- il y a 9 minutes
Avec Natacha Polony, journaliste, essayiste et auteure de "La France corps et âme" (Plon)
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE-2026-09-15##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
---
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##L_INVITE_POLITIQUE-2026-09-15##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Jacques Cardoz
00:02Bientôt 8h30 à l'écoute de Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique.
00:06Aujourd'hui Jacques, vous recevez Natacha Polony, journaliste, essayiste et auteure de La France, corps et âme, paru chez Plon.
00:13Et j'ai envie d'ajouter, peut-être candidate à l'élection présidentielle.
00:17Est-ce que vous êtes candidate à l'élection présidentielle, Natacha Polony ?
00:19Alors j'ai annoncé que je m'engageais en politique et que je lançais un appel à tous ceux qui
00:25ont l'impression que leurs idées ne sont pas représentées
00:27et ils sont très très nombreux, 53% des Français disent qu'ils ne se reconnaissent pas dans l'offre
00:32actuelle.
00:33On appelle ça les orphelins de la politique, c'est-à-dire ceux qui se disent
00:36« mais enfin c'est pas possible, on va pas être condamnés à voir revenir tout le temps les mêmes
00:40».
00:40Donc j'ai lancé cet appel et je peux vous dire que ce qui est frappant, c'est que des
00:45réponses j'en ai reçues beaucoup, beaucoup, beaucoup.
00:48Donc il y a une attente, en fait les Français ne sont pas des gens qui en ont assez de
00:52la politique, c'est pas ça.
00:54C'est un peuple politique mais qui en a assez de ce qu'on propose actuellement.
00:58Alors en tous les cas, vous y pensez, on est bien d'accord à cette élection présidentielle ?
01:02Je suis en train de voir quelles sont les conditions pour être utile et pour changer les choses.
01:06Alors pour essayer d'être concret, si vous vous lancez, on doit vous placer où sur l'échiquier politique ?
01:10Vous seriez dans le bloc central ?
01:12Je vais vous dire une chose.
01:14Moi, tout le monde à peu près a idée, je pense, depuis le temps que j'exprime mes convictions, de
01:21ma filiation politique, intellectuelle.
01:24Je veux dire, c'est la gauche républicaine, le gaullisme social, c'est-à-dire la filiation Jean-Pierre Cheven,
01:30mais en Philippe Séguin pour ceux qui ont un souvenir de ce qu'ont été ces gens, qui ont alerté...
01:34Le souverainisme ?
01:35Non, ça ne veut rien dire le souverainisme, c'est pas le souverainisme, c'est le gaullisme social, c'est
01:41-à-dire l'indépendance,
01:42c'est-à-dire la justice sociale, c'est-à-dire la démocratie, la capacité du peuple à décider pour
01:49lui-même.
01:50C'est ça, ça s'appelle la souveraineté, voilà, qui décide, et bien ce sont les citoyens, c'est le
01:55peuple,
01:56et on arrête de contourner ça par des instances, par des règles, par des cours de justice, voilà.
02:03C'est ça tout simplement, la démocratie.
02:04Donc ça c'est ma filiation.
02:06Mais vous savez, il y a surtout une règle, c'est que dans l'histoire de France,
02:10quand il y a une crise tragique, quand les choses essentielles sont en jeu,
02:15et bien il y a un moment où des gens de droite et de gauche se rejoignent.
02:19Ça ne veut pas dire qu'ils sont d'accord sur tout, il reste une droite, il reste une gauche,
02:22mais regardez ce qu'a été, toute proportion gardée, la France libre.
02:27Sinon des gens qui, à un moment donné, se sont dit c'est la France qui est en danger,
02:32donc on va y aller et on va parler entre nous, avec des gens qui ne sont pas forcément du
02:38même bord.
02:39C'est ça aujourd'hui, me semble-t-il, la nécessité, parce que de fait, je pense que là,
02:45les fondamentaux du pays sont attaqués et on le voit tous.
02:49Tous les chiffres sont en train de le montrer, c'est-à-dire que l'école s'effondre,
02:53l'économie s'effondre, les gens n'en vivent plus, ne vivent plus de leur travail.
02:57C'est ça qui se passe.
02:58C'est un macronisme réinventé ?
03:00Surtout pas, c'est l'opposition exacte du macronisme.
03:02Oui, mais vous êtes en train de faire une synthèse aussi de différentes filiations.
03:06Je ne vous ai pas dit en même temps, je ne vous ai pas dit et droite et gauche,
03:13parce que ça a viré à tout et son contraire.
03:17Je vous ai dit défense des intérêts vitaux de la France sur quelques sujets sur lesquels on se met d
03:23'accord.
03:23Le problème du macronisme, c'est qu'il n'y avait aucune architecture idéologique,
03:28mis à part l'acceptation d'une supposée mondialisation heureuse et la soumission à des intérêts.
03:33On a déroulé le tapis rouge à toutes les plateformes du numérique américain.
03:38On a ouvert absolument tout, que ce soit Uber, BlackRock, etc.
03:43Donc justement, c'est ce contre quoi je me suis toujours battue.
03:46Parce que je pense que les intérêts vitaux des Français,
03:50c'est le fait de défendre ce par quoi nous pouvons décider pour nous-mêmes.
03:55Donc défendre notre énergie, défendre notre industrie,
03:58défendre nos données numériques
04:01et empêcher que tout ça soit pillé.
04:03Alors, l'actualité du moment, elle est très marquée quand même par le pouvoir d'achat.
04:10Quelles seraient vos propositions rapides et concrètes pour redonner du pouvoir d'achat aujourd'hui,
04:14si vous étiez aux manettes ?
04:16Premier point, il faut se mettre d'accord sur le diagnostic.
04:19C'est-à-dire que par exemple, on a un problème de calcul de l'inflation.
04:22C'est-à-dire que là actuellement,
04:24l'inflation sur les produits alimentaires est totalement sous-évaluée.
04:27En fait, les gens le voient, il y a une incapacité à mesurer exactement.
04:32Deuxième point, sur les carburants.
04:36Parce qu'aujourd'hui, la première inflation, c'est celle-là.
04:40Alors, vous avez déjà le principe d'une taxe sur les super-profits.
04:45Parce que, pardon, mais quand j'entends le patron de Total qui nous explique
04:49si on remet cette taxe sur les super-profits cette année,
04:53j'arrête le plafonnement de mes prix.
04:55Mais ce n'est pas à la puissance publique de se faire dicter ces décisions par des grandes entreprises.
05:02Mais la puissance publique, elle est faible parfois aussi.
05:04Oui, elle est faible parce qu'elle a décidé d'être faible.
05:07Deuxième point, vous avez un lien sur cette question du pouvoir d'achat
05:11entre la question internationale et la vie des Français.
05:16Le problème que nous avons, c'est que le détroit d'Hormuz est fermé.
05:19Et moi, je ne vois pas pour l'instant d'action véritable de la France,
05:24des puissances européennes, pour faire pression sur les Etats-Unis,
05:28pour arrêter cette guerre totalement absurde.
05:31C'est-à-dire qu'il y a une inaction totale.
05:34Deuxième question.
05:34Qu'est-ce qu'il faudrait faire à l'échelon européen ?
05:36Alors, à ce moment-là, si vous étiez aux manettes ?
05:38Mais on rentre dans un rapport de force.
05:40C'est-à-dire qu'on se met avec les autres pays européens
05:43qui veulent bien arrêter d'être les vassaux des Etats-Unis.
05:46Et on fait pression par la puissance qu'a l'Europe,
05:51c'est-à-dire à travers les menaces de coercition économique
05:54et différents autres outils que nous avons pour dire,
05:58à partir de maintenant, ça suffit, vous arrêtez.
06:00C'est nous qui allons payer les pots cassés.
06:02Donc, nous demandons aux Etats-Unis de mettre fin à cette guerre totalement illégitime.
06:09Deuxième point, j'insiste sur une chose.
06:12Deuxième point, la Banque Centrale Européenne est en train de relever ces taux.
06:17Il faut bien que vos auditeurs comprennent ce qui est en train de se passer.
06:19On a une inflation qui est liée à la fermeture du détroit d'Ormuz,
06:22c'est-à-dire quelque chose de très matériel, de très concret.
06:25Ce n'est pas un problème de création excessive de monnaie ou quoi,
06:28c'est juste qu'il n'y a plus d'énergie, donc elle coûte plus cher.
06:31Que fait la Banque Centrale Européenne ?
06:33Elle augmente ses taux d'intérêt.
06:34Parce que l'inflation, c'est le seul truc contre lequel la BCE veut lutter.
06:40Elle ne lutte pas contre le chômage, elle ne lutte pas pour la croissance,
06:42elle lutte contre l'inflation parce que l'inflation,
06:45ça défavorise les gens qui ont déjà du patrimoine, les rentiers.
06:49Donc, il faut protéger les rentiers.
06:51Donc, on va renchérir le crédit.
06:53Ça veut dire que la France, déjà, va payer plus cher les intérêts de sa dette
06:57et on voit que c'est en train de nous étrangler.
06:59Ça veut dire que les PME, les ménages, vont avoir plus de mal à financer des investissements,
07:05à financer l'achat d'un appartement.
07:07Tout ça, pourquoi ?
07:09Pour rien, puisqu'en fait, ça ne changera rien au fait que le détroit d'Ormuz est fermé.
07:13Donc, là aussi, la France et les autres pays européens doivent faire pression sur la Banque Centrale Européenne
07:19pour changer cette politique qui est absurde.
07:22Nous sommes la zone du monde où il y a moins de croissance.
07:25Ça vous fait mal de voir que, d'une certaine façon, on est faible ?
07:28La France est faible, l'Europe est faible ?
07:29Mais bien sûr que ça fait mal.
07:31Parce que, encore une fois, ça a des conséquences sur la vie des Français.
07:36C'est-à-dire que, là, évidemment qu'il faut mettre en place une taxe flottante sur les produits pétroliers.
07:42Comme ça, quand les prix de l'essence montent, les taxes baissent.
07:46Et pourquoi je dis ça ?
07:47Parce qu'en fait, évidemment, certains vont vous dire
07:50que ça va rapporter moins d'argent à l'État.
07:53Mais pas du tout.
07:54Parce que, là, en fait, ce qui se passe, c'est que, comme les prix de l'essence montent,
07:57les gens qui peuvent compresser leurs dépenses le font.
08:01Donc, ça veut dire qu'ils prennent moins leur voiture quand ils le peuvent.
08:04Donc, en fait, l'État gagne moins.
08:07Donc, c'est complètement idiot.
08:08Et on voit bien que l'Espagne réussit actuellement à avoir un prix sur le diesel qui est moins élevé
08:15de 60 centimes d'euros.
08:16Ça veut dire que, sur un plein, c'est une différence de 30 euros.
08:19C'est gigantesque.
08:20Donc, nous, nous pouvons aussi agir.
08:23Vous préférez ce système, donc, à celui d'une baisse des taxes et de la TVA, pardon,
08:27sur les produits du carburant de 20 à 5% comme le propose le RRM, par exemple.
08:32Je pense que c'est le bon sens de faire une taxe flottante sur les produits pétroliers
08:36parce que ça veut dire qu'on s'adapte à la réalité du moment.
08:39C'est-à-dire qu'en effet, quand il y a une montée, en fait, ça absorbe les fluctuations, les
08:47luttes internationales.
08:48Mais ça ne doit pas être fait tout seul.
08:50C'est-à-dire, encore une fois, je pense qu'il faut aussi que la France, en tant que puissance,
08:54pèse sur la scène internationale.
08:56Natacha Polony, journaliste, essayiste.
08:59On parle aussi beaucoup, en ce moment-là, depuis quelques heures, d'un retour possible des gilets jaunes.
09:04Est-ce que les ingrédients qui semblent être assez réunis, en fait, qui sont, semble-t-il, les mêmes qu
09:09'en 2018,
09:10avec un pouvoir d'achat en Berne, des prix très élevés, et puis un sentiment de dégagisme ?
09:15Est-ce que vous voyez une similitude par rapport à 2018 et est-ce que vous croyez à un retour
09:18des gilets jaunes ?
09:19Il n'y aura jamais un retour exactement sous la même forme.
09:23En revanche, tous les diagnostics qui ont été faits au moment des gilets jaunes, ils sont toujours là.
09:29C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on a fait depuis 2018 ?
09:31Et en fait, ça couvait déjà depuis longtemps.
09:34Prenons les éléments un par un.
09:36On parlait du pouvoir d'achat.
09:37Le pouvoir d'achat des Français, le fait qu'on ne puisse pas vivre de son travail,
09:41qui était le cœur du mouvement des gilets jaunes, vivre dignement de son travail.
09:46Pourquoi le pouvoir d'achat des Français est en baisse ?
09:49Parce que nous avons des cotisations sur la feuille de paye,
09:52qui, en fait, payent le chômage de masse.
09:55Pourquoi nous avons du chômage de masse ?
09:57Parce que nous ne produisons pas assez.
09:59Donc là, l'urgence, c'est de mettre en place une politique pour la production et les salaires.
10:05Un pacte dans lequel...
10:06C'est-à-dire ?
10:06C'est-à-dire, déjà, première chose, c'est à la puissance publique de faire son travail.
10:11Vous voyez, dans ce jeu à trois, entre l'État, les entreprises et les salariés.
10:16C'est à l'État de commencer par faire les efforts.
10:20Donc, il se réforme, parce que vous avez des dépenses qui sont illégitimes,
10:23mais surtout...
10:23Donc, baisse des dépenses publiques, déjà, ça serait un point.
10:25Voilà, rationalisation des dépenses publiques,
10:27parce que je pourrais vous citer des dizaines de choses,
10:30par exemple, dans le millefeuille territorial qui coûte un prix fou,
10:33mais surtout, mise en place d'une vraie politique pour la production.
10:36Ça commence par quoi ?
10:37Le premier point, la priorité française dans la commande publique.
10:41C'est-à-dire que là, nous avons de l'argent des contribuables.
10:43Quand une mairie va acheter des chaises ou quand une cantine scolaire va acheter de la nourriture,
10:50eh bien, ça part dans des entreprises qui ne sont pas françaises.
10:53C'est-à-dire que c'est l'argent des contribuables qui enrichit des entreprises étrangères.
10:57Pourquoi ?
10:57Parce que nous avons des règles sur la commande publique qui sont plus dures.
11:01Là aussi, on a voulu être plus vertueux que les autres.
11:03Donc, on a mis, par exemple, des règles de poursuite pour risque de corruption
11:07qui sont largement excessives.
11:09C'est-à-dire qu'il n'y a même pas besoin d'avoir la preuve de la volonté de
11:13corruption.
11:14Donc, en fait, les acheteurs publics sont morts de trouille.
11:16Et ils se couvrent en allant au moins cher.
11:19Sauf que la question, c'est comment est-ce qu'on calcule le moins cher ?
11:24Quand l'État achète, par exemple, des vêtements pour l'armée,
11:31quand vous décidez d'acheter chinois parce que c'est quelques centimes moins cher,
11:35le coût induit qui fait que vous avez une PME qui va fermer,
11:39qu'il va falloir indemniser le chômage, etc.
11:41J'ai l'impression que tout le monde est d'accord sur ce constat.
11:42Mais oui, mais pourquoi personne ne le fait ?
11:43Si vous étiez président, qu'est-ce que vous feriez exactement ?
11:46Parce qu'on sait bien que c'est extrêmement complexe.
11:48On n'est pas seul.
11:49Il y a une Europe.
11:50Par exemple...
11:51Sur cette question de priorité française dans la commande publique,
11:55sur cette question-là, bien sûr qu'on n'est pas seul.
11:57Mais c'est justement pour ça qu'il faut introduire un rapport de force.
12:02Je me permets de rappeler à tous les décideurs
12:05que l'Allemagne, l'Italie, n'ont strictement rien à faire
12:11des règles européennes quand ça met en danger leur nation.
12:16C'est-à-dire que ce sont des gens qui défendent leurs intérêts vitaux.
12:19Nous, nous avons des dirigeants français qui ont arrêté de défendre la France et les Français.
12:22C'est tout.
12:23Par exemple, sur le Mercosur, il y a eu un bras de fer entre Emmanuel Macron et puis l'Allemagne.
12:27Je ne sais pas s'il y a eu un bras de fer, mais il faut présenter.
12:30En tous les cas, il y a eu une communication autour d'un bras de fer supposé.
12:33En tous les cas, c'est l'Allemagne qui l'a largement remporté avec l'automobile.
12:37Qu'est-ce que vous auriez fait ?
12:39L'Europe, c'est comme le football.
12:39C'est un jeu qui se joue à plusieurs.
12:41Et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne.
12:43Donc, il faut mettre fin à ça.
12:45Et ça, ça passe par le fait de refuser les politiques qui sont contraires à nos enjeux vitaux.
12:52Nous sommes contributeurs nets en Europe.
12:55Ça veut dire que nous, nous payons plus que ce que nous recevons.
12:58Donc, nous pouvons, à un moment donné, faire comme avait fait l'Angleterre quand elle était encore dans l'Europe
13:05et de dire, eh bien, je ne paierai pas tant que je serai mis en danger.
13:10Simplement, nous, nous avons des élites qui considèrent que le principe de base,
13:16c'est de se donner bonne conscience en disant, nous sommes les bons élèves de l'Europe.
13:20Et ça, ça nous a mis en minorité dans tous les arbitrages.
13:26Donc, à partir de maintenant, l'Europe va être un rapport entre États
13:30où on va décider qu'on discute de nos désaccords.
13:36Deuxième point, vous avez une Commission européenne
13:39qui outrepasse systématiquement ses prérogatives,
13:43qui ne respecte même pas les traités.
13:45Déjà, les traités ne sont pas très bien faits, sont défavorables,
13:48mais ils sont outrepassés par une Commission qui essaye de mettre la main sur tout.
13:51Je prends un exemple.
13:52La défense.
13:53C'est très important, la défense, parce que c'est la principale industrie qui nous reste.
13:57Pourquoi ? Parce qu'elle est justement hors marché et hors Commission européenne.
14:00C'est pour ça qu'il nous reste une industrie de défense.
14:02Eh bien, vous avez actuellement une politique
14:05qui consiste à essayer de mettre la main sur le marché,
14:08de créer un marché unique de la défense.
14:10Si nous acceptons ça, ça veut dire que nous perdrons
14:14Dassault, Thalès, Safran, tous nos fleurons qui seront concurrencés.
14:18Vous parlez beaucoup de réindustrialiser la France.
14:20Si vous deviez me citer une filière qu'on pourrait défendre,
14:23quelle serait-elle ?
14:24Je viens de vous parler de la défense,
14:26je pourrais vous parler de la chimie,
14:27je pourrais vous parler de l'ensemble des chaînes
14:30qui nous permettent, par exemple, l'industrie pharmaceutique.
14:33Encore une fois, le rôle de l'État,
14:35ce n'est pas de venir expliquer aux gens
14:37à quelle hauteur il faut faire les barrières devant les écoles
14:40et on les fait retirer si ce n'est pas la bonne hauteur.
14:42Ça, ce n'est pas le rôle de l'État.
14:43Le rôle de l'État, c'est de définir les enjeux vitaux de la nation.
14:47De dire, pour être une nation libre,
14:49nous devons avoir une alimentation que nous maîtrisons.
14:52Donc, on sauve nos agriculteurs,
14:55on arrête de les laisser en concurrence avec le reste du monde
14:58et donc, par exemple, dans la commande publique,
15:00eh bien, on commande à nos agriculteurs. Point.
15:03Deuxièmement, c'est une énergie.
15:04Parce qu'il n'y a pas d'industrie sans énergie.
15:08Donc, énergie décarbonée,
15:10là aussi, c'est pareil.
15:11Quand, par exemple, l'Union Européenne
15:14essaye de nous expliquer qu'il faut privatiser
15:16notre énergie hydroélectrique,
15:18nos barrages, c'est non.
15:19Et on renationalise EDF
15:21et on protège et on met en place
15:23une véritable politique urgente
15:25de défense du nucléaire.
15:27Derrière, c'est industrie pharmaceutique,
15:29de défense, etc.
15:30Tout ce qui va nous permettre d'absorber les crises.
15:33Natacha Poligny, vous êtes notre invitée ce matin
15:35dans le Grand Entretien.
15:36Dans la deuxième partie,
15:37on vous demandera de réagir à l'actualité des réseaux,
15:39à la question d'un auditeur
15:40et vous pourrez également développer votre carte blanche.
15:42A tout de suite.
15:43Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.
15:47Natacha Poligny, journaliste et essayiste,
15:49est notre invitée ce matin dans le Grand Entretien
15:51et dans cette deuxième partie.
15:53On va vous demander dans un instant
15:54de réagir à l'actualité des réseaux,
15:55à une question d'un auditeur.
15:56Mais vous avez aussi la possibilité
15:58de développer votre carte blanche
15:59et vous avez choisi le thème de la justice.
16:02Oui, la question de savoir ce qui est juste
16:04et ce qui ne l'est pas.
16:05Et nous devons, je pense,
16:07rétablir en France une vraie justice,
16:10c'est-à-dire la récompense de ceux
16:12qui respectent les règles,
16:13la récompense de ceux qui font des efforts.
16:15Et c'est vrai dans tous les domaines.
16:17C'est l'urgence absolue à l'école
16:19qui est le sujet, à mon avis, central.
16:23Mais c'est vrai aussi dans toute la société.
16:25On parlait tout à l'heure des gilets jaunes.
16:26Mais tout simplement, la justice,
16:28c'est de dire qu'on doit vivre de son travail
16:30et que ceux qui se donnent du mal,
16:32ceux qui essayent de respecter,
16:35d'apporter aux autres,
16:37doivent être récompensés.
16:38Donc ça veut dire quoi ?
16:39Ça veut dire, par exemple,
16:42une politique des salaires.
16:43Ça veut dire une politique méritocratique à l'école.
16:46Ça veut dire qu'en revanche,
16:48on punit ceux qui n'ont pas respecté les règles.
16:50Donc ça veut dire, par exemple,
16:51que plutôt que d'avoir pléthore
16:53de juges d'application des peines
16:55qui font que les peines de prison
16:56ne sont pas exécutées,
16:57on redistribue pour avoir davantage de juges
17:01qui vont être au service des victimes
17:04et au service de ceux
17:06qui, eux, ont respecté les règles.
17:09Vous voyez, ça doit être la boussole absolue
17:12dans toute la société.
17:13Et si on suit cette boussole
17:14par rapport au travail et à la récompense,
17:16on a du mal à comprendre
17:17pourquoi ce pays qui était totalement souverain
17:20en matière d'agriculture,
17:21peu à peu,
17:22a laissé mourir d'une certaine façon son agriculture.
17:27Aujourd'hui, qu'est-ce que vous pourriez proposer
17:29pour qu'on regagne
17:31et qu'on soit à nouveau souverain
17:33dans ce que l'on produit ?
17:35Quand je vous parle de la justice,
17:37en effet, je vous parle de l'article 2
17:39de la Déclaration des droits de l'homme
17:41et du citoyen.
17:42Les distinctions sociales ne peuvent être fondées
17:44que sur l'utilité commune.
17:46Nous avons des paysans
17:48qui travaillent 60, 70 heures par semaine,
17:51qui ne prennent pas de vacances.
17:53La justice, c'est qu'ils vivent de leur travail.
17:56Et pour qu'ils vivent de leur travail...
17:57Mais ça, c'est une Déclaration d'attention,
17:58Natacha Pauline.
17:59Justement, je vais au bout de ma phrase.
18:01Ce serait quoi la proposition ?
18:02Pour qu'ils vivent de leur travail,
18:03je vous ai parlé tout à l'heure
18:05de la commande publique.
18:06Si toutes les cantines scolaires,
18:09si tous les hôpitaux,
18:10si toutes les collectivités
18:13commandent spécifiquement
18:14à des agriculteurs français,
18:16plutôt que de mettre en concurrence
18:18avec des pays, par exemple la Turquie,
18:20où le SMIC est à 475 euros,
18:22eh bien, vous faites vivre nos agriculteurs.
18:25C'est un choix.
18:26Nous avons décidé de faire autrement
18:28parce que nous sommes allés à la facilité,
18:32que nous avons considéré
18:33que le but, c'était de préserver
18:36l'immédiat, le temps court,
18:38et tant pis si ça faisait crever
18:40l'ensemble de nos producteurs.
18:41Eh bien, moi, je considère
18:43que c'est à l'État de faire cet effort.
18:46Ça coûtera plus cher à l'État ?
18:47Ben non, puisqu'à la fin,
18:48nous aurons enrichi des gens
18:51qui travaillent,
18:52qui ne sont pas délocalisables,
18:53qui sont sur notre sol
18:54et qui payent des impôts.
18:55C'est une forme de priorité nationale
18:57dit autrement ?
18:57C'est la priorité à la production française
18:59dans la commande publique
19:00parce que l'intérêt des Français
19:03doit primer.
19:04Il faut rétablir ce que c'est que la nation.
19:05Vous pourriez travailler
19:06avec le Rassemblement National
19:08sur cette idée ?
19:09Il y a des tas de valeurs
19:10que je ne partage pas
19:11avec le Rassemblement National,
19:12mais ce n'est pas pour ça
19:13que le Rassemblement National
19:14dit des choses fausses sur tout.
19:16Donc, moi, ce qui m'intéresse,
19:18c'est justement de sortir
19:20de cette idée
19:21d'une France éternelle
19:24où l'on chasserait
19:25ceux qui ne font pas d'efforts.
19:27Quand je vous parle de justice,
19:28je vous parle de la récompense
19:29de ceux qui travaillent.
19:31D'où qu'ils viennent,
19:32quels qu'ils soient,
19:33ceux qui respectent les règles
19:34et ceux qui travaillent,
19:35les Français les veulent bien
19:37chez eux.
19:38En revanche,
19:39ceux qui enfreignent les règles
19:40doivent être punis
19:42et on doit les inviter
19:43à quitter le territoire
19:45quand ils ne sont pas des Français.
19:46Même si vous ne partagez pas
19:47toutes les valeurs
19:48du Rassemblement National,
19:49il y a des points
19:49sur lesquels vous pourriez
19:50vous rejoindre avec ce parti.
19:53Si demain, il est au pouvoir,
19:54vous pourriez être ministre ?
19:55Non.
19:56Non, ce n'est pas la question.
19:58Ce n'est pas la question.
19:59Je défends une vision
20:01universaliste de la France.
20:02Je défends une vision
20:04qui repose sur ce que font
20:06les gens
20:07et pas ce qu'ils sont.
20:08Donc, je défends
20:09les règles de la République
20:11telles qu'elles ont toujours existées.
20:13Et c'est pour ça
20:14que quand je vous parle
20:15de production,
20:16je vous parle de priorité
20:17à la production française.
20:19Vous voyez ?
20:20Il faut rentrer
20:21dans les détails.
20:23On va écouter un auditeur
20:24qui a souhaité vous poser
20:25une question
20:25d'attache à Polony.
20:27Madame Polony,
20:28bonjour.
20:29Johan de Malmour.
20:30Ma question est la suivante.
20:32Au dernier classement
20:33en PISA en 2026,
20:34la France a encore dégringolé
20:36dans le domaine
20:37des mathématiques
20:38et de la compréhension écrite.
20:39J'aurais aimé savoir
20:40un petit peu
20:41quel est votre avis là-dessus,
20:42quel est votre diagnostic
20:44et d'après vous,
20:45qu'est-ce qu'il faudrait faire
20:46pour essayer de remanquer tout ça.
20:48Merci beaucoup.
20:50Excellente question.
20:51Je le disais tout à l'heure,
20:52l'école,
20:52c'est le cœur
20:53de notre politique.
20:54Le diagnostic,
20:55il est simple.
20:56D'abord,
20:57on a voulu faire
20:57l'école des fans
20:5810 sur 10
20:59pour tout le monde.
20:59Ça, justement,
21:00ce n'est pas la justice.
21:01La justice,
21:02c'est de récompenser
21:03les élèves qui font des efforts,
21:04les élèves qui travaillent.
21:06C'est de récompenser
21:07l'exigence.
21:08Accepter que tout le monde
21:09n'aille pas jusqu'au bac,
21:10par exemple ?
21:10Alors, ça veut dire rétablir
21:12la capacité des jeunes,
21:14par respect pour eux,
21:15à savoir où ils se situent.
21:17Aujourd'hui,
21:17le baccalauréat
21:18n'a plus aucun sens.
21:19Donc, nous avons besoin
21:20d'aller vers
21:21des certifications
21:23anonymes
21:24et objectives
21:25qui permettront
21:26à nos jeunes
21:27de savoir exactement
21:28quel est leur niveau
21:28et donc ce qu'ils peuvent espérer.
21:30Parce qu'actuellement,
21:31on donne le bac à tout le monde
21:32et derrière,
21:33vous avez 50% d'échecs
21:35dans le supérieur.
21:37Et dans le même temps,
21:38on manque de candidats
21:40aux métiers manuels
21:41notamment, également.
21:42Mais bien entendu.
21:42Et là,
21:43le principe,
21:44l'autre principe,
21:45c'est évidemment
21:46de faire en sorte
21:47de développer
21:47l'intérêt
21:48pour les métiers manuels,
21:51pour l'usage de ces mains.
21:52D'abord parce qu'il y a
21:52beaucoup d'enfants
21:53qui fonctionnent comme ça,
21:54qui ont besoin
21:55de passer par le concret
21:56pour aller vers le virtuel,
21:58vers l'abstrait.
21:59Donc,
21:59des cours de bricolage
22:00et de couture
22:01à l'école,
22:02moi je plaide là-dessus,
22:03je plaide pour ça
22:04depuis des années.
22:05mais dans une organisation
22:06où on va arrêter
22:07de mettre tout l'argent
22:08sur le lycée
22:09et nous sommes le pays,
22:10un des pays de l'OCDE
22:11qui paye le moins,
22:12qui donne le moins d'argent
22:13pour ses élèves de primaire
22:15mais le plus
22:16pour ses élèves de lycée.
22:17C'est complètement idiot,
22:18c'est l'inverse
22:19qu'il faut faire.
22:19Autre séquence
22:20dans ce grand matin
22:22avec vous,
22:22c'est le hashtag
22:23on en parle
22:24de Benjamin Gleize
22:25qui dit beaucoup
22:28de ce qu'est
22:29le niveau du pays
22:30aujourd'hui, Benjamin.
22:31En l'occurrence,
22:32je vous parle d'une photo
22:33qui a beaucoup circulé
22:33sur les réseaux sociaux
22:34celle qui a publié
22:36le syndicat de pompiers
22:37l'UNESAS-10
22:38des Pyrénées-Orientales.
22:39Je ne sais pas
22:39si vous avez vu l'image
22:40sur ce cliché,
22:41on découvre des pompiers
22:42qui sont en train
22:42de faire la queue
22:43ou ça à l'entrée
22:44des urgences de Perpignan.
22:45Certains ont dû attendre
22:46plusieurs heures
22:47avec leurs patients
22:48sur un brancard
22:49en cause d'un manque
22:50d'effectifs
22:50au sein de l'hôpital
22:51du service des urgences
22:52qui ralentit forcément
22:53la prise en charge.
22:54Ça fait le tour
22:55ce cliché des réseaux sociaux
22:56mais également des médias
22:57notamment ici
22:57dans un reportage
22:58diffusé ce week-end
22:59sur TF1 dans le 20h.
23:00Il est 22h45 jeudi soir
23:03sur cette photo
23:04des patients
23:05sur des brancards
23:06et à leur côté
23:07des pompiers.
23:07Ils attendent leur tour
23:08devant la porte
23:09des urgences
23:10de l'hôpital de Perpignan
23:11la goutte de trop
23:12pour des secouristes
23:13exaspérés.
23:14Nous on n'en peut plus
23:15c'est un ras-le-bol général.
23:17Ce n'est pas la première fois
23:18ce n'est pas un épiphénomène
23:19ça arrive environ
23:204-5 fois dans la semaine
23:22donc ce n'est plus viable
23:23on attend des fois
23:242h30 pour que la victime
23:26soit prise en charge.
23:26Le problème c'est que
23:28ça déstabilise tout un système
23:29ça met des délais d'attente
23:31sur intervention
23:32qui est deux fois plus élevée.
23:34Des pompiers obligés
23:35de faire la queue
23:36comme ça devant la porte
23:36des urgences à Perpignan
23:38on est en France
23:39ça vous en sert quoi ?
23:40C'est tout notre système
23:41de santé qui doit être revu
23:43parce qu'en fait
23:43tout a été déréglé.
23:45Pourquoi ?
23:46Par exemple
23:46parce que le fait
23:48d'avoir supprimé
23:49les gardes
23:50pour les médecins
23:50c'était en 2003
23:51pour faire plaisir
23:53en fait
23:53à une corporation
23:55ça fait que
23:57les gens ne trouvent plus
23:58où se soigner
23:59et sont obligés
23:59d'aller aux urgences
24:00donc ça engorge
24:01les urgences.
24:01Deuxième point
24:02l'inflation administrative
24:04quand vous avez
24:0530% d'administratifs
24:06avec des ARS
24:08des agences régionales
24:09de santé
24:09vous avez des médecins
24:11qui sont occupés
24:11à faire de la...
24:12Il faudrait supprimer les ARS
24:25des médecins
24:25et les syndicats
24:26de médecins
24:26sur le fait
24:27qu'il est juste
24:28à mon avis
24:29de revaloriser
24:30par exemple
24:30la consultation
24:32des généralistes
24:33mais ça doit
24:34en échange
24:35il doit y avoir
24:36une régulation
24:38de l'installation
24:39qu'on arrête
24:40d'avoir des jeunes médecins
24:41qui s'installent
24:42dans des endroits
24:42où il y a déjà
24:43beaucoup d'offres
24:44et qu'on redistribue
24:45pour plusieurs années
24:46donc ça veut dire aussi
24:47qu'il faut...
24:48Qu'on les oblige
24:49dans ce cas-là
24:49c'est ça ?
24:50Vous avez une règle
24:51pour les pharmacies
24:52donc il faut...
24:52Mais évidemment
24:53c'est du donnant-donnant
24:54Derrière
24:55c'est lié aussi
24:57aux lieux d'études
24:58c'est-à-dire que
24:59si vous avez des CHU
25:00qui sont uniquement
25:01dans les grandes métropoles
25:02vous avez des jeunes médecins
25:03comme les études sont très longues
25:04qui font leur vie
25:05dans les métropoles
25:06donc il faut là aussi
25:07revoir la carte
25:09de formation
25:10des médecins
25:10pour qu'ils soient
25:11davantage
25:12dans l'ensemble
25:13des territoires français
25:14donc il faut jouer
25:14sur tous les facteurs
25:15en même temps
25:16Natacha Poligny
25:17on vous écoute
25:17depuis une petite demi-heure
25:18on dit que vous avez
25:19une vision
25:19que vous avez un programme
25:21pourquoi vous n'annoncez pas
25:22votre candidature
25:23à la présidentielle ?
25:24J'ai lancé un appel
25:25parce que j'avais envie
25:26de rassembler des gens
25:28et de construire
25:30quelque chose
25:30à plusieurs
25:31c'est-à-dire que
25:32le problème
25:32c'est pas de savoir
25:33s'il y a un individu
25:34qui se présente
25:35ou pas
25:35oui mais à un moment donné
25:36il y a quelqu'un
25:37qui porte une vision
25:38et un projet
25:39il faut déjà avoir
25:39le projet et la vision
25:40alors moi j'ai le projet
25:42et la vision
25:42mais je veux les faire valider
25:45par les français
25:45je veux que les français
25:47soient rassemblés
25:49pour dire
25:49nous ne voulons plus
25:51de cette offre
25:52parce qu'elle n'est pas
25:53acceptable
25:53c'est-à-dire qu'on a
25:54soit deux projets
25:55qui vont à un moment donné
25:57je précise ça
25:59deux projets
26:00qui vont à un moment donné
26:01fracturer le pays
26:02nous le savons
26:03alors que nous avons tous
26:04besoin au contraire
26:05de nous rassembler
26:06autour d'une vision
26:06de la France
26:07et en face
26:08nous avons des gens
26:09qui sont comptables
26:10du désastre
26:11et je veux le répéter
26:13moi j'en ai ras-le-bol
26:14de voir des gens
26:15qui sont responsables
26:16de 1300 milliards de dettes
26:18qui ont été
26:19ministres pendant des années
26:20premiers ministres
26:21pendant des années
26:23ou présidents de la république
26:24pendant des années
26:25et qui viennent nous expliquer
26:26que là cette fois-ci
26:27ils ont compris
26:28et que ça va être
26:29beaucoup mieux
26:30c'est absolument scandaleux
26:31en tous les cas
26:32vous avez déjà
26:32un local
26:33peut-être les 500 parrainages
26:34vous y travaillez ou pas ?
26:36d'abord
26:36une candidature
26:38à l'élection présidentielle
26:39c'est une responsabilité
26:40dans les français
26:40donc évidemment
26:41que ça se travaille
26:42évidemment que c'est pas un truc
26:43on se lève le matin
26:44et on dit
26:45tiens je vais
26:45voilà
26:46et vous travaillez
26:47avec aussi des gens
26:48autour de vous
26:49comme monsieur Montebourg
26:50comme monsieur Borloo
26:51tout ça est exact
26:51il y a des gens
26:52avec qui je discute
26:53parce que eux aussi
26:55ont des idées
26:55ont des envies
26:56vous savez
26:56il y a dans beaucoup
26:57de partis politiques français
26:58des gens formidables
26:59qui ont vu le désastre
27:01qui ont essayé d'alerter
27:02et qui ont dit
27:03ça n'est pas possible
27:04de continuer comme ça
27:05qui sont en train d'essayer
27:05de faire perturber
27:08ce...
27:09Moi je veux perturber
27:09l'entre-soi
27:10j'en ai ras-le-bol
27:11nous crevons
27:12d'avoir une caste
27:13qui a confisqué le pouvoir
27:15qui se perpétue
27:16qui contrôle
27:17au lieu de produire
27:19et au lieu d'aider
27:20ceux qui produisent
27:21qui est dans l'inflation
27:23administrative totale
27:25et qui se paye de mots
27:26c'est-à-dire que
27:27ce sont des gens
27:28qui sont très contents
27:29de dire qu'ils sont écologistes
27:31alors qu'ils font
27:31alors qu'ils externalisent
27:33notre pollution
27:35dans le reste du monde
27:36à force de détruire
27:36nos emplois
27:37et nos industries
27:38ce sont des gens
27:39qui disent
27:39je suis européen
27:40parce que c'est bien
27:41mais qui en fait
27:42acceptent
27:42l'effacement de la France
27:44en Europe
27:44et l'effacement de l'Europe
27:45dans le monde
27:46voilà
27:46j'en ai marre
27:47des gens qui se payent de mots
27:48merci Natacha Apolloni
27:50d'avoir été notre invitée
27:51ce matin sur Sud Radio
27:52à venir dans la prochaine heure
27:54deux débats
27:55sanctions collectives
27:56punir des mariés
27:56pour les excès des invités
27:57l'idée d'Eric Ciotti
27:59doit-elle faire école
28:00deuxième sujet
28:00on reviendra sur l'exemple suédois
28:02et sur l'attitude de la gauche
28:04vis-à-vis de l'immigration
28:04en Suède
28:05extrêmement intéressant
28:06tout de suite
28:06ce sont les infos
28:07et sur l'exemple
Commentaires