurs.
02:18Non, on voit bien,
02:19ce qui est intéressant,
02:19c'est qu'on voit bien que la Chine
02:21commence à jouer un rôle
02:23sur le plan des relations internationales
02:26et c'est important pour elle
02:29et qu'elle a un poids important dans la région
02:32parce que c'est un important créancier.
02:34Ils ont quand même prêté beaucoup d'argent
02:36dans toute la région africaine.
02:37Donc, ils ont sans doute un poids à faire valoir
02:40et qu'aujourd'hui, on se rend bien compte
02:42que c'est l'intérêt de personne
02:43d'avoir des prix du pétrole trop élevés
02:46et que ça pourrait être contre-productif.
02:47Donc, effectivement,
02:48on voit que la Chine essaye de peser son poids également.
02:53Exactement.
02:54Alors, on voit quand même les compagnies aériennes,
02:55par exemple, faire des annonces face au carburant.
02:57Trop cher.
02:58Plusieurs compagnies aériennes américaines
02:59annoncent qu'elles vont réduire leur programme de vol.
03:01C'est le cas d'American Airlines,
03:03de Southwest Airlines
03:04et de United Airlines.
03:05Tout progresse aujourd'hui.
03:06C'est bien accueilli.
03:07C'est un moins de vol
03:08pour compenser la hausse des coûts du carburant.
03:10Le titre American Airlines gagne 2%.
03:11United gagne 1,5%.
03:13Voilà, c'est la solution
03:14qu'attendaient les marchés peut-être.
03:15Provisoire, sans doute.
03:16On espère qu'elle ne sera pas pérenne.
03:18Les compagnies ont besoin
03:19de faire voler leurs avions, bien évidemment.
03:21Est-ce qu'on se dit
03:21qu'on est sur des niveaux de cours
03:23qui plombent la croissance
03:24ou pas encore, là, pour l'instant ?
03:25Dites Laurent.
03:27Non, aujourd'hui, on peut considérer
03:28que la croissance
03:29et surtout les grands corporates
03:30peuvent encaisser,
03:31une fois encore,
03:32ce niveau de baril
03:33entre 100 et 105-110.
03:36Je pense que la zone vraiment rouge
03:37ou celle qui devient écarlate
03:39et qui viendrait à remettre
03:40complètement en considération
03:41le scénario central
03:42serait au-dessus de 100 vat durablement.
03:45Donc aujourd'hui,
03:45on peut considérer
03:46qu'il y a une capacité
03:48à gérer ce sujet d'inflation.
03:50Peut-être que tout à l'heure,
03:51on pourra dériver sur
03:52est-ce qu'il y a des effets
03:53second tour d'inflation
03:55parce que quand on voit
03:55que l'économie se tient si bien,
03:57par exemple aux États-Unis,
03:59pour parler d'un géant,
04:00et qu'on a un taux de chômage
04:01qui reste aussi résistant,
04:03peut-être qu'à un moment ou à un autre,
04:05si l'économie continue
04:06à rester si forte,
04:07la question d'après,
04:08c'est est-ce qu'on peut revoir
04:09les salaires,
04:10repartir à la hausse ?
04:11Ce serait un scénario...
04:12Voilà, je pense que pour le marché,
04:14le scénario le plus inquiétant,
04:15ce n'est pas seulement
04:16le prix du baril,
04:17c'est où vont les taux
04:18et quelle est la situation
04:20du marché de l'emploi américain.
04:21Oui, mais est-ce que là-dessus,
04:22du coup, la Fed a rassuré hier.
04:23Elle a relevé ses taux,
04:24justement,
04:25face à ce risque inflationniste.
04:27On a eu un premier vaccin,
04:29on va dire,
04:30hier,
04:30première hausse de taux,
04:31peut-être une deuxième à venir,
04:32puisque le marché anticipe
04:33une autre hausse de taux
04:33de la Fed d'ici la fin d'année.
04:35Est-ce qu'on peut dire
04:35que la Fed, là,
04:36en montrant qu'elle se réveille,
04:38qu'elle est toujours là,
04:40peut contribuer à caper
04:41la hausse des taux obligataires,
04:43caper un peu cette pression obligataire
04:44qu'on vit depuis la rentrée ?
04:45Ce qui est intéressant,
04:46c'est que dans le message
04:46de la Fed hier,
04:48effectivement,
04:48il pointe une inflation
04:49qui reste trop importante,
04:52mais il pointe aussi
04:53un marché du travail
04:55qui est solide
04:55et une économie
04:56qui se tient bien.
04:57Et c'est aussi pour ça
04:59qu'on voit des marchés
04:59qui rebondissent.
05:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
05:03cette crainte d'avoir
05:04un pétrole trop cher,
05:05effectivement,
05:06ça peut être une crainte
05:06sur des effets de second tour,
05:07mais en réalité,
05:09si on regarde aujourd'hui
05:10la structure de la croissance
05:11et comment cette structure
05:13de croissance a évolué,
05:14notamment aux États-Unis,
05:15c'est assez impressionnant
05:16en l'espace de 24 mois.
05:18Historiquement,
05:18les États-Unis,
05:19depuis plusieurs années,
05:20c'était une croissance américaine
05:22qui était pour les deux tiers
05:23assise sur la consommation.
05:26Aujourd'hui,
05:27c'est de l'investissement
05:27et c'est un investissement
05:31fait par des entreprises,
05:33pas sur du CAPEX,
05:35sur de l'investissement
05:35qui a un besoin de pétrole,
05:37c'est un besoin d'énergie électrique.
05:40Donc, en réalité,
05:42la participation
05:44ou la contribution du pétrole
05:46à cette croissance,
05:47elle est moindre.
05:49On ne peut pas dire
05:49qu'elle n'est pas nulle,
05:51il y aura des effets
05:51de second tour
05:52parce qu'en plus,
05:53ça peut avoir des impacts
05:53sur les prix de l'électricité,
05:55mais qu'en fait,
05:55aujourd'hui,
05:56on voit que tout l'investissement
05:57se fait autour des data centers,
06:00des besoins de construction de réseaux
06:02et donc d'électrification de l'économie.
06:04Et ça, aujourd'hui,
06:05on voit que c'est ça
06:05qui tire l'économie
06:06et du coup,
06:07oui, on a encore besoin de pétrole
06:08et pour un bout de temps,
06:10mais néanmoins,
06:11on a quand même eu un changement
06:12dans la nature de la croissance
06:13et c'est peut-être ça
06:14qui surprend
06:15qu'on n'avait pas collectivement
06:17suffisamment anticipé
06:18et qui fait que l'économie
06:19aujourd'hui se tient bien.
06:19Oui, et vous diriez
06:20qu'il a obtenu son brevet
06:22de banquier central hier,
06:23Kevin Wors,
06:24parce que sur la première réunion
06:25qu'il avait dû mener
06:26et le premier discours,
06:28le marché était vraiment
06:28resté sur sa fin,
06:29voire avait des doutes.
06:30Là, on sent qu'il a véritablement
06:33permis,
06:33enfin,
06:34aidé le marché
06:34à trouver une forme de confiance,
06:36en tout cas,
06:36à être rassuré.
06:37Est-ce qu'il a obtenu
06:38son brevet de banquier central hier soir ?
06:39Très clairement,
06:39il y avait un point de passage important
06:40puisque tout le monde craignait
06:41que ce soit un affidé
06:44de Donald Trump,
06:46qu'avec cette décision,
06:48il démontre,
06:49si c'était nécessaire,
06:51que non,
06:52il a une indépendance
06:53et qu'il va préserver
06:54l'indépendance de la Fed.
06:56Donc ça,
06:56c'était un point de passage important
06:59et donc,
07:00de ce point de vue-là,
07:01on peut dire
07:01qu'il a gagné son pari.
07:04Maintenant,
07:05voilà,
07:06l'avenir,
07:07ça devrait être redémontré
07:08dans l'avenir.
07:09Le dollar remonte,
07:10d'ailleurs.
07:10C'était un point de passage important.
07:11Signe de crédibilité.
07:13Le dollar remonte
07:13depuis l'intervention
07:14de Kevin Wors hier soir,
07:15effectivement.
07:15Est-ce que vous lui décernez
07:16ça y est son brevet
07:17de banquier central ?
07:18Est-ce qu'il a obtenu hier,
07:18Laurent ?
07:19En tout cas,
07:20elle avait bien préparé
07:21les marchés
07:21lors de la conférence
07:22de Jackson Hole
07:23et cette grande réunion
07:24du fin du mois d'août.
07:25Et hier,
07:26dans le discours qu'il a eu
07:27sur la teneur,
07:28et je rejoins ce que Gilles disait,
07:29il a parlé de la résilience
07:31de l'économie américaine.
07:32Cette économie,
07:33elle est capable
07:33d'affronter de nombreux chocs
07:35sans, entre guillemets,
07:36dérailler
07:36et d'un marché de l'emploi
07:37qui était sain.
07:38Il a coché les cases.
07:40Le marché est dans une anticipation
07:42maintenant encore
07:43de plusieurs hausses de taux.
07:44Une à la fin de l'année,
07:45probablement une en début
07:46d'année prochaine.
07:47Et c'est là que le jeu
07:48va être intéressant
07:49de voir s'il est capable
07:50de bien piloter
07:51les investisseurs,
07:52de nous rassurer
07:53sur la trajectoire
07:54et de nous démontrer
07:56que les data
07:56qui surveillent
07:57sont celles
07:58que nous aussi
07:59nous analysons
07:59pour avoir la certitude
08:01qu'on n'est pas juste
08:02en train de monitorer
08:03une inflation
08:03qui est liée
08:04à des matières premières,
08:06pétrole, gaz,
08:07soft commodities,
08:08sujet dont on parlera
08:09tout à l'heure,
08:10mais qu'elle est aussi
08:12bien monitorée
08:13au niveau de ce qu'on appelle
08:14l'inflation cœur
08:15et que celle-ci
08:16ne va pas montrer
08:17des signes de résurgence.
08:18Donc aujourd'hui,
08:19oui, on peut lui donner
08:19un bon point.
08:20Il a eu, je pense,
08:21une très bonne réunion.
08:22Enfin, on est toujours
08:23à quasiment 5% quand même
08:24sur le disant américain.
08:25On s'emballe, on s'emballe.
08:26On est à 4,95 malgré tout.
08:28Ça, c'est un peu détendu,
08:29mais on est toujours
08:29à 4,95.
08:30C'est-à-dire que le feu couvre.
08:33Est-ce qu'il faudra juste
08:34d'autres hausses de taux
08:35où finalement,
08:36elles sont déjà dans le marché
08:37et même avec ces hausses
08:38de taux à venir,
08:407 ou ces hausses
08:40de taux à venir,
08:45plus massives
08:45de la part de la Fed
08:46et d'une augmentation
08:46de la taille du bilan ?
08:47Pourquoi pas ?
08:47La question, c'est
08:49quelle est l'action
08:52ou quel pouvoir
08:54la Banque Centrale Américaine
08:55peut avoir sur les taux longs ?
08:57Sachant que,
08:59lors de l'un de ses premiers discours,
09:01Kevin Warch avait rappelé
09:01que son principal instrument
09:03d'intervention,
09:04c'était le taux directeur
09:05et qu'il ne voulait pas
09:06forcément jouer avec le bilan.
09:10Le marché pourrait être tenté
09:11d'aller le tester
09:12à un moment donné.
09:13On a vu que le 5%,
09:14c'était le niveau
09:15qu'on regardait
09:15pour le 30 ans américain
09:17en début d'année.
09:17Aujourd'hui,
09:18c'est le niveau du 10 ans
09:19et le 30 ans est plutôt
09:20en train de s'approcher
09:21gentiment des 5,30
09:22pour aller peut-être
09:23à un moment donné
09:24essayer de tester
09:25les 5,50.
09:27C'est sans doute,
09:28ça sera sans doute
09:29si on devait aller tester
09:30ces niveaux-là,
09:31que ça pourrait avoir
09:33un impact négatif,
09:36récessif sur l'économie
09:37et qu'on aurait peut-être
09:38à ce moment-là besoin
09:39d'une action
09:41de la part de la Fed
09:42pour voir si effectivement
09:43il ne serait pas prêt
09:43à augmenter la règle du bilan.
09:44Mais la réalité,
09:45c'est qu'aujourd'hui dans le monde,
09:46on a un niveau de dette
09:49qui est historiquement élevé,
09:52qui continue à croître,
09:54là où à un moment donné,
09:55on voit le nombre d'acheteurs
09:57qui est plutôt en train
09:58de se réduire.
09:59Il est plutôt en train
10:00de se réduire
10:00simplement parce que
10:01les banques centrales
10:01qui étaient à un moment donné
10:02sur le marché
10:02n'y sont plus.
10:03Et donc on a plutôt
10:04moins d'acheteurs.
10:06normalement,
10:07quand vous avez
10:08plus d'offres,
10:09moins de demandes,
10:10ça fait bouger les prix
10:12ou ça explique une partie
10:13de la variation de prix
10:14qu'on a pu observer.
10:15Donc savoir quel sera
10:16le nouveau taux d'équilibre.
10:17Oui.
10:18Et en plus,
10:19pour rester dans la thématique
10:20banque centrale,
10:20vous ferez quoi la nuit prochaine
10:21l'un et l'autre ?
10:24Banque du Japon.
10:25Au cœur de la nuit,
10:26elle viendra vous réveiller.
10:27Je ne sais pas,
10:27vous ne suivrez pas en direct
10:28la Banque du Japon ?
10:29Non, je ne le serai pas
10:30en direct.
10:31Tôt demain matin,
10:31ça sera suffisant.
10:32Je serai seul alors,
10:33je serai tout seul.
10:34Demain matin,
10:34ça sera suffisant.
10:35La Banque du Japon
10:36avec l'équipe de la matinale,
10:37bien sûr,
10:37autour de Brigitte Boucher
10:38qui va préparer la matinale
10:39et Étienne Braque
10:40qui en parlera en long,
10:41en large,
10:41en travers demain matin
10:42dans Good Morning Markets.
10:43La décision de la Banque du Japon
10:44qui va faire
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