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  • il y a 9 minutes
L’apprentissage ralentit, alors que les entreprises continuent de faire face à d’importants besoins de recrutement. En 2025, pour la première fois depuis 10 ans, le nombre de nouveaux contrats signés était en baisse, notamment, à cause de la diminution des aides accordées aux entreprises. Tristan Gillouard, directeur général de l’école de vente et de management SUP de V, explique au micro de Sibylle Aoudjhane dans SMART ÉCO comment les acteurs de l’enseignement supérieur s’adaptent à ce nouveau climat et les bénéfices durables que peut tirer une entreprise en recrutant un apprenti, malgré le contexte économique incertain.

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Transcription
00:03Les résultats de l'enquête PISA sont tombés il y a quelques jours.
00:06Le niveau des élèves français recule encore en compréhension de l'écrit, en mathématiques.
00:11Dans le même temps, en cette rentrée, de nombreux jeunes rencontrent des difficultés pour trouver une entreprise en alternance,
00:17alors que les besoins en compétences des entreprises évoluent de plus en plus vite.
00:21Comment mieux faire correspondre la formation aux besoins du marché et du travail ?
00:25On en parle tout de suite avec Tristan Gillouard. Bonjour.
00:27Vous êtes directeur général de SUB2V, l'école des métiers de la vente et du management.
00:33En accroche d'actu, je parlais de ces résultats PISA qui ont été publiés la semaine dernière.
00:39Est-ce que vous, du côté renseignements supérieurs, vous sentez une baisse de niveau qui est forcément la suite de
00:48ces jeunes qui ont 15 ans,
00:50qui ensuite auront 20, 21, 22 ?
00:53Oui, vous dire le contraire, ce n'est pas très honnête.
00:55Si on s'attache aux connaissances fondamentales, on peut dire que d'année en année, malheureusement, on constate des écarts
01:03et qui ne vont pas dans le bon sens.
01:06Cela dit, je pense qu'il faut relativiser ces constats parce que parallèlement, on voit aussi émerger des qualités, des
01:12compétences chez les jeunes
01:13qu'on ne voyait pas forcément avant ou au même niveau.
01:16Donc, il y a deux façons de voir les choses.
01:17Moi, je préfère regarder les choses positives et en tout cas me dire que c'est vrai qu'il y
01:21a un vrai sujet sur les résultats et sur les connaissances, encore une fois, fondamentales.
01:25Mais après, c'est à nous, dans les écoles, de faire preuve de pédagogie, d'adapter la pédagogie pour que
01:32finalement, ces jeunes qui ne sont pas moins intelligents que les jeunes des générations précédentes arrivent tout aussi bien.
01:36Sur ces compétences, justement, qu'ils ont et que peut-être il y a quelques décennies, les jeunes de leur
01:42âge n'avaient pas, ce serait lesquels ?
01:44Alors, je ne vais pas faire une analyse très sociologique, mais moi, je trouve qu'on a des jeunes relativement
01:49curieux.
01:49On a des jeunes qui sont en recherche de sens, c'est-à-dire que dans ce qu'ils font,
01:53dans ce qu'ils apprennent, ils ont un côté très pratico-pratique.
01:57Ils veulent comprendre les applications directes et je trouve que finalement, ça, c'est plutôt positif, surtout quand on est
02:03dans une démarche de professionnalisation
02:05où finalement, c'est ce qu'attendent aussi les entreprises.
02:08Alors, pour autant, il ne faut pas renier sur les compétences fondamentales.
02:11On a aussi des exigences académiques.
02:13Donc, l'art et la manière de la pédagogie, c'est de concilier ces différents objectifs, à la fois de
02:18professionnalisation et de ne pas renier les connaissances fondamentales.
02:22Alors, sur l'apprentissage, je reviens à ça, parce que ça, c'est fondamental.
02:26C'était un peu une réussite, on va dire, en France.
02:30Sabrina Roubach, qui est donc la ministre chargée de l'enseignement et de la formation professionnelle et de l'apprentissage,
02:36elle a fait un appel aux entreprises pour continuer à recruter.
02:40Est-ce que vous, des élèves qui vont en apprentissage, vous remarquez ce ralentissement,
02:45ces entreprises qui ne recrutent pas, ces élèves qui cherchent un apprentissage ?
02:50Oui, indéniablement, parce que cette année, on a moins d'offres d'emploi qu'on pouvait en avoir les autres
02:55années.
02:56Pour autant, il y a autant de jeunes qui cherchent à rentrer en apprentissage.
03:00Ils ont en plus le sentiment que l'apprentissage est presque devenu un droit.
03:04Alors, ce qu'on leur rappelle souvent, c'est qu'il y a une obligation, c'est de trouver une
03:07entreprise.
03:08Avant tout, l'apprentissage, c'est une entreprise qui recrute un collaborateur.
03:11Alors, un peu particulier, il est jeune, il doit apprendre, il doit aller encore à l'école.
03:15Mais il y a cet acte d'entreprise.
03:18C'est plus difficile cette année, indéniablement.
03:20Chez nous, il y a moins d'offres, mais pour autant, la motivation des jeunes est là.
03:24Après, c'est le rôle aussi de l'école que de travailler tant du côté entreprise que du côté jeune
03:29pour essayer de faire en sorte que les projets se rejoignent.
03:32L'apprentissage, si je devais résumer l'apprentissage, moi je dirais que c'est l'histoire de projets
03:36qui se rassemblent, qui se rejoignent.
03:39Alors, le projet du jeune qui a des ambitions, qui se projette dans l'avenir,
03:42et puis le projet de l'entreprise qui est souvent plus à court terme,
03:45qui a besoin de produire davantage, qui a besoin d'intégrer des compétences nouvelles.
03:49Et c'est vrai que ce mariage, on parle de mariage entre l'entreprise et le jeune,
03:54ça se travaille, ça ne se fait pas comme ça spontanément.
03:56Alors, sur les intentions du ministère, c'est très bien d'inciter les entreprises,
04:01mais il ne faut pas que ça soit incantatoire.
04:03Si aujourd'hui, les entreprises, elles recrutent moins d'apprentis,
04:06c'est aussi parce qu'elles ont des incertitudes sur leur carnet de commandes,
04:10sur l'évolution de la fiscalité.
04:12C'est moins d'aide aussi ?
04:13Moins d'aide aussi.
04:14Ça, ça s'est recruté fortement quand même ?
04:15Bien sûr, bien sûr.
04:17Notamment chez les TPE, PME, même si elles ont été plus épargnées que les grandes entreprises
04:21dans la révision des aides à l'embauche d'apprentis.
04:24Néanmoins, c'est vrai qu'il y a un facteur économique important pour une entreprise,
04:27et d'autant plus, je lui faisais référence, que son carnet de commandes, il n'est pas assuré.
04:31En ce moment, beaucoup d'entreprises de beaucoup de secteurs souffrent.
04:35Donc, dire aux entreprises d'embaucher des jeunes, c'est très bien,
04:38mais il ne faut pas que ça soit uniquement incantatoire.
04:41Il faut aussi accompagner les entreprises.
04:44Vous pensez que c'était un petit peu trop dépendant des aides publiques ?
04:46Forcément, quand ça baisse, on ne prend plus d'alternant.
04:50C'est le risque, je dirais, de toute politique qui est assise sur des aides.
04:54Un jour, les budgets se réorientent vers d'autres priorités, les aides baissent.
04:57C'est pour ça qu'il faut travailler aussi les questions de fonds.
04:59Les questions de fonds, c'est l'employabilité des jeunes.
05:02C'est aussi, parfois, dans certains secteurs, des entreprises qui peinent à recruter,
05:06parce que l'appareil de formation n'est pas toujours adapté.
05:09Donc, c'est cette alchimie qu'il faut revoir.
05:12Il faut essayer de jouer sur tous les leviers.
05:14Et effectivement, les aides financières, c'est particulièrement important
05:18quand les entreprises sont en difficulté.
05:20Et c'est vrai que, depuis quelques mois, depuis un an, maintenant,
05:24les entreprises souffrent et, du coup, peut-être rechignent à embaucher
05:29surtout des jeunes qui doivent monter en compétences,
05:31qu'elles doivent accompagner dans leurs projets.
05:33Quand vous allez voir les entreprises, vous leur dites quoi
05:36pour les inciter à ouvrir des postes en alternance ?
05:40Moi, je dis que l'avenir se prépare aujourd'hui.
05:43Et prendre un apprenti aujourd'hui, peut-être sur résoudre un besoin à court terme,
05:49mais c'est aussi parier sur l'avenir.
05:50Les apprentis, ce sont les futurs collaborateurs des entreprises,
05:54ceux qui vont faire l'entreprise de demain.
05:56Et donc, je pense que c'est dans ces moments difficiles qu'il faut penser à rebondir.
06:00Et on parlait de compétences des apprentis il y a un instant.
06:02Moi, je suis persuadé que les jeunes, même s'ils sont encore en formation,
06:07ils apportent des compétences nouvelles à l'entreprise.
06:09Ils ont une agilité, une facilité qu'on ne retrouve pas toujours dans les pays.
06:13Un autre regard.
06:15Et je pense qu'ils apportent de ce point de vue-là à l'entreprise.
06:19Justement, sur cette adéquation entre ce que vous enseignez aux élèves
06:23et bien sûr ce qui va être utile pour le monde du travail,
06:25j'imagine que ça, c'est quelque chose de fondamental,
06:27que vous travaillez tous les jours.
06:28On a eu récemment l'actualité de la facturation électronique.
06:32Donc, comment est-ce que vous intégrez ça dans la formation ?
06:35On peut penser que c'est loin, mais en fait, ce sont des nouveautés,
06:38des nouveaux usages d'entreprise.
06:39Et après, il faut les intégrer dans la formation en amont.
06:42Alors nous, notre force, c'est justement d'avoir développé nos propres certifications.
06:46C'est-à-dire que nous avons construit les titres de formation que nous délivrons.
06:50Alors nous nous appuyons partiellement sur des diplômes de l'éducation nationale,
06:54des BTS en sortie de bac.
06:56Mais nous avons surtout construit des formations à bac plus 3, à bac plus 5.
07:00Et en fait, étant ce qu'on appelle le certificateur,
07:03c'est nous qui, au regard de l'analyse que nous avons des besoins des entreprises,
07:07construisons les formations, les faisons évoluer.
07:10Et donc, ce qui nous permet, c'est dans l'ADN des écoles de la Chambre de commerce et industrie
07:14de Paris,
07:14puisque Subdevé, c'est une école de la CCIR Paris-de-France,
07:17c'est un peu de notre ADN que de coller aux besoins des entreprises.
07:20Donc, se remettre en question très, très régulièrement sur les outils,
07:24sur la finalité, sur les compétences,
07:25de telle façon que nos jeunes soient employables rapidement.
07:28Parce qu'on peut vite se laisser dépasser.
07:30Parce que pour le coup, à chaque fois, refaire une formation,
07:32j'imagine que ça prend quand même un peu de temps.
07:34Comment vous arrivez à garder cette agilité ?
07:37Alors, il faut de l'agilité, il faut de la compétence,
07:39il faut de l'anticipation.
07:41Et surtout, et je pense que vraiment ça nous caractérise,
07:45c'est organiser un dialogue régulier avec les entreprises.
07:48Alors, à travers l'apprentissage, c'est naturel.
07:51Quand on parle de l'évolution du jeune, de sa progression,
07:53on parle forcément des besoins des entreprises.
07:55Ça passe aussi par la réunion de comités experts.
07:58On a la chance d'avoir plus de 3000 entreprises partenaires
08:01dans différents secteurs d'activité.
08:02Et c'est vrai qu'on a cette capacité à dialoguer avec les entreprises
08:05pour détecter ce dont elles ont besoin, ce qui va évoluer.
08:10En ce moment, par exemple, on parle beaucoup de l'intelligence artificielle
08:12et comment ça percute les métiers.
08:15Justement, alors comment ça répercute ?
08:16Parce qu'en fait, parfois même, les entreprises elles-mêmes
08:19ne savent pas quels seront leurs besoins.
08:22Ça change tellement vite.
08:23Comment est-ce que vous intégrez cette donnée-là dans la formation ?
08:27Ça change très vite.
08:28Les outils se développent très vite.
08:29Je pense que nous, ce qu'on fait,
08:32c'est qu'on insiste sur des principes, en fait,
08:34sur l'utilisation de l'intelligence artificielle.
08:38Et je vais revenir, finalement, sur les compétences de base.
08:41Par exemple, on dit aux jeunes qu'il ne faut pas commencer par travailler
08:44avec l'intelligence artificielle.
08:46Si vous avez un mémoire à faire, une étude à faire, une analyse,
08:49vous allez commencer par la faire par vous-même.
08:51Et après, éventuellement, vous pouvez vous challenger avec l'intelligence artificielle.
08:54On insiste beaucoup sur la notion d'intégrité académique.
08:58C'est-à-dire qu'un jeune qui se contenterait de reproduire ce que Dilly a
09:02sans finalement se questionner, analyser les propositions,
09:06finalement, il ne ferait pas marcher son cerveau.
09:08Le cerveau, c'est presque comme un muscle.
09:10Si vous ne l'entraînez pas, malheureusement, il ne va pas se développer.
09:16Dans quelques jours, il y a le Conseil national de la réfondation
09:20consacrée à l'attractivité de la voie professionnelle.
09:23Est-ce que vous, quand vous échangez avec les entreprises, etc.,
09:25vous constatez qu'il y a encore cette vieille idée
09:29que la voie professionnelle ne serait pas équivalente d'une voie générale ?
09:33Non, sincèrement non.
09:34Je pense que de ce point de vue, on a fait beaucoup de progrès.
09:38Et il faut louer toutes les politiques qui ont été menées
09:40pour valoriser la formation professionnelle,
09:42via notamment l'apprentissage depuis 2018.
09:45Je pense que ce n'est plus le cas aujourd'hui.
09:47Après, les entreprises savent aller chercher les bons diplômes
09:51par rapport à leurs besoins.
09:53Il y a encore une prédominance des diplômes universitaires,
09:56mais qui a tendance à diminuer.
09:58Et aujourd'hui, ce qui compte, c'est véritablement
10:00la capacité du jeune à répondre aux attentes des entreprises.
10:03L'apprentissage, de ce point de vue-là, est un bon test pour l'entreprise.
10:07Donc oui, moi je dirais que la formation professionnelle
10:10a été bien valorisée.
10:12Par contre, peut-être, dans le cadre de ce conseil,
10:15je pense qu'il faut encore travailler l'orientation.
10:17Aujourd'hui, souvent, je constate que les familles sont encore un peu désemparées
10:23par rapport à l'offre de formation pléthorique,
10:25parfois complexe, qui existe.
10:28Il y a un projet de réforme de l'enseignement supérieur
10:31qui parle beaucoup de la qualité de l'enseignement supérieur.
10:33Je pense que ça va dans le bon sens,
10:35de distinguer les acteurs selon leurs engagements vis-à-vis de la qualité,
10:39selon leurs engagements vis-à-vis des problèmes sociétaux,
10:42peut-être un peu leur capacité à développer de la connaissance
10:45à travers de la recherche. Je pense que tout ça va dans le bon sens.
10:47Il y a beaucoup d'acteurs nouveaux qui sont venus sur la formation professionnelle.
10:52Il y a un débat sur la qualité.
10:53On peut considérer qu'elle n'est pas toujours au rendez-vous.
10:56Et ce que j'espère, c'est qu'à travers un meilleur système d'orientation,
11:01peut-être de référencement des écoles, valorisant la qualité,
11:04on donnera des éléments un peu plus clairs aux jeunes, aux familles, pour s'orienter.
11:09C'est ce que vous attendriez du conseil,
11:12et qu'il fasse cette démarche, par exemple, de référencement ?
11:15Oui.
11:17Prônez la qualité.
11:19Développez le suivi des indicateurs qualité, des opérateurs de formation.
11:23Et puis, ce que j'attendrai, c'est un autre volet.
11:26C'est dans la conduite des écoles, c'est donner de la visibilité.
11:30Parce que, finalement, nous sommes une entreprise comme une autre.
11:34Et ça fait des années maintenant qu'on fait un pas en avant, un pas en arrière.
11:38On est très soumis aux évolutions réglementaires.
11:41Et alors même qu'on pilote des activités sur un temps long.
11:44Quand vous formez un jeune, vous le formez sur un an, deux ans, trois ans.
11:47Vous le disiez, il faut faire évoluer les référentiels de formation.
11:51Ce n'est pas simple.
11:51Et donc, on a besoin un peu de stabilité.
11:55Justement, vous parlez de diplôme.
11:57Vous avez l'impression qu'aujourd'hui, on arrive quand même à voir la compétence,
12:01plus forcément à penser en diplôme ?
12:03Ah oui, je pense qu'on a fait des réels progrès là-dessus.
12:05Il y a France Compétences avec le répertoire national de la certification professionnelle.
12:10Les spécialistes sauront de quoi je parle.
12:12C'est-à-dire une description vraiment détaillée des compétences associées aux formations.
12:17Alors avec des découpages en blocs de compétences, en modules de compétences.
12:20D'ailleurs, quand on est adulte, on peut venir à subdevé, compléter sa connaissance
12:26en prenant une partie d'une formation, peut-être construire un parcours.
12:30Donc oui, on a fait beaucoup de progrès sur la démarche compétence.
12:33Et sur la partie orientation, qu'est-ce qui pourrait être fait du coup pour tout simplement
12:40bien orienter les familles, les jeunes ?
12:43Par les métiers, faire témoigner les gens qui exercent les métiers
12:48et faire le rapprochement entre les métiers et les formations de façon plus simple, plus claire.
12:53Je pense que les jeunes, les familles sont en attente de finalement comprendre
12:57ce qu'il y a derrière une formation et les métiers qui sont accessibles par les formations.
13:01C'est un peu basique ce que je vous dis, mais encore une fois, avec une offre pléthorique,
13:07les gens s'y perdent.
13:07Donc il faut peut-être redonner un petit peu de clarté dans tout ça.
13:11Tristan Géloire, merci beaucoup d'avoir été mon premier invité de parole du dirigeant.
13:16Vous êtes directeur général de Sub2V, l'école des métiers de la vente et du management.
13:20Et tout de suite, on passe à notre deuxième dirigeant.
13:23J'aiっち uma des métiers de la vente et du gardier de la vente.
13:23Non-fente pas.
13:23Et dujeron d'entre eux, celui des métiers de la vente.
13:23– Sous-titrage FR 2021
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