00:00C'est donc à 7 et à Fosse-sur-Mer que s'est concentrée la colère des marins pêcheurs aujourd
00:04'hui, le motif essentiel de la protestation, la hausse des prix des carburants, qui met en péril bien sûr leur
00:09profession.
00:10On va retrouver Maxime Brandstetter, il est à 7 justement dans les rôles pour BFM TV. On est toujours dans
00:16une situation de blocage, Maxime.
00:21Oui, vous pouvez le constater directement sur les images. On se trouve sur un chalutier avec Bastien Dufour qui participe
00:26au blocage.
00:26Et vous le voyez derrière moi, ça c'est un palangrier, un bateau aussi de pêcheurs qui est en grève
00:32et qui est là pour bloquer la sortie du port.
00:36Puisque vous voyez, quand on tourne un petit peu, ce ferry jaune qui devait faire le plein de passagers de
00:41voiture et partir à 16h.
00:43Autant vous dire qu'il ne partira pas, que les passagers ne sont pas rentrés.
00:47Alors vous allez me dire, il y a de la place pour qu'il passe si jamais il vous forçait.
00:49Mais si vous regardez un petit peu plus loin, vous voyez tous ces bateaux à qu'est-là ?
00:52Tout ça, c'est des chalutiers, c'est des bateaux de petits métiers, c'est des tonniers-séneurs, c'est
00:57des bateaux de pêche qui sont tous là pour participer à ce blocus et empêcher ce bateau de partir.
01:04Alors justement, on est avec Léocos. Léocos, vous êtes capitaine d'un bateau petit métier.
01:10Vous allez bloquer pendant combien de temps là ?
01:12Jusqu'à temps qu'on n'ait pas eu les revendications qu'on le souhaite.
01:15Il y a une durée indéterminée.
01:17Alors je crois que certains d'entre vous vont voir la ministre jeudi prochain.
01:20Qu'est-ce qu'elle peut vous dire qui débloquerait la situation ?
01:24Déjà qu'une réduction du prix du gasoil et que l'aide de la filière pêche en Méditerranée, parce que
01:29si ça continue, elle va disparaître incessamment sous peu.
01:33Et le problème, c'est que réduire le prix du gasoil, c'est le même pour tout le monde.
01:36Il y a aussi les automobiles, les agriculteurs.
01:38Ce serait possible sans créer de pénurie de réduire le gasoil pour vous ?
01:41Oui, je pense. Ils réduisaient les taxes déjà. Parce que là, on est arrivé à un gasoil à 1,20€,
01:46même pour l'essence, pour les petits métiers.
01:48C'est invivable pour nous. C'est beaucoup moins de rentrée d'argent et c'est énormément de frais.
01:53C'est comment d'être pêcheur aujourd'hui en Méditerranée ?
01:55C'est catastrophique. On n'arrive plus à vivre notre passion. C'est très, très dur.
02:02Du coup, c'est pour ça qu'aujourd'hui, on est là pour bloquer et pour montrer notre opinion à
02:06la France entière et qu'on nous soutienne surtout.
02:08Parce qu'on a l'impression d'être délaissé.
02:10Alors, qu'on se rende compte, c'est quoi les capacités de votre réservoir en milliers de litres et combien
02:14ça vous coûte un plein ?
02:15Moi, c'est des petites embarcations. Donc, mon plein, c'est 50 litres au maximum.
02:19Mais quand on parle d'un chalutier comme sur lequel on a l'acturé, c'est entre 10 et 15
02:22millilitres par semaine.
02:24D'accord.
02:24Donc, à 1,20€ ou 1,50€, ça fait énormément d'argent.
02:28Oui, ça fait énormément d'argent et les prix, forcément, se rétablissent.
02:30Oui, ça fait énormément d'argent à payer, mais au moins pour les marins, pour les entreprises.
02:36La vie, elle se resserre petit à petit. Je crois que là, on est arrivé au beau.
02:39Oui.
02:40C'est de plus en plus compliqué.
02:42Donc, c'est un blocage des prix.
02:43Oui, c'est un blocage des prix ou une aide au fur et à mesure.
02:46Après, il n'y a pas que ça. Il y a les plans Westman pour les chalutiers,
02:50l'anguille pour les petits métiers de l'étangue, les côtes à thon rouge.
02:53C'est une accumulation de choses qui font qu'on est pris à la gorge à l'heure actuelle.
02:57Voilà, vous voyez les difficultés des pêcheurs ici en Méditerranée qui vont donc voter pour continuer le blocage au moins
03:04cette nuit.
03:04Ils rencontrent la mi-jeudi et ils verront si le ferry pourra sortir dans les jours qui suivent.
03:10Merci Maxime Ranchetteur avec Bastien Dufourna.
03:12Le maire de Sète, justement, qui est avec nous, Hervé Marques, qui est maire d'Hiverdroite de la cité Roltaise.
03:18Bonsoir, monsieur le maire.
03:19Qu'est-ce que vous dites aux marins pêcheurs ?
03:21Vous les soutenez ou vous leur dites non, il faut débloquer le port ?
03:25Je les soutiens, j'arrive à l'instant de la capitalerie où j'étais avec eux.
03:29Je les soutiens de tout mon cœur et de tout le cœur des Cétois.
03:33Vous savez, la pêche, ce n'est pas un hobby, ce n'est pas une activité, c'est notre cœur,
03:38c'est notre cœur de métier.
03:40La Méditerranée coule dans nos veines et quand je vois les membres de nos familles,
03:44on a tous, vous savez, c'est un village, c'est un grand village, on a nos cousins qui sont
03:48sur les bateaux,
03:49on a nos amis, on a nos petits qui sont à l'école maritime et qui aujourd'hui occupent le
03:52port.
03:53C'est une souffrance de voir cette profession historique à 7 hésiter comme ça sur leur avenir.
04:02Vous ne m'avez pas répondu, vous les soutenez ou vous les soutenez, c'est une chose,
04:06mais vous leur dites de débloquer le port ou pas ?
04:08Ah non, non, non, moi je ne suis ni le porte-parole ni le meneur de l'activité des pêcheurs.
04:12Moi j'étais avec eux à leur côté, moi je leur conseille simplement de continuer une action
04:17qui leur permettra d'avoir et définitivement rendez-vous avec la ministre à qui j'ai écrit ces dernières semaines
04:22et à qui j'ai demandé la plus grande vigilance et la plus grande écoute sur cette profession
04:26qui est en train de continuer à souffrir, parce que ce n'est pas un début,
04:30ça fait 20 ans que ce métier souffre par les différents plans.
04:34Le jeune Léo tout à l'heure vous a parlé des plans WestMed, je les soutiens à 100%.
04:39Pour répondre à votre question, je les soutiens à 200%, on exagère toujours.
04:42– Mais M. Marques, effectivement il y a une rencontre prévue entre une délégation de pêcheurs
04:48et Catherine Chabot, la mise de la mer et de la pêche jeudi.
04:51Les pêcheurs sont déjà aidés par le gouvernement, il y a une aide spécifique sur le carburant,
04:56selon vous elle n'est pas suffisante, il faudrait l'augmenter ?
05:00– En proportion des contraintes qui leur ont été imposées, effectivement c'est bien d'aider,
05:06comme leur collègue agriculteur, c'est très bien d'aider sur le carburant,
05:10mais vous savez il y a des contraintes réglementaires par le plan WestMed sur la taille,
05:14sur la façon de pêcher, Léo vous a parlé tout à l'heure de l'anguille,
05:19l'effort de pêche a été fait, il y a beaucoup moins de bateaux,
05:22il y a 30% de bateaux qui sont encore existants par rapport à la flotte du passé,
05:27le prélèvement a été réduit, la ressource ne continue pas à grossir,
05:32donc que vous dire, que ça ne va pas et qu'il faut continuer à les aider,
05:37non pas que par des aides financières, mais aussi une levée des contraintes.
05:42– Merci monsieur le maire, Hervé Marquès, maire d'hiver droite de Sète dans l'Hérault,
05:46qui était avec nous.
05:47À Sète, ça s'est passé calmement, à Fosse-sur-Mer en revanche,
05:50ça a un peu chauffé entre les marins pêcheurs et les forces de l'ordre.
05:53– Voilà, on a vu notamment l'un des marins pêcheurs qui est venu au contact,
06:03comme on dit, avec les gardes mobiles, et ça a chauffé pendant quelques minutes.
06:08Nous sommes avec Benjamin Cochy, qui est avec nous,
06:12Benjamin Cochy, ancien gilet jaune.
06:13Bonsoir Benjamin Cochy.
06:15– Bonsoir Olivier.
06:17– Bonsoir, il y a une grogne qui démarre, on a vu les marins pêcheurs,
06:22il y a des appels à se retrouver le 17 octobre prochain,
06:25c'est le retour des gilets jaunes sur fonds de crise des carburants ?
06:29– Je ne sais pas si c'est le retour des gilets jaunes, Olivier,
06:32mais en tout cas c'est le retour d'une France qui est exaspérée
06:35par une fiscalité qui devient écrasante.
06:39Olivier, lorsque vous allez faire le plein à 2,30€,
06:42vous avez à peu près 1,17€ qui va dans la poche de l'État.
06:46Nous ne savons pas ce que fait l'État exactement de cet argent,
06:49vu que nous avons 3600 milliards de dettes.
06:51Donc je peux comprendre l'exaspération des Français,
06:54dont j'en fais partie, pour rapport à cette augmentation de taxes
06:58qui devient absolument asphyxiante.
07:02– Alors le 17 octobre, qu'est-ce qui va se passer ?
07:06– Je ne suis pas Mme Irma, Olivier, je ne suis incapable de vous dire
07:12ce qui va se passer le 17 octobre.
07:14En revanche, ce que je peux vous dire, c'est que cet après-midi,
07:16le Parlement européen a voté une loi qui s'appelle le SEQUE2.
07:23Très barbare, ça ressemble un petit peu à un truc de Star Wars,
07:26le SEQUE2, qui dispose que désormais, les producteurs d'énergie
07:31devront s'acquitter d'une taxe supplémentaire de 11 centimes sur l'essence
07:35et de 13 centimes sur le carburant, qui sera de facto impacté
07:40pour les contribuables et pour les utilisateurs de carburant
07:44à partir du 1er janvier de 2028.
07:46Ce que je veux dire par là, c'est que, indépendamment de la situation économique
07:49extrêmement compliquée, qui fait que nous allons devoir trouver des solutions,
07:53qui fait que le gouvernement et les oppositions doivent trouver des solutions
07:57pour faire en sorte que le prix du litre au quotidien devienne moins cher.
08:02Et pour autant, en parallèle de cela, cet après-midi, vous allez vérifier,
08:06le Parlement européen a décidé qu'il y ait une taxe supplémentaire
08:11de 11 centimes sur l'essence et de 13 centimes sur le gasoil
08:15à partir du 1er janvier 2028.
08:17Il y a une urgence véritable, indépendamment de ce qui va se passer
08:21le 17 octobre dans la rue, il y a une véritable urgence
08:25pour la part du gouvernement et des oppositions à se mettre d'accord
08:29pour calmer le jeu et réduire les taxes sur le carburant.
08:33– Benjamin Cochy, les gilets jaunes, ce n'est pas parti d'un appel
08:37de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure ou Fabien Roussel,
08:39c'était justement un mouvement de citoyens.
08:41Là, on voit que les politiques sont déjà là pour appeler
08:45à manifester le 17 octobre.
08:47Est-ce que ce n'est pas la meilleure façon de tuer la mobilisation ?
08:50– Alors oui, effectivement, c'est la meilleure façon
08:53de tuer la mobilisation, effectivement.
08:57Rappelons-nous qu'en 2018, les politiques ont mis quelques semaines
09:00avant de comprendre exactement ce qui se passait
09:03dans l'opinion publique et sur le terrain.
09:06Si les partis politiques aujourd'hui prennent conscience
09:09de l'urgence sociale et de l'urgence fiscale
09:12qui s'érige sur l'ensemble des citoyens,
09:16c'est parce qu'ils ont compris que la dernière fois,
09:19ils avaient manqué le coche.
09:20Maintenant, on n'attend ni une solution de la part
09:23de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen
09:25pour résoudre le problème.
09:27Ce que l'on attend, c'est de résoudre un problème immédiat.
09:31On ne va pas attendre l'élection présidentielle
09:33pour résoudre un problème.
09:35Depuis le mois de mars, cher Olivier et cher ami,
09:40nous avons augmenté le gasoil de 62 centimes.
09:44Donc, nous n'allons pas attendre le mois d'avril 2027
09:47pour qu'il y ait des actions et des solutions.
09:50Donc, aujourd'hui, véritablement, ce qui importe,
09:53c'est de baisser les taxes sur le carburant.
09:56Non pas baisser la TVA comme François Hollande
09:58ou Marine Le Pen pourraient le dire,
10:00mais baisser l'assise d'environ d'un tiers
10:02pour qu'il y ait véritablement un impact
10:04sur le coût du carburant
10:05pour permettre aux commerçants,
10:08pour permettre aux salariés,
10:09pour permettre aux artisans de pouvoir bouger
10:11et de pouvoir relancer la croissance.
10:13Aujourd'hui, nous sommes contraints
10:15par cette surface qualité.
10:18Merci, Benjamin Cauchy.
10:19On va justement vérifier ça devant les stations totales
10:21où le prix de l'essence est capé.
10:23C'était la promesse de Total.
10:24C'est Arthur Descudé qui est pas très loin,
10:26d'ailleurs, ici, les Moulineaux,
10:28dans les Hauts-de-Seine,
10:29pas très loin de nos studios,
10:31avec des automobilistes
10:33qui prennent les stations d'assaut.
10:34Arthur ?
10:37Oui, c'est vrai qu'il y a du monde
10:38dans ces stations totales
10:39parce que vous le voyez
10:40sur ces images de Joao à l'Ancar,
10:42eh bien, les prix sont plafonnés.
10:431,99€ pour le sans-plomb 95
10:45et le sans-plomb 98,
10:472,25€ pour le gasoil.
10:49Nous, on a rencontré Gabriel
10:50qui est venu faire son plein.
10:51Bonsoir.
10:51Merci de répondre à notre question.
10:53Forcément, pas le choix
10:54de venir dans ce genre de station
10:55pour payer moins cher ce soir ?
10:57En partie.
10:58C'est à côté de chez moi, d'abord.
11:00Et en plus, c'est vrai que c'est un peu moins cher
11:01et en plus, on consomme français.
11:03C'est vrai qu'à côté, c'est hors de prix.
11:04Vous avez fait le choix
11:05de venir ici particulièrement ?
11:06Regardez, il y a une autre station.
11:08On était à 2,62 du litre.
11:09Là, ici, Moulineaux, à côté, pas loin.
11:11Donc, 2,62, moi, je veux bien rouler,
11:13je veux bien consommer,
11:14mais à un moment,
11:15on ne peut peut-être pas abuser non plus.
11:16Merci, Gabriel, d'avoir répondu
11:17à nos questions.
11:18Voilà, vous l'avez entendu,
11:19avec cet habitant d'ici,
11:20les Moulineaux,
11:21ça peut monter jusqu'à 2,62 du litre.
11:23Donc, forcément,
11:24on préfère se déplacer jusqu'ici
11:26pour payer 1,99 du litre d'essence.
11:31Arthur Descudé avec Joao Olandcar,
11:33ici, à Ici, les Moulineaux.
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