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  • il y a 5 minutes
Ce jeudi 17 septembre, l'idée d'une baisse des taxes sur les carburants, le pouvoir d'achat comme principale préoccupation des Français, ainsi que les attentes des chefs d'entreprise concernant le budget et l'élection présidentielle de 2027, ont été abordés par Christian de Boissieu, économiste et vice-président du Cercle des économistes, Dany Lang, enseignant-chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, et Anne-Catherine Péchinot, PDG d'Easy Cash, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Il est 10h01 sur BFM Business, les experts, ça continue avec Anne-Catherine Péchineau,
00:05je mets les lettres à l'envers, Péchineau, PDG d'Easy Cash,
00:08Dani Lang, enseignant-chercheur en économie à Sorbonne-Paris-Nord,
00:12et Christian de Boissieu, économiste et vice-président du Cercle des économistes.
00:15Christian était en train de dire qu'il n'y a aucun moment dans lequel la baisse des taxes est
00:20une bonne idée.
00:22Je parle du carburant.
00:23Je trouve ça, alors, ça serait sympa, mais c'est pas une bonne idée.
00:26Voilà, ça serait sympa, on est tous consommateurs, on conduit tous plus ou moins des bagnoles ou des motos,
00:32on a besoin d'essence ou de gazole, donc je trouve ça un peu d'émago aujourd'hui,
00:36de dire qu'on va s'en sortir en baissant les taxes.
00:39D'abord, à mon avis, ça ne serait pas efficace.
00:41Et deuxièmement, compte tenu du poids des taxes, de ces taxes sur l'énergie dans les budgets publics,
00:52à court terme, vous augmentez le déficit.
00:54Alors, les gens disent, ceux qui sont partisans de baisser les taxes,
00:58mais il va y avoir une reprise d'activité derrière, un effet volume.
01:02Il peut y avoir un décalage dans le temps, et pendant ces quelques mois, vous avez un décalage dans le
01:06temps.
01:06Ça remonte, ça continue de monter.
01:08Le déficit public continue à monter, voilà.
01:10Et le prix de l'essence continue de monter, Daniel.
01:12Oui, et par ailleurs, bon, quand vous baissez les taxes sur quelque chose,
01:15on a l'expérience, souvenez-vous, les taxes sur la restauration de Nicolas Sarkozy,
01:19vous ne pouvez pas dire obliger les entreprises à baisser les prix.
01:24Donc, si ça se trouve, Total et compagnie, une fois de plus contre lesquels je n'ai rien,
01:29mais vont faire encore davantage de bénéfices.
01:33Et il faut aussi se rendre compte que dans les périodes où l'essence est particulièrement chère,
01:38les gens utilisent des moyens de transport alternatifs.
01:40Donc, l'État ne s'enrichit pas, en fait.
01:43Ça stabilise, en fait.
01:45Oui, la demande baisse.
01:46Plus de taxes au litre, mais ça stabilise, finalement, les rentrées fiscales.
01:51Ce qui gonfle, c'est les profits des entreprises pétrolières.
01:54Et Christian a raison de dire qu'il n'y a pas que Total, en fait.
01:57Et c'est là, effectivement, qu'il faudrait faire porter l'effort, éventuellement, en imposant à tout le monde, d
02:03'ailleurs, de plafonner.
02:04Je disais que ça serait bien qu'elles le fassent d'elles-mêmes, les boîtes.
02:06Oui, mais d'accord.
02:07Total l'a fait plus ou moins d'eux-mêmes.
02:08Après, ils disent, pas de taxes sur les super-profits.
02:11Vous pouvez toujours rêver, Dany.
02:12Oui, oui, non, mais d'accord.
02:13Je vous rappelle, Dany, que la menace de Total, c'est de dire, si vous me taxez sur les super
02:17-profits,
02:18j'arrête de plafonner les prix à la pompe.
02:20Oui, mais d'accord.
02:21Mais à ce moment-là, vous plafonnez les prix à la pompe.
02:23Ça, c'est déjà fait en France.
02:24Je vous rappelle, sous Michel Rocard, on n'était pas en URSS.
02:28C'était pas un gouvernement socialiste.
02:29Dany, le blocage des prix, c'est rarement efficace.
02:32C'est rarement efficace sur le long terme.
02:34Ça, je suis complètement d'accord.
02:36L'ensemble des prix, c'est rarement efficace.
02:38Mais de manière ciblée sur, quand même, un prix qui est essentiel
02:42et auquel on ne peut pas échapper, qui est le prix de l'essence
02:45qui impacte aujourd'hui de nombreux commerçants, de nombreux ménages, etc.
02:49Mais qui peut dire si Ormouz va se rouvrir la semaine prochaine ?
02:52Non, mais c'est ça.
02:54Au départ, c'est les bêtises de Trump qui nous mettent là-haut.
02:57Malheureusement, à court terme, je dirais, le trend ne va pas dans le bon sens.
03:00C'est plutôt dans le sens de la hausse.
03:01Catherine, sur la hausse du prix de l'essence, c'est quoi votre point de vue ?
03:04Qu'est-ce qu'on peut faire ? C'est quoi la bonne mesure ?
03:06Sur la hausse de la prix de l'essence, ça impacte plus fortement
03:10les Français qui n'habitent pas dans les grandes villes.
03:13Et c'est souvent des Français qui ont des faibles pouvoirs d'achat.
03:15Donc c'est pour ça que ça cristallise autant les débats.
03:17parce que les Français qui ont déjà l'impression d'avoir leur pouvoir d'achat qui baisse,
03:22d'avoir des générations qui vont être moins riches que les précédentes.
03:25Entre un automobiliste urbain et un automobiliste rural, le coût, c'est de fois deux.
03:30Oui, le budget.
03:30Nous, on le voit bien dans nos magasins, parce qu'on est présents dans 170 localités en France
03:37et on est assez peu présents finalement en région parisienne.
03:39Donc on est vraiment dans la France des villes moyennes.
03:45Ça impacte nos collaborateurs, ça impacte les clients.
03:48Il y a du coup des fréquentations de magasins qui sont beaucoup moins importantes
03:51et beaucoup moins de consommation.
03:53Donc ça commence à être un cercle complètement vicieux
03:56et surtout ça cristallise tout le mécontentement.
03:59Donc je ne sais pas quelle est la bonne solution,
04:01mais ce qui est sûr, c'est que si ça continue à monter,
04:03on va se retrouver dans une situation qui va être extrêmement explosive.
04:08D'autant plus qu'on a le sentiment qu'on est dans un espèce de...
04:12Moi j'appelle ça un, deux, trois soleils où rien ne se passe jusqu'aux élections
04:15et où il n'y a pas de vraie prise de décision.
04:18Et moi ça m'inquiète beaucoup à titre personnel.
04:21Oui, c'est long quoi.
04:21Donc voilà, c'est long, ça va être très long
04:24et on va se retrouver dans une situation qui va être...
04:27Vous sentez monter la tension ?
04:28Oui, on la sent monter, oui, de façon très nette.
04:30Oui, oui.
04:30Mais je pense...
04:31Christian ?
04:32Là-dessus.
04:33Moi je pense que le gouvernement ne peut pas ne rien faire d'ici l'élection.
04:42Qu'est-ce qu'on peut faire ?
04:43Alors premièrement, il faut qu'il y ait un budget qui ne sera forcément pas bon.
04:47Mais je pense qu'on ne peut pas se payer une loi spéciale
04:50et reproduire au début de l'année prochaine le budget de cette année.
04:53Et d'autant plus que, d'après le raisonnement qui est fait par les constitutionnalistes,
04:58je ne suis pas,
04:59c'est une loi spéciale l'année prochaine,
05:01elle risque de se prolonger, continue les échéances électorales,
05:04une grande partie de la...
05:05Mais le RN a priori va voter.
05:07Bon, on va voir.
05:07On va voir.
05:08Je ne sais pas ce que le Parti Socialiste va demander.
05:11Alors là, on a le contre-budget du Parti Socialiste.
05:1422 milliards de dépenses en plus et la taxe Zuckmane faut compenser.
05:17Il ne va pas demander son budget, je ne pense pas.
05:19Là, il faut un programme pour l'élection présidentielle.
05:23Je ne suis pas sûr qu'il fasse un programme pour le budget 2027.
05:26Non, mais ils ont déjà dit qu'en gros, ils censureraient.
05:29On va voir.
05:30On va voir comment ça se passe.
05:31Mais je dis...
05:31Et dernier point, parce qu'on a...
05:33Il y a quand même en toile de fond tout ça,
05:37derrière la grogne.
05:40Enfin la grogne.
05:41Moi, je trouve que les Français sont quand même plutôt calmes aujourd'hui,
05:45même s'il y a des poches de contestation ici ou là.
05:50Vous savez, une crise sociale...
05:52Moi, je ne suis pas un agitateur.
05:54Donc, quand je parle de crise sociale,
05:55j'essaye de faire attention à ce que je raconte.
05:57Mais ce que je constate, c'est qu'une crise sociale style Villers-Jaunes
06:01ou d'autres qu'on a eues dans le passé,
06:04très difficile à prévoir.
06:05Mai 68, j'ai été étudiant.
06:07Impossible à prévoir mai 68.
06:09Deux mois avant, vous aviez l'éditorial de Pierre Viançon-Ponté dans le Monde.
06:14La France s'ennuie, certes.
06:15Mais je veux dire par là que les crises sociales,
06:17les ruptures sont très difficiles à pouvoir avoir.
06:19Mais il y a un moment, il y a une telle accumulation de ressentiments.
06:24Au fond, le débat, c'est ressentiment versus résignation.
06:27Est-ce que les Français sont résignés ?
06:29Ou est-ce qu'ils sont dans la contestation ?
06:32Très compliqué à comprendre.
06:33Mais je dis simplement, je pense que...
06:37Au fond, le gouvernement, il est pris entre le marteau et l'enclume
06:40parce que, d'un côté, il y a une situation sociale intérieure, domestique,
06:44qui est très fragile.
06:45Et de l'autre côté, il y a les investisseurs étrangers
06:48qui ne nous feront pas de cadeaux
06:49et les agences de notations qui nous mettent sur surveillance.
06:53Donc, il faut naviguer.
06:55Et je pense, par exemple, que si on ne dit rien,
06:57si on ne rouvre pas d'une manière ou d'une autre,
07:00le débat un peu dangereux et explosif sur les retraites,
07:04mais si on ne dit rien sur la réforme des retraites d'ici l'élection,
07:08je ne suis pas sûr qu'on puisse se permettre de ne rien dire.
07:12Alors, si on reprend le débat...
07:14Donc, c'est de l'aide ciblée ?
07:17Il faut la reprendre sur d'autres bases.
07:19L'histoire de l'âge pivot, on a constaté que ce n'était pas...
07:23Non, mais quand vous dites, je reviens sur l'essence,
07:24quand vous dites qu'on ne peut pas ne rien faire,
07:26c'est-à-dire qu'à un moment donné, à part augmenter les aides ciblées...
07:28À mon avis, il y a deux choses qu'il faut faire.
07:30C'est essayer de faire voter un budget qui sera mauvais
07:33et qui va déplaire à tout le monde.
07:35Mais ça, les Français dans leur portefeuille...
07:36On verra ce que ça donne.
07:38Et puis, il faut une approche systémique et pas catégorique,
07:41ne pas cibler des sous-ensembles de la population
07:44qui seraient légitimement considérés comme des...
07:48qui seraient culpabilisés, en quelque sorte.
07:50Bon.
07:50Et puis, deuxièmement, je termine,
07:53je pense quand même qu'on ne peut pas attendre l'élection présidentielle
07:55d'une manière ou d'une autre.
07:57Compte-vu de l'urgence démographique,
08:00compte-vu du déficit des retraites,
08:02je pense qu'il faut qu'on avance quand même d'une manière ou d'une autre.
08:04Sur les retraites.
08:05Bon.
08:05Dany.
08:06Alors, je suis toujours très intéressé par ce que dit Christian.
08:09J'ai souvent des points d'accord,
08:11mais aussi des points de désaccord.
08:12Notamment, moi, je reviens sur l'idée qui est affichée à l'écran,
08:15sur l'idée de blocage des prix de l'essence.
08:19Une fois de plus, on sait en économie
08:21que bloquer les prix, ça fonctionne à court terme,
08:25mais pas sur l'ensemble des prix.
08:26Évidemment, il ne s'agit pas de revenir à l'époque de l'URSS
08:30sans système de prix, etc.
08:32Mais là, on a une urgence absolue
08:35qui est cette question du prix de l'essence.
08:38On n'y arrivera pas par les taxes,
08:40on n'y arrivera pas de 50 manières.
08:43Que totale les faits spontanément,
08:45c'est tout à leur honneur,
08:46mais ça ne suffit pas,
08:47il faut bloquer les prix de l'essence
08:50le temps que dure cette crise à Hormuz,
08:53parce que ça n'a strictement rien à voir
08:55avec des mécanismes de marché.
08:56Les prix actuels, on ne peut pas dire
08:58que c'est les mécanismes de marché
08:59qui nous mettent les prix.
09:00Mais vous bloquez les prix,
09:01vous achetez toujours le pétrole aussi cher.
09:02Donc à un moment donné,
09:04vous ne pouvez pas disparaître
09:05toutes les petites stations
09:06ou alors vous les compensez.
09:07Bien sûr, on a quand même
09:09des réserves pétrolières en France
09:10pour plusieurs mois.
09:13Je vous ferai remarquer
09:14que les prix ont grimpé tout de suite,
09:17alors que l'effet de l'achat plus cher
09:19est venu trois mois plus tard.
09:21Ce qui explique aussi une grande partie...
09:23C'est toujours comme ça,
09:24c'est le marché à terme,
09:24c'est tout...
09:25Oui, non, mais tout à fait,
09:26tout à fait.
09:27Mais je ne dis pas que c'est mal,
09:29je dis qu'il faut faire quelque chose.
09:30Donc voilà.
09:31Alors, je ne dis pas
09:32que c'est la solution miracle.
09:34Évidemment, ça n'est pas
09:34une solution de court terme.
09:35Si ça dure à Hormuz,
09:37il faudra envisager
09:38d'autres angles d'attaque.
09:40En tout cas, voilà.
09:42Annoncer des choses
09:42sur la réforme des retraites
09:44maintenant,
09:45alors que le climat
09:45est déjà explosif,
09:46ça ne me paraît pas non plus
09:48la meilleure des idées.
09:51Dany, tu peux dire un mot là-dessus ?
09:53Oui, oui, non, mais...
09:54C'est que dans mon esprit,
09:56c'était surtout
09:57à destination
09:58de ceux qui nous prêtent.
10:00Excusez-moi.
10:01Parce que moi,
10:01ce qui m'inquiète,
10:02et le sujet,
10:03il n'est pas technique,
10:04il est politique,
10:04ce qui m'inquiète,
10:05c'est la vitesse
10:06avec laquelle
10:07les taux d'intérêt payés
10:08par la France augmentent,
10:10et créant ce que vous savez
10:11aussi bien que moi,
10:12c'est-à-dire cet effet
10:12boule de neige.
10:13Oui, c'est ça, c'est ça.
10:15Et moi, je suis favorable
10:17à ce qu'on sort
10:18de cet effet
10:18de boule de neige.
10:19L'effet de boule de neige,
10:20c'est lié au fait
10:21que la croissance
10:22est inférieure
10:23au taux d'intérêt réel.
10:24Et effectivement,
10:24c'est préoccupant
10:25avec des taux à 4,5
10:27avec une inflation
10:28quand on prend
10:29l'index harmonisé
10:31à 2,6...
10:34Oui, mais donc du coup,
10:35il faut donner un signal.
10:36Vous donnez quoi
10:36comme signal, Dany,
10:38pour faire baisser les taux ?
10:38Il faut donner un signal
10:39de reprise de la croissance,
10:40donc un signal, pour moi,
10:42sur le pouvoir d'achat.
10:43Et notamment,
10:45agir sur le pouvoir d'achat
10:48des classes populaires,
10:50agir sur le salaire minimum,
10:51agir sur la CSG.
10:54Je vous rappelle quand même
10:55que les gens
10:55qui sont tout en bas
10:56de l'échelle des revenus,
10:57certes, payent peu d'impôts
10:58sur le revenu,
11:00n'en payent pas pour la plupart,
11:01mais payent beaucoup d'autres...
11:02Mais Dany,
11:03vous voulez donner un signal
11:04au marché
11:04en augmentant le déficit, là ?
11:05Donc c'est le signal contraire ?
11:07Non, justement,
11:08parce que si vous avez la croissance,
11:09le déficit baisse mécaniquement.
11:11Dany, la croissance,
11:12elle va parvenir miraculeusement
11:13du jour au lendemain,
11:15malheureusement.
11:15Ça serait sympa.
11:16On était à 0,4%,
11:17au 0,5%.
11:18On ne va pas passer
11:20à 2% du jour au lendemain.
11:21Avec 30% de coupes budgétaires,
11:2430 milliards de coupes budgétaires,
11:25on va passer en récession.
11:26Moi, je vous le dis.
11:27Je n'ai pas signé ce courrier.
11:29Oui, je le sais bien.
11:30Personne ici
11:30n'a signé ce courrier.
11:32Je le sais bien,
11:33mais moi, je vous dis
11:34que ça,
11:35c'est un accélérateur incroyable
11:37pour entrer en récession.
11:38Anne-Catherine Péchineau,
11:40Christian de Boissieu,
11:41il est contre l'année blanche.
11:42Pourtant, ça permet au moins de...
11:45C'est la non-politique,
11:46l'année blanche.
11:46Vous ne faites aucun choix.
11:47J'ai compris.
11:48Mais au moins,
11:48ça permet de raboter tout le monde
11:50du même niveau.
11:53Il faut quand même
11:53que la politique
11:54soit des choix.
11:56Exerce son rôle.
11:58Je veux dire, voilà.
12:00Oui, mais vous me dites
12:01qu'il faut que tout le monde
12:01soit touché pareil
12:02et pas que les retraités.
12:02Non, ce n'est pas ça.
12:03Non, je n'ai pas dit pareil.
12:05J'ai dit qu'il faut
12:06que les efforts soient
12:08partagés,
12:08je ne veux pas dire équitablement,
12:10que tout le monde...
12:11Aucune carrière,
12:12il n'y a eu le sentiment
12:13d'être celle qui va porter
12:14100% du poids
12:15de l'ajustement requis.
12:16C'est ça que je suis en train de dire.
12:17Anne-Catherine Péchineau,
12:18comment vous regardez
12:19les ballons d'essai
12:19lancés par le gouvernement
12:20sur le budget ?
12:22On va dire, si on se passe
12:24comme chef d'entreprise,
12:25quand on a des dépenses
12:26qui sont plus importantes
12:28que les recettes,
12:29en général,
12:29on essaie de faire quelque chose
12:30pour que ça s'améliore.
12:32On va renégocier sa dette
12:33s'il y a besoin
12:33et puis on met un plan d'action
12:34en place pour faire en sorte
12:36que de façon à long terme,
12:38ça puisse fonctionner.
12:39Donc on va se dire
12:40que si je prends un peu...
12:42Si je regarde ça
12:43avec mon oeil
12:43de chef d'entreprise,
12:44je me dis que ce n'est pas
12:45des mesurettes
12:45qui vont changer les choses
12:47et qu'on est face à une crise
12:48sur laquelle il faut agir
12:49de façon systémique.
12:51Après, la vraie difficulté,
12:52c'est qu'on est en période électorale
12:53et que le budget
12:56va être compliqué à voter.
13:01Est-ce qu'il faut une année blanche ?
13:03Ce n'est pas forcément
13:04quelque chose
13:04qui va faire rêver les foules,
13:07mais c'est probablement
13:08quelque chose
13:09qui va au moins permettre
13:09de pouvoir fonctionner.
13:10Mais je suis d'accord avec vous,
13:12ce n'est pas un choix politique.
13:14Et l'impression que l'on a
13:16en tant que chef d'entreprise,
13:18c'est qu'on va avoir
13:18le droit à deux tours,
13:19c'est-à-dire qu'on va avoir
13:20le tour des présidentielles
13:21et puis on va avoir
13:22le législatif juste derrière
13:23sur lequel on va encore repartir
13:25sur des débats d'idées.
13:27Finalement, ce dont on a besoin,
13:28c'est d'une vraie politique
13:29qui soit menée
13:29et puis surtout de la robustesse.
13:34Mon sentiment,
13:35c'est que miser sur une croissance infinie
13:39à un moment donné,
13:39ça n'arrivera pas.
13:40On sait très bien
13:41qu'il y a quand même
13:41un certain nombre de choses
13:43qui vont se passer
13:43sur l'accès aux ressources,
13:45sur des changements
13:46qu'il va falloir mettre en place,
13:47que ça va demander sans doute
13:49beaucoup d'investissements.
13:50On parle beaucoup
13:51de réindustrialisation de la France,
13:53mais il y a également
13:54de la réindustrialisation légère
13:55à faire.
13:56Il y a plein de métiers
13:57qui avaient disparu.
13:58Vous pensez à quoi ?
13:59Le métier de la réparation.
14:00Il n'y a plus de réparateurs
14:01en France.
14:02Sur les 3DE,
14:03qui sont les gens
14:04qui réparent
14:05les produits électroniques,
14:0660% des réparateurs
14:08vont partir à la retraite
14:09dans les 3 ans qui viennent.
14:10Il n'y a plus de réparateurs
14:11en France.
14:12Vous, vous cherchez
14:13des réparateurs ?
14:13Oui, tout le monde.
14:15Tout le monde cherche
14:16des réparateurs.
14:17C'est mon cas,
14:18c'est le cas de Murphy,
14:18c'est le cas de tas d'entreprises
14:19qui veulent réparer.
14:21Il n'y a plus de réparateurs
14:23en France.
14:23Ce sont des métiers
14:24qui sont essentiels demain
14:25si on veut avoir
14:26de la souveraineté
14:27quand c'est que l'accès aux ressources
14:28va être de plus en plus difficile.
14:30Donc il y a des vrais changements
14:32à faire,
14:32qui sont des changements
14:33qui sont systémiques.
14:34Moi je dis souvent que grossir
14:36ce n'est pas grandir
14:36et on a l'impression
14:37qu'on veut absolument grossir
14:39pour des histoires d'équilibrage.
14:42Donc il y a des solutions
14:42à prendre à court terme
14:43et les solutions
14:44à prendre à court terme
14:44c'est éviter que ça aille trop mal.
14:46On va dire éviter
14:47que ça dérive davantage.
14:48Donc peut-être que c'est
14:49une année blanche.
14:50Je n'en sais rien.
14:50En tout cas,
14:51c'est ce qui est acceptable
14:51et votable de façon
14:52à ce qu'on puisse fonctionner.
14:53Puis après,
14:54c'est l'idée de se dire
14:55de quoi est-ce qu'on veut.
14:57Et c'est tout le débat
14:58de la présidentielle
14:59et le débat probablement
15:00des législatives
15:00qui vont arriver derrière
15:01mais qui va demander
15:03un certain nombre de choses.
15:04Et c'est vrai que nous
15:05en tant que chef d'entreprise
15:06on se dit souvent
15:06qu'à l'échelle de nos entreprises
15:08ceux qui ont
15:09entre guillemets
15:11du courage
15:12et la capacité
15:13de changer les choses
15:13c'est nous.
15:14Donc on essaie
15:15de prendre notre part
15:15du boulot
15:16et de faire un certain
15:17nombre de choses
15:18que l'on aurait fait.
15:19Tout le monde lève la main.
15:21Typiquement,
15:21c'est très bien organisé.
15:23C'est pas rentable.
15:23Mais on a décidé
15:24qu'on allait mettre
15:25des ateliers de réparation
15:26dans nos magasins
15:26parce qu'il nous semble
15:27qu'à moyen terme
15:28pour la France
15:29c'est d'une bonne chose
15:30d'avoir des réparateurs
15:31et de créer ce savoir-faire.
15:32Alors, allez-y.
15:33Christian, vous avez levé
15:34la main en premier.
15:35Bravo.
15:36Merci, Dany.
15:37Je pense que derrière
15:38le débat
15:39est posée la question
15:40des salaires
15:43dont on n'a pas parlé
15:44jusqu'à présent
15:45ou dont on a parlé
15:47indirectement.
15:48Je veux dire,
15:48il y a clairement
15:49dans les chiffres
15:50une perte importante
15:52du pouvoir d'achat
15:53compte tenu
15:53de l'inflation.
15:55Moins 0,4
15:56dit l'INSEE
15:56sur l'année
15:57sur le pouvoir d'achat.
15:58Et puis si ça continue
15:59c'est l'inflation continue.
16:00Donc je pense
16:01que la question
16:02des salaires
16:02est posée.
16:03Alors,
16:04sur le salaire minimum
16:04il est protégé
16:05par la formule.
16:06Le sujet
16:07c'est au-dessus.
16:08Au-dessus.
16:10Et là,
16:11il y a des trappes
16:13à bas salaire
16:14et à perte
16:14de pouvoir d'achat.
16:15Et je pense que
16:17je ne crois pas
16:18à l'efficacité
16:20d'une conférence générale
16:21sur les salaires
16:22sur le pouvoir d'achat
16:23qui est demandé
16:24aujourd'hui
16:24par la CGT.
16:25c'est que je ne m'abuse.
16:26Je crois plutôt
16:27qu'il faut
16:29des négociations salariales
16:31j'allais dire
16:32branche par branche
16:33voire entreprise
16:34par entreprise
16:35qui tiennent compte
16:36justement
16:36de la situation
16:37de l'entreprise
16:38de ses performances
16:38je dirais
16:39de la productivité.
16:41La productivité
16:42est un élément important
16:43pour déterminer
16:44l'évolution des salaires.
16:45Mais je pense
16:46qu'on ne peut pas
16:47aujourd'hui
16:48compte tenu
16:49de l'évolution
16:49du pouvoir d'achat
16:52faire
16:53la croix
16:53une croix là-dessus
16:54et je termine
16:55en disant
16:55que le débat
16:57avait été ouvert
16:58la semaine dernière
16:58chaque semaine
16:59il y a un nouveau front
17:00qui s'ouvre
17:00sur l'épargne salariale
17:02taxer l'épargne salariale
17:03apparemment c'est de côté
17:04ça va ça vient
17:06ballon d'essai
17:09je ne suis pas sûr
17:10que c'était non plus
17:10une bonne idée
17:11parce que l'épargne salariale
17:12c'est important
17:13moi je pense
17:14qu'il faut plutôt
17:15la favoriser
17:16elle existe
17:17dans les grandes entreprises
17:18surtout dans les grandes entreprises
17:19il faut la favoriser
17:20vers le tissu
17:21des PME-ETI
17:22Dany
17:23alors j'aimerais réagir
17:25à ce qu'ont dit
17:26mes deux collègues
17:27ici
17:27alors madame
17:29je suis d'accord
17:29avec ce que vous avez dit
17:30sur le long terme
17:32on ne peut pas
17:34rêver
17:35d'un monde
17:35de croissance infinie
17:36dans un monde fini
17:37c'est Kenneth Boulding
17:38qui disait ça
17:38et vous avez tout à fait raison
17:40de dire qu'aujourd'hui
17:41on n'a pas
17:42il va falloir former
17:43des réparateurs
17:44et ces réparateurs
17:46ce n'est pas
17:46des basses qualifications
17:47c'est des hautes
17:49qualifications
17:50et il va même falloir
17:51aller plus loin
17:51à un moment
17:52ça fâche pas mal
17:53de grandes entreprises
17:54aujourd'hui
17:55qui ont introduit ça
17:55mais il va falloir passer
17:56à la garantie obligatoire
17:58de deux ans
17:59à cinq ans
17:59ça va provoquer
18:01un changement complet
18:02de nos circuits
18:03de production
18:05mais c'est nécessaire
18:06si on veut vraiment
18:07faire la transition écologique
18:09là où je suis en désaccord
18:10avec vous
18:11c'est que vous avez
18:11tout à fait raison
18:12pour dire que
18:13l'entreprise en soi
18:14elle ne peut pas dépenser
18:16plus que ce qu'elle gagne
18:17et donc elle doit faire
18:18des efforts sur ses dépenses
18:19c'est tout à fait
18:22raisonnable
18:22etc
18:23mais un état
18:24ce n'est pas tout à fait
18:24la même chose
18:25parce que vous savez
18:26que les recettes
18:27dépendent aussi
18:28des dépenses
18:29et surtout en bas du cycle
18:30où le multiplicateur
18:31des dépenses publiques
18:32est particulièrement élevé
18:33par ailleurs
18:34l'état doit impulser
18:35cette politique
18:37de transition écologique
18:38il y a des milliards
18:39il y a à peu près
18:40700-800 milliards
18:41qu'il faudrait mettre
18:42par an
18:43dans la transition écologique
18:44la véritable isolation
18:46des bâtiments
18:47et puis tout ça
18:49ça fait fonctionner
18:49d'ailleurs je remarque
18:50qu'au sein du MEDEF
18:53la seule confédération
18:54qui est très favorable
18:55à ça
18:56c'est évidemment
18:56la fédération du bâtiment
18:57c'est pas pour rien
19:00sur ce que vous disiez
19:01Christan
19:02on a un problème
19:02en France
19:03avec toutes les baisses
19:04de cotisations sociales
19:05qu'on a eues
19:05sur le SMIC
19:06aujourd'hui
19:07il y en a très peu
19:08sur le SMIC
19:08voire quasiment pas
19:09et ça monte très vite
19:11au voisinage du SMIC
19:12donc la trappe à bas salaire
19:14la trappe à SMIC
19:15elle est aussi liée
19:16à ça
19:16on doit rendre
19:17les cotisations sociales
19:19sans doute un peu plus élevées
19:20au niveau du SMIC
19:21et certainement
19:22beaucoup plus progressive
19:23c'est pas avec ça
19:24que vous allez libérer le net
19:25pour éviter
19:26oui mais d'accord
19:26mais le brut et le net
19:28c'est un débat
19:29qui moi
19:30ne me plaît pas trop
19:31parce que finalement
19:33si on donne aux salariés
19:36en net
19:36ce qu'ils ont en brut
19:37ça veut dire que
19:38par ailleurs
19:38ils vont devoir payer
19:39leur assurant santé
19:40ah non mais c'est pas de l'argent
19:41qui sert à rien
19:42c'est de l'argent
19:42leur santé
19:44leur santé
19:46leur retraite
19:47etc
19:47donc moi je suis pas
19:49il y a une partie du salaire
19:50qui est socialisé
19:51et c'est normal
19:52non mais je pense que
19:53c'est plutôt une bonne chose
19:54et ça nous coûte moins cher
19:55ça nous coûte moins cher
19:56qu'aux Etats-Unis
19:58autour de 11%
19:59pour un système
20:01qui à part sur les cancers
20:03de longue durée
20:03est quand même plus efficace
20:05Anne-Catherine
20:06j'aimerais bien vous entendre
20:07justement sur les salaires
20:08quand on entend
20:08il faut augmenter
20:09les salaires
20:11c'est là
20:12j'avais vu que j'ai été
20:14nuancé
20:15en disant
20:16pas d'augmentation générale
20:18par branche
20:19vous avez dit
20:20je n'ai pas travesti
20:21vos propos
20:22Anne-Catherine
20:23c'est quoi votre réaction
20:24vous dites nous on est au plafond
20:25on ne peut pas aller plus loin
20:27nous on est des entreprises
20:29sur lesquelles
20:30on a
20:30on a beaucoup plus de salariés
20:32que dans des entreprises
20:33on va dire traditionnelles de neuf
20:34d'abord on a des fonctions d'achat
20:35qui sont
20:36externalisées dans chaque magasin
20:38et comme chaque produit est unique
20:39il y a quand même
20:40beaucoup beaucoup de
20:41de manipulations
20:42donc un magasin standard
20:43Easy Cash
20:44ça va
20:44on va ouvrir avec 5 personnes
20:466 personnes
20:47et on a vite
20:47jusqu'à 14 personnes
20:48pour ce qui est beaucoup
20:49beaucoup dans le retail
20:50avec un coût du travail
20:52qui est finalement plus élevé
20:53que le coût du capital
20:53quand on regarde les choses
20:54globalement
20:56néanmoins
20:56c'est sûr que
20:58nos collaborateurs
20:59ils doivent pouvoir vivre
21:00dignement
21:01et pouvoir travailler
21:02et nous on est très favorables
21:03au partage de la valeur
21:04on le fait quasiment
21:05dans tous les magasins
21:07vous avez de l'épingle salariale ?
21:09on n'en a pas forcément
21:10à l'échelle
21:11de chaque magasin
21:12mais la fameuse prime Macron
21:13je l'appelle comme ça
21:14parce qu'elle s'appelait
21:15comme ça
21:15mais tous nos franchises
21:17en font
21:17c'est à dire que
21:18quand les années sont bonnes
21:19on partage la valeur
21:20il y a beaucoup de systèmes
21:21de primes
21:21qui permettent de pouvoir se dire
21:23quand ça va bien
21:24c'est logique
21:26que tout le monde
21:26en profite
21:28la plupart de nos magasins
21:29ont des salaires
21:30qui sont quand même
21:31au-dessus des minimums
21:33des grilles
21:34on essaie de faire quand même
21:34attention à ça
21:35de façon à ce que
21:37nos collaborateurs
21:37puissent vivre dignement
21:39et pouvoir maintenir
21:41leur pouvoir d'achat
21:41et puis pouvoir contribuer
21:43et sur le débat
21:44travailler plus
21:45sur ce plateau
21:46on reçoit des chefs d'entreprise
21:47qui nous disent
21:48moi j'ai mes salariés
21:49qui veulent travailler plus
21:50faire des heures sub
21:51je suis bloquée
21:52est-ce que vous ressentez ça aussi ?
21:54ça dépend
21:54en réalité c'est très variable
21:56il y a une partie
21:56de la population
21:57qui veut travailler plus
21:59mais plus parce qu'elle veut
22:00gagner davantage
22:01parce qu'elle a des salaires
22:02qui sont particulièrement
22:03qui sont particulièrement bas
22:05j'ai d'autres collaborateurs
22:06qui sont très contents
22:07d'avoir du 25 heures
22:08je pense qu'il y a des vraies
22:10différences entre
22:11les cols blancs
22:12et puis les autres
22:15moi mes cols blancs
22:16ils n'ont pas du tout
22:16envie de travailler plus
22:17ils sont très satisfaits
22:18des joueurs de RTT
22:20du télétravail etc
22:21et il y a eu vraiment
22:26je trouve avec le télétravail
22:29encore plus d'injustice sociale
22:30entre des professions
22:31qui ne peuvent pas
22:32faire de télétravail
22:33et qui restent en magasin
22:34qui sont souvent
22:35des populations
22:36qui sont moins payées
22:37et puis d'autres populations
22:39de cols blancs
22:40qui ont un peu plus d'avantages
22:41donc c'est comme ça
22:43mais
22:44moi je pense que
22:46on est sur des nouvelles générations
22:49qui veulent avoir le choix
22:50et je pense qu'il faut
22:52effectivement pouvoir offrir le choix
22:54après payer plus les heures sup'
22:55c'est ok
22:56je veux dire
22:57si les gens ils travaillent le dimanche
22:58moi
22:58c'est ok
23:00c'est pas ça qui va changer
23:02moi je suis d'accord
23:03avec votre approche générale
23:05qui consiste à dire
23:06chacun ou chacune
23:08doit rester un peu libre
23:10de ce qui
23:10ou ce qu'elle veut faire
23:11mais travailler plus
23:14dans le contexte français
23:15comme vous le savez
23:15le débat il est au debout
23:17de la ficelle
23:17c'est à dire
23:18c'est la question
23:20des jeunes
23:20c'est la question
23:21du taux d'emploi des jeunes
23:23qui est quand même
23:24moi je regarde
23:25le taux de chômage
23:25des jeunes en France
23:2720 plus de 20%
23:28on est au taux
23:30on est en tête
23:3021 20%
23:31mais ça c'est dramatique
23:32et puis alors
23:33il y a la question
23:34le taux d'emploi des seniors
23:35c'est à dire
23:36travailler plus aussi
23:37ça concerne ça
23:38il y a des études
23:39que Danny connaît
23:40qui ont été faites
23:41pour dire au fond
23:42que si on arrivait
23:43alors c'est facile à dire
23:44et difficile à faire
23:46parce qu'il y a
23:46des comportements
23:47il y a des réglementations
23:48il y a tout ce qu'on veut
23:49derrière tout ça
23:50ces questions
23:51mais si on arrivait quand même
23:52à augmenter sérieusement
23:54le taux d'emploi
23:55ou debout de la ficelle
23:56c'est à dire les jeunes
23:56et les seniors
23:57on réglerait non pas
23:58tous nos problèmes
23:59mais une partie de nos problèmes
24:00c'est à dire
24:00plus de population
24:01qui travaille
24:01Danny
24:02oui oui
24:03je suis complètement d'accord
24:04on n'arrête pas
24:06de vous embêter
24:06avec les déficits
24:08de la sécu
24:08etc
24:09c'est très différent
24:10du déficit de l'état
24:11parce que
24:12les organismes
24:13de sécurité sociale
24:14elles doivent être
24:16à l'équilibre
24:18donc effectivement
24:19si on avait moins
24:20de chômage
24:21chez les jeunes
24:21et si les grandes entreprises
24:24ne viraient pas
24:25les seniors
24:25après 50 ans
24:26ça irait un peu
24:28moins mal
24:28donc
24:30et ça fait
24:31un certain nombre d'années
24:31qu'on nous promet
24:32qu'on nous promet
24:32que ça va changer
24:33que les politiques
24:33vont changer ces choses
24:34et que non
24:35ça ne change pas
24:36Anne-Catherine
24:36vous disiez que
24:37vous aviez besoin
24:38de réparateurs
24:38donc je ne sais pas
24:39si vous virez les gens
24:39à 50 ans
24:40mais
24:40non on a plein
24:41on a plein d'emplois
24:42disponibles
24:43et c'est vrai
24:43qu'on a du mal
24:44à recruter
24:46que ça
24:46excusez-moi
24:47est-ce que c'est un problème
24:48de formation
24:49qui fait défaut
24:50sur ces métiers
24:51ou c'est un problème
24:51de manque d'incitation
24:53je pense qu'il y a
24:54deux sujets
24:54il y a un sujet
24:55de futur désirable
24:57c'est-à-dire que nous
24:58moi mes enfants
24:58on les a élevés
24:59enfin je les ai élevés
25:00sur le
25:01tu vas faire des études
25:03et les métiers
25:04de la main
25:04ne sont pas suffisamment
25:05valorisés en France
25:06et puis après
25:07c'est vrai qu'il y a
25:07peu de formation
25:08qui existe
25:08et celles qui existent
25:09vous dites vous-même
25:10j'ai trop poussé
25:13on pousse trop
25:14on a trop poussé
25:15et c'est vrai
25:16que le futur désirable
25:16je pense que
25:17il y a 20 ans
25:19ou il y a 30 ans
25:20les métiers
25:21les métiers de la main
25:22étaient des métiers
25:23qui étaient valorisés
25:24ils ont été sous-valorisés
25:25pendant très longtemps
25:26et ils vont l'être
25:27je pense désormais
25:28davantage
25:28notamment avec l'IA
25:29parce que c'est des métiers
25:30qui ne vont pas du tout
25:30être disruptés
25:31mais je pense qu'il y a
25:32une histoire de futur désirable
25:33qu'il faut
25:34que collectivement on fasse
25:36et c'est notre rôle
25:37aussi de chef d'entreprise
25:38d'expliquer que c'est cool
25:40et au demeurant
25:41en plus
25:42tous ces métiers
25:43de la main
25:44des réparateurs
25:44moi je ne distingue pas
25:46le travail manuel
25:47et un travail intellectuel
25:48d'autant plus
25:49que les choses
25:49qui sont à réparer
25:50contiennent beaucoup
25:51d'électronique
25:52de choses complexes
25:53ça demande quand même
25:54un sacré niveau intellectuel
25:57donc je ne distingue pas ça
25:59et il va falloir aussi
26:00beaucoup d'agriculteurs
26:01pour refaire chez nous
26:02des choses qu'on fait
26:04à l'autre bout du monde
26:04et qu'il va falloir
26:05cesser d'importer
26:06merci beaucoup à tous les trois
26:07d'être venus ce matin
26:08dans les experts
26:09ce soir vous retrouvez
26:10la grande interview
26:10avec Edwige Chevrillon
26:12un rendez-vous
26:13un nouveau rendez-vous
26:14avec la tribune
26:15elle reçoit
26:16Michel-Edouard Leclerc
26:17qui fera face
26:17également aux questions
26:18d'Emmanuel Lechypre
26:20et de Ludovic
26:20du sauté
26:21rendez-vous donc
26:22à partir de 18h
26:23si vous ne savez pas quoi faire
26:24à partir de 21h
26:26sur BFM TV
26:26je serai notamment face
26:28à Eric Zemmour
26:29avec mes collègues
26:30de BFM TV
26:31je vous dis à demain
26:32pour une nouvelle session
26:33sur les experts
26:33je vous dis à demain
26:33je vous dis à demain
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