- il y a 2 heures
A la une de cette édition, Donald Trump en campagne promet que la guerre prendra fin juste après les élections de mi-mandat, s’il l’emporte dans une campagne une nouvelle fois surréaliste.
Nous reviendrons ensuite sur la tournée sud-américaine de Marco Rubio, qui réaffirme la volonté de Washington de dominer les Amériques.
Et enfin, retour en France pour parler de l’effondrement économique et en particulier de la dette.
Nous reviendrons ensuite sur la tournée sud-américaine de Marco Rubio, qui réaffirme la volonté de Washington de dominer les Amériques.
Et enfin, retour en France pour parler de l’effondrement économique et en particulier de la dette.
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16Donald Trump en campagne promet que la guerre prendra fin juste après les mid-terms
00:21s'il l'emporte dans une campagne une nouvelle fois surréaliste.
00:26Nous reviendrons ensuite sur la tournée sud-américaine de Marco Rubio
00:29qui réaffirme la volonté de Washington de dominer les Amériques.
00:33Et enfin, retour en France pour parler de l'effondrement économique et en particulier de la dette.
00:42Dallas, ton univers impitoyable.
00:45Lors de la Convention républicaine au Texas,
00:47Trump a tenté de reprendre la main dans un contexte très défavorable,
00:51tant aux Etats-Unis qu'à l'international.
00:54À moins de deux mois des élections de mi-mandat du 3 novembre,
00:57Donald Trump a transformé la Convention républicaine de Dallas en référendum sur sa personne.
01:02Faites comme si j'étais sur le bulletin, a-t-il lancé à ses partisans convaincus
01:06que seule sa mobilisation peut sauver des majorités républicaines menacées.
01:14Nous avons une dynamique tellement positive que nous ne pouvons pas laisser cette série s'interrompre.
01:22Je vous demande donc de faire comme si j'étais sur le bulletin de vote.
01:26Je suis sur le bulletin de vote, une toute dernière fois,
01:29car si nous perdons, vous perdrez votre frontière,
01:32vous perdrez vos baisses d'impôts,
01:33vous perdrez votre sécurité et votre sûreté,
01:36vous perdrez votre prospérité.
01:38L'annonce la plus spectaculaire reste son Trump Dividende,
01:42soit sa promesse de verser un dividende de 5 000 dollars à chaque citoyen adulte
01:47si les Républicains gagnent la Chambre des représentants et le Sénat.
01:55Jamais dans l'histoire nous n'avons connu une situation comparable à celle que nous vivons actuellement,
02:00mais compte tenu de notre immense puissance et de notre réussite économique,
02:03je verserai un dividende de 5 000 dollars à chaque citoyen adulte des États-Unis d'Amérique.
02:24C'est tout à fait comparable à la façon dont une entreprise prospère distribue des liquidités à ses actionnaires,
02:29ou à ce qui s'est passé l'année dernière,
02:31lorsque j'ai accordé une prime de 1776 dollars aux membres de nos formidables forces armées,
02:36vous vous en souvenez ?
02:38La promesse est juridiquement possible,
02:40mais pas par simple décision présidentielle.
02:43Avec environ 270 millions d'adultes,
02:45elle coûterait quelques 1 350 milliards de dollars
02:49et nécessiterait une appropriation votée par le Congrès.
02:54Les recettes douanières invoquées par l'exécutif
02:56ne peuvent davantage être redistribuées sans intervention des parlementaires.
03:01Mais l'économie ramène Trump à une guerre qu'il voudrait présenter comme presque gagnée
03:06et qui coûte cher, sans rien rapporter, ou presque, pour le moment, au pays.
03:11Et à Dallas, il assure ainsi que le pétrole baissera une fois l'Iran battu.
03:16Par ailleurs, le prix du pétrole baissera dès que nous aurons gagné la guerre contre l'Iran,
03:21guerre qui est en cours en ce moment même.
03:23Nous la gagnerons, nous sommes en train de la gagner.
03:26La guerre, qui devait être finie en quelques semaines, semble pourtant traîner.
03:30Et de la même manière que Trump n'a pas résolu l'affaire ukrainienne en 48 heures,
03:35comme il le disait, il n'arrive pas à bout non plus du conflit proche oriental.
03:39Sur le terrain, c'est même très compliqué.
03:41Au Yémen, les Houthis, alliés de Téhéran, ont pris Mocha, puis atteint Dubab,
03:46directement sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb.
03:50Après les difficultés persistantes dans le détroit d'Hormuz,
03:54cette avancée ouvre un second point de pression sur les routes énergétiques
03:57et constitue un sérieux revers stratégique pour Washington et ses alliés.
04:01Le Brent a dépassé 107 dollars jeudi.
04:04Plus embarrassant encore, le Wall Street Journal affirme que J.D. Vance,
04:07Marco Rubio et d'autres responsables envisagent en privé une résistance iranienne
04:11pouvant prolonger le conflit jusqu'à janvier 2029, soit la fin du mandat de Trump.
04:17Le président assure au contraire qu'il s'échèvera après les mid-terms.
04:21Le contraste s'est accentué jeudi soir.
04:23Dans un discours déjà tourné vers 2028,
04:26Vance a parlé famille, immigration, économie et dénoncé les démocrates comme le parti de la haine.
04:31Pas un mot sur l'Iran.
04:33Un silence difficile à considérer comme anodin chez un vice-président historiquement méfiant
04:37envers les interventions extérieures.
04:40J.D. Vance, souvent en retrait, n'a pas hésité à montrer qu'il était capable aussi de s'affirmer
04:45lorsqu'un individu abrandit un drapeau mexicain dans le public.
04:49Alors, ce que les téléspectateurs ont manqué,
04:52c'est qu'un manifestant vient de nous interrompre en agitant le drapeau mexicain.
04:56Eh bien, mon ami, si tu aimes tant le Mexique, bouge-toi les fesses et va là-bas.
05:07Je t'offre le billet d'avion.
05:10Vance qui s'agite dans une campagne qui reste très ouverte, mais plutôt mal embarquée.
05:16Les démocrates sont favoris pour reprendre la Chambre et le Sénat est pratiquement à égalité.
05:20Une victoire républicaine conforterait Trump dans sa stratégie de pression prolongée contre Téhéran.
05:26Une Chambre démocrate pourrait au contraire multiplier auditions, enquêtes et batailles budgétaires
05:31sur une guerre devenue coûteuse, sans pour autant retirer au président ses très larges prérogatives militaires.
05:42Marco Rubio était en Amérique latine cette semaine.
05:45Le secrétaire d'État américain s'est rendu en Colombie, en Équateur et au Pérou
05:49pour réaffirmer la prédominance de Washington dans la région, le décryptage de Nicolas de Lamberterie.
05:55Marco Rubio en tournée impériale en Amérique latine.
06:00Le secrétaire d'État américain, connu pour être un républicain néo-con assez classique,
06:05est devenu très visible à partir de début 2026
06:09et la nouvelle série de guerres lancée par Donald Trump.
06:13Tandis que le vice-président américain J.D. Vance devenait alors plus discret.
06:18À quelques semaines de midterms qui s'annoncent périlleuses pour les républicains,
06:23le gouvernement de Donald Trump s'efforce en tout cas de mettre en scène
06:26les bénéfices de sa nouvelle politique étrangère en Amérique latine,
06:31consistant à y reprendre la main après avoir laissé la Chine
06:34devenir le principal partenaire commercial du continent sud-américain.
06:39Qu'est-ce qu'est venu faire Marco Rubio en Colombie, en Équateur et au Pérou ?
06:43Il est venu rappeler les règles du jeu, les nouvelles règles du jeu
06:46dans des pays dont le premier partenaire économique est la Chine.
06:50Marco Rubio est venu dire, siffler la fin de la récréation,
06:54est venu dire nous avons une nouvelle vision,
06:56nous allons revenir en Amérique latine après deux décennies au moins
07:00où les États-Unis ont regardé dans d'autres parties du monde
07:02et finalement vient recoloniser le continent.
07:04Il y a deux axes on va dire, il y a un axe qui est la militarisation du continent,
07:08le projet de bouclier des Amériques qui est l'alignement de tous les pays d'Amérique latine,
07:15enfin qui adhèrent au projet du bouclier des Amériques,
07:18derrière les intérêts et de la force militaire états-unienne.
07:22Récemment en août 2026, le commando sourd, le South Com,
07:28l'armée impériale des États-Unis pour l'Amérique latine et les Caraïbes,
07:31a changé ou modifié sa doctrine en créant un commandement conjoint
07:36qui permet à ce corps d'armée d'intervenir directement dans des pays d'Amérique latine
07:42qui font partie du bouclier des Amériques.
07:43Et la généreuse protection militaire américaine,
07:47à laquelle il est préférable de souscrire de son plein gré
07:50si on veut éviter de se faire kidnapper comme Nicolas Maduro
07:53ou assiéger et étrangler économiquement comme Cuba,
07:57s'accompagne évidemment d'un volet économique
08:00que Trump qualifierait volontiers d'accord formidable.
08:04Pour les États-Unis, il s'agit tout simplement d'assurer leur survie
08:08qui ne peut plus reposer uniquement sur leurs propres capacités productives
08:12mais nécessite de piller leurs obligés,
08:16à commencer par les Européens et les Sud-Américains.
08:19Il s'agit de l'économie, assurer la survie du modèle états-unien
08:25notamment par le saccage ou le pillage des ressources naturelles
08:29et pour cela, Donald Trump a signé l'initiative Pax Silica
08:34alors qu'il va au-delà de l'Amérique latine
08:36mais qui est surtout concentrée aussi en Amérique latine
08:38et qui vise à assurer toute la chaîne d'approvisionnement
08:42pour tout ce qui est technologie avancée,
08:44semi-conducteurs, intelligence artificielle.
08:46Or, l'Amérique latine regorge de cobalt, de lithium, de cuivre
08:52et de tous ces minerais critiques et terres rares
08:54dont tu as besoin justement les États-Unis
08:56pour s'extraire de la dépendance de la Chine
08:59notamment pour tout ce qui est de technologie avancée.
09:02A cela, le 2 février, Trump a lancé le Project Vault
09:05en espagnol, le projet Boveda, le projet réserve en français
09:10qui vise à justement créer une réserve stratégique
09:14de minerais critiques et de terres rares
09:16dans le monde mais aussi mais surtout en Amérique latine.
09:19Et à partir du 4, les meilleurs élèves des États-Unis dans la région
09:24l'Argentine, le Pérou adhèrent au projet Vault
09:27et tous les pays, là récemment la Colombie par exemple,
09:31le Chili aussi, la Bolivie ont adhéré à ce projet
09:35qui vise à créer une réserve stratégique de minerais critiques
09:38pour les États-Unis, avec en retour des mémorandums
09:42qui visent à ce que les États-Unis fournissent certaines technologies
09:46comme de l'intelligence artificielle, comme finalement des logiciels aussi
09:50de surveillance, de vigilance, voilà.
09:52En clair, en échange de la gracieuse mise à disposition de leurs ressources,
09:58les pays d'Amérique latine désireux de se faire dépouiller par Washington
10:02recevront donc quelques joujoux technologiques
10:05dont ils deviendront dès lors dépendants.
10:08Étant donné que ce type de deal pourrait ne pas apparaître
10:11comme très séduisant et ne pas recueillir l'assentiment immédiat
10:16et inconditionnel des citoyens, Washington n'hésite pas à recourir
10:20à divers procédés pour forcer un peu le destin.
10:23Et c'est là qu'on entre dans un scandale récent,
10:26celui de Fernando Cerimado, un consultant argentin,
10:29véritable maître d'orchestre des réseaux MAGA en Amérique latine.
10:35M. Cerimado se retrouve emprisonné en Bolivie,
10:38accusé d'avoir commandité l'assassinat de son ex-compagne,
10:43une avocate bolivienne impliquée dans la vie publique.
10:46Il semblerait que cette tentative d'assassinat ne soit pas liée
10:50à des différences sur les méthodes de cuisson de la paella,
10:53mais bel et bien des enjeux politiques lourds
10:56liés à l'influence de Washington dans la région.
10:59Cet opérateur Fernando Cerimado, pour ce que l'on sait aujourd'hui,
11:03est intervenu dans tous les pays d'Amérique latine
11:06et notamment dans tous ces pays qui ont élu un dirigeant
11:09qui est en place pour appliquer le programme des Etats-Unis.
11:12C'est-à-dire, d'une part, les Etats-Unis ont une nouvelle stratégie
11:15de sécurité nationale et recolonisent le continent.
11:18Pour cela, évidemment, il fallait bloquer l'arrivée de dirigeants
11:22orientés vers le monde multipolaire,
11:24la souveraineté de leur pays et l'autonomie de leurs relations diplomatiques.
11:27C'est chose faite grâce à des mécanismes qui mêlent aussi argent sale,
11:32qui trempent dans la drogue, qui trempent dans le trafic d'or.
11:34La plupart des pays aujourd'hui sont en Amérique latine,
11:37à part le Brésil, l'Uruguay et, dans une certaine mesure, le Venezuela,
11:42qui sont les trois pays qui n'ont pas adhéré, par exemple,
11:45au projet de créer une réserve de minerais critiques pour les Etats-Unis.
11:48La plupart des autres pays d'Amérique latine sont désormais sous la botte de Washington
11:52et, malheureusement, peut-être pour plusieurs décennies.
11:56Et le mois prochain, une bataille importante se jouera
12:00avec l'élection présidentielle au Brésil, le géant régional.
12:04Elle opposera, pour les deux candidats principaux,
12:07le président sortant Lula, positionné à gauche
12:11et qui garde ses distances avec Washington,
12:13et Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président,
12:17qui est quant à lui lourdement aligné sur les Etats-Unis et les Républicains.
12:21Verdict des urnes les 4 et 25 octobre prochains,
12:25sous réserve que l'annonce des résultats n'aboutisse pas,
12:28comme en 2022, à des heurts significatifs
12:31entre les partisans de Lula et de Bolsonaro.
12:38Et quittons l'Amérique avec un retour en France
12:40et la dette au cœur des débats.
12:42Après dix années de choix hasardeux,
12:44les candidats dégainent leurs propositions,
12:46mais les enjeux sont lourds.
12:48Renaud de Bourleuf.
12:49Pas de débat sérieux alors que la France s'effondre.
12:51C'est le constat posé jeudi
12:53par l'ancien président du Conseil italien, Mario Monti.
12:56Selon lui, la France pourrait suivre la même trajectoire que l'Italie.
12:59Récemment, les conditions de financement de la France
13:01se sont fortement durcies.
13:03Début août, l'Etat a dû consentir un rendement de 3,9%
13:06pour emprunter à dix ans,
13:07l'un des niveaux les plus élevés observés depuis 15 ans.
13:10Dans le même temps, les intérêts payés par l'Etat
13:12et ses créanciers ont bondi de 19% au premier semestre
13:15à 34,5 milliards d'euros.
13:17Si le coût moyen de la dette augmente plus rapidement
13:19que l'économie, une part croissante des recettes publiques
13:21doit être consacrée au paiement des intérêts.
13:24L'Etat dispose alors de moins de marge
13:25pour financer l'investissement, soutenir l'activité
13:27ou réduire les prélèvements.
13:29Alors que ces questions vont être au cœur
13:30de la campagne présidentielle à venir,
13:32l'économiste Philippe Erlin dresse un état des lieux.
13:35Ce qui est sûr, c'est que l'étudiation de la France se dégrade.
13:38Et ça, on le voit sur la longue durée.
13:40Quand Macron est arrivé au pouvoir,
13:43la France était intermédiaire entre les pays du Nord,
13:46vertueux, et les pays du Club Med,
13:49Paris, Italie, Espagne.
13:50Et maintenant, nous sommes les derniers de la classe.
13:53C'est-à-dire qu'en termes de déficit,
13:55en termes de chômage, etc.,
13:56la France est les derniers de la classe.
13:58Donc il y a une dégradation
13:59et qui inquiète les marchés
14:01parce que la France emprunte
14:04plus cher que la Grèce,
14:06que l'Italie,
14:06et presque un point de plus
14:08que l'Allemagne.
14:10Récemment, une proposition a fait coller de l'encre.
14:11Jean-Luc Mélenchon parle d'une annulation
14:13de la part de la dette française
14:14détenue par la Banque Centrale Européenne, la BCE.
14:17Précisons qu'il ne propose pas d'annuler
14:18toute la dette publique française,
14:20uniquement la part détenue par la Banque de France
14:21pour le compte de la BCE,
14:23ce qui représente environ 18%,
14:25soit autour de 600 à 630 milliards d'euros.
14:27Il présente cela comme un simple jeu d'écriture,
14:29sans coût pour personne,
14:31puisque l'État se doit cette dette à lui-même.
14:33La présidente de la BCE, Christine Lagarde,
14:35a répliqué que cela irait à l'encontre
14:37du traité européen sur le fonctionnement de l'UE.
14:39De son côté, le gouverneur de la Banque de France
14:40considère que cette mesure est illégale,
14:43dangereuse et inutile.
14:44Une question se pose,
14:45est-ce techniquement possible ?
14:46Alors techniquement,
14:48ce qu'il propose,
14:49on peut dire oui,
14:50parce qu'il parle d'effacer la dette
14:52qui a été achetée par la Banque de France.
14:55Et ça, ça date du Covid,
14:56et puis un peu avant,
14:57avec la crise directe à la subprime.
14:59Quand les banques centrales,
15:01quand la Banque centrale européenne
15:02a essayé de faire ce qu'on appelle
15:04du quantitative easing,
15:05ou faire tourner un plancher billet,
15:07c'est-à-dire acheter la dette émise par les États.
15:10Et ça a été fait concrètement
15:11par chaque banque centrale dans chaque pays.
15:13Donc ça veut dire que la Banque de France
15:15possède à peu près 20% la dette de l'État,
15:18mais la Banque de France appartient à 100% à l'État.
15:22Donc c'est un peu de l'argent
15:23que l'État se doit à lui-même.
15:24Et donc, d'un point de vue comptable,
15:27on pourrait faire une croix sur cette dette.
15:29Cependant, bon, ça provoquerait des pertes
15:31pour la Banque de France,
15:33mais une banque centrale peut fonctionner
15:35en capitaux propres négatifs.
15:37Et puis ce sera interdit par la BCE,
15:39bien entendu.
15:40Et puis en fait, quoi ?
15:41Qu'est-ce que ça changerait ?
15:42La baisse de la dette serait d'à peu près 20%.
15:46Mais un gouvernement qui ferait ça,
15:48ça voudrait dire qu'il voudrait faire
15:49encore plus de dette.
15:50Parce que si c'est tellement facile,
15:52émettons de la dette,
15:54demandons à la Banque de France
15:55de la racheter intégralement.
15:57Et puis dans quelques années,
15:58on la supprimera d'un trait de plume, quoi.
16:01Et quand on rentre dans cette logique-là,
16:02ça se termine en ruines,
16:05en hyperinflation,
16:06comme le Venezuela, quoi.
16:07Voilà, qui est un modèle de Mélenchon.
16:09Pendant ce temps,
16:10une autre partie de l'échiquier politique
16:11parle de réduction des dépenses.
16:12Pendant que Marine Le Pen évoque
16:13une baisse drastique
16:14du train de vie de l'État
16:15comme priorité,
16:16on parle de 225 milliards d'euros d'économie.
16:18Il s'agisse des agences,
16:19de l'immigration
16:19ou de la contribution nette à l'UE.
16:22Bruno Taillot prône une suppression
16:23de 250 000 à 300 000 postes
16:25dans la fonction publique
16:25et une réduction de la dépense publique.
16:27Nicolas Dupont-Aignan prône explicitement
16:29une réduction des dépenses
16:30via la rationalisation
16:31des gaspillages administratifs et sociaux.
16:34Jean-Philippeau parle d'un arrêt
16:35des dépenses inutiles
16:36et surtout imposées de l'extérieur.
16:38François Asselinon affirme
16:39que la situation est si grave
16:40qu'il faut trancher
16:41dans les dépenses publiques.
16:43La question de la réduction des dépenses
16:44est connue depuis longtemps.
16:45Y a-t-il d'autres pistes à explorer ?
16:47Alors oui, c'est la seule piste à explorer
16:49parce que l'État n'a pas fait d'effort.
16:51L'État est en déficit budgétaire
16:53depuis 1975
16:55et la France est le pays
16:57qui a le taux de prélèvement obligatoire
17:00le plus élevé
17:01de tous les pays de l'OCDE,
17:03de tous les pays développés.
17:04Donc c'est une situation
17:05qui n'est pas tenable
17:06parce que ça veut dire
17:07que nos entreprises
17:08se battent avec des boulets
17:10accrochés aux pieds.
17:11Donc il faut impérativement
17:13diminuer la dépense publique
17:14et diminuer les impôts.
17:16Reste à savoir si les candidats
17:17seront choisis à les secteurs
17:18nécessitant des coûts budgétaires.
17:24Passons à présent à l'actualité
17:25en bref, en France.
17:30Plus aucune sécurité en France,
17:32même dans les hôtels de luxe.
17:33Dans la nuit de mardi à mercredi,
17:35un homme d'affaires malien
17:36séjournant dans le célèbre
17:37Plaza Athénée,
17:38Palace situé avenue Montaigne,
17:40a eu une drôle de surprise
17:41dans sa chambre du 7ème étage.
17:43Deux individus y sont entrés
17:44après avoir escaladé
17:45la façade de l'hôtel.
17:46Ils ont immédiatement pris la fuite
17:48par les toits
17:48en emportant des bijoux
17:49et objets de valeur.
17:50Le préjudice est estimé
17:52à près d'un million d'euros.
17:54Même les hôtels de luxe
17:55ne garantissent plus
17:55la sécurité à leurs clients,
17:57pas plus que les musées.
17:58Ainsi, le même jour,
17:59à Cannes-sur-Mer,
17:59près de Nice,
18:00un cambriolage a eu lieu
18:01au musée Renoir.
18:03Deux individus ont pénétré
18:04dans le domaine
18:04après avoir découpé le grillage,
18:06puis sont entrés
18:06par une fenêtre.
18:07Quatre tableaux d'Auguste Renoir
18:09avaient été emportés.
18:10Deux ont finalement été
18:11abandonnés dans le jardin
18:12et récupérés,
18:13Mme Stéphane Pichon
18:14et Coco Lisant.
18:16Les deux autres,
18:17Mme Colonna Romano
18:18et jeune femme au puits,
18:20ont été emportés.
18:21Ces œuvres appartiennent
18:22au musée d'Orsay
18:22et avaient été prêtées
18:23à Cannes-sur-Mer.
18:24La différence des bijoux,
18:25de l'or
18:26qu'on peut éventuellement
18:27fondre, etc.,
18:28en l'occurrence,
18:29les tableaux de Renoir
18:32sont strictement invendables.
18:34Comme ils ne sont pas
18:35des chefs-d'œuvre
18:36absolus dans l'œuvre de Renoir,
18:37ce sont des tableaux
18:38importants, beaux,
18:38mais ce ne sont pas non plus
18:40des œuvres emblématiques
18:42extraordinaires de Renoir.
18:44Je crois qu'il faut exclure
18:45totalement l'hypothèse
18:46du commanditaire
18:47qui, tel docteur Nau,
18:49dans son bunker,
18:50veut avoir sa collection
18:51en partie privée.
18:53Ça, je l'exclus totalement.
18:54Je vois plus là
18:55un phénomène,
18:56entre guillemets,
18:57de mode,
18:58ce qui est horrible,
18:59mais ce qui,
19:00entre parenthèses,
19:01ouvre des questions
19:02très importantes
19:02pour la direction
19:03des musées de France,
19:04qui sont déjà en discussion,
19:06comme vous pouvez imaginer,
19:07après le traumatisme du Louvre.
19:08Un phénomène de mode
19:10avec quelques coups
19:10déclats ces derniers mois.
19:11Des porcelaines chinoises
19:12classées trésors nationaux
19:13estimées à plusieurs millions d'euros
19:15volées au musée national
19:16Adrien Dubouchet de Limoges,
19:18des pépites d'ornatives
19:19d'au moins 600 000 euros
19:20au muséum d'histoire naturelle,
19:21ou encore des pièces de joillerie
19:23d'une valeur de 4,5 millions d'euros
19:24au musée Lalique dans les Vosges.
19:26Et le cas du siècle
19:27s'est déroulé au Louvre
19:28en octobre 2025.
19:29Des milliers de diamants,
19:31de perles et d'émeraudes,
19:32certains étant chargés d'histoire,
19:33pour un montant
19:34de 88 millions d'euros.
19:36L'Inspection Générale
19:38des Affaires Culturelles
19:39et la Commission de la Culture
19:40du Sénat
19:40avaient pointé des défaillances
19:42dans la sécurité du Louvre.
19:43A l'Assemblée Nationale,
19:44la Commission des Affaires Culturelles
19:46avait souligné
19:47que le problème
19:47n'est pas spécifique au Louvre.
19:48Il existe une fragilité
19:50plus générale
19:50de la protection
19:51du patrimoine français.
19:52Quel sera
19:53le prochain musée dévalisé ?
19:55Elle est fine à pas peur
19:57du « quand dira-t-on médiatique ».
19:58La France Insoumise
19:59a annoncé qu'elle refuserait
20:00toute invitation sur BFMTV
20:02cette semaine
20:02pour protester contre le traitement
20:04réservé à ses représentants.
20:05Le parti assume
20:06que ses membres
20:07sont trop souvent invités
20:08pour du « commentaire superficiel »
20:10et critique des déprogrammations
20:12de dernière minute,
20:12des changements de thèmes injustifiés
20:14ainsi qu'une dérive éditoriale
20:15favorisant,
20:16selon Alephi,
20:17je cite,
20:18« des thèses racistes
20:19ou climato-sceptiques ».
20:21Alephi rappelle aussi
20:22le traitement
20:22de la garde à vue
20:23de Rima Hassan en avril.
20:24Mathilde Panot
20:25n'a pas participé
20:26à un débat sur le climat
20:27et Manuel Bompard
20:28boycottera BFM politique.
20:30La chaîne s'édite surprise
20:32et déplore une remise
20:33en cause du pluralisme.
20:35En parlant de pluralisme,
20:37les syndicats de France Télévisions
20:38rejettent Valeurs Actuelles.
20:39Jeudi,
20:40la CGT,
20:40la CFDT,
20:41le syndicat national des journalistes
20:42ont critiqué le recrutement
20:44de Charles Sapin,
20:44journaliste de Valeurs Actuelles,
20:45comme éditorialiste
20:46sur France Inter.
20:47Selon eux,
20:48il s'agit,
20:49je cite,
20:50« d'une banalisation
20:51de la presse d'extrême droite ».
20:52Charles Sapin,
20:53directeur adjoint de Valeurs Actuelles
20:54depuis septembre,
20:55a passé l'essentiel
20:56de sa carrière
20:56aux Parisiens,
20:58aux Figaro
20:59et aux Points.
20:59La direction de France Télévisions
21:01précise que Charles Sapin
21:02doit venir le dimanche
21:03face à Rocaïa Diallo,
21:04rédactrice de Politis,
21:05pour « un débat,
21:06une confrontation
21:07de points de vue différents »,
21:08ce qui est
21:09la définition du pluralisme.
21:11Mais pour les syndicalistes,
21:12recruter des journalistes
21:13de Valeurs Actuelles,
21:14ce n'est pas renforcer le pluralisme.
21:15Il faudra qu'ils nous donnent
21:16une définition du pluralisme.
21:19Après Drahi,
21:20s'annonce sanglant.
21:21Les syndicats UNSA,
21:23CFDT et CFTC de SFR
21:25ont appelé à une grève
21:26l'après-midi du 24 septembre
21:27pour protester
21:28contre les engagements sociaux
21:29jugés insuffisants
21:30du consortium
21:31Bouygues Télécom,
21:32Free et Orange,
21:33qui a signé un accord
21:33pour acheter l'opérateur
21:34pour 20 à 25 milliards d'euros.
21:36Alors que les acheteurs
21:36avaient promis de garantir
21:37un emploi à tous les sariés
21:38jusqu'en 2029,
21:39les représentants du personnel
21:40dénoncent des propositions
21:41limitées à une offre de reclassement
21:43et une aide de formation
21:44plafonnée à 4 000 euros.
21:45Les négociations se poursuivent
21:46en septembre
21:47et les syndicats
21:47espèrent obtenir
21:48de meilleures garanties
21:49avant la finalisation
21:50prévue en 2027.
21:55L'actualité internationale
21:56en bref.
22:00La Banque Centrale Européenne
22:01a relevé jeudi
22:02ses taux directeurs
22:03de 0,25 points de pourcentage
22:05portant le taux
22:07de dépôt de référence
22:08à 2,5%.
22:10Son plus haut niveau
22:11depuis mars 2025.
22:12Cette eau s'anticipée
22:13par les analystes
22:14vise à contrer
22:16le regain d'inflation
22:17provoqué par la
22:17la guerre au Proche-Orient.
22:19Dans son communiqué,
22:19l'institution souligne
22:20que les perspectives
22:21restent très incertaines
22:23avec des risques
22:24orientés à la hausse
22:25pour l'inflation
22:26et à la baisse
22:26pour la croissance économique.
22:28En resserrant davantage
22:30les conditions de crédit,
22:31la BCE cherche
22:32à freiner la hausse
22:33des prix
22:33tout en surveillant
22:34l'impact sur l'activité.
22:36Cette décision intervient
22:37dans un contexte
22:38de forte volatilité géopolitique
22:40qui alimente
22:41les pressions inflationnistes
22:42en zone euro.
22:43Un enfant en bas âge
22:45euthanasié
22:45a deux ans.
22:46Mercredi,
22:47la presse néerlandaise
22:48a dévoilé
22:48les conclusions
22:49de la commission
22:50de contrôle
22:50après l'euthanasie
22:51d'un enfant
22:52de moins de 12 ans
22:53en décembre 2025.
22:54Ce n'est que six mois plus tard
22:56que cette intervention
22:56avait été rendue publique.
22:58Les autorités
22:59s'étaient tout de même
22:59gardées de préciser
23:00l'âge exact
23:01de l'enfant euthanasié.
23:02Il avait donc
23:03deux ans.
23:04Or,
23:05selon la commission
23:05de contrôle,
23:06le praticien
23:07a agi
23:08dans toute la diligence
23:09requise
23:10concernant
23:11cet enfant
23:11né très prématurément.
23:12rappelons que
23:13les Pays-Bas
23:13ont été
23:14le premier pays
23:14au monde
23:15à légaliser
23:15l'euthanasie
23:16en 2001.
23:17Les députés
23:18néerlandais
23:18promettaient
23:19des gardes-fous.
23:20Un discours
23:20qui a été
23:21entendu
23:22ces derniers mois
23:23en France.
23:24Hommage
23:24à un militant
23:25pro-vie
23:25assassiné.
23:26Jeudi aux Etats-Unis,
23:27une statue
23:28en l'honneur
23:28de Charlie Kirk
23:29a été dévoilée
23:30à Times Square
23:31dans le centre
23:31de New York.
23:32Rappelons que
23:33un an plus tôt,
23:34le militant conservateur
23:35âgé de 31 ans
23:36était assassiné
23:37en plein débat
23:38lors d'un campus
23:39universitaire
23:39dans l'Utah.
23:40Charlie Kirk
23:41était le fondateur
23:42de Turning Point USA,
23:44une organisation
23:45de jeunes militants.
23:46Réputé,
23:47brillant et convaincu,
23:48il organisait
23:49des débats
23:49sur de très nombreux
23:50sujets,
23:51le progressisme
23:51et le wokisme,
23:52l'immigration
23:53ainsi que l'avortement.
23:54L'assassin présumé
23:55s'est rendu
23:56à la police
23:56quelques heures plus tard.
23:57Cet individu
23:58âgé de 23 ans
23:59décrit comme
24:00un loup solitaire,
24:01adepte de l'idéologie LGBT
24:02est en attente
24:04de son procès.
24:05Coup de froid
24:05entre Alger
24:06et Abu Dhabi.
24:07L'Algérie a
24:08officiellement rompu
24:09ses relations diplomatiques
24:10avec les Émirats Arabes Unis,
24:11mettant fin
24:12à des années
24:12de tensions latentes.
24:14Un communiqué
24:14du ministère
24:15des Affaires étrangères
24:16diffusé
24:16via l'agence APS
24:18indique que la décision
24:19a été prise
24:20après avoir épuisé
24:21tous les moyens
24:22de préserver
24:23les liens bilatéraux.
24:24Les autorités algériennes
24:25accusent Abu Dhabi
24:26d'ingérence répétée
24:27dans plusieurs pays arabes
24:29et africains,
24:29notamment dans le voisinage
24:31immédiat
24:31de l'Algérie.
24:32Le président
24:33Abdelmajid Tebboun
24:34avait déjà
24:35dénoncé
24:36en 2024
24:37la présence financière
24:38de cet État
24:39dans des conflits
24:40au Mali,
24:40en Libye
24:41et au Soudan.
24:42Fin juillet,
24:43il avait expliqué
24:44avoir retardé
24:45la rupture
24:45pour ne pas aggraver
24:46les divisions
24:47inter-arabes
24:47tout en affirmant
24:48que là où ils mettent
24:50les pieds,
24:50le sang coule.
24:51Cette décision
24:52fait écho
24:52à la rupture
24:53de 2021
24:54avec le Maroc
24:54alliés des Émirats.
25:00Ce soir,
25:01tête à clash
25:01avec un débat
25:02sur la peine de mort.
25:03Pour la rentrée
25:03du samedi politique,
25:04Élise Blaise reçoit
25:05le président des Patriotes
25:06Florian Philippot
25:07pour évoquer
25:08les conséquences
25:08des guerres
25:09pour la France
25:09à l'aube
25:10de l'élection présidentielle.
25:12Dimanche,
25:12les conversations
25:13et terres de mission.
25:14Lundi,
25:14dès 7h,
25:15un Zoom
25:15avec Michel Dejohan,
25:17docteur en droit,
25:17en lettres et en philosophie.
25:19C'est la fin de cette édition.
25:20Merci de votre fidélité.
25:21A lundi.
25:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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