- il y a 2 heures
A la une de cette édition, la guerre en Ukraine s’étend désormais sur le Danube et les protagonistes cherchent plus que jamais le KO économique de l’adversaire.
Nous reviendrons en France pour évoquer la chute vertigineuse de l’Education nationale avec le nouveau classement PISA.
Et enfin nous avons évoqué mercredi la guéguerre de la gauche pour la présidentielle de 2027, place aujourd’hui à celle du centre et de la droite.
Nous reviendrons en France pour évoquer la chute vertigineuse de l’Education nationale avec le nouveau classement PISA.
Et enfin nous avons évoqué mercredi la guéguerre de la gauche pour la présidentielle de 2027, place aujourd’hui à celle du centre et de la droite.
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00:10Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16La guerre en Ukraine s'étend désormais sur le Danube.
00:19Et les protagonistes cherchent plus que jamais le chaos économique de l'adversaire.
00:24Nous reviendrons en France ensuite pour évoquer la chute vertigineuse de l'éducation nationale
00:29avec le nouveau classement PISA.
00:31Et enfin, nous avons évoqué mercredi la guéguerre de la gauche pour la présidentielle de 2027.
00:36Place aujourd'hui à celle du centre et de la droite.
00:43Le Danube, nouveau terrain d'opération de la guerre russo-ukrainienne.
00:47Les Ukrainiens tentent d'utiliser le Danube qui commence à sérieusement s'engorger
00:51et être menacé par les frappes russes.
00:54Tandis que l'économie de Kiev vacille le décryptage de Nicolas de Lamberterie.
00:58Une guerre qui s'étend désormais du Danube à l'Arctique.
01:02Voici à quoi ressemble le conflit russo-ukrainien cette semaine.
01:07Dans la nuit de mercredi à jeudi,
01:09les forces armées ukrainiennes sont parvenues à frapper une cible en Arctique
01:12à plus de 3000 kilomètres de la frontière russo-ukrainienne
01:16dans la ville de Novi-Urangoï
01:19où une grande partie de l'extraction gazière de Russie a lieu.
01:23Cette frappe spectaculaire peut s'apparenter à un petit lot de consolation
01:27tant les Ukrainiens ont semblé en difficulté, voire impuissants
01:30face au pilonnage de drones et de missiles russes ces dernières semaines.
01:34Les frappes russes sont notamment parvenues à presque totalement bloquer
01:37les ports ukrainiens dans la région d'Odessa,
01:40entraînant une paralysie considérable de l'économie ukrainienne
01:43et notamment de ses capacités d'exportation dans les domaines agricoles ou sidérurgiques.
01:48Une situation qui contraint des clients traditionnels de l'Ukraine, tel le Maroc,
01:53à se tourner vers d'autres fournisseurs de produits agricoles, notamment en Amérique latine.
01:57Pour essayer de contourner le blocage de la mer Noire,
02:00Kiev s'efforce d'utiliser le Danube à hauteur de la frontière entre la Roumanie et l'Ukraine,
02:05ce qui a pour conséquence d'engorger le fleuve,
02:08mais aussi d'attirer les frappes russes qui se font de plus en plus nombreuses
02:12sur les frontières entre l'Ukraine avec la Moldavie ou la Roumanie,
02:16ce qui fait redouter une escalade majeure avec un pays membre de l'OTAN.
02:21Mais ces frappes et ces blocages russes semblent rapprocher Moscou de son objectif,
02:26à savoir mettre à terre l'économie ukrainienne.
02:29Les chiffres de l'économie ukrainienne ont été diffusés hier par le service d'État,
02:34la statistique ukrainienne.
02:35Ces chiffres sont catastrophiques pour la plupart des secteurs de l'économie.
02:40Tout d'abord du point de vue de l'inflation, elle s'est accélérée au mois d'août.
02:45Elle est passée de 7,7% à 8,1% au glissement annuel, donc on a une nette accélération.
02:51Cette accélération est sensible essentiellement sur l'augmentation des tarifs des carburants,
02:58avec 23,8%, ainsi que les services de télécommunication, 13,6%.
03:03L'inflation sur les produits alimentaires est de 6%, mais on prévoit encore une augmentation de cette inflation
03:11du fait des destructions dans le secteur de la distribution.
03:15La Russie a fait des attaques massives sur des usines de l'économie civile,
03:22à savoir l'une des plus grosses usines de vodka dans la région de Dnipropetrovsk a été détruite.
03:28L'usine de tabac de British American Tobacco a, elle aussi, été détruite.
03:32Et la principale usine métallurgique du pays, qui s'appelle Zaporozhda,
03:37a été, elle aussi, mise complètement hors service pour plusieurs mois.
03:41Et sans surprise, cette situation contribue, semaine après semaine,
03:45à dégrader l'état des comptes publics ukrainiens.
03:49Avec toujours la même question, jusqu'à quand les alliés occidentaux de l'Ukraine,
03:54en particulier les Européens, parviendront-ils à maintenir à flot l'économie ukrainienne ?
04:00Ceci a comme résultat un alourdissement du déficit budgétaire ukrainien
04:05qui ne peut plus être financé.
04:07Le plan d'économie d'urgence annoncé la semaine dernière de 70 milliards de brevna,
04:12c'est-à-dire 1,5 milliard d'euros, va devoir être augmenté.
04:15On voit sur certains fils, télégrammes, notamment chez les militaires ukrainiens,
04:20le développement d'une grogne, car les augmentations de soldes
04:24qui avaient été décidées au mois de mars dernier,
04:26qui devaient être effectives au 1er juillet, n'ont toujours pas été payées.
04:30Et le gouvernement ne pourra vraisemblablement pas les payer,
04:34car les fonds européens se font attendre.
04:37Ils se font attendre car les lois exigées par le FMI,
04:41notamment pour augmenter les recettes fiscales en Ukraine,
04:45notamment l'instauration de droits de douane sur les petits colis,
04:48ont été, encore une fois, ajournées par le Parlement ukrainien.
04:51De leur côté, les Russes semblent toujours bénéficier de la bouffée d'oxygène
04:55que représente le blocage du détroit d'Hormuz,
04:58et peuvent donc compter sur des rentrées d'argent
05:00qui n'avaient pas forcément été prévues pour 2026.
05:03Ainsi, à défaut d'être dans une forme resplendissante,
05:06Moscou devrait pouvoir poursuivre son effort de guerre
05:09et atteindre ce qui semble être son objectif,
05:12détruire économiquement l'Ukraine,
05:14peu importe le temps que cela prendra,
05:16jusqu'à la sud-vietnamisée.
05:18L'idée des Russes, on le voit bien,
05:21c'est de transformer l'Ukraine en une sorte de Sud-Vietnam 2.0,
05:25c'est-à-dire un État, entre guillemets, fantoche,
05:28qui ne survivrait que par l'aide extérieure.
05:31C'est ce qu'on avait constaté au moment de la guerre du Vietnam,
05:34lorsque le Congrès américain, à la fin de l'année 1974,
05:38décide de couper l'aide au 1er janvier 1975 au Sud-Vietnam,
05:42eh bien celui-ci s'est effondré en trois mois.
05:44Notamment parce que les militaires n'étaient plus payés.
05:47Au bout de deuxièmes mois,
05:48où les militaires n'avaient plus été payés,
05:50ceux-ci désertaient massivement.
05:53Du côté de la ligne de front,
05:54la Russie a peu avancé ces derniers jours
05:56et en signale même une offensive ukrainienne dans le Donbass,
06:00dans le secteur de Liman.
06:01Mais plus que jamais, il ne semble pas
06:04que c'est sur la ligne de front
06:05que le conflit trouvera son dénouement,
06:07mais bien sur le terrain de la guerre économique totale.
06:10Et quelle que soit l'issue du conflit,
06:12les belligérants, mais aussi les Européens,
06:15ont de fortes chances de subir très durablement
06:18les conséquences économiques et sociales
06:20d'un conflit qui dure désormais
06:23depuis plus de 4 ans et demi.
06:28La France, mauvais élèves, une fois de plus.
06:30Le classement PISA montre la dégringolade du niveau scolaire
06:34et le sujet fait réagir à l'approche de l'élection présidentielle.
06:37Renaud de Bourleuf.
06:38Encore une mauvaise note pour l'éducation nationale.
06:41Mardi, le nouveau classement PISA a été un coup de tonnerre pour la France.
06:45Les scores en mathématiques et en compréhension de l'écrit
06:48des élèves français de 15 ans atteignent des niveaux catastrophiques,
06:52se situant même en dessous de la moyenne de l'OCDE.
06:55Rappelons que le programme international pour le suivi des acquis des élèves,
06:58communément appelé PISA,
06:59est une enquête internationale de l'OCDE
07:01qui évalue, notamment chez les élèves de 15 ans,
07:04leurs compétences en lecture, mathématiques et sciences.
07:07La France se situe autour de la 27e place,
07:09avec ses scores les plus faibles depuis le début de PISA en 2000.
07:12Déjà, le dernier classement de 2023 avait montré une chute vertigineuse.
07:16Trois ans plus tard, la baisse est d'environ 4 points en sciences,
07:1916 en mathématiques et 18 en lecture.
07:22Pour Anne Coffinier, présidente de l'association a créé son école,
07:25ce nouveau classement n'a rien de surprenant.
07:26Il y a deux ou trois éléments qui me paraissent significatifs.
07:29Le premier événement, c'est qu'évidemment,
07:31on a perdu l'équivalent à peu près d'un an d'apprentissage,
07:35enfin de niveau éducatif en l'espace de trois ans.
07:38C'est-à-dire entre 2022 et maintenant,
07:40on a perdu en niveau l'équivalent d'une année d'études,
07:43ce qui est évidemment colossal.
07:45Si on réfléchit par rapport au dernier PISA de 2018,
07:49là, on a perdu deux ans.
07:50Donc, en fait, c'est vraiment une dégringolade caractérisée.
07:54Pourquoi on en est là ?
07:55C'est multifactoriel, mais il y a quelques éléments qui sont à relever.
07:59Premier élément, c'est que si le niveau d'inégalité se réduit en France aujourd'hui,
08:07d'après PISA, c'est parce que nos élites,
08:09les meilleurs élèves, ont un niveau qui baisse.
08:12Et ça, c'est quelque chose que les élites françaises doivent bien voir.
08:14C'est qu'elles croient peut-être que leurs enfants sont épargnés par la baisse de niveau,
08:19mais c'est faux, le niveau des élites, des meilleurs élèves baissent.
08:22Et surtout, la capacité de notre système éducatif à générer des élèves de très haut niveau
08:27est très très faible par rapport aux meilleurs pays nordiques ou aux pays asiatiques.
08:32C'est-à-dire qu'en fait, notre système éducatif a tendance à générer un niveau de maîtrise réelle des
08:38connaissances
08:38qui est très moyen et n'arrive pas à susciter une frange importante de très bons élèves
08:44qui maîtrisent très très bien les connaissances.
08:46Donc ça veut dire que notre système n'est pas performant.
08:49Ça, c'est certainement l'enseignement qui me paraît devoir le plus réveiller nos élites.
08:54Précisément, le jour même, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Jeffrey, a réagi.
08:58PISA, malheureusement, ne me surprend pas.
09:00Je ne cherche pas d'excuses, mais PISA ne me surprend pas parce que ça fait des mois,
09:03y compris d'ailleurs ici, il y a quelques mois,
09:04que je dis qu'on est sur un phénomène de destruction intellectuelle massive
09:08parce que nos jeunes n'arrivent plus à se concentrer.
09:10En amont de l'élection présidentielle, les différents candidats s'emparent du sujet.
09:13Marine Le Pen affirme que la renaissance de l'école sera l'un des piliers du projet qu'elle proposera
09:18aux Français.
09:18Bruno Retailleau parle de révolution culturelle de l'éducation,
09:21proposant notamment la fin du collège unique, de la carte scolaire et de la règle du 80-20.
09:26Tandis que Gabriel Attal, qui a quitté le ministère de l'Éducation nationale au bout de cinq mois,
09:30assure que l'école sera sa première priorité.
09:33Quant à Bruno Le Maire, sa proposition a surpris plus d'un.
09:36Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas brillant.
09:39C'est dans ce contexte-là que j'ai fait une proposition de refondation autour de la maternelle à un
09:46an.
09:47Pourvu qu'on ne leur apprenne pas à lire avec les romans de Bruno Le Maire,
09:50entre deux couches à changer pour la maîtresse.
09:52Autre proposition originale, du côté du Parti communiste avec Fabien Roussel.
09:56Moi, président de la République, les enfants n'auront plus de devoir à la maison.
10:00Et les parents seront tranquillisés sur cet aspect-là.
10:03Quant au socialiste Olivier Faure, il réitère son appel à des classes à effectifs réduits
10:07et prône un développement du tutorat et de l'accompagnement individualisé.
10:10Jean-Luc Mélenchon appelle à un sursaut des dépenses d'éducation dès la rentrée 2027.
10:14Tout le monde s'affiche avec les effets d'annonce alors que les classements PISA sonnent l'alarme depuis longtemps.
10:18Le choc PISA en France tarde à s'opérer.
10:23Au début, quand on a fait le premier PISA en 2000, l'Allemagne a eu un choc PISA.
10:28Elle a réagi fortement, elle a fait des réformes.
10:29Mais la France a critiqué le test et a dit que c'est mal fait, c'est critiquable, la méthodologie,
10:36etc.
10:36Aujourd'hui, on est 26 ans après la création du test PISA.
10:42Et on trouve encore des articles, notamment Libération ou Decavée pédagogique, pour relativiser,
10:48dire que ce n'est pas si grave que ça, qu'il y a d'autres problèmes plus réels, etc.
10:53Donc, il faut qu'on sorte du déni.
10:54Le test PISA est un élément parmi d'autres pour sortir du déni.
10:57Il y a eu aussi le test PIMS pour fin 2024, pour les élèves de CM1, qui disait qu'on
11:04était dernier en mathématiques.
11:05Mais tous ces tests-là ne suffisent pas vraiment à changer le regard sur l'éducation nationale.
11:12et à faire prendre la mesure de la crise.
11:14Mais quand on regarde les derniers sondages, par exemple le sondage Odoxa-IFRAP,
11:18qui a eu lieu en tout début septembre,
11:21on voit que seuls 5% des parents croient encore que l'école publique est meilleure que les autres types
11:27d'écoles.
11:28Ça veut dire que la confiance en l'école publique s'est complètement effondrée.
11:31Un autre sondage très intéressant qui a été fait par l'UNSA hier,
11:36seuls 0,3% des professeurs sont sereins par rapport à l'avenir du système éducatif.
11:450,3%.
11:47Donc la confiance dans l'école publique et la confiance dans l'avenir du système éducatif est inexistante.
11:54Une éducation nationale qui a failli et qui n'inspire plus confiance pendant ce temps.
11:58De nombreux parents se tournent vers des alternatives,
12:00qu'il s'agisse de l'instruction en famille ou des écoles libres, appelées aussi écoles privées hors contrat.
12:05Le succès est important avec 85 ouvertures pour la rentrée 2026.
12:09Il y a à l'heure actuelle 2 665 écoles libres en activité en France,
12:13plus de 2 tiers étant des établissements primaires.
12:1680% de ces écoles sont inconfessionnelles,
12:18tandis qu'une minorité importante, 14%, relève du catholicisme.
12:22Les écoles protestantes, juives et musulmanes existent de façon beaucoup plus marginale.
12:27Entre pédagogie classique, méthode Montessori, pédagogie alternative en lien avec la nature ou avec la culture,
12:32et l'école bilingue, l'offre est variée.
12:35L'alternative c'est laisser le choix aux parents, choisir l'école publique ou privée de leur choix.
12:41Donc donner l'autonomie aux établissements publics,
12:43et donner l'égalité de financement aux établissements privés,
12:47pour renouveler complètement l'offre à partir de la demande des parents.
12:51Aujourd'hui tout est structuré de manière descendante, l'État décide pour nous,
12:55et nous dit, ben voilà, vous avez droit à 80% d'enfants dans le public, 20% dans le
13:01privé,
13:01c'est une politique de l'offre, c'est nous qui décidons.
13:03Il faut qu'on passe à une politique de la demande, nous sommes des citoyens,
13:07nous avons le droit, un droit démocratique à choisir l'école de nos enfants,
13:10qu'on soit riche, qu'on soit pauvre, c'est un droit qui est important,
13:13et donc l'État doit le mettre en œuvre.
13:14Et pour ça, il doit nous donner maître de l'usage, d'une dotation,
13:18pour financer tout simplement le choix de l'école qui nous convient,
13:22publique, privée, peu importe, c'est notre choix à nous.
13:26Et c'est cette révolution-là qui va finir par advenir,
13:29tout simplement parce que le système public s'effondre.
13:31Alors que l'hostilité d'une partie de l'échiquier politique,
13:34notamment de LFI, va jusqu'à s'attaquer au privé sous-contrat,
13:38l'école libre au contrat n'est pas en odeur de sainteté pour l'État.
13:40S'il est relativement facile d'ouvrir un établissement scolaire,
13:43sa fermeture peut être décrétée par simple décision administrative,
13:46sans même passer par un tribunal.
13:48Une hostilité semblable est observée s'agissant de l'instruction en famille.
13:51Depuis la loi dite séparatisme de 2021,
13:54il faut une autorisation auparavant une simple déclaration sans justification suffisée.
13:58L'éducation nationale ne veut pas voir les enfants lui échapper.
14:01En effet, si l'école publique ne parvient plus à leur apprendre correctement le français et les mathématiques,
14:06elle peut toujours leur inculquer.
14:07Le programme Evars est l'idéologie du genre.
14:13Guéguerre à gauche, Guéguerre au centre et à droite.
14:16À sept mois de la présidentielle, l'horizon n'est pas beaucoup plus clair de ce côté de l'échiquier
14:20politique.
14:22Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et David Linard,
14:25et tous les autres, sont lancés dans une compétition
14:27où chacun entend incarner le candidat capable d'accéder au second tour.
14:32Beaucoup d'appelés pour peut-être aucun élu et en tout cas aucune évidence.
14:36Si Édouard Philippe domine les sondages, il ne suscite pas un engouement particulier.
14:41Il tente déjà de se placer en rassembleur,
14:44lui qui a su s'attacher le soutien de l'essentiel du centre macroniste.
14:48Je propose un rassemblement de la droite et du centre.
14:50Voilà, de la droite et du centre.
14:52Et, pardon, mais je ne m'adresse pas seulement aux chefs des partis politiques.
14:56Je m'adresse à tous les électeurs.
14:58Si nous continuons à nous diviser, nous ne gagnerons pas.
15:02Et vous êtes, vous aussi, les artisans de l'Union.
15:05Il y a une appétence pour l'Union et pour le rassemblement.
15:08Nous savons que nous ne sommes grands que quand nous sommes rassemblés.
15:10Le parler vide de Macron, mais une dynamique pas folichonne.
15:14L'ancien Premier ministre a ainsi invité l'ensemble des acteurs
15:17qui l'étiquettent de droite et du centre à se rencontrer en novembre
15:21avec Gabriel Attal et Bruno Retailleau pour faire le point.
15:24Une proposition balayée du revers de la main par un autre ancien Premier ministre,
15:28François Béroux.
15:29Tout le monde essaie de faire la même chose en disant
15:31« Je suis le chef, je suis investi. »
15:35Par qui ?
15:36Qu'il n'y a pas de réponse du monde politique.
15:38Pourquoi ?
15:39Parce qu'il n'y a pas de légitimité.
15:41Et la légitimité, il en connaît un rayon François Béroux,
15:44le conseiller municipal de Pau,
15:46qui a appelé systématiquement à voter pour un candidat socialiste
15:49puis post-socialiste au second tour des élections présidentielles
15:52pour Ségolène Royal, puis pour François Hollande
15:55et enfin pour Emmanuel Macron.
15:57Au centre-gauche, un ex-socialiste tente aussi de se faire une place,
16:01Gabriel Attal.
16:02Mais là non plus, la sauce ne prend pas,
16:04comme en témoignent à ses coups de com' raté,
16:06comme sa tournée des bistrots de France pour tenter de faire peuple.
16:10L'occasion pour lui de franchir la frontière du périphérique parisien
16:13et de montrer qu'au pouvoir, il ne se montrera pas franchement généreux.
16:18Nous, on paye des planches de charcuterie pour tout le monde,
16:21une vingtaine.
16:22Après les boissons, c'est chacun qui prend sa boisson et qui paye sa boisson.
16:25Et ensuite, on échange très directement.
16:28Je vois qu'il y a beaucoup de jeunes.
16:30Je vois qu'il y a beaucoup de jeunes.
16:31Pour la sincérité, il faudra repasser.
16:34Toute la difficulté du centre réside dans le fait de pencher à gauche
16:38vers Gabriel Attal ou à droite vers Bruno Retailleau.
16:41Ce dernier peine aussi à faire décoller sa campagne
16:43et plusieurs cadres du parti ont déjà misé sur Philippe.
16:46Pour éviter de n'être qu'une force d'appoint,
16:49LR a fait savoir par son secrétaire général,
16:51Haute-Mann Nassrou, que le parti tendait la main à David Linard,
16:55mais pas à Sarah Knafo.
16:57Problème, David Linard est lui partant pour discuter avec Sarah Knafo.
17:01Un micmac à droite où le cordon sanitaire chiracien n'a toujours pas cédé,
17:04même si en cas de second tour face à LFI,
17:07LR semble de plus en plus redouter la menace mélenchoniste.
17:10C'est d'ailleurs du côté du RN que Retailleau tente de chercher des voies.
17:14Parce que pour la neuvième fois, neuvième reprise sur les bulletins de vote en 2027,
17:20pour l'élection présidentielle, ces bulletins de vote porteront le nom de Le Pen.
17:24Neuvième fois, neuvième promesse, et ce sera le neuvième échec.
17:28Je serai le candidat d'une radicalité sérieuse.
17:31C'est ce que je veux le dire ce matin.
17:33On ne peut pas réussir avec l'amateurisme.
17:35Une flèche qui porte, mais qui ne fait pas oublier que Bruno Retailleau
17:38a participé à un gouvernement sous la présidence Macron.
17:41Quant à David Linard, lui, rejette les arrangements au centre de manière assez claire.
17:45Il y a une évidence qu'il n'y a pas un candidat qui peut l'emporter aujourd'hui.
17:48Mais la méthode proposée, c'est tout ce que je ne supporte plus.
17:51C'est-à-dire une sorte d'arrangement entre notables.
17:53Bien sûr, pour se rallier au panache de celui qui est le favori éphémère des sondages.
17:58Mais se rassembler, pourquoi ? Pour faire quelle politique ?
18:01Et c'est probablement celui qui joue le mieux.
18:03Son rôle les propose une primaire pour pouvoir faire valoir un programme de rupture,
18:06au moins économique.
18:08Une primaire qui lui permettrait de se mettre en avant,
18:11lui dont la campagne ne prend résolument pas.
18:14L'équation au centre et à droite est des plus complexes.
18:17Elle écarte a priori Attal, venu de l'aile gauche du macronisme
18:21et à certains égards plus proche de Raphaël Glucksmann que de Bruno Retailleau.
18:24Mais elle s'arrête à Cnafot ou Retailleau, selon le candidat interrogé.
18:29Symmétriquement, à la gauche où la candidature Mélenchon a le mérite de la certitude,
18:33à droite, c'est la candidature de Marine Le Pen qui se trouve dans cette situation,
18:37à cela près que la patronne du RN peut encore avoir de mauvaises surprises judiciaires.
18:42Une chose est sûre, le petit monde du centre et du centre droit
18:46devra rapidement nouer des alliances pour ne pas être éparpillée,
18:49façon Pécresse, dès le premier tour.
18:55Passons à présent à l'actualité. En bref, en France.
19:06L'avortement dans la Constitution, ça ne leur suffisait pas.
19:09Lundi, le ministère de la Santé a dévoilé sa feuille de route
19:12pour la stratégie nationale de santé sexuelle d'ici 2030.
19:15Parmi les principales préoccupations figurent l'avortement,
19:18dont l'accès serait marqué par des difficultés persistantes
19:22et des inégalités territoriales.
19:23Rappelons que pour la seule année 2024, il y a eu plus de 250 000 avortements en France.
19:29Mais surtout, le ministère envisage de saisir le comité d'éthique en 2027 ou en 2028
19:33afin de réinterroger les délais légaux de recours.
19:37Ce délai avait pourtant déjà été allongé par une réforme de 2022
19:40passant de 12 à 14 semaines.
19:42Autre point que devrait étudier le comité d'éthique,
19:45la clause de conscience spécifique accordée aux médecins et sages-femmes.
19:48Question, des soignants vont-ils être contraints d'effectuer cette pratique ?
19:53Les notaires s'opposent aux attaques sur la transmission familiale.
19:56Jeudi, le Congrès des notaires de France a appelé à diviser par deux les taxes sur les donations.
20:00Il s'agit d'encourager les Français de moins de 75 ans à transmettre leur patrimoine à leurs descendants.
20:04A l'heure actuelle, la taxation débute à 5% pour atteindre 20%
20:07si le don se situe entre 15 000 et 500 000 euros.
20:10Avec la proposition des notaires, le taux maximum passerait ainsi à seulement 10%.
20:14Mais pour les sommes au-delà de 500 000 euros, les taux actuels ne changeraient pas.
20:17Les notaires évoquent, je cite, un effet de relance de l'économie et de solidarité familiale.
20:22Ils voudraient aussi favoriser la circulation du patrimoine au sein des familles élargies,
20:25comme les neveux et nièces, actuellement soumis à un taux unique de 55%.
20:29Reste à savoir comment le sujet sera traité par les candidats à l'élection présidentielle
20:33en plein débat sur la taxation des héritages.
20:36Allumer le feu peut rapporter gros.
20:3714 ans après s'être immolé par le feu sur son lieu de travail,
20:40un ancien agent de maîtrise du service-propreté de la métropole de Lyon
20:43vient d'obtenir réparation.
20:45Le tribunal administratif a condamné la collectivité à verser 577 000 euros à Manuel G,
20:51auxquels s'ajoutent notamment deux rentes annuelles et des indemnisations pour ses proches.
20:55En juillet 2012, l'homme de 47 ans venait d'apprendre sa mise à pied pour 12 jours,
20:59alors qu'un conseil disciplinaire avait préconisé un simple avertissement.
21:03Dans un service en pleine réorganisation,
21:05et marqué par de fortes tensions sociales,
21:07il s'était aspergé d'essence sur un parking avant de s'immoler.
21:09Brûlé sur 87% du corps,
21:12il conserve de très lourdes séquelles et une incapacité évaluée à 67%.
21:16La responsabilité sans faute de son employeur avait déjà été établie en 2024.
21:21Mickey dans le bordelais, le château de la Braid,
21:23demeure girondine où vécu Montesquieu,
21:25accueille depuis lundi un mystérieux tournage américain.
21:28Aucun responsable ne confirme officiellement le nom du film,
21:31mais plusieurs indices convergent vers la future adaptation,
21:34en prise de vue réelle, de Réponse par Disney.
21:37Une importante équipe de production s'est installée dans le parc de l'Espérance,
21:40louée pour une durée maximale de 12 jours,
21:42au tarif de 1000 euros par jour.
21:44Le maire de la Braid, Michel Dufranc,
21:46confirme seulement avoir été contacté, dans le secret,
21:49par une grosse société de production américaine.
21:53Surtout Catherine Han, qui doit incarner maire Gothel,
21:55avait annoncé qu'une partie du film serait tournée en France,
21:58dans la région bordelaise.
22:00Le château de la Braid pourrait ainsi servir de décor au royaume de Corona.
22:03La sortie du film est annoncée pour 2028.
22:09L'actualité internationale en bref.
22:14Notre argent pour payer le laxisme hispano-européen.
22:18L'Union européenne a accordé mercredi une aide d'urgence de 115 millions d'euros à l'Espagne,
22:22après l'afflux massif de migrants à Ceuta fin juillet.
22:25Plus de 70 000 personnes avaient alors franchi la frontière,
22:28à pied ou à la nage,
22:29faisant des dizaines de morts et de disparus,
22:32et causant surtout une insécurité pour les Espagnols de l'enclave.
22:36Plusieurs milliers de clandestins seraient toujours présents sur place.
22:39Les fonds européens doivent permettre de renforcer les effectifs de police espagnole
22:43et d'acquérir de nouveaux équipements de surveillance,
22:46notamment des caméras thermiques.
22:47Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, membre du Parti populaire,
22:52accuse le Maroc d'avoir favorisé cet afflux par action ou omission.
22:56Pedro Sanchez, le Premier ministre,
22:58affirme, lui, ne disposer d'aucune preuve solide d'une opération orchestrée par Rabat
23:02et va jusqu'à accuser la Russie.
23:05L'appareil judiciaire espagnol a pourtant ouvert une enquête
23:08après la fuite d'un rapport de police évoquant la permissivité des forces marocaines.
23:14Israël ou Palestine, la gauche britannique se désunit mercredi à Londres.
23:18Le Premier ministre travailliste Andy Burnham a défendu sa décision
23:22d'interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie,
23:25une position qui le démarque de son prédécesseur Kerr Starmer.
23:28Ce dernier, plus aligné sur Tel Aviv, avait même suscité un tollé
23:32en évoquant un droit d'Israël de couper l'eau et l'électricité à Gaza.
23:36Des propos qu'il avait nuancés par la suite.
23:39Kerr Starmer avait été très critiqué en interne du Parti travailliste.
23:42pour avoir tardé à appeler au cessez-le-feu.
23:45La nouvelle ligne d'Andy Burnham illustre deux tendances
23:49ayant du mal à cohabiter dans la gauche britannique,
23:51flatter l'influente communauté israélite
23:53ou courtiser le très nombreux électorat musulman.
23:57Les Européens ont découvert le monde, mais ils ne dessinent plus la carte.
24:00L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 4 septembre
24:03une résolution promouvant une présentation du monde jugé plus fidèle
24:07aux superficies réelles des continents.
24:09Porté par le Togo au nom de l'Union africaine
24:11et soutenu notamment par l'État français,
24:14le texte encourage l'utilisation de projections de type
24:17« Equal Earth » au détriment de celles de Mercator,
24:20conçues au XVIe siècle pour la navigation par le géographe flamand
24:24et Gérard Mercator.
24:25Cette dernière a grandi fortement les régions proches des pôles.
24:28Le Groenland y paraît ainsi presque aussi vaste que l'Afrique
24:32alors qu'il est environ 14 fois plus petit.
24:34Pour ses promoteurs, cette distorsion contribue à minorer visuellement
24:38l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie du Sud.
24:41La résolution a été adoptée à une quasi-unanimité,
24:44mais les États-Unis ont voté contre, dénonçant un projet idéologique.
24:48Six pays dans l'Ukraine se sont abstenus.
24:51Déception pour les investisseurs.
24:53Aux États-Unis, mercredi, le secrétaire d'État au Trésor américain,
24:56Scott Besant, a annoncé un rachat d'un maximum de 6 milliards de dollars
24:59d'obligations d'État américaine à moyen et long terme.
25:03C'était la première opération concrète du programme élargi de rachat
25:06annoncé en août.
25:07Mais les investisseurs ont été déçus.
25:09Ils attendaient plus, jusqu'à 10 milliards.
25:11Conséquence, les acteurs du marché ont vendu des obligations
25:13ou ont moins acheté qu'espéré, ce qui a provoqué une montée des taux.
25:18De quoi montrer les limites de l'influence de Scott Besant sur les marchés.
25:26Ce soir, derrière le décor, avec Floriane Janin et Martial Bild.
25:29Cette chaîne, elle est sauvée par la rediffusion des films américains.
25:33Je vais vous citer Tom Hanks ou encore Tom Cruise.
25:37Et malgré Tom Cruise, monsieur Impossible, impossible de sauver
25:41le 2019 du désastre, on dirait.
25:43Est-ce qu'ils peuvent encore redresser la barre, selon vous ?
25:45Le désastre, oui, je veux, bien sûr.
25:47Le projet représente un budget annoncé d'environ 60 millions d'euros par an.
25:52Nouveau-19 aurait déjà occasionné 11 millions d'euros de pertes en moins de 6 mois.
25:57Tandis que le groupe Ouest-France de presse écrite a enregistré, lui,
26:00donc l'ensemble du groupe, a enregistré un résultat déficitaire
26:02de 33,3 millions d'euros sur l'exercice 2025.
26:06D'où un plan drastique d'économie.
26:08Le plan prévoit une suppression d'emplois entre 140 et 220 équivalents temps complet
26:13sur les 4200 salariés pour commencer.
26:15Ça veut dire que Nouveau-19 fait couler Ouest-France,
26:19qui n'avait d'ailleurs pas besoin de ça pour couler,
26:21comme d'ailleurs tout l'ensemble des titres de la presse conformiste.
26:24C'est la fin de cette édition.
26:25Merci de votre fidélité.
26:27À vendredi.
26:27Sous-titrage Société Radio-Canada
26:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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