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Ce mardi 15 septembre, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Isabelle Enos, responsable de la stratégie d'investissement chez BNP Paribas Banque Privée France, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club sont là, Isabelle Enos, responsable de la stratégie d'investissement de BNP Paribas, Banque privée France.
00:10Bonsoir Isabelle.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Et François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir France.
00:14Bonsoir.
00:15Bonsoir.
00:16Ravi de vous accueillir l'un et l'autre.
00:18On va parler bien évidemment de l'évolution des taux, de la tech aussi, l'IA qui tente après les
00:22doutes d'hier de remonter la pente.
00:23C'est bien laborieux quand même, les valeurs IA remontent un peu mais c'est très laborieux.
00:27On a encore une baisse d'ASML d'ailleurs, juste avant d'être à quelques mois maintenant de la présidentielle,
00:32alors que 10 ans français est à 4,5.
00:35Isabelle, vous êtes aussi au contact des clients.
00:37Le CAC recule quand même depuis un mois, il enchaîne pas mal les séances de baisse.
00:41Dans des volumes souvent faibles d'ailleurs, Antoine nous le disait, on sent qu'il y a un peu moins
00:44d'opérateurs présents qu'avant.
00:45Comment vous les sentez les clients actuellement ?
00:47Il y a forcément des questions qui se posent pour un certain nombre d'investisseurs.
00:50On a toujours une vue très domestique quand on est investisseur, avec un focus plutôt sur son marché.
00:56Et puis après, il y a eu une vraie diversification.
00:58Donc il y a beaucoup de questions qui se posent.
00:59Et quand on regarde, par exemple à l'image du CAC 40, vous le disiez, ça marque le pas dans
01:04des volumes assez faibles.
01:05Pour autant, quand on regarde la réalité du CAC, c'est pas loin des trois quarts à la fois du
01:09chiffre d'affaires
01:10ou des bénéfices qui sont faits à l'international.
01:12Donc il faut aussi prendre ce recul-là quand on regarde.
01:15Mais c'est vrai que les investisseurs aujourd'hui regardent de près.
01:18La question de la dette commence à peser.
01:20On se pose des questions sur les répercussions que ça pourra avoir.
01:23Donc c'est normal qu'on s'interroge.
01:25Et puis effectivement, il y a eu aussi, on va rentrer à la fois dans le vote du budget.
01:29Donc ça, d'un point de vue investisseur, ça se regarde.
01:33Et puis forcément, même si la campagne va être longue,
01:38les sondages vont occuper aussi un peu cette actualité.
01:42Donc je pense qu'on prendra, une fois que le budget sera voté,
01:44vraisemblablement les marchés prendront un petit peu de recul.
01:46Mais n'oublions pas, les grandes valeurs françaises,
01:49elles ont une activité très largement en dehors de la France.
01:52Donc c'est des vrais relais de croissance.
01:53Effectivement, on va en reparler.
01:54On parlera d'allocations, comment investir dans ces marchés en ce moment.
01:57François, les marchés, c'est vrai, doutent un petit peu en ce moment.
02:00Ce n'est pas non plus la Bérezina.
02:02Alors qu'on a un pétrole qui monte, des taux qui battent des records.
02:04Le 10 ans américain, cet après-midi, est encore au-delà des 5% sur les plus hauts de 2007.
02:07Oui, Wall Street s'effrite un peu, mais ça ne va pas plus loin.
02:10Ça s'effrite.
02:11On est à moins de 3% des records sur le S&P.
02:13Oui, donc comment il faut voir les choses ?
02:15Oui, les marchés sont en train de douter, ou finalement, vous les voyez plutôt résistants ?
02:20Oui, il y a quand même une phase de nervosité qui se transmet, bien sûr, sur les taux d'intérêt.
02:26Donc pour l'instant, pas d'inquiétude à avoir, mais on voit que la tendance est plutôt négative.
02:32Si on reprend l'exemple de la France, depuis cette rentrée, on est vraiment focalisé sur le budget.
02:38On sait que le déficit va dépasser les 5%.
02:40On sait que le coût moyen de la dette française, c'est 2,1%, avec une durée, une maturité de
02:498-9 ans.
02:50Là, on est à 4,5%, donc on a des taux qui sont deux fois plus importants.
02:54Ça veut dire quoi ?
02:54Ça veut dire que dans 9 ans, la charge financière de la dette française, elle sera deux fois plus importante.
02:59Donc autant dire insoutenable.
03:00Donc on sait que la tendance, elle n'est pas réjouissante.
03:04On sait aussi que dès 2029, l'intégralité de l'impôt sur les revenus des Français va servir uniquement à
03:11payer la charge financière.
03:12Il restera zéro pour l'hôpital, zéro pour la sécurité, zéro pour l'éducation, zéro pour toutes les autres dépenses.
03:20L'intégralité de l'impôt sur le revenu va servir à payer les charges financières en 2029.
03:25En 2030, ça ne suffira même pas.
03:27Donc oui, il y a une lente agonie.
03:30Donc finalement, ça crée un peu d'attentisme, ça crée de la nervosité.
03:34Donc peut-être que les taux vont rebaisser.
03:36Là, on est à 4,5%.
03:37Ça n'est pas dit que ce n'est pas parce que ça monte que ça va continuer de monter.
03:41Donc il faut rester prudent.
03:43Il ne faut pas trop réagir à cet envolé des taux d'intérêt.
03:47Il suffirait qu'il n'y ait plus de guerre au Moyen-Orient.
03:49Vous savez très bien que vous allez avoir tout de suite des cours du pétrole.
03:52Avant la guerre, on avait trop de pétrole.
03:55Donc là, maintenant, on n'a pas assez de pétrole.
03:57Donc on passe à chaque fois d'un excès à un autre.
04:00Donc il suffirait de résoudre le problème au Moyen-Orient.
04:03Et tout de suite, l'inflation baisserait.
04:04Et les taux d'intérêt ne seraient plus également sous pression.
04:07Il resterait le sujet quand même des déficits et de la dette.
04:09Mais on enlèverait une grosse épine du pied.
04:12Donc la situation s'est dégradée.
04:15Mais il n'y a pas de raison non plus de dramatiser.
04:18Elle n'est pas désespérée.
04:20Absolument.
04:20Mais l'environnement se dégrade.
04:21Donc il faut prendre ça en considération.
04:25Je pense que surtout, effectivement, on est revenu avec une nouvelle cartographie au retour des vacances.
04:29Fin août, début septembre.
04:31Les volumes sont revenus.
04:32Puis avec des sujets qui étaient sans doute un peu moins importants avant de partir.
04:35Effectivement, le sujet du conflit au Moyen-Orient.
04:40On a eu l'aperçu fin juillet, courant juillet, qu'on commençait à réouvrir le détroit d'Hormuz.
04:44Il y avait des navires qui passaient.
04:45Et puis d'un seul coup, on referme.
04:46Donc cette tension est très forte.
04:48Et puis avant l'été, on avait à chaque fois une deadline.
04:49Dans deux semaines, les négociations devaient...
04:51Enfin, il y avait toujours une deadline.
04:52Là, il n'y a plus de deadline.
04:53On ne voit pas l'issue.
04:53Il y a ça.
04:54Et puis effectivement, sur les questions du pétrole et du gaz, notamment en Europe,
04:57on s'approche aussi de l'hiver, avec des stocks qui sont historiquement faibles.
05:00Et donc forcément, le sujet de reporter ces échéances-là, ça devient plus compliqué.
05:06Donc cette tension sur les prix de l'énergie, elle est plus prégnante aujourd'hui.
05:10Donc effectivement, on a un peu rebattu les cartes sur cette fin du mois d'août, début du mois de
05:15septembre.
05:15Et puis après, les marchés, effectivement, il suffit d'une ou deux bonnes nouvelles.
05:19Aussi peut-être le sentiment que le sujet de l'inflation est géré.
05:26Alors on verra demain ce que fera la Réserve fédérale aux États-Unis.
05:28Mais avoir le sentiment que les banques centrales prennent la main et la mesure pour gérer l'inflation,
05:36ça donnerait aussi sans doute un signe au marché plutôt favorable.
05:39Donc ça aussi, ça pourrait peut-être atténuer un petit peu les...
05:41Attendez, vous en êtes à nous dire qu'il suffirait que la Fed relève ces taux,
05:46qu'elle les relève, pas qu'elle les baisse, pour que le marché reparte de l'avant ?
05:48Alors ça, on n'en est pas sûr, bien entendu.
05:51Mais clairement, aujourd'hui...
05:52Ce sera un signe de crédibilité ?
05:53Ça, effectivement, aujourd'hui, ce que le marché sans doute attend,
05:57et c'est sans doute aussi la raison pour laquelle ces tensions sont très très fortes
06:00sur les derniers jours et se sont accrues sur les dernières heures,
06:04c'est aussi cette attente qu'il y a aujourd'hui,
06:06de sans doute entre les deux objectifs que la Réserve fédérale a,
06:09entre l'emploi et l'inflation.
06:10Il y a eu un discours très ferme sur la fin du mois d'août à Jackson Hole
06:14sur la priorité qui était donnée à l'inflation.
06:16Peut-être qu'on a besoin, aujourd'hui, de voir ce discours se transformer dans des actes
06:20et peut-être que ça ramènerait un peu d'apaisement.
06:23Juste de l'apaisement, ça apporterait un soulagement pour les investisseurs.
06:28Il faut qu'ils montrent qui est le patron,
06:30et le marché attend d'avoir la confirmation que le vrai patron sur les taux,
06:35c'est la Banque Centrale Américaine et non le Trésor,
06:38parce qu'on a eu un petit mélange des genres au cours de cet été
06:41où c'était le Trésor qui voulait piloter les taux d'intérêt.
06:43Ça n'a pas marché.
06:44Ça n'a pas marché parce qu'ils n'ont pas les moyens.
06:46Et donc, finalement, c'est la Fed qui devrait…
06:48Mais est-ce qu'il va agir de façon indépendante ?
06:52En fait, j'ai envie de vous dire que c'est encore plus structurel.
06:57C'est-à-dire que si la Fed ne montre pas le signe de volonté
07:00de vouloir agir contre l'inflation, c'est comme s'il n'y avait pas de Fed.
07:02Est-ce qu'il y a encore une Banque Centrale ?
07:03C'est presque ça, la question.
07:05Et c'est peut-être cela qui se jouera demain
07:07dans la décision de la Réserve Fédérale Américaine.
07:08Montrer qu'elle existe encore.
07:10Là, d'abord, maintenant, c'est écrit qu'ils vont augmenter les taux.
07:14S'ils n'augmentent pas les taux, alors là, ça va plutôt être inquiétant.
07:16C'est probabilisé à 93%.
07:18Voilà, donc il n'y a plus vraiment d'incertitude.
07:20Maintenant, le discours, c'est est-ce qu'on est plutôt sur une série de hausses de taux
07:23ou si c'est juste j'augmente les taux et j'attends de voir parce qu'une composante...
07:28En fait, ce qu'on voit, c'est que la Banque Centrale Européenne
07:31regarde plutôt l'inflation globale,
07:33alors qu'aux États-Unis, ils regardent plutôt l'inflation core,
07:36c'est-à-dire hors énergie.
07:37Et l'énergie, bien sûr, est extrêmement volatile.
07:39Donc, le discours est un peu différent entre l'Europe, la zone euro et les États-Unis.
07:45Mais on s'attend vraiment à avoir un discours qui montre qu'il a une vraie vision, un cap,
07:49même s'il ne veut pas donner trop de prévisions, contrairement à son prédécesseur.
07:54Il faut qu'il remonte que c'est lui le patron des taux d'intérêt aux États-Unis
07:58et non l'équipe de Donald Trump.
08:01Ce serait un signe de vie de la Fed, en quelque sorte, qu'elle relève demain ces taux.
08:04Oui, ce serait un soulagement pour le marché.
08:06Il est probable qu'elle les relève, d'autant plus que la réunion suivante de la Fed
08:08sera juste avant les mi-termes, six jours à peine avant les mi-termes.
08:11Là, on imagine moins relever les taux.
08:12Enfin, on verra quelle sera la situation.
08:14Mais est-ce que vous pensez que c'est carrément un cycle d'hausses de taux qui s'enclenche ?
08:17Parce que le marché, pour ce qui concerne la BCE,
08:19anticipe désormais quatre hausses de taux d'ici fin 2027,
08:22quatre en plus de celles qui ont déjà eu lieu,
08:24et de la part de la Banque d'Angleterre, cinq hausses de taux d'ici fin 2027.
08:27Est-ce que sans que son nom soit crié,
08:29c'est un cycle d'hausses de taux qui est en train de s'ouvrir ?
08:32Pas forcément.
08:32Je n'en suis pas totalement convaincue.
08:35Le marché est toujours dans l'excès.
08:36Et comme aujourd'hui, dans l'excès de hausses de taux et de pression sur les taux,
08:39on anticipe beaucoup de hausses de taux.
08:41Je pense qu'il va falloir voir comment se mettent en place
08:43les composantes de l'inflation au cours des prochains mois.
08:45Si effectivement, les sujets énergétiques se régulent en tous les cas.
08:49Si on a un peu moins de pression que celles qu'on a à très court terme.
08:52C'est-à-dire qu'on a quand même un peu de production qui arrive à passer,
08:57enfin de bateaux qui...
08:59Je dirais un peu la situation dans laquelle on était avant l'été.
09:01Si on retrouve cette situation-là, on créera un petit peu moins de pression.
09:05Et donc effectivement, peut-être qu'on aura des composantes
09:10qui seront un peu moins importantes.
09:11Ce qui sera important dans les prochains mois,
09:13c'est effectivement ces composantes de l'inflation
09:14et de voir si l'inflation est en train de se répercuter,
09:17notamment sur le prix des biens alimentaires.
09:19Parce qu'on sait qu'aujourd'hui, à la fois, les cours du gasoil en agriculture
09:24sont extrêmement importants, mais aussi le coût sur les engrais.
09:27Et donc à un moment donné, quand vous avez cette situation-là,
09:30forcément à un moment ou à un autre, ça va se répercuter sur les prix alimentaires.
09:33Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.
09:34Je peux vous donner un exemple là.
09:36Pour une ferme aujourd'hui qui a à peu près 150 hectares,
09:39le surcoût de consommation de prix d'énergie,
09:44c'est à peu près une consommation de 30 000 litres.
09:46Le prix a doublé sur un an.
09:47Donc c'est une facture supplémentaire d'à peu près 20 000 euros
09:50et on est à peu près dans le même ordre de grandeur sur la partie engrais.
09:53Donc c'est des coûts qui sont énormes,
09:55qui forcément, au moins partiellement, seront répercutés sur les prix.
09:57Et sans compter l'impact sur la production agricole par ailleurs,
10:00des règlements climatiques que l'on vit.
10:02Alors vous citiez justement le renchérissement du transport
10:04en raison de ces chaînes logistiques perturbées par les différents conflits,
10:09notamment au Moyen-Orient.
10:09Les acteurs du fret maritime sont en hausse
10:12parce que du coup, il y a plus de marques.
10:13On rallonge les circuits, on fait passer le prix aux clients
10:16et puis il y a moins de navires disponibles
10:18vu que chaque parcours est rallongé.
10:20AP Moller gagne encore aujourd'hui 0,9%.
10:22AP Agloy, de son côté, gagne à nouveau 0,8%.
10:25C'est une thématique sur laquelle aujourd'hui,
10:26en bourse, on est en train de manifestement miser.
10:29Est-ce que quelqu'un saura quand même reprendre le contrôle de ce marché obligataire ?
10:33Est-ce que vous pensez qu'il suffira que les banques centrales montent leur taux
10:36pour que ce marché obligataire se dise
10:37« c'est bon, on a trouvé le patron, il y a le patron,
10:40c'est qui le patron ? C'est les banques centrales »
10:41et les choses se calmeront.
10:42Ou cette fois, c'est différent parce que les détenteurs de dettes ont changé.
10:46Aujourd'hui, ce sont les hedge funds qui, peu à peu,
10:48sont en train de monter en puissance.
10:49C'est le département du Trésor américain
10:50qui a publié cette étude de son département de recherche.
10:54Les hedge funds étiennent désormais 2 000 milliards de dollars
10:56de bons du Trésor américain,
10:57un chiffre qui a doublé en à peine 5 ans.
10:59Les hedge funds qui sont des mains très court-termistes,
11:03la montée en puissance des hedge funds parmi les grands détenteurs de dettes
11:07rend le pilotage des taux plus difficile encore
11:11pour les banquiers centraux, d'après vous.
11:12Je ne pense pas.
11:14Je pense surtout qu'ils sont opportunistes
11:15et qu'il y a 5 ans, ça ne rapportait pas grand-chose
11:18et qu'aujourd'hui, ça revient sur des niveaux de taux
11:20qui sont finalement rémunérateurs.
11:21Donc, il y a aussi cette opportunité que les hedge funds viennent chercher.
11:24Il ne faut pas oublier aussi que cette tendance,
11:26elle s'est liée à l'accroissement des rendements.
11:29Après, je pense qu'effectivement, le premier signe,
11:30c'est les signes liés à l'inflation et aux premières hausses de taux.
11:35Ça peut venir calmer l'environnement
11:37et après, ce sera bien entendu des sujets géopolitiques
11:40et l'apaisement de sujets géopolitiques
11:41qui vont donner le second signe.
11:44Mais si on arrive déjà à stabiliser,
11:46ce sera quand même un signe favorable sur le marché.
11:47Scott Bessens s'exprime cet après-midi
11:49devant une chambre des représentants,
11:51toute à son écoute, en pleine écoute,
11:53qui l'écoutait pour savoir ce qu'il pensait justement
11:56le patron du Trésor américain de ces hausses de taux.
11:58Le disant américain actuellement toujours à 5%.
12:00Il explique que c'est dû au contexte global,
12:02Scott Bessens, et notamment la hausse des cours du pétrole.
12:05C'est-à-dire que Donald Trump souhaite voir les taux baisser
12:09et c'est la hausse du pétrole qui, dit Scott Bessens,
12:11au contraire, fait monter les taux.
12:12Mais cette hausse des cours du pétrole,
12:13elle est due à une politique internationale de Donald Trump.
12:16C'est-à-dire que Donald Trump est arrivé
12:18en promettant une baisse de taux,
12:19mais il a créé des conditions, au contraire, de hausses de taux.
12:22C'est très compliqué à suivre, là.
12:24Est-ce qu'on a la signature d'un échec, François ?
12:27En tout cas, l'échec, on le voit militairement
12:29puisqu'il n'a toujours pas résolu le conflit au Moyen-Orient.
12:33Conflit qu'il a déclenché, ça, c'est le premier point.
12:36Le deuxième point, sur le choc énergétique,
12:39sur la perte de pouvoir d'achat des Américains,
12:41là aussi, il y a un constat qui est négatif.
12:45C'est pour ça qu'on s'attend à ce que les mid-terms
12:48ne se passent pas très bien,
12:49même s'il a promis un chèque pour gagner des voix.
12:54Donc ça, c'est quelque chose de la culture américaine.
12:56On ne le voit pas encore en France.
12:57Peut-être qu'on le verra un jour, mais ce n'est pas espéré.
13:01Donc oui, il est dans une situation qui est délicate,
13:04même si on peut reconnaître quand même
13:06qu'on est toujours impressionné par la vigueur
13:08de la croissance américaine, de la résilience,
13:11de la capacité des entreprises à innover.
13:13Et ça reste un marché où, nous en France,
13:16on rêverait d'avoir les niveaux de croissance des États-Unis,
13:20même malgré tous les contretemps que Donald Trump a eus
13:25et a provoqué.
13:27Nous, la croissance, elle est quand même spectaculaire
13:29et c'est aux États-Unis que tout se passe finalement.
13:31Et les perspectives de croissance restent spectaculaires également.
13:34Absolument.
13:35Et avec l'IA, on va voir ce que ça va donner.
13:37Parce que sur l'inflation, il y a quand même deux phénomènes.
13:40Il y a le phénomène énergétique,
13:42où là, ça peut se résoudre extrêmement rapidement.
13:44Et puis, vous avez cette tendance de fonds
13:45qu'on a du mal à appréhender.
13:47C'est l'impact de l'IA sur le marché du travail.
13:50Concrètement, en tout cas, on voit qu'il y a déjà des entreprises
13:51qui ont réduit, qui font des économies sur leur masse salariale
13:56avec des nouveaux outils d'IA.
13:58Donc, à quelle vitesse ça va se diffuser ?
13:59Parce qu'on sait que le marché du travail,
14:01il est extrêmement tendu aux États-Unis.
14:03Donc, il suffirait que l'IA se diffuse peut-être plus rapidement que prévu
14:07pour avoir peut-être une pression moins forte sur le marché du travail.
14:13Et tout de suite, les taux pourraient revenir.
14:15Donc, ce n'est pas parce qu'au cours des dernières semaines,
14:18on a eu une tension qu'il faut prolonger le momentum.
14:21Ça peut vite se retourner.
14:22En tout cas, il y en a un élément qu'on ne contrôle pas,
14:24qui est géopolitique,
14:26c'est les prix de l'énergie.
14:27Et cette méga tendance sur l'IA qui va jouer inévitablement
14:31sur l'utilisation de X collaborateurs ou pas.
14:34Et on va en parler parce que AXA,
14:36tiens, aujourd'hui, sergent d'investisseurs,
14:37ils ont parlé de l'implémentation de l'IA dans leur process.
14:41Total Energy qui annonce un partenariat pour 100 millions d'euros
14:43avec Mistral et l'IA aussi.
14:44On va voir ensemble ce que Mistral, l'IA,
14:47pourraient apporter à un groupe comme Total Energy.
14:48Ce sera juste après.
14:50La moto, juste avant, effectivement.
14:53Parce qu'on accélère là, vers la clôture
14:54et le cactère entrecule de 0,3%.
14:568 092 points, lanterne rouge.
14:58Alors le secteur du luxe, décidément,
15:00ça n'aide pas le cas de 40.
15:01Hermès recule de 2,3%.
15:03C'est après-midi, LVMH recule de 2,2%.
15:05Et puis à la hausse, Thalès.
15:07Après un confcall avec des analystes,
15:09Thalès confirme ses objectifs de croissance organique.
15:12Le titre gagne 3,9%.
15:13Eurofins associés en hausse de 1,7%.
15:15Oui, il y a une forme de soulagement sur le maintien par Thalès
15:17de ses objectifs dans la mesure où l'État français
15:20a des problèmes de financement
15:21et on pourrait douter, effectivement,
15:23de la pérennité de certaines commandes.
15:25Thalès maintient, en tout cas, de son côté ses prévisions
15:27et le titre, aujourd'hui, surperforme tous les autres.
15:29On en parle avec Isabelle Enos et François Meunier.
15:32Oui, AXA tient sa journée investisseur
15:34et il compte bien, AXA, c'est ce qu'ils ont confirmé,
15:38implémenter de plus en plus l'intelligence artificielle.
15:39Ils estiment que les bénéfices récurrents annuels
15:42liés à l'IA
15:43seront compris entre 500 et 700 millions d'euros
15:45d'ici 2029.
15:47Des revenus supplémentaires annuels
15:48de 700 à 900 millions d'euros, Isabelle,
15:50rien que grâce à l'IA ?
15:52Oui, je pense que là, on va rentrer dans une phase...
15:54On a beaucoup regardé la phase d'investissement
15:57et le développement de l'écosystème autour de l'IA
16:00et maintenant, on va rentrer dans la phase d'usage
16:03qui est, effectivement, la phase qui devrait s'acheminer
16:05vers des gains de productivité.
16:07Donc, on va avoir des annonces.
16:08Quand on regarde du côté des États-Unis,
16:10on voit qu'aujourd'hui,
16:12les entreprises qui utilisent l'IA,
16:15finalement,
16:17enfin, en tout cas,
16:17les cas qui commencent à développer
16:19et qui ont un vrai usage,
16:20c'est en nombre très restreint.
16:23Finalement, il y a un usage qui,
16:24en montant, c'est important,
16:26mais c'est focalisé sur un nombre restreint
16:27et d'investissements par salarié
16:29qui est assez restreint.
16:30Donc, en rentrant dans ce déploiement-là,
16:33oui, effectivement,
16:34on va avoir des annonces
16:35qui vont être très importantes.
16:36Après, la manière de le mesurer,
16:38j'imagine que c'est un peu compliqué aujourd'hui
16:40d'avoir la réalité
16:42puisqu'il y a aussi le sujet
16:45de quelle l'IA,
16:46est-ce qu'on va aller sur des IA
16:48qui vont être moins chers
16:49que les modèles qu'on a aux États-Unis
16:51et des modèles qui sont plus à bas coût
16:53comme en Chine
16:55et qui seront suffisants
16:56pour une grande partie des usages qu'on aura.
16:58C'est tout ça qui permettra
16:59de voir la rentabilité.
17:00Donc, je pense qu'on va avoir
17:01de plus en plus d'annonces
17:02dans les grandes entreprises
17:03et c'est légitime qu'elles se positionnent
17:05et qu'elles commencent à envisager l'IA
17:06dans leur manière de travailler.
17:09Elles commencent à chiffrer les retombées.
17:11Elles commencent à chiffrer,
17:11mais je pense qu'effectivement,
17:12c'est là où on aura des ajustements
17:13qui seront très importants
17:14dans les années à venir.
17:15AXA, donc, vise 700 millions d'euros
17:18de profils liés à l'IA
17:19chaque année en 2029.
17:21Mais sur un groupe comme AXA
17:23et notamment dans l'assurance,
17:24on sait que le traitement de données
17:25est très important
17:26et c'est un des usages
17:27qui est les plus simples aussi.
17:28Oui, on a Total Energy
17:29qui annonce de son côté
17:30un partenariat avec Mistral,
17:31un partenariat pour 100 millions d'euros.
17:32Que fera Mistral ?
17:33Que fera l'IA de Mistral ?
17:35Eh bien, il se mettra au service
17:36de l'exploration,
17:37production de Total Energy
17:38et de l'amélioration
17:39de l'ingénierie des réservoirs.
17:41Comment vous voyez l'IA
17:42dans Total Energy ?
17:44Est-ce que c'est un changement
17:45fondamental qui se prépare ?
17:47François ?
17:48Probablement que l'impact de l'IA
17:50dans le domaine des pétroliers
17:51est peut-être un peu moins fort
17:53que ce qu'on peut observer
17:54dans le domaine de l'assurance
17:55ou de la banque
17:56ou dans le domaine des services.
17:58Quoique, on sait que les acteurs
18:00comme Schlumberger
18:02manipulent aussi beaucoup de données
18:04pour l'exploration.
18:05Donc oui, ça va se diffuser.
18:07Et aujourd'hui,
18:08on le voit bien
18:09dans la façon dont communiquent
18:10les dirigeants des entreprises,
18:12il n'y a pas une publication
18:13sans avoir une slide,
18:16une présentation sur
18:17voilà ce que l'IA peut m'apporter
18:18en termes de relais de croissance,
18:20en termes de plan d'économie.
18:21Donc maintenant,
18:22c'est un passage obligé
18:23dans n'importe quel secteur
18:25de dire voilà comment moi,
18:27manager, j'appréhende l'IA
18:29et comment l'IA peut m'apporter
18:31plus de souplesse,
18:32plus de réactivité,
18:33plus de chiffre d'affaires,
18:35plus de bénéfices.
18:36Donc là, c'est voilà,
18:37maintenant, c'est un passage obligé.
18:39On l'a vu cet été,
18:40on va le voir
18:41lors du déploiement
18:42de chaque plan stratégique
18:43parce que là,
18:44on parle d'un plan stratégique
18:45sur plusieurs années.
18:46Donc évidemment,
18:47si vous ne cochez pas la case IA,
18:49là, vous allez avoir
18:50votre titre qui va être massacré
18:51parce qu'on va dire,
18:51ça y est, ils sont en retard,
18:53ils n'ont pas appréhendé.
18:54Et on l'a vu à l'époque,
18:55il y a quelques années,
18:56quand Dassault Systèmes
18:57n'avait pas mis en place
18:59un focus sur l'IA,
19:00eh bien tout de suite,
19:01il y a eu un désamour du titre.
19:02Alors que SAP,
19:03qui tout de suite a embrayé sur l'IA,
19:06avait un comportement
19:08beaucoup plus sympathique.
19:09Mais là, on passe une étape supplémentaire
19:10entre les annonces de Total Energy,
19:12la coopération avec Mistral et AXA.
19:14On n'est plus juste
19:16dans l'évocation de l'IA,
19:17on est dans la concrétisation opérationnelle.
19:19Là, on voit qu'AXA
19:20a peut-être un petit temps d'avance
19:21sur Total Energy
19:22parce qu'AXA chiffre l'impact.
19:25Là, on a le montant
19:26d'investissement réalisé dans l'IA,
19:28donc ce qui est important,
19:29c'est significatif
19:30et ça, les marchés regardent ça de près.
19:32Mais après, ce qu'on veut savoir,
19:33c'est avec cet investissement,
19:35combien vous allez gagner ?
19:37Et ça, on n'a pas encore l'étape d'après.
19:39Total Energy ne nous l'a pas dit.
19:40Voilà, mais c'est ce qu'on aimerait avoir.
19:44Et puis Air Liquide...
19:44C'est ça qui va permettre
19:45d'avoir une réaction boursière
19:46plus importante.
19:47Air Liquide, alors,
19:48se place à un niveau plus universitaire,
19:51va créer une chaire de recherche
19:52en intelligence appliquée à la chimie.
19:54Voilà.
19:55L'impact de l'IA aussi sur la chimie.
19:57Tout ça est passionnant.
19:58D'ailleurs, NVIDIA nous dit
20:00que les investissements
20:01ont encore de beaux jours devant eux
20:03dans l'intelligence artificielle,
20:04histoire de rassurer un peu,
20:05parce qu'il y a eu tellement
20:06d'interrogations existentielles,
20:07voire civilisationnelles,
20:08liées à l'IA ces dix derniers jours,
20:10où beaucoup de grands acteurs de l'IA
20:12ont eux-mêmes dit que l'IA
20:13pourrait pourquoi pas tuer l'humanité,
20:15prendre le contrôle de tout l'Internet.
20:17Alors, Donald Trump a réagi à tout ça
20:18en disant que tout ça,
20:19c'est un canular.
20:20Je cite Donald Trump.
20:21Donc, le seul contrôle ou garde-fou
20:22dont l'IA a besoin
20:23est un président fort et intelligent
20:25au QI élevé
20:26et les Etats-Unis en ont un.
20:28Je cite Donald Trump.
20:30Donc, on a réglé le problème, Isabelle ?
20:32Non, je ne pense pas.
20:33Je pense qu'effectivement,
20:34le sujet de la réglementation,
20:35il est toujours important.
20:37Après, est-ce que c'est le moteur
20:39des annonces qui ont pu être faites ?
20:42Peut-être en partie,
20:43mais pas que.
20:44Effectivement, on est sur un déploiement
20:45qui va très vite,
20:46d'une technologie
20:48avec des ambitions très, très fortes.
20:51Et donc, parfois,
20:52il est bien aussi de se poser
20:53pour pouvoir voir les implications.
20:56Et là, on n'a pas le temps.
20:57En fait, il y a une telle concurrence.
20:58Ce n'est pas la guerre froide
20:59entre les Etats-Unis et la Chine
21:00sur ce sujet,
21:01mais on n'est pas très loin.
21:02Oui, une concurrence entre entreprises
21:04et entre les Etats-Unis
21:05et la Chine en plus.
21:06Voilà, ça va au-delà.
21:07On est sur deux niveaux
21:08avec des enjeux qui sont différents.
21:10Donc, effectivement,
21:11je pense qu'il y a bien sûr
21:14la nécessité de transparence
21:16et de réglementation.
21:17Et il faudra s'y poser.
21:18Maintenant, est-ce que c'est
21:19la première volonté
21:20de ce type de discours ?
21:21Parfois, on voit bien
21:23que le sujet de l'IA,
21:24là, ça va être le développement
21:26avec des coûts
21:27qui vont être différents.
21:28Et c'est deux modèles
21:28très différents
21:29entre les Etats-Unis
21:30et la Chine.
21:32À partir du moment
21:32où vous arrêtez,
21:33vous stoppez l'introduction
21:35de Panaï,
21:37peut-être qu'il y avait aussi
21:38le sujet.
21:38À partir du moment
21:39où vous vous introduisez,
21:40il va falloir être plus transparent,
21:42donner des perspectives
21:42de rendement
21:43avec une certaine échéance.
21:44C'est ce que les marchés
21:45viennent chercher
21:46quand ils viennent sur une introduction.
21:47Et aujourd'hui,
21:48on voit qu'il y a
21:48beaucoup d'investissements.
21:49Est-ce qu'on a la possibilité
21:50d'avoir une promesse précise
21:51d'avoir un retour sur investissement ?
21:53C'est bien cette question
21:54que le marché est en train
21:54de se poser dans sa globalité.
21:56Donc, c'est important
21:57de se la poser.
21:58Il faut se la poser
21:58pour les bonnes raisons
21:59et il faudra de toute façon
22:00un jour ou un autre réglementer.
22:01Du côté d'Entropique,
22:02on commence à répondre à tout ça
22:03puisque apparemment,
22:04Entropique est en train
22:05d'enchaîner un deuxième trimestre
22:06consécutif de rentabilité,
22:07de bénéfices.
22:08Donc, ça, c'est une info
22:09par rapport à OpenAI
22:10pour lequel ce n'est pas encore sûr.
22:12Comment réagissent
22:12les acteurs de la tech ?
22:13De l'IA.
22:14Hier, ils ont beaucoup reculé
22:15sur la crainte d'un ralentissement
22:16des investissements.
22:17Si jamais on veut créer
22:18plein de garde-fous,
22:18réglementer davantage.
22:19Le secteur a beaucoup reculé hier.
22:21Tout à l'heure,
22:21il a ouvert en hausse à Wall Street
22:22mais ça n'a pas duré.
22:23On est à nouveau en baisse
22:24sur les acteurs de l'IA
22:25cet après-midi.
22:26Finalement,
22:27on a NVIDIA, par exemple,
22:28qui recule un petit peu à nouveau
22:30et puis en Europe,
22:30ASML qui perd en ce moment 0,6%.
22:32C'est-à-dire qu'on continue
22:33de douter là.
22:34On a semé le doute
22:35sur la poursuite
22:36des niveaux d'investissement
22:38qu'on a connus
22:38ces derniers trimestres
22:39pour les prochains trimestres.
22:40Est-ce que sécuriser l'IA,
22:42réglementer l'IA,
22:44aboutira forcément,
22:44oui,
22:45à un ralentissement
22:45des investissements
22:46dans l'IA ?
22:46François ?
22:47Pas forcément.
22:49D'abord,
22:49il faut voir que sur l'IA,
22:50ce n'est pas la première alerte,
22:51c'est la deuxième.
22:52On a eu vraiment
22:53une alerte en juillet
22:54où il y a eu
22:54de violents décrochages
22:55parce qu'on se posait
22:56la question sur
22:57quelle va être la rentabilité
22:58de ces investissements
23:00monstrueux.
23:00Là,
23:01on se pose la question
23:02sur le danger de l'IA
23:03et on s'attend bien sûr
23:04à ce qu'il y a un régulateur
23:05qui vous dit
23:07est-ce qu'on peut débrancher
23:08si jamais on a un LLM
23:09qui devient fou
23:10et qui devient menaçant,
23:11comment on le débranche ?
23:12Tout ça,
23:13ça n'a pas été encore prévu
23:14puisqu'on s'est focalisé
23:15sur la puissance,
23:16toujours plus de puissance.
23:18Donc oui,
23:18il faut que la régulation
23:20rattrape son retard
23:21même si on est sur le marché
23:24et on a eu
23:24quelques prises de bénéfices
23:25mais tout le monde est convaincu
23:26qu'ils vont continuer
23:27de développer.
23:29Et là,
23:29le signal qu'on a eu,
23:31c'est un peu comme
23:31il y a quelques années
23:32sur le nucléaire
23:33où les acteurs du nucléaire
23:34on dit
23:35on va faire un moratoire
23:36nous on a les armes
23:37et on ne veut pas
23:37que les autres
23:37ils les ont.
23:39Donc là,
23:39on a les acteurs
23:40les plus puissants,
23:41ceux qui ont investi de plus
23:42qui disent maintenant
23:43on va freiner.
23:44Donc oui,
23:44mais ils ne disent pas non plus
23:45qu'ils vont arrêter
23:46leurs projets d'investissement.
23:48Leurs projets d'investissement
23:48ils sont assez spectaculaires
23:50et ils sont déjà enclenchés
23:52pour les mois,
23:52les trimestres
23:53voire 2027.
23:55Donc la tendance
23:56elle est toujours là.
23:56Ce sont les acteurs
23:57qui ont le plus investi
23:58qui expliquent
23:59que maintenant
23:59il faut probablement ralentir.
24:02On va voir
24:03ce que va dire Mistral
24:04si Mistral se joint
24:05au discours
24:06des géants américains.
24:08Mais voilà,
24:09donc attention
24:10au discours.
24:11C'est bien aussi
24:12au niveau
24:12en termes de communication
24:13c'est que si jamais
24:14il y a un dérapage
24:15ils pourront dire
24:15bon vous l'avez dit.
24:18Maintenant,
24:18il faut que les États
24:19deviennent aussi puissants
24:21que les entreprises
24:21parce qu'on a un sentiment
24:22parfois
24:22que ce sont les entreprises
24:23qui deviennent plus puissantes
24:24que les États.
24:24Donc on a besoin de régulation
24:26même si on a trop
24:27de régulation en France.
24:29Peut-être que sur l'IA
24:30au niveau mondial
24:31il faudrait peut-être se dire
24:32si jamais on a un LLM
24:33qui devient fou.
24:34Il faut absolument savoir
24:35comment on le débranche
24:36et aujourd'hui
24:36personne ne sait
24:37débrancher une machine.
24:38Vous nous direz comment
24:39traduire tout ça
24:40en investissement
24:40dans un instant.
24:41D'abord, il y a Alexandre Tissier
24:42qui nous appelle
24:42le portefeuille trading
24:43BFM Bourse.
24:44Bonsoir Alexandre.
24:45Bonsoir Guillaume.
24:46Ce portefeuille trading
24:46on peut s'y abonner
24:47en flashant,
24:47en scannant le QR code
24:48qui va apparaître
24:49dans un instant
24:49sur vos écrans
24:50si vous vous suivez
24:51à la télé.
24:51Pression baissière encore
24:52sur le CAC ce soir.
24:54Jusqu'où selon vous ?
24:56Oui effectivement
24:56pression baissière
24:57avec des bougies
24:58qui se ressemblent
24:59sans saveur.
25:01On a rompu hier
25:02les 8 120.
25:03On a touché
25:05en point bas
25:06de cette séance
25:07un niveau
25:08qui n'était pas loin
25:09des 8 000 points psychologiques.
25:10Là la glissade
25:12se poursuit
25:13à mon sens
25:13au moins
25:14jusqu'à 7 940.
25:17Et puis là
25:17on pourra
25:18viser
25:19quelques rebonds techniques.
25:21Et quand le marché
25:22remontera
25:22ça finira bien par arriver.
25:24Quelle valeur
25:24serez-vous
25:25le plus prompt
25:25à réintégrer
25:26ou intégrer
25:27dans ce portefeuille trading
25:28Alexandre ?
25:28Alors effectivement
25:29dans une optique
25:29court terme
25:30je rappelle
25:30c'est toujours
25:31l'optique du portefeuille trading
25:32qui est un portefeuille
25:33offensif.
25:35Et bien
25:35ces rebonds techniques
25:36effectivement
25:36par nature
25:37ils sont liés
25:37à des équilibres
25:39très forts
25:39entre offre et demande
25:41quand la pression
25:42a trop augmenté
25:43mécaniquement
25:44il y a des phénomènes
25:45de contestation
25:46qui vont se présenter.
25:48On prend une image
25:48toute simple
25:49l'élastique a été
25:50trop tendu
25:50au bout d'un moment
25:51voilà
25:51ça va
25:52il va y avoir
25:52une réaction
25:53donc on prépare
25:54bien évidemment
25:54en amont
25:55des pré-listes
25:56des listes
25:57qui évoluent
25:58avec des candidats
25:59à une entrée
25:59d'ici quelques séances.
26:00On a sans exhaustivité
26:04des titres
26:04à fort bêta
26:05fort effet d'amplification
26:06je ne vous cache rien
26:07les traditionnels
26:09LVMH
26:10et fort via
26:10et j'ajoute
26:12Covivio
26:13qui me paraît
26:14également intéressant.
26:15Quelques valeurs
26:16à surveiller
26:16dans le scope
26:17du portefeuille trading
26:18donc et ce QR code
26:19pour vous abonner
26:20vous tous qui nous suivez.
26:21Et vous
26:21François
26:22tiens
26:22qu'est-ce que vous recommandez
26:23comme allocation
26:23dans cette période
26:25où les taux montent
26:26le pétrole monte
26:26on pouvait se raccrocher
26:27jusqu'ici à l'IA
26:28pour voir les marchés tenir
26:29et monter malgré
26:30la pression obligataire
26:31mais là il n'y a plus l'IA
26:32l'IA à nouveau
26:33en phase de doute
26:34du coup qu'est-ce qu'on doit faire ?
26:36Il n'y a plus l'IA
26:36pour aujourd'hui
26:37mais demain
26:38sera probablement
26:38un autre jour.
26:39Donc profiter des baisses
26:40sur l'IA déjà
26:41je pense que c'est intéressant
26:42si vous aviez
26:44mis à partie
26:45cette stratégie
26:46cet été
26:47vous auriez gagné
26:47beaucoup d'argent
26:48en l'espace de deux mois
26:48on a eu un mois de juillet
26:50extrêmement négatif
26:52sur toute la tech
26:52notamment américaine
26:54et on a rattrapé
26:55l'essentiel
26:56voire même davantage
26:57on a continué d'avancer
26:58au mois d'août
26:59donc il faut bien sûr
27:00d'abord
27:01ce qu'il faut voir
27:02c'est que c'est un investissement
27:03de long terme la bourse
27:04donc il faut d'abord
27:05avoir des convictions
27:05comprendre ce qu'on a acheté
27:07et pouvoir se dire
27:08finalement
27:09est-ce que c'est
27:10je suis à l'aise
27:10je ne suis pas à l'aise
27:11là pour l'instant
27:12on n'a
27:121. aucune révision
27:14à la baisse
27:14des perspectives de croissance
27:152. aucune révision
27:17chiffrée
27:18des plans d'investissement
27:19on sait que
27:20tous les acteurs
27:21ont
27:21ont documenté
27:22ont levé
27:23beaucoup d'argent
27:24pour expliquer
27:24comment ils allaient investir
27:25au cours des prochains trimestres
27:27pour l'instant
27:28personne n'a revu
27:28à la baisse
27:29cette tendance
27:30donc là
27:31on a embarqué
27:32sur un niveau de croissance
27:33assez fort
27:34jusqu'en 2027
27:35après 2028
27:36c'est difficile
27:38de le savoir
27:38donc il faut des convictions
27:39et il y a
27:40beaucoup d'opportunités
27:42notamment dans le domaine
27:43de la santé
27:43ce que vous avez
27:44bien décrit
27:45avec AXA
27:45c'est qu'on le cherche
27:46dans tous les secteurs
27:47est-ce qu'on va
27:48on le voit
27:49par exemple
27:49avec Moderna
27:49qui a fait aussi
27:50un très bel été
27:51où l'IA
27:53va permettre
27:53de produire
27:55des médicaments
27:56plus sur mesure
27:57pour lutter contre le cancer
27:58donc on cherche
27:59beaucoup de pépites
28:00dans le domaine
28:01notamment de la santé
28:02je pense que la santé
28:03c'est un relais de croissance
28:04on a beaucoup joué
28:05l'amont
28:06mettant en règle
28:07la diffusion
28:08et vous Isabelle
28:09vous privilégiez quoi ?
28:10peut-être que les obligations
28:11souveraines
28:11de la zone euro
28:12elles sont intéressantes
28:13sur ces niveaux-là
28:14tout simplement
28:15un risque rendement
28:16qui est plutôt attractif
28:18c'est moins qu'on puisse dire
28:19pour l'IA
28:19pour l'IA
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