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Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:02Générique
00:00:09Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM. Bonjour Roselyne.
00:00:12Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:13Nous saluons évidemment Laurent Neumann, Patrick Sceau sur le plateau du Midi BFM et Bernard Sananès, le président de l
00:00:18'Institut Elab.
00:00:19Bonjour Bernard, qui va nous accompagner durant toute l'émission.
00:00:22Si rien ne bouge, les pêcheurs menacent de bloquer tous les ports du sud de la France.
00:00:26Alors que leurs représentants sont en ce moment même.
00:00:33Il est midi et demi, on va tout bloquer. C'est la menace des pêcheurs, mais des pêcheurs pour l
00:00:37'instant de la Méditerranée.
00:00:39Oui, ils comptent paralyser tous les ports du sud demain pour protester entre autres évidemment contre la flambée des coûts
00:00:44du carburant.
00:00:45Nice est déjà bloqué aujourd'hui. On sera en direct avec Benoît Ruiz, mobilisation aussi à Sète, au Gros du
00:00:49Roi et vous le voyez au dépôt pétrolier de Frontignan.
00:00:52Les pêcheurs reçus en ce moment même par leurs ministres, on verra ce que ça a donné. La réunion se
00:00:56prolonge.
00:00:57Emmanuel Macron par ailleurs convoque les chefs de parti demain à l'Elysée ou les représentants, voire les candidats d
00:01:03'ailleurs à la présidentielle pour évoquer la crise des carburants.
00:01:06La sécurité et toutes les conséquences de la situation actuelle que l'on vit seront présents également les patrons de
00:01:13la DGSI, de la DGSE et le chef d'état-major des armées.
00:01:17C'est la crise. Alors que des stations essence ont des prix qui frôlent les 3 euros le litre, qui
00:01:23achète à ces tarifs ? Qui fixe de tels prix ?
00:01:26Combien de temps aussi les stations indépendantes vont-elles tenir à ce rythme ? On posera la question à notre
00:01:30invité Francis Pousse à 12h45.
00:01:32Deux autres titres dans l'actualité de ce jeudi. L'affaire Depardieu, le comédien va tenter en appel d'échapper
00:01:38à son procès pour viol.
00:01:39Ses avocats espèrent obtenir un non-lieu en produisant notamment des SMS envoyés par la plaignance.
00:01:44Charlotte Arnoux. Et puis au bac, comme au brevet, les élèves vont devoir faire plus attention à leur orthographe et
00:01:50à leur syntaxe.
00:01:51Trop de fautes et ce sera deux points en moins, même en maths, prévient le ministre. On verra si ça
00:01:56peut vraiment aider à remonter le niveau.
00:01:58La colère des pêcheurs tout de suite, donc cette colère qui menace de monter d'un cran rosé.
00:02:02Oui, il compte bloquer les ports demain de tout le sud, Marseille, Toulon, Nice et ça a déjà commencé aujourd
00:02:08'hui.
00:02:09Regardez notamment au Gros du Roi, la marée noire, ses cercueils, symbole de la fin de la pêche en France.
00:02:14Si on ne réagit pas, c'est toute la côte méditerranéenne qui se mobilise.
00:02:18Ça veut dire qu'il ne croit pas tellement aux annonces du gouvernement. On y reviendra dans un instant.
00:02:22Mais d'abord, on est à Nice avec vous, Benoît Ruiz.
00:02:24Les pêcheurs, en fait, il suffit de former un simple petit cordon et ça bloque tout.
00:02:31Eh bien, vous avez la preuve par l'image.
00:02:34Vous avez des bouts qu'on appelle dans le jargon marin, ce sont des cordages.
00:02:40En fait, il relie les bateaux entre eux et avec un bout qui est jusqu'au ponton.
00:02:48Et vous avez ainsi une succession de bateaux.
00:02:51Et ça suffit à bloquer un port aussi grand que celui de Nice.
00:02:54Vous avez des méga yachts, vous avez des ferries qui viennent régulièrement.
00:03:00D'ailleurs, l'un d'entre eux a été détourné vers Savonne en Italie ce matin
00:03:03parce qu'il n'a pas pu débarquer ses centaines de passagers.
00:03:06Il venait de la Corse.
00:03:07Donc, vous voyez, finalement, c'est assez simple, assez basique, comme dirait un certain rappeur.
00:03:14Et vous avez donc cette manifestation dans le calme qui permet aux pêcheurs de s'exprimer.
00:03:20Tout à l'heure, un pêcheur nous disait qu'on s'exprime de manière un peu, finalement, symbolique.
00:03:25On montre qu'on est là sans violence, tranquillement.
00:03:28Mais on montre qu'on est là.
00:03:30Oui, on bloque.
00:03:31Oui, il peut y avoir des répercussions, évidemment, sur l'activité économique du port.
00:03:35Ça, ils en conviennent.
00:03:36Mais voilà, ils veulent se faire entendre.
00:03:39Les revendications, vous les connaissez.
00:03:41On en a parlé depuis plusieurs heures maintenant, plusieurs jours sur BFM TV.
00:03:46Et forcément, eh bien, ils sont là pour une partie de la journée.
00:03:49Ils attendent de savoir ce qui va se passer dans la réunion au ministère de la Mer
00:03:53pour décider si éventuellement ils continuent ce blocage ou pas,
00:03:57sans compter les autres ports qui risquent d'être bloqués dans les prochaines heures
00:04:02aux alentours ici en PACA, que ce soit Marseille ou Toulon.
00:04:05Oui, ce sont des images de Christopher Lhomme.
00:04:07Justement, on va voir ce qui se passe du côté de ces négociations, de ces discussions
00:04:11qui ont commencé avec la ministre de la Pêche aux alentours de 11h.
00:04:15Qu'attendent-ils ?
00:04:16Que peut-elle leur annoncer de plus que ce qu'a déjà dit le Premier ministre hier ?
00:04:20Valentin Demey avec Olivier Saint-Paul et Jérémy Paoloni.
00:04:25Déterminés, ils sont entrés au ministère de la Pêche vers 11h ce matin.
00:04:29Les représentants des pêcheurs veulent obtenir des aides supplémentaires.
00:04:32À 900 kilomètres de là, devant le dépôt pétrolier de Frontignan,
00:04:36leurs confrères sont toujours mobilisés.
00:04:38Selon eux, le relèvement de lait de carburant de 25 à 35 centimes
00:04:42annoncé hier par Sébastien Lecornu n'est que de la poudre aux yeux.
00:04:45Pourquoi ? Parce que si le gaz à l'eau est sache continue d'augmenter,
00:04:48il va y avoir 25 centimes, ça ne sert à rien.
00:04:51On va revenir au mauvais niveau.
00:04:52Un prix plan cher à 80 centimes serait l'idéal.
00:04:55On était au mois de mars à 60 centimes.
00:04:59Ça se passait bien, les entreprises tournaient.
00:05:02Mobilisation également à Nice, où le port est bloqué depuis ce matin.
00:05:05En plus du plafonnement des prix du carburant,
00:05:08les pêcheurs de Méditerranée protestent contre l'accumulation des réglementations
00:05:12et l'instauration de quotas pour la pêche au thon.
00:05:15On nous empêche, avec toutes les réglementations,
00:05:18d'être libres et de travailler comme on sait le faire.
00:05:21Si on ne pêche pas beaucoup, on perd de l'argent.
00:05:23Si on pêche beaucoup, on s'en sort.
00:05:25Mais je veux dire, on est poussé à aller plus loin,
00:05:29à pêcher plus longtemps, à envoyer plus de filets.
00:05:31C'est un tout, c'est un tout.
00:05:33Si le gouvernement n'assouplit pas ces réglementations,
00:05:35le président du comité régional des pêches d'Occitanie l'assure.
00:05:39La profession de marin-pêcheur court un grand danger.
00:05:43Et la réunion qui dure, on suivra évidemment les sorties en direct dans un instant.
00:05:47Bernard Sanadès, pourquoi il y a un enjeu en fait ?
00:05:49Il y a un enjeu, parce que quand on redoute un conflit social
00:05:51et quand on est aux affaires, au gouvernement,
00:05:53la volonté c'est toujours d'éviter la coagulation entre différents mouvements.
00:05:58Et donc cet après-midi, la ministre, Madame Chabot,
00:06:00elle aura comme objectif d'essayer de faire que les pêcheurs
00:06:04reconnaissent les efforts du gouvernement,
00:06:05pas seulement sur les carburants, parce qu'ils le disent bien,
00:06:07il n'y a pas que les carburants, il y a aussi les réglementations,
00:06:09notamment européennes,
00:06:11pour éviter que les pêcheurs demain se coagulent avec d'autres mouvements.
00:06:14On peut penser aux transporteurs routiers,
00:06:15on peut penser aux agriculteurs ou d'autres.
00:06:16Voilà, et on suit évidemment la sortie de cette réunion en direct dans le midi BFM.
00:06:21Gérard Depardieu, c'est une autre actualité évidemment du jour.
00:06:23Sera-t-il bien jugé pour viol ?
00:06:25Il doit comparaître dans l'après-midi devant une cour criminelle.
00:06:27Il est accusé par la jeune actrice Charlotte Arnoux,
00:06:30mais ses avocats vont tenter cet après-midi en appel
00:06:32de faire tomber le dossier et d'obtenir un non-lieu.
00:06:36Romain Langlais.
00:06:38De nouveaux avocats, mais une stratégie, elle, qui ne change pas.
00:06:42Renvoyé en procès en 2025 pour des soupçons de viol
00:06:45sur la comédienne Charlotte Arnoux,
00:06:47la défense de Gérard Depardieu va tenter aujourd'hui
00:06:50d'obtenir un non-lieu dans cette affaire.
00:06:52Ses avocats estiment qu'aucune charge ne peut être retenue contre lui.
00:06:55Lors de l'audience à huis clos cet après-midi
00:06:57devant la cour d'appel de Paris,
00:06:59les conseils de l'acteur de 77 ans
00:07:02devraient donc remettre en cause la version de la plaignante
00:07:04en ciblant notamment sa personnalité.
00:07:07Un argumentaire fermement rejeté par l'avocate de Charlotte Arnoux.
00:07:11Les nouveaux avocats de Gérard Depardieu perpétuent le dénigrement de la victime
00:07:15comme stratégie de défense.
00:07:17Or, dans cette procédure, tous les magistrats depuis 6 ans
00:07:20ont confirmé la mise en accusation sur la base d'éléments étayés.
00:07:24Âgée de 22 ans à l'époque,
00:07:26la comédienne dit avoir été violée à deux reprises par Gérard Depardieu
00:07:30les 7 et 13 août 2018.
00:07:32Des faits dénoncés, filmés en quasi-totalité
00:07:35par les caméras de vidéosurveillance du domicile de l'acteur
00:07:38selon nos informations.
00:07:40En garde à vue, l'accusé avait alors assuré en 2020
00:07:43que ses relations étaient consenties.
00:07:45La décision de maintenir ou non le procès sera, elle,
00:07:48mise en délibéré et rendue à une date ultérieure.
00:07:52En pleine discussion sur le budget,
00:07:54la France donne-t-elle à l'Ukraine ?
00:07:55Donne-t-elle trop à l'Ukraine ?
00:07:57C'est ce qu'affirment certains politiques
00:07:58de Marine Le Pen à Fabien Roussel.
00:08:00Alors, qu'en est-il vraiment ?
00:08:01À combien s'élève cette aide ?
00:08:03On les prendra au mot dans 20 minutes.
00:08:05Parce que c'est vrai que c'est une petite musique qui monte.
00:08:07Alors que le Kremlin poursuit, évidemment,
00:08:09ses frappes sur Kiev, notamment.
00:08:11Igor Saïry et Chloé Berthaud, vous êtes en direct.
00:08:13Un missile a frappé la capitale au milieu de la nuit.
00:08:16Et encore une fois, Igor,
00:08:17c'est un quartier résidentiel qui a été visé.
00:08:23Absolument.
00:08:24Un missile balistique qui a provoqué
00:08:2712 blessés au total,
00:08:29dont un enfant de 10 et 12 ans.
00:08:30Et beaucoup de dégâts matériels
00:08:32que je vais vous montrer, Christophe,
00:08:33dans les prochaines secondes.
00:08:34D'abord, regardez ces deux véhicules
00:08:35complètement carbonisés.
00:08:37Il y a des trous dans la carrosserie.
00:08:38On a l'impression que des coups de feu ont été tirés.
00:08:40Non, ce sont les fragments
00:08:42de ce missile balistique.
00:08:43Et vous le voyez,
00:08:44Chloé Berthaud va montrer à l'image
00:08:47et lever sa caméra
00:08:48sur cette façade d'immeuble
00:08:49où quasiment toutes les fenêtres
00:08:50ont été soufflées par l'explosion
00:08:52aux alentours de 2h30, 3h du matin.
00:08:55Et ce qu'il y a de stupéfiant,
00:08:56c'est qu'il y a des gens
00:08:56à l'intérieur des habitants
00:08:57qui commencent à réparer
00:09:00les fenêtres,
00:09:01à réparer l'intérieur
00:09:01de leur domicile.
00:09:03On entend des coups de marteau,
00:09:04on entend des scies
00:09:05à l'intérieur des appartements.
00:09:08Cette résilience ukrainienne,
00:09:09on la voit.
00:09:09Voilà le quotidien des Ukrainiens
00:09:11depuis bientôt 5 ans maintenant.
00:09:13Des tirs de drones et de missiles
00:09:15quasi quotidiens
00:09:15sur la capitale Kiev,
00:09:17mais dans l'ensemble du pays.
00:09:18Chloé Berthaud va venir avec moi
00:09:19et va vous montrer le cratère
00:09:20qui se trouve juste ici.
00:09:22Voilà la taille de ce cratère.
00:09:23Plusieurs mètres de diamètre
00:09:24qui laissent penser
00:09:26que c'est un miracle
00:09:26qu'il n'y ait pas plus
00:09:27de dégâts humains
00:09:28qu'il y ait des morts.
00:09:30Heureusement que des blessés.
00:09:31Juste en face,
00:09:32l'école primaire et maternelle
00:09:34qui elle aussi
00:09:34a été soufflée.
00:09:36Heureusement qu'il n'y avait
00:09:37personne à l'intérieur
00:09:38et tous les parents d'élèves
00:09:39se sont mis au diapason
00:09:40et sont venus
00:09:41dès 6h, 7h du matin
00:09:42pour aider à déblayer
00:09:43les instituteurs
00:09:45et le directeur
00:09:46pour tenter
00:09:46de faire en sorte
00:09:47que l'école soit ouverte
00:09:48au plus vite.
00:09:49Écoutez les réactions d'Olga.
00:09:50Une réaction humaine,
00:09:52j'allais dire,
00:09:53qui est venue aider immédiatement
00:09:54les gens ici.
00:09:55Écoutez.
00:09:58Au début,
00:09:59je voulais pleurer
00:09:59mais en fait,
00:10:00je me suis dit
00:10:00que je devais aider
00:10:01et vraiment faire
00:10:02tout ce que je pouvais
00:10:03pour aider les autres.
00:10:05Tout nettoyer
00:10:06pour que l'école
00:10:06puisse rouvrir
00:10:07le plus vite possible.
00:10:10Voilà,
00:10:11Igor Saïry
00:10:11sur des images
00:10:12de Chloé Berthaud
00:10:13et on reviendra donc
00:10:14sur cette aide concrète
00:10:15à l'Ukraine
00:10:16dont on vous prend au mot.
00:10:18On l'évoquait en titre,
00:10:18le ministre de l'éducation
00:10:19est déterminé
00:10:20à améliorer
00:10:21le niveau de français
00:10:22des élèves
00:10:22et pour ça,
00:10:23il est prêt
00:10:24à leur retirer
00:10:25deux points
00:10:25au bac
00:10:26et au brevet.
00:10:28Quand on a des enfants,
00:10:29on se dit
00:10:29il y a du boulot.
00:10:32Il y a trop de fautes
00:10:32d'orthographe,
00:10:33même en maths,
00:10:34d'ailleurs,
00:10:34l'élève sera sanctionné
00:10:35et évidemment,
00:10:37ça ne convainc pas
00:10:37tout le monde
00:10:37à commencer par
00:10:38les enseignants
00:10:39et sans doute aussi
00:10:40un peu les enfants.
00:10:41Emeline Darko.
00:10:43Voici les critères
00:10:44publiés ce matin.
00:10:45Quatre paliers
00:10:46pour évaluer
00:10:46l'orthographe,
00:10:47la syntaxe,
00:10:48le vocabulaire
00:10:48ou encore la mise en forme
00:10:49et attention,
00:10:51le ministre de l'éducation
00:10:52l'affirme,
00:10:53il y a à la clé
00:10:54des points à perdre
00:10:55au bac
00:10:56comme au brevet.
00:10:57Si un élève
00:10:58a une mauvaise expression,
00:10:59il perdra d'office
00:11:00deux points,
00:11:00quelle que soit la matière,
00:11:02y compris en mathématiques.
00:11:03Pour les disciplines rédigées,
00:11:05une copie défaillante
00:11:06sur l'orthographe,
00:11:07la construction des phrases
00:11:08et l'organisation du propos
00:11:09ne pourra pas avoir
00:11:10la moyenne.
00:11:11Petit retour en arrière,
00:11:12des consignes d'exigence
00:11:13plus fortes
00:11:14sur l'orthographe
00:11:14avaient été données
00:11:15avant le bac 2026,
00:11:17mais pas suivies
00:11:18des faits,
00:11:19faute de critères précis.
00:11:20Je ne savais pas
00:11:20que dans les matières scientifiques,
00:11:23on pouvait enlever
00:11:24des points en orthographe
00:11:25et honnêtement,
00:11:25ça me choque.
00:11:26On se relie,
00:11:27on ne regarde pas
00:11:27l'orthographe,
00:11:28on regarde est-ce que c'est clair
00:11:29ce que j'ai écrit,
00:11:30est-ce que les phrases
00:11:30sont bien structurées.
00:11:32Cette fois,
00:11:33les critères sont publiés
00:11:34mais ils sont évasifs.
00:11:35Chez les enseignants,
00:11:36le syndicat SNES-FSU
00:11:37estime que l'essentiel
00:11:39pour faire progresser
00:11:39les élèves
00:11:40est ailleurs
00:11:41que dans la sanction
00:11:42à deux points.
00:11:43Il faut se donner
00:11:43les moyens
00:11:44et le temps
00:11:44de travailler
00:11:45pour faire progresser
00:11:46les élèves.
00:11:46Un point de vue
00:11:47très proche
00:11:47de celui
00:11:48des parents d'élèves
00:11:49de la FCPE.
00:11:49Il n'y a pas un jour
00:11:50où on n'entend pas
00:11:52parler de manque
00:11:54de remplaçants.
00:11:55Résolvons les problèmes
00:11:56d'abord à la base
00:11:57pour donner toutes les chances
00:11:58à tous les élèves
00:11:59d'arriver au même niveau.
00:12:00Les critères publiés
00:12:01aujourd'hui doivent s'appliquer
00:12:02à tous les examens
00:12:03de l'éducation nationale.
00:12:05Kylian Mbappé,
00:12:06ça chauffe.
00:12:06Ça chauffe aussi.
00:12:07Il répond à la polémique
00:12:08dont on vous parlait
00:12:09hier dans le Midi BFM.
00:12:10Oui, avec d'autres joueurs,
00:12:11il avait caché
00:12:12un message de soutien
00:12:13aux habitants de Ceuta.
00:12:14Vous savez,
00:12:14c'est cette petite enclave
00:12:16espagnole au Maroc
00:12:17en proie à une crise migratoire.
00:12:18Alors, il se justifie.
00:12:19Il dit qu'il est
00:12:20totalement solidaire
00:12:21des habitants à 100%,
00:12:22mais qu'il voulait aussi
00:12:23faire un geste
00:12:24et témoigner de sa sympathie
00:12:25à tous les migrants
00:12:26qui ont perdu la vie.
00:12:27Les ultras de plusieurs clubs,
00:12:29notamment à Madrid,
00:12:30exigent des excuses.
00:12:33On en vient à la campagne
00:12:34présidentielle.
00:12:35Laurent Neumann,
00:12:36Marine Le Pen,
00:12:37qui se dévoile,
00:12:38notamment sur le budget.
00:12:39Elle va le voter ou pas ?
00:12:40Alors là,
00:12:41elle n'est pas vraiment
00:12:42sortie de l'ambiguïe.
00:12:43Je vous explique.
00:12:44En gros,
00:12:44elle dit deux choses.
00:12:45Elle fait un peu du « et »
00:12:46en même temps.
00:12:47Elle dit « il y a très grande chance
00:12:48pour que je vote contre le budget ».
00:12:50Bon, ça, c'est clair, au moins.
00:12:51Et puis,
00:12:52elle ajoute très vite
00:12:52« je suis consciente
00:12:53qu'il faut un budget,
00:12:55même imparfait,
00:12:56et je ne ferai rien
00:12:57qui puisse aggraver
00:12:58la situation du pays ».
00:12:59Alors, on se dit donc
00:12:59« elle est contre le budget,
00:13:01mais elle ne va pas voter la censure ».
00:13:03Eh bien non,
00:13:03elle dit
00:13:04« je ne m'interdis rien ».
00:13:05Donc, sur ce sujet,
00:13:06au moins,
00:13:07elle n'est toujours pas sortie
00:13:07de l'ambiguïté.
00:13:08Alors, autre sujet
00:13:09très intéressant
00:13:09qui a agité
00:13:10tout le début
00:13:12de cette rentrée,
00:13:13elle a précisé
00:13:13sa pensée
00:13:14sur l'interdiction
00:13:15du voile
00:13:15dans l'espace public.
00:13:16Alors là,
00:13:17c'est très intéressant
00:13:18parce que là,
00:13:18on n'est pas dans le « en même temps »,
00:13:19on est presque
00:13:20dans le changement de pied.
00:13:21Vous vous souvenez,
00:13:22il s'agissait d'interdire
00:13:23le voile
00:13:23dans l'espace public.
00:13:24Là, désormais,
00:13:25elle veut le faire
00:13:26de façon progressive,
00:13:28notamment par un décret,
00:13:29d'abord,
00:13:30pour l'interdire
00:13:30dans les universités,
00:13:32les fédérations sportives,
00:13:33les bâtiments publics,
00:13:34sauf que ce décret
00:13:35qui est inconstitutionnel,
00:13:36il faudrait qu'il soit précédé
00:13:37d'une modification
00:13:39de la Constitution,
00:13:41sans doute
00:13:41de deux référendums successifs.
00:13:43Donc,
00:13:43on n'est plus du tout
00:13:44dans l'interdiction du voile
00:13:45aussitôt qu'elle sera élue
00:13:46si elle est élue.
00:13:48Autrement dit,
00:13:49l'interdiction du voile,
00:13:50ce n'est pas vraiment pour demain.
00:13:51Alors,
00:13:51sur le carburant,
00:13:52c'est comme Eric Ciotti,
00:13:53baisse de la TVA
00:13:54et on finance ça
00:13:55par l'arrêt
00:13:56des allocations familiales
00:13:58aux étrangers.
00:13:59Alors là,
00:13:59très intéressant
00:14:00parce qu'Eric Ciotti
00:14:01a repris cette idée ce matin,
00:14:02ce qui veut dire
00:14:03qu'il est raccord
00:14:04avec Marine Le Pen.
00:14:05C'est l'application
00:14:06au carburant
00:14:07du fameux concept
00:14:08de priorité nationale
00:14:10que Marine Le Pen
00:14:11a très bien décrit
00:14:12ce week-end
00:14:14pour le logement social.
00:14:15Alors,
00:14:15il faut juste rappeler
00:14:16à Eric Ciotti
00:14:16que les pêcheurs,
00:14:18puisqu'il a dit ça
00:14:19aux côtés des pêcheurs
00:14:20à Nice ce matin,
00:14:21les pêcheurs
00:14:22ne payent pas
00:14:23l'assise,
00:14:24la fameuse TI-CPO,
00:14:25c'est pour ça
00:14:26que leur gasoil
00:14:27à eux
00:14:27est dit détaxé,
00:14:29ils payent la TVA
00:14:30mais comme il n'y a pas
00:14:31cette fameuse taxe supplémentaire,
00:14:32ils ne payent pas
00:14:33la TVA
00:14:34sur la TVA.
00:14:35Mais ce qui est intéressant,
00:14:36c'est que sur cette question
00:14:37des carburants,
00:14:38Marine Le Pen
00:14:39et Eric Ciotti
00:14:39sont raccords,
00:14:40ce qui n'est pas le cas
00:14:41sur tous les sujets,
00:14:41notamment sur la retraite.
00:14:42Alors,
00:14:43pendant ce temps,
00:14:43les prix des carburants
00:14:44continuent de flamper.
00:14:45Je ne sais pas si on peut voir
00:14:46les prix moyens
00:14:47qui, chaque jour,
00:14:48progressent
00:14:48de 1,
00:14:49de 2 centimes.
00:14:50Le diesel est quasiment
00:14:51à son record absolu,
00:14:52par exemple,
00:14:53aujourd'hui.
00:14:53On est à 2,36 euros.
00:14:55Va-t-on atteindre
00:14:55les 3 euros le litre ?
00:14:57La situation,
00:14:58clairement,
00:14:58ne s'améliore pas
00:14:59au Moyen-Orient.
00:15:00Du coup,
00:15:00c'est possible.
00:15:01C'est même déjà
00:15:02quasiment le cas
00:15:03par endroits.
00:15:04Vous allez voir,
00:15:04en Alsace,
00:15:05les prix d'une station Shell.
00:15:07On est près de Strasbourg,
00:15:08à Hotswad,
00:15:09en bordure d'autoroute.
00:15:11Vous allez voir les prix
00:15:11dans un instant.
00:15:12Vous voyez,
00:15:12il y a au moins
00:15:13des gens qui viennent.
00:15:142,89 euros
00:15:15pour le diesel,
00:15:172,99 euros
00:15:18pour le premium.
00:15:20Qui décide
00:15:21de ces prix ?
00:15:22Voilà,
00:15:22vous voyez,
00:15:222,99 euros,
00:15:23c'est le troisième
00:15:23sur le totem.
00:15:25C'est un diesel particulier
00:15:26sans soufre.
00:15:26Bonjour Francis Pouce,
00:15:28vous êtes le président
00:15:28de la branche station-service
00:15:29de l'organisation
00:15:30patronale Mobiliance.
00:15:31Vous représentez
00:15:32les indépendants.
00:15:33D'abord,
00:15:33honnêtement,
00:15:33qui achète à ce prix-là ?
00:15:36Alors,
00:15:36je pense qu'effectivement,
00:15:37il n'y a pas grand monde
00:15:39qui achète à ce prix-là.
00:15:40Alors,
00:15:41j'ai cru remarquer
00:15:42qu'on était
00:15:43sur le réseau autoroutier
00:15:44où les frais d'exploitation,
00:15:45les coûts d'exploitation
00:15:46sont plus importants.
00:15:48Mais effectivement,
00:15:49j'en conviens,
00:15:50c'est quand même
00:15:51plutôt cher.
00:15:53Mais franchement,
00:15:55les distributeurs,
00:15:56on peut dire,
00:15:56c'est Shell.
00:15:57Ils savent pertinemment
00:15:58que personne ne va venir
00:15:59prendre du carburant
00:15:59chez eux.
00:16:00À quoi joue-t-il ?
00:16:02Alors,
00:16:03Shell ne représente
00:16:04déjà plus que 80 stations
00:16:05en France,
00:16:06essentiellement
00:16:07en zone autoroutière.
00:16:09Et il semblerait
00:16:11que son réseau
00:16:11soit à vendre.
00:16:12Donc,
00:16:12est-ce qu'on ne fait pas
00:16:13un peu de thésaurisation
00:16:14avant de vendre le réseau ?
00:16:16Là,
00:16:16il faudra leur poser
00:16:17la question.
00:16:18Mais effectivement,
00:16:19ce n'est pas le reflet
00:16:19de ce qu'on voit
00:16:20aujourd'hui
00:16:21sur le marché français,
00:16:23tout comme
00:16:24vos prix moyens
00:16:25ne sont pas le reflet
00:16:26de ce qu'on voit
00:16:27aujourd'hui
00:16:27sur le marché français.
00:16:28Puisqu'on a
00:16:3030% des stations
00:16:31qui sont les stations
00:16:32totales énergie
00:16:32qui sont dans
00:16:34l'équation
00:16:35de vos prix moyens
00:16:36et ces stations
00:16:37sont,
00:16:37comme vous le savez,
00:16:38bloquées de 1,99
00:16:39à 2,25.
00:16:40Donc,
00:16:41ça donne un reflet
00:16:42des vrais prix,
00:16:44malheureusement,
00:16:44qui est inférieur
00:16:46à la réalité
00:16:47de l'ensemble
00:16:48des stations
00:16:48hors réseau total
00:16:50avec une moyenne
00:16:51de prix
00:16:51qui est malheureusement
00:16:52plus importante.
00:16:53Voilà,
00:16:53chez les indépendants,
00:16:54on rappelle,
00:16:54il y a 11 000 stations
00:16:55environ en France.
00:16:57Expliquez-nous,
00:16:57Francis,
00:16:58comment on va fixer
00:16:59les prix ?
00:16:59Évidemment,
00:16:59il y a le prix
00:17:00de vos fournisseurs
00:17:00mais derrière,
00:17:01vous,
00:17:02indépendants,
00:17:02quelle marge de manœuvre
00:17:03vous avez
00:17:04et qu'est-ce qui vous reste
00:17:05dans la poche ?
00:17:06Alors,
00:17:07la marge de manœuvre
00:17:08est très réduite.
00:17:09Je rappelle,
00:17:10marge nette
00:17:10de 1 à 3 centimes.
00:17:12Chacun des indépendants
00:17:15pratique sa marge brute
00:17:17qui est de l'ordre
00:17:18de 6 à 8 centimes
00:17:19avant tous les frais
00:17:20d'exploitation
00:17:23et appose
00:17:24à son prix d'achat
00:17:25du jour
00:17:26cette marge.
00:17:27Le problème,
00:17:28c'est qu'en particulier
00:17:30le gasoil
00:17:30sur le marché international
00:17:31est énormément augmenté
00:17:33qu'avec des faibles marges
00:17:34comme celle-ci,
00:17:35on n'a aucun moyen
00:17:36de réduire la marge
00:17:38d'autant plus
00:17:38que de l'autre côté,
00:17:39on perd du volume
00:17:40parce que l'originalité
00:17:41de notre métier,
00:17:42j'allais dire,
00:17:42c'est que
00:17:43que le gasoil soit à 1 euro
00:17:44ou à 2,50 euros,
00:17:46notre marge
00:17:46est toujours la même.
00:17:47Au contraire,
00:17:48nos amis débitants de tabac
00:17:50qui, eux,
00:17:50ont une marge en pourcentage.
00:17:52Donc,
00:17:52quand le paquet de cigarettes
00:17:53augmente,
00:17:54la marge en valeur absolue
00:17:55augmente.
00:17:56Donc,
00:17:56pour nous,
00:17:57c'est un vrai problème
00:17:58et là,
00:17:59on arrive à des situations
00:18:01qui sont dramatiques
00:18:02pour beaucoup
00:18:03de nos stations-service
00:18:04hors réseau total énergétique.
00:18:0620 à 40 % de baisse
00:18:08depuis le début du conflit
00:18:09et là,
00:18:10on est en train
00:18:10de réfléchir en ce moment même
00:18:11puisque j'ai mes collègues
00:18:13de notre bureau national
00:18:14présents
00:18:15sur ce que l'on va demander
00:18:16au gouvernement
00:18:17parce que j'ai peur
00:18:18que l'on perde
00:18:19énormément de stations-service
00:18:20dans les mois à venir.
00:18:21Vous pouvez tenir
00:18:22combien de temps
00:18:22avec Total
00:18:23qui, pour nous consommateurs,
00:18:25brade les prix ?
00:18:26Vous,
00:18:26il y a un risque vital.
00:18:27Combien de temps
00:18:28vous pouvez tenir ?
00:18:29Ah là,
00:18:30le temps,
00:18:30il est passé.
00:18:31Je vous l'annonce.
00:18:32Les 6 mois
00:18:33à moins 40 %,
00:18:34c'est déjà trop tard.
00:18:36Et Francis,
00:18:36énormément de stations
00:18:37en danger,
00:18:38ça veut dire
00:18:38combien concrètement ?
00:18:41C'est difficile
00:18:41à quantifier
00:18:42parce qu'en les sonde,
00:18:43mais comme toujours,
00:18:45on n'a pas 100 %
00:18:45de réponses
00:18:46à nos sondés.
00:18:47Mais si on fait
00:18:48une extrapolation,
00:18:51ce qui nous déclare
00:18:52être en grande difficulté,
00:18:53on est aux alentours
00:18:54de 200 ou 300 stations
00:18:55qui sont en grande difficulté.
00:18:58Donc vous voyez
00:18:58que là,
00:18:59on a décidé
00:19:00d'en appeler au gouvernement
00:19:01parce que jusqu'à maintenant,
00:19:02on essayait
00:19:03de tenir,
00:19:03mais là,
00:19:04ce n'est plus possible.
00:19:05J'ai une petite question
00:19:06pour finir,
00:19:06Francis,
00:19:06qui me taraude
00:19:07depuis un moment.
00:19:07Lorsqu'on est dans
00:19:08une station service,
00:19:09sur le totem,
00:19:10le prix des carburants
00:19:11est toujours affiché
00:19:11au millième.
00:19:12C'est-à-dire,
00:19:13on a 2,999 euros.
00:19:16Pourquoi vous faites ça ?
00:19:18Alors,
00:19:18ce n'est pas nous
00:19:19qui avons décidé ça.
00:19:20Il faudra demander
00:19:21à un de vos bons clients,
00:19:23M. Michel-Édouard Leclerc,
00:19:25entre autres.
00:19:25Lorsqu'on est passé
00:19:26à l'euro,
00:19:27il avait été décidé
00:19:28un affichage
00:19:28à deux chiffres,
00:19:29comme pour tout,
00:19:30comme pour le cuir de tomate.
00:19:32Et puis,
00:19:33les grandes surfaces
00:19:34qui se servent,
00:19:35comme vous le savez,
00:19:36du carburant
00:19:37comme prix d'appel,
00:19:38ont décidé
00:19:39de faire trois chiffres
00:19:39pour avoir
00:19:40un 0,5 derrière
00:19:42qui serait meilleur
00:19:43que le copain d'à côté,
00:19:44un 0,07.
00:19:45Et c'est pour ça
00:19:46qu'on en est venu
00:19:48à cet affichage
00:19:49à trois chiffres.
00:19:49Au début,
00:19:50dans les réseaux pétroliers,
00:19:51on était à deux chiffres.
00:19:52Eux ont fait trois chiffres.
00:19:53Petit à petit,
00:19:54tout le monde a fait trois chiffres.
00:19:55Oui,
00:19:55parce que le millième de centime,
00:19:56il faut quand même le chercher.
00:19:57Là,
00:19:57Bernard,
00:19:58il sentit sa facture.
00:20:00Sa facture.
00:20:01Bernard ?
00:20:01409.
00:20:02Tu l'as payé à 2,409.
00:20:04409,
00:20:04du 98,
00:20:05du 94.
00:20:06C'est la moyenne hors total,
00:20:07ça serait la moyenne
00:20:08aujourd'hui
00:20:09sur le diesel.
00:20:11Voilà,
00:20:11c'est ça aussi
00:20:12la réalité des prix
00:20:13aujourd'hui,
00:20:142,41 en moyenne,
00:20:16si Total ne faisait pas
00:20:17son plafonnement
00:20:17dans ces stations.
00:20:18Vous restez avec nous
00:20:18dans un instant.
00:20:19On parlera de l'Ukraine.
00:20:20Est-ce qu'on donne
00:20:21trop à l'Ukraine ?
00:20:22Et est-ce que c'est ça
00:20:22qui pourrait aider
00:20:23à faire baisser les carburants ?
00:20:25Certains candidats
00:20:25à la présidentielle
00:20:26l'affirment.
00:20:27On les prend au mot
00:20:27dans un instant.
00:20:34Regardez la météo
00:20:35avec Ripollin.
00:20:38Ripollin,
00:20:39la facilité a du bon.
00:20:42Vous regardez la météo
00:20:43avec semaclim.fr,
00:20:45l'équipement des écoles,
00:20:46des hôpitaux,
00:20:47des entreprises
00:20:48et de chez vous.
00:20:50On n'est pas là
00:20:50pour vous jouer de la flûte.
00:20:51Regardez plutôt la météo
00:20:52avec un vrai expert
00:20:53en canalisation.
00:20:58On est le 17 septembre
00:21:00et le risque de feu
00:21:01est toujours là.
00:21:02D'ailleurs,
00:21:02il y en a un dans les Landes
00:21:03qui est fixé, certes.
00:21:05Ça veut dire
00:21:05qu'il ne progresse plus.
00:21:06Il est fixé.
00:21:07Il s'est propagé
00:21:09assez rapidement.
00:21:09Il est parti
00:21:10d'un champ photovoltaïque
00:21:12et en raison
00:21:13de la sécheresse,
00:21:14ce feu a parcouru
00:21:15près de 200 hectares.
00:21:18Vraiment une grande vigilance
00:21:19parce que la sécheresse
00:21:20concerne toujours
00:21:21une très grande partie
00:21:21du territoire.
00:21:22La chaleur aussi
00:21:22près de la Méditerranée,
00:21:23le vent.
00:21:24Il y a donc toujours
00:21:24cinq départements
00:21:25placés en vigilance orange
00:21:26mais de très nombreux départements
00:21:28sont placés en vigilance jaune.
00:21:30De la sécheresse,
00:21:31très peu de précipitations
00:21:32à prévoir malheureusement
00:21:33au cours de ces deux prochaines semaines
00:21:35jusqu'à la fin du mois de septembre.
00:21:36Une perturbation est arrivée
00:21:38par les côtes de la Manche.
00:21:38Elle va apporter
00:21:395, 10 litres d'eau
00:21:40par mètre carré
00:21:41peut-être davantage
00:21:42vers le nord,
00:21:43Pas-de-Calais,
00:21:43donc des précipitations
00:21:44très faibles
00:21:45pour cet après-midi.
00:21:46Dans le nord-ouest,
00:21:47du vent,
00:21:47du vent près de la Méditerranée,
00:21:48une tendance orageuse
00:21:49en direction de la Corse.
00:21:50Les températures
00:21:51pour cet après-midi,
00:21:52températures comprises
00:21:53entre 19 degrés
00:21:54le long des côtes de la Manche,
00:21:5522 à Paris,
00:21:5629 pour la Corse.
00:21:57Cette perturbation
00:21:57va glisser demain matin
00:21:59entre le Bordelais
00:22:00et le nord-est.
00:22:00Et puis,
00:22:00on en parlera quasiment plus
00:22:02dans le courant d'après-midi
00:22:02parce que ce sont
00:22:03les hautes pressions
00:22:04qui vont à nouveau s'imposer
00:22:05avec toutefois
00:22:06quelques orages
00:22:06pour le sud des Alpes
00:22:07et pour la Corse.
00:22:08Les températures demain matin
00:22:09de 9 à 20 degrés
00:22:10et dans l'après-midi,
00:22:11températures stationnaires
00:22:12jusqu'à 29 degrés.
00:22:14Ça sera pour Marseille.
00:22:21On continue évidemment
00:22:22de surveiller
00:22:23ce qui se passe
00:22:23au ministère
00:22:24de la Transition écologique
00:22:25où la ministre de la Mer
00:22:26et de la Pêche
00:22:27est aux côtés,
00:22:28en face d'ailleurs,
00:22:29des représentants
00:22:29des pêcheurs.
00:22:31Ça dure.
00:22:31Oui, ça devait finir
00:22:32à midi et demi,
00:22:33finalement pas avant 13h45.
00:22:35Ça vous dit quelque chose
00:22:35de l'ambiance ?
00:22:36Il n'y a même pas eu
00:22:37d'image au départ
00:22:38pour apaiser les tensions,
00:22:39nous dit-on.
00:22:39On verra si elle a une chance
00:22:41de convaincre les pêcheurs
00:22:42de ne pas tout bloquer
00:22:44demain dans le sud.
00:22:45Pris au mot.
00:22:45Aujourd'hui,
00:22:46nous prenons au mot
00:22:46Marine Le Pen
00:22:47au sujet de l'Ukraine.
00:22:49C'est vrai que ce sont
00:22:49des affirmations
00:22:50qu'on entend beaucoup.
00:22:51Suspendons les aides
00:22:52à l'Ukraine.
00:22:53Nous ne pouvons plus
00:22:54aider l'Ukraine comme avant
00:22:55et utilisons l'argent autrement,
00:22:57en l'occurrence,
00:22:58pour Marine Le Pen,
00:22:59évidemment,
00:22:59en faveur des Français.
00:23:00Voilà ce que dit précisément
00:23:01Marine Le Pen.
00:23:01Ce n'est pas un acte
00:23:02d'hostilité
00:23:03à l'égard de l'Ukraine.
00:23:04On peut continuer
00:23:05à former leurs armées,
00:23:06mais financièrement,
00:23:08nous ne pouvons plus,
00:23:09nous ne pouvons plus,
00:23:11répète-t-elle.
00:23:12On va en parler
00:23:12avec le général Pellistrandi,
00:23:14Laurent Neumann,
00:23:15on a toujours Bernard Sananès
00:23:16avec nous,
00:23:16et Patrick Sos,
00:23:17chef du service international
00:23:18de BFM TV.
00:23:19C'est pour lui répondre,
00:23:21notamment,
00:23:21qu'Emmanuel Macron
00:23:22convoque demain
00:23:23tous les candidats
00:23:24ou leurs représentants
00:23:25à l'Elysée.
00:23:25Et pas d'un partout,
00:23:26dans la salle de crise
00:23:27de l'Elysée.
00:23:28Dans la nouvelle salle de crise
00:23:29depuis 2026,
00:23:30ce début de cette année,
00:23:31pourquoi ?
00:23:32Parce que le PC Jupiter
00:23:33que tout le monde connaît
00:23:34sans jamais être rentré dedans,
00:23:35en tout cas le grand public,
00:23:37était devenu trop petit,
00:23:38pas assez fonctionnel.
00:23:40On est donc dans la salle
00:23:42que l'on voit régulièrement
00:23:43lorsqu'il y a des conseils
00:23:44de défense,
00:23:44et effectivement,
00:23:45au-delà des autorités
00:23:46de l'exécutif,
00:23:48eh bien,
00:23:49il y aura
00:23:49les plus grands représentants militaires
00:23:52et du renseignement,
00:23:53renseignement extérieur,
00:23:54renseignement intérieur,
00:23:55pour mettre, en fait,
00:23:56des cartes sur table.
00:23:58Il ne faut pas,
00:23:59évidemment,
00:24:00rien n'est dénué de politique,
00:24:01mais on le sait,
00:24:02cette campagne,
00:24:03elle est particulière
00:24:04parce que ceux qui sont
00:24:04au pouvoir aujourd'hui,
00:24:06on le sait,
00:24:06ils vont rendre les clés.
00:24:07Emmanuel Macron,
00:24:08après deux mandats,
00:24:09Sébastien Lecornu,
00:24:10qui n'est pas candidat.
00:24:11Donc,
00:24:11en toute responsabilité,
00:24:13on met les faits,
00:24:14notamment après les déclarations
00:24:15que vous avez résumées,
00:24:17et ça commence par
00:24:18le montant de l'aide
00:24:20qui,
00:24:20il faut le dire,
00:24:21quand même,
00:24:22est assez flou.
00:24:22Pourquoi ?
00:24:23Parce que,
00:24:24et c'est un paradoxe,
00:24:25depuis le début
00:24:26de l'invasion russe
00:24:27en Ukraine,
00:24:28en fait,
00:24:28on s'est fait un peu
00:24:29tirer l'oreille
00:24:30pour donner absolument
00:24:32les fonds
00:24:33et ce que l'on donnait,
00:24:35prêtait,
00:24:36vendait aux Ukrainiens.
00:24:37Donc,
00:24:37parfois,
00:24:38ça gonflait,
00:24:39ensuite,
00:24:39ça redescendait.
00:24:40résultats.
00:24:41Qui peut nous donner
00:24:41les résultats ?
00:24:42Eh bien,
00:24:43pas le gouvernement français,
00:24:44mais des instituts indépendants.
00:24:46Mais attention,
00:24:46Marine Le Pen,
00:24:47elle sépare ce qui relève
00:24:48de la formation
00:24:49des soldats
00:24:50et de leur armée,
00:24:51du,
00:24:51j'allais dire,
00:24:52du financier pur et dur.
00:24:54Ce chiffre,
00:24:55il existe quand même.
00:24:55On sait très concrètement,
00:24:57peut-être via les institutions européennes,
00:24:59combien la France donne à l'Ukraine.
00:25:00Alors,
00:25:01on sait précisément
00:25:02ce qui est prélevé
00:25:03sur le budget de la France.
00:25:05Et là,
00:25:05vous allez être étonné,
00:25:06c'est pas un montant
00:25:08absolument énorme.
00:25:09en 2025,
00:25:10c'était un peu moins
00:25:11de 600 millions d'euros.
00:25:12Et si on fait le calcul
00:25:13depuis 2022,
00:25:14c'est 1,6 milliard.
00:25:15Donc,
00:25:16c'est pas une somme considérable.
00:25:18Par contre,
00:25:18à cette somme,
00:25:19il faut ajouter
00:25:20tout ce que coûte,
00:25:21par exemple,
00:25:22l'aide humanitaire,
00:25:23l'accueil des réfugiés ukrainiens
00:25:24sur le sol français,
00:25:26et puis,
00:25:26le transfert de matériel.
00:25:28Et alors là,
00:25:29c'est pour ça que c'est flou.
00:25:30Comment vous calculez
00:25:31ces matériels militaires
00:25:32qui sont envoyés
00:25:33par la France
00:25:34à l'Ukraine ?
00:25:35Vous les calculez
00:25:36au prix catalogue
00:25:37ou au prix qu'ils valent
00:25:38aujourd'hui.
00:25:39Si vous les calculez
00:25:40au prix catalogue,
00:25:40ce sont plusieurs milliards d'euros
00:25:42de transferts d'armement
00:25:44qui ont été envoyés
00:25:45en Ukraine.
00:25:45Mais si vous les calculez,
00:25:47là, je parle sous le contrôle
00:25:48de Jérôme Pellistrandi,
00:25:50évidemment,
00:25:51c'est pas du tout
00:25:51la même valeur.
00:25:52Écoutez,
00:25:53la ministre déléguée
00:25:54auprès de la ministre des Armées,
00:25:55Alice Ruffeau,
00:25:56elle était ce matin
00:25:56sur BFM TV,
00:25:57elle explique une partie
00:25:58de ce financement
00:25:59et comme quoi,
00:26:00on y gagne aussi.
00:26:02Je voudrais quand même
00:26:03rappeler les faits,
00:26:04la vérité.
00:26:05Aujourd'hui,
00:26:06le soutien à l'Ukraine,
00:26:07il est très largement financé
00:26:08par un prêt européen
00:26:10gagé sur les intérêts
00:26:11d'avoir gelé russe
00:26:12et il bénéficie aussi
00:26:14au fond à nos industries
00:26:16puisque,
00:26:17par exemple,
00:26:18pour ce qui concerne
00:26:18les matériels anti-balistiques
00:26:20ou les rafales,
00:26:21on a une vraie coopération
00:26:22avec l'Ukraine
00:26:23sur la base de ce prêt.
00:26:25Donc, je crois que là,
00:26:26il faut remettre les choses
00:26:27là où elles sont.
00:26:28Le soutien à l'Ukraine
00:26:29est une condition
00:26:30de notre sécurité collective
00:26:32en Europe
00:26:32et non,
00:26:33il n'explique pas
00:26:35la situation
00:26:36sur le pouvoir d'achat.
00:26:36En revanche,
00:26:37les responsabilités
00:26:38de la Russie
00:26:38sont très importantes
00:26:40en matière
00:26:41de pouvoir d'achat
00:26:41en France.
00:26:42Franchement,
00:26:43Général Payssoni,
00:26:43moi j'ai une petite tête,
00:26:44je n'ai rien compris.
00:26:45Ça ne nous a rien coûté ?
00:26:46Est-ce qu'on a l'écouté ?
00:26:47Je vais vous prendre
00:26:47deux exemples.
00:26:48Par exemple,
00:26:48on a transféré
00:26:50des véhicules de l'avant
00:26:51blindés.
00:26:51Voilà,
00:26:52ces gros blindés
00:26:53à roue.
00:26:53Les vabes.
00:26:54Ces matériels-là,
00:26:55ils ne sont plus en service
00:26:56dans l'armée française.
00:26:57Ils sont remplacés
00:26:58par les griffons
00:26:59que l'on voit
00:26:59défiler du 14 juillet.
00:27:00Ça, ça ne nous coûte rien.
00:27:01Ça ne nous manque pas.
00:27:02Ça ne coûte pas grand-chose.
00:27:03Non, non.
00:27:04L'Ukraine a commandé
00:27:0616 Rafales.
00:27:07Ces 16 Rafales
00:27:08seront financées
00:27:09par le prêt européen.
00:27:11Et donc,
00:27:12cela veut dire
00:27:12que les entreprises françaises
00:27:14fabriquant le Rafale,
00:27:16Dassault,
00:27:16Thalès,
00:27:17Safran,
00:27:17eh bien,
00:27:18recevront
00:27:21le prix
00:27:21de ces 16 Rafales
00:27:22financés par le prêt européen.
00:27:24Mais encore une fois,
00:27:25elle ne parle que du financier,
00:27:25Marine Le Pen.
00:27:26Elle ne parle pas
00:27:26de l'aide
00:27:27et du soutien
00:27:28et de la formation.
00:27:30Personne n'est capable
00:27:30de me dire financièrement
00:27:32combien on livre à l'Ukraine,
00:27:33combien on donne à l'Ukraine.
00:27:34Si, on a des chiffres.
00:27:35Alors, dites-le.
00:27:37Depuis 2022,
00:27:38si on additionne
00:27:39tout ce que je viens de vous dire,
00:27:40on est entre 25 et 30 milliards d'euros.
00:27:42Ça fait quand même
00:27:42beaucoup d'argent.
00:27:43Donc, 6 milliards par an ?
00:27:44À la fois,
00:27:45soit directement,
00:27:46mais depuis 2022,
00:27:47et je rappelle,
00:27:47c'est l'Institut Kiel,
00:27:48donc un institut indépendant
00:27:50qui le dit,
00:27:50parce qu'en fait,
00:27:52au gré de,
00:27:53justement,
00:27:53de la politique,
00:27:54mais aussi de la géopolitique,
00:27:56eh bien,
00:27:56les différents gouvernements,
00:27:57voire Emmanuel Macron,
00:27:58lorsqu'on les interrogeait,
00:28:00c'était,
00:28:00non mais attendez,
00:28:01on donne peut-être moins que les autres,
00:28:03mais non, non,
00:28:03on donne beaucoup plus
00:28:04et ils ont vraiment noyé le poisson,
00:28:06soyons très clairs.
00:28:07Donc, cet institut dit
00:28:088 milliards
00:28:09depuis 2022,
00:28:10depuis 2022,
00:28:12qui ont été donnés
00:28:13directement à l'Ukraine.
00:28:14Et puis,
00:28:15plus de 18 milliards
00:28:16par le biais
00:28:17de cette fameuse contribution.
00:28:18Mais ça encore,
00:28:19ça a ses limites,
00:28:2026 milliards,
00:28:21très bien,
00:28:21mais c'est ce qu'on commençait
00:28:22à expliquer.
00:28:23L'idée,
00:28:24c'est que désormais,
00:28:25lorsqu'on donne
00:28:26de l'argent,
00:28:26si je puis dire,
00:28:27ou lorsqu'on en prête
00:28:28à l'Ukraine,
00:28:29notre job
00:28:30et le job
00:28:31de l'industrie française,
00:28:32c'est de faire en sorte
00:28:32que les Ukrainiens
00:28:33achètent français.
00:28:34Donc,
00:28:34cet argent
00:28:35revient en partie
00:28:36dans l'économie française.
00:28:38Et ce prêt européen,
00:28:39il est de 90 milliards d'euros.
00:28:42Il est gagé,
00:28:43c'est-à-dire que les intérêts
00:28:44que ça coûte
00:28:44sont gagés
00:28:45sur les intérêts
00:28:46des avoirs russes
00:28:48gelés en Europe,
00:28:49notamment.
00:28:49Donc,
00:28:49ces avoirs russes,
00:28:50ils produisent des intérêts
00:28:51et ces intérêts
00:28:52financent les intérêts
00:28:53du prêt européen.
00:28:54Donc,
00:28:54un jour,
00:28:55l'Ukraine devra
00:28:56rembourser cet argent
00:28:57après la guerre.
00:28:59Donc,
00:28:59combien d'années ?
00:28:59Ça,
00:28:59on ne sait pas.
00:29:00Mais donc,
00:29:01mathématiquement,
00:29:01ces 5-6 milliards par an,
00:29:03si on arrêtait
00:29:03de les donner à l'Ukraine,
00:29:04on ne les récupérerait pas
00:29:06directement,
00:29:07en totalité,
00:29:08pour le pouvoir d'achat.
00:29:08Alors,
00:29:09vous avez raison
00:29:09de préciser ça.
00:29:10Donc,
00:29:10on ne récupérerait pas l'argent.
00:29:12Par contre,
00:29:12si on arrête
00:29:13d'aider l'Ukraine,
00:29:13ça a une conséquence directe,
00:29:15c'est que la Russie va gagner.
00:29:16Et donc,
00:29:16si la Russie gagne...
00:29:17Vous voulez dire
00:29:18que Marine Le Pen
00:29:18dit ça parce que
00:29:20le Rassemblement National
00:29:21est pro-russe ?
00:29:22Voilà,
00:29:23pour dire les choses.
00:29:23Ça,
00:29:23ce serait de ma part
00:29:24un commentaire.
00:29:25Ce que je peux dire,
00:29:27c'est ce que dit
00:29:28Marine Le Pen,
00:29:28c'est exactement
00:29:29ce que veut
00:29:30Vladimir Poutine.
00:29:31Je ne fais pas de commentaire,
00:29:32je m'en tiens au fait.
00:29:34Je ne veux pas dire
00:29:35qu'elle fait ça
00:29:35pour Vladimir Poutine.
00:29:36Je constate
00:29:37que ce qu'elle dit,
00:29:38c'est exactement
00:29:39le souhait de Vladimir Poutine.
00:29:40Et d'ailleurs,
00:29:40elle va plus loin
00:29:41parce qu'elle dit
00:29:42de façon générale
00:29:43qu'il faut que l'Europe
00:29:44arrête d'aider l'Ukraine.
00:29:45Et d'ailleurs,
00:29:46elle dit,
00:29:46arrêtons de donner
00:29:47autant d'argent,
00:29:48nous Français,
00:29:49à l'Europe
00:29:49pour aider l'Ukraine.
00:29:50Bernard Sardinès,
00:29:50il faut juste noter
00:29:51effectivement que
00:29:52dans l'opinion,
00:29:52après plusieurs années
00:29:53où il y a eu
00:29:54un soutien très large
00:29:55à la fourniture
00:29:56de matériel militaire
00:29:57à l'Ukraine,
00:29:58on a aujourd'hui,
00:29:59mon confrère de l'IFOP
00:30:00avait réalisé
00:30:00cette enquête
00:30:02en début d'année,
00:30:02une majorité
00:30:03toute relative
00:30:04et l'électorat
00:30:05qui est le plus opposé,
00:30:07c'est l'électorat
00:30:07du Rassemblement national.
00:30:08Juste un mot,
00:30:09si l'aide française
00:30:11à l'Ukraine
00:30:12est ratiboisée,
00:30:13l'Ukraine s'effondre
00:30:15pour le coup
00:30:15ou pas,
00:30:16général Pélistrandi ?
00:30:16Si les aides européennes
00:30:18baissent,
00:30:19oui,
00:30:19ça sera extrêmement
00:30:20difficile pour l'Ukraine
00:30:21mais ce sera encore
00:30:22plus difficile
00:30:23pour nous,
00:30:23Européens,
00:30:24après on le voit
00:30:25avec toutes les attaques
00:30:26hybrides qui sont menées
00:30:27depuis la Norvège
00:30:29jusqu'à la France.
00:30:31On prend au mot
00:30:32Marine Le Pen,
00:30:32en conclusion,
00:30:33suspendre les aides
00:30:34à l'Ukraine
00:30:34pour donner cet argent
00:30:36aux Français,
00:30:36vrai, faux,
00:30:37possible ou pas ?
00:30:37En quelques mots,
00:30:38Laurent ?
00:30:38Faux et ce serait contraire
00:30:40et c'est ça le plus important
00:30:41aux intérêts de la France.
00:30:43Général ?
00:30:43Oui,
00:30:44il faut bien comprendre
00:30:44que la Russie
00:30:46ne veut pas la paix,
00:30:47la Russie veut la guerre
00:30:48et comme le disait
00:30:49Alice Ruffaut,
00:30:49la ministre déléguée
00:30:50aux armées,
00:30:51cet hiver va être
00:30:52extrêmement difficile
00:30:53parce que la Russie
00:30:54va taper autant que possible
00:30:57sur l'Ukraine
00:30:58et sur ses voisins.
00:30:58Patrick ?
00:31:00Continuer à aider l'Ukraine,
00:31:01ce n'est pas s'assurer
00:31:02de la victoire des Ukrainiens
00:31:03et de la défaite
00:31:04de Vladimir Poutine.
00:31:04En revanche,
00:31:05suspendre cette aide,
00:31:06c'est assurer
00:31:07que Vladimir Poutine
00:31:08comprend qu'on n'a plus
00:31:09aucune crédibilité,
00:31:10il n'aurait même plus besoin
00:31:11de se lancer
00:31:12dans sa campagne
00:31:12des informations,
00:31:13les élections sont gagnées
00:31:14pour lui,
00:31:16Française.
00:31:16Merci à vous
00:31:17et donc cette réunion
00:31:18demain qu'on suivra
00:31:18évidemment à l'Elysée
00:31:19dans la salle de crise,
00:31:20tous les candidats
00:31:21ou leurs représentants
00:31:21qui sont convoqués.
00:31:23Restez avec nous
00:31:23à venir dans le Midi BFM
00:31:24pourquoi l'un des organisateurs
00:31:26des attentats du 13 novembre
00:31:28pourrait bientôt sortir
00:31:29de prison condamnée
00:31:30à 30 ans
00:31:31et pourtant il pourrait
00:31:32n'en faire que 11 ?
00:31:34On vous expliquera pourquoi.
00:31:35Vous entendrez aussi bien sûr
00:31:36la réaction des proches
00:31:37des victimes.
00:31:38Et puis la réunion tendue
00:31:39évidemment au ministère
00:31:40de la Pêche
00:31:41autour de Catherine Chabot,
00:31:42la ministre
00:31:43que l'on découvre
00:31:43d'ailleurs un peu d'ailleurs
00:31:44à cette occasion.
00:31:46Ça dure.
00:31:47Ce n'est pas forcément
00:31:48d'ailleurs bon signe
00:31:50puisque les pêcheurs
00:31:52ont déjà obtenu
00:31:52une rallonge
00:31:53pour l'aide au carburant
00:31:54hier.
00:31:55Ils nous demandent davantage.
00:31:57Nous y retournons
00:31:58évidemment tout à l'heure
00:31:59dans quelques minutes maintenant.
00:32:00A tout de suite.
00:32:07Vous avez peut-être vu passer
00:32:08cette information.
00:32:09L'un des organisateurs
00:32:11des attentats
00:32:11du 13 novembre
00:32:12à Paris
00:32:13pourrait bientôt sortir
00:32:14de prison.
00:32:16Mohamed Bakali
00:32:1739 ans
00:32:17considéré comme
00:32:18le logisticien
00:32:19des attaques
00:32:19condamné aussi
00:32:20pour la fusillade
00:32:21du Thalys
00:32:22détenu en Belgique
00:32:23qui pourrait
00:32:23effectivement bénéficier
00:32:25d'une libération
00:32:26conditionnelle
00:32:27à la fin du mois.
00:32:27Alors comment est-ce possible ?
00:32:28Est-ce que ça va vraiment
00:32:29transfert ?
00:32:29Les réactions
00:32:30bien sûr des victimes
00:32:31et de leurs proches.
00:32:32On va en parler
00:32:32avec Patricia Correa.
00:32:34Vous avez perdu
00:32:34votre fille
00:32:35dans les attentats.
00:32:36Patricia Priscilla
00:32:37faisait partie
00:32:38des victimes
00:32:39du Bataclan.
00:32:40On va vous entendre
00:32:40dans un instant.
00:32:41Mais d'abord
00:32:41Mélanie Bertrand
00:32:42du service
00:32:42Poli-Justice
00:32:43est avec nous
00:32:43pour nous expliquer
00:32:44parce que cet homme
00:32:45a quand même été condamné
00:32:46à 30 ans de prison
00:32:47avec une période
00:32:49de sûreté.
00:32:49Sauf qu'en fait
00:32:50il purge sa peine
00:32:51en Belgique
00:32:52et le droit est différent.
00:32:54Oui le droit est différent.
00:32:55Mohamed Bakali
00:32:55il est en détention
00:32:56depuis 2015
00:32:57date à laquelle
00:32:58il a été interpellé
00:32:59et dans la loi belge
00:33:01la période de sûreté
00:33:02elle n'intervient
00:33:03qu'à partir de 2007.
00:33:05Alors c'est vrai
00:33:05vous le disiez
00:33:05il a été jugé en France
00:33:06par la cour spéciale
00:33:08par la cour d'assises spéciales.
00:33:09Il a été condamné
00:33:10à 30 ans de prison
00:33:11avec une période
00:33:12de sûreté des deux tiers
00:33:13mais ça c'était en France.
00:33:14Il a été en quelque sorte
00:33:16prêté par la justice belge
00:33:17pour être jugé en France
00:33:18le temps du procès
00:33:19et ensuite
00:33:20il y avait une clause
00:33:21de retour
00:33:22dans la procédure
00:33:23d'extradition
00:33:24donc il est retourné
00:33:24en Belgique purger
00:33:25la fin de sa détention.
00:33:27Lui il est interpellé
00:33:28en 2015
00:33:28du coup
00:33:29la période de sûreté
00:33:30elle ne s'applique pas
00:33:30le concernant
00:33:31et en Belgique
00:33:32on a le droit
00:33:32de demander
00:33:32une libération conditionnelle
00:33:35au tiers de sa peine.
00:33:36Il a été interpellé
00:33:37en 2015
00:33:38on est en 2026
00:33:39il est dans le droit
00:33:39de faire cette demande
00:33:42ça ne nous sera pas
00:33:43accordé automatiquement.
00:33:44Qui va décider ?
00:33:45Ce sont trois magistrats belges
00:33:46qui vont prendre
00:33:47cette décision
00:33:48en formation collégiale
00:33:49l'audience
00:33:49elle a lieu fin septembre
00:33:51dans la prison
00:33:51où il est incarcéré
00:33:52actuellement.
00:33:53Alors on verra
00:33:53si ça a des chances
00:33:54d'arriver
00:33:54on parle quand même
00:33:55de celui
00:33:55qui a préparé
00:33:57organisé
00:33:57les déplacements
00:33:58des terroristes
00:33:59qui les a cachés
00:33:59qui a organisé
00:34:00les planques aussi
00:34:01Patricia Correa
00:34:02a l'idée
00:34:02qu'il se retrouve dehors
00:34:04comment vous réagissez ?
00:34:06Eh bien écoutez
00:34:06moi je trouve
00:34:07que c'est scandaleux
00:34:08irrespectueux
00:34:09envers la mémoire
00:34:09de toutes les personnes
00:34:10qui ont été arrachées
00:34:12à la vie
00:34:13c'est pas sérieux
00:34:14de nous annoncer
00:34:15une telle nouvelle
00:34:17et puis
00:34:17je ne comprends pas
00:34:18pourquoi il est retourné
00:34:19en Belgique
00:34:20puisqu'il avait
00:34:20une peine
00:34:21à purger en France
00:34:22qu'est-ce que ça veut dire ?
00:34:23Ça veut dire
00:34:24qu'on est
00:34:25la communauté européenne
00:34:26mais toutes les lois
00:34:27sont différentes
00:34:27selon le pays
00:34:29ça c'est inacceptable
00:34:30et moi je vous dis
00:34:31c'est pas possible
00:34:32d'imaginer
00:34:33que ce type sorte
00:34:34parce que je vais vous dire
00:34:35ces gens-là
00:34:36ils sont très intelligents
00:34:37ils font le maximum
00:34:39pour faire croire
00:34:40qu'ils ont une conduite
00:34:41exemplaire
00:34:41mais vous savez très bien
00:34:43qu'il recommencera
00:34:44ces ordures
00:34:45il n'y a pas d'autre mot
00:34:46écoutez comment
00:34:46on peut s'attaquer
00:34:47à des innocents
00:34:49qui croquaient
00:34:49la vie à pleines dents
00:34:50moi je suis sidérée
00:34:52sidérée
00:34:53et puis il n'y a pas que ça
00:34:53j'entends aussi
00:34:54que monsieur Islam
00:34:55se plaint
00:34:57de ce qu'il subit
00:34:59en détention
00:34:59mais il a choisi aussi
00:35:00vous voyez
00:35:01il y a trop de choses
00:35:02qui ne vont pas là
00:35:02je ne comprends pas
00:35:03que le gouvernement français
00:35:04n'intervient pas
00:35:05dans cette situation
00:35:06dans les deux situations
00:35:07en ce moment
00:35:08moi je suis folle de rage
00:35:09en entendant tout ça
00:35:11Alors vous soulevez
00:35:12beaucoup de questions
00:35:13Patricia
00:35:13est-ce que justement
00:35:14les autorités françaises
00:35:16ont le moyen
00:35:16d'agir
00:35:17sur cette décision ?
00:35:18A priori non
00:35:19le parquet national
00:35:20antiterroriste
00:35:21a fait connaître
00:35:21sa position
00:35:22qui suit a priori
00:35:23évidemment celle
00:35:23des victimes
00:35:24qui sont aujourd'hui
00:35:25sidérées
00:35:26on l'entend
00:35:26dans la bouche
00:35:26de madame Correa
00:35:28révolté
00:35:28que cet homme
00:35:29qui a été jugé
00:35:30en France
00:35:30en France
00:35:31s'il était en France
00:35:32sa période de sûreté
00:35:33elle irait jusqu'à 2035
00:35:35à minimum
00:35:35parce que ce n'est pas
00:35:37parce qu'on est libérable
00:35:38qu'on est libéré
00:35:39à chaque fois
00:35:40les juges d'application
00:35:42des peines
00:35:42prennent en considération
00:35:43le dossier du détenu
00:35:44vérifient
00:35:46son comportement en prison
00:35:47sa réinsertion
00:35:49j'imagine aussi
00:35:49oui
00:35:50là c'est garantie
00:35:50de réinsertion
00:35:51en Belgique
00:35:52alors en Belgique
00:35:53en tout cas
00:35:53ce que l'on peut dire
00:35:54c'est que
00:35:54pour l'instant
00:35:55ça va plutôt
00:35:56dans le bon sens
00:35:57le concernant
00:35:57parce qu'il a déjà
00:35:58bénéficié
00:35:59de plusieurs permissions
00:36:01sorties
00:36:01ce qu'on appelle
00:36:02des congés pénitentiaires
00:36:03en Belgique
00:36:03il a pu sortir
00:36:04à plusieurs reprises
00:36:05pour préparer
00:36:06nous dit-on
00:36:07sa réinsertion
00:36:08il sera surveillé
00:36:09comme le dit Patricia
00:36:10c'est une très bonne question
00:36:11cet homme
00:36:11qui nous dit
00:36:12qu'il ne recommencera pas
00:36:13il a des contacts
00:36:14forcément encore
00:36:15alors ça je ne peux pas
00:36:15me projeter dans l'avenir
00:36:17sans doute
00:36:17il y aura une surveillance
00:36:18rien n'est joué
00:36:19on va rester prudent
00:36:20il y a cette audience
00:36:21qui a lieu fin septembre
00:36:22il y a trois magistrats
00:36:23qui vont l'entendre lui
00:36:24sa défense
00:36:25il y aura sans doute
00:36:26un procureur
00:36:27des magistrats
00:36:27qui seront là aussi
00:36:28peut-être pour demander
00:36:29que cette libération conditionnelle
00:36:31n'ait pas lieu
00:36:32peut-être que les victimes françaises
00:36:34auront peut-être un mot à dire
00:36:35rien n'est encore joué
00:36:36Patricia
00:36:37est-ce que par exemple
00:36:37vous avez eu un contact
00:36:39est-ce que vous avez appelé
00:36:40le ministre de la justice
00:36:42français
00:36:42alors moi demain
00:36:44je vais être entendue
00:36:46via une conversation téléphonique
00:36:48par l'accueil des victimes en Belgique
00:36:52donc je saurai ça demain
00:36:54j'ai rempli dès lors un formulaire
00:36:57et indiqué aussi les coordonnées
00:36:59de mon avocat
00:37:00parce que bien entendu
00:37:00je ne vais jamais accepter la situation
00:37:03ça me rend folle
00:37:04je vous assure
00:37:05alors on arrive dans la 11ème année
00:37:07puisque les attentats ont lieu
00:37:09en 2015
00:37:10nous sommes en 2026
00:37:12et alors ces gens-là
00:37:13nous nous avons reçu la perpétuité
00:37:15la perpétuité
00:37:15je vais vous dire
00:37:16c'est encore
00:37:16c'est pire pour ma fille
00:37:17que pour moi
00:37:18parce que
00:37:19moi je suis en vie
00:37:20et je culpabilise d'être en vie
00:37:22parce que c'est pas normal
00:37:23c'est pas dans l'ordre des choses
00:37:24de perdre un enfant
00:37:26déjà
00:37:27et tous ces jeunes
00:37:28qui sont handicapés
00:37:29qui étaient dans le Bataclan
00:37:30ou sur les terrasses
00:37:31on y pense à tout ça
00:37:33et alors ce type
00:37:34il va vivre normalement
00:37:35comme ça
00:37:35en Belgique
00:37:36il va sortir
00:37:36il va rencontrer sa famille
00:37:38il va
00:37:39non mais attendez
00:37:39mais on marche sur ma tête
00:37:41là j'en peux plus
00:37:42moi je deviens complètement folle
00:37:43à cette idée
00:37:44y compris pour Salah Beslam
00:37:46qui demande à rencontrer les familles
00:37:48il l'a fait
00:37:48aux dernières commémorations
00:37:50y compris
00:37:51qui se plaint de sa détention
00:37:53mais il fallait réfléchir
00:37:54Salah Beslam
00:37:56il avait qu'un numéro à faire
00:37:58pour dire
00:37:58stop
00:37:59attention
00:38:00à quelle heure
00:38:01il va y avoir des attentats dans Paris
00:38:02il l'a pas fait
00:38:03et en plus
00:38:04il s'est pas fait sauter
00:38:05c'est un lâche
00:38:06alors vous voyez
00:38:06quant à Bakali
00:38:07et les autres
00:38:08parce qu'il n'y a pas que Bakali
00:38:09il y en a trois autres
00:38:10j'ai tout à fait les noms en tête
00:38:11c'est pareil
00:38:12ils vont demander à sortir
00:38:13et ils vont vivre normalement
00:38:15non mais attendez
00:38:16mais c'est pas possible
00:38:17c'est inimaginable
00:38:19merci beaucoup Patricia
00:38:20et c'est pas de leur nom
00:38:21dont on veut se souvenir
00:38:21il est considéré comme le logisticien
00:38:23des attentats du 13 novembre
00:38:24le parquet national antiterroriste
00:38:25l'avait qualifié de pièce maîtresse
00:38:27de surintendant de la terreur
00:38:28ce qui paraît surprenant
00:38:30et ce qui peut peut-être expliquer
00:38:31l'état de sidération des partis civils
00:38:33décision dans moins de deux semaines
00:38:35le 29
00:38:35merci Patricia
00:38:36on sera toujours là pour vous
00:38:37pour relayer votre colère
00:38:40voilà
00:38:40et on est très émus avec vous
00:38:42d'ailleurs
00:38:44on ne vous entend plus
00:38:47merci beaucoup Patricia
00:38:48d'avoir été avec nous
00:38:49en direct
00:38:50nous revenons dans quelques instants
00:38:51Roselyne
00:38:51la colère contre les carburants
00:38:53la colère des pêcheurs
00:38:54qui menacent de bloquer
00:38:55de bloquer tout le sud
00:38:56voilà
00:38:56mais effectivement
00:38:57c'est leur survie
00:38:58qui est en jeu
00:38:59pendant que cette réunion
00:39:01au ministère de la pêche
00:39:02s'éternise
00:39:03ça a l'air plus que tendu
00:39:11j'étais en train de me demander
00:39:12depuis combien de temps
00:39:13on parle de la flambée
00:39:14du prix des carburants
00:39:16ça se compte en semaine
00:39:17oui ça se compte en semaine
00:39:18effectivement
00:39:18les pêcheurs en colère
00:39:19évidemment à la une de l'actualité
00:39:20qui cristallisent d'ailleurs
00:39:22les colères de tous
00:39:23parce qu'ils n'y arrivent plus
00:39:25ils ne se paient plus
00:39:26ou presque plus
00:39:27travailler leur coûte plus cher
00:39:28que prendre la mer
00:39:29et à cause évidemment
00:39:30du prix des carburants
00:39:32l'aide portée hier
00:39:33de 25 à 35 centimes d'euros
00:39:35par litre de carburant
00:39:36de toute évidence
00:39:38ne suffit pas
00:39:38il y a les pêcheurs
00:39:39il y a vous aussi
00:39:40on vous donne la parole
00:39:40dans le midi BFM
00:39:41continuez à réagir
00:39:42sur le whatsapp
00:39:4306 13 13 70 70
00:39:45on sait que c'est particulièrement compliqué
00:39:47on va en parler
00:39:48avec Karine Jacquemart
00:39:49directrice générale
00:39:49de l'association
00:39:50Foodwatch France
00:39:51des produits à prix
00:39:52coûtant
00:39:53des produits sains
00:39:54Alexandre Ouzi
00:39:55sénateur PS de l'Oise
00:39:57membre de l'équipe de campagne
00:39:58de Raphaël Glucksmann
00:39:59nous parlera de ses propositions
00:40:00Bernard Sananès
00:40:01président de l'institut
00:40:02de son âge
00:40:03Elab
00:40:04portera aussi votre voix
00:40:05et puis Laurent Neumann
00:40:06et Frédéric Bianchi
00:40:06nous accompagnent toujours
00:40:08mais on commence par le terrain
00:40:09voilà Nice effectivement
00:40:10blocage donc du port de Nice
00:40:12depuis ce matin
00:40:13avec d'ailleurs
00:40:14très très peu de moyens
00:40:16Benoît Riz
00:40:16il suffit de 2 ou 3 bateaux
00:40:18pour qu'aucun navire ne sorte
00:40:20et notamment aucun ferry
00:40:21à destination de la Corse
00:40:25exactement
00:40:26des bateaux amarrés
00:40:27les uns aux autres
00:40:28avec simplement
00:40:30ces bouts
00:40:32qui vont de l'un à l'autre
00:40:34et jusqu'au ponton
00:40:35là-bas
00:40:35voilà ils sont 5-6
00:40:36et ils réussissent
00:40:37à bloquer le port
00:40:39alors il y a certains
00:40:40petits malins
00:40:41qui essaient de passer dessous
00:40:42pour ensuite
00:40:43aller en mer
00:40:44mais sous les huées
00:40:46des pêcheurs
00:40:47parce que forcément
00:40:48c'est un blocus
00:40:49si on essaie
00:40:49de le briser
00:40:50et bien ça ne leur fait pas plaisir
00:40:51donc il y a quelques petits
00:40:52échanges verbaux
00:40:53mais rien de méchant
00:40:54ça se passe dans le calme
00:40:55alors c'est vrai que ici
00:40:56depuis ce matin
00:40:577h
00:40:58et bien ils ont réussi
00:40:59à bloquer ce port
00:41:00il y a même
00:41:01un navire de la Corsica Ferris
00:41:03qui a été obligé
00:41:03de déposer ses passagers
00:41:05en Italie
00:41:05parce qu'il n'a pas pu
00:41:06venir ici dans le port
00:41:08de Nice
00:41:08aux alentours
00:41:09de 8h du matin
00:41:10et donc ça continue ici
00:41:11ils sont en train
00:41:12d'attendre les résultats
00:41:13ce qui va ressortir
00:41:14de cette réunion
00:41:15en ce moment
00:41:16au ministère de la mer
00:41:17je vous propose d'ailleurs
00:41:18d'écouter ce pêcheur
00:41:19que nous avons rencontré
00:41:20tout à l'heure
00:41:20avec Christophe Erlom
00:41:22tous les pêcheurs
00:41:23dans le bassin méditerranéen
00:41:24on est tous solidaires
00:41:25tous
00:41:26que ça soit petits
00:41:27gros
00:41:27on est tous ensemble
00:41:28et on marche ensemble
00:41:29si nous il faut qu'on aille à 7h
00:41:30on va à 7h
00:41:31si 8h doit venir ici
00:41:32ils viennent ici
00:41:32alors s'ils doivent aller en Corse
00:41:33on va en Corse
00:41:34bien sûr
00:41:34de suite
00:41:35là il n'y a pas de problème
00:41:35tout le bassin méditerranéen français
00:41:39et d'ailleurs cette réunion
00:41:40qu'est-ce qu'on en attend
00:41:40Djamel
00:41:41vous êtes pêcheur
00:41:42à Cannes
00:41:43qu'est-ce que vous attendez
00:41:44de cette réunion
00:41:44j'attends des réponses
00:41:45des vraies réponses concrètes
00:41:48et pas non plus de la pommade
00:41:50parce qu'aujourd'hui
00:41:51c'est compliqué pour nous
00:41:51les patrons pêcheurs
00:41:52et je voulais passer un message
00:41:54à tous mes collègues pêcheurs
00:41:56de toute la France entière
00:41:57on est là
00:41:58on vous soutient
00:41:59dans la...
00:42:00justement ça peut faire tâche d'huile
00:42:02ce mouvement
00:42:02parce qu'il y a plusieurs ports
00:42:03peut-être Toulon je crois
00:42:04demain
00:42:04Marseille
00:42:05Toulon
00:42:05Celle-sur-Mer
00:42:06vous avez
00:42:07Saint-Narie
00:42:08vous avez tous les petits ports
00:42:09aussi
00:42:10qui manifestent
00:42:11bien sûr
00:42:11qui manifestent le mécontentement
00:42:13et on est solidaires
00:42:14de ça en fait
00:42:15et on ne peut pas baisser les armes
00:42:16on ne peut pas rendre les armes
00:42:17comme ça
00:42:18on se retrouve dans une situation
00:42:20qui est très compliquée
00:42:21l'inflation
00:42:22le prix du gasoil
00:42:23il y a tout qui va mal
00:42:25donc on est solidaires
00:42:26et on ne compte pas baisser les bras
00:42:27on attend des réponses
00:42:29des vraies réponses
00:42:30on va attendre la fin de la réunion
00:42:32et puis on en reparlera
00:42:33je pense
00:42:33quelques minutes après
00:42:35pour avoir une réaction
00:42:36donc ici
00:42:37le blocus se poursuit à Nice
00:42:38La réunion
00:42:39elle s'éternise
00:42:40tout bloqué demain
00:42:41tout le bassin méditerranéen
00:42:43Nice
00:42:43le gros du roi
00:42:44également
00:42:45avec des cercueils symboliques
00:42:47qui ont été installés
00:42:47sur la capitainerie
00:42:48et puis 7
00:42:497
00:42:49d'où est parti le mouvement
00:42:50Isor de la Gorce
00:42:51et des pêcheurs mobilisés
00:42:55Tout à fait
00:42:56il y a toujours une trentaine
00:42:57de pêcheurs
00:42:57qui sont mobilisés
00:42:59dont vous
00:42:59David Gianelli
00:43:01concrètement
00:43:01est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:43:02pourquoi vous êtes ici
00:43:03combien
00:43:03il y a un problème
00:43:04notamment au niveau
00:43:05de vos salaires
00:43:06de vos revenus
00:43:06combien est-ce que vous gagnez par mois ?
00:43:08je gagne à peine 1500 euros par mois
00:43:11en travaillant 70 heures par semaine
00:43:13sans avoir de week-end
00:43:14de jours fériés
00:43:15la pression du gasoil en plus
00:43:17plus les charges qui augmentent
00:43:20tout ça qui fait que ça devient presque plus viable
00:43:23et justement
00:43:24le carburant
00:43:25qu'est-ce que ça représente
00:43:26dans votre part de chiffre d'affaires ?
00:43:28ça représente 40%
00:43:3040% du chiffre d'affaires
00:43:31mais bon
00:43:32il n'y a pas que ça
00:43:32les gens qui ont le gasoil
00:43:33qui augmentent
00:43:33ils descendent plus sur station
00:43:35pour acheter du poisson
00:43:36les ventes ça devient compliqué
00:43:37le prix du poisson
00:43:38à la criée
00:43:38il baisse
00:43:40cette part 40%
00:43:41elle a doublé en quelques mois
00:43:42c'est ça ?
00:43:42ah oui
00:43:42elle a doublé depuis la guerre du Golfe
00:43:44et là vous arrivez à être rentable ?
00:43:46c'est très difficile
00:43:48nous petit bateau
00:43:49on y arrive encore un peu
00:43:51en s'endettant
00:43:52et en travaillant un peu plus
00:43:54mais ça devient compliqué
00:43:56et si ça continue à augmenter
00:43:57ça ne le sera plus du tout
00:43:57et là concrètement
00:43:59si ça continue
00:43:59comment vous envisagez les choses ?
00:44:02il va falloir arrêter
00:44:02penser à se changer de métier
00:44:06il va falloir changer de métier
00:44:07tant pis
00:44:07il n'y aura plus de poissons
00:44:08de petits pêcheurs
00:44:09dans nos stations
00:44:09mais on fera autre chose
00:44:11on ne va pas travailler
00:44:12encore longtemps comme ça
00:44:14pour ne pas vivre dignement
00:44:16alors il y a le prix du gazole
00:44:18qui compte beaucoup pour vous
00:44:19est-ce que vous avez
00:44:19d'autres revendications
00:44:20qui sont importantes
00:44:21qui font qu'aujourd'hui
00:44:22vous restez mobilisés
00:44:23après 4 jours ?
00:44:23oui on manifeste un peu
00:44:24pour ce reliquat de thon
00:44:26qu'on aurait dû avoir
00:44:27qui a été transféré sur l'Atlantique
00:44:29on avait espoir d'avoir
00:44:3115 nouvelles licences
00:44:32sur la Méditerranée
00:44:32c'est-à-dire pour pouvoir
00:44:33de nouveaux bateaux
00:44:34qui pourraient pêcher
00:44:35voilà
00:44:35des jeunes qui arrivent
00:44:36qui pourraient avoir
00:44:37un petit quota de thon
00:44:38pour se diversifier
00:44:39et là on nous apprend
00:44:40qu'on n'aura rien du tout
00:44:41donc ça
00:44:41ça nous fait encore plus
00:44:42nous mobiliser
00:44:44merci beaucoup
00:44:44d'avoir pris le temps
00:44:45de répondre à nos questions
00:44:46vous l'avez compris
00:44:47des pêcheurs
00:44:48qui sont toujours
00:44:49déterminés
00:44:50mobilisés
00:44:50à cause de différentes choses
00:44:52les normes
00:44:52les quotas
00:44:53et toujours ce prix du carburant
00:44:54on enchaîne les blocages
00:44:56un peu plus tôt
00:44:56avec Jérémy Paolini
00:44:57vous étiez au dépôt pétrolier
00:44:59de Frontignan
00:45:00bloqué pour le deuxième jour
00:45:01d'affilée
00:45:02blocage qui a été levé
00:45:03là en début d'après-midi
00:45:05des dizaines de camions-citernes
00:45:07ne pouvaient pas y aller
00:45:08alors que la délégation
00:45:10de pêcheurs
00:45:11est reçue par la ministre
00:45:13voilà effectivement
00:45:13au ministère de la transition écologique
00:45:15où est logé
00:45:16le ministère de la pêche
00:45:17et de la mer
00:45:20et nous retrouvons
00:45:21Élise Phillips
00:45:21Élise, cette réunion
00:45:22elle a commencé
00:45:23il y a maintenant
00:45:23deux heures et demie
00:45:25et on nous dit
00:45:25que ça va encore durer
00:45:29exactement
00:45:30on vient d'apprendre
00:45:31à l'instant
00:45:31via le service de presse
00:45:33du ministère
00:45:34que cette réunion
00:45:35elle ne va pas se terminer
00:45:36avant 14h30
00:45:37donc on est sur
00:45:38trois heures et demie
00:45:39de réunion au moins
00:45:40alors qu'au départ
00:45:41il était prévu
00:45:42seulement une heure et demie
00:45:43d'échange entre ces pêcheurs
00:45:44une délégation
00:45:44d'une quinzaine de pêcheurs
00:45:45et la ministre
00:45:47de la mer et de la pêche
00:45:48Catherine Chabot
00:45:49la ministre
00:45:50qui devait prendre la parole
00:45:51à midi et demie
00:45:52mais donc ça s'éternise
00:45:53ici au ministère
00:45:55on nous dit
00:45:55qu'on interprète ça
00:45:56plutôt de manière positive
00:45:57en tout cas cela veut dire
00:45:58que personne n'a claqué la porte
00:45:59que la réunion ne s'est pas terminée
00:46:01de manière prématurée
00:46:02néanmoins
00:46:03je discutais
00:46:04à l'instant
00:46:04avec l'un des pêcheurs
00:46:06qui est présent
00:46:06à cette réunion
00:46:07par message
00:46:08et il m'a répondu
00:46:09que pour l'instant
00:46:09il y a beaucoup de constats
00:46:11mais très peu
00:46:12voire pas du tout
00:46:13de propositions concrètes
00:46:14or c'est vraiment ça
00:46:15qu'ils sont venus chercher
00:46:16ces pêcheurs
00:46:17ici au ministère
00:46:18de la transition écologique
00:46:19au ministère
00:46:20de la mer et de la pêche
00:46:21ils sont arrivés
00:46:22tout à l'heure
00:46:22avec une mine
00:46:23assez fermée
00:46:24l'air assez déterminé
00:46:25en tout cas
00:46:26il n'y a pas eu
00:46:26de prise de parole
00:46:27avant le début
00:46:27de cette réunion
00:46:28et ils nous ont expliqué
00:46:30qu'ils arrivaient
00:46:31avec une liste
00:46:32de revendications
00:46:32haut sur cette liste
00:46:33il y a évidemment
00:46:34le carburant
00:46:35dont on parle beaucoup
00:46:36parce que ces pêcheurs
00:46:37nous expliquent
00:46:38que les prix du carburant
00:46:39en ce moment
00:46:39les étranguent
00:46:40les empêchent de travailler
00:46:41et ils demandent
00:46:42une aide supplémentaire
00:46:43à celle qui a été annoncée
00:46:44par Sébastien Lecornu hier
00:46:46ils demandent
00:46:47de payer beaucoup moins cher
00:46:48le prix du litre
00:46:49à la pompe
00:46:5060 centimes
00:46:51au lieu d'environ
00:46:511,50€ en moyenne
00:46:53actuellement
00:46:54et puis
00:46:54ils ont aussi
00:46:55sur leur liste
00:46:56de revendications
00:46:56la question
00:46:57des quotas de pêche
00:46:59notamment les quotas
00:47:00de thon rouge
00:47:00parce que les surplus
00:47:02de quotas
00:47:02ont été redistribués
00:47:03et les pêcheurs
00:47:04de Méditerranée
00:47:05voudraient pouvoir pêcher
00:47:05plus de thon rouge
00:47:07avoir plus de licences
00:47:08il y a aussi
00:47:09la question des normes
00:47:10dont parlait d'ailleurs
00:47:11Isard de Lagorse
00:47:12à l'instant
00:47:12ces normes
00:47:13qui selon eux
00:47:14sont trop lourdes
00:47:15à supporter
00:47:16donc beaucoup de choses
00:47:17sur la liste
00:47:17sur ces revendications
00:47:18et une réunion
00:47:19encore une fois
00:47:20qui s'éternise
00:47:21la ministre
00:47:22prendra de toute façon
00:47:23a priori la parole
00:47:24à l'issue
00:47:25elle sait
00:47:25cette ministre
00:47:26Catherine Chabot
00:47:26qu'elle est sur un fil
00:47:27et qu'il faut absolument
00:47:28calmer cette colère
00:47:30de la part des pêcheurs
00:47:31qui dure depuis maintenant
00:47:32depuis le début de la semaine
00:47:33et que ça marche
00:47:34est très limité
00:47:35Laurent Neumann
00:47:35parce qu'on se met à la place
00:47:37du gouvernement
00:47:37comment dire aux pêcheurs
00:47:38ok on va baisser
00:47:40le prix du litre
00:47:41de votre carburant
00:47:41en disant
00:47:42par ailleurs
00:47:43aux particuliers
00:47:44que c'est pas possible
00:47:46pour eux
00:47:46oui il y a 11 000
00:47:48petits entrepreneurs
00:47:49de pêche
00:47:50mais si vous accédez
00:47:51à leur demande
00:47:52notamment de bloquer
00:47:53le prix
00:47:54de leur gasoil
00:47:55spécial pêcheur
00:47:57d'autres demain
00:47:58vont demander
00:47:58la même chose
00:47:59les agriculteurs
00:48:00pour le gasoil
00:48:01non routier
00:48:03les camionneurs
00:48:04les transporteurs
00:48:05tout le monde
00:48:06a des soucis
00:48:07avec le carburant
00:48:07donc la crainte
00:48:08pour le gouvernement
00:48:09c'est que le conflit
00:48:10se développe
00:48:11s'étende
00:48:12mais en même temps
00:48:13il faut l'arrêter
00:48:13parce qu'on voit bien
00:48:14que plusieurs ports
00:48:15risquent d'être bloqués
00:48:16dans les jours qui viennent
00:48:16on parle de carburant
00:48:17mais en fait
00:48:17on n'a pas tous le même
00:48:18le carburant
00:48:19des pêcheurs
00:48:20déjà à votre avis
00:48:21combien on met de litres
00:48:22dans un bateau de pêche
00:48:23alors ça vous allez me le dire
00:48:24c'est entre 1400
00:48:25pour les petits
00:48:26et 40 000
00:48:27pour la pêche hauturière
00:48:28donc déjà on voit le temps
00:48:28et surtout regardez
00:48:29la courbe
00:48:30c'est ce qu'ils nous disent
00:48:31ça a flambé
00:48:32sur ce gazole de pêche
00:48:34oui alors attention
00:48:35à cette courbe
00:48:35parce qu'il se trouve
00:48:36que le gazole
00:48:38pêcheur détaxé
00:48:39c'est comme ça
00:48:39qu'on l'appelle
00:48:40les prix ne sont pas
00:48:41les mêmes
00:48:41selon les régions
00:48:42on entendait ce matin
00:48:44un pêcheur
00:48:45en Méditerranée
00:48:46dire que lui
00:48:47quand il allait faire le plein
00:48:48le litre était à 1,40€
00:48:51donc on est loin
00:48:52des 1,8€
00:48:52et si c'est à 1,40€
00:48:54ça veut dire
00:48:55qu'il y a 23 centimes
00:48:56de TVA
00:48:57pourquoi je ne parle
00:48:58que de la TVA
00:48:59parce que le principe
00:49:00de ce gazole pêcheur
00:49:02détaxé
00:49:03c'est de ne pas payer
00:49:04la fameuse axis
00:49:05ce qu'on appelle
00:49:06la TICPE
00:49:07donc pour les pêcheurs
00:49:09par exemple
00:49:09il n'y a pas de TVA
00:49:10sur la taxe
00:49:11la deuxième taxe
00:49:12n'existe pas
00:49:12mais ce qu'il faut savoir
00:49:14c'est qu'avant
00:49:14le déclenchement
00:49:15de la guerre
00:49:16au Moyen-Orient
00:49:17le litre de gasoil
00:49:18pour les pêcheurs
00:49:19était à 80 centimes
00:49:21on voit même
00:49:22sur cette courbe
00:49:2363 centimes
00:49:24mais en Méditerranée
00:49:25c'était 80
00:49:25donc eux ils disent
00:49:26arrêtez de nous donner
00:49:27des aides
00:49:28bloquez ce prix
00:49:29à 80 centimes
00:49:30comme ça
00:49:31quand on va faire le plein
00:49:32on n'a pas
00:49:33on n'a pas de soucis
00:49:34on sait où on va
00:49:35c'est 80 centimes
00:49:37mais évidemment
00:49:37comme ce litre
00:49:38risque de monter
00:49:39monter monter
00:49:39ça peut coûter
00:49:40très cher
00:49:41au moment qu'il y a cette réunion
00:49:42n'oublions pas
00:49:42qu'il devait y avoir
00:49:43et on n'a pas appris
00:49:44qu'il était annulé
00:49:44un séminaire du gouvernement
00:49:46sur la préparation du budget
00:49:48et on sait bien sûr
00:49:48que cette préparation du budget
00:49:49elle pèse aussi
00:49:50sur l'équation financière
00:49:51ce que disent aussi
00:49:51les pêcheurs
00:49:52c'est que les aides
00:49:53mais ils les attendent
00:49:54pour beaucoup d'entre eux
00:49:56depuis des mois
00:49:57écoutez
00:49:59pour le moment
00:50:00ils nous ont promis
00:50:00une aide
00:50:01mais on n'a rien du tout
00:50:03ça fait 4 mois
00:50:04qu'ils nous ont la promesse
00:50:04on n'a rien
00:50:05vous ne l'avez pas
00:50:05non
00:50:06et ce qu'il y a
00:50:07c'est qu'ils vont faire
00:50:08un dossier extraordinaire
00:50:09pour avoir cette aide
00:50:11qui
00:50:12c'est vrai
00:50:13l'aide n'est pas
00:50:15versée
00:50:15on parle des aides
00:50:18d'avril-mai
00:50:19on est dans la bureaucratie
00:50:21à la française
00:50:21parce qu'ils disent
00:50:22il faut faire un dossier
00:50:23incroyable
00:50:24c'est aussi peut-être
00:50:25ce qui explique
00:50:26que tous les gros rouleurs
00:50:27qui pouvaient prétendre
00:50:28à l'aide
00:50:28ne le font pas
00:50:29parce que
00:50:30faire un dossier
00:50:31pour obtenir
00:50:32finalement 100 euros
00:50:34longtemps après
00:50:35mais là
00:50:36pour les pêcheurs
00:50:37on leur a promis
00:50:38des aides
00:50:3825 centimes par litre
00:50:40c'est beaucoup
00:50:4025 centimes
00:50:41les aides
00:50:43d'avril et de mai
00:50:45viennent à peine
00:50:46d'être versées
00:50:47mais les aides
00:50:48de juin
00:50:48juillet
00:50:49août
00:50:50on est déjà
00:50:51à la mi-septembre
00:50:52ne sont pas versées
00:50:54et un pêcheur
00:50:55d'Occitanie
00:50:55me racontait ce matin
00:50:56que les documents
00:50:58qu'il faut remplir
00:50:59pour obtenir
00:51:00ces aides
00:51:00sont tellement compliqués
00:51:01que lui-même
00:51:02était obligé
00:51:03de prendre
00:51:03une secrétaire
00:51:04à plein temps
00:51:05pour remplir
00:51:06les papiers
00:51:06et pourtant
00:51:07les aides
00:51:08je le répète
00:51:08de mai
00:51:09juin
00:51:09juillet
00:51:10août
00:51:11elles ne sont toujours
00:51:11pas versées
00:51:12et d'ailleurs
00:51:12la ministre
00:51:13hier
00:51:13Catherine Chabot
00:51:14nous a répondu
00:51:15j'ai l'impression
00:51:15qu'elle a été
00:51:16un peu embarrassée
00:51:19le sujet
00:51:20qui est en train
00:51:21d'écarburant
00:51:22c'est vrai
00:51:23que c'est la goutte
00:51:23qui a fait déborder
00:51:24le vase
00:51:24mais c'est vrai
00:51:26que si vous focalisez
00:51:27en fait
00:51:27ils ont une peur
00:51:28a priori
00:51:29de ce qui pourrait arriver
00:51:30alors que le premier ministre
00:51:31leur a bien dit
00:51:3225 centimes
00:51:33pour les mois à venir
00:51:33on ne vous lâchera pas
00:51:35on ne vous laissera pas tomber
00:51:36le gouvernement
00:51:37restera derrière vous
00:51:38à vos côtés
00:51:39c'est
00:51:40parallèlement
00:51:41et dès le début
00:51:41de la crise
00:51:42on a
00:51:43Roland Lescure
00:51:43a signé un courrier
00:51:45et nous l'avons signé ensemble
00:51:47aux organismes financiers
00:51:48pour accorder
00:51:49des facilités
00:51:51de trésorerie
00:51:52aux pêcheurs
00:51:52et ça
00:51:53il faut vraiment
00:51:53qu'ils s'en emparent
00:51:55la balle est aussi
00:51:56dans leur camp
00:51:57elle reconnaissait aussi
00:51:59quand même
00:51:59qu'il y avait des lenteurs
00:52:00et que ce n'était pas normal
00:52:01que les aides du printemps
00:52:03ne soient toujours pas là
00:52:03elle reconnaissait même
00:52:05que les aides d'avril
00:52:06et de mai
00:52:06elles n'avaient été versées
00:52:08qu'à 90%
00:52:09des concernés
00:52:10et dans le sud
00:52:11de la France
00:52:11qu'à 75%
00:52:13ça explique la colère
00:52:14de ces marins pêcheurs
00:52:15c'est-à-dire
00:52:16eux ils ont des problèmes
00:52:17de trésorerie
00:52:17on leur fait des promesses
00:52:19mais cet argent
00:52:20que le gouvernement
00:52:21leur a promis
00:52:22n'est toujours pas arrivé
00:52:23ça les rend dingue
00:52:24alors il y a
00:52:25évidemment les pêcheurs
00:52:26il y a aussi les carburants
00:52:27qui nous préoccupent
00:52:28on le disait
00:52:28dès le début du midi BFM
00:52:30tout à l'heure
00:52:30le diesel est quasiment
00:52:31à son record
00:52:32à 1 centime près
00:52:33voilà en moyenne
00:52:352,36
00:52:35évidemment 2,36
00:52:36donc pour le prix
00:52:37et le centon l'a battu
00:52:38ça représente une hausse
00:52:39quand même
00:52:39de 63 centimes
00:52:41par rapport au 27 février
00:52:43et c'est toujours forcément
00:52:44l'affluence massive
00:52:46aux stations totales
00:52:47qui offrent
00:52:48vous le savez
00:52:49des prix toujours
00:52:49plafonnés
00:52:50à tel point
00:52:52qu'on se demande
00:52:52si à un moment
00:52:53elles vont pouvoir suivre
00:52:55Naouf El-Kawafi
00:52:57là où on se trouve
00:52:58hier
00:52:58la station a dû fermer
00:52:59temporairement
00:53:00parce qu'il n'y avait plus
00:53:01de carburant disponible
00:53:02il a fallu attendre
00:53:03ce matin
00:53:04aux alentours de 9h
00:53:05lorsqu'un camion
00:53:06si terme de ravitaillement
00:53:07est arrivé
00:53:08pour remplir la cuve
00:53:09et en l'espace
00:53:10de quelques minutes
00:53:10on a constaté
00:53:11cette longue file d'attente
00:53:12qui s'est allongée
00:53:13ça crée même parfois
00:53:14des embouteillages
00:53:15des gens qui en profitent
00:53:16qui ont vu
00:53:17cette station service
00:53:19rouvrir
00:53:19la question c'est
00:53:20jusque quand
00:53:21alors pourquoi justement
00:53:22ces automobilistes
00:53:24se ruent sur ces stations service
00:53:25vous le disiez
00:53:25parce qu'ici
00:53:26les prix des carburants
00:53:29sont plafonnés
00:53:30ce qui crée donc
00:53:31ce genre de situation
00:53:32et ces longues
00:53:33files d'attente
00:53:34des gens qui en profitent
00:53:35je vous propose d'ailleurs
00:53:35d'écouter le témoignage
00:53:37de ces automobilistes
00:53:38qu'on a rencontré
00:53:38tout à l'heure
00:53:39avec Camille Fournier
00:53:40c'est souvent fermé
00:53:41parce qu'en fin de compte
00:53:42tout le monde vient là
00:53:43et il n'y en a vite plus
00:53:45qu'en fait
00:53:45donc du coup
00:53:46on est obligé de switcher
00:53:48donc vaut mieux
00:53:49pas tomber en panne
00:53:50là j'ai vu
00:53:51qu'il n'y avait pas
00:53:52trop de monde
00:53:52donc à l'allée
00:53:54je trouvais qu'il y avait
00:53:55beaucoup de monde
00:53:55là hors tour
00:53:56il n'y en avait pas beaucoup
00:53:57j'ai un quart de réservoir
00:53:58à prendre
00:53:58je le prends
00:53:59il y a deux jours
00:54:00il n'y avait pas d'essence
00:54:01donc je suis encore
00:54:02à moitié
00:54:03ça va
00:54:04j'ai téléphoné ce matin
00:54:05il m'a dit
00:54:06il y a de l'essence
00:54:07alors je suis venue
00:54:08là il me reste une marge
00:54:09j'ai de la chance
00:54:10mais je vais
00:54:11on va bien la remplir
00:54:13je vous le disais
00:54:14ici ce matin
00:54:15un camion
00:54:15citerne de ravitaillement
00:54:16est arrivé pour remplir
00:54:17les cuves
00:54:18mais les cuves
00:54:19ça commence à se vider
00:54:20de plus en plus
00:54:21les responsables
00:54:22de cette station service
00:54:23me disaient
00:54:23qu'ils n'avaient pas connaissance
00:54:25de la prochaine arrivée
00:54:26des autres camions
00:54:28donc les automobilistes
00:54:29qui se ruent
00:54:30vers ces stations en service
00:54:31pour tenter de faire le plein
00:54:32tant qu'il est possible
00:54:33de le faire
00:54:34et ça donne
00:54:35ce genre de scène
00:54:36avec ces longues files d'attente
00:54:37avec ce plafonnement
00:54:38chez les totales
00:54:391,99 2,25
00:54:40et ailleurs
00:54:41jusqu'où ça peut monter
00:54:42est-ce qu'on arrivera
00:54:43aux 3 euros le litre
00:54:44et bien il y a des endroits
00:54:45regardez
00:54:45où on n'en est pas loin
00:54:46c'est en Alsace
00:54:47une station Shell
00:54:48qui affiche du 2,89
00:54:50sur le diesel
00:54:51et même 2,99 sur le premium
00:54:54je vous avoue
00:54:55qu'on se demande
00:54:55qui achète à ce prix-là
00:54:56alors tout le monde
00:54:57se tourne évidemment
00:54:57vers le gouvernement
00:54:58Alexandre Oseille
00:54:59vous êtes le sénateur
00:55:01PS de l'Oise
00:55:01et soutien de Raphaël Glucksmann
00:55:03vous faites même partie
00:55:03de l'équipe de campagne
00:55:04de Raphaël Glucksmann
00:55:05vous dénoncez
00:55:06dans l'équipe de Raphaël Glucksmann
00:55:07la préparation du gouvernement
00:55:09face à cette crise
00:55:10pourquoi ?
00:55:11parce que si vous voulez
00:55:12ça fait des mois
00:55:12que les choses sont en jachère
00:55:13on ne découvre pas hier
00:55:15qu'il y a un incident
00:55:17dans le détroit d'Hormuz
00:55:17ce que nous disons
00:55:18c'est que...
00:55:19qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ?
00:55:19alors on a des propositions
00:55:21sur ce qu'il aurait fallu faire
00:55:22nous on dit que
00:55:22si nous avions mis
00:55:23il y a 3 mois
00:55:25si nous avions mis
00:55:25dès le mois de mars
00:55:26un leasing social en place
00:55:28pour 100 000 personnes
00:55:28déjà nous aurions pu protéger
00:55:30les plus gros rouleurs
00:55:31nous aurions pu électrifier
00:55:32sortir de la dépense
00:55:34au pétrole étranger
00:55:35le remplacer par
00:55:36une dépense
00:55:36à l'électricité française
00:55:37qui est elle
00:55:39bien meilleur marché
00:55:40que le pétrole
00:55:41donc l'idée c'était de dire
00:55:42il était possible
00:55:43d'accompagner
00:55:44les auxiliaires de vie
00:55:45en milieu rural
00:55:46tous ceux qui utilisent
00:55:47leurs voitures pour 100-150 km par jour
00:55:49et leur offrir
00:55:50un leasing social
00:55:50qui leur permettait
00:55:51de permuter
00:55:52de changer d'énergie
00:55:53et donc de se protéger
00:55:54de cette crise pétrolière
00:55:55mais on l'a pas fait
00:55:56vous êtes sûr que les voitures
00:55:57étaient disponibles ?
00:55:57je suis sûr qu'en effet
00:55:59si on avait mis les choses
00:55:59c'est pour ça qu'on parle du passé
00:56:01si on avait mis en place
00:56:02les choses en mars
00:56:03en septembre
00:56:03on était capable de les livrer
00:56:04mais qu'est-ce qu'on fait
00:56:05là maintenant dans l'urgence
00:56:06puisqu'on l'a pas fait avant ?
00:56:08bon ce qu'on dit nous
00:56:08c'est qu'il faut à la fois
00:56:09être conséquent
00:56:10parce que la situation budgétaire
00:56:11est ce qu'elle est
00:56:12et en même temps
00:56:12être précis sur
00:56:13ceux qui en ont le plus besoin
00:56:15donc ce qu'on propose
00:56:15c'est pour 6 millions de ménages
00:56:18ceux qui aujourd'hui
00:56:18touchent déjà
00:56:19le chèque carburant
00:56:20le porter à 500 euros
00:56:21élargir à la classe moyenne
00:56:2310 millions de personnes
00:56:24supplémentaires
00:56:25pour 200 euros
00:56:26le financer comment ?
00:56:27par une taxe
00:56:28sur les super profits pétroliers
00:56:29vous parliez de Total
00:56:30est-ce qu'on peut aller
00:56:31au bout de la vérité sur Total ?
00:56:33la ristourne Total
00:56:33ça lui coûte
00:56:34200 millions d'euros
00:56:36à faire en station service
00:56:37les super profits de Total
00:56:39au premier semestre
00:56:39c'est 5 milliards
00:56:40donc 5 milliards
00:56:41en augmentation de 50%
00:56:43donc si on ne fait pas
00:56:44ce travail sur les super profits
00:56:45ce que le gouvernement français
00:56:46se refuse à faire
00:56:47et ce qu'on ne comprend pas
00:56:48il y a une coalition européenne
00:56:49l'Allemagne
00:56:50la Pologne
00:56:51l'Espagne
00:56:51des majorités politiques
00:56:52d'ailleurs différentes
00:56:53de droite, de gauche
00:56:54qui sont favorables
00:56:55à cette taxation
00:56:55des super profits
00:56:56si on ne fait pas ça
00:56:57on ne sera pas en situation
00:56:58des délégués
00:56:59sur la ligne Mélenchon en fait
00:57:00absolument pas
00:57:01on va regarder la différence
00:57:02M. Mélenchon dit quoi ?
00:57:03M. Mélenchon dit
00:57:04on plafonne les prix
00:57:06ce qui compte tenu
00:57:07de la situation
00:57:08on va aller au bout aussi
00:57:09sur la taxation des super profits
00:57:09on va aller au bout
00:57:10sur la taxation des super profits
00:57:11c'est quelque chose
00:57:12qu'on porte depuis très longtemps
00:57:13ce qu'on dit en revanche
00:57:14c'est que sur la ligne Mélenchon
00:57:14c'est si nous plafonnons les prix
00:57:17alors il n'y a plus de sujet
00:57:18en réalité si on plafonne les prix
00:57:20aujourd'hui à la pompe
00:57:21simplement
00:57:22vous avez un problème
00:57:23de ravitaillement
00:57:24vous avez 25% du pétrole mondial
00:57:26qui aujourd'hui est en tension
00:57:27donc vous n'aurez
00:57:28en station de service
00:57:29ça a existé
00:57:30dans l'Hongrie d'Orban
00:57:32ça a existé
00:57:32ça fait des stations
00:57:34qui ferment tout simplement
00:57:35donc on essaie d'avoir
00:57:35des aides ciblées
00:57:36sur ceux qui en ont le plus besoin
00:57:38on n'aide pas Bernard Arnault
00:57:39de la même manière
00:57:40que l'auxiliaire de vie
00:57:40en zone rurale
00:57:41et ça c'est ce qu'on essaie
00:57:42de faire avec notre musée
00:57:43pardonnez-moi
00:57:43j'entends la taxe
00:57:44sur les super profits
00:57:45sauf que comme on est français
00:57:46on ne taxerait que Total
00:57:47et pas les autres compagnies pétrolières
00:57:49est-ce qu'il n'y a pas plus rapide
00:57:51est-ce que le gouvernement
00:57:52ou vous demain
00:57:53qui aspirez à être aux affaires
00:57:54est-ce que ce serait pas plus rapide
00:57:56d'aller voir le patron de Total
00:57:57et de lui dire
00:57:58merci pour les plafonnements
00:58:00mais votre plafonnement
00:58:01il est insuffisant
00:58:02baissez-le
00:58:03ramenez-le à 1,80 par exemple
00:58:05ou à 2 euros
00:58:06ou 2,10 pour le diesel
00:58:08maximum
00:58:09c'est peut-être ça
00:58:10la bonne solution
00:58:10plutôt que d'aller prendre
00:58:12de l'argent
00:58:12et de créer une nouvelle taxe
00:58:13pourquoi ne pas aller négocier
00:58:15avec notre grand pétrolier national
00:58:17ça irait beaucoup plus vite
00:58:18mais vous avez raison en fait
00:58:19pourquoi on dit ça ?
00:58:21c'est parce que ce qu'on exige
00:58:22de Total
00:58:22sur les marges
00:58:23du raffinage
00:58:24il ne le fait pas
00:58:25c'est ça la réalité aujourd'hui
00:58:27d'accord mais vous voyez bien
00:58:28pourquoi les stations Total
00:58:29sont pleines ?
00:58:30c'est parce qu'il y a un plafonnement
00:58:32si vous n'avez pas
00:58:32l'arme fiscale
00:58:34vous n'aurez rien de Total
00:58:36donc vous n'obtiendrez rien de lui
00:58:37donc en effet vous avez raison
00:58:38il faudrait et il faut
00:58:40aller discuter avec Total
00:58:41j'espère quand même
00:58:42qu'au gouvernement
00:58:43ils le font
00:58:43mais la réalité c'est qu'on voit bien
00:58:44que ça ne change strictement rien
00:58:46Total s'est protégé
00:58:47d'un point de vue communicationnel
00:58:48et d'ailleurs vous nous direz
00:58:49que les français
00:58:49n'en veulent pas tant que ça
00:58:51à Total
00:58:51et au contraire
00:58:51Total ne sort pas abîmé
00:58:53de cette situation
00:58:53mais en réalité
00:58:54celui qui profite de la crise
00:58:55ce n'est pas le gouvernement français
00:58:57mais il n'y a pas de raison
00:58:57que Total sort abîmé
00:58:58puisque ce sont les seuls
00:59:00à faire un geste
00:59:01mais pourquoi ils le font
00:59:04pourquoi sont-ils en situation
00:59:05de le faire
00:59:05parce que ce sont les seuls
00:59:06qui sont verticalement intégrés
00:59:07qui sont à la fois distributeurs
00:59:08raffineurs et producteurs
00:59:10et c'est comme ça
00:59:10qu'ils le font sur le dos
00:59:11de tous les autres
00:59:12donc c'est ça qu'il faut entendre
00:59:13il faut dire la vérité aux français
00:59:15c'est parce qu'il y a
00:59:16des surprofits chez Total
00:59:17et si ces marges
00:59:18on les ramenait au niveau
00:59:19d'avant crise
00:59:20on aurait 10, 20, 30 centimes
00:59:22sur le prix du pétrole en le moins
00:59:23donc c'est considérable
00:59:24mais aucun des autres
00:59:25géants pétroliens
00:59:26ne le fait
00:59:27c'est pour ça
00:59:28qu'il faut
00:59:29qu'il faut une position
00:59:31vous voulez dire
00:59:31en Europe ?
00:59:32Oui
00:59:32D'accord très bien
00:59:33sauf que je le redis
00:59:34ça reste une mesure
00:59:35qui est une rustine
00:59:36par rapport à l'étendue
00:59:37de ce qui peut être fait
00:59:38et par ailleurs Total
00:59:39est dans une position particulière
00:59:40puisqu'il livre
00:59:41une très large part
00:59:42du pétrole
00:59:43qui est fourni en France
00:59:46500 euros
00:59:47pour 6 millions de ménages
00:59:48donc aujourd'hui
00:59:49il n'y en a que 3
00:59:49qui sont concernés
00:59:50par le chèque
00:59:51à 100 euros
00:59:52donc on multiplie par 5
00:59:54On parlait là
00:59:54du chèque carburant
00:59:56le chèque carburant
00:59:58qui est entre 170 et 250 euros
01:00:00qui est en plus
01:00:01des 100 euros
01:00:02pour les gros rouleurs
01:00:03ça c'est le chèque énergie
01:00:04alors
01:00:05et 200 euros
01:00:06pour les classes moyennes
01:00:07absolument
01:00:0710 millions de personnes
01:00:08des classes moyennes
01:00:10Frédéric Bianchi
01:00:10ça tient ça ?
01:00:12Alors on va faire le calcul
01:00:13200 euros
01:00:14pour 10 millions de français
01:00:16donc ça ferait 2 milliards d'euros
01:00:17absolument
01:00:173 milliards 5
01:00:18l'ensemble de la mesure
01:00:193 milliards 5
01:00:20l'ensemble de la mesure
01:00:20si on prend à la fois
01:00:21les classes moyennes
01:00:21et ce que nous avons fait
01:00:22et alors là
01:00:22on le finance toujours
01:00:23sur les profits total
01:00:24absolument
01:00:25sur les super profits
01:00:25sur une taxe
01:00:26sur les profits pétroliens
01:00:26on rappelle que Total
01:00:27c'est 2 milliards de contributions
01:00:29en 2025
01:00:30aux finances publiques
01:00:31donc voilà
01:00:31Total ne défiscalise pas
01:00:33en France
01:00:34si aujourd'hui Total
01:00:36n'est pas en totale pénurie
01:00:38aussi ça il faut dire
01:00:38parce qu'on dit
01:00:39il y a des stations Total
01:00:40qui manquent un carburant
01:00:42mais globalement
01:00:43c'est plus un problème logistique
01:00:44qu'un problème
01:00:44d'accès à la matière première
01:00:46c'est parce que Total
01:00:47a encore des raffineries
01:00:47mais ce que dit Total
01:00:48c'est que l'activité en France
01:00:49alors là
01:00:50effectivement elle est rentable
01:00:51mais quand le carburant
01:00:53le prix baisse
01:00:54Total dit qu'il n'est pas rentable
01:00:55Total réalise ses profits
01:00:56ou en tout cas à peine
01:00:57Total réalise ses profits
01:00:59principalement à l'étranger
01:01:00donc qu'est-ce que
01:01:01c'est pas le cas aujourd'hui
01:01:02alors c'est pas le cas aujourd'hui
01:01:03il faut pas commencer par le dire
01:01:04de manière temporaire
01:01:05encore qu'il faudra voir
01:01:06dans quelle mesure
01:01:07Total contribue déjà
01:01:09aux finances publiques
01:01:10est-ce que demain
01:01:11vous ne craignez pas
01:01:12qu'avec cette taxe
01:01:13qu'avec ces menaces
01:01:13Total nous disent
01:01:16ben moi les raffineries
01:01:16je vais les mettre ailleurs
01:01:17je vais les mettre là
01:01:18où on me taxe pas
01:01:19parce qu'en plus
01:01:20c'est même pas en France
01:01:21que je fais le plus de profits
01:01:22Bon d'abord
01:01:22vous ne déménagez pas
01:01:24une raffinerie du jour au lendemain
01:01:25donc ce que vous dites
01:01:26par rapport à une mesure d'urgence
01:01:27que nous proposons
01:01:28n'est pas quelque chose
01:01:29qu'il est capable de faire
01:01:30d'autant qu'il y a une tension
01:01:32totale à un volume
01:01:33de raffinerie dans le monde
01:01:33qui aujourd'hui correspond
01:01:34à la demande mondiale
01:01:35donc il ne peut pas
01:01:36faire des bascules
01:01:36telles que vous le citez
01:01:37par ailleurs
01:01:38pardon
01:01:39mais lorsque vous avez
01:01:40un géant français
01:01:41qui fait des surprofits
01:01:42de l'ordre de 50%
01:01:43au premier semestre
01:01:44on est en droit
01:01:44de lui dire
01:01:45qu'il faut partager
01:01:46différemment
01:01:47les revenus pétroliers
01:01:48Alors ce qui est certain
01:01:49c'est qu'il y a une urgence
01:01:50et cette urgence
01:01:51enfin on la connaît
01:01:53puisque les témoignages
01:01:54dans le midi BFM
01:01:55et sur BFM d'ailleurs
01:01:56en général
01:01:56sont chaque jour
01:01:58plus émouvants
01:01:58et difficiles d'ailleurs
01:02:01à écouter
01:02:02Sondage et là
01:02:03BFM TV
01:02:03Bernard
01:02:03chaque jour qui passe
01:02:04la colère des français
01:02:05monte
01:02:06il y a un chiffre
01:02:06là ce matin
01:02:07qui nous a vraiment
01:02:08encore une fois
01:02:09émus
01:02:10c'est que 40%
01:02:11des personnes interrogées
01:02:12disent de plus en plus
01:02:13renoncer
01:02:15à se nourrir
01:02:16c'est une hausse
01:02:17de 10 points
01:02:17en quelques mois
01:02:19en quelques mois
01:02:19ce qu'il faut comprendre
01:02:20c'est qu'en fait
01:02:21les français ont vécu
01:02:22d'abord la crise inflationniste
01:02:23post-guerre en Ukraine
01:02:24et l'inflation
01:02:25des prix alimentaires
01:02:26qu'ensuite
01:02:27les prix ont cessé
01:02:29parfois d'augmenter
01:02:30l'inflation
01:02:31s'est ralentie
01:02:31mais ils n'ont pas
01:02:32rebaissé
01:02:32on n'a pas remis
01:02:33les compteurs à zéro
01:02:34et qu'au moment
01:02:35où ils espéraient
01:02:36sortir
01:02:37j'allais dire
01:02:37la tête de l'eau
01:02:38l'inflation des prix
01:02:39des carburants
01:02:40est venue
01:02:40et donc aujourd'hui
01:02:41il y a ces deux lames
01:02:42de l'inflation
01:02:43et c'est ça
01:02:44qui rend les fins de mois
01:02:44des français
01:02:45des français difficiles
01:02:46c'est que les salaires
01:02:47du privé
01:02:48hors SMIC
01:02:48ne sont pas indexés
01:02:50eux sur l'inflation
01:02:50donc il y a ces prix alimentaires
01:02:52mais les salaires
01:02:53eux n'augmentent pas
01:02:53à la même vitesse
01:02:54donc ces fins de mois difficiles
01:02:55elles induisent des renoncements
01:02:57et puis on voit
01:02:57qu'on a près d'un français
01:02:59sur deux aujourd'hui
01:03:00qui nous dit
01:03:01je boucle mes fins de mois
01:03:02mais en me restreignant
01:03:03en me restreignant
01:03:04en renonçant
01:03:05à un certain nombre
01:03:06de dépenses
01:03:06et la fin de mois
01:03:07pour beaucoup
01:03:07elle commence dès le 10
01:03:08illustration très concrète
01:03:09avec vous Laurent
01:03:10bonjour
01:03:11merci d'être avec nous
01:03:1252 ans
01:03:13intérimaire dans le BTP
01:03:14ne pas manger à sa faim
01:03:16aujourd'hui en France
01:03:17c'est votre cas
01:03:19c'est le problème
01:03:20de beaucoup de français
01:03:22à l'heure d'aujourd'hui
01:03:24c'est à dire
01:03:25pour vous concrètement
01:03:26vous regardez
01:03:27je vais vous faire un exemple
01:03:28avant je mangeais
01:03:29je mangeais
01:03:30dans une assiette
01:03:31comme celle-ci
01:03:32maintenant je mange
01:03:33dans une assiette
01:03:34comme celle-ci
01:03:35donc beaucoup plus petite
01:03:38voilà
01:03:39j'ai restreint
01:03:40de plus de la moitié
01:03:41mes repas
01:03:43je fais un repas
01:03:43le soir
01:03:44la journée
01:03:45je grignote
01:03:45quelques bonbons
01:03:46quelques sucreries
01:03:47pour dire
01:03:47d'avoir un peu de sucre
01:03:48dans l'organisme
01:03:49pour laisser justement
01:03:50ma compagne
01:03:51qui est beaucoup plus jeune
01:03:51que moi
01:03:52pouvoir avoir
01:03:53de bons repas
01:03:55je peux vous demander
01:03:56Laurent
01:03:57avec combien vous vivez
01:03:59avec quelle somme
01:04:00vous vivez
01:04:00avec votre compagne
01:04:01par mois
01:04:03donc
01:04:04tous les mois
01:04:05on touche
01:04:051013 euros
01:04:06de la caisse
01:04:07d'éducation familiale
01:04:09un peu plus
01:04:09quand moi
01:04:10j'arrive à avoir
01:04:10la chance
01:04:11de pouvoir
01:04:11travailler
01:04:12par intérim
01:04:13j'étais sur un site
01:04:15je ne sais pas
01:04:16parce qu'en fait
01:04:16on va chercher
01:04:17les livraisons
01:04:17pour les personnes âgées
01:04:18tout ce qui s'ensuit
01:04:19donc on sert
01:04:20de notre voiture
01:04:21à l'heure actuelle
01:04:22j'ai dû arrêter
01:04:23parce que je suis en déficit
01:04:24on ne gagnait pas beaucoup
01:04:24mais là
01:04:25je suis en déficit
01:04:26je suis à perte
01:04:26quoi
01:04:27qu'est-ce qui a tout
01:04:28fait basculer
01:04:28Laurent
01:04:31tout ce qui a basculé
01:04:33c'est déjà
01:04:33l'augmentation
01:04:34de l'essence
01:04:36et puis quand je vois
01:04:36dans les magasins
01:04:38je n'y arrive pas
01:04:39ça fait peut-être
01:04:40deux ans
01:04:40que je le dis
01:04:41moi ça me fait peur
01:04:42de regarder les prix
01:04:43affichés en magasin
01:04:45parce qu'en deux ans
01:04:45j'ai vu
01:04:46l'augmentation
01:04:47qu'il y a eu
01:04:47elle est énorme
01:04:49c'est énorme
01:04:50c'est arrivable
01:04:51on arrive
01:04:52au début
01:04:52on disait
01:04:53qu'on survivait
01:04:54à l'heure actuelle
01:04:55on ne survit même plus
01:04:56il y a des millions
01:04:58de personnes
01:04:59en France
01:05:00qui touchent
01:05:01plus que moi encore
01:05:02et puis qui
01:05:03à l'heure actuelle
01:05:04le 15 du mois
01:05:05sont
01:05:07dans plus rien
01:05:08quoi
01:05:08vous vous privez
01:05:09de quoi Laurent ?
01:05:12de viande
01:05:14d'un peu de tout
01:05:15je suis obligé
01:05:16de mettre
01:05:17des factures
01:05:19en suspens
01:05:21j'avais un rêve
01:05:22d'enfant
01:05:22puisque j'habite
01:05:22à La Rochelle
01:05:23j'avais un rêve
01:05:24d'enfant
01:05:25que j'ai réalisé
01:05:25en achetant
01:05:26un petit voilier
01:05:28je me suis vite
01:05:29rendu compte
01:05:29que c'était
01:05:30qu'un rêve
01:05:31qui ne pouvait pas
01:05:32devenir réalité
01:05:33car j'ai dû
01:05:33revendre mon bateau
01:05:36merci beaucoup
01:05:37Laurent
01:05:37d'avoir été
01:05:38en direct avec nous
01:05:39et on vous souhaite
01:05:39évidemment
01:05:40bon courage
01:05:41c'est ça en fait
01:05:41derrière le chiffre
01:05:42de l'inflation à 2%
01:05:43en fait il y a plein
01:05:44de disparités derrière
01:05:44et on le voit
01:05:45les courses
01:05:46le carburant
01:05:46restez avec nous
01:05:47Laurent
01:05:48Karine Jacquemar
01:05:49président de Foodwatch
01:05:51vous vous êtes à l'origine
01:05:52d'une initiative
01:05:53parce que évidemment
01:05:54ce type de messages
01:05:56vous les entendez
01:05:57vous les lisez
01:05:58une initiative
01:05:59qui pourrait aller
01:06:00dans quelle direction ?
01:06:01en fait
01:06:02on défend
01:06:03le droit
01:06:04à une alimentation
01:06:05saine choisie
01:06:05durable
01:06:06pour toutes et tous
01:06:07et qui rémunère
01:06:08correctement
01:06:08qui permet aux agriculteurs
01:06:09agriculteurs
01:06:10et qui soient abordables
01:06:11c'est un droit fondamental
01:06:13il est bafoué
01:06:13le système agroalimentaire
01:06:15aujourd'hui
01:06:15il creuse les inégalités
01:06:16il détruit le vivant
01:06:17c'est pas une exagération
01:06:18malheureusement
01:06:19c'est factuel
01:06:20bonne nouvelle
01:06:21on peut changer les choses
01:06:22mais justement
01:06:22par où on commence ?
01:06:23donc on a porté
01:06:24depuis fin 2023
01:06:25vous le rappeliez
01:06:26il y avait une augmentation
01:06:27une inflation de plus de 20%
01:06:28sur les produits alimentaires
01:06:29sur deux ans
01:06:30depuis ça n'a pas faibli
01:06:31et là on voit bien
01:06:32qu'en plus avec la crise agricole
01:06:34on a un double problème
01:06:35qui s'aggrave
01:06:35ce système alimentaire
01:06:37il met sur le carreau
01:06:37des milliers de paysans
01:06:39paysannes
01:06:39agriculteurs et agricultrices
01:06:40qui ne vivent pas dignement
01:06:41de leur production
01:06:42et il met sur le carreau
01:06:43des millions de citoyens
01:06:44qui ne peuvent pas accéder
01:06:45à cette alimentation saine
01:06:46et au milieu
01:06:47ce que l'on dénonce
01:06:49mais de façon constructive
01:06:50avec des associations
01:06:51comme Famille Rurale
01:06:52Que Choisir
01:06:53Le Secours Catholique
01:06:54France Asso Santé
01:06:55parce que c'est à la croisée
01:06:56des enjeux de santé
01:06:58de pouvoir d'achat
01:06:59etc
01:06:59ce que l'on dénonce
01:07:01c'est l'opacité
01:07:02des marges des intermédiaires
01:07:03c'est-à-dire qu'entre
01:07:03les agriculteurs
01:07:04et les consommateurs
01:07:05c'est une boîte noire
01:07:07de l'industrie agroalimentaire
01:07:08notamment les géants
01:07:09et notamment la grande distribution
01:07:11je m'adresse à eux encore
01:07:12pour vraiment les appeler
01:07:13à ce qu'on change les choses
01:07:14les cinq plus grandes anciennes
01:07:16de la grande distribution
01:07:16contrôlent 80% du marché
01:07:18et sont opaques
01:07:20sur les marges
01:07:21qu'ils prennent
01:07:21à chaque intermédiaire
01:07:22donc quand vous achetez
01:07:23un produit
01:07:23vous ne savez pas
01:07:23d'où ça vient
01:07:24je peux vous donner
01:07:25un chiffre de Famille Rurale
01:07:26en 2024
01:07:27le rayon des fruits et légumes
01:07:29de la grande distribution
01:07:30a généré 200 millions
01:07:31de résultats nets
01:07:32après impôt
01:07:33depuis 2015
01:07:34les prix des fruits frais
01:07:36ont pris
01:07:36plus 54%
01:07:38les prix des légumes frais
01:07:39ont pris
01:07:40plus 62%
01:07:41tandis que
01:07:42l'inflation générale
01:07:43était de 21%
01:07:44je vais concrètement dire
01:07:46où on va
01:07:47depuis 2023
01:07:48on dit
01:07:48il faut de la transparence
01:07:49sur les marges
01:07:50pour redonner de la confiance
01:07:51et surtout il y a une pratique abusive
01:07:53qui est une tendance
01:07:54à faire des marges
01:07:55plus importantes
01:07:56mécaniquement
01:07:57sur les fruits et légumes
01:07:58pour rendre tous ces produits
01:08:00que vous décrivez
01:08:01abordables
01:08:01pour les gens comme Laurent
01:08:02j'y arrive
01:08:03parce que dans cette boîte noire
01:08:05le problème principal
01:08:07qui est totalement inacceptable
01:08:08c'est qu'il y a une tendance
01:08:09donc à faire des marges
01:08:10plus importantes
01:08:10sur les fruits et légumes
01:08:12les produits recommandés
01:08:13pour la santé
01:08:14et des marges moins importantes
01:08:15trop souvent
01:08:16sur des produits d'appel
01:08:17qui sont en fait
01:08:17des produits de la malbouffe
01:08:18or on se retrouve
01:08:19avec une épidémie
01:08:20de maladie chronique
01:08:20donc qu'est-ce qu'on demande
01:08:22quelque chose de très simple
01:08:23sans produit
01:08:24qui correspond
01:08:25aux recommandations publiques
01:08:26officielles
01:08:27de santé publique
01:08:28et on les connaît
01:08:29manger 5 fruits et légumes par jour
01:08:30mais pas seulement
01:08:31les légumineuses etc
01:08:32que ces produits-là
01:08:33qui sont un droit
01:08:34et qui sont des recommandations
01:08:35officielles de santé
01:08:36soient à prix coûtant
01:08:37de façon obligatoire
01:08:38dans la grande distribution
01:08:39ça veut dire
01:08:39on ne leur demande pas
01:08:40de perdre de l'argent
01:08:41bien évidemment
01:08:41bien évidemment qu'ils doivent
01:08:42payer les infrastructures
01:08:43etc
01:08:44mais ils ne doivent pas
01:08:45en gagner
01:08:46et ils peuvent en gagner
01:08:47sur les autres produits
01:08:48parce que c'est plus de
01:08:496000 références en moyenne
01:08:50dans les supermarchés
01:08:50Vous avez eu des réponses
01:08:51à la grande distribution ?
01:08:52D'abord je vais le dire là
01:08:54on ne l'a pas encore dit
01:08:54publiquement
01:08:55mais on a rencontré directement
01:08:56Dominique Schellcher
01:08:57le dirigeant de Coopérative U
01:09:00qui est en train de travailler
01:09:01sur une liste
01:09:01et qui est le plus proche
01:09:03de s'avancer honnêtement
01:09:04vers la liste
01:09:05qu'on a mise
01:09:06sur le site internet
01:09:06mais ce qu'on attend
01:09:07c'est un engagement
01:09:08plus précis
01:09:09et surtout ce qu'on attend
01:09:10c'est que là
01:09:11moi je n'ai pas envie
01:09:12que la santé publique
01:09:13dépende du bon vouloir
01:09:14de la grande distribution
01:09:14je ne veux pas
01:09:15une économie régulée
01:09:16je dis juste
01:09:17avec nos partenaires
01:09:18et plus de 40 associations
01:09:19que sur 100 petits produits
01:09:21qui correspondent
01:09:22à la santé publique
01:09:23là c'est normal
01:09:24de rétablir l'accès
01:09:25de la plus grande partie
01:09:26de la population
01:09:26et j'insiste
01:09:27cette mesure garantie
01:09:29et c'est dans les propositions
01:09:30de loi qui sont sur la table
01:09:31évidemment
01:09:31que ça n'affecte pas
01:09:33la rémunération
01:09:33des agriculteurs
01:09:34parce qu'on exige aussi
01:09:35que les agriculteurs
01:09:37puissent vivre dignement
01:09:38de leur production
01:09:38bonne nouvelle
01:09:39il y a une proposition de loi
01:09:40qui est sur la table
01:09:41non seulement à l'Assemblée nationale
01:09:42depuis juillet
01:09:43c'est le député
01:09:44Boris Tavernier
01:09:45mais surtout
01:09:45il faut que ce soit
01:09:46transpartisan
01:09:46qui l'a déposé
01:09:48et aujourd'hui
01:09:49Antoine Edgul
01:09:50la sénatrice
01:09:50qui a aussi présidé
01:09:51la commission d'enquête
01:09:53sur les marges
01:09:54a déposé
01:09:55la même proposition de loi
01:09:56ça correspond
01:09:57à un besoin
01:09:58encore une fois
01:09:58santé
01:09:59pouvoir d'achat
01:10:01un peu de démocratie
01:10:02et aussi protection
01:10:03des agriculteurs
01:10:04on y veillera
01:10:04ce serait bien
01:10:05que le gouvernement
01:10:06appuie cette proposition
01:10:07sans produit
01:10:08à prix coûtant
01:10:08le gouvernement
01:10:09justement
01:10:09quelle réponse
01:10:10tout ça se font
01:10:11de contraintes budgétaires
01:10:13le Premier ministre
01:10:14justement réunit
01:10:15tous ses ministres
01:10:16cet après-midi
01:10:16pour lui montrer
01:10:17ses calculs
01:10:18Loïc Besson
01:10:19on avait notamment
01:10:20le ministre de l'économie
01:10:21qui arrivait à l'instant
01:10:22essayé de boucler
01:10:23ce fameux budget
01:10:27oui Roland Lescure
01:10:28qui va évidemment
01:10:29jouer un rôle
01:10:30essentiel
01:10:31dans la présentation
01:10:32de ce budget
01:10:33budget qui s'apprête
01:10:34à être présenté
01:10:35par Sébastien Lecornu
01:10:36à l'ensemble
01:10:37de son gouvernement
01:10:37c'est pour ça
01:10:38qu'il organise
01:10:38cet après-midi
01:10:39ce séminaire
01:10:40à Matignon
01:10:41qui devrait durer
01:10:41trois heures
01:10:42c'est le dernier moment
01:10:43pour lui
01:10:43parce que
01:10:43le gouvernement
01:10:44va devoir
01:10:45enfin présenter
01:10:46sa copie
01:10:47de son budget
01:10:49dans un contexte
01:10:50très particulier
01:10:50avec cette crise
01:10:51qui ne couvre
01:10:52plus seulement
01:10:53désormais
01:10:54qui s'expose
01:10:54au grand jour
01:10:55sur fond de difficultés
01:10:56économiques et sociales
01:10:57et c'est d'ailleurs
01:10:58sur ce contexte
01:10:59que compte s'appuyer
01:10:59Sébastien Lecornu
01:11:01pour demander
01:11:02des efforts
01:11:03aux français
01:11:03peut-être plus encore
01:11:05que les 30 milliards
01:11:06d'économies
01:11:06qui ont pu être évoquées
01:11:07ces dernières semaines
01:11:09par différentes sources
01:11:10au gouvernement
01:11:11tout simplement
01:11:11faire des efforts
01:11:12faire des économies
01:11:13justement
01:11:13pour pouvoir
01:11:15financer ces aides
01:11:16cibler aux pêcheurs
01:11:17prolongés
01:11:18au secteur du BTP
01:11:19ou encore
01:11:20aux agriculteurs
01:11:21peut-être élargir
01:11:22à d'autres
01:11:22d'ailleurs
01:11:23dans les prochaines heures
01:11:24ça fait bien sûr
01:11:25partie des discussions
01:11:25aussi cet après-midi
01:11:27le gouvernement
01:11:27qui compte aussi
01:11:28sur la gravité
01:11:29de la situation internationale
01:11:31pour faire comprendre
01:11:31qu'il faut faire des efforts
01:11:33pour avoir enfin
01:11:33quelques marges
01:11:34de manœuvre budgétaire
01:11:35c'est pour ça que
01:11:36Sébastien Lecornu
01:11:37participera demain
01:11:37également cette fois
01:11:38du côté du palais de l'Elysée
01:11:40aux côtés du chef de l'Etat
01:11:41avec l'ensemble
01:11:41des chefs de parti
01:11:42pour leur expliquer
01:11:43les difficultés internationales
01:11:46qui ont bien sûr
01:11:46toutes les conséquences
01:11:47en France
01:11:48Sur ce séminaire gouvernemental
01:11:50Laurent Neumann
01:11:50les ministres
01:11:51quasiment
01:11:52à aucune exception
01:11:53sinon le ministère des armées
01:11:54vont découvrir
01:11:55que les crédits
01:11:56pour l'année prochaine
01:11:56seront identiques
01:11:58à ceux
01:11:58qui viennent de se terminer
01:12:00Vous vous souvenez
01:12:00c'est Sébastien Lecornu
01:12:02fin août
01:12:02qui avait dit
01:12:03il y a une liste de sujets
01:12:04qui sont prioritaires
01:12:06pour le gouvernement
01:12:06il y avait
01:12:07les armées
01:12:08la justice
01:12:08l'intérieur
01:12:09l'éducation
01:12:09la recherche
01:12:10l'écologie
01:12:11tout ça
01:12:12ça faisait quasiment
01:12:1310 milliards de hausses
01:12:15pour le budget
01:12:15de l'état
01:12:16par rapport
01:12:16à l'année dernière
01:12:17et là tout à coup
01:12:18Sébastien Lecornu
01:12:19dit
01:12:20on annule tout
01:12:21on dit
01:12:21cher la feuille
01:12:22on garde les 6 milliards
01:12:23pour l'armée
01:12:23mais tout le reste
01:12:24on enlève
01:12:24Je vous interromps
01:12:25juste pour cette image
01:12:26en direct
01:12:27alors on voit
01:12:27Benoît Ruiz
01:12:28qui est au milieu
01:12:29du blocage
01:12:30des pêcheurs
01:12:32à Nice
01:12:33qui sont visiblement
01:12:33en train
01:12:34de lever
01:12:35de lever
01:12:36ce blocage
01:12:38Benoît
01:12:38on avait vu
01:12:39ils n'étaient pas très nombreux
01:12:40ça suffisait
01:12:41à fermer
01:12:41à fermer
01:12:42le port
01:12:43entre
01:12:44les deux digues
01:12:46on rappelle que
01:12:46les pêcheurs sont
01:12:47en ce moment même
01:12:50reçus
01:12:50au ministère
01:12:51de la mer
01:12:52et de la pêche
01:12:53et qu'ils appellent
01:12:53à moins d'être satisfaits
01:12:55à un blocage
01:12:56demain
01:12:56de tous les ports
01:12:57de la Méditerranée
01:12:58J'ai été interpellé
01:12:59par ce que dit Loïc Besson
01:13:00le Premier ministre
01:13:01n'exclut pas
01:13:01a priori
01:13:02de demander
01:13:02davantage d'efforts
01:13:04aux ministres
01:13:05pour financer
01:13:06les aides ciblées
01:13:07Oui parce qu'en fait
01:13:08il y a deux aides ciblées
01:13:09il y a les aides aux pêcheurs
01:13:10et puis il y a les aides
01:13:11aux agriculteurs
01:13:12vous vous souvenez
01:13:12qu'il y a quelques jours
01:13:13Sébastien Lecornu
01:13:14avait promis
01:13:15un plan d'aide
01:13:17puis un plan de relance
01:13:18pour l'agriculture
01:13:19mais il avait dit
01:13:19en même temps
01:13:20il va falloir
01:13:21que ce soit financé
01:13:22par des économies
01:13:23en coupant
01:13:24les hausses prévues
01:13:26sur cinq domaines
01:13:27ça fait à peu près
01:13:28trois milliards quatre
01:13:29du coup on a une marge
01:13:30de manœuvre
01:13:31pour financer
01:13:32à la fois les aides ciblées
01:13:33pour les pêcheurs
01:13:34les gros rouleurs
01:13:35peut-être d'autres professions
01:13:37et bien sûr
01:13:37les agriculteurs
01:13:38Karine
01:13:39Oui je veux quand même
01:13:40nuancer
01:13:40parce que ce discours
01:13:42qui tend à nous dire
01:13:43qu'il n'y a pas d'alternative
01:13:44c'est un peu la stratégie du choc
01:13:46il n'y a pas d'argent
01:13:47ok
01:13:47mais moi ce que je vois
01:13:48c'est qu'il y a des milliards d'euros
01:13:49qui sont donnés aux entreprises
01:13:50sans contrepartie
01:13:51pour revenir sur le système
01:13:53agroalimentaire
01:13:53il y a un rapport
01:13:54qui est en ligne
01:13:54par plusieurs associations
01:13:56qui s'appelle l'injuste prix de l'alimentation
01:13:57qui avait estimé
01:13:58à 48 milliards d'euros par an
01:14:00les aides diverses et variées
01:14:02niches fiscales etc
01:14:03à ce secteur
01:14:03sans aucune contrepartie
01:14:05ça veut dire
01:14:06sans aucun critère de qualité
01:14:07pour protéger la santé par exemple
01:14:09quand on parle
01:14:09d'aliments ultra transformés
01:14:11ou au contraire
01:14:12recommandés pour la santé
01:14:13mais aussi pour les agriculteurs
01:14:14sans contrepartie par exemple
01:14:15pour la grande distribution
01:14:16qui s'engagerait
01:14:17à respecter
01:14:18un revenu digne
01:14:19des paysans
01:14:19donc de l'argent
01:14:21je me rappelle aussi
01:14:21qu'il y avait une étude
01:14:22qui avait parlé de 211 milliards d'euros
01:14:24sans contrepartie aux entreprises
01:14:25je ne suis pas anti-entreprise
01:14:26pas du tout
01:14:27je dis juste
01:14:28dans cette société
01:14:29il est urgent
01:14:30de ne pas faire payer le prix
01:14:31de mauvaises politiques
01:14:33toujours au même
01:14:33et en l'occurrence
01:14:34les plus démunis
01:14:35au profit
01:14:36des grandes entreprises
01:14:38donc encore une fois
01:14:39ma compétitivité
01:14:40je suis à fond pour
01:14:40mais remettons
01:14:41s'il vous plaît
01:14:42les droits fondamentaux
01:14:43au milieu de l'équation budgétaire
01:14:44vous répondrez dans un instant
01:14:46vous nous direz
01:14:46quelles sont les propositions
01:14:47et s'il faut un budget
01:14:48à tout prix
01:14:48juste on retourne à Nice
01:14:50Benoît Riz
01:14:50est-ce qu'il faut y voir un signe
01:14:51la réunion avec la ministre
01:14:52n'est toujours pas terminée
01:14:53mais effectivement
01:14:54le blocage est en train
01:14:55d'être levé
01:14:57oui
01:15:00le blocus est en train
01:15:01d'être levé
01:15:01regardez
01:15:02sur ces images
01:15:03de Christopher Lhomme
01:15:04alors ça s'est fait
01:15:05en 5 minutes chrono
01:15:07on vous disait tout à l'heure
01:15:08que l'opération
01:15:09avait été assez facile
01:15:10à monter
01:15:11dans ce sens
01:15:12que
01:15:13il y avait seulement
01:15:14des cordages
01:15:16des bouts
01:15:16attachés
01:15:17entre les bateaux
01:15:18et bien il a suffi
01:15:18de détacher ces bouts
01:15:19et bien là vous avez
01:15:20les pêcheurs
01:15:21qui vont retourner
01:15:23chacun
01:15:23dans leur zone
01:15:25de pêche
01:15:26de Prud'homie
01:15:26donc on avait
01:15:27Golfe-Giant
01:15:28Antibes
01:15:29Cannes
01:15:30et donc ils vont tous
01:15:30retourner
01:15:31dans leur fief
01:15:33alors c'est vrai
01:15:34qu'ils nous ont annoncé
01:15:34d'autres blocages
01:15:36qui pourraient
01:15:37se faire
01:15:38dans des ports
01:15:39des Alpes-Maritimes
01:15:41voire même
01:15:41du Var
01:15:42et c'est vrai
01:15:43que voilà
01:15:44on aimerait savoir
01:15:45un peu le bilan
01:15:45de cette action
01:15:47on va essayer
01:15:48d'aller voir
01:15:49Franck
01:15:49qui est pêcheur
01:15:50à Nice
01:15:51Franck
01:15:52si on peut
01:15:52vous en mettre
01:15:52deux secondes
01:15:53savoir le bilan
01:15:54de la journée
01:15:55le bilan
01:15:56de la journée
01:15:56il est mitigé
01:15:57parce qu'on n'a
01:15:58aucune réponse
01:15:59donc on va voir
01:16:00comment ça va se passer
01:16:01par la suite
01:16:02l'important
01:16:03c'est de s'être
01:16:04mobilisé
01:16:05d'avoir été solidaire
01:16:06un pêcheur
01:16:07me disait tout à l'heure
01:16:07c'était une action
01:16:08un peu symbolique
01:16:09mais vous avez montré
01:16:10que vous étiez présent
01:16:11vous avez réussi
01:16:12à bloquer le port
01:16:12pendant 7 heures
01:16:14sans violence
01:16:15sans heure
01:16:16et du coup
01:16:17vous avez réussi
01:16:17à faire parler de vous
01:16:18et aussi
01:16:20à mettre le doigt
01:16:21sur les revendications
01:16:23ouais voilà
01:16:24c'était le principal
01:16:25bon après
01:16:26c'est toujours pareil
01:16:26on ne veut pas
01:16:27embêter les gens
01:16:28c'est pour ça
01:16:28qu'on a réouvert maintenant
01:16:29parce que bon
01:16:30les pauvres gens
01:16:31qui veulent aller
01:16:31se balader en mer
01:16:32et tout ça
01:16:32ils n'y peuvent rien
01:16:33ils sont même
01:16:34dans le même cas
01:16:35de figure que nous
01:16:37donc voilà
01:16:37l'important
01:16:38c'était de marquer le coup
01:16:39certains appellent
01:16:40à bloquer
01:16:40tous les ports
01:16:41de Méditerranée
01:16:42est-ce que vous avez
01:16:42entendu parler de ça
01:16:43et est-ce que c'est
01:16:44quelque chose
01:16:45d'envisageable ?
01:16:46on en a la preuve
01:16:48que déjà
01:16:48c'est faisable
01:16:50après il va falloir
01:16:51voir la suite
01:16:52du mouvement
01:16:52vous gardez le suspense
01:16:54exactement
01:16:55merci beaucoup
01:16:55Franck
01:16:56donc voilà
01:16:56fin du blocus
01:16:57ici à Nice
01:16:59donc peut-être
01:17:00de futures actions
01:17:01à venir
01:17:01dans les heures
01:17:02dans les prochains jours
01:17:03en attendant
01:17:04évidemment
01:17:04les résultats
01:17:05de la discussion
01:17:06au ministère de la Pêche
01:17:07vous vouliez intervenir
01:17:08il y a de l'argent
01:17:08à prendre
01:17:08pas seulement
01:17:09chez Total
01:17:09non mais sur le budget
01:17:11moi je me demande
01:17:12ce à quoi joue le gouvernement
01:17:13je vous partage une information
01:17:14peut-être vous avez échappé
01:17:16il y a un paquet
01:17:16qui a été annoncé
01:17:17par le Premier ministre
01:17:18qui s'appelle
01:17:19Transmission 2027
01:17:19c'est un paquet fiscal
01:17:21qui vise à augmenter
01:17:22les exonérations
01:17:23sur les donations
01:17:24au-delà de 100 000 euros
01:17:26globalement
01:17:26les gens qui sont capables
01:17:27de faire des exonérations
01:17:28au-delà de 100 000 euros
01:17:29dans notre pays
01:17:29c'est les 1 ou 2%
01:17:30quand on regarde
01:17:31les chiffres de l'INSEE
01:17:32donc alors qu'on est
01:17:33dans cette situation
01:17:35le gouvernement
01:17:35la priorité fiscale
01:17:37qu'il se donne
01:17:37l'exonération fiscale
01:17:39qu'il se donne
01:17:39c'est d'augmenter
01:17:41la baisse
01:17:42des droits de succession
01:17:45sur les super-héritiers
01:17:46c'est n'importe quoi
01:17:47alors je vous donne
01:17:48nous notre proposition
01:17:49parce qu'elle est
01:17:50l'exact inverse
01:17:51de celle du gouvernement
01:17:52nous nous disons
01:17:53nous sommes capables
01:17:54de rendre 15 milliards d'euros
01:17:55de pouvoir d'achat
01:17:57aux actifs
01:17:57comment le faisons-nous ?
01:17:58nous enlevons
01:17:59nous baissons
01:18:00la CSG
01:18:01sur les salariés
01:18:02entre 1 et 3 SMIC
01:18:04c'est-à-dire 90%
01:18:05du monde du travail
01:18:06comme on est
01:18:06dans une situation budgétaire
01:18:07que vous connaissez
01:18:08on le finance
01:18:08comment on le finance ?
01:18:09par une taxe
01:18:11sur les super-héritages
01:18:12au-delà de 2 millions d'euros
01:18:13ça permet de rapporter
01:18:1415 milliards d'euros par an
01:18:16juste pour qu'on ait
01:18:17les ordres d'idées en tête
01:18:18ça permet à un salarié
01:18:19au SMIC
01:18:20de gagner 1000 euros
01:18:21de plus par an
01:18:225,3% de salaire net
01:18:23en plus
01:18:24ça permet à un salarié
01:18:25au salaire médian
01:18:262100 euros
01:18:27de gagner 1300 euros
01:18:29de plus par an
01:18:305% de son salaire
01:18:31en plus
01:18:31vous voyez
01:18:32le moment du budget
01:18:33c'est le moment
01:18:34des choix budgétaires
01:18:35et nous ce qu'on propose
01:18:36c'est de baisser la fiscalité
01:18:37du travail
01:18:38et d'augmenter
01:18:39du même mouvement
01:18:40la fiscalité des super-héritiers
01:18:41au-delà de 2 millions d'euros
01:18:42et le gouvernement
01:18:43fait le chemin inverse
01:18:44il continue
01:18:45à détaxer
01:18:46les super-héritages
01:18:47alors qu'on est dans ce moment
01:18:48de grande transmission
01:18:49peut-être avez-vous entendu ce mot
01:18:50c'est la une de Libération ce matin
01:18:529000 milliards d'euros
01:18:53qui vont passer de main en main
01:18:54on se demande
01:18:55à quoi joue le gouvernement
01:18:56Frédéric ?
01:18:56alors d'abord juste un mot
01:18:57d'abord parce que les petites donations
01:18:59et les petites actes
01:18:59ne sont pas d'accès
01:19:00il faut aussi remettre en contexte
01:19:02jusqu'à 100 000 euros
01:19:03aujourd'hui il y a un abattement total
01:19:04mais ça n'a rien à voir
01:19:05avec le gouvernement
01:19:05ça existait avant
01:19:06prendre moins d'impôts
01:19:07que zéro
01:19:07c'est pour ça que
01:19:08c'est les exonérations
01:19:09au-delà de 100 000 dans le paquet
01:19:11mais pour remettre de l'argent
01:19:12dans le système
01:19:12mais c'est l'1%
01:19:13c'est explicable
01:19:14et juste un mot
01:19:15sur les cadeaux aux entreprises
01:19:17on entend souvent ça
01:19:17les cadeaux aux entreprises
01:19:18on va rappeler quand même
01:19:19que les entreprises
01:19:20en France
01:19:20oui oui
01:19:21je n'ai pas parlé de cadeaux
01:19:22j'ai parlé d'un manque
01:19:23de contrepartie
01:19:24qui permettrait de remettre
01:19:24la santé publique
01:19:25par exemple
01:19:25et les agriculteurs
01:19:26au centre de l'équation
01:19:27ce qu'on appelle
01:19:28les exonérations
01:19:28ou les cadeaux fiscaux
01:19:29c'est déjà une contrepartie
01:19:31les entreprises françaises
01:19:32sont les plus taxées d'Europe
01:19:34la pression fiscale
01:19:36sur les entreprises françaises
01:19:37est deux fois supérieure
01:19:37à la moyenne européenne
01:19:38donc quand on parle
01:19:39non contrepartie
01:19:40la contrepartie
01:19:42d'être le plus taxé
01:19:42c'est d'avoir des exonérations
01:19:44il faut aussi le rappeler
01:19:45les entreprises en France
01:19:46elles ne sont pas
01:19:47toutes défiscalisées
01:19:48elles sont les plus taxées d'Europe
01:19:50alors pas forcément d'ailleurs
01:19:51avec
01:19:51on parle souvent
01:19:52d'impos sur les sociétés
01:19:53le tout-diès
01:19:54non c'est sur la production
01:19:55et sur le travail
01:19:57là-dessus
01:19:57elles sont de très loin
01:19:58les plus taxées d'Europe
01:19:59il faut aussi le rappeler
01:20:00pour nourrir le débat
01:20:02et on continue à suivre
01:20:04la situation
01:20:05des pêcheurs
01:20:06au ministère
01:20:07Élise Phillips
01:20:07réunion visiblement
01:20:09toujours loin d'être terminée
01:20:13exactement
01:20:14la réunion s'éternise
01:20:15elle a commencé maintenant
01:20:16il y a plus de 3h
01:20:17elle ne devrait pas se terminer
01:20:18avant 14h30
01:20:19et à l'instant
01:20:21on nous dit
01:20:22qu'on s'achemine
01:20:24tout doucement
01:20:24vers la fin de cette réunion
01:20:25peut-être que dans les minutes
01:20:27qui viennent
01:20:27ces pêcheurs
01:20:28cette délégation
01:20:28d'une quinzaine de pêcheurs
01:20:29va sortir
01:20:30il devrait y avoir aussi
01:20:32un point presse
01:20:33de la ministre
01:20:34déléguée de la pêche
01:20:35et de la mer
01:20:35Catherine Chabot
01:20:36cette réunion
01:20:37effectivement
01:20:37elle dure depuis maintenant
01:20:38plus de 3h
01:20:40et ce qui en est sorti
01:20:41pour l'instant
01:20:41c'est compliqué
01:20:42mais tout à l'heure
01:20:44je discutais avec un pêcheur
01:20:45qui est présent
01:20:45à cette réunion
01:20:46qui est venu du sud
01:20:47de la France
01:20:47pour discuter
01:20:49avec la ministre
01:20:49et qui me disait
01:20:50que pour l'instant
01:20:51il n'y a que des constats
01:20:52mais aucune réponse concrète
01:20:54on n'est pas franchement surpris
01:20:56on continuera à suivre
01:20:57évidemment
01:20:58cette réunion
01:20:58à vous donner la parole
01:20:59les difficultés
01:21:00de la vie chère
01:21:01les solutions envisagées
01:21:02par les uns et les autres
01:21:03merci à tous
01:21:04sur le plateau
01:21:05et le Midi BFM
01:21:06vous dit à demain
01:21:07à demain
01:21:07merci à tous
01:21:07merci à tous
01:21:08– Sous-titrage FR 2021
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