- il y a 1 semaine
Florian Philippot, président des Patriotes, est l’invité du Samedi Politique pour un tour d’horizon sans filtre. Au programme : guerre en Iran, conflit en Ukraine, prix du pétrole, dette publique française, diplomatie de Macron, victoire de l’AfD en Allemagne et présidentielle 2027 en France.
Iran, Yémen, Arabie saoudite : les frappes d’Ansar Allah sur les infrastructures pétrolières relancent la flambée des cours. Conséquence directe en France : la pompe, le gaz, le pouvoir d’achat.
Faut-il baisser la TVA et les taxes sur les carburants, comme le propose Marine Le Pen ? Faut-il réduire les contributions à l’Union européenne ? Et que faire avant l’interdiction du gaz russe dans l’UE en 2027 ?
Dette publique : plus de 3 500 milliards d’euros, autour de 120 % du PIB, plus de 50 000 euros par habitant. Bombe à retardement ou levier politique ? Florian Philippot répond au raisonnement de Jean-Luc Mélenchon et pose la question de la souveraineté : cette dette a-t-elle creusé notre dépendance ?
Présidentielle 2027 : ingérence étrangère, réseaux sociaux, Viginum, lettre de Macron à l’UE pour contourner la censure du Conseil constitutionnel sur l’interdiction des réseaux aux moins de 15 ans.
Les sondages donnent Marine Le Pen gagnante dans toutes les configurations de second tour face à Gabriel Attal, Édouard Philippe ou Jean-Luc Mélenchon. Jordan Bardella, premier ministre ? Et Florian Philippot dans tout ça : candidat, signatures, rôle dans la campagne ?
Allemagne : l’AfD arrive en tête en Saxe-Anhalt. Camouflet pour Friedrich Merz, alliance possible avec le BSW. Que change cette victoire pour les patriotes en France ? Et que répondre à Jean-Philippe Tanguy et au RN à cette question ?
Iran, Yémen, Arabie saoudite : les frappes d’Ansar Allah sur les infrastructures pétrolières relancent la flambée des cours. Conséquence directe en France : la pompe, le gaz, le pouvoir d’achat.
Faut-il baisser la TVA et les taxes sur les carburants, comme le propose Marine Le Pen ? Faut-il réduire les contributions à l’Union européenne ? Et que faire avant l’interdiction du gaz russe dans l’UE en 2027 ?
Dette publique : plus de 3 500 milliards d’euros, autour de 120 % du PIB, plus de 50 000 euros par habitant. Bombe à retardement ou levier politique ? Florian Philippot répond au raisonnement de Jean-Luc Mélenchon et pose la question de la souveraineté : cette dette a-t-elle creusé notre dépendance ?
Présidentielle 2027 : ingérence étrangère, réseaux sociaux, Viginum, lettre de Macron à l’UE pour contourner la censure du Conseil constitutionnel sur l’interdiction des réseaux aux moins de 15 ans.
Les sondages donnent Marine Le Pen gagnante dans toutes les configurations de second tour face à Gabriel Attal, Édouard Philippe ou Jean-Luc Mélenchon. Jordan Bardella, premier ministre ? Et Florian Philippot dans tout ça : candidat, signatures, rôle dans la campagne ?
Allemagne : l’AfD arrive en tête en Saxe-Anhalt. Camouflet pour Friedrich Merz, alliance possible avec le BSW. Que change cette victoire pour les patriotes en France ? Et que répondre à Jean-Philippe Tanguy et au RN à cette question ?
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NewsTranscription
00:04Générique
00:15Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle émission du samedi politique.
00:20Alors aujourd'hui bien sûr nous allons faire le tour de l'actualité, une actualité riche comme chaque semaine.
00:25On l'a vu de la guerre en Ukraine au conflit en Iran, et bien les conséquences économiques arrivent en
00:31France.
00:32On ne peut pas l'éviter, tout cela à moins d'un an de l'élection présidentielle.
00:36Alors faut-il s'attendre à la révolte ? C'est ce que nous allons voir dans un instant.
00:40Mais avant chers amis, n'oubliez pas, j'ai besoin de vous pour le petit clic sur le pouce en
00:44l'air,
00:44pour relayer bien sûr au maximum cette vidéo.
00:47Et puis évidemment rendez-vous dans les commentaires dès à présent.
00:51Je vous lis chaque semaine. C'est parti.
01:03Et à m'écouter cette semaine Florian Philippot, bonjour monsieur.
01:06Bonjour.
01:07Alors vous êtes le président des Patriotes, et je tiens tout de suite à rassurer,
01:11ou au contraire décevoir nos téléspectateurs, vous n'avez pas le don d'ubiquité.
01:15Vous n'êtes pas sur le plateau le samedi, puisque vous êtes à Arras,
01:19et on enregistre vendredi en fin de matinée, précisément pour pouvoir vous laisser aller à Arras,
01:24aux assises de la souveraineté.
01:26Mais je crois qu'il est encore temps de vous rejoindre au moment de la diffusion de cette année.
01:29– Oui, si vous regardez la vidéo effectivement là, ce samedi matin, tout de suite,
01:33et que vous êtes du côté d'Arras, pour les autres ça va être un petit peu plus compliqué,
01:37vous pouvez venir, même non inscrit, directement on vous accueille, c'est à l'Artois Expo.
01:41C'était ouvert dès 9h, et ça reste ouvert, et vous payez vos 5 euros,
01:46c'est 5 euros, l'accès à toute la journée sur place.
01:49Voilà, c'est 50 avenues, Roger-Salengro, Saint-Laurent-Blangy,
01:53c'est-à-dire un quartier d'Arras en fait, c'est vraiment Arras quoi.
01:55– Et il y a même le grand buffet le soir.
01:57– Alors le banquet, c'était vraiment pour les inscrits.
01:59Là, pour le coup, on ne pourra pas rouvrir, mais pour accéder à toutes les tables rondes,
02:04tous les ateliers, tous les stands de toute la journée des assises,
02:07vous pouvez encore venir, même si vous n'êtes pas inscrit, on vous attend.
02:09– Il est encore temps, donc c'est parfait.
02:11– Exactement.
02:12– Florian Philippot, j'aimerais qu'on commence aujourd'hui,
02:14une fois n'est pas coutume, avec la situation internationale,
02:16parce que je l'ai dit, cette situation internationale explosive,
02:19elle a des conséquences directes sur la France.
02:21Bien entendu, on va regarder du côté du Proche et du Moyen-Orient,
02:25vous le savez, depuis le 28 février,
02:26Donald Trump et Benjamin Netanyahou ont décidé de frapper l'Iran.
02:30On avance vers une escalade ces derniers jours.
02:33Il y a quelques heures, les combattants d'Anne-Sarala au Yémen
02:37ont frappé un oléoduc en Arabie Saoudite,
02:39qui permettait de bypasser, allais-je dire, le détroit d'Ormouz.
02:44C'est à présent le détroit de Bab-el-Mandeb qui risquerait d'être fermé.
02:49On s'attend à une crise du pétrole et un choc pétrolier.
02:53Quel regard portez-vous sur cette situation internationale ?
02:57– Elle est extrêmement inquiétante, en fait.
03:02Je ne veux pas agiter les peurs, mais je crois qu'on est vraiment sur une pente,
03:06que ce soit sur le Moyen-Orient ou sur le conflit russo-ukrainien,
03:11une pente dangereuse, parce qu'on sent que tout est inflammable à tout moment.
03:15Alors il y a les conséquences économiques que vous dites,
03:17et le choc pétrolier, il est déjà là.
03:19Il est dans les stations-services en France, il est dans le portefeuille des gens.
03:23On a en cette rentrée le pétrole avec l'essence et le gazole au plus haut historique.
03:29On a des moyennes à 2,20, 2,30, enfin c'est délirant le litre.
03:33– On se rappelle de la somme qui a émis le feu aux poudres avec les gilets jaunes ?
03:36– 1,50.
03:37Les anciens 10 francs, en fait, pour se souvenir.
03:40Là on est aux anciens 15 francs, pour que les gens aient bien ça en tête.
03:45Donc 15 francs de litre.
03:47Il faut quand même que les gens se disent cela.
03:49Voilà, donc ça c'est déjà les conséquences,
03:51mais c'est vrai qu'en plus, on a depuis le début une guerre là-bas au Moyen-Orient,
03:57une israélo-américaine qui était complètement incompréhensible,
03:59qui est absurde, enfin qui est compréhensible peut-être pour certains,
04:02pour Netanyahou qui veut se maintenir,
04:04qui a besoin de mettre du feu en permanence,
04:07surtout qu'il y a eu des enquêtes de presse sur le 7 octobre
04:10qui sont sorties récemment, qui sont quand même très gênantes pour lui.
04:13Il y a évidemment cette technique qu'on connaît bien.
04:17Côté Trump, c'est toujours plus incompréhensible
04:19parce qu'il s'est fait élire sur la paix,
04:20et certainement pas sur ce genre de guerre, d'ingérence,
04:23dont on a honnêtement soupé.
04:25Et en disant ça, je ne suis pas un fervent défenseur des mollas.
04:28Je m'en fiche en fait.
04:29Moi, je veux que les peuples décident souverainement de leur avenir,
04:31mais qu'on ne vienne pas leur imposer leur avenir par les bombes.
04:34Parce que généralement, ça ne marche pas.
04:36Et on en a une nouvelle preuve.
04:38Donc là, l'Iran a utilisé son arme nucléaire à elle,
04:40c'est le détroit d'Hormuz.
04:41Elle est en train effectivement de détruire tout ce qui veut contourner le détroit d'Hormuz,
04:46ce qui est notamment en passant par l'Arabie Saoudite,
04:48ce que le pays vient de faire.
04:51Bon, c'était quand même assez prévisible.
04:54L'Iran avait même prévenu.
04:57Donc, on est dans cette situation extrêmement compliquée.
05:00L'économie française étant déjà très mal en point,
05:03ça se surinfecte.
05:05Donc, on a une situation maintenant qui est extrêmement compliquée.
05:08Si l'économie va mal, derrière, les déficits augmentent,
05:11la dette augmente, les taux d'intérêt augmentent,
05:13l'économie va encore plus mal,
05:14donc l'emploi va encore plus mal,
05:16les retraites aussi, le pouvoir d'achat.
05:17Et vous voyez dans quel cycle infernal...
05:19C'est l'économie circulaire.
05:20Voilà, c'est l'économie circulaire.
05:21Ça ruisselle.
05:22Ça ruisselle.
05:23Voilà, ça ruisselle de malheur, en fait.
05:25Et c'est exactement ce qui est en train de se passer.
05:29Donc, première chose à faire,
05:31heureusement, la France ne s'est pas engagée dans cette guerre,
05:34mais nous devrions parer aux plus urgents,
05:37c'est-à-dire baisser les taxes sur l'essence.
05:38On ne peut pas faire grand-chose de plus aujourd'hui.
05:40Ce n'est pas nous qui allons résoudre cette guerre.
05:42Elle se résoudra si, à un moment,
05:44Trump décide d'arrêter.
05:45C'est tout.
05:46Si je peux me permettre,
05:47la France avait naguère une politique arabe,
05:49une diplomatie,
05:51et donc il y aurait possiblement un rôle à jouer sur ce terrain-là.
05:54Tout ce qu'on peut faire, il faudrait le faire.
05:56Mais on sait bien que ce n'est pas Macron qui va le faire.
05:57Voilà, je suis quand même réaliste.
05:59Macron ne va pas reprendre la politique arabe.
06:01Encore moins Jean-Noël Barrault.
06:03Ils vont reprendre ensemble la politique arabe de la France.
06:05Ils ne vont pas redonner le lustre qu'avait la France dans cette région.
06:08Je ne dis pas que c'est mort pour toujours.
06:10Je dis simplement que Macron et Barrault ne sont pas outillés pour le faire
06:13parce qu'ils sont dans une logique post-France.
06:16Pour eux, le mot France, ça n'existe même pas.
06:18Je pense que quand Macron prononce le mot France,
06:21je pense que ça lui provoque une nausée immédiate.
06:23Parce que je remarque qu'il ne le prononce même plus.
06:26Plus jamais.
06:26C'est Europe, Europe, Europe.
06:28Mais le mot France, il n'existe plus dans sa bouche.
06:32Donc, ça, on ne le fera pas.
06:34Il faut éviter simplement d'aggraver les choses.
06:36Ce serait déjà pas mal parce qu'en Ukraine, on aggrave les choses.
06:38Ça, je vais y venir dans un instant.
06:39Mais sur ce qu'on peut faire maintenant, nous,
06:42c'est au moins soulager les Français.
06:45C'est-à-dire baisser les taxes qu'on peut baisser, les droits d'assises.
06:48Et puis, il y aurait la TVA aussi.
06:50Mais ça, on ne peut pas la baisser parce qu'il y a une directive européenne.
06:52C'est une raison supplémentaire, évidemment,
06:54de reprendre notre souveraineté en quittant l'Union européenne.
06:59Puis moi, je suis très favorable à deux mesures.
07:02Un, on lève les sanctions anti-russes.
07:05Ce qui ne veut pas dire qu'immédiatement, le pétrole russe déferlerait.
07:08Puisque vous savez que la Russie, elle-même, a mis, pour l'instant,
07:12des interdictions d'exportation sur le gazole russe.
07:16Elle privilégie son marché national.
07:18Ce qui est logique.
07:19Parce que l'Ukraine aidée par l'OTAN n'arrête pas de bombarder des raffineries russes.
07:24Donc, autre conséquence de cette guerre que nous alimentons,
07:28c'est qu'on se tire une nouvelle balle dans le pied concernant, y compris l'énergie.
07:32Et là, ça ne vient pas forcément d'Iran, ça vient d'Ukraine.
07:35Et puis, deuxième chose, mais bon, on peut quand même déjà baisser les taxes.
07:39Et il faut le faire.
07:40Et deuxième chose, nous devons abroger la loi Hulot de 2017,
07:45qui est une des lois les plus stupides de l'histoire,
07:48qui interdit à la France d'exploiter ses propres hydrocarbures.
07:52Il y a beaucoup de pétrole au large de la Guyane.
07:55Il y a beaucoup de gaz dans le canal du Mozambique au large de Mayotte.
08:00Il y a même, dans le canal du Mozambique, on a la moitié.
08:02Le Mozambique est la moitié, on a l'autre moitié, la France, grâce à Mayotte.
08:06Il y a des réserves de gaz qui équivalent à tout le Moyen-Orient,
08:09plus toute la mer du Nord.
08:11– Et comment vous l'expliquez ?
08:12– Et le Mozambique est en train, y compris avec Total, d'aller l'exploiter.
08:15Nous, on n'a pas le droit.
08:15La loi Hulot de 2017, il y a aussi l'hydrogène blanc de Lorraine.
08:20On aurait pu l'exploiter avant.
08:22Je ne suis pas sûr qu'on avait fait déjà…
08:24Par exemple, sur la Guyane, on a des informations qui datent des années 2020, 2021.
08:28Il y avait déjà des informations avant, mais on a précisé les choses entre-temps.
08:31Sauf que pour l'instant, on est bloqué.
08:33Vous savez qu'il y a même des sénateurs guyanais
08:35qui ont déposé une proposition de loi cette année pour lever cette loi Hulot.
08:38Et ça a été rejeté par l'Assemblée nationale en juin dernier.
08:41Donc, on préfère importer trois fois le prix du pétrole et du gaz de schiste américain
08:46pour obéir à l'accord qu'a signé Madame von der Leyen avec Donald Trump dans son golf.
08:53C'est ça, concrètement, puisque cet accord nous oblige à importer massivement de l'énergie américaine,
08:58en plus produite dans des conditions écologiques absolument lamentables,
09:02alors que nous avons nous-mêmes des hydrocarbures français qui sont là.
09:05On disait « la France n'a pas de pétrole, mais elle a des idées ».
09:09Aujourd'hui, on sait que la France a du pétrole, mais elle a de très mauvaises idées.
09:13Ça s'est complètement inversé.
09:15– Alors, justement, vous avez évoqué la baisse en France des taxes,
09:19notamment de la TVA et puis de la taxe sur l'essence.
09:21C'est aussi une piste que Marine Le Pen évoque.
09:24Elle a été interpellée justement par un journaliste très récemment
09:27et qui lui demandait d'expliquer comment elle entendait financer cette mesure.
09:32Je vous propose de l'écouter tout de suite.
09:33– Ils nous laissent la place.
09:36S'ils ne sont pas capables de faire, s'ils n'ont aucune idée d'économie à faire
09:39pour pouvoir financer cette mesure, ils nous laissent la place.
09:42Nous, on en a plein des idées d'économie.
09:45Croyez-moi, il y a une gap-gé dans notre pays qui est absolument insensée.
09:48Je vais vous donner juste un exemple.
09:49On vient d'augmenter de 6 milliards la contribution à l'Union européenne.
09:546 milliards !
09:55C'est déjà la moitié de ce que coûterait la baisse non seulement de la TVA de 20 à 5
10:02,5,
10:02mais également la baisse de la taxe sur les carburants.
10:09Voilà.
10:09Vous voyez, franchement, je veux dire, quand on ne sait pas faire, mieux vaut partir.
10:14– Bon, Marine Le Pen cible donc comme voie d'économie les contributions à l'Union européenne.
10:25Ça doit vous plaire, ça, Florian Philippot ?
10:27– C'est une bonne idée, mais elle ne peut pas le faire.
10:30D'abord, elle ne peut pas baisser, je le redis, la TVA sur les hydrocarbures.
10:34En fait, la TVA sur toute l'énergie, d'ailleurs, y compris sur l'électricité,
10:38c'est décidé par une directive européenne.
10:41Donc, soit on quitte l'Union européenne, et on peut le faire, ce que nous proposons,
10:45soit il faut arrêter de mentir.
10:47Si on reste dans l'Union européenne…
10:47– Soit on désobéit ?
10:49– Non, vous ne pouvez pas désobéir.
10:50Alors ça, c'est toujours la formule magique.
10:52D'abord, c'est une position adolescente, l'adolescent rebelle.
10:55Je désobéis, je laisse ma signature sur un traité, mais je désobéis.
10:59Qu'est-ce que c'est que cette position ?
11:00Soyons adultes.
11:01Les États sont des adultes.
11:03Si on n'est pas content avec un traité, on enlève sa signature,
11:05c'est-à-dire qu'on quitte l'Union européenne.
11:07Position rebelle, adolescente, alors ça ne marche pas.
11:09– Avec Victor Orban, il y avait des désaccords,
11:11c'était un bras de fer permanent avec Ursula von der Leyen.
11:13– À aucun moment, j'ai du respect pour Victor Orban,
11:16mais si vous reprenez l'histoire, à aucun moment in fine,
11:20il désobéit.
11:21À la fin, ça finit par bien s'arranger pour lui, dans de très rares cas,
11:27soit il perd et il finit par obéir, malheureusement.
11:31Et d'ailleurs, ça lui a coûté tellement cher, cette soumission,
11:35même si je ne veux pas l'accabler, mais quand même,
11:37il n'est pas sorti, malheureusement.
11:38Bon, à la fin, ils lui ont réglé son compte,
11:41puisque je rappelle que c'était cette année,
11:43les législatives en Hongrie, je rappelle qu'un mois avant le scrutin,
11:46en mars, ils ont déclenché la méga-alerte rouge DSA.
11:50Ce qui fait qu'un mois avant, les gens pourront vérifier,
11:52la Commission européenne a déclenché cette alerte,
11:54et donc ses posts à lui sur Facebook et ses partisans
11:57ont été complètement invisibilisés.
12:00Alors, ça ne lui a peut-être pas coûté toute l'élection,
12:02mais ça n'a pas dû favoriser quand même son maintien.
12:05Bref, et puis une position, alors je vais régler quand même
12:09le sort à cette histoire de, je vais faire un sort quand même
12:12à cette histoire de désobéissance.
12:15Quand vous avez laissé la maîtrise de votre monnaie
12:17à une instance supranationale, vous ne pouvez pas lui désobéir,
12:21parce que la monnaie, c'est une arme nucléaire.
12:24La BCE peut pulvériser votre économie en 48 heures,
12:28elle ne s'est pas privée de le faire,
12:29elle a déjà montré l'exemple à Chypre et à la Grèce,
12:32il y a quelques années, si vous lui désobéissez,
12:36si vous n'êtes pas maître de votre circuit bancaire et monétaire,
12:39vous êtes cuit.
12:40C'est pour ça qu'il faut en reprendre immédiatement la maîtrise
12:43et que la souveraineté monétaire est une des plus importantes.
12:46Ce n'est pas du tout une souveraineté technique,
12:48c'est une souveraineté vitale.
12:50Deuxièmement, vous auriez une montagne de contentieux,
12:53car le droit positif ne changera pas,
12:55puisque votre signature sera toujours sur les traités.
12:58Vous aurez simplement dit verbalement, je vais désobéir.
13:00Oui, mais le juge, il appliquera toujours le vrai droit,
13:02et le vrai droit, il n'aura pas changé.
13:04Et donc, tout citoyen ou entreprise ou acteur français ou étranger
13:08qui s'estimera lésé par votre désobéissance verbale
13:11ira immédiatement devant les juges et vous perdrez tous vos procès.
13:15Et donc, vous serez condamné à des milliards et des dizaines de milliards d'amendes supplémentaires
13:20et il y aura une embolie générale sur l'administration de la France en quelques semaines.
13:24Et donc, Mme Le Pen finira par se coucher extrêmement vite pour ces deux raisons.
13:29Troisième raison, si vous désobéissez à votre propre signature,
13:32vous montrez que vous êtes un clown,
13:33et donc les taux d'intérêt sur votre dette augmentent immédiatement,
13:36car plus personne n'aura confiance dans la signature de la France qui ne vaudra plus rien.
13:39Voilà, trois raisons pour lesquelles tout ça, c'est du bidon, ils le savent.
13:41La réalité, c'est que soit on reste et on prend tout, soit on sort.
13:45Donc, la contribution budgétaire de la France,
13:48d'abord, moi, je ne veux pas la baisser de 6 milliards.
13:50Je ne veux pas annuler la hausse.
13:52Je veux la réduire à zéro.
13:53Car même si on annulait la hausse, il resterait 15 milliards de déficit par an
13:57entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit.
13:59Donc, ça ne règle rien.
14:00Donc, moi, je veux l'annuler totalement en quittant l'Union européenne.
14:04Je rappelle d'ailleurs qu'elle va passer à 42 milliards par an
14:07à partir du prochain budget pluriannuel de l'UE, 2028-2035.
14:10Elle va passer à 42 milliards par an et on récupérera toujours 13.
14:14Ça fera 29 d'écart par an.
14:1629 milliards d'écart par an.
14:18Bon, ça commence à faire chaque année quasiment 10% du budget français
14:23qui va partir là-bas.
14:24La réalité, c'est que même la baisse de 6 milliards,
14:28elle ne pourrait pas l'obtenir.
14:29Parce que ce sont déjà des engagements qui sont pris
14:31et que vous ne pouvez pas revenir en arrière.
14:34C'est ça la mécanique européiste.
14:36Et elle le sait.
14:37Comme Mélenchon le sait, parce que parfois, il propose un peu la même chose.
14:40Ils le savent, tous ces gens-là.
14:42Donc, ils savent qu'ils mentent.
14:44On en a ras-le-bol, des mensonges.
14:45Enfin, je veux dire, on sait qu'on va rentrer en campagne électorale.
14:47Ça sera la foire aux mensonges.
14:49Ça va, quoi.
14:50Où, d'un moment, il faut que les Français, quand même, fassent le ménage.
14:53Sinon, tous les 5 ans, ils vont dire
14:54« Ah, on a été bernés. »
14:55« Non, vous n'avez pas été bernés. »
14:56« Vous avez été idiots. »
14:59« Ah oui, oui, non, mais je ne vais pas user de démagogie. »
15:02Si, à un moment, les gens ont compris qu'on leur mentait,
15:03mais ils continuent à voter pour le mensonge en voulant y croire,
15:06ça devient de la bêtise.
15:07Attention.
15:09Heureusement, beaucoup de Français ont compris l'affaire
15:12et ne vont pas retomber dans le panneau.
15:13Mais ceux qui ont compris, mais qui continuent,
15:15en voulant simplement, par pensée magique,
15:17se dire « Cette fois-ci, ce sera la bonne. »
15:18« Cette fois-ci, j'ai compris qu'on me mentait,
15:20mais finalement, on ne me ment pas tant que ça. »
15:22Ils deviennent complices de leur propre malheur.
15:25Il n'y a rien de pire que d'être complice de son propre malheur.
15:27Donc, moi, j'engage les Français
15:28à ne plus être complices de leur propre malheur
15:30et aller vers des solutions qui sont de sincérité,
15:35de vérité et d'authenticité.
15:37Alors, vous parliez tout à l'heure du déficit,
15:38vous parliez de Mélenchon, vous parliez de BCE.
15:40Ça tombe bien parce que c'est le sujet que je comptais vous proposer juste après.
15:45La question de la dette, bien entendu.
15:47La dette française, aujourd'hui, c'est 3,6 milliards.
15:50Alors, nous parlons, 120% du PIB.
15:53En gros, chaque Français a 50 000 euros de dette au-dessus de la tête.
15:58C'est une véritable bombe à retardement, selon vous ?
16:01Ou au contraire, on fait rouler la dette, comme disent certains,
16:03et ce n'est pas un problème ?
16:05Ça devient très problématique quand chaque année,
16:08à cause des taux d'intérêt qui remontent à 4-5%,
16:10vous avez dans le budget de l'État une énorme partie,
16:13qui est aujourd'hui le premier budget de l'État,
16:15supérieur à l'armée, supérieur à l'éducation nationale,
16:18et qui est consacrée simplement à rembourser les intérêts.
16:22On n'est pas du tout en train de rembourser le principal,
16:24on n'en est pas là.
16:26Et donc, en fait, là, ça devient une rançon insupportable
16:29pour aller engraisser des marchés financiers improductifs et spéculatifs.
16:33Donc, bon, merci de la loi de 73, qui nous a mis là-dedans en premier,
16:36alors qu'avant, on empruntait à taux nul ou très réduit à la Banque de France.
16:40Ça marchait très bien.
16:41Et puis, un jour, on a dit qu'il faut emprunter avec intérêt aux banques privées.
16:43On comprend qui s'est enrichi, mais pas le peuple.
16:46Et puis ensuite, cette loi de 73, elle a été mise dans le traité de Maastricht par l'euro.
16:49C'est maintenant une obligation, l'article 123 du TFUE,
16:53Traité de fonctionnement de l'Union Européenne.
16:54C'est une obligation, l'ABCE n'a pas le droit de prêter directement aux États.
16:57Elle peut racheter son...
16:58On a indexé sur l'inflation aussi.
17:00Voilà, tout à fait.
17:02Exactement.
17:02Merci Bruno Le Maire, qui nous a fait endetter au coût de l'inflation.
17:07Et voilà, donc ça, c'est la règle actuelle.
17:10Donc, une espèce de loi de 73, mais communautarisée, européanisée.
17:13On peut en sortir uniquement en quittant l'euro.
17:15Donc, ce que propose Mélenchon, c'est de congeler 18% de la dette.
17:18On l'écoute ?
17:19Oui.
17:19Et on revient dessus.
17:20Ça a toujours plaisir d'écouter Mélenchon.
17:21Comment vont-ils faire pour la dette ?
17:25Regardez-les, ils sont là à dire,
17:26« Ah, il faut payer la dette », a dit M. Édouard Philippe.
17:30La France a une parole.
17:31Forcément, c'est toi qui l'as faite, la dette.
17:33Alors, je comprends que tout d'un coup, tu te sentes mal.
17:37Alors, comment vous comptez la payer, les intelligents, les super génies ?
17:42Qu'est-ce que vous avez trouvé ?
17:44Ils disent, « Ah, nous allons réduire le train de vie ».
17:47Ah bon ? On est déjà à l'os.
17:49Qu'est-ce que tu vas réduire ?
17:50Dis-le avant.
17:51Ils n'ont pas l'intention de payer la dette.
17:54Une fois, j'ai demandé à Bruno Le Maire, je lui ai dit,
17:56« Mais vous comptez payer comment ? »
17:59Il me dit, « Mais M. Mélenchon, la dette est déjà perpétuelle.
18:02On ne la paye jamais.
18:04On emprunte pour payer ce qu'on doit. »
18:07Ils ne payent pas la dette.
18:09Ils la font rouler, comme ils disent.
18:12Alors, ils tombent sur un gars, comme moi, qui leur dit,
18:14« Je ne suis pas d'accord. »
18:18Quand tout d'un coup, ça prend la lubie au marché financier,
18:21ils augmentent le taux, parce que c'est vous qui payez.
18:24En ce moment, on emprunte à 4%.
18:26C'est ruineux pour nous, mais c'est ruineux pour tous les pays du monde.
18:31Et la raison pour laquelle on paye 4%,
18:34ce n'est pas parce que, soi-disant, on ne travaille pas assez.
18:37Vous n'avez rien à vous reprocher.
18:39Ce n'est pas vrai.
18:40Vous n'avez pas pas assez travaillé.
18:42Vous n'avez pas pas assez économisé.
18:45Vous avez tous fait ce qu'il fallait.
18:47Mais vous êtes gérés par des gens
18:49qui se sont abattus sur vous comme des tics
18:51et qui pensent qu'ils vont continuer à prendre,
18:54prendre et prendre encore,
18:56sans jamais rien rendre aux autres.
18:58Alors, la Banque centrale indépendante,
19:03la Banque centrale européenne,
19:06la Banque centrale n'a pas le droit d'acheter directement
19:09à un État des titres de dette.
19:11Ils ont décidé ça.
19:12C'est absurde.
19:14Mais elle s'est donné le droit,
19:16qui a été reconnu par les juridictions européennes,
19:19d'acheter à des banques privées
19:21les titres de la dette française,
19:24si bien que la Banque centrale européenne
19:26a un gros tas de titres de dette français.
19:30Et je propose,
19:31puisque nous sommes tous membres du système euro,
19:34que cette dette-là soit annulée.
19:43Qu'est-ce que vous pensez de ce raisonnement ?
19:44Alors, annuler cette part de dette,
19:46ce n'est pas la dette intégrale.
19:47Oui, la part, c'est 18%.
19:49C'est 600 milliards.
19:51C'est quand même un cinquième.
19:52Non, mais j'y suis favorable.
19:54Mais la reconnue, elle a toute fin.
19:57On est dans le système euro.
19:58Et je crois qu'elle n'a pas l'intention
20:00de quitter le système euro.
20:02Lui, le grand révolutionnaire,
20:04il va quand même rester dans la monnaie de l'oligarchie.
20:07C'est quand même bizarre, non ?
20:08Donc, il ne fera rien.
20:10D'ailleurs, il l'a dit au premier débat de Roland-Garros,
20:12vous savez, le débat des candidats.
20:14Avec le MEDEF.
20:15Voilà.
20:16Parce qu'au début, il faisait le malin.
20:18Il croyait qu'on n'avait pas vu l'astuce.
20:20Donc, il disait même que c'est la dette Banque de France.
20:23C'est vrai qu'elle est gérée formellement par la Banque de France,
20:25mais pour le compte de la BCE.
20:27Et on l'annulera.
20:28Il disait juste ça.
20:29Et puis, entre-temps, on lui a expliqué
20:31qu'avec l'euro, ce n'était pas possible.
20:33On peut le faire si on quitte l'euro.
20:35Parce que sinon, il faut convaincre
20:35tous les gouverneurs de Banque centrale,
20:37plus la Banque centrale elle-même.
20:39Bon, ça ne marche pas.
20:40Et alors, donc, à Roland-Garros,
20:43et là, un peu à la fin, il dit
20:45on va aller convaincre
20:47les autres gouverneurs de la Banque centrale
20:48et je vais les convaincre.
20:50Et à Roland-Garros, il a même ajouté
20:53je convaincrai l'Allemagne.
20:56Alors, je ne sais pas.
20:58Bon, vas-y, fonce Jean-Luc.
21:00Oublie que tu n'as aucune chance
21:01sur un malentendu, ça peut passer, quoi.
21:03Mais on en est là.
21:04Parce que là, c'est un pari
21:07qui est perdu d'avance.
21:09L'Allemagne lui dira toujours
21:11« Nein ».
21:11Évidemment que l'Allemagne n'acceptera pas
21:13qu'on a lu une partie de la dette de la France
21:15et qu'on aille dans ces fantaisies monétaires.
21:18On parle ici du pays de l'orthodoxie monétaire
21:21la plus stricte qui existe.
21:22Et la BCE, c'est une grosse Bundesbank.
21:24Pas plus.
21:24C'est à Francfort, en Allemagne.
21:26D'ailleurs, il n'y a pas que l'Allemagne.
21:27Les Pays-Bas sont contre aussi.
21:28L'Italie est contre aussi.
21:29Je le signale.
21:30Donc, son système, il est mort-né.
21:32Et je pense que là aussi, il le sait déjà.
21:34Donc, là aussi, il raconte n'importe quoi.
21:37Mais deuxièmement, moi, je peux le faire.
21:39Parce que moi, je prévois à côté
21:41de reprendre la souveraineté monétaire.
21:42De redonner vraiment un statut à la Banque de France.
21:45Mais à côté, quand même, il faut être sérieux.
21:47Vous ne pouvez pas faire ça tout le temps
21:50parce que vous prenez quand même un risque
21:51de paraître comme peu crédible.
21:53Donc, il faut un plan sérieux à côté.
21:54Et ça tombe bien, il faut le faire, de toute façon.
21:56Le plan sérieux, c'est un plan où on refait de la France
21:58un pays qui crée des richesses.
22:00Donc, on réindustrialise la France.
22:02Alors, ça tombe bien parce qu'il faut une monnaie nationale
22:04pour faire ça.
22:04Mais il faut aussi réautoriser le patriotisme industriel,
22:07le patriotisme agricole.
22:08Il faut prendre des mesures dans la commande publique
22:10pour nos entreprises françaises.
22:11Une loi jetons français.
22:12Il y a plein de choses à faire.
22:13Baisser la taxation des petits qui payent 33%
22:16ou 25 ou 33% alors que les gros ne payent que 8%.
22:19Je parle des multinationales.
22:20Il faut réinverser les choses en termes de justice
22:22et d'efficacité économique.
22:23Il y a tout un programme à mettre en place
22:24pour refaire de la France une place solide
22:27de création de richesses, d'industries.
22:29Et puis, il faut faire des économies.
22:32Mais pas des économies, effectivement,
22:34sur la santé, sur les hôpitaux, sur les retraites.
22:37Non.
22:38Faire des économies sur des dépenses extrêmement nocives.
22:42Si on quitte l'Union européenne, je l'ai dit,
22:43on gagnera 15, 20 milliards par an.
22:45Si on arrête de financer l'Ukraine,
22:47on gagnera 8 milliards par an.
22:49Si on quitte l'UE, on pourra réguler l'immigration.
22:51Ça, je crois qu'il n'a pas envie d'en entendre parler.
22:53Mais si on arrête complètement au maximum l'immigration,
22:57au début, on gagnera au moins 5 milliards par an.
23:00Si on fait une vraie politique de lutte
23:02contre la fraude et la corruption,
23:04qui est à tous les niveaux dans notre pays,
23:06on récupérera des milliards par an.
23:08Si on met un plan en place
23:12où on va supprimer le Sénat,
23:14réduire par deux le nombre de députés,
23:16supprimer le Conseil économique, social et environnemental,
23:18supprimer ses équivalents régionaux,
23:20supprimer tous les fromages de la République,
23:21adieu l'ADEME, adieu l'ARCOM,
23:23adieu tous ces fromages,
23:25adieu les privilèges.
23:27C'est un peu le casse du siècle de Sarah Knafou
23:28que vous nous faites.
23:29Ça, je n'ai pas encore lu son livre,
23:31mais si elle parle de ça
23:32et qu'elle veut aussi supprimer le Sénat,
23:34le CESE et les conseils régionaux
23:37et les intercommunalités,
23:39on a trop de strates.
23:40– En tout cas,
23:41elle considère aussi que l'État est vorace.
23:43– Elle considère que l'État est vorace.
23:45– Oui, mais je ne peux pas le juger,
23:47je n'ai pas lu son livre, pour le coup.
23:48Donc je ne sais pas ce qu'elle propose exactement
23:49parce que moi, faire des économies,
23:51ça ne veut rien dire.
23:52Je regarde ce qui est touché ou pas.
23:54Moi, je sais ce que je veux faire,
23:56on l'a chiffré.
23:57Tout ça se retrouve sur le site des Patriotes
23:59en première page,
24:00c'est chiffré pour ceux qui veulent aller voir.
24:01Voilà, donc si vous voulez, ça,
24:02et puis la grande nuit du 4 août puissance 10
24:05sur les privilèges.
24:05Il y a trop de privilèges dans notre pays.
24:08Des gens ont des privilèges
24:10et les Français n'ont même pas idée
24:11que ça existe encore.
24:13Par exemple, les députés, les parlementaires
24:15qui ont droit,
24:15et notamment les sénateurs encore plus
24:16que les députés,
24:17à des sommes considérables
24:19pour payer les obsèques
24:20des gens proches
24:21qui sont décédés dans leur entourage.
24:25Je suis désolé,
24:26je suis triste pour les personnes
24:27qui ont un enterrement à déplorer.
24:30Mais les autres Français,
24:32les Français se débrouillent.
24:34Ce n'est pas le Sénat,
24:35en plus, ils sont bien payés à côté.
24:36Vous voyez, c'est tout bête,
24:38mais pourquoi ça existe encore,
24:40ces choses-là ?
24:41Et puis, il n'y a pas que ça,
24:41il y en a plein d'autres.
24:42Et puis, on va renégocier, vous savez quoi,
24:44les contrats de Big Pharma
24:45avec la Sécurité sociale.
24:46On se fait avoir.
24:48On surpaye des médicaments,
24:49mais parfois à des prix délirants.
24:51Vous savez, pour les infections longue durée,
24:53c'est normal qu'on les rembourse à 100%,
24:55mais ils en profitent.
24:57Comme ils savent que c'est remboursé à 100%,
24:58ils nous vendent des médicaments anti-cancer,
25:0110 000 euros la dose,
25:02des trucs délirants
25:03qui leur coûtent 43 euros à produire.
25:05Là, il va falloir aussi qu'on mette le haut là
25:07parce que ça,
25:08c'est une fuite d'argent considérable.
25:11C'est en plus dégoûtant par rapport aux malades
25:13parce qu'en résultat, on dérembourse.
25:15Et en plus,
25:16je pense qu'il y a de la corruption derrière tout ça,
25:18forcément.
25:19Comme pendant le Covid.
25:21Alors, il y a aussi une question
25:23qui se pose avec la dette,
25:23c'est qui détient la dette française ?
25:25Et ça, c'est toujours extrêmement difficile
25:26de savoir exactement qui est derrière.
25:29À l'heure où on nous parle sans arrêt
25:30d'ingérence étrangère,
25:32est-ce que ça,
25:32ce n'est pas une ingérence aussi finalement
25:34d'être entre les mains de prêteurs étrangers ?
25:36Ah ben si,
25:36mais ça, ça devrait être publié tous les matins
25:38sur un tableau par le gouvernement.
25:41Où on en est ?
25:41On sait que c'est à peu près 60%
25:43de non-résidents, d'étrangers.
25:46Alors, vous voyez,
25:47le Japon a beaucoup plus de dettes que nous,
25:49mais c'est à 95 ou 99% japonais.
25:52C'est moins gênant.
25:54En plus, c'est un pays souverain quand même.
25:55Enfin, sauf du côté militaire
25:57où ils sont dans la main des États-Unis,
25:58mais du point de vue monétaire,
26:00etc., ils sont à peu près souverains.
26:02Donc, on n'est pas dans le même niveau
26:04de dépendance que nous.
26:05Mais nous, c'est vrai que 60% de dettes d'étrangers,
26:09avoir laissé faire ça d'abord,
26:11c'est une inconséquence,
26:12c'est une trahison,
26:13mais on n'est pas surpris.
26:15Et ça rend les choses un peu plus compliquées,
26:17c'est vrai.
26:17C'est une ingérence, effectivement.
26:20Restons sur l'ingérence, justement.
26:21Vous avez relevé un échec
26:23de l'initiative d'Emmanuel Macron
26:25qu'il avait lancée en 2022, je crois,
26:26avec Viginom.
26:28Marc-Antoine Briand est donc parti
26:30de la présidence de Viginom
26:32pour monter sa propre boîte,
26:34qui plus est,
26:34avec des fonds provenant de chez Avas,
26:36donc du groupe Bouloré.
26:38Qu'est-ce que ça vous évoque ?
26:39C'est quand même super drôle.
26:41Et Macron l'a appris par la presse.
26:44Il l'a appris par une brève
26:46dans le Nouvel Ops, je crois.
26:48Il était furieux.
26:49Son patron de Viginom
26:52qu'il a créé,
26:53c'est Macron qui est vraiment
26:54à l'origine de Viginom,
26:55pour, en fait,
26:57ça a été créé en 2021,
26:58c'est pour gâter les campagnes électorales,
27:02c'est pour pourrir les campagnes,
27:03parce que c'est censé être
27:06un observatoire vigilant
27:09quant à l'ingérence étrangère.
27:10Totalement sous dépendance politique.
27:12C'est pour créer un narratif
27:13des ingérences,
27:15et notamment,
27:15il comptait sur Viginom
27:16pour créer un narratif
27:18de l'ingérence russe
27:18pendant la campagne présidentielle.
27:20Ce qui avait d'ailleurs commencé cet été
27:21avec les fameuses vidéos
27:24vues par 72 pelés
27:27sur Attal, Glucksmann,
27:29Édouard Philippe.
27:31Les Russes ont même voulu faire croire
27:33qu'Attal lançait sa campagne
27:35dans mille bistrots, je crois.
27:37Un deepfake russe
27:38qui circule,
27:40à moins que ce ne soit pas...
27:43Il a vraiment eu cette idée.
27:44À moins que ce soit vrai.
27:46Mais ça aurait pu être
27:47une ingérence russe,
27:48mais il paraît que ça n'en est pas.
27:50En tous les cas,
27:53voilà, ça c'est génial.
27:54Le patron de Viginom s'en va,
27:56il ne prévient même pas Macron.
27:58En plus, il crée sa boîte
27:59financée par le groupe Bolloré
28:00qui est accusé d'être pro-russe.
28:02Donc c'est génial, en fait.
28:03Là, on est vraiment
28:04dans un scénario catastrophe
28:06pour Macron.
28:07Moi, je suis très content.
28:08Voilà.
28:08Je suis très content,
28:09ça veut dire quoi ?
28:10Ça veut dire que Viginom,
28:10c'est du flanc.
28:11Si le type qui est dirigeant
28:13de ce service
28:15le quitte aussi rapidement,
28:17ça prouve qu'il sait,
28:19il a compris
28:19qu'il n'y avait aucun avenir là-dedans,
28:21que ça patine dans le vide
28:22et que c'est devenu probablement,
28:24peut-être par acquis de conscience,
28:25il s'est dit aussi,
28:27on me demande un travail
28:29d'instrumentalisation politique
28:30et je n'ai peut-être pas envie
28:31de faire ça.
28:31Ça peut être ça.
28:33Voilà.
28:33On peut imaginer un départ vertueux.
28:35C'est tout à fait possible.
28:37Voilà.
28:38Bon, on a compris
28:39que cette technique
28:40des ingérences russes
28:41sera utilisée ad nauseum
28:43pendant cette campagne présidentielle
28:45pour masquer, en fait,
28:47les vraies ingérences,
28:47notamment la première d'entre elles
28:49qui est l'ingérence
28:49de l'Union européenne
28:51dont l'Islande a dû se plaindre
28:53pendant son référendum.
28:55officiellement,
28:56l'Islande a dit,
28:56alors que le gouvernement
28:57était pro, oui,
28:58mais c'est quand même
28:59ce gouvernement
28:59qui a dit à Bruxelles
29:00arrêtez, quoi.
29:01Vous faites une ingérence massive
29:02et en fait,
29:03c'est l'ingérence
29:04la plus invasive de toutes,
29:06c'est l'ingérence
29:07de l'Union européenne
29:07aujourd'hui dans nos élections.
29:09Je rappelle qu'elle a même mené
29:10à l'annulation du scrutin présidentiel
29:11en 2024 en Roumanie.
29:14Donc,
29:15on en est exactement là.
29:17Celle-là,
29:17il ne faut pas en parler.
29:18Les ingérences américaines,
29:20on n'en parle pas
29:20alors qu'elles sont massives.
29:22Bon,
29:23la réalité,
29:24c'est que moi,
29:24j'aimerais bien
29:25qu'il y ait un acteur
29:28qui ait droit,
29:29lui,
29:29à l'ingérence.
29:30C'est le peuple français.
29:32Qu'il ait le droit
29:33à l'ingérence
29:33dans son propre pays.
29:34Parce que finalement,
29:35c'est le seul
29:35qui n'a pas droit.
29:37Et ça,
29:37c'est tout à fait
29:38le projet de la souveraineté
29:39et de la souveraineté populaire,
29:41c'est-à-dire
29:41les référendums,
29:42le RIC,
29:43la reprise en main
29:44de notre pays
29:45et également
29:46passer au parrainage citoyen
29:47pour les candidatures
29:49à l'élection présidentielle.
29:50Ce qui remplacerait
29:50le système actuel
29:52qui est tout à fait scandaleux.
29:53Avec les 500 signatures.
29:55Ah oui,
29:55qui est un filtre oligarchique
29:56aujourd'hui.
29:57Ce n'est plus le filtre
29:58de représentativité
29:59pensé à l'origine
30:00où c'était
30:01100 signatures anonymes.
30:03C'est passé à 500 anonymes
30:04puis 500 publics
30:06puis le contexte a changé.
30:08Maintenant,
30:08il y a des intercommunalités,
30:10il y a des conseils régionaux,
30:11il y a beaucoup plus
30:12de prise en main
30:13des maires
30:14qui ont moins de pouvoir
30:14et de liberté qu'avant
30:15et donc qui sont très dépendants.
30:17Résultat,
30:18scrutin après scrutin,
30:19vous avez de moins en moins
30:20de maires qui signent.
30:21Vous en aviez 12 000
30:22sur 35 000 en 2022
30:23qui ont signé.
30:2423 000 ont refusé
30:25de signer.
30:26Cette fois-ci,
30:27si vous en avez 10 000
30:27qui signent à tout casser,
30:29ce sera beau.
30:30Dont 5, 6, 7 000
30:32qui sont pris par le système.
30:33Le candidat LR
30:34se prend 2 000 signatures.
30:36En plus,
30:36l'ISNAR,
30:37il reste à la tête
30:38de l'AMF
30:38et il est en même temps candidat.
30:40Franchement,
30:41c'est limite.
30:41Alors il dit,
30:42j'ai tout de suite
30:42mes 500 signatures.
30:43Évidemment,
30:44tu diriges la situation
30:45des maires de France.
30:46Il y a quand même
30:46un petit problème.
30:48Et puis à la fin…
30:49On sait qu'il devrait
30:49démissionner de la société.
30:50Ah bah si,
30:51les candidats,
30:51moi je suis désolé.
30:52Il y a un problème.
30:53Il va prendre combien
30:53de signatures ?
30:54Parce qu'il dit
30:54qu'il en a 500.
30:55Mais si ça tombe,
30:55ils vont en prendre 3 000.
30:56Oui, mais alors
30:57à ce compte-là,
30:58les présidents de partis,
30:59par exemple,
30:59pourraient faire pareil,
31:00devraient faire pareil.
31:01Mais ils le font.
31:02Je vous dis,
31:02LRPS,
31:03ils ne déposent pas
31:04500 signatures,
31:05ils en déposent 2 000.
31:06C'est ça,
31:06ils ne démissionnent pas non plus
31:07de leur poste
31:08de président de parti.
31:09Non, mais il y a quand même
31:10une position particulière,
31:11vous me la coordonnez,
31:12à la tête de l'Association
31:14des maires de France.
31:15Enfin, je ne sais pas,
31:16vous avez le président
31:17de l'Association des maires
31:18de France qui vous appelle,
31:18tu peux me donner
31:19ta signature ?
31:21Il répond à qui ?
31:22Il répond au candidat
31:22ou il répond à son président ?
31:24Enfin, je ne sais pas,
31:25moi ça me paraît évident.
31:26Mais je trouve que…
31:28Je n'ai pas grand-chose
31:29contre l'ISNAR.
31:30Il m'est totalement indifférent.
31:32Je sais qu'il y a une liste
31:32armania chez certains.
31:33Moi je ne la comprends pas.
31:34C'est un homme qui veut rester
31:35dans l'UE, l'euro,
31:36l'OMS, l'OTAN, la CEDH.
31:38C'est un homme du système.
31:39C'est un homme qui faisait
31:40désinfecter les grains de sable
31:41de ses plages à Cannes
31:42pendant le Covid.
31:44Je veux quand même vous rappeler.
31:45Je veux dire, bon…
31:47Donc moi je ne suis pas du tout
31:48l'ISNAR maniaque.
31:49Je n'ai rien contre lui.
31:50Je n'ai rien pour lui.
31:51Je m'en fiche.
31:52Je pense d'ailleurs
31:52qu'il sera à la fin
31:53pas candidat.
31:53Mais quand même,
31:54on est dans un truc
31:55un petit peu problématique.
31:57Voilà.
31:57Donc aujourd'hui,
31:58moi je pense qu'il faudrait
31:59passer au parrainage citoyen.
32:02150 000 Français inscrits
32:03sur les listes électorales
32:06présidentielles.
32:07C'est quand même bien mieux
32:08que ce soit le peuple
32:09qui décide plutôt que des maires
32:11qui reçoivent des coups de fil,
32:13des pressions ou qui appartiennent
32:15à tel ou tel parti.
32:16Et vous, vous avez dit
32:17que vous étiez candidat.
32:18Oui.
32:18Vous les cherchez.
32:19On les cherche très activement
32:20et je remercie toutes les personnes
32:21sur le terrain.
32:22C'est difficile.
32:23On en a ici et là.
32:24Alors pour l'instant,
32:24on n'a que des promesses.
32:25Le document officiel,
32:26il arrive en mars,
32:27comme vous savez.
32:28Donc c'est difficile.
32:29C'est déjà difficile
32:30de prendre des rendez-vous
32:31pour aller voir les maires.
32:32Parce que les maires,
32:33qu'est-ce qu'ils voient à la télévision
32:34qui a 50 candidats déclarés ?
32:36Évidemment, à la fin,
32:36il n'y en aura pas 50.
32:37Mais ils se disent
32:38mais moi,
32:38si je prends des rendez-vous
32:39avec tout le monde,
32:40je n'ai plus de vie.
32:41Voilà.
32:41Donc ça les pousse encore plus
32:43à ne pas rentrer dans le jeu.
32:45On a énormément de maires aussi
32:46qui nous disent spontanément,
32:47moi j'en ai régulièrement,
32:47qui disent moi,
32:48je ne signe plus pour personne.
32:50Le problème,
32:50c'est que je leur dis,
32:51monsieur le maire,
32:52je comprends votre doléance,
32:54votre colère,
32:54il n'y a pas de problème.
32:55Et moi,
32:56je veux passer au parrainage citoyen.
32:57Je vais vous soulager
32:57de ce problème-là.
32:58Mais en attendant,
32:59la loi est comme cela.
33:01Pensez que si tout le monde
33:02fait comme vous,
33:03qui sera candidat à la fin ?
33:05Les candidats du système,
33:06ceux qui ont déjà
33:07leurs propres parlementaires
33:08parce qu'il n'y a pas que les maires
33:09qui peuvent signer.
33:10Il y a les députés,
33:11les sénateurs,
33:11les eurodéputés,
33:12les conseillers régionaux
33:13et les conseillers départementaux.
33:14Or, les cinq que je viens de vous citer
33:16sont tous liés
33:17à des partis politiques.
33:19Contrairement aux maires ruraux
33:21qui sont les plus indépendants de France.
33:23Nous, notre seule réserve
33:24quand on est candidat indépendant comme moi,
33:25c'est les maires ruraux.
33:28Ce n'est pas le maire de Paris
33:29ou un député
33:31ou un conseiller régional,
33:32quelle que soit son étiquette.
33:33Parce qu'eux,
33:33ils sont liés à l'investiture
33:35de leur parti.
33:35Donc, ils voteront pour le candidat
33:36de leur parti.
33:37Point barre.
33:38Donc, à la fin,
33:39on aura ça.
33:40À l'époque,
33:41vous aviez dit
33:41que vous vouliez
33:42la candidature
33:43de Philippe Devilliers.
33:45Bon, je crois que,
33:46déjà,
33:47on sait que c'était abandonné.
33:49Non ?
33:49Vous n'avez pas l'air de…
33:50Je ne sais pas.
33:51Ça peut venir tardivement.
33:55Honnêtement,
33:55Vous avez peut-être des informations.
33:56Je me prépare
33:57parce que,
33:58dans tous les cas,
33:59je n'ai pas de certitude.
34:01Moi,
34:02mon scénario idéal
34:03et je l'ai proposé
34:03depuis belle lurette,
34:04c'était la primaire souverainiste
34:05pour qui un candidat rassemblait.
34:07Je l'ai proposé en 2025,
34:10sur ma chaîne.
34:11On a même fait voter
34:11les adhérents chez nous.
34:12Ils ont dit oui.
34:13On a fait voter les gens
34:14à Arras l'année dernière.
34:15Ils avaient dit oui.
34:16Je crois à 99,6%.
34:17On avait un score
34:18de dictateur africain.
34:20Mais ça prouve
34:20qu'il y a une appétence
34:21au rassemblement.
34:22Et ça, c'était génial,
34:23la primaire souverainiste.
34:24Ça n'a pas fait Flores.
34:25Bon, il faut dire
34:26que le cercle,
34:26Aristote m'a dit oui.
34:27Jean-Frédéric Poisson
34:28m'a dit oui.
34:28Mais pas DLF ni l'UPR.
34:31Je le regrette.
34:31Ils peuvent encore
34:32changer d'avis.
34:33Ce n'est pas trop tard.
34:33Enfin, si je peux me permettre,
34:34ce n'est pas le sujet d'ailleurs
34:35que DLF et l'UPR
34:36disent oui ou non.
34:37Il faudrait que le RN
34:37dise oui.
34:38Ah, mais je ne les mets
34:39pas dans les souverainistes.
34:40Non, je parle de souverainistes.
34:42D'accord.
34:42La primaire souverainiste.
34:43Alors, j'avais même précisé
34:45le critère minimal,
34:53besoin de référendum,
34:54mais au moins appelé
34:55à un référendum.
34:55Ce qui valide,
34:57par exemple,
34:59Branco,
34:59même Juan Branco,
35:00qui, je crois,
35:01veut un référendum
35:01et c'est très bien.
35:02J'ai vu dans son projet
35:03pour sortir de l'UE
35:04mais aussi pour sortir
35:04de l'OTAN, etc.
35:06Mais pas le RN.
35:07Il n'y a pas de référendum.
35:08Il n'y a même plus
35:08de référendum
35:09au sein du programme du RN
35:11ni de LFI
35:12pour sortir de l'Union européenne.
35:14Ils ne laissent pas
35:15le choix aux Français.
35:16C'est scandaleux.
35:17Donc, voilà.
35:18Bon, ça n'a pas fait Flores.
35:19Mais après,
35:19il y a d'autres moyens.
35:20Je pense que,
35:21de toute façon,
35:21il y aura un rassemblement
35:23qui va se faire
35:23d'une manière ou d'une autre
35:24sous des formes
35:24qu'on n'imagine pas forcément.
35:26Il y aura derrière
35:26aux législatives,
35:27et ça, j'appelle à cela
35:28depuis des années,
35:28un bloc souverainiste.
35:30Je suis de plus en plus
35:30optimiste là-dessus
35:31parce que je vois quand même
35:32à race, ça marche bien,
35:33ça se rassemble,
35:34les gens sont de bonne volonté.
35:36Donc, franchement,
35:37on progresse là-dessus
35:38et peut-être qu'effectivement,
35:40dans quelques mois,
35:40il y aura une candidature
35:41de Philippe Devilliers.
35:42Elle n'est pas enterrée,
35:43sa candidature.
35:44Elle n'est pas enterrée,
35:46mais elle n'aura peut-être
35:46jamais lieu, effectivement.
35:48Mais ce n'est pas parce
35:48qu'il n'écart pas maintenant
35:50une candidature
35:50qu'il ne sera pas candidat.
35:52Oui, il y en a d'autres.
35:52Oui, oui.
35:53Puis, il n'a pas besoin, lui,
35:55sa notoriété est faite.
35:56Les signatures,
35:57il a une très grosse popularité
35:58chez les maires.
36:00Il est connu.
36:01Il les aura facilement.
36:03Donc, il peut,
36:04il peut, s'il le sent,
36:06s'il voit qu'il y a
36:06une opportunité,
36:07s'il sent que vraiment
36:09il y a une offre politique
36:11catastrophique,
36:11je pense qu'il peut y aller.
36:12Mais je n'en ai aucun
36:13certitude.
36:15Et moi, je soutiendrai
36:16de toute façon
36:17soit ma candidature
36:18si j'arrive à avoir
36:18les signatures,
36:19soit une candidature
36:20qui de toute façon
36:21défendra le Frexit,
36:22la paix,
36:23nos libertés
36:24par rapport aux tentatives
36:27de censure,
36:27de contrôle,
36:28de surveillance,
36:29identité numérique,
36:30euro numérique,
36:30passe numérique,
36:31tous ces horreurs.
36:32Et la paix,
36:34la paix, la paix.
36:34Donc, si le seul candidat
36:39souverainiste
36:39qui défend la sortie
36:40de la France
36:41de l'Union européenne
36:42se retrouve
36:43à être François Asselineau,
36:44vous soutiendrez
36:45François Asselineau ?
36:45– S'il était le seul
36:47candidat souverainiste
36:48à l'être,
36:49c'est quelque chose
36:50qui ne me dérangerait pas.
36:51– Très bien.
36:52– Moi, vous savez,
36:53je suis pour le rassemblement,
36:55bon, après,
36:56il faudrait qu'il soit
36:56sympathique avec moi
36:58et avec les patriotes.
36:59mais je pense honnêtement
37:00que le mieux pour lui,
37:01comme pour tous les autres,
37:02ce serait de participer
37:03à une primaire souverainiste.
37:05Car je pense que la contrainte
37:06ne peut pas se faire
37:07par les signatures,
37:08sinon ça veut dire
37:09que c'est une primaire des maires.
37:10Je préfère une primaire
37:11du peuple souverainiste.
37:14Vous voyez,
37:15en 2022,
37:17le seul candidat
37:18qui avait accepté
37:19de mettre le référendum
37:20sur la sortie de l'UE
37:21dans son programme
37:21et qui avait les signatures,
37:23c'était Nicolas Dupont-Aignan.
37:24Nous l'avions soutenu.
37:25– Absolument.
37:26– Voilà, vous voyez,
37:28on est par principe
37:29cohérent avec nos positions.
37:31Lui dit qu'il aura
37:32aujourd'hui ses signatures.
37:33Je pense que ce serait bien
37:33lui aussi
37:34qu'il accepte
37:34de participer à cette primaire.
37:35– On a parlé tout à l'heure
37:37des ingérences étrangères.
37:38Il y a aussi un sujet
37:39qui menace
37:40l'élection présidentielle,
37:42du moins du point de vue
37:43de TV Liberté
37:44qui défend la liberté d'expression.
37:46C'est bien entendu
37:46le combat
37:47que mène Emmanuel Macron
37:49contre les réseaux sociaux,
37:50allais-je dire,
37:51où il veut interdire
37:52les réseaux sociaux
37:53aux mineurs
37:54de moins de 15 ans,
37:55ce qui implique bien entendu
37:57la vérification
37:58de l'âge
37:59de tous les internautes.
38:01Ça a été retoqué
38:02par le Conseil constitutionnel
38:03au mi-août
38:04qui est peut-être
38:05la démonstration
38:06que les sages
38:07prennent de la hauteur
38:08vis-à-vis d'Emmanuel Macron.
38:09Toujours est-il
38:10que celui-ci
38:11souhaite employer
38:12un autre canal,
38:13celui évidemment
38:13de Bruxelles.
38:14Il a écrit
38:15et il nous l'a montré
38:16cette semaine
38:17une lettre
38:18à Van der Leyen
38:18pour réussir
38:19à faire avancer son idée.
38:21Quel regard
38:21portez-vous là-dessus ?
38:22Est-ce que vous pensez
38:23déjà pour commencer
38:24qu'il faut effectivement
38:24protéger les mineurs
38:25sur les réseaux sociaux ?
38:26Est-ce que c'est à l'État
38:27de le faire ?
38:28Plus encore à Bruxelles
38:29et surtout,
38:29est-ce une bonne méthode ?
38:33Le prétexte
38:33sur le pass numérique
38:35de la protection
38:35des enfants
38:36est évidemment
38:38bidon.
38:40si Emmanuel Macron
38:41s'intéressait vraiment
38:43à la protection
38:43des enfants,
38:44il aurait demandé
38:45depuis longtemps
38:45une commission d'enquête
38:46sur le volet français
38:47de l'affaire Epstein.
38:48Il aurait depuis longtemps
38:49lancé un chantier
38:50de refonte globale
38:52de l'aide sociale
38:52à l'enfance
38:53où il y a énormément
38:54de scandales.
38:55Il aurait demandé
38:56à sa justice,
38:56à ses juges,
38:57de s'intéresser
38:58de manière un peu plus sérieuse
39:00aux violeurs
39:01et aux assassins d'enfants.
39:02On a vu,
39:02si on se souvient,
39:03du scandale Liana
39:04plutôt qu'aux paysans
39:05qui protègent leurs vaches
39:06ou qui protègent
39:07contre le Mercosur.
39:08Donc tout ça n'est
39:09évidemment pas sérieux.
39:10Et sur le périscolaire ?
39:11Oui, bien sûr,
39:12le périscolaire,
39:12il y a beaucoup de scandales
39:13en France.
39:14Tout ça,
39:16par ailleurs,
39:16la précipitation,
39:18il est obsédé
39:19par cette mesure.
39:20Donc il est obsédé
39:21par l'idée de protéger
39:22les enfants comme ça
39:23sur les réseaux sociaux.
39:24Il y a surtout
39:25une élection présidentielle
39:26qui est là.
39:26Il y a surtout une campagne.
39:27Il a besoin
39:28de ce pass numérique
39:29pour qu'effectivement
39:30tout le monde
39:33s'identifie
39:34sur les réseaux sociaux,
39:35ce qui va déjà
39:36espère-t-il évacuer
39:37une partie du public
39:38qui ne voudra pas le faire
39:39donc qui va quitter
39:40les réseaux sociaux.
39:40Et le plus anti-système
39:41de facto ?
39:42Peut-être,
39:42ce qui serait dramatique.
39:43Qui se retrouverait donc
39:45avec comme seule offre
39:46la télévision,
39:47ça l'arrange
39:48puisque c'est la propagande.
39:50Ou bien
39:50qui s'identifierait
39:53et donc il y aurait
39:54un contrôle
39:55plus strict
39:55puisque les gens
39:56sauraient qu'ils sont fliqués.
39:58Donc peut-être
39:59qu'ils seraient moins libres
39:59dans leur expression.
40:00Donc dans tous les cas,
40:01il espère être gagnant.
40:01On a bien compris,
40:02la manœuvre,
40:03c'est bon,
40:03on n'est pas idiots.
40:04Donc ça n'a rien à voir
40:05avec la protection de l'enfance.
40:06La méthode,
40:07il a été retoqué
40:08par le Conseil constitutionnel
40:09au nom de la liberté d'expression.
40:12Bon,
40:12c'est surprenant
40:13que le Conseil constitutionnel
40:14l'ait fait.
40:14Enfin, tant mieux,
40:15on ne va pas s'en plaindre.
40:16La réalité,
40:17donc maintenant,
40:18il envoie une lettre
40:18à Ursula
40:19pour passer outre
40:21le Conseil constitutionnel
40:22grâce au droit supranational.
40:25Au passage,
40:26il piétine
40:26une obligation constitutionnelle
40:28qu'il a,
40:28c'est-à-dire
40:29de faire respecter
40:31la Constitution.
40:32C'est demander
40:34explicitement
40:34au président de la République
40:35dans la Constitution.
40:36Lui,
40:36il fait l'inverse.
40:37Il demande
40:38à ce qu'on piétine
40:38la Constitution
40:39grâce au droit européen.
40:41Et ça fait une petite leçon
40:44à Mme Le Pen,
40:45M. Bardella,
40:46M. Retailleau
40:47et quelques autres
40:48qui ont une formule magique
40:50dans leur programme.
40:51C'est,
40:51on va modifier la Constitution
40:52pour faire un bouclier
40:53contre l'Union européenne,
40:55par exemple,
40:55sur l'immigration.
40:56Vous connaissez
40:57leur proposition
40:57en nous disant
40:58parce que la Constitution
40:59est au-dessus du droit européen.
41:00bien sûr que non,
41:01la Constitution
41:01est en dessous
41:02du droit européen.
41:03Ce qui est reconnu
41:04par les juges européens
41:05depuis 1964,
41:06il serait temps
41:06de le savoir,
41:07et ce qui est même
41:08depuis plusieurs années
41:09maintenant reconnu
41:10complètement par toutes
41:11les Cours suprêmes françaises,
41:12Conseil d'État,
41:13Cours de cassation
41:13et surtout Conseil constitutionnel.
41:28parce que nous avons mis
41:30dans l'article 88
41:31de la Constitution
41:31que la France appartenait
41:32à l'Union européenne.
41:33Donc le Conseil constitutionnel
41:34dit de toute façon
41:35la France appartient
41:36à l'Union européenne
41:37donc nous appliquons
41:38le droit européen
41:38y compris,
41:39je vous signale,
41:40la Cour de justice
41:41de l'Union européenne
41:41maintenant demande
41:43aux juges français
41:46de tous les pays
41:46de désobéir
41:48s'il y a un impératif
41:50constitutionnel
41:51qui s'oppose
41:52au droit européen.
41:53Il faut désobéir
41:54à l'impératif constitutionnel.
41:55Donc,
41:56voilà,
41:57au passage c'est intéressant
41:58mais ça montre
41:59le cynisme d'un Macron
42:00ça montre
42:02à quoi sert l'Union européenne
42:03c'est une tyrannie
42:03contre les peuples
42:04et la souveraineté populaire
42:05contre la souveraineté nationale
42:07c'est ça la réalité.
42:08Il faut ouvrir les yeux
42:09sur ce qu'est l'Union européenne.
42:10Ça sert à ça.
42:12Alors il paraît
42:12que le 16 septembre
42:13dans son
42:15croquignolesque discours
42:16sur l'état de l'Union
42:17qu'est-ce que c'est ridicule
42:18où Von Dalyon singe
42:20les présidents américains
42:22dans son discours
42:23sur l'état de l'Union
42:23il paraît qu'elle ne va
42:24quand même pas annoncer
42:25la même chose
42:25que ce que voulait Macron
42:27parce qu'il y a des pays
42:27qui ne sont pas d'accord
42:29on verra
42:29on verra
42:30la question n'est d'ailleurs
42:32pas l'âge
42:33parce que l'âge
42:34peu importe
42:34parce que de toute façon
42:36il faut quand même
42:37se connecter
42:37bien sûr
42:38donc ça touche tout le monde
42:39quel que soit l'âge
42:40la question c'est qu'il ne faut pas
42:41de passe numérique
42:42alors après attention
42:43moi je ne dis pas
42:44allez mettez vos enfants
42:45sur les réseaux sociaux
42:46absolument pas
42:47c'est l'éducation
42:48des parents
42:50et je suis
42:51c'est dans mon projet
42:52présidentiel
42:53favorable
42:53à une école
42:55et un collège
42:57sans écran
42:58du tout
42:58et sans IA
42:59d'ailleurs sans IA
43:01je vais jusqu'au lycée aussi
43:02sans IA
43:03pourquoi ?
43:03parce que la métacognition
43:05il faut que les enfants
43:07sinon c'est catastrophique
43:08on va faire des générations
43:09de mollusques
43:09il faut que les enfants
43:10et les jeunes
43:11apprennent à penser
43:12par eux-mêmes
43:13à réfléchir
43:15à faire des raisonnements
43:15par eux-mêmes
43:16à faire des exercices
43:17à se tromper
43:17à réussir
43:18à recommencer
43:19tout ce que vous fait
43:20l'IA
43:22à votre place
43:24donc il faut d'abord
43:25préserver
43:25toutes ces jeunes années
43:26pour forger
43:28les neurones
43:29et le cerveau
43:29sinon vraiment
43:30ça va être catastrophique
43:31là je pèse mes mots
43:32donc il faut
43:34exclure totalement
43:35les écrans et l'IA
43:36de l'école
43:36du collège
43:37et du lycée
43:38lycée et les écrans
43:39c'est peut-être moins gênant
43:40mais en tout cas
43:41l'IA également
43:42de toute façon
43:43ils auront l'IA
43:44chez eux
43:44je ne me fais pas d'illusion
43:45mais au moins
43:46à l'école
43:47on apprend réellement
43:49alors on ne peut pas
43:50se quitter Florian Philippot
43:51sans parler
43:52du séisme
43:53qui a secoué
43:54Bruxelles
43:54dimanche dernier
43:55bien sûr
43:56avec cette victoire
43:58de l'AFD
43:59en Saxe-Hanalt
44:01ce que je vous propose
44:03c'est d'écouter
44:03justement quelques dirigeants
44:04de ce mouvement allemand
44:05l'alternative pour l'Allemagne
44:07justement
44:07au sort de la victoire
44:12chers amis
44:13cette soirée
44:14est historique
44:15nous avons fait l'histoire
44:16nous reprenons notre pays
44:17ça commence ici
44:19en Saxe-Hanalt
44:28faire 45%
44:30dans l'état actuel
44:31des choses
44:32cela constitue un mandat
44:33pour assumer
44:34la responsabilité
44:35de gouverner
44:36et ce mandat
44:37ne vaut pas seulement
44:38en Saxe-Hanalt
44:39il s'applique
44:40dans chaque lande
44:42et surtout
44:42lors des prochaines
44:43élections fédérales
44:44personne n'aurait osé
44:46en rêver
44:46oui bien sûr
44:47on l'espérait
44:48mais c'est tout simplement
44:49d'une splendeur
44:50à couper le souffle
44:51on pourrait presque dire
44:52que c'est épique
44:53les gens expriment
44:53leur mécontentement
44:54et ils montrent
44:55qu'ils sont prêts
44:56au changement
44:56et aujourd'hui
44:57le changement
44:58pour toute l'Allemagne
44:58part de Saxe-Hanalt
45:08voilà en premier lieu
45:09Florent Philippot
45:09cette victoire
45:10en Saxe-Hanalt
45:11est-ce que c'est une victoire
45:13dont vous félicitez ?
45:15bien sûr
45:15évidemment
45:16c'est un parti
45:17qui est souverainiste
45:18qui veut quitter
45:19l'euro Schengen
45:19l'Union Européenne
45:20qui veut la paix
45:21qui veut arrêter
45:22l'immigration
45:23qui veut rétablir
45:24les libertés
45:25je rappelle qu'Alice Weidel
45:26la patronne de l'AFD
45:27elle combat
45:27toutes ces horreurs
45:28dont je parlais
45:29l'euro numérique
45:30pendant le Covid
45:31ils ont été impeccables
45:32impeccables
45:33contre l'obligation vaccinale
45:36donc bien sûr
45:38c'est leur histoire
45:39on a des points de désaccord
45:40peu importe
45:41c'est l'Allemagne
45:41mais moi je suis ravi
45:43que le système
45:43ait pris une baffe
45:44et je suis ravi
45:45de voir l'intelligence
45:46là-bas
45:47du parti BSW
45:48qui est classé à gauche
45:49gauche souverainiste
45:50de Sarah Wagen-Nest
45:51qui a dit
45:52ils ont 5 élus eux
45:53on va faire une alliance
45:55avec l'AFD
45:56pour qu'ensemble
45:57on ait une majorité
45:58qu'on dirige
45:58ce land
45:59mais quelle intelligence
46:00qu'on n'a pas en France
46:02des gens dits de gauche
46:03avec des gens dits de droite
46:04qui travaillent ensemble
46:06parce qu'ils sont contre le système
46:08bah dites-moi
46:09en France
46:10ils ne sont pas foutus
46:10de voter ensemble
46:11une motion de censure
46:12une simple motion de censure
46:13là-bas
46:13ils vont diriger ensemble
46:14un land
46:15je trouve ça génial
46:16voilà
46:17enfin peut-être
46:18et on verra ce que ça donne
46:19oui
46:20ils sont partis pour le faire
46:21en tout cas
46:22ils ont une majorité absolue ensemble
46:23ça c'est sûr
46:25alors évidemment
46:26cette victoire
46:27a été largement commentée
46:28en France
46:29on a notamment demandé
46:31à plusieurs cadres
46:32du rassemblement national
46:33de la commenter
46:34et je vous propose
46:34d'écouter tout de suite
46:35Jean-Philippe Tanguy
46:36député de la Somme
46:37c'est sûr que ça me choque
46:38puisqu'ils ont voté
46:40pour des gens
46:41qui relativisent
46:42le passé nazi de l'Allemagne
46:45qui explique qu'on pouvait être SS
46:46sans être une mauvaise personne
46:48c'est scandaleux
46:49voilà
46:50mais une fois que vous avez dit ça
46:51il faut comprendre
46:52pourquoi les gens votent
46:53parce que sinon vous ne pouvez pas y répondre
46:54j'aimerais bien comprendre une chose
46:55de Jean-Philippe Tanguy
46:55ils se trouvent que dans l'actualité
46:57ils ont voté parce qu'ils n'arrivent plus
46:58à payer leurs facteurs d'électricité
46:59ils n'arrivent plus à nourrir leurs gosses
47:07Bon donc vous
47:08vous n'avez pas été choqué
47:09par cette victoire
47:10c'est pas le passage
47:11le plus marquant de Tanguy
47:12sur ce sujet
47:13dans la même émission
47:14il dit qu'il est sorti en 2019
47:16terrorisé
47:17scandalisé
47:18scandalisé
47:19non terrorisé
47:20terrorisé
47:20terrorisé
47:21c'est vraiment de la peur
47:23terrorisé
47:24du bureau
47:25d'eurodéputé AFD
47:26et il disait
47:27j'accompagnais à l'époque
47:28Nicolas Dupont-Aignan
47:29il l'a dit
47:30absolument
47:33terrorisé
47:34bah vous
47:34vous n'étiez pas terrorisé
47:36parce que sauf erreur de ma part
47:37vous siégiez avec des députés
47:38de l'AFD
47:39lorsque vous étiez
47:40eurodéputé
47:40du RN
47:41c'est bien possible
47:42en tout cas
47:43RN oui
47:44quand j'étais patriote
47:45j'étais dans le groupe de Farage
47:46et je crois qu'il n'y avait pas l'AFD
47:47mais
47:48j'avais été terrorisé
47:49par ces gens-là
47:50que j'ai des points de désaccord
47:51très probablement
47:52en fait
47:53ça ne m'intéresse pas énormément
47:54parce que ce sont des Allemands
47:55et que je suis Français
47:57moi ce qui m'intéresse
47:58c'est qu'on défonce
47:58l'Union Européenne
47:59si vous voulez
48:01non mais vraiment
48:02le reste
48:03par ailleurs terrorisé
48:05pas hyper cohérent
48:06parce que j'ai regardé
48:07je me suis dit
48:08bah tiens
48:08Nicolas Dupont-Aignan
48:09était terrorisé
48:09mais on n'a jamais parlé
48:10en fait Nicolas Dupont-Aignan
48:11a félicité
48:12l'AFD
48:13pour sa victoire
48:14l'autre jour
48:15et il s'est félicité
48:16de leur victoire
48:17donc c'est pas cohérent
48:18donc ça n'a aucun sens
48:19ce que raconte
48:19Jean-Philippe Torghi
48:20c'est une réinvention
48:22de souvenirs
48:23qui n'ont jamais existé
48:24la réalité
48:25c'est que
48:25le RN
48:26à force de vouloir
48:29ce
48:29ça n'est plus
48:30de la dédiabolisation
48:31c'est de la macronisation
48:33c'est de la normalisation
48:34à outrance
48:35finit par dire
48:36de grosses bêtises
48:37voilà
48:37de très grosses bêtises
48:39à tel point
48:40je rappelle
48:41pour parler de l'Allemagne
48:42que dans une interview
48:43en juin dernier
48:44dans le Frankfurter
48:45Algemaille Zeitung
48:46Jordan Bardella
48:47qui pensait à l'époque
48:49candidat
48:49et déjà président de la République
48:51avait déclaré
48:52qu'il était
48:54quand même
48:55très intéressé
48:56par la politique
48:57de Friedrich Merz
48:59Friedrich Merz
49:00le chancelier allemand
49:01détesté par les Allemands
49:02je crois qu'il a
49:0314% de popularité
49:04il refuse de démissionner
49:05d'ailleurs
49:05il a refusé de démissionner
49:06il a même eu des mots bizarres
49:08où il dit
49:09je précise que l'AFD
49:10va devoir maintenant
49:11respecter la constitution
49:12ce sont des mots codés
49:13en Allemagne
49:14parce qu'en Allemagne
49:15pour interdire
49:15un parti politique
49:16c'est le rôle
49:17de l'office fédéral
49:18de la constitution
49:20qui a le tout pouvoir
49:21et qui peut regarder
49:23si votre programme
49:23est conforme
49:24à la constitution allemande
49:25et si ça ne l'est pas
49:26on peut vous interdire
49:27donc pour moi
49:28en mots codés
49:29il a dit
49:29je vous menace
49:30d'une procédure d'interdiction
49:32voilà
49:32on ne peut pas parler
49:33de nazis
49:34machin toute la journée
49:34pour un parti
49:35qui aujourd'hui
49:36est à 29 ou 30%
49:38des voix au niveau national
49:39qui va remporter
49:40un land
49:41et qui objectivement
49:42n'est pas dans cette doctrine là
49:45il faut arrêter
49:45de ressasser tout le temps
49:46les années 30
49:47ça va faire un siècle
49:49il n'y a plus l'Allemagne nazie
49:51il n'y a plus l'URSS
49:51le monde a changé
49:52c'est fini
49:53il faut passer à autre chose
49:54il faut critiquer
49:55mais il faut arrêter
49:56les points Godwin
49:57surtout le RN
49:58qui fait les points Godwin
49:58il finit toujours
49:59par se les prendre en boomerang
50:01le lendemain de cette interview
50:02il y avait l'histoire
50:03de la police municipale
50:04à Carcassonne
50:04où toute la journée
50:05se sont fait traiter
50:06de raciste fasciste
50:07et machin
50:08voilà
50:09de manière plus ou moins
50:10juste ou injuste
50:11puisque ça datait
50:12de la municipalité précédente
50:13même si c'était un membre du RN
50:14n'empêche que ça ne sert
50:16à rien de faire ça
50:16ils se prendront
50:17de toute façon
50:18toujours en boomerang
50:19ces accusations
50:20vous pouvez donner
50:20tous les gages que vous voulez
50:22si le système
50:23met le pouce en bas
50:23il met le pouce en bas
50:24donc autant être
50:25sur des positions
50:26quand même sincères
50:27et solides
50:28et dignes
50:29vous êtes quand même
50:30assez critique
50:31à l'égard du RN
50:32pour autant
50:32tous les derniers sondages
50:34d'une Marine Le Pen
50:34gagnante au second tour
50:36on la voit face à
50:37Attal
50:38elle gagne
50:39face à Édouard Philippe
50:40elle gagne
50:40face à Jean-Luc Mélenchon
50:42elle gagne
50:42encore plus largement
50:44que pensez-vous
50:45de ces sondages
50:46est-ce que vous croyez
50:47qu'effectivement
50:48Marine Le Pen
50:49parviendra cette fois
50:50à être présidente
50:51de la République
50:52ils ont ressorti un sondage
50:53en 2016
50:54un an avant la présidentielle
50:56elle était donnée
50:57à 55%
50:58gagnante contre François Hollande
51:00et on apprendra
51:00quelques mois plus tard
51:01qu'il ne s'est même pas présenté
51:03et elle a fini
51:04face à Macron
51:06après le débat
51:07il faut dire
51:07qu'elle a mis deux
51:07elle aurait dû faire 40-41
51:09elle a fait 34 à cause
51:10de ce débat
51:1134%
51:13le soir
51:14le soir du premier tour
51:15en 2022
51:16elle est donnée
51:17alors pas gagnante
51:18mais elle est donnée
51:18à 49% contre Macron
51:20deux semaines plus tard
51:21elle fait 41
51:22parce qu'entre temps
51:23il y a eu la machine
51:24qu'on connaît
51:25de l'entre-deux tours
51:25toujours la même chose
51:27donc moi
51:28si vous voulez
51:28les sondages de second tour
51:29en septembre
51:30pour une élection
51:30au mois de mai
51:31pour moi ça a zéro valeur
51:32absolument zéro
51:33si ce n'est de chercher
51:34à manipuler
51:36pour dire
51:38aux candidats
51:39du bloc macroniste
51:40regardez
51:40il va y avoir
51:41un second tour
51:41Mélenchon-Le Pen
51:42réveillez-vous
51:42et unissez-vous
51:44et ayez un seul candidat
51:45je pense que pour l'instant
51:46les sondages ne servent qu'à ça
51:48ils sont
51:50une photographie imparfaite
51:51un instant
51:53et ça n'a jamais été
51:54une prévision un sondage
51:55et certainement pas
51:568 mois avant
51:58donc voilà
51:58mais de toute façon
52:00allez Marine Le Pen gagne
52:01ok
52:02si c'est pour mener
52:04la politique du système
52:06ça ne va pas durer 6 mois
52:09parce que là
52:09l'attente
52:09elle sera phénoménale
52:12imaginez qu'il y a des gens
52:12qui votent pour ce parti
52:13depuis 50 ans
52:16l'attente sera phénoménale
52:18et elle fera
52:18la politique du système
52:19parce que je vous assure
52:20que si elle reste dans l'euro
52:21l'Union Européenne
52:21et l'OTAN
52:22elle fera la politique du système
52:25je devrais même ajouter
52:26Schengen
52:27le marché de l'électricité
52:28la CEDH
52:28parce qu'il reste dans tout ça aussi
52:30elle fera la politique du système
52:32pas de bras de fer
52:33de machin
52:34tout ça c'est bidon
52:34ça sera la politique du système
52:37donc ça durera 6 mois
52:39et on aura
52:40dévalorisé l'idée nationale
52:41pour longtemps
52:42parce que les gens
52:43nos adversaires
52:45diront regardez
52:45c'est ça
52:46c'est ça
52:47quand les partis patriotiques
52:49nationaux
52:50soi-disant
52:50arrivent au pouvoir
52:51voilà ce que ça donne
52:52on a envie de ça
52:54c'est pour ça que moi
52:55quand elle a été déclarée candidate
52:57le 7 juillet
52:58parce qu'elle n'a pas été
52:59condamnée à l'invisibilité
53:00comme prévu
53:02j'ai eu une position
53:02je crois constructive
53:03j'ai publiquement dit
53:05c'est le moment
53:06c'est le moment de débardéliser le parti
53:08de virer les euro-traîtres
53:11et de rechanger complètement le programme
53:13qu'est-ce que vous voulez dire
53:14de revenir sur une ligne souverainiste
53:15de virer les Thionnet
53:18Pierre-Romain Thionnet
53:19son conseiller
53:20qui chérit tous les matins
53:21Zelensky
53:22Nathalie Loiseau
53:23l'OTAN et l'Union Européenne
53:24et qui est à fond dans cette ligne-là
53:26et qui font un tort considérable
53:29dans ce parti-là
53:30et qui ont contribué
53:32à lui ôter tout caractère souverainiste
53:35mais attention
53:36il y a des marianistes
53:38qui sont en fait
53:38des bardellistes déguisés
53:40des euro-bardellistes
53:41comme je les appelle
53:41déguisés
53:42c'est plus compliqué
53:43que simplement
53:44la bande à Bardella
53:45et la bande à Marine
53:46c'est un combat politique
53:48idéologique
53:49interne
53:50interne
53:50Marine Le Pen a défendu
53:53pendant des années
53:53la sortie de l'euro
53:54de l'UE
53:5410 ans même
53:55que 70%
53:57je la cite
53:5870% de son programme
53:59n'était pas applicable
54:00si on restait dans l'Union Européenne
54:00et l'euro
54:02qu'est-ce qui a changé aujourd'hui
54:03ça s'est aggravé
54:03donc qu'est-ce qui a changé
54:04pour qu'elle dise l'inverse
54:06rien
54:06ça fait longtemps qu'elle a changé
54:07je sais
54:08donc oui mais sauf que là
54:09pour elle ça a été quand même
54:10une grosse surprise
54:11d'être candidate
54:11peut-être
54:12pour Bardella encore plus
54:14lui ça a été un coup de massue
54:15mais donc elle en profite
54:17bon bah jusqu'ici
54:18j'ai eu aucun signal positif
54:20comme quoi
54:20elle en aurait profité
54:23elle aurait pu dire
54:23je fais
54:24l'agenda Mento
54:26si je suis candidate
54:27ça va être sur une ligne
54:28anti-système
54:28est-ce que vous pensez
54:28que c'est très judicieux
54:29de le dire
54:29si on veut le faire
54:30non mais attendez
54:31ça le truc de
54:32on se cache
54:33puis on le fera au pouvoir
54:34non
54:34quand vous êtes dans l'opposition
54:36généralement vous en dites plus
54:37que ce que vous faites au pouvoir
54:38vous l'avez constaté
54:39souvenez-vous de Mélanie
54:40faire un blocus
54:41tout ça
54:42elle n'a rien fait du tout
54:43donc si vous dites déjà
54:44rien dans l'opposition
54:45vous ferez moins que rien au pouvoir
54:47ça c'est la règle de l'histoire
54:48puis la politique
54:50c'est pas que du dire
54:50et puis du faire derrière
54:51quand elle dit ça
54:53elle attire des gens
54:53sur cette ligne actuelle
54:55elle se crée des réseaux
54:56sur cette ligne actuelle
54:57des réseaux de dépendance
54:59médiatique
55:00oligarchique
55:01financier
55:01il faut voir la complexité
55:02du truc dans lequel
55:03elle est embarquée aujourd'hui
55:04donc non
55:05aujourd'hui elle devrait
55:05juste prendre son épée
55:06et trancher le noeud gordien
55:07il n'y a que ça à faire
55:08et dégager tous ces gens
55:10qui la mettent
55:11sous tutelle européiste
55:12mais manifestement
55:13elle accepte
55:14cette tutelle
55:16donc
55:16j'aurais au moins tenté
55:18pour la France
55:19un appel en juillet
55:20en disant
55:21redevenez sérieuse
55:22et sur une position
55:23anti-oligarchique
55:24parce que sinon
55:24le pays va crever
55:26parce que je ne suis pas
55:27pour la politique du pire moi
55:28moi je ne suis pas
55:29pour la politique du pire
55:30donc si ça avait été le cas
55:31j'aurais été le premier heureux
55:32deux mois plus tard
55:34je constate que
55:35j'ai regardé le débat
55:36notamment de Roland-Garros
55:37c'était catastrophique
55:38il n'y a rien qui a changé
55:39il continue dans cette ligne là
55:41si ce n'est qu'en interne
55:42et là pour des raisons
55:44humaines
55:45internes
55:46ils sont en train
55:47effectivement quand même
55:48de faire la débardélisation
55:50aux grands dames
55:50de Bardella
55:51et de ses équipes
55:51mais là c'est plus
55:53pour des raisons
55:53de clan
55:53et de rivalité personnelle
55:55c'est pas
55:55malheureusement
55:56ça n'est pas le signe
55:57d'un retour
55:58à un programme souverainiste
55:59c'est pas très réjouissant
56:01sous ce que vous dites
56:01bah non
56:01l'ERN
56:02il n'y a rien de réjouissant
56:02l'ERN
56:03ça je vous le confirme
56:04je ne me réjouis pas
56:05en écoutant l'ERN
56:06ça ne m'intéresse pas
56:07il ne m'intéresse plus
56:08ces gens-là
56:08ça fait longtemps d'ailleurs
56:09mais c'est de pire en pire
56:10non je suis désolé
56:11l'ERN
56:12je suis désolé
56:13pour ceux qui ont encore
56:14un espoir incroyable
56:15dans ce parti
56:16je l'ai connu
56:17je sais ce qui s'est passé
56:18je vois très bien
56:18ce qui se passe
56:19souvent j'annonce
56:20les choses à l'avance
56:21je dis
56:21prochaine étape
56:22ça va être ça
56:24prochain renoncement
56:25ça sera ça
56:26et ça se trompe
56:27je ne me trompe jamais
56:29bon bah non
56:30je suis désolé
56:31s'ils arrivent au pouvoir
56:32sur la ligne actuelle
56:33je vous assure
56:34que ça durera 6 mois
56:34et que ça va être
56:35un très très très grand
56:37renoncement
56:38une très grande désillusion
56:39et je n'ai pas envie
56:39de ça pour la France
56:41il peut y avoir des surprises
56:43bah après
56:43la Providence
56:44qui pourrait faire autre chose
56:46ou alors
56:47les Français
56:48qui se tournent
56:49vers les souverainistes
56:49et qui disent
56:50puisqu'ils le disent déjà
56:51dans les sondages
56:5254% des Français
56:53voteraient pour sortir
56:53de l'Union Européenne
56:54aujourd'hui
56:54s'il y avait un référendum
56:55on vient de l'apprendre
56:56c'était 35%
56:57selon le même institut
56:59il y a 3 ans
56:59on a beaucoup progressé
57:00et bien
57:01les Français décident ça
57:03le font
57:04d'une manière ou d'une autre
57:06et à ce moment là
57:06l'histoire reprend
57:08et bien nous verrons
57:09merci beaucoup
57:10Jorion Philippot
57:11merci de nous avoir suivis
57:13chers amis
57:13j'espère que cette émission
57:14vous a plu
57:15n'oubliez pas de la relayer
57:16bien sûr
57:16j'espère que vous avez
57:17d'ores et déjà
57:18écrit vos petits commentaires
57:18au fur et à mesure
57:19de l'émission
57:20je vous donne rendez-vous
57:21bien entendu
57:22la semaine prochaine
57:23pour un nouveau
57:23samedi politique
57:24à bientôt
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