- il y a 21 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
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00:00Alors on va continuer justement de parler de cette élection présidentielle, de la campagne.
00:03C'est l'heure du signer Consigny maintenant.
00:06Il va falloir laisser la place Natacha Polony à Raquel Garrido, à Charles Consigny
00:11pour pouvoir débattre, discuter de ce qui peut se passer à gauche.
00:15Si la gauche veut l'emporter, bonsoir Raquel Garrido.
00:18Bonsoir messieurs.
00:19Bonsoir Charles Consigny.
00:20Bonsoir.
00:21Si la gauche veut l'emporter, est-ce qu'elle doit s'aligner, s'unir derrière Jean-Luc Mélenchon ?
00:25Est-ce que c'est la seule solution ?
00:28Allez, sort son petit papier.
00:29On voit ça, attendez, on voit ça, on voit ça, je vous ai posé la question,
00:32mais on voit ça juste après l'actualité politique du jour, le 20-27.
00:40Voilà 20 ans qu'on ne l'avait plus vu à ce grand repas de famille.
00:44Autour d'un bon poulet de Bresse.
00:47Je fais le poulet, je connais les durées de cuisson.
00:51François Hollande est venu renouer avec de vieux compagnons socialistes.
00:56C'est le plaisir que je suis en Indie.
01:00Comme dans beaucoup de réunions familiales, on y a vu des embrassades insistantes.
01:17Chers amis, d'abord, je remercie...
01:21Des petits malaises.
01:23Oui, bonjour.
01:25Et un sujet tabou qui s'invite malgré tout à table.
01:28Il faut vous déclarer.
01:32C'est un déplacement de campagne, ce déplacement d'aujourd'hui ?
01:35Déplacement à la campagne, oui.
01:37Jolie diversion, monsieur le non-candidat.
01:46La fête de l'Humas au week-end a pris des airs de meeting.
01:51Avec un Jean-Luc Mélenchon qui déplace les foules.
01:56Et ses lieutenants accueillis comme des stars.
02:10Les insoumis ont-ils un peu trop tiré la couverture ?
02:26Le problème, c'est que c'est aussi le refrain que Fabien Roussel souhaite chanter pour la présidentielle.
02:48Un peu tendu, le patron des communistes avant son entrée sur scène.
02:55On a posé la question à son porte-parole.
02:58Est-ce que c'est difficile de se faire entendre quand on a un Mélenchon qui fait son discours juste
03:02à côté ?
03:03On a décidé d'une espèce de charte de bonne conduite qui fait qu'on ne tapera jamais sur les
03:10autres candidats de gauche.
03:11Il y a d'autres gens qui s'en chargent.
03:14Finalement, pour cette grande communion de la gauche, c'est Marine Tandelier qui nous propose la meilleure allégorie.
03:30Une chanson d'amour et de rupture de Bonnie Tyler.
03:33La bande-son d'une gauche qui cherche encore comment se retrouver.
03:46Voilà, le 20-27, c'est tous les soirs de la semaine avant le signé concilier.
03:49Donc Charles, bravo aux équipes de Ligne Rouge.
03:51Est-ce que c'est la seule solution, l'union derrière Jean-Luc Mélenchon, pour gagner ?
03:57Mélenchon, c'est le moteur avec le plus de chevaux dedans, disons.
04:02Mélenchon, c'est quelqu'un qui a une capacité d'avancer, de mobiliser, de réunir des foules.
04:12Il a ce truc-là, c'est un bon moteur.
04:15Mais en même temps, c'est quelqu'un qui fait peur.
04:18Et donc, même si la politique, comme on dit, ce sont des dynamiques,
04:22donc ce n'est pas parce que maintenant, il est sondé systématiquement perdant au second tour qu'il le sera
04:26forcément,
04:27puisqu'il peut essayer de créer quelque chose.
04:29Moi, je pense quand même que voter Mélenchon, c'est voter Le Pen.
04:33C'est ce que vont dire abondamment tous les autres candidats de gauche.
04:37Et en même temps, tous les autres candidats de gauche, quand même, par rapport à Mélenchon, sont des ectoplasmes.
04:43Il faut bien dire les choses comme elles sont.
04:46Ça leur fera plaisir.
04:48Je suis là pour dire les choses telles que je les perçois.
04:51Et je pense que revenir à François Hollande, franchement, je ne sais pas si les gens ont envie de ça,
04:58aller avec ce dire qu'on va se mettre tout derrière Glucksmann pour affronter Poutine, Trump, Xi Jinping,
05:07l'intelligence artificielle, la dégringolade de la France et l'incertitude de l'Europe.
05:15Alors, ça paraît quand même un peu léger.
05:17Donc, je pense que la gauche, à mon sens, on verra.
05:20Mais si je devais parier aujourd'hui, je parierais quand même sur un échec total et certain de la gauche
05:28à la prochaine présidentielle.
05:29Voilà ce que je pense.
05:31– Enkel Garrido ?
05:34– Eh bien, écoutez, la situation n'est pas simple pour la gauche, il faut le reconnaître.
05:39Alors qu'un autre chemin a été possible.
05:42Moi, vous savez, ça fait 15 ans qu'on fait des médias, que je suis dans vos émissions.
05:47Et plus de 15 ans même, je dirais, parce que pendant…
05:50– On compte pas les années.
05:51– Parce que pendant 13 années, quand on a quitté le Parti Socialiste avec Jean-Luc Mélenchon,
05:57on a passé 13 années à taper comme des fous sur François Hollande et sur le Parti Socialiste.
06:02Et moi, je me souviens, parce que quand vous nous invitiez au Grande Gueule il y a 10 ans,
06:05vous étiez ravis du fait qu'on tape sur François Hollande.
06:08Et c'est aussi ça le mélenchonisme il y a 10 ans, c'est-à-dire on s'est construit
06:11là-dessus et on avait raison.
06:12Parce que ce que faisait ce gouvernement-là, c'était pas acceptable.
06:16Et il fallait construire une autre offre à gauche.
06:18Au bout de 13 ans de cette bagarre-là, et la troisième défaite à la présidentielle de Jean-Luc Mélenchon
06:24en 2022,
06:25on a, je pense, pris les fruits de ce travail-là parce qu'on a réussi à rectifier le programme
06:31global de la gauche
06:32et à réunifier la gauche sur un programme qui était, bon normalement, celui de la France Insoumise.
06:38Ça a permis la création de la NUPES et ça a permis pour les Insoumis de passer de 17 députés,
06:43le score de 2017, à 75 députés, qui est le score de 2022.
06:49Et à la gauche, dans son ensemble, de passer à 150 députés.
06:52Donc on avait l'outil, on avait l'outil à partir de 2022, c'était la NUPES, on avait la
06:56stratégie.
06:57Mais il fallait, encore fallait-il accepter, que pour 2027 et l'incarnation présidentielle,
07:03il fallait peut-être accepter un débat sur qui était la meilleure incarnation.
07:07Je rappelle quand même que Jean-Luc Mélenchon, lui-même en 2022, avait dit qu'il ne serait plus candidat.
07:11Il avait dit qu'il ne voulait pas, qu'il voulait être remplacé, etc.
07:14Sauf que ce débat-là, en fait, très rapidement...
07:16Il pense qu'il reste le mieux placé.
07:18Et pour l'instant, excusez-moi, mais Raquel et Charles, les sondages, les derniers sondages,
07:22je les ai regardés cet après-midi, ils donnent raison à sa stratégie.
07:26Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui le seul à pouvoir accéder au second tour de la présidentielle dans le camp
07:31de la gauche.
07:32Il ne gagnera peut-être pas la présidentielle, mais pour l'instant, il est le seul à se qualifier pour
07:36la finale.
07:36Il y a des personnes qui ont fait trois campagnes présidentielles avec Mélenchon qui, à chaque fois, ont perdu.
07:40Donc, moi, mon objectif, ce n'est pas juste de participer, ce n'est pas comme les Jeux olympiques.
07:44Mais Mitterrand et Chirac ont perdu longtemps.
07:46Oui, mais d'accord, mais pardon, mais il faut aussi prendre acte des raisons des défaites.
07:52Une des raisons des défaites de Jean-Luc Mélenchon, c'est l'incapacité à fédérer toute la gauche.
07:57Or, la preuve que non, c'est qu'en 2022, ce n'était pas le cas.
08:03Mais de toute façon, la question, là, en l'occurrence, ce n'est pas d'être face à Le Pen.
08:06Face à Le Pen, encore, effectivement, là, on récupère des électeurs.
08:10Mais la question, c'est d'arriver au second tour, je rappelle, en 2022, en 2017.
08:13Pour moi, il y a une autre question.
08:15Pardon, moi, je préfère faire d'être politique avec des choses plus solides.
08:19Il me semble qu'il n'y a pas d'autre chemin que l'unité.
08:22La raison pour laquelle, et je n'arrête pas de le dire sur tous les temps,
08:25la ligne de Glucksmann-François Hollande, qui est de dire jamais, plus jamais,
08:30on travaille avec les Insoumis.
08:32Et la ligne de Mélenchon, qui est de fomenter en permanence la haine des socialistes,
08:37comme on l'a vu d'ailleurs à la fête de l'Humanité.
08:39Moi, j'ai les bras m'entendent quand je vois au stand de la France Insoumise
08:44des jeunes militants qui disent non, Fabien Roussel n'est pas un camarade,
08:48ou d'autres militants qui sont peut-être d'ailleurs pas insoumis.
08:51Ce sont des images de Farah Erka, qui disent tout le monde déteste l'EPS.
08:56Mais en fait, où ils étaient quand on a fait campagne avec le nouveau Front populaire
08:59et qu'on a obtenu 9 millions de voix et 192 députés ?
09:03– Vous êtes tous ces gens-là qui ne font que ça, la guerre au sein de la gauche.
09:08Franchement, ça vous rend service à vous en face, vous, vous adorez ça,
09:11quand la gauche, elle est tellement divisée qu'elle n'arrive pas au second tour.
09:14– Pour moi, la question, c'est est-ce que…
09:16– Écoutez, tiens, Charles, on va écouter deux minutes.
09:18– S'y écoutons.
09:20– Le monde déteste l'EPS, c'est nous, le monde déteste l'EPS, c'est nous !
09:26Le monde déteste l'EPS, c'est nous !
09:27– Parce qu'ils trouvent sans doute le Parti Socialiste insuffisamment à gauche,
09:32c'est toujours le jeu à gauche.
09:35Moi, la question que je me pose, c'est est-ce que les Français ont envie de la gauche,
09:40qu'elle soit portée par Mélenchon ou par un des ectoplasmes du Parti Socialiste ?
09:44C'est ça la question.
09:45Et je lisais tout à l'heure, avec intérêt, Le Monde.
09:52Et Le Monde titrait « Présidentiel de 2027, un profond désir de changement ».
09:57Et comme l'unique photo d'illustration, Le Monde mettait une photo de qui ?
10:01De Mélenchon.
10:02Comme si le profond désir de changement qui s'exprime en ce moment en France
10:06se portait vers Mélenchon, alors qu'il est quand même battu dans tous les sondages.
10:10Ça, c'est extraordinaire.
10:11Quelles sont les préoccupations des Français ?
10:13– C'est un désir.
10:14– C'est surtout le désir du monde, un profond désir du monde, ils auraient dû mettre.
10:19Ils sont quand même obligés de citer les préoccupations majeures des Français pour cette élection.
10:25Ce sont les questions économiques.
10:27Ils disent « Les enjeux sont identifiés, réduire le déficit budgétaire de l'État,
10:32mais aussi la dette publique, les dépenses de l'État ».
10:35– Ce n'est pas le programme de Mélenchon.
10:37– Ce n'est pas le programme de Mélenchon.
10:38– Ni de Macron, parce qu'il a creux la dette de 1 000 milliards.
10:41– Alors là, ils sont quand même sympas.
10:46Ils disent, c'est quand même génial ces raisonnements.
10:49Les personnes interrogées sont conscientes des efforts à fournir,
10:52y compris dans l'électorat de gauche.
10:54Et donc, dans l'électorat de gauche,
10:56l'augmentation de l'impôt sur les bénéfices des entreprises est une mesure soutenue.
11:00On est étonnés.
11:02Non mais, l'électorat de gauche est conscient des efforts à fournir.
11:06Il soutient l'augmentation des impôts sur les bénéfices des entreprises.
11:09Bon bref, je pense que même avec cette presse de désinformation,
11:13moi ce que je crois, c'est que les Français n'ont pas envie de la gauche,
11:16pour deux raisons.
11:17– Ce n'est pas le temps de la gauche pour vous ?
11:19– Non. Première raison, toutes les grandes décisions
11:22qui plombent aujourd'hui la France viennent de la gauche.
11:26– Écoutez, non mais Charles, ça fait 10 ans de macronisme.
11:29– Qui venait de la gauche, Emmanuel Macron.
11:33– Vous pouvez essayer de repeindre Macron, quelqu'un de gauche,
11:36mais personne ne vous prend.
11:37– C'est quoi ? C'est les 35 heures notamment ?
11:39– C'est les 35 heures notamment ?
11:41– Là, vous n'avez pas 60 ans ?
11:42– Les 35 heures, l'immigration de masse,
11:46l'écroulement de la justice, de la police, etc.
11:50– Et de l'école.
11:51– Les Français et le démagogisme et le n'importe quoi à l'école.
11:55– Puisque vous parlez de ce que veulent les Français,
11:57regardez les études, les études sont très nettes,
11:59parce que les Français veulent la retraite à 60 ans.
12:01Mais beaucoup plus largement d'ailleurs que la gauche.
12:05– Pas du tout, ils ont voté deux fois Macron,
12:06donc ça m'étonnerait.
12:07– Regardez les mouvements des retraites,
12:09quand il y a eu le mouvement des retraites en 2023,
12:10c'était ultra majoritaire.
12:12– Et deuxièmement…
12:13– Tout le monde était contre la loi.
12:14– Oui, le président Macron avait été réélu avec un programme
12:17qui n'était pas en fait à 60 ans.
12:18– Oui, et puis après, il a perdu six semaines plus tard aux législatives.
12:21– Les Français sont conscients du fait qu'ils payent les grandes décisions…
12:24– Écoutez, arrêtez de dire les Français
12:26quand vous parlez de vous-même et de votre vision de droite.
12:29– Non, pas du tout, c'est pas faux.
12:29– Moi, je veux bien, mais…
12:31– Si vous voulez savoir ce que…
12:32– Non, mais écoute, donc, regardons les urnes.
12:34– Je vous ai déroulé, vous déroulez, vous êtes dans un tunnel, là.
12:37– Non, non, non, non, Charles Termine.
12:38– Pendant un quart d'heure.
12:39– Alors, soyez honnêtes intellectuelles.
12:41– Je suis très honnête intellectuellement et je ne prends pas les Français
12:44pour des charles concilistes, d'accord ?
12:47– Premièrement, les Français qui, majoritairement, là, s'apprêtent à voter Le Pen.
12:51– Bardella, je pense que s'il avait pu être candidat,
12:53il aurait pu gagner dès le premier tour, si vous voulez,
12:55avec l'état d'esprit qui est aujourd'hui en France.
12:57Il faut que vous arriviez à voir ça.
12:59Et deuxième chose, moi, ce que je vois, et ça aussi, c'est le résultat de la gauche,
13:02c'est qu'au fond, en France, maintenant, on est devenu un pays
13:06où tout est interdit.
13:07Gagner de l'argent, c'est interdit.
13:09Travailler ou faire travailler quelqu'un, c'est plus ou moins interdit.
13:13Conduire est interdit.
13:14Draguer quelqu'un, avoir des rapports sexuels,
13:16– Bon, allez, allez, allez, on sort du zinc, là,
13:18si il y a la personne de l'autre côté du zinc qui va aussi prendre la parole.
13:22C'est possible ou c'est juste…
13:24– J'en termine par là, mais je vous assure que…
13:27– Mais là, il faut qu'on puisse écouter aussi un cas.
13:29– Je vous assure que si on chronométrait, bon…
13:30– Ah bah oui, ça serait bien, d'ailleurs, de chronométrer.
13:34– Quelle société ?
13:34– Les Français ne veulent pas de la gauche.
13:35– On promet aux jeunes Français, même pas aux jeunes, aucun cas, etc.
13:39– Et qu'est-ce qu'on leur vend comme ça ?
13:40– Le facteur Garidoux.
13:41– Moi, je me dis, ils ne veulent pas aller encore plus là-dedans
13:44avec les amis de Mme Garidoux.
13:45– Alors, le temps n'est pas à la gauche.
13:47– Nous sommes sur une chaîne d'information,
13:49donc on va essayer d'être un petit peu factuel, d'accord ?
13:52Si vous voulez savoir ce que pensent les électrices
13:54et les électeurs en France, regardez ce qu'ils font dans les urnes, d'accord ?
13:58Vous en avez une excellente indication
14:00à partir des élections de juin 2024,
14:03qui sont des élections législatives,
14:04qui ont vu une participation.
14:06– Ils n'ont pas donné une majorité.
14:07– Encore 33 millions de personnes qui sont venues voter.
14:10Et les grandes cohortes électorales,
14:12c'est l'extrême droite à 10 millions de voix,
14:14le nouveau Front populaire à 9 millions de voix, d'accord ?
14:17Un petit peu derrière, mais quand même, c'est une grosse cohorte.
14:20Et les macronistes et la droite dans les choux, d'accord ?
14:24Dans les choux.
14:24Les macronistes à 6 millions et la droite à Retailleux.
14:26– Ça ne fait pas une gauche majorité.
14:27– Si on additionne RN et centre, vous êtes minoritaire quand même.
14:30– Sauf que vous ne pouvez pas, à partir de là,
14:33sérieusement aller à la télévision et dire que les Français ne veulent pas de la gauche, d'accord ?
14:37Parce que 9 millions de voix, c'est juste à 1 million de l'extrême droite.
14:40Vous ne pouvez pas, à partir de ces chiffres-là,
14:42qui sont des chiffres que chacun peut vérifier.
14:44– Vous verrez.
14:44– Chacun peut vérifier.
14:45Moi, je m'appuie sur des vrais chiffres.
14:46– Je regarde ici, les sondages.
14:47– Moi, j'ai l'impression que c'est de l'électrice et des lecteurs.
14:48– Et regardez les sondages.
14:48– Les gens qui se lèvent le matin pour aller voter,
14:50je pense que c'est eux le souverain qu'on les écoutait.
14:52– Ils n'ont pas voté à gauche majoritaire.
14:53– La gauche, elle fait 30%.
14:54– Allez, 30%.
14:55– Vous vous inférez du résultat des urnes
14:58que l'extrême droite est à deux doigts de passer dès le premier tour,
15:01et que la gauche n'existe plus dans ce pays, vu de l'esprit.
15:05– Elle est minoritaire, c'est tout ce que je dis.
15:07– Donc, moi aussi, je reconnais que la gauche n'est à 9 millions.
15:11Moi, je reconnais qu'à 9 millions de voix, la gauche n'est pas en mesure de gagner.
15:16C'est la raison pour laquelle je dis que la gauche, elle doit être unie,
15:19et que quiconque envisage cette bagarre présidentielle et législative
15:25avec une stratégie qui n'est pas celle du nouveau Front populaire,
15:28court droit vers la défaite.
15:29– Oui, mais la dernière fois, Mélenchon…
15:31– C'est pour ça que ce n'est pas une solution, Jean-Luc Mélenchon, à ce stade.
15:34– La dernière fois, Jean-Luc Mélenchon, il y a eu un vote utile, quand même,
15:36pour Jean-Luc Mélenchon, c'est pour ça aussi qu'Anne Hidalgo fait un 75,
15:40et il n'est pas passé très loin de la qualification pour le deuxième tour,
15:43il faut le reconnaître, ça a quelques centaines de milliers de voix.
15:45Donc, ça peut le faire cette fois-ci.
15:46– J'ai une question, pour le coup…
15:46– Et si ce vote utile se remet en place ?
15:48– Alors, c'est 7,7 millions de voix, pardon, on sait.
15:51– Je peux vous poser une question, si on fait de la politique,
15:54vous ne voulez pas de Mélenchon, alors que moi, je croyais que c'était plus ou moins
15:57votre père spirituel en politique.
15:59– Ce n'est plus le cas.
16:00– Avant, vous subissiez une purge stalinienne, mais du coup, qui est votre candidat à gauche ?
16:06– Alors, moi, c'est ce que je vous indique, et je le dis, vous, vous ne voulez pas l
16:11'union de la gauche,
16:12on comprend pourquoi parce que vous voulez que l'oligarchie et la droite…
16:18– Mais quel est votre candidat ?
16:19– Unissez-vous la gauche, avec plaisir.
16:21– Moi, aujourd'hui, je n'ai pas de candidat, je l'ai déjà dit, pourquoi ?
16:27– C'est quelqu'un qui veuille bien incarner le nouveau Front populaire
16:29et remettre en place cette stratégie-là pour la présidentielle et la législative.
16:33C'est à cette condition-là que je prendrais au sérieux la volonté de gagner
16:37d'un candidat et d'une candidate.
16:39Et voilà, et je l'ai dit plusieurs fois, alors on va voir quelles sont les choses
16:43qui sont encore un peu vivantes dans les possibilités de bouger.
16:46Il y a la primaire PS, on va voir ce qu'il en sort.
16:49Si c'est Glucksmann et la ligne hyper de division, bon, là, ça veut dire que c'est encore une
16:54porte
16:54qui se ferme, qui cristallise les risques de défaite.
16:56– Si c'était Ruffin ?
16:58– Mais Ruffin, pour l'instant, le Parti Socialiste n'a pas accepté qu'il vienne.
17:02Visiblement, Raphaël Glucksmann ne veut pas, le droit du PS ne veut pas.
17:07Il reste quoi ? Il reste fort, Ségolène Royal ?
17:11– Mathieu Pigasse ?
17:11– Qui veut ? Mais visiblement, Mathieu Pigasse non plus n'est pas invité.
17:16– Je ne sais pas ce qui va sortir de ça.
17:18Il reste Marine Tandelier qui est encore vivante au sens, pardonnez-moi,
17:23en tant que candidate qui porte cette ligne de l'Union.
17:26Et puis il y a ce grand peuple du Nouveau Front Populaire qui, lui, sait exactement où il habite,
17:32qui sait où il habite, et qui était présent à la fête de l'Humanité,
17:35que j'ai vu ce week-end plus motivée que jamais.
17:38– Mais divisée aussi, merci Raquel.
17:40– Les gens, eux, non. Les gens, eux, non, ça les saoule, les divisions.
17:42– Merci Raquel Garido, merci Charles Consigny, à demain.
17:45– Merci.
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